Un joint, un rail, un sachet.
Résultat immédiat : contrôle de police, test salivaire, fouille, casier B2, amende forfaitaire 200€.
Ton corps devient un motif de contrôle. Tu es présumé dangereux jusqu’à preuve d’urine négative.
La drogue ici est un prétexte parfait : elle est sale, cachée, « criminelle ». Donc on peut tout te faire.
Xanax, Tramadol, Codéine, Ritaline, benzos sur ordonnance.
Même molécule, même effet sur le cerveau. Même dépendance possible.
Résultat : rien. Pharmacie. Carte vitale. Silence médical. Secret professionnel.
Pas de test au bord de la route pour ta boîte de Lexomil. Pas de casier pour ton Rivotril.
En France, 1 Français sur 5 prend des psychotropes chaque année. 2 millions sous antidépresseurs. Des millions sous anxiolytiques.
On est le 1er pays consommateur de psychotropes en Europe.
C’est légal. C’est remboursé. C’est prescrit.
On ne parle jamais d’ »épidémie » ni d’ »urgence nationale » pour ça. Parce que c’est propre, c’est cadré, c’est l’État qui le distribue.
Donc la « guerre à la drogue » n’est pas une guerre aux produits.
C’est une guerre aux gens sans ordonnance.
Aux gens qui se défoncent sans passer par l’État.
Aux gens qu’on peut donc contrôler, verbaliser, ficher, sans passer par un médecin.
La vraie ligne rouge n’est pas entre « dangereux » et « sain ».
Elle est entre « contrôlable par le bas » et « protégé par le haut ».
POSITIF = CASIER pour le gueux sans papier.
POSITIF = SECRET pour le marquis avec ordonnance ou immunité.
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