Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
L’enquête de Marianne révèle les défaillances au cœur des systèmes policier et judiciaire.
L’État peut-il encore agir face à la gangrène du narcotrafic ? Si l’on en croit les spécialistes qui ont défilé depuis des mois devant la commission d’enquête sénatoriale consacrée à ce fléau, le pessimisme est de rigueur. Florilège : « Le risque à court terme est de voir l’État de droit se déliter » (Olivier Leurent, président du tribunal judiciaire de Marseille). « Aucune profession n’est épargnée » par la corruption (Stéphanie Cherbonnier, cheffe de l’Office anti-stupéfiants-Ofast).
Même constat du côté des policiers, des juges et des magistrats interrogés par Marianne. François Antona, chef de la Juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée (Junalco) : « Aujourd’hui, la criminalité organisée est la menace numéro un de nos sociétés. Notre réaction doit être à la mesure. » François Molins, ancien procureur de Paris : la lutte contre le narcotrafic « consomme l’énergie de milliers et de milliers de fonctionnaires de police, de gendarmerie et de magistrats… On y consacre des milliards et des milliards. Et on n’arrive pas à faire reculer le problème. Au contraire, même. » Le magistrat ajoute cette prédiction : « Je pense qu’on va finir par le payer très chèrement. » Pour mieux agir, il faut comprendre.
Une demi-tonne d’ecstasy a été retrouvée à Saint-Rambert-d’Albon et Valence, dans un véhicule qui arrivait du Nord de la France.
Quatre personnes ont été interpellées le 1er mai dans la Drôme après la saisie d’une demi-tonne d’ecstasy. Plus d’un million de cachets, retrouvés à Saint-Rambert-d’Albon et Valence. Quatre suspects ont été mis en examen.
Cette quantité de MDMA exceptionnelle correspond à 542 kg de pilules au total.
Un jeune homme de 22 ans a été abattu ce samedi soir, à la Belle-de-Mai. La veille, vendredi, ce sont deux autres personnes qui ont été la cible de tirs dans des quartiers de Marseille et qui ont été blessées.
Le gouvernement va créer un parquet national dédié à la lutte contre la criminalité organisée, annonce dans la Tribune Dimanche Eric Dupond-Moretti qui entend aussi proposer aux trafiquants de drogue «repentis» peines réduites et changement d’identité. Ce nouveau parquet, le «PNACO», «viendra renforcer notre arsenal judiciaire pour mieux lutter contre la délinquance du haut du spectre», explique le garde des Sceaux.
L’ancien procureur national antiterroriste Jean-François Ricard, nommé il y a quelques jours conseiller spécial du ministre, sera chargé d’une concertation en vue de définir les contours de cette réforme, dont les détails seront présentés en octobre, précise M. Dupond-Moretti.
Peines réduites et changement d’état civil pour les «repentis»
Des magistrats professionnels pour les trafiquants
Le parquet de Marseille annonce ce mardi le démantèlement d’un réseau international de trafic de prégabaline, un médicament légal vendu au marché noir comme « drogue du pauvre ».
par Pauline Sauthier
Qu’est-ce que la prégabaline ? France 3 Provence-Alpes vous explique pourquoi ce médicament est dans le viseur de la justice.
Le médicament prégabaline, connu sous le nom commercial de Lyrica, a été détourné de son usage et utilisé comme une drogue. Faisant l’objet d’un trafic international repéré depuis 2022 par les autorités, il a entrainé la mise en examen ce vendredi 19 avril de trois personnes, soupçonnées d’être impliquées dans ce système illégal de revente.
Qu’est-ce que la prégabaline ?
La prégabaline est un médicament, connu sous le nom commercial de Lyrica et qui est également vendu sous forme de génériques. Il est prescrit pour traiter l’épilepsie, les troubles anxieux généralisés et les douleurs neuropathiques, notamment des membres inférieurs.
Pourquoi ce médicament inquiète les autorités sanitaires ?
« Des personnes à qui ce médicament a été prescrit présentent des troubles de l’usage, c’est-à-dire, une addiction, expliquait Joëlle Micallef, médecin pharmacologue, responsable du réseau français d’addictovigilance et cheffe de service à l’hôpital de la Timone à Marseille en mai 2023 à Marseille. Ce qui nous interpelle, c’est que cela touche une typologie très variée. On pourrait penser que cela ne concerne que les toxicomanes mais cela n’est absolument pas le cas(…) On peut développer une addiction avec une prescription classique, en respectant les doses proposées par un médecin, même si ce n’est pas systématique »
Parmi les personnes dépendantes à la prégabaldine, on trouve aussi des usagers de drogue qui détournent son usage pour ses effets à forte dose.
En 1920, une mesure drastique est imposée aux citoyens américains : la consommation d’alcool est interdite sur l’ensemble du territoire. Loin de régler les problèmes sociaux, la mesure aura finalement pour effet de généraliser la corruption et de favoriser la criminalité organisée aux Etats-Unis.
Avec Romain Huret, Historien des Etats-Unis, président de l’EHESS
C’est probablement l’un des plus beaux échecs de l’histoire des interdictions, l’un des plus beaux effets pervers disponibles par le passé, ou bien encore la preuve que l’enfer est pavé de bonnes intentions…
Cet épisode s’est déroulé aux États-Unis et il a un nom : la prohibition.
Comment l’interdiction de l’alcool de 1920 à 1933 aux États-Unis a permis à la mafia de prospérer, à la pègre de s’imposer dans plusieurs villes des États-Unis ? Et ce, sans résoudre les problèmes d’alcoolisme dans le pays. Pour analyser cet immense ratage, nous nous sommes tournés vers Romain Huret, il est historien spécialiste des États-Unis au 20ème siècle et directeur d’études à l’EHESS.
« Elle remonte à un mouvement plus large qui commence au milieu du 19ème siècle, un mouvement de tempérance qui est conduit par notamment des femmes de la classe moyenne blanche aux États-Unis, qui ont le sentiment que l’alcool est un poison, que l’alcool détruit les familles, que l’alcool abîme les familles. »
Ces méfaits ne sont pas sans rappeler l’interdiction de la consommation de cannabis en France de nos jours. Outre les pertes financières pour l’État qui sont souvent évoquées par les partisans de la légalisation, la même incapacité de l’État à démanteler les réseaux clandestins de vente de cannabis résonnent avec la situation des États-Unis dans les années 20 :
« On a également un argument sur la difficulté de lutter contre le trafic, les difficultés des agents fédéraux dans les années 20 sont les mêmes que la police française aujourd’hui qui ferme souvent les yeux sur les trafics en raison même de l’importance de la consommation dans la vie quotidienne du pays. »
Les origines de la Prohibition
Si la décision d’interdire la consommation d’alcool sur le sol américain fut prise officiellement en janvier 1920, elle s’inscrit dans un courant de revendications plus ancien. Mais cette décision n’est pas prise immédiatement à l’échelle nationale, elle s’applique dans un premier temps dans certains états du pays. En 1855, treize états américains, surnommés les Dry States (États secs) adoptent des mesures établissant la prohibition.
Les effets pervers de cette mesure
Le premier effet direct de cette mesure est sans surprise l’effondrement du marché de l’alcool aux États-Unis : seuls les médecins sont autorisés à s’en procurer à des fins thérapeutiques. Mais rapidement, des réseaux clandestins s’organisent autour de la vente d’alcool, une activité devenue particulièrement lucrative :
« Les criminels, qui sont souvent issus des milieux ethniques qui viennent d’arriver sur le sol américain : italiens, juifs d’Europe de l’est, irlandais vont voir se développer un secteur extrêmement florissant : la consommation et la vente d’alcool de manière illégale. Et dans certaines villes : Atlantic City, New-York, Chicago, ils vont créer des empires absolument importants. »
Et face à la multiplication de ces réseaux criminels, les autorités étatiques apparaissent bien impuissantes : « La difficulté du gouvernement, c’est bien évidemment l’immensité de la tâche qui l’attend. Il faut fermer dans chaque ville des États-Unis ces fameux speakeasies , ces lieux de consommation. Il faut s’attaquer aussi à la production illégale d’alcool. »
La morale de l’histoire : quand interdire encourage
La Prohibition va entraîner une corruption généralisée des élus à sur l’ensemble du territoire tout en n’ayant qu’un impact modéré sur la réduction de l’alcoolisme. « La production d’un argent illégal crée une immense corruption qui ne donne pas du tout naissance à ce monde vertueux et moral qu’espéraient les femmes de la classe moyenne blanche. »
En plus de cette contre-productivité notoire, les pertes financières pour l’État fédéral sont immenses en raison de la disparition de l’impôt indirect sur les boissons alcoolisées.
Le président Roosevelt, après la crise de 1929, décide de mettre un terme à la Prohibition notamment pour accroître les revenus de l’État et financer les politiques sociales souhaitées par l’administration.
A l’heure où se multiplient en France les opérations « place nette XXL » de lutte contre les trafics de drogue, un danger venu de l’autre côté de l’Atlantique met les autorités sur le qui-vive : le Fentanyl, un opioïde de synthèse, 50 fois plus puissant que l’héroïne.
« Les drogues de synthèse, c’est le sujet qui monte aujourd’hui » confirme à L’Express Christian de Rocquigny, chef adjoint de l’Ofast (Office anti-stupéfiants).
L’hécatombe aux États-Unis – plus de 500 000 morts en vingt ans – est un lourd avertissement, bien reçu par les services français.
Mais où en est aujourd’hui l’état de la menace en France ?
L’Express a posé la question à des chercheurs, toxicologues, et à Bertrand Monnet, professeur à l’Edhec. « Les cartels mexicains, à qui j’ai pu parler, me parlent très clairement aujourd’hui d’exportations de Fentanyl vers l’Europe » raconte le spécialiste des réseaux criminels.
Peu avant 01h00 lundi, les marins-pompiers de la deuxième ville de France sont intervenus près du quai de la Joliette (2e arrondissement), au nord du Vieux Port. A leur arrivée, ils n’ont pu que constater le décès de la victime, tuée par une dizaine de balles de petits et gros calibres, notamment de type kalachnikov.
Selon les premiers éléments de l’enquête, quatre hommes en voiture auraient pris la fuite après les faits et leur voiture aurait été retrouvée incendiée dans le 4e arrondissement, selon une source policière.
Curieuse époque qui voit un ministre de l’Intérieur tenter de « faire place nette XXL » contre le trafic de drogue à Strasbourg quand son maire veut y expérimenter la consommation de cannabis.
Ce cynisme utilitariste entend priver la politique de sa responsabilité morale seule à même de ne pas réduire la société à ses seuls intérêts égoïstes, affirme le chroniqueur Jean-Marc Albert du JDD.
Alors que Berlin autorise le cannabis, le Président français fait de la lutte contre le narcotrafic la « mère des batailles ». Les résultats se faisant attendre, certains veulent en finir avec la répression en légalisant le cannabis au nom du désir d’une supposée majorité. Cette vision utilitariste de la politique réduit l’action publique à une équation intéressée sans se soucier des principes moraux. Mais la légalisation court le risque d’être inefficace autant que déshonorante.
Gérald Darmanin et la plupart de ses proches collaborateurs, savent parfaitement que cette politique mise en oeuvre ne permettra pas de faire diminuer le nombre de drogués. Mais pour le ministre Darmanin, cette politique XXL permet d’avoir une présence XXL dans tous les vecteurs de communication avec pour seul objectif, la présidentielle de 2027.
Serait-on face à un financement occulte de cette campagne !
Fabrice Rizzoli, spécialiste de la grande criminalité et des mafias, co-fondateur de l’association Crim’HALT, pointe du doigt l’échec de la politique internationale de prohibition de la drogue.
Selon lui, « jamais la drogue n’a été aussi disponible et accessible » en France, comme ailleurs dans le monde.
Dans un communiqué, Me Caty Richard et Me Yann Le Bras ont dénoncé jeudi 4 avril « une opération de destruction ». Ils s’interrogent « sur un éventuel règlement de comptes au sein de la magistrature, notre cliente étant victime d’une opération de destruction dans laquelle l’autorité judiciaire se permet tous les coups ».
Le jour de la perquisition, menée à son domicile à Agen (Lot-et-Garonne) puis dans sa résidence secondaire en Corse, fin 2022, la magistrate Hélène Gerhards avait saisi son portable pour passer un coup de fil. Le contact sélectionné dans son répertoire était celui d’Eric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, rencontré quelques années auparavant alors que ce dernier était avocat et régulièrement sollicité dans des dossiers insulaires. Le ministre de la Justice n’a pas répondu à l’appel. C’est d’ailleurs sa seule apparition dans ce dossier qui a valu à l’ancienne juge d’instruction d’être placée en garde à vue mercredi 3 avril au matin, dans le cadre d’une enquête menée par le parquet de Nice et confiée à l’Office central de Lutte contre la Corruption et les Infractions financières et fiscales (OCLCIFF).
Si l’enquête est des plus sensibles, c’est aussi en raison de la proximité présumée de la juge avec l’actuel ministre de la justice Éric Dupond-Moretti. Selon Mediapart, Hélène Gerhards a été notamment un soutien dans l’affaire l’opposant en 2017 à Marie-Laure Piazza, alors que cette dernière était la présidente de la cour d’assises de Bastia et, lui, le ténor des barreaux mis en cause pour l’avoir intimidée. Éric Dupond-Moretti lui aurait même proposé de rejoindre son cabinet d’avocats.
Après 48 heures d’interrogatoire, la magistrate doit selon une source judiciaire, être déférée au parquet de Nice ce vendredi 5 avril au matin, avant d’être présentée à un juge d’instruction. Elle pourrait être mise en examen pour des faits relevant de la cour d’assises : des faux en écriture publique par personne dépositaire de l’autorité publique. Mais également pour usage de faux et détournement de fonds publics. L’enquête a également été ouverte pour recours en bande organisée aux services de personnes exerçant un travail dissimulé, blanchiment, trafic d’influence actif et passif, association de malfaiteurs.
Constitué de filatures, d’écoutes, de surveillances, le minutieux travail de l’OFAST est « indispensable à la lutte contre la criminalité organisée et particulièrement le narcotrafic », selon l’Association de police judiciaire. J’ajouterai la DNRED !
Le groupe dénonce par ailleurs la « focalisation de l’action publique sur la petite délinquance », qui pousserait à « l’absorption des petits groupes criminels par de plus grosses organisations mieux structurées et plus résilientes ».
Dans le même temps des exploits de notre Don Quichote de Beauvau, pour le seul mois de février,l’OFAST et la DNRED tapaient ou faisaient taper plus de 9 tonnes de cocaïne, 3,9 tonnes de résine de cannabis, 50 kilos de drogue de synthèse, 40 kilos d’héroïne, 86 armes, 24 véhicules, 1,4 million d’euros saisis – et 345 personnes interpellées.
Sobrement intitulé « Affaires marquantes », ce document de sept pages diffusé dans le cadre du plan national de lutte contre les stupéfiants ne recense que les principaux dossiers traités par l’Ofast avec le concours des services de police judiciaire locaux et de la DNRED, sans oublier la DEA et le MAOC-N.
En creux, ce document révèle l’ampleur d’un phénomène dont on perçoit mal comment les opérations « Place nette XXL », mobilisant des milliers de policiers et gendarmes dans les quartiers sensibles, pourraient, seules, venir à bout.
Face à la recrudescence des incidents et au manque de personnel pour y répondre, la Chancellerie propose de développer les alternatives aux poursuites pour quasiment toutes les infractions disciplinaires.
Pour Gérald Darmanin : « Sur le plan national, les opérations anti-drogues continuent à produire énormément d’effets : nous sommes à 1.738 interpellations, 150 kilos de drogues saisis (…), 2,4 millions d’euros et plus de 20.000 gendarmes et policiers mobilisés »
Pourtant une source policière pointait jeudi auprès de 20 Minutes « une opération de communication. »
Pour les policiers spécialisés, ces résultats « sont dérisoires » et ces opérations « n’auront pas d’effets » sur les gros trafiquants de drogue.
Pour un enquêteur chevronné:
» Là, ce qu’on fait, c’est du travail pour rassurer la population en essayant de mettre du bleu dans la rue. Ils font ces opérations qui n’auront pas d’effets la plupart du temps. La nature ayant horreur du vide, les points de vente vont être repris, les réseaux vont se reconstituer la semaine prochaine ou celle d’après «
Stéphanie Cherbonnier, la patronne de l’OFAST, reste bien silencieuse !
Gérald Darmanin s’est pourtant félicité samedi de ses opérations anti-drogues, baptisées « Place nette XXL », qui produisent selon lui « énormément d’effets » et vont se poursuivre en France, malgré les réserves d’acteurs de terrain.
« Nous allons continuer ces opérations anti-drogue », a-t-il ajouté.
Depuis l’automne 2023, les opérations « place nette » qui ont pour but de « reconquérir les territoires » face aux délinquants se multiplient. La localisation de ces opérations montre que ce ne sont pas que les grandes villes qui sont concernées par les trafics de stupéfiants, mais l’ensemble de l’Hexagone.
Il y a désormais la version XXL
Depuis le milieu du mois de mars, les autorités montrent les muscles avec des opérations « place nette » de grande envergure menées d’abord à Marseille, puis cette semaine à Lyon, Lille, en région parisienne, mais aussi à Dijon et Clermont-Ferrand. Des opérations de lutte contre le trafic de stupéfiants de grande ampleur « que nous avons préparées pendant des mois pour taper très fort », selon les mots du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.
Il y a aussi la version quotidienne avec ces quelque 150 opérations menées depuis novembre 2023. En date de février 2024, le bilan de ces interventions fait état de plus de 1.270 interpellations et plus de deux tonnes de drogue saisies. Et ce ne sont pas que les très grandes agglomérations qui sont ciblées. Poitiers, Besançon, Pau, Béziers, Montargis, et plus récemment Limoges ont aussi été concernées par ces opérations dont l’objectif affiché est « de ne laisser aucun répit aux délinquants ».
« Aucun territoire épargné »
Cette multiplication des opérations conjointes de police et de gendarmerie sur les points de deal montre que le trafic de drogue s’est répandu sur l’ensemble de l’Hexagone, n’épargnant aucune zone.
« Aucun territoire n’est épargné. Il y a des consommateurs partout donc il y a des points de vente partout », confirme Stéphanie Cherbonnier, la patronne de l’Ofast, l’office anti-stupéfiants créé en 2019.
« Il y a de la drogue partout », appuie la colonelle Marie-Laure Pezant, porte-parole de la gendarmerie. « Il faut avoir en tête que le trafic n’est pas que sur un quartier, il a une ramification qui est nationale, internationale. » Sur la zone contrôlée par la gendarmerie, qui inclut les villesde moins de 20.000 habitants, il y a eu 1.157 personnes interpellées dans le cadre des opérations « place nette » depuis l’automne dernier.
Alexandre Feltz, adjoint à la maire de Strasbourg en charge de la santé publique et environnementale, a annoncé mercredi sur France Bleu Alsace être « favorable » à une expérimentation locale de la légalisation du cannabis récréatif, ce qui doit être chose faite en Allemagne à compter du 1er avril prochain.
Après la Seine-Saint-Denis, la Bourgogne, le Nord et Marseille, la commission d’enquête sur les narcotrafics s’est rendue à Valence dans la Drôme, ce 28 mars 2024. Une ville moyenne, théâtre de violences récurrentes liées aux trafics de drogues comme il y en a de plus en plus dans le pays.
Valence n’a pas été choisie au hasard. Depuis trois ans, les habitants tentent d’interpeller sur ce qu’ils décrivent comme « un climat de guerre ». Règlements de compte, trafic de stupéfiants, guerres entre quartier, et surtout fusillades récurrentes, minent le quotidien des quartiers classés politique de la Ville de Valence, principalement Fontbarlettes et le Plan.
Ce phénomène de villes moyennes touché par des phénomènes de violence d’une intensité inédite concerne de plus en plus de communes, selon la commission d’enquête du Sénat sur l’impact du narcotrafic en France.
Créée en novembre 2023, cette commission d’enquête fait étape dans la Drôme, car le département a été fortement frappé avec quatre meurtres en quelques jours à Valence en 2023.
Ce sont 6 opérations anti-drogue « Place nette XXL » qui sont en cours à Paris (dont la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine), Marseille, Lyon, Lille, Clermont-Ferrand et Dijon. Elle ont donné lieu à 867 interpellations jusqu’à présent et à la saisie de nombreuses armes et d’importants moyens financiers.
On ne lâche rien.
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Se están llevando a cabo seis operaciones antidrogas “Place Net XXL” en París (incluidos Seine-Saint-Denis y Hauts-de-Seine), Marsella, Lyon, Lille, Clermont-Ferrand y Dijon. Hasta ahora han dado lugar a 867 detenciones y a la incautación de numerosas armas e importantes recursos financieros. No nos rendimos.
وتجري الآن ست عمليات لمكافحة المخدرات تحت عنوان « Place Net XXL » في باريس (بما في ذلك سين سان دوني وأوت دو سين)، ومرسيليا، وليون، وليل، وكليرمون فيران، وديجون. وأدت إلى اعتقال 867 شخصًا حتى الآن والاستيلاء على أسلحة عديدة وموارد مالية كبيرة.
نحن لا نستسلم.
Six “Place Net XXL” anti-drug operations are underway in Paris (including Seine-Saint-Denis and Hauts-de-Seine), Marseille, Lyon, Lille, Clermont-Ferrand and Dijon. They have led to 867 arrests so far and the seizure of numerous weapons and significant financial resources. We don’t give up.
Sei operazioni antidroga “Place Net XXL” sono in corso a Parigi (tra cui Seine-Saint-Denis e Hauts-de-Seine), Marsiglia, Lione, Lille, Clermont-Ferrand e Digione. Finora hanno portato a 867 arresti e al sequestro di numerose armi e ingenti risorse finanziarie. Non ci arrendiamo.