Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — marcfievet@live.fr — 33 (0) 6 84 30 31 81
Constitué de filatures, d’écoutes, de surveillances, le minutieux travail de l’OFAST est « indispensable à la lutte contre la criminalité organisée et particulièrement le narcotrafic », selon l’Association de police judiciaire. J’ajouterai la DNRED !
Le groupe dénonce par ailleurs la « focalisation de l’action publique sur la petite délinquance », qui pousserait à « l’absorption des petits groupes criminels par de plus grosses organisations mieux structurées et plus résilientes ».
Dans le même temps des exploits de notre Don Quichote de Beauvau, pour le seul mois de février,l’OFAST et la DNRED tapaient ou faisaient taper plus de 9 tonnes de cocaïne, 3,9 tonnes de résine de cannabis, 50 kilos de drogue de synthèse, 40 kilos d’héroïne, 86 armes, 24 véhicules, 1,4 million d’euros saisis – et 345 personnes interpellées.
Sobrement intitulé « Affaires marquantes », ce document de sept pages diffusé dans le cadre du plan national de lutte contre les stupéfiants ne recense que les principaux dossiers traités par l’Ofast avec le concours des services de police judiciaire locaux et de la DNRED, sans oublier la DEA et le MAOC-N.
En creux, ce document révèle l’ampleur d’un phénomène dont on perçoit mal comment les opérations « Place nette XXL », mobilisant des milliers de policiers et gendarmes dans les quartiers sensibles, pourraient, seules, venir à bout.
Face à la recrudescence des incidents et au manque de personnel pour y répondre, la Chancellerie propose de développer les alternatives aux poursuites pour quasiment toutes les infractions disciplinaires.
Pour Gérald Darmanin : « Sur le plan national, les opérations anti-drogues continuent à produire énormément d’effets : nous sommes à 1.738 interpellations, 150 kilos de drogues saisis (…), 2,4 millions d’euros et plus de 20.000 gendarmes et policiers mobilisés »
Pourtant une source policière pointait jeudi auprès de 20 Minutes « une opération de communication. »
Pour les policiers spécialisés, ces résultats « sont dérisoires » et ces opérations « n’auront pas d’effets » sur les gros trafiquants de drogue.
Pour un enquêteur chevronné:
» Là, ce qu’on fait, c’est du travail pour rassurer la population en essayant de mettre du bleu dans la rue. Ils font ces opérations qui n’auront pas d’effets la plupart du temps. La nature ayant horreur du vide, les points de vente vont être repris, les réseaux vont se reconstituer la semaine prochaine ou celle d’après «
Stéphanie Cherbonnier, la patronne de l’OFAST, reste bien silencieuse !
Gérald Darmanin s’est pourtant félicité samedi de ses opérations anti-drogues, baptisées « Place nette XXL », qui produisent selon lui « énormément d’effets » et vont se poursuivre en France, malgré les réserves d’acteurs de terrain.
« Nous allons continuer ces opérations anti-drogue », a-t-il ajouté.
Depuis l’automne 2023, les opérations « place nette » qui ont pour but de « reconquérir les territoires » face aux délinquants se multiplient. La localisation de ces opérations montre que ce ne sont pas que les grandes villes qui sont concernées par les trafics de stupéfiants, mais l’ensemble de l’Hexagone.
Il y a désormais la version XXL
Depuis le milieu du mois de mars, les autorités montrent les muscles avec des opérations « place nette » de grande envergure menées d’abord à Marseille, puis cette semaine à Lyon, Lille, en région parisienne, mais aussi à Dijon et Clermont-Ferrand. Des opérations de lutte contre le trafic de stupéfiants de grande ampleur « que nous avons préparées pendant des mois pour taper très fort », selon les mots du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.
Il y a aussi la version quotidienne avec ces quelque 150 opérations menées depuis novembre 2023. En date de février 2024, le bilan de ces interventions fait état de plus de 1.270 interpellations et plus de deux tonnes de drogue saisies. Et ce ne sont pas que les très grandes agglomérations qui sont ciblées. Poitiers, Besançon, Pau, Béziers, Montargis, et plus récemment Limoges ont aussi été concernées par ces opérations dont l’objectif affiché est « de ne laisser aucun répit aux délinquants ».
« Aucun territoire épargné »
Cette multiplication des opérations conjointes de police et de gendarmerie sur les points de deal montre que le trafic de drogue s’est répandu sur l’ensemble de l’Hexagone, n’épargnant aucune zone.
« Aucun territoire n’est épargné. Il y a des consommateurs partout donc il y a des points de vente partout », confirme Stéphanie Cherbonnier, la patronne de l’Ofast, l’office anti-stupéfiants créé en 2019.
« Il y a de la drogue partout », appuie la colonelle Marie-Laure Pezant, porte-parole de la gendarmerie. « Il faut avoir en tête que le trafic n’est pas que sur un quartier, il a une ramification qui est nationale, internationale. » Sur la zone contrôlée par la gendarmerie, qui inclut les villesde moins de 20.000 habitants, il y a eu 1.157 personnes interpellées dans le cadre des opérations « place nette » depuis l’automne dernier.
Alexandre Feltz, adjoint à la maire de Strasbourg en charge de la santé publique et environnementale, a annoncé mercredi sur France Bleu Alsace être « favorable » à une expérimentation locale de la légalisation du cannabis récréatif, ce qui doit être chose faite en Allemagne à compter du 1er avril prochain.
Après la Seine-Saint-Denis, la Bourgogne, le Nord et Marseille, la commission d’enquête sur les narcotrafics s’est rendue à Valence dans la Drôme, ce 28 mars 2024. Une ville moyenne, théâtre de violences récurrentes liées aux trafics de drogues comme il y en a de plus en plus dans le pays.
Valence n’a pas été choisie au hasard. Depuis trois ans, les habitants tentent d’interpeller sur ce qu’ils décrivent comme « un climat de guerre ». Règlements de compte, trafic de stupéfiants, guerres entre quartier, et surtout fusillades récurrentes, minent le quotidien des quartiers classés politique de la Ville de Valence, principalement Fontbarlettes et le Plan.
Ce phénomène de villes moyennes touché par des phénomènes de violence d’une intensité inédite concerne de plus en plus de communes, selon la commission d’enquête du Sénat sur l’impact du narcotrafic en France.
Créée en novembre 2023, cette commission d’enquête fait étape dans la Drôme, car le département a été fortement frappé avec quatre meurtres en quelques jours à Valence en 2023.
Ce sont 6 opérations anti-drogue « Place nette XXL » qui sont en cours à Paris (dont la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine), Marseille, Lyon, Lille, Clermont-Ferrand et Dijon. Elle ont donné lieu à 867 interpellations jusqu’à présent et à la saisie de nombreuses armes et d’importants moyens financiers.
On ne lâche rien.
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Se están llevando a cabo seis operaciones antidrogas “Place Net XXL” en París (incluidos Seine-Saint-Denis y Hauts-de-Seine), Marsella, Lyon, Lille, Clermont-Ferrand y Dijon. Hasta ahora han dado lugar a 867 detenciones y a la incautación de numerosas armas e importantes recursos financieros. No nos rendimos.
وتجري الآن ست عمليات لمكافحة المخدرات تحت عنوان « Place Net XXL » في باريس (بما في ذلك سين سان دوني وأوت دو سين)، ومرسيليا، وليون، وليل، وكليرمون فيران، وديجون. وأدت إلى اعتقال 867 شخصًا حتى الآن والاستيلاء على أسلحة عديدة وموارد مالية كبيرة.
نحن لا نستسلم.
Six “Place Net XXL” anti-drug operations are underway in Paris (including Seine-Saint-Denis and Hauts-de-Seine), Marseille, Lyon, Lille, Clermont-Ferrand and Dijon. They have led to 867 arrests so far and the seizure of numerous weapons and significant financial resources. We don’t give up.
Sei operazioni antidroga “Place Net XXL” sono in corso a Parigi (tra cui Seine-Saint-Denis e Hauts-de-Seine), Marsiglia, Lione, Lille, Clermont-Ferrand e Digione. Finora hanno portato a 867 arresti e al sequestro di numerose armi e ingenti risorse finanziarie. Non ci arrendiamo.
Durant le mois de mai 2016, la justice a eu affaire à deux histoires de grands flics qui flirtent avec la légalité, deux histoires d’indics, deux histoires qui posent question du lien trouble entre policiers et voyous.
Michel Neyret, icône déchue de la PJ lyonnaise dont il fut le numéro 2, comparaît depuis le lundi 2 mai au tribunal correctionnel de Paris pour s’expliquer sur les relations incestueuses qu’il a entretenues avec ses informateurs.
Un autre grand flic l’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) François Thierry est soupçonné d’avoir laissé entrer en France plusieurs dizaines de tonnes de cannabis ces dernières années, d’après une enquête publiée le 23 mai par le quotidien Libération. En cause, la proximité de François Thierry avec le trafiquant de drogue Sofiane H., un des » indics » de l’Office. Entre 2010 et 2015, il aurait laissé son indic, le principal trafiquant de cannabis en France à la tête du « troisième plus grand réseau de drogue » en Europe, la connivence va loin puisque la femme de François Thierry était l’avocate de Sofiane Hambli. Le puissant policier avait recruté en personne Sofiane Hambli et lui a permis d’importer de grandes quantités de drogue en « livraison surveillée ». Cette technique, légale, permet à la police de laisser passer des stupéfiants sur le sol français afin de remonter une filière pour la démanteler.
Sauf qu’en l’espèce, le réseau mis en place par le trafiquant/indic n’a jamais été inquiété… contrairement à ceux de ses concurrents.
Sauf que depuis 2004, et la loi Perben II, le recours aux indics est encadré, ni un policier seul ni même une équipe d’enquêteurs ne peut en principe gérer seul son indic. Tous doivent désormais être répertoriés dans un fichier central.
Seulement pour démanteler un réseau, peut-on se contenter de la légalité ? Ne doit-on pas forcement user de techniques à la limite de la Loi ? Et cette zone trouble est-elle L’efficacité doit-elle primer sur le droit ? Les invités d’Arnaud Ardoin en débattent ce soir de 19h30 à 20h30 dans l’émission Ça vous regarde sur LCP.
Dominique Perben, ancien Garde des sceaux et aujourd’hui avocat.
Emmanuel Fansten, journaliste à Libération, auteur de l’enquête.
Gilbert Collard, avocat, député RBM-FN du Gard et Secrétaire Général du Rassemblement Bleu Marine, auteur du livre » Les dérives judiciaires : et si ça vous arrivait ? » Paru aux Editions Eyrolles .
Marc Fievet, ancien infiltré des douanes françaises, inscrit sous le matricule » NS 55 DNRED « , auteur des livres » Infiltré au coeur de la mafia » paru aux Editions Hugo Doc, et » Gibraltar « , paru aux Editions Michel Lafon.
Alors que nos ‘grands médias mainstream’ comme d’ailleurs toutes nos régaliennes (DNRED – Justice – Préfecture maritime et Justice) ont tu le fait qu’après la saisie de plus de 10 tonnes de coke par la Marine nationale française dans le Golfe de Guinée, l’équipage et le bateau pêche ont été relâché sans autre forme de procès, c’est Le Monde qui nous informe que le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, AKA ‘L’éradiqueur’ a annoncé que « plusieurs » nouvelles opérations « place nette XXL » contre le trafic de drogue allaient être lancées en France lundi 25 mars.
Gérald de Beauvau avait pour objectif de faire ‘interpeller 850 personnes‘…Soyons certains que nos FDO feront le nécessaire pour combler le ministre.
« Nous avons un objectif de 850 personnes à interpeller, nous sommes à peu près à un quart de cet objectif » « Notre travail collectif c’est de montrer à tous les habitants, et surtout à ceux des quartiers populaires que la sécurité c’est pour eux. D’autres opérations de ce type seront menées dans plusieurs autres agglomérations dans les jours et les semaines qui viennent ».
Y aura-t-il égalité de traitement et d’application de cette nouvelle mesure?
Peut-on espérer des test salivaires pour les gueux, les travailleurs, les habitants des quartiers et banlieues chics et à la sortie des ministères, de l’Assemblée nationale et du Sénat?
C’est EUROPE 1 qui revient sur cette opération « place nette » annoncée comme « XXL » à Marseille.
Selon la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, près de 120 personnes ont été interpellées et environ 22 kg de stupéfiants ont été saisis après trois jours d’opération.
Mais alors, comment ramener la paix à Marseille ou dans d’autres villes ?
Une partie de la réponse est entre les mains des enquêteurs de police judiciaire qui a perdu son autonomie, en fusionnant avec les Sûretés départementales (de la Sécurité Publique) dans la filière dite « police judiciaire ». Il est donc possible, pour les Directeurs Départementaux de la Police Nationale, de « ventiler » les effectifs en fonction de l’actualité immédiate et des priorités politiques du gouvernement : la répression du trafic de cannabis au pied des immeubles au lieu de celle contre les filières internationales de « drogues dures ».
Leur travail est aujourd’hui quasi-impossible.
D’un côté, les 600.000 euros de budget annuel pour l’office anti-stupéfiants, l’OFAST. De l’autre, les 3 milliards d’euros de chiffres d’affaires du trafic de drogue chaque année en France.
Quand l’État français débourse un tout petit euro pour lutter contre les organisations criminelles, le stupéfiant en rapporte 5.000.
Deuxième constat, l’État de droit ne permet pas aux services de police de démanteler en profondeur les structures criminelles.
Des enquêteurs qui, même lorsqu’ils sont tatillons, se heurtent quotidiennement au mur de la coopération judiciaire, à sa lenteur, à la concurrence inter-services et à la diplomatie.
Les services de renseignement savent parfaitement où se trouvent les 20 plus gros narcotrafiquants français. Ils sont stationnés à Dubaï, en Thaïlande et au Maroc. Bien au fait de l’impuissance de l’État français à l’extérieur de ses frontières.
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Le nombre d’anomalies ‘Juridico-administratives’ constatées en France où des magistrats ont perdu tout sens du discernement remettant en liberté des narcotrafiquants pour respecter des textes abscons et contradictoires du Dalloz, faisant le jeu indirectement de la montée du narco-business.
Souvenons-nous de cette affaire à Toulouse:
L’article 67 bis du code des Douanes autorise bien le travail de taupes mais cette sorte d’opération ne vaut devant les tribunaux qu’à la condition expresse que toutes les autorisations, y compris celle de la chancellerie, figurent dans la procédure pénale.
par Yann Bisiou, universitaire et spécialiste du droit des addictions
A défaut de les éradiquer totalement, les opérations anti-drogue ont tout de même le mérite de désorganiser un peu ces réseaux, même si derrière, les choses se remettent vite en place.
Quel serait le moyen le plus efficace de gagner cette guerre conter les trafiquants ?
On vous pose la question ce matin, et on l’a aussi posée à Yann Bisiou, universitaire et spécialiste du droit des addictions.
Le maire de Reims souhaite un « véritable débat » sur la question de la légalisation du cannabis. Il demande aussi plus de fermeté vis-à-vis des trafiquants de drogue.
« Je veux bien que l’on continue avec la politique la plus répressive en Europe mais on voit aujourd’hui les limites et cela ne donne pas des solutions ou des résultats positifs pour la population et pour nos concitoyens »
Isabelle Fort fait un constat amer. «Nous sommes en train de perdre la guerre contre les trafiquants à Marseille», estime la responsable du pôle criminalité organisée du parquet de Marseille.
Une consommation banalisée
Au cours de leurs auditions, les sénateurs ont identifié une dernière problématique. «Il y a un sujet évident qui tient à la consommation, affirme le président de la commission d’enquête parlementaire Jérôme Durain. Beaucoup des consommateurs n’ont pas le sentiment d’être dans un acte de transgression».
Selon des statistiques de la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, 53.000 amendes forfaitaires délictuelles ont été dressées depuis leur création dans le département, soit 13 % du volume national.
Une situation qui interroge le président de la commission d’enquête. «On nous a dit que les consommateurs avaient du sang sur les mains, rappelle le sénateur socialiste. Il faudra à un moment donné qu’on choisisse. Soit on considère que la consommation de drogue, finalement, c’est illégal, et on respecte cet interdit. Soit on s’accommode d’une forme de tolérance morale.» Une réflexion qui sera nul doute au cœur du rapport que les sénateurs rendront en mai prochain.
«Le constat que l’on partage tous, c’est que les politiques publiques ont été un échec depuis des années sur notre territoire», regrette Hassen Hammou. Le cofondateur du collectif Trop jeune pour mourir, auditionné par les sénateurs, appelle notamment à «rééquiper les centres sociaux qui sont aujourd’hui en perte de moyens et sont quand même, avec l’école, les derniers acteurs présents sur nos territoires» ou encore «repenser les questions d’habitat indigne, remettre de la vie et du service public là où il n’y en avait plus». «Cela ne paraît rien mais c’est tout, c’est ce qui est propice à l’organisation et à l’installation du trafic dans nos cités», estime celui qui est par ailleurs porte-parole d’EELV en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
«Nos quartiers aujourd’hui sont en ruines, rappelle Katia Yacoubi, membre également du collectif Trop jeune pour mourir. Ces jeunes, on les voit comme des voyous, comme des assassins, certains d’entre eux le sont devenus mais ils ne sont pas nés comme ça». «Il n’existe pas d’argent facile, martèle Hassen Hammou. Cet argent-là n’est pas facile. La plupart des petites mains du trafic ne sont plus attirées par l’appât du gain. Ils sont payés 50 euros pour guetter. Ce trafic est plus pour certains une question de survie, quand on sait que 70 % des jeunes n’ont pas le bac dans les quartiers nord et que dans un quartier comme La Castellane, 60 % des habitants sont au chômage.»
Devant les sénateurs, pour la première fois depuis sa nomination, Nicolas Bessone évoque publiquement et avec fatalité ce phénomène. «On commence à avoir de plus en plus de problèmes de corruption de fonctionnaires de police», déplore le procureur de la République de Marseille. «Sur cette corruption de basse intensité, il faut être clair : la bataille est perdue», insiste Nicolas Bessone.
Nicolas Bessone appelle donc à augmenter les moyens de la justice, et de la police, pour poursuivre la lutte contre le trafic de drogue à Marseille. « Les moyens ont été renforcés, souligne-t-il. Ce n’est pas suffisant, il faut renforcer évidemment les services de police, le tribunal judiciaire de Marseille. Mais il faut également des évolutions législatives pour nous donner un corpus juridique qui nous permette de lutter contre ce phénomène très, très important. »
Et à ce titre, il demande des tribunaux spéciaux pour juger les trafiquants de drogue, qui peuvent faire pression sur les jurés.
« La difficulté, c’est que ces faits qui sont liés à de la menace, de la terreur, sont jugés par des cours d’assises ordinaires, pointe le procureur de la République de Marseille. Des jurés populaires rendent la justice dans un contexte de menace, de terreur, et cela ne nous semble plus adapté. Qui penserait faire juger encore aujourd’hui par des jurés populaires des actes de terrorisme? Ce sont des magistrats spécialisés, investis, payés pour ça. Nous appelons à une évolution législative pour prendre en compte ce phénomène particulier. »
En face, les narcotrafiquants n’hésitent pas à tenter de corrompre. « Les moyens financiers de ces organisations sont illimités, déplore Nicolas Bessone. Malheureusement, chaque homme a un prix. Nous avons des enquêtes en cours. Des fonctionnaires de police et de l’administration pénitentiaires sont approchés, menacés, voire achetés. »
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Et tout ce beau monde inquiet, l’ai-je entendu dans ces affaires qui démontrent l’incohérence de la justice et des administrations régaliennes ?
Comment ne pas relire cette lettre adressée à Thierry COLOMBIE, chercheur associé au CNRS, chargé d’une recherche sur les stratégies nationales et transnationales des organisations criminelles françaises sous l’égide de l’I.H.E.S.I. sous la direction de Michel SCHIRAY, directeur de recherches au CNRS-CIRAD/EHESS, qui n’arrivait pas à obtenir un droit à communiquer avec moi.
Votre courrier du 21 janvier m’informant que vous n’aviez pas encore obtenu l’autorisation de me rencontrer auprès de la cellule de l’A.P., ne fait que démontrer que la teneur de mon dernier courrier du 25 mars 2004 (Réf : NS55 065-03-VAL-3448), qui vous faisait part de ma non surprise des difficultés que vous rencontriez pour obtenir le droit à me rencontrer, souhaité dès le 20 octobre 2003, n’était que la réalité. Je vous écrivais alors que la pénitentiaire jouait avec vous la carte du pourrissement. L’arbitraire de la hiérarchie pénitentiaire locale empêtrée dans ses seuls et uniques soucis de carrière sans vagues fait qu’elle s’opposera toujours à la possibilité que vous pouviez m’offrir d’aborder avec vous la réalité des organisations criminelles globalisantes bien avant la prise de conscience de nos décideurs. Il faut préciser que nos fonctionnaires sont avant tout des spécialistes du sur place et de la non-directive, démontrant un art consommé de renvoyer à d’autres des décisions qu’ils sont habilités à prendre, ne retrouvant un pouvoir décisionnel que pour ouvrir des parapluies, des ombrelles et d’autres parasols, lorsque ce ne sont pas des chapiteaux de cirque qu’ils trouvent alors toujours disponibles pour se protéger d’éventuelles retombées tellement nuisibles à une trajectoire parfaite ! Ah ! La carrière ne fait pas bon ménage avec la vérité, autre que l’administrative qu’ils façonnent comme bon leur semble ; définitivement, la vérité n’est pas leur tasse de thé!
Depuis, le 18 janvier 2005, j’ai été mis dans une zone spéciale, de type « Guantanamo de probation », donc sans recours, avec un régime de détention de type « Maison d’arrêt » après plus de dix ans de prison et ce, dans le seul but de m’empêcher de pouvoir m’exprimer, ne serait-ce qu’avec ma famille, sur l’ensemble de mon dossier. Les scrupuleux petits engrenages locaux m’ayant comparé au trop célèbre Carlos, le terroriste, qui avait pu en son temps donner un interview à des journalistes, et généré des retombées d’aigreurs ministérielles pour la hiérarchie locale du Centre de détention de Saint Maur où Ramirez Sanchez était incarcéré, n’ont pu supporter que mon fils soit venu le 15 janvier dernier me poser des questions pour répondre à une équipe d’investigation de la Télé qui le filma à sa sortie de ce centre de détention. Ils ont supputé, imaginé, pensé et supposé que je pouvais répondre directement à un interview journalistique organisé…
Ne seraient-ils capables d’ « intelligence » que pour se protéger, mais jamais pour réinsérer! Donc, je n’ai plus droit qu’à deux appels de dix minutes par semaine sous la bienveillante écoute des fonctionnaires locaux, et, vous comprendrez que je réserve ceux-ci exclusivement à mon épouse.
Alors, vous pouvez imaginer, donner à un chercheur du CNRS, parfaitement identifié, agissant dans le cadre d’une recherche placée sous l’égide de l’IHESI, le droit à me questionner par une autorisation à me visiter… Ils continueront à la refuser. C’est plus confortable.
Plutôt que de faire une étude sur la criminalité internationale, pourquoi ne pas vous intéresser au narcotrafic établi dans les prisons françaises et qui se développent en toute impunité ? Croyez-moi, le volume de produits illicites qui est nécessaire pour permettre de satisfaire la consommation de ces centres de désinsertion sur l’ensemble du territoire, est impressionnant, mais, là encore, même pour une étude de ce type, je pense que vous ne pourrez pénétrer ces zones interdites !
Merci de faire savoir à Michel SCHIRAY, votre directeur de recherches au CNRS, la réalité des difficultés insurmontables que vous éprouvez. Patienter plus de 16 mois pour obtenir un droit de visite est un délai qualifiable de « soviétique », mais d’une administration qui refuse de pratiquer la transparence intra-muros, ce n’est pas surprenant!
Et une condamnation, par J. Frédéric Arsenault, un juge connu pour son addiction au gin et ivre lors du prononcé d’une sentence à perpétuité dans un tribunal provincial, obtenue pour compenser des frais disproportionnés engagés par la Gendarmerie Royale Canadienne en réalisant la vente du navire Pacifico.
Saisie illégale rendue possible par un juge corrompu!
Narcotrafic : devant les sénateurs, Roberto Saviano dresse un portrait détaillé des mafias européennes
À l’écran, depuis Rome, où il s’adresse aux sénateurs français à travers un écran, on ne voit rien du dispositif de sécurité qui entoure Roberto Saviano : des voitures blindées et sept gardes du corps qui l’accompagnent au quotidien. Il ne montre que son visage, avec son crane rasé et sa barbe poivre et sel.
Et oui, les sénateurs français préfèrent écouter Saviano…
Pourtant Saviano n’est qu’un astucieux bonimenteur qui sait réécrire les faits pour satisfaire ses amis policiers italiens.
C’est dans « Zéro, zéro, zéro » que j’ai pu le constater
Bizarre que dans ce pays, la parole ne soit donnée qu’à des journalistes qui ont entendu, interprété voire été manipulés au lieu d’entendre les infiltrés. Par peur de la réalité sans doute.
Surprenant que mes déclarations devant le député Arnaud Montebourg lors de l’enquête sur le blanchiment aient fait ‘pschitt’.
Dormez en paix mes chers « gueux », vos « dirigeants » pourront en toute quiétude continuer à vous berner pour mieux vous tondre.