IRAN 🇮🇷 (province nord-ouest de l’Azarbaïdjan occidental): démantèlement d’un réseau international de trafic d’armes et de stupéfiants

520 kilogrammes d’héroïne ont été saisis

Des agents de renseignement ont identifié et appréhendé des membres clés d’un réseau de contrebande dirigé par deux ressortissants étrangers à l’intérieur du pays.

Les arrestations ont eu lieu dans le cadre de deux opérations au cours desquelles la cheville ouvrière du réseau de contrebande de munitions et de drogue et 3 membres clés ont été arrêtés et quelque 520 kilogrammes d’héroïne ont été saisis.

De grands dépôts d’armes et de munitions ont également été découverts dans les villages frontaliers provinciaux et plus de 500 types différents d’armes de poing, de fusils d’assaut et de fusils de chasse ainsi qu’une quantité considérable de munitions ont été confisqués.

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IRAN 🇮🇷 (Sistan et Baloutchistan): les forces de police anti-stupéfiants iraniennes ont confisqué 1 098 kilogrammes d’opium au cours des dernières 24 heures

Le chef de la police du Sistan et de la province du Balouchistan, deuxième brigadier général Ahmad Taheri a déclaré qu’après des opérations de renseignement, la police anti-stupéfiants des villes d’Iranhahr et de Khash a capturé deux équipes de la même bande de trafic de drogue qui tentaient de transporter le transports illicites vers les parties centrales du pays.

Les polices anti-narcotiques ont détruit un véhicule transportant 446,6 kg d’opium sur les routes d’Iranhahr. Deux délinquants ont été détenus dans le cadre de cette opération.

Le véhicule suivant a été saisi dans le comté de Khash avec un chargement de 642 kg d’opium et près de 10 kg d’héroïne. Les coupables étaient armés de fusils AK47.

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KURDISTAN (Erbil – Irak 🇮🇶): over 6 kilograms and 400 grams of opium confiscated at EIA (Erbil International Airport)

Security forces at the Erbil International Airport (EIA) confiscated over six kilograms of narcotics before they were exported outside of the Kurdistan Region, a statement from Erbil’s anti-narcotics department read.

Today’s confiscation came a day after Erbil’s security forces on Monday announced it had confiscated around two kilograms of opium at the Haji Omaran Border Crossing with Iran.

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BIRMANIE 🇲🇲: Milices et douaniers trafiquants de drogue

L’armée birmane ferme les yeux sur les agissements des milices et des douaniers trafiquants de drogue dans l’État de Shan

 

Une importante opération anti-drogue a été menée au début de l’année par une unité d’élite de l’armée birmane. L’opération a duré près de 40 jours et s’est étendue sur plus de 100 km² dans le Kaughka ; une région du sud-est de l’État de Shan. L’armée a désarmé des centaines de miliciens et saisi 18 tonnes de méthamphétamine. Des précurseurs chimiques ont aussi été récupérés et pour la première fois du fentanyl a été découvert. La situation dans cette région est compliquée depuis longtemps mais l’explosion de la production de drogue aurait commencé en 2016. Aujourd’hui, les douaniers trafiquants de drogue côtoient des groupes armés à la loyauté douteuse.

Des douaniers trafiquants de drogue

Cette région est connue pour avoir une forte présence de groupes ethniques armés ayant passé des accords de cessez-le-feu avec l’armée du pays. Le problème ne s’arrête cependant pas là puisque les groupes protégeant les gigantesques laboratoires de drogue sont des douaniers et des miliciens ; les Gardes-Frontières et les Milices Populaires. Ces deux groupes sont officiellement sous le contrôle des forces armées birmanes, aussi appelées Tatmadaw. Les miliciens sont d’anciens groupes insurgés formés de quelques centaines d’hommes armés dont la loyauté est achetée par l’armée. En échange ils conservent leurs armes et contrôlent leur propre « commerce » sans être inquiétés.

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MEXIQUE 🇲🇽 (Narcos): Salvador Cienfuegos Zepeda a travaillé pour les narcos sous le nez du général Luis Crescencio Sandoval, l’actuel chef de la Sedena

Andrés Manuel López Obrador

Après la libération du général Salvador Cienfuegos Zepeda par la direction du gouvernement d’Andrés Manuel López Obrador , la journaliste Anabel Hernández a réagi de manière critique, suite au retour de Salvador Cienfuegos Zepeda accusé de trafic de drogue aux États-Unis, qui a réussi à rentrer au Mexique sous la pression de groupes de pouvoir qui savent désormais maîtriser le gouvernement.

Pour la journaliste d’investigation Anabel Hernández, après avoir négocié le retour de l’ancien chef du ministère de la Défense nationale, détenu aux Etats-Unis pour quatre chefs d’accusation liés au trafic de drogue, le président Andrés Manuel López Obrador a démontré qu’il était prêt à reculer pour lutter contre la corruption.

Anabel Hernández lors de la remise des  insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur à l’ambassade de France de Mexico

Pour Anabel Hernández, « Cienfuegos appartient à la faction des politiciens, des hommes d’affaires, des militaires et de la police que le président a réuni dans la soi-disant mafia du pouvoir, qu’il a promis de combattre dans son administration. Mais le fait d’intervenir pour que les accusations du général soient rejetées dans le pays nord-américain montre des signes d’incongruité, de faiblesse et de capitulation dans le discours politique de López Obrador.« 

«La rétractation publique et le sauvetage de Cienfuegos marquent en rouge la ligne de démarcation de la portée de la« Quatrième Transformation (Q4) promise, révélant son incongruité, sa faiblesse, ses lacunes et sa reddition. Désormais, ce sera le paramètre avec lequel d’autres groupes de pouvoir au Mexique mesureront AMLO », a publié la journaliste dans sa chronique Contracorriente de Deutsche Welle.

Eh bien, López Obrador a changé d’avis du jour au lendemain à propos de l’arrestation du général. Le 16 octobre, alors que 24 heures ne s’étaient même pas écoulées depuis la nouvelle, le président était quelque peu joyeux et a utilisé le cas pour renforcer son discours selon lequel il s’agissait « d’un signe sans équivoque de la décomposition du régime », allant jusqu’à utiliser les mots  » dégradation »et« décomposition »pour désigner le fait. Mais les paroles n’engagent que ceux qui les croient!

López Obrador a parlé d’un nettoyage dans l’armée pour retrouver ceux qui étaient liés à Cienfuegos, puisque « les accusations étaient graves, la corruption par le trafic de drogue au sommet de la direction militaire » en précisant qu’il n’allait « couvrir personne ».

Mais le lendemain, il recula…

Lors d’une visite à Tapanatepec, Oaxaca, il a dit aux médias qu’il attendrait les preuves et que la conduite criminelle présumée du général n’avait pas entaché l’institution. Il a attaqué la Drug Control Administration (DEA) qui, selon AMLO, aurait décidé des opérations que les forces armées ont seulement exécutées.

le général Luis Crescencio Sandoval

D’autre part, Anabel Hernández a déclaré qu’après avoir appris l’arrestation, Andrés Manuel López Obrador a dû renvoyer le général Luis Crescencio Sandoval, actuel chef du Sedena nommé par le président.

Sandoval avait été promu en 2017 au grade de général de division par Cienfuegos et le président de l’époque Enrique Peña Nieto.

Dans les mêmes années que le gouvernement des États-Unis accusait Cienfuegos d’avoir fait le trafic de drogue et d’avoir travaillé pour le cartel H2 (2012-2018), Sandoval était l’un de ses hommes les plus fiables, occupant le poste stratégique de chef adjoint de l’état-major. de 2013 à 2016.

En d’autres termes, Cienfuegos aurait travaillé pour les trafiquants de drogue sous le nez de l’actuel chef de la Sedena », a déclaré l’auteur de ‘Los Señores del Narco’ qui n’aurait rien vu, rien entendu…Cela nous rappelle la haute hiérarchie des régaliennes françaises qui dans le domaine de l’amnésie sélective sont des virtuoses.

Anabel Hernández a confirmé que l’arrivée de Cienfuegos, lors de son retour des States, a été organisé au hangar officiel de la République, le 18 novembre,  mais, bizarrement les gardes ont été démis de leurs fonctions sur ordre du général Sandoval.

Celui qui dirigeait le Sedena a été emprisonné pendant 34 jours aux États-Unis, arrêté le 15 octobre à l’aéroport international de Los Angeles, en Californie.

Son affaire a été portée devant le tribunal du district est de New York, où, après négociation avec le bureau du procureur américain, les accusations de trafic de drogue ont été rejetées, car l’affaire devra être traitée au Mexique. Entre-temps, Cienfuegos reste libre.

Les menaces d’expulser la DEA, de mettre sur la table des accords de coopération en matière de sécurité et même la promesse de capture d’un ‘narcocapo’ , auraient été les conditions pour renvoyer le général Cienfuegos à la maison…

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THAÏLANDE 🇹🇭 (Province de de Chai-Nat): un moine thaïlandais de la province de Chiang Rai arrêté avec 4,8 millions de pilules de méthamphétamine

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Entre-temps, les autorités ont saisi un colis contenant des millions de roupies indiennes, trouvé dans le compartiment à bagages d’un bus de Mae Sot à destination de la province de Chiang Rai mercredi.

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IRAN 🇮🇷 : Police bust over 1 ton of narcotics in Zabol, Iranshahr, and Khash counties

TEHRAN, Nov. 25 (MNA) – The anti-narcotics police of Sistan and Baluchistan confiscated 1,272 kg of different illicit drugs in Zabol, Iranshahr, and Khash counties.

The Police chief of Sistan and Baluchistan province Second Brigadier General Ahmad Taheri made the announcement on Tuesday, saying that after intelligence operations, the anti-narcotics police of Iranshahr, Khash, and Zabol cities dismantled 2 drug trafficking bands.

In these operations, the anti-narcotic polices busted 1,272 kg of illicit drug including 1,006 kg of opium and 266 kg of hashish, he said, adding that 4 smugglers were also arrested and handed to the Judiciary officials.

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IRAN 🇮🇷 : Police bust over 26 tons of narcotics in a week

TEHRAN, Nov. 23 (MNA) – According to the International Deputy of Iran Drug Control Headquarters, over 26 tons of illicit drugs have been seized by Iran’s anti-narcotics police forces in the country in the last week.

Nasser Aslani broke the news on Monday, saying that 85 percent of drug confiscation has been carried out in 7 Iranian provinces, including Sistan and Baluchestan, South Khorasan, Kerman, Hormozagan, Yazd, and Khorasan Razavi respectively.

Some 26,163 kilograms of illegal drugs consisting of 21,214 kilograms of opium and 1,106 kilograms of hashish, 483 kilograms of grass, 432 kilograms of heroin, 165 kilograms of crystal, and 2,763 kilograms of other kinds of drugs have been seized by police forces across the country in the last week, he added.

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IRAN 🇮🇷 (Iranshahr et Marjaveh): saisie de 982 kilos d’opium, 245 kilos de haschich et 3,1 kilos d’héroïne

Les forces de lutte iraniennes contre les stups ont saisi plus de 1,2 tonne de différentes drogues illicites dans les régions frontalières du sud-est au cours de deux opérations au cours des dernières 24 heures.

le deuxième général de brigade Ahmad Taheri

Le chef de la police du Sistan Balouchestan et de la province du Baloutchistan a déclaré lundi que deux opérations avaient été réalisées contre des narcotrafiquants à Iranshahr et Marjaveh.

Première opération – Les forces de l’ordre ont confisqué 300 kilogrammes d’opium, mais les passeurs ont laissé leur véhicule et se sont échappés par la frontière.

Deuxième opération –  930 kilogrammes de drogues différentes, dont 682 kilos d’opium, 245 kilos de haschich et 3,1 kilos d’héroïne, ont été saisis. Deux délinquants ont été arrêtés et remis à la justice après l’affrontement.

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IRAN 🇮🇷 ( Zone frontalière de Shalamcheh): des détenus condamnés en Irak 🇮🇶 pour trafic de drogue transféré vers la République islamique

TEHERAN, 02 novembre (MNA) – 22 condamnés iraniens détenus dans les prisons irakiennes ont été remis aux autorités iraniennes dans la zone frontalière de Shalamcheh.

La plupart des condamnés avaient été incarcérés pour trafic de drogue. Ces personnes continueront de purger leur peine dans les prisons iraniennes.

Environ 400 condamnés iraniens purgent leur peine dans les prisons irakiennes. Des consultations sont engagées pour organiser leur transfert vers la République islamique.

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NARCOTRAFIC: les routes de la drogue se multiplient en Afrique, avec le Maroc 🇲🇦 comme épicentre des expéditions de cocaïne vers l’Europe 🇪🇺 et le Maghreb

Photo tirée d’une video diffusée par LCI en novembre 2019

Par Abdelkader Abderrahmane

Analyste géopolitique et consultant international sur les questions de paix et de sécurité en Afrique

Le Maroc est depuis des décennies le plus grand cultivateur de haschich au monde.

Et si Rabat s’est engagé à partir de 1992 dans une «guerre contre la drogue», diminuant de manière considérable les surfaces de terres utilisées pour cette culture, la production de résine de cannabis n’a toutefois pas diminué dans les mêmes proportions.

En outre, au fil des années, du fait de sa position géographique et de sa longue histoire de producteur de cannabis, le Maroc est aussi devenu une voie de transit-clé pour d’autres trafics de drogues, telles que la cocaïne, l’héroïne et les drogues de synthèse. Ce faisant, le royaume chérifien est en passe de devenir aussi un pays de consommation, créant ainsi de nouveaux défis de santé publique pour la société marocaine et au-delà.

EXTRAITS des différents paragraphes

Histoire du cannabis

Les premières plantations de cannabis au Maroc sont apparues au XVe voire au VIIe siècles, sans doute introduites par les Arabes après leur invasion de l’Afrique du Nord. Au XIXe siècle, le sultan Moulay Hassan autorisa ensuite la culture du cannabis dans des zones restreintes. Cette politique fut poursuivie sous les protectorats espagnol et français, puis pour des raisons économiques, sous le règne du roi Mohammed V qui toléra lui aussi cette culture après l’indépendance du Maroc en 1956.

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Culture hybride

La raison pour laquelle la quantité de drogue n’a pas diminué en parallèle de la diminution des terres utilisées pour la culture du cannabis est essentiellement due à la nouvelle culture hybride du cannabis, de plus en plus utilisée par les trafiquants marocains. Selon Pierre-Arnaud Chouvy et Kenza Afsahi, auteurs de Le haschich marocain, du kif aux hybrides, c’est l’introduction de variétés hybrides, au rendement trois à cinq fois supérieur au cannabis traditionnel qui explique que malgré une baisse réelle des surfaces utilisées pour la culture du cannabis, la production de résine de cannabis demeure stable.

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De producteur de cannabis à consommateurs de drogues

En sus du trafic de résine de cannabis, la cocaïne ainsi que d’autres stupéfiants ont aussi fait leur entrée sur le territoire marocain depuis plusieurs années. Si la cocaïne demeure encore inaccessible pour la plupart des Marocains, au cours des quinze dernières années, le prix d’un gramme de cocaïne a toutefois considérablement diminué, coûtant aujourd’hui environ 600 dirhams (60 euros). Cette baisse est aussi une indication de la disponibilité croissante de la cocaïne au Maroc, en particulier au sein des classes moyennes. Ceci dit, le pays est surtout devenu une zone de transit vers l’Europe ou les pays du Golfe à travers les routes du Sahel, du Maghreb et maritimes.

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Drogues de synthèse

Mais comme dans le reste de la région du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest – voire à travers le monde –, c’est la présence croissante de drogues de synthèse qui est en train de faire une percée au sein de la population marocaine. Tramadol, Captagon, Rivotril, Lyric ou encore Artane (aussi connu sous le nom de Madame Courage) sont de plus en plus populaires parmi la jeunesse marocaine. Ces drogues de synthèse, telles que le karkoubi ou al shaghala anglyzyya (une colle) utilisée en Egypte ne sont pas sans conséquence pour la santé des utilisateurs souvent très pauvres. Le karkoubi, très répandu au Maroc, est un mélange de psychotropes, tels que le Xanax, le Valium ou le Rivotril. L’utilisation croissante de ce médicament est due au fait qu’il est facilement disponible ainsi qu’à son prix extrêmement bas, qui varie de 1 à 10 dirhams (0,50 à 1,00 euro) par dose selon les régions. Ces prix bas qui les rendent attrayants pour de nombreux consommateurs aux ressources et aux revenus limités représentent un énième défi sanitaire pour les autorités marocaines.

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Violence et questions sanitaires

Cette consommation croissante de drogues est devenue source d’inquiétude et de préoccupations pour les autorités marocaines et professionnels de la santé. Contrairement aux drogues traditionnellement dominantes, telles que le cannabis – il est estimé que près d’un million de Marocains sont des consommateurs réguliers de cannabis –, ces médicaments, qui devraient normalement être obtenus sur ordonnance, sont souvent utilisés à des fins récréatives et leurs effets addictifs ont des conséquences négatives sur la santé des utilisateurs, les rendant souvent très agressifs. La criminalité et la violence des jeunes sont d’ailleurs souvent imputables à la drogue. En outre, beaucoup au Maroc s’interrogent sur le fait que la consommation croissante de substances n’érode la morale culturelle et cultuelle.

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Business as usual

Comme l’indiquent les trafics de cocaïne et de drogues de synthèse provenant respectivement d’Amérique latine et d’Asie, le Maroc est devenu en quelques années un hub majeur pour toutes sortes de trafics de drogues liés à l’Europe et à l’Afrique de l’Ouest. Le fait que les Marocains consomment de plus en plus de drogues autres que le cannabis ne fait que renforcer cela.

Le trafic de drogues au Maroc a ainsi de beaux jours devant lui. Et si les difficultés de transports et d’acheminements vers l’Europe et ailleurs se dressent devant les trafiquants de manière régulières, ceux-ci ne sont pas à court d’idées pour poursuivre leurs activités illégales. Dans le passé, de la cocaïne a bien été trouvée dans des copies du Coran dont les pages avaient été arrachées au préalable !

Par ailleurs, le trafic de drogues de manière générale bénéficiant aussi à de nombreux notables, officiers de l’armée et autre fonctionnaires, il demeure donc très peu probable que cela cesse de sitôt.

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par Marc Fievet

Le Mahkzen est-il impliqué et jusqu’à quel niveau ?

Le rôle confirmé de la structure financière Attijariwafa Bank dans la dissimulation des fonds engrangés par le trafic de cannabis ne laisse aucune place au doute quant à l’implication personnelle du roi Mohammed VI dans ces activités criminelles.

En juin 2015, à Mornas, une bourgade du Vaucluse, les douaniers français mettent la main sur la somme rondelette de 300 000 euros en espèces à l’intérieur d’un véhicule.

L’affaire est confiée à des enquêteurs de Marseille, membres d’une section spécialisée dans la délinquance financière. En coopération avec leurs confrères de plusieurs pays d’Europe, un travail de fourmi permet de remonter la filière aux ramifications importantes et dont le quartier général se situerait au sommet de l’Etat marocain.

Comme toujours, la DG des douanes, bien qu’interrogée, n’avait pas souhaité communiquer.

La conférence de presse animée par Xavier Tarabeux, le procureur de Marseille, restera dans les annales de la justice française.

Les 300 000 euros saisis à Mornas, ce n’est donc que de la petite monnaie. Selon l’AFP, Xavier Tarabeux, qui représente le ministère public, annonce le chiffre faramineux de 400 millions d’euros qui ont été blanchis sur ces quatre dernières années.

Une partie aurait transité par la France où Attijariwafa Bank possède plusieurs agences.

Parce que si la presse française avait évoqué une «Hawala (système traditionnel de paiement informel dans la culture arabe)», les milieux initiés n’ignorent pas que la banque marocaine Attijariwafa Bank couvre un important flux financier, notamment en Afrique de l’Ouest. Malgré la bienveillance des autorités de ces pays et malgré le système de blanchiment efficace, les experts antiterroristes ont repéré, dès l’année 2012, les mécanismes frauduleux du financement de groupes terroristes proches du Makhzen tel le Mujao dont les mercenaires ont tenté d’infiltrer les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf en même temps qu’ils ont investi le nord du Mali avant de disparaître dans la nature…

Ou comment faire pour que ça fasse ‘Pschitt’ !

En novembre 2016, des dizaines de personnes ont été arrêtées en France, en Belgique et aux Pays-Bas, et la montée au créneau des relais de Mohammed VI ont réussi à liquéfier cette affaire d’État, à coups de gros millions ou de demeures somptueuses à Marrakech (Rien de plus anonyme qu’une SCI …), dans les limites de corruptibilité des responsables européens chargés de l’enquête et… comme il est toujours bon de le rappeler, la complaisance créent toujours beaucoup d’amis!

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AQMI, main dans la main avec les cartels de drogues

L’Ameripol s’est aussi penchée dans son rapport sur le conflit malien qui, pour les cartels, n’a fait qu’interrompre momentanément les principales routes de la cocaïne dans la région.

L’A-10 (autoroute 10), nom donné à cette route par les experts, est la voie la plus importante au large du 10e parallèle menant en Europe. Le rapport cite Alain Rodier du Centre français de recherche sur le renseignement, lequel assure que «les trafiquants ont démontré leur capacité à anticiper la politique internationale et continuent à faire des affaires à travers d’autres voies». Mathieu Guidere, spécialiste en géopolitique et en histoire immédiate du monde arabe et musulman, souligne, quant à lui, que «les trafiquants de drogues payent aux mouvement islamistes radicaux un droit de passage représentant 10% de la valeur totale de la cargaison. Certains groupes armés «facturent» plus pour garantir la protection du convoi».

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IRAN 🇮🇷 (Sistan and Baluchestan): les forces de Police iraniennes en première ligne pour protéger l’Europe 🇪🇺

Les forces de police de la province du Sistan et Balouchistan ont saisi plus de 87 tonnes de divers types de drogues au cours des six premiers mois de l’année iranienne en cours (20 mars – 21 septembre).

35 bandes de trafiquants de drogue ont été démantelées au cours de cette période, et 17 passeurs ont été tués. 61 armes et munitions ont été saisies au cours de ces opérations. 407 véhicules ont également été saisis et 6 798 personnes liées à des délits liés à la drogue ont été arrêtées et remises aux autorités judiciaires.

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GIBRALTAR (ou la recette du bon petit polar) sera diffusé sur ICI télé au Canada

Gibraltar, sur ICI Télé, le dimanche 1er novembre, à 1 h 09.

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Pour Marc Fievet: « l’esprit reste, mais c’est pas mon histoire »

C’est vrai que c’est tellement gros, ce qu’il raconte, Marc Fiévet.

Présenté par la Douane française aux autorités espagnoles du SVA comme l’agent mis en place sur la Costa del Sol, la Douane ouvrira un restaurant à Estepona en Andalousie avec Fievet et financera l’acquisition d’un cargo. Par la suite, il sera présenté aux autorités anglaises (HM Customs excise), allemandes et américaines (DEA), permettant l’interception de plus de 100 tonnes de stupéfiants.

Un scandale d’État, maintes fois évoqué.

Approché en 1988 par les douanes françaises alors qu’il réside à Gibraltar, il devient aviseur, chargé de mettre l’administration sur la piste des narcotrafiquants. Il est bon, Fiévet, c’est même le meilleur, dit-on de lui à Paris. Mais il est arrêté en Espagne en 1994, puis extradé au Canada, à la suite de l’arraisonnement d’un navire contenant plusieurs tonnes de cocaïne. Il fera par la suite « 3 888 jours de prison, une balade carcérale à travers l’Atlantique Nord ». Le pacte qui le liait avec les douanes françaises a été rompu par François Auvigne, un nouveau directeur général de la Douane française, un IGF, qui n’avait rien à faire de son histoire et qui a refusé d’accéder aux demandes insistantes de Jean Puons le patron d’alors de la DNRED.

Lâché par des pleutres

Cela fait vingt ans qu’il remue ciel et terre pour que ce « lâchage injuste et majeur » soit reconnu. La justice l’a blanchi en 2006, sans que la responsabilité de l’État soit établie. Il a écrit des livres (L’Aviseur, Gibraltar, Dans la peau d’un narco, Infiltré), effectué un tour de France en camping-car en 2007, squatté les médias…

Aujourd’hui, à 76 ans, Marc Fievet est chauffeur routier sillonnant l’Europe au volant d’un frigo de 44 tonnes, se levant à 3 h du matin quand il ne passe pas la nuit au volant pour livrer viande ou autres denrées périssables.  « Je dois travailler pour vivre et assurer mes responsabilités familiales », dit-il, sans sembler nourrir quelque amertume de sa situation. « Je ne suis pas malheureux ! J’ai vécu six ans dans le stress (ses années d’infiltré) puis j’ai fait onze ans de prison, alors… »

Il a profité et profite encore aujourd’hui de l’exposition médiatique du film pour « dénoncer et dénoncer encore l’irresponsabilité des hauts fonctionnaires de la Douane Française ».

Coscénariste dans une première mouture du projet, il n’a finalement pas participé à l’élaboration du long-métrage, qu’il juge « édulcoré  » par rapport à ce qu’il a vécu.  » L’esprit reste, mais c’est pas mon histoire. Nulle part n’apparait le fait que j’ai été adoubé par Michel Charasse, le ministre du Budget de l’époque! Par contre la lâcheté de la Douane française est bien démontrée. « 

Le dossier de Marc Fievet est toujours classé « secret défense »

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NARCOTRAFIC: quand la drogue passe par des fruits et légumes exotiques

Maroc-Espagne-Turquie, ainsi que les ports d’Anvers et du Havre, tout comme l’aéroport de Zaventem, ce sont les circuits empruntés par une bande de trafiquants pour convoyer en Belgique du cannabis, de la cocaïne et de l’héroïne, en les dissimulant dans des cargaisons de fruits et légumes.

Le procès des 23 individus suspectés d’appartenir à ce réseau s’est ouvert ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles.

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MER D’OMAN 🇴🇲: le ‘HMS Montrose’ intercepte un boutre chargé de 450 kilos de méthamphétamine

Un navire de la Royal Navy a saisi 450 kilogrammes (990 livres) de méthamphétamine dans le nord de la mer d’Oman.

Le HMS Montrose a saisi la drogue cachée à bord d’un boutre, un cargo traditionnel qui sillonne le golfe Persique et les eaux environnantes. La saisie a eu lieu mercredi dernier.

Les enquêteurs ont déclaré qu’ils étaient incapables de dire d’où venait cette cargaison et sa destination finale.

Aujourd’hui des laboratoires de méthamphétamine existent en Iran et en Afghanistan.

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CAMBODGE 🇰🇭 (Shianoukville et Phnom Penh): la police a saisi plus de deux tonnes de drogue et 600 kilos de précurseurs

Quatre taïwanais ont été arrêtés et présentés devant le tribunal et un autre a trouvé la mort, alors qu’il cherchait à s’échapper.

Dans l’après-midi du 14 octobre 2020, le département anti-drogue a saisi 2106 kilos de drogue dont 1 900 kg de méthcathinone, une drogue de synthèse aux effets similaires à ceux de la cocaïne, 2,675 kg d’ectasy et 189 kg héroïne.

La police a aussi mis la main sur plus de 600 kg de produits chimiques.

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AUSTRALIA 🇦🇺: Australian authorities said on monday they had seized 720 liters of liquid methamphetamine, or « ice, »

SYDNEY (Reuters)Four Chinese nationals, three of them from Hong Kong, have been charged over their alleged role in the importation and manufacture of 720 liters of the drug, which were hidden inside gel bra inserts and art supplies.

The drugs were seized at several locations in Sydney, including a shipping container sent from Hong Kong, authorities said.

« This is the largest seizure of liquid methamphetamine in Australia’s history and one of the largest drug seizures in our country’s history, » Justice Minister Michael Keenan told reporters in Sydney.

He said the seizure was the result of a joint investigation between Australian authorities and the Chinese National Narcotics Control Commission.

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AFGHANISTAN 🇦🇫: Is Afghanistan a new source for high-grade crystal meth in eastern and southern Africa?

International naval forces operating as part of the Combined Task Force 150 (CTF 150) have reported a significant increase in meth seizures in their area of operations in 2019 (which encompasses a wide swathe of the Indian Ocean, the Persian Gulf and the Gulf of Aden). As of late December 2019, the force had seized 257kg of meth – including one seizure in the Arabian Sea from a dhow carrying 94kg of heroin and 76kg of crystal meth in October 2019 – compared to only 9kg of meth seized in 2018.

Similarities found between different seizures appear to suggest an interlinked supply chain for meth and heroin. In December 2019, a Pakistani-crewed dhow was intercepted off the coast of Pemba, Mozambique, carrying a mixed cargo of both heroin and 299kg of methamphetamine. Pemba is known to be a major port of entry on the East African coast for dhows – predominantly from the coast of Iran and Pakistan – carrying heroin, yet this mixed shipment of meth was the first of its kind in Mozambique.

Several months later, in May 2020, a cargo truck was intercepted by the South African Police Service attempting to cross the Mozambican border into South Africa at the Komatipoort border post while carrying a large shipment of heroin and methamphetamine.

Elsewhere, Sri Lankan naval forces intercepted two trawlers in international waters carrying 400kg of heroin and 100kg of crystal methamphetamine in February 2020 – Sri Lanka’s biggest-ever drug bust at sea. Eight Pakistani nationals were detained in the operation, and investigations suggested the boats came from Pakistan’s Makran coast, with the drugs presumed to have originated in Afghanistan. The vessel was allegedly headed to a transit stop in Penang, Malaysia, for onward transfer of the cargo to Australia, where meth prices are very high.

Heroin and methamphetamine seized by the Sri Lankan navy from two Pakistani fishing trawlers in February 2020. The heroin bricks, on the left, share numerous characteristics with the heroin seized in Durban. © Sri Lankan Navy 

In July 2020, a GI-TOC research team took images of a heroin shipment that had just been delivered in Durban, South Africa. Similar images were taken of a joint heroin and meth shipment that had arrived in Cape Town. Each of these shipments was in the process of being unbundled in advance of their contents’ preparation for the local retail market. Wrapped in thick whitish plastic bags of 1kg denominations, the packaging was stamped with distinctive blue markings reading “Pa Pa Jone 100%” and “5161”. These markings are consistent across each of the dual-commodity seizures mentioned above: the drugs seized from the dhow in Mozambique in 2019, those seized at the Komatipoort border crossing and those seized by the Sri Lankan Navy, suggesting a common origin for these shipments.

Interviews by GI-TOC researchers with local meth users and distributors in Cape Town in August 2020 saw informants confirm that a new source of meth had entered the South African market “in the past eight to 10 months”. Described by both groups as “Pakistani meth”, this new supply appears to be provided through local South Asian syndicates based in South Africa and Mozambique, connecting with suppliers in Pakistan. The purity of this new supply of “Pakistani meth” is seen by South African users as being quite high, “just as good” as the Mexican-produced crystal meth arriving from Nigeria and better than the Chinese-produced meth that is manufactured in locations around Johannesburg.

Altogether, this combination of factors may help us towards understanding where Afghanistan-produced meth is ultimately headed. Pre-existing infrastructure and flow channels along traditional heroin routes – the dhow crews involved in trafficking, the ports whereby shipments can be landed without detection and the connections to distributors in southern Africa – have enabled this supply chain to emerge, while recent seizures provide strong circumstantial evidence that suggests Afghan meth is transiting Mozambique and has now become an emergent commodity option in the growing South African meth market. New high-quality crystal meth flows which seem to be appearing recently in Malawi, Tanzania and Kenya may suggest this new development is also a regional phenomenon. DM

This article appears in the Global Initiative Against Transnational Organised Crime’s monthly East and Southern Africa Risk Bulletin.

The Global Initiative is a network of more than 500 experts on organised crime drawn from law enforcement, academia, conservation, technology, media, the private sector and development agencies. It publishes research and analysis on emerging criminal threats and works to develop innovative strategies to counter organised crime globally. To receive monthly Risk Bulletin updates, please sign up here.

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AFGHANISTAN 🇦🇫: la production de méthamphétamine a explosé au cours des trois dernières années

Cependant, on ne sait toujours pas à quel marché ces volumes massifs de méthamphétamine sont destinés.

Des saisies récentes d’héroïne et de méthamphétamine, et des informations issues de la recherche GI-TOC sur les marchés de la méthamphétamine en Afrique orientale et australe, suggèrent qu’une partie de ce nouvel afflux de méthamphétamine afghane fait l’objet d’un trafic en Afrique.

Bien que réputée pour son rôle au cœur du commerce mondial de l’héroïne, ces dernières années ont vu une augmentation considérable de la production de méthamphétamine dans les montagnes d’Afghanistan. En quelques années à peine, la production de méthamphétamine en Afghanistan a augmenté au point d’approvisionner des marchés aussi éloignés que l’Afrique du Sud et l’Australie.

Jusqu’à récemment, l’Iran voisin abritait le marché régional pour la production et la consommation de méthamphétamine. L’utilisation de méthamphétamine aux côtés de l’héroïne est devenue de plus en plus courante en Iran au cours de la dernière décennie.

Cependant, comme l’ont mis en évidence les recherches de David Mansfield et Alex Soderholm de la London School of Economics, la pression accrue des forces de l’ordre et la réglementation des précurseurs chimiques en Iran ont réduit la production de méthamphétamine à grande échelle dans le pays. Les producteurs de méth d’Iran semblent avoir maintenu un niveau de production en transmettant les compétences et les connaissances nécessaires à la fabrication de méthamphétamine à leurs homologues en Afghanistan. Il s’agissait d’un développement naturel car les précurseurs chimiques nécessaires – comme l’éphédrine – sont désormais plus largement disponibles en Afghanistan.

Trafficking routes of methamphetamine from Afghanistan to southern Africa

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BANGLADESH 🇧🇩 (camps Rohingyas): des heurts entre gangs pour contrôler le marché de la méthamphétamine ont fait sept morts en six jours

Une femme figure parmi les sept morts des six derniers jours et il y a eu plusieurs blessés, selon la police locale.

« Nous avons trouvé quatre corps mardi soir dans le camp de Lambasia », a déclaré à l’AFP Rafiqul Islam, chef adjoint de la police du district de Cox’s Bazar (Sud-Est) où sont installés les camps depuis trois ans.

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