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Sébastien est marseillais, excédé par ce qu’il vit quotidiennement dans le 13e arrondissement de Marseille. Ce travailleur circule chaque jour dans le quartier Saint-Jérôme pour son travail. Et chaque jour, l’histoire se répète. Son véhicule est arrêté par des individus, parfois très jeunes et qui ont souvent le visage caché voire cagoulé. L’accès à la rue Albert-Marquet est barré à l’aide de scooters, caddys, vieux meubles, barrières ou même blocs de béton. Il doit alors ouvrir son coffre ou ses portières.
« Les véhicules sont fouillés (…),ils filtrent tous les véhiculessur la voie publique », raconte-t-il. Pour cet artisan, il n’y a aucun doute, les guetteurs s’assurent qu’il n’y a pas de policier caché dans les voitures.
Le soir, il y a même des pancartes avec les tarifs des drogues.
L’Europe est-elle le nouvel Eldorado des cartels mexicains ?Forbidden Stories et ses partenaires, dont la cellule investigation de Radio France, dévoilent comment des chimistes mexicains travaillent désormais aux Pays-Bas et en Belgique.
« C’est ici que ça s’est passé. » Willem-Jan Joachems se souvient parfaitement de ce 10 mai 2019. Pour ce journaliste d’une télévision locale de la région de Nord Braband, au sud des Pays-Bas, c’est un scoop qu’on n’oublie pas. « Le bateau était là, les enquêteurs étaient en train de relever les indices… et il a commencé à couler. » Ce jour-là, il était arrivé un peu plus tôt, sur le quai du port de plaisance de Moerdijk, pour assister au démantèlement d’un laboratoire flottant de méthamphétamine par les forces de police. Une découverte inédite à bien des égards : un laboratoire avait été monté de toutes pièces dans le ventre du navire, long de 85 mètres. Les enquêteurs y retrouvent plus de 70 kg de méthamphétamine, 150 litres d’huile de méthamphétamine… et trois Mexicains, âgés de 25, 28 et 38 ans. « Ils étaient en train de fabriquer la drogue« , raconte le journaliste néerlandais.
Les enquêteurs identifient leur ADN sur tois masques intégraux et des paires de gants. La police met également la main sur des téléphones et découvre des photos qui lui permettent de retracer l’activité des trois hommes au Pays-Bas. Le 12 décembre 2018, ils établissent une « liste de courses » incluant 30 kg d’aluminium, des thermomètres et des gants en latex. Courant mars, les chimistes ont maintenant de la poudre dans des verres doseurs. Un mois plus tard, une vidéo dévoile une large quantité de méthamphétamine sous forme de cristaux. Le laboratoire est découvert un mois plus tard. Candelario et les deux frères Ivan Diego et Victor Manuel sont reconnus coupables de « complicité de possession et de production de méthamphétamine en cristaux » le 19 mars 2020. Ils sont condamnés à quatre ans de prison ferme aux Pays-Bas.
Ce n’est pas la première fois que la police néerlandaise découvre des ressortissants mexicains dans un laboratoire de méthamphétamine. En février 2019, elle avait déjà arrêté trois hommes originaires du Mexique, dans un laboratoire produisant notamment de la méthamphétamine à Wateringen, en banlieue de La Hague. Ce ne sera pas la dernière non plus. Depuis le début de l’année, 32 laboratoires produisant de la méthamphétamine ont été démantelés. Du jamais vu. Les arrestations s’enchaînent. Parmi les suspects, un nombre important de Mexicains : 19, entre les Pays-Bas et la Belgique, selon le décompte réalisé par Forbidden Stories et ses partenaires. Le dernier démantèlement impliquant des mexicains date de la semaine dernière. Le 30 novembre 2020, deux d’entre eux ont été arrêtés dans la petite ville de Westdorpe, à la frontière belge.
Comment expliquer la présence de ces ressortissants mexicains, à des milliers de kilomètres de chez eux ? Pour qui travaillent-ils ? Où va cette drogue une fois produite ? Aux côtés de 25 médias partenaires, Forbidden Stories a enquêté sur le parcours de ces chimistes mexicains, au service des gangs néerlandais, déjà roi des drogues de synthèse en Europe.
Le navire de drogue MS Arsianco a été confisqué par la police. Il est situé près du port de Moerdjik et doit être vendu. / Benedikt Strunz/NDR
EncroChat, « c’est de l’or pour nous »
« URGENCE POUR LES UTILISATEURS D’ENCRO : des entités gouvernementales ont saisi illégalement notre domaine (…) Il vous est conseillé d’éteindre et de vous débarrasser physiquement de votre appareil immédiatement. »
Le message, envoyé en juin 2020 dans la précipitation et avec quelques fautes dans la version originale, est adressé par le fournisseur de téléphones chiffrés EncroChat à ses millions d’utilisateurs. Au siège de la société, c’est la panique. L’entreprise vient de réaliser qu’elle a été victime de l’opération de piratage la plus spectaculaire jamais menée par des polices européennes. Une catastrophe pour la société qui promettait à ses clients des communications ultra-sécurisées.
Les utilisateurs des téléphones EncroChat vont rapidement réaliser l’ampleur des dégâts : depuis plusieurs mois en réalité, les forces de l’ordre françaises et néerlandaises ont accès à toutes leurs communications. Un vrai problème si on est impliqué dans des activités criminelles, ce qui est le cas « d’une part très élevée d’utilisateurs » du service chiffré, selon les enquêteurs européens. Le jour de l’envoi du message à ses utilisateurs, EncroChat met fin à ses services. Une information judiciaire, notamment pour « fourniture d’un moyen de cryptologie n’assurant pas exclusivement des fonctions d’authentification ou de contrôle d’intégrité sans déclaration préalable« , a été ouverte à la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) de Lille.
Capture d’écran du message envoyé par EncroChat à leurs utilisateurs, avant d’arrêter leurs services, le 13 juin 2020. / Europol/Eurojust/Gendarmerie française
« C’est vrai : EncroChat, c’est de l’or pour nous« , reconnaît Andy Kraag, chef de la division d’enquête criminelle de la police néerlandaise. Et pour cause : en l’espace de quelques mois, des millions de messages sont interceptés en temps réel, avant leur chiffrement, par les enquêteurs en Europe.
Aux Pays-Bas, cela va notamment permettre le démantèlement en série de laboratoires de méthamphétamine. Et dans plusieurs cas, révéler la présence des ressortissants mexicains qui y travaillent. D’après les messages consultés par la police, ils seraient bien plus nombreux que les 19 déjà recensés par le consortium, le plus souvent recrutés comme chimistes.
Recrutés pour travailler dans la « construction »
Jesus P.V., 40 ans, était entraîneur personnel dans une salle de sport au Mexique. C’est en tout cas ce qu’il a déclaré lors de son audition, dans l’affaire du laboratoire démantelé à Wateringen. D’après son témoignage, son destin bascule en janvier 2019 lorsqu’un client qu’il entraîne lui propose une opportunité professionnelle aux Pays-Bas – 2000 dollars par mois pour un emploi dans la construction, bien plus que les 700 à 800 dollars qu’il a déclaré gagner au Mexique. Mi-janvier, le coach fait ses valises et s’envole pour l’Europe. Mais la construction semble n’être qu’un paravent. Le jour de l’arrestation, un peu plus de 400 kg de crystalmeth sont retrouvés, et deux autres ressortissants mexicains sont interpellés avec lui dans le laboratoire, en banlieue de La Hague. Deux hommes, de 20 ans les aînés de Jesus P.V., qui auraient reçu le même type d’offre au Mexique. Lors du procès, l’un des condamnés a expliqué avoir tout découvert en arrivant aux Pays-Bas, sous-entendant qu’il n’avait aucune connexion ni savoir-faire en matière de production ou de trafic de drogue.
Les autorités douanières allemandes saisissent de plus en plus de méthamphétamine à la frontière avec les Pays-Bas.. / Benedikt Strunz/NDR
Dans une autre affaire, dite d’Achter-Drempt, on retrouve le même scénario : le ressortissant mexicain, arrêté lors de l’intervention policière, a expliqué durant le procès ne pas avoir compris dans quoi il s’embarquait réellement. Il pensait avoir été embauché pour cueillir des fruits en Europe. « Je n’y crois pas, tranche Kraag. Supposons que vous sachiez comment fabriquer de la meth en cristal, vous êtes un chimiste au Mexique. Vous ne serez alors pas envoyé dans un pays pour y cueillir des fruits. »
Dans l’affaire du « bateau-labo » de Moerdijk, la cour a déclaré que les trois suspects mexicains savaient produire de la méthamphétamine de « haute qualité« . « Après tout, ce sont eux qui ont fièrement photographié ces produits finis, comme [le suspect] l’a lui-même déclaré, pour informer et satisfaire leurs clients. » Par ailleurs, durant les interrogatoires, Ivan Diego a reconnu avoir reçu des instructions via WhatsApp pour produire la drogue. Des messages émanant de numéros mexicains, et enregistrés sous les pseudos « Angel », « Patrona » ou encore « Chalio ».
La loi du silence
Si les Mexicains arrêtés en Europe ne sont pas avares de détails pour expliquer les conditions de leur recrutement, c’est en revanche l’omerta totale quand se pose la question des donneurs d’ordre éventuels. Les avocats des ressortissants mexicains impliqués dans ces laboratoires européens, contactés par Forbidden Stories, ont refusé de répondre. Lors des procès, certains chimistes disent avoir été victimes de menaces : « La personne qui est venue le chercher à l’aéroport lui a dit qu’il n’y aurait pas de travail dans la construction, que ce serait un travail différent et qu’il devrait se taire (…) Il a ensuite été menacé avec des photos de sa famille« , peut-on lire dans le procès-verbal de l’affaire de Wateringen.
Les réseaux se dessinent cependant au gré des millions d’échanges sur EncroChat épluchés par les enquêteurs. « Grâce à tout ça, non seulement nous trouvons les chimistes sur place, mais aussi tout le réseau qu’il y a derrière », explique Andy Kraag. Ils découvrent notamment des acteurs indispensables de ces réseaux : les intermédiaires. À la demande des organisations criminelles néerlandaises, ce sont eux qui sont chargés de recruter ces chimistes au Mexique.
Présentation du service EncroChat sur leur site, maintenant fermé. / Capture d’écran EncroChat.fr via Internet Archive
À l’image de la mafia italienne
« Je cherche un chimiste, tu connais quelqu’un ? » Le message a été envoyé par un Néerlandais. À l’autre bout du fil, un intermédiaire (on parle d’un broker) mexicain. Qui met alors en branle le recrutement. « C’est aussi simple que cela« , lâche Andy Kraag.
Au Mexique, les cartels sont passés maîtres dans l’art du recrutement. Falko Ernst, chercheur spécialiste du Mexique pour L’International Crisis Group, partage une anecdote : « Ils ont scanné les universités mexicaines à la recherche de départements de chimie et ont repéré des personnes. » Une fois la recrue potentielle contactée, le broker lui fait une offre. La plus alléchante possible, car ces personnes détiennent un savoir clé. « Et si nécessaire, il y a aussi des menaces et des pressions derrière. »
Aux Pays-Bas, les gangs utilisent le même type d’intermédiaires, qui jouent un rôle essentiel. Toutefois, selon la police néerlandaise, cela ne signifie pas pour autant que les cartels mexicains ont une influence directe en Europe. Ces accords ne sont pas conclus directement entre les cartels mexicains et les organisations européennes. Les intermédiaires travaillent à leur propre compte : « Un cartel opère comme la mafia italienne. Vous payez pour votre adhésion, mais vous êtes indépendant. Un intermédiaire est aussi son propre patron. Vous pouvez donc être membre d’un cartel, tant que vous leur remettez une partie de ce que vous gagnez en travaillant avec les néerlandais« , explique Andy Kraag. Interrogé au sujet de ces connexions avec le crime organisé, une source au sein du gouvernement mexicain confirme à Forbidden Stories que des réseaux envoient bien des chimistes en Europe pour produire de la méthamphétamine : « Dans le cas des Pays-Bas, nous savons que cela se produit. »
Les intermédiaires font le nécessaire pour que tout se déroule sans accroc. Ils prennent notamment en charge le voyage pour l’Europe, en plus des salaires. D’après Andy Kraag, ils feraient passer la majorité de leurs recrues par l’Espagne grâce à des visas touristiques. De là, les chimistes gagnent les Pays-Bas. Avant que la pandémie de Covid-19 n’y mette un frein, certains intermédiaires faisaient même le déplacement avant de lancer officiellement les opérations. « Ils viennent aux Pays-Bas, font leurs affaires, inspectent le lieu. Le réseau néerlandais doit fournir les matières premières, le matériel, tout doit être correct. Et à la fin, le Mexicain dit : ‘Ok, voilà comment je peux produire [la drogue] pour vous.’« , décrypte le responsable de la police néerlandaise.
L’expertise mexicaine
Au Mexique, au cœur de la zona caliente, au sud de Culiacan, dans l’Etat du Sinaloa, cette recrudescence de chimistes mexicains en Europe ne surprend pas. C’est l’évidence, même, pour celui qui se fait surnommer « El Chapo Jr. » : « Nous envoyons les chimistes en Europe parce que nous, les Mexicains, sommes les meilleurs chimistes !« , explique cette petite main du cartel de Sinaloa à Forbidden Stories. Dans sa planque aux murs rose fluo, il emballe méticuleusement d’imposants cristaux de méthamphétamine. Plusieurs couches de protection – un sac en plastique, de l’aluminium, du scotch et un nouveau sac en plastique – pour que les chiens de la police ne sentent pas la drogue lors de son transport. « Nous avons de l’expérience. Et les Mexicains peuvent enseigner aux autres chimistes d’Europe, poursuit-il, toujours en conditionnant la drogue. Les ‘chimistes’ qui sont envoyés ne sont généralement pas des idiots, ils sont intelligents et éduqués. » C’est par exemple le cas d’un des frères condamnés dans l’affaire du « bateau-labo » à Moerdijk, qui affiche sur Facebook avoir suivi une formation à l’institut technologique de Culiacan au Mexique.
Celui qui se fait appeler « El Chapo Jr. » prépare l’envoi d’un pack de 30 kilogrammes de crystal meth vers Mexico, depuis la périphérie de Culiacán, Sinaloa. / Amrai Coen, Die Zeit
Dans son dernier rapport annuel, l’ONUDC (Office des Nations unies contre la drogue et le crime) parle d’ailleurs de « spécialistes mexicains », capables de produire une méthamphétamine très pure, « comme celle que fabriquait Walter White dans [la série] Breaking Bad », explique Laurent Laniel, analyste scientifique à l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA). Leur expertise : « Produire de plus grandes quantités d’une meth puissante, grâce à des retraitements successifs, à partir de la même quantité d’un précurseur appelé BMK [benzyl methyl ketone]. » Un véritable coup de main, que seuls les chimistes mexicains maîtrisent à 100 %. « C’est comme pour le fromage. Si vous apprenez aux Japonais à fabriquer du fromage, ils finiront par y arriver. Mais ce ne sera pas un Leerdammer pour autant« , résume le porte-parole d’Andy Kraag, par une analogie très hollandaise. En échange d’un pourcentage du profit, qu’ils reversent aux chimistes et plus largement aux brokers mexicains, les narcotrafiquants néerlandais acquièrent ce savoir-faire unique.
« On parle ici d’organisations criminelles très structurées, très puissantes, avec à leur tête des narco-millionnaires qui ont fait fortune dans l’ecstasy et vivent dans le luxe« , rappelle Laurent Laniel. Selon les chiffres de l’ONUDC, la plupart des laboratoires démantelés produisant de l’ecstasy sont situés en Europe, principalement aux Pays-Bas et en Belgique. « Ils ont le matériel adhoc et toute une infrastructure d’approvisionnement en précurseurs chimiques venus principalement de Chine ou d’Inde. »
Une véritable industrie du crime valant des millions d’euros, maîtrisée de bout en bout. Laurent Laniel parle de « crime as a service » : « Ils fournissent tout ou embauchent les‘prestataires’ nécessaires : l’infrastructure pour les laboratoires, l’approvisionnement en précurseurs, les camions pour faire disparaître les montagnes de déchets que produit la meth, les bateaux avec skippers pour transporter la drogue et les collecteurs qui vont récupérer l’argent de la drogue. » Tout est déjà en place pour ajouter la méthamphétamine à leur offre. Conséquence : sur le terrain, le nombre de laboratoires démantelés augmente. Les saisies également : en juin 2019, la police néerlandaise mettait la main sur 2,5 tonnes du stimulant synthétique, cachée dans le port de Rotterdam. La plus grosse à ce jour en Europe.
La police néerlandaise possède son propre laboratoire de drogue, qui contient des objets provenant de diverses saisies. Le laboratoire est utilisé pour former les policiers. / Benedikt Strunz / NDR
Les Pays-Bas : « cuisine » du monde
La drogue issue des laboratoires néerlandais est expédiée à l’autre bout du monde. Le gramme de méthamphétamine peut s’écouler à plus de 500 dollars sur le sol japonais. Même tarif en Australie, à quelques dollars près. À titre de comparaison, la même dose coûtait 56 dollars aux États-Unis en 2017. « Pour ces laboratoires, produire à moindre coût grâce à la technique des Mexicains et l’exporter là-bas, c’est la garantie d’une marge économique énorme« , analyse Laurent Laniel.
Selon la chercheuse Anna Sergi, maître de conférences en criminologie à l’université d’Essex (Angleterre), une partie du prix exorbitant du gramme de méthamphétamine est dû au risque élevé que représente le trafic vers l’Océanie, et tout particulièrement vers l’Australie. « Ce risque d’expédition, associé à la distance, augmente les coûts pour les trafiquants et les importateurs et cela se répercute sur les consommateurs, qui paient beaucoup plus pour le ‘privilège’ de voir arriver la drogue sur place !« , précise la chercheuse. Mais d’autres éléments viennent peser dans la balance : une consommation importante, des connexions déjà établies grâce au trafic d’ecstasy et surtout, les forces de l’ordre australiennes qui ont les yeux rivés sur la Chine, d’où provient une grande partie de la méthamphétamine pour leur marché. « La police australienne a très bien combattu cela. De nombreux réseaux de production ont été démantelés, et on peut voir que l’approvisionnement venant de Chine a cessé. Ou du moins a considérablement réduit« , raconte Andy Kraag. Ici, les Néerlandais aidés par les Mexicains, prendraient donc leur place.
C’est aussi le jackpot pour les Mexicains : ils peuvent à la fois rentabiliser leur savoir-faire, moyennant la perte de quelques chimistes pendant un certain temps, et trouver de nouveaux débouchés pour leur propre méthamphétamine en poudre : « Les cartels ont des quantités gigantesques de ce qu’ils peuvent produire, or la demande actuelle est en Amérique. Ils recherchent donc de nouveaux marchés plus importants, ajoute Andy Kraag. Et c’est, par exemple, les 2,5 tonnes de méthamphétamine [en poudre] que nous avons trouvées à Rotterdam. » Une fois en Europe, elle serait cristallisée dans les laboratoires, prête pour l’instant à l’exportation. Mais ce que redoutent les autorités, c’est de voir la consommation sur place augmenter. Bien que son utilisation soit encore résiduelle en Europe, Andy Kraag ne cache pas ses inquiétudes : « Si notre production augmente énormément, alors [la méthamphétamine] est aussi plus facilement disponible et le risque de consommation grandit, explique l’enquêteur. Avec ces drogues-là, on peut devenir dépendant dès la première utilisation, (…)on ne pense plus à rien d’autre, on veut juste en prendre, on ne fonctionne plus normalement. Et là c’est juste foutu. Fini. »
Une guerre en préparation ?
En juillet dernier 2020, le piratage d’EncroChat a encore permis la découverte à la frontière belge de six conteneurs insonorisés transformés en cellules de prison. Un septième était lui devenu une chambre de torture macabre, équipée d’une chaise de dentiste et des pires ustensiles possibles : scie, scalpel, chalumeaux et différents types de pinces.
Photo de l’intérieur de la chambre de torture, retrouvée près de la frontière belge en juin 2020. / Politie Landelijke Eenheid
À l’heure actuelle, les gangs néerlandais sont dépendants du savoir-faire des cartels mexicains. Mais que pourrait-il se passer si ce n’était plus le cas ? La crainte est alors de voir cette alliance si profitable aujourd’hui, se transformer en concurrence demain : « Ce que je ne veux absolument pas, c’est que nous devenions l’un de ces pays capables de produire d’énormes cristaux de méthamphétamine, sans l’aide des mexicains. Dans ce cas-là, on ferait concurrence au Mexique. Je ne sais pas ce qui se passera alors, mais il y a des risques. Et nous voulons empêcher cela« , conclut Andy Kraag, le responsable de la police néerlandaise. Car « concurrence et violence vont toujours de pair dans le monde criminel« .
Kristof Clerix (Knack), Benedikt Strunz (NDR), PhilippEckstein (NDR), Wil Thijssen (de Volkskrant), Anne Michel (Le Monde), Mathieu Tourlière (Proceso) et Bart Libaut (Enquêteur spécialiste en sources ouvertes) ont contribué à cet article.
8 kg de cocaïne, des armes de poing et 40.000 euros ont été saisis après un contrôle des douanes. Il est 18h50, quand au rond-point de Saint-Sauveur, les douaniers contrôlent une C4 Picasso. À son bord, ils découvrent 8,5 kilos de cocaïne.
Dans la voiture, 1380 euros en liquide sont découverts, le conducteur est un Albanais de 35 ans. Une perquisition s’ensuit au domicile du conducteur dans l’agglomération de Belfort. Les enquêteurs découvrent alors plusieurs armes dont un colt 45, un calibre 22, mais surtout 36.000 euros en espèces et 6.200 francs suisses. La compagne de l’homme, une femme d’une trentaine d’années est également interpellée.
La saisie a été réalisée par les douaniers de la BSI de Nantes suite à la découverte par du personnel d’une société de manutention que le sucre n’était pas la seule marchandise transportée.
A Saint-Giniez, le quartier de la bonne société locale, le restaurant du parrain de Marseille, Michel Campanella, attire patrons, mafieux, journalistes et politiques. Mais promis, aucune porosité n’existe entre ce beau petit monde.
Sous le regard de la Bonne-mère, les barons du Milieu suivent depuis des décennies la même trajectoire – des quartiers nord où ils grandissent au centre-ville où ils font des affaires, en passant par le littoral où ils s’étendent, avant d’établir leur résidence à l’est. Mais avec Michel Campanella, que les flics et la justice considèrent comme le parrain de la ville, cette géographie informelle va encore plus loin. Jusqu’à prendre pied dans le quartier le plus bourgeois et select de Marseille, celui des vieilles familles…
Enquête avec Xavier Monnier sur l’itinéraire d’un nom qui fait peur et sur ses connexions avec la bonne société locale, qui dessinent cette étonnante géographie parallèle. Avec quelques infos qui devraient faire parler dans une ville où paraît-il la mafia est un fantasme, et où les élites économiques et politiques viennent pourtant baiser la babouche d’un homme à la réputation XXL.
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EXTRAIT
Parmi les services de l’État, seule la police judiciaire commente : « Seule l’ignorance peut excuser l’erreur, mais lorsque l’on est professionnel dans son domaine, on se doit d’être bien informé et irréprochable. » « Cela dénote une porosité dramatique entre milieux économiques, politiques, criminels et policiers, renchérit une magistrate. Cela nous fait craindre des fuites dans nos dossiers. On essaie d’avertir les collègues qui arrivent mais il n’y a pas de consignes officielles… »
A lire dans le GQ de février, en vente dès ce lundi.
Huit personnes ont été mises en examen après le démantèlement lundi 25 janvier d’un réseau de trafiquants de drogue qui sévissait dans un quartier de Grenoble, a annoncé vendredi 29 janvier au soir le parquet de la ville.
Lors d’une opération menée lundi, une centaine de policiers, dont ceux du Raid, ont permis l’interpellation à « Grenoble, Échirolles (ndlr : commune mitoyenne située au sud de Grenoble) ainsi que par extraction de maison d’arrêt » de onze personnes impliquées dans un trafic de stupéfiants arrosant le quartier grenoblois de l’Alma, a précisé dans un communiqué le procureur de la République de Grenoble, Eric Vaillant.
Trafic de drogue entre la Meuse et l’Espagne dévoilé sur la base d’informations recueillies via le système de communication crypté EncroChat
Un important réseau de trafic de résine de cannabis vient d’être démantelé par les gendarmes de la Section de recherches de Nancy qui, depuis plusieurs mois, enquêtaient sous le contrôle de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy.
Une enquête des gendarmes de la section de recherches (SR) de Nancy, co-saisis avec leurs homologues de Reims et les policiers de la direction territoriale de la police judiciaire (DTPJ) de Nancy dans le cadre d’un vaste trafic de drogue, vient d’aboutir, lundi 25 janvier, à l’interpellation de cinq individus. Les gardés à vue (dont deux femmes) sont âgés de 25 à 50 ans.
Les investigations de la SR avaient débuté au mois de mars 2020 sur la base d’informations recueillies via le système de communication crypté EncroChat. Un réseau chiffré néerlandais qui avait cessé de fonctionner au mois de juin, après avoir été infiltré par les services spécialisés du Centre de lutte contre les criminalités numériques de la gendarmerie nationale (C3N).
C’est à l’aube du dimanche 17 janvier 2021 que l’OFAST, la DNRED, les garde-côtes des douanes et la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) ont déclenché une opération qui a permis au ‘Germinal’ d’intercepter un bateau de pêche, lesté de 4 tonnes 200 de coke, au large de l’arc antillais en Atlantique.
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Cette opération est le fruit d’une coopération internationale entre services anti-drogue qui, lorsqu’ils décident d’œuvrer ensemble, obtiennent des résultats probants.
Les hommes du DEA ont participé à cette opération en apportant des infos sur les équipes de narcos derrière ce transport et l’AWACS américain a dû fournir la géolocalisation du bateau de pêche à la passerelle du Germinal.
Les huit membres d’équipage appréhendés ont été remis aux autorités administratives et judiciaires.
imanche 24 janvier en début de soirée, les gabelous de la BSI de Narbonne ont ciblé un véhicule suspect sur l’autoroute A61. Injonction est faite au conducteur de bien vouloir s’arrêter mais, pas clair, celui-ci tente de se soustraire au contrôle, en poursuivant sa route à toute vitesse.
Narco-conducteur, l’homme perd le contrôle de son bolide et percute deux autres voitures. Puis, devenant alors adepte de la course à pied, l’homme prend la fuite.
Des effectifs ont été déployés pour épauler les douaniers pour le retrouver et mettre la main sur le fuyard. 20 ans et déjà connu des services de police, il a été placé en garde à vue.source
« 88 tonnes de cannabis, 11,5 tonnes de cocaïne et 1 tonne d’héroïne », ce sont les premiers chiffres des saisies de drogue réalisées en 2020, livrés ce matin par Gérald Darmanin, qui restent très élevés pour le ministre de l’Intérieur et proches de ceux des années précédentes, malgré le contexte de la crise sanitaire.En clair tout baigne, alors qu’au bas mot, plus de 1.000 tonnes de haschich ont été consommé en France durant la même période, plus de 150 tonnes de coke et pas moins de 10 tonnes d’héroïne.
Les dernières données disponibles en termes de niveaux de consommation des drogues illicites en France proviennent de l’enquête Baromètre santé 2017qui précisait que le cannabis restait de très loin la substance illicite la plus consommée, aussi bien chez les adolescents qu’en population adulte, avec au total 18 millions de personnes à l’avoir déjà essayé et 45 % des individus âgés de 18 à 64 ans.
Alors, est-ce normal de mobiliser nos FDO dans un combat sans fin, en brisant la vie de toutes celles et ceux qui auront été et seront verbalisés, alors que ce sont pour la quasi totalité des citoyens respectables ? Assurément NON!
Pourquoi ne pas faire subir un test à tous les régaliens et à tous nos élus, aux artistes qui finissent toujours par nous dire qu’ils ont consommé, à nos animateurs des médias comme à tous nos dirigeants performants ? Allez Gérald, encore une petit effort, il suffira d’un décret, et hop, tous les citoyens sans test de contrôles anti-drogue seront verbalisés.
Il y a quelques semaines Aviseur publiait ces articles:
Pour 66% des Français, la pénalisation pour usage n’est pas efficace pour lutter contre la consommation de drogues.
Le dernier exploit de Gérald Darmanin dans l’arsenal répressif en instaurant une amende forfaitaire délictuelle, mise en place le 1er septembre 2020, n’est soutenu que par une hiérarchie policière préférant s’assurer de bonnes statistiques plutôt que de lutter efficacement contre la consommation de drogues qui explose, surtout auprès des adolescents.
La responsabilité morale de tous les tartuffes qui cautionnent encore cette politique rétrograde est engagée.
De mémoire de procureur et d’enquêteur, on n’avait jamais vu ça. C’est une affaire hors normes qui débute en juin 2019 par un signalement à la gendarmerie d’un trafic d’armes dont l’épicentre s’avère être l’Ice Palace, un établissement de nuit de Jarry. L’enquête vient de démarrer.
6 mois plus tard, 216 kilos de cocaïne sont saisis à l’aéroport d’Orly dans une palette contenant des ignames. L’enquête permet d’établir des liens avec plusieurs individus impliqués dans le trafic d’armes. Les deux dossiers sont alors rassemblés et confiés à la JIRS de Fort de France, la Juridiction interrégionale spécialisée.
Une cellule de logistique qui tombe
Pendant 18 mois, gendarmes et policiers vont travailler en étroite collaboration. Ils vont notamment identifier un réseau logistique chargé d’acheminer la drogue par voie aérienne depuis l’aéroport Pôle Caraïbe.
Un réseau impliquant plusieurs salariés et dirigeants de sociétés aéroportuaires.
Les investigations se poursuivent désormais sous la direction de la juge d’instruction en charge du dossier. De nouveaux développements pourraient rapidement intervenir dans les prochains jours.
Un douanier est toujours en garde à vue au Morne Vergain.
Renaud Gaudeul, procureur de la République à Fort-de-France, a tenu un point presse, ce vendredi, sur l’affaire de trafic de drogue et d’armes en bande organisée
Éclairage
« Une affaire exceptionnelle à plus d’un titre. » « Un dossier qui fera date. » Voici les propos de Renaud Gaudeul, procureur de la République à Fort-de-France (Martinique), à la tête de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) pour les Antilles et la Guyane.
Ce vendredi, lors d’un point presse au tribunal judiciaire de Pointe-à-Pitre, il révélait les dessous de l’affaire de trafic de drogue et d’armes en bande organisée démantelée en Guadeloupe et dans l’Hexagone.
Il est à noter que les protagonistes ont tous des profils différents : du sans-emploi, au gérant de boîte de nuit en passant par l’employé lambda de Fret aérien ou encore le douanier. Ils sont âgés de 30 à 70 ans et certains ne sont pas connus de la justice.
The vehicle, which was carrying a load of whey protein powder, was searched as it entered the UK zone of the terminal in Coquelles, northern France 🇫🇷 , on the evening of Tuesday 19 January
Border Force teams, who were working with the NCA, found 42 tape-wrapped packages of cocaine hidden amongst the pallets.
The drugs would have had an estimated street value of around £3 million if cut and sold in the UK.
The lorry driver, a 43-year-old man from Portlaw in County Waterford, was arrested on suspicion of importing controlled drugs and questioned by NCA investigators before being released under investigation.
“This was a considerable quantity of class A drugs, and the seizure will be a big hit to the criminal enterprise involved.
“Working with Border Force and other law enforcement partners we are determined to do all we can to disrupt and dismantle smuggling gangs, take their contraband off them and stop it reaching our streets.
Depuis deux ans, le trafic de cocaïne explose sur la ligne aérienne entre la Guyane et Paris-Orly comme le confirme à L’Express le chef de la division judiciaire de l’Ofast, le commissaire William Hippert.
La ligne aérienne entre Cayenne et Orly est ainsi devenue l’une des principales portes d’entrée de la drogue sur le territoire national avec 15% des saisies nationales sur ce seul axe.
Le produit, acheté à bas prix dans les pays voisins de la Guyane (Suriname, Brésil…), est acheminé quotidiennement par des passeurs sur les vols opérés entre le DOM et la métropole.
Un phénomène de masse, durable, qui donne du fil à retordre aux Douaniers de la BSE d’Orly et de la PAF (Police aux Frontières) qui voient débarquer quotidiennement des dizaines de passeurs.
Cette opération de lundi fait suite à une première vague d’interpellations menée en novembre dernier à Behren, Schoeneck, Stiring-Wendel, Freyming-Merlebach et L’Hôpital. Neuf personnes ont été arrêtées et mises en examen pour trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs
Agés entre 20 et 37 ans, ces hommes constituent la partie haute du réseau : les financeurs, chez qui plus de 45 000 euros en liquide ont été retrouvés.
Il y a aussi ceux qui assurent la logistique. La drogue était acheminée depuis la région parisienne, la Belgique et les Pays-Bas. Et enfin le grossiste local, où les enquêteurs ont saisi, près de 9 kg de résine de cannabis et 48 grammes de cocaïne.
Les deux tiers des Français jugent la pénalisation de l’usage des drogues inefficace pour lutter pour la consommation (66%) et les trafics (69%), selon un sondage CSA publié jeudi 21 janvier par plusieurs associations.
Pour Bénédicte Desforges, du collectif Police contre la Prohibition, la loi actuelle est inefficace car elle sert seulement «la politique du chiffre». Elle entraîne de surcroît «un engagement démesuré des effectifs» de police, détournés de leur mission principale puisqu’ils «courent après les fumeurs de cannabis au lieu de se consacrer à lutter contre les trafics». Ce constat s’impose encore plus, selon elle, depuis la généralisation début septembre de l’amende forfaitaire de 200 euros pour usage de drogues, dont le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a fait une mesure phare de son dispositif de lutte contre les stupéfiants.
170.000 personnes sont interpellées chaque année pour usage de stupéfiants et «100 à 150 personnes» sont actuellement incarcérées pour ce motif, a pour sa part rappelé Katia Dubreuil, du Syndicat de la magistrature. D’après Catherine Delorme, de Fédération Addiction, la politique publique actuelle, en consacrant «plus de moyens à la répression qu’à la prévention», empêche tout travail visant à ce que les consommateurs de drogues en aient un usage maîtrisé et non problématique.
Après le gros coup de filet de lundi, dans une vaste affaire de trafics présumé d’armes et de stupéfiants, les gardes à vue se poursuivent et d’autres interpellations ont eu lieu. L’enquête se concentre principalement autour de l’Ice Palace, un club privé et cabaret de Jarry, à Baie-Mahault.
Dans cette affaire, il est notamment question de trafic international de stupéfiants.
Il serait désormais question de 240 kilos de cocaïne, qui auraient été transportés de Pointe-à-Pitre, vers Paris, par conteneur, sur un vol Air Caraïbes. Un transport rendu possible, grâce à l’implication présumée de plusieurs personnels travaillant sur la plate-forme aéroportuaire.
Un employé d’Assistair Cargo, une société de fret aérien, basée à l’aéroport Guadeloupe – Pôle Caraïbes, est actuellement en garde à vue.
L’Ice Palace plaque tournante d’un réseau de trafiquants ?
C’est autour de l’Ice palace, boite de nuit de la zone industrielle et commerciale de Jarry, à Baie-Mahault, que l’essentiel de l’enquête tournerait.
Les policiers soupçonnent le patron de cet établissement, Damien Jacob, d’être à la tête d’un vaste trafic d’armes, de cocaïnes, ainsi que d’herbe et de résine de Cannabis. Cet homme fait partie des personnes actuellement en garde à vue.
Plusieurs autres personnes de son entourage professionnel et familial seraient également impliquées… et dans le collimateur de la justice : des enfants de bonne familles et des membres de la communauté syro-libanaise de Pointe-à-Pitre, avec des ramification en Martinique, en Guyane, à Saint-Martin et à Sainte-Lucie.
BAR-LE-DUC: un réseau de trafic d’héroïne et de cocaïne démantelé à Bar-le-Duc
Après plusieurs semaines d’investigation et de surveillance, les policiers barisiens ont interpellé, ce mardi 12 janvier, deux jeunes individus âgés de 20 et 30 ans « dans l’appartement identifié comme point de deal »
SARTHE: un homme arrêté avec 219 g de cocaïne dans l’estomac
Ce vendredi 15 janvier 2021, quatre Sarthois âgés d’une trentaine d’années devaient répondre d’un vaste trafic de stupéfiant entre la Sarthe et la Guyane face au tribunal du Mans.
Les enquêteurs étaient sur le coup de ce réseau depuis quelques mois. Une information judiciaire avait été ouverte par le parquet du Mans, avec mise en place d’écoutes et de perquisitions.
MONT-DE-MARSAN: huit mois de prison pour trafic de cocaïne
Deux hommes d’une vingtaine d’années étaient jugés le vendredi 15 janvier pour avoir acheté et vendu des stupéfiants
Toute l’affaire a démarré suite à une dénonciation anonyme au commissariat montois, donnant le nom de l’un des deux prévenus et l’accusant de trafic de cocaïne.
HAUTE-SAVOIE (Annecy): un dealer de cocaïne et d’héroïne condamné à dix mois de prison ferme
Un dealer de cocaïne et d’héroïne a été arrêté mardi 13 janvier à Dingy-Saint-Clair (Haute-Savoie). Après plusieurs semaines d’enquête, les gendarmes du peloton de surveillance et d’intervention d’Annecy-Seynod ont pu l’interpeller en flagrant délit, rapporte France 3 Auvergne Rhône-Alpes.
Le trafiquant avait été repéré, effectuant des transactions depuis quelques jours au niveau du pont de la ville. Il a été arrêté vers 16 h juste après avoir vendu un sachet de drogue à un consommateur. Interrogé, le client a reconnu être venu à cet endroit « dans l’intention d’acheter de la cocaïne à hauteur de 80 € », indique un communiqué de la gendarmerie.
MARSEILLE: la Préfète de Police Frédérique Camilleri s’est déplacée à la Division nord pour féliciter les fonctionnaires auteurs de plusieurs belles saisies de cocaïne et cannabis.
Sale temps pour les trafiquants de drogue à Marseille et dans la région. En l’espace de deux jours, la Police Nationale a procédé à 14 interpellations et saisi une grande quantité de produits stupéfiants.
Les opérations ont été menées à la Porte d’Aix à Marseille mais aussi dans plusieurs cités des quartiers nord dont La Castellane, Plandaou, la Paternelle et les Flamants. Au total, les fonctionnaires ont sais 16 kilos de cannabis et un kilo de cocaïne.
YVELINES (Élancourt): Cocaïne, cannabis et voitures… Quand l’employé municipal joue les dealers
Un homme de 36 ans et son complice de 27 ans ont été écroués jeudi à la suite d’une affaire de trafic de drogue. Le principal suspect a été arrêté le 11 janvier à Élancourt (Yvelines), où il était domicilié. Cinq autres personnes liées à son réseau ont également été appréhendées par les policiers, dont une dans les Alpes-Maritimes.
Les enquêteurs soupçonnent cet employé municipal, d’une autres commune francilienne qu’Elancourt selon la mairie, de se livrer au trafic de cannabis depuis plus d’un an.
Le 2 septembre 2019, les policiers du commissariat d’Élancourt reçoivent une information anonyme mettant en cause cet homme ainsi que ses complices dans un trafic de produits stupéfiants. Les enquêteurs réalisent que de grosses sommes d’argent circulent entre tous les membres du réseau. Ils obtiennent l’adresse de la nourrice, cette personne extérieure au trafic et qui conserve la drogue chez elle contre rémunération.
BORDEAUX (Saisie de cocaïne à Lacanau) : les principaux prévenus condamnés à 9 ans de prison ferme
Un coup de filet inédit : une trentaine de personnes interpellées simultanément grâce à un policier français de l’office anti-stupéfiants infiltré dans le réseau, ainsi qu’un de ses homologues de l’agence anti-drogues américaine (DEA).
Ce vendredi, le tribunal n’a donc pas retenu les arguments de la défense dans cette affaire. Les accusés, en grande majorité, assuraient avoir été « piégés » par les agents infiltrés. Mais selon la 1ère chambre correctionnelle il n’y a eu aucune provocation et le projet de faire parvenir la drogue sur le sol européen venait bien de la volonté de plusieurs prévenus.
Les principaux accusés, turcs et colombiens, ont ainsi écopé de 9 ans de prison ferme avec des amendes allant jusqu’à 200.000 euros. Des interdictions définitives du territoire français ont également été prononcées à l’encontre de plusieurs prévenus.
BORDEAUX: des « pieds nickelés » du vol de cannabis condamnés pour avoir dérobé du chanvre légal
Six prévenus étaient jugés, vendredi 15 janvier, par le tribunal correctionnel de Bordeaux pour vols aggravés. En septembre 2020, ils s’étaient trompés en pensant voler 1 800 pieds de cannabis.
BORDEAUX; gros coups de filet dans le milieu du trafic de cannabis, les planteurs mis en examen
Chemin Lafitte, les policiers des « stups » de la sûreté judiciaire ont découvert 250 pieds de cannabis cultivés dans trois chambres spécialement aménagées
Interpellés mercredi matin dans le quartier de Bacalan, à Bordeaux, à Saint-Maixant et Ambarès-et-Lagrave, les quatre suspects impliqués dans une production de plants de cannabis à grande échelle ont été déférés, ce vendredi, au parquet qui a ouvert une information judiciaire. Ils ont ensuite été présentés à un magistrat instructeur puis à un juge des libertés et de la détention.
Les quatre hommes, âgés de 19, 25, 34 et 46 ans, ont été mis en examen et devaient être placés sous mandat de dépôt dans la soirée.
QUIMPER (Trafic de cocaïne) : un couple de commerçants de Quimper et Fouesnant incarcéré
Il comparaît avec sa compagne âgée de trente ans, ce vendredi 15 janvier 2021 devant le tribunal de Quimper (Finistère).
Jusqu’à sa liquidation judiciaire en janvier 2020, il a tenu pendant cinq ans le Baron, dernier bar de nuit quimpérois. Jusqu’à ce qu’il décroche, il consommait un gramme de cocaïne par jour. Il est poursuivi pour usage et trafic, de septembre 2019 à janvier 2021 à Quimper et Saint-Yvi.
VENDÉE: prison ferme pour un consommateur-trafiquant de cocaïne
Cédric Pizon, un Sablais de 41 ans, a été interpellé lundi 11 janvier en possession de plus de 200 grammes de cocaïne. Grand consommateur de cette drogue, il était impliqué dans un trafic. Il a été condamné à deux ans de prison, dont un an ferme.
NIÈVRE (Nevers) l’héroïne, « la drogue du pauvre », particulièrement présente
À force de démanteler des équipes, les policiers de la cellule stupéfiants de Nevers ont appris les manières de fonctionner des réseaux de drogue. La particularité dans la Nièvre ? L’héroïne, « la drogue du pauvre », particulièrement présente.
Les réseaux de drogue sont très organisés, à la manière d’entreprises multinationales. L’acheminement de la drogue à Nevers n’échappe pas à cette logique. La drogue vient généralement des Pays-Bas, notamment de Rotterdam où le prix est négocié. Une équipe de passeurs l’achemine à Paris, en grosse quantité, lors d’un convoi ultra-surveillé, vues les sommes énormes qui sont en jeu.