FRANCE 🇫🇷 (Douane française) : l’énarque, inspecteur des finances, Florian Colas, deviendra-t-il le patron de la DNRED ?

C’est Florian COLAS,  directeur de cabinet au Ministère délégué chargé des comptes publics qui devrait prendre les manettes de la DNRED à la suite de la douanière Corinne Cleostrate.

Il arriverait à ce poste prestigieux à la suite de Jean Henri Hoguet, Joseph Le Louarn, Bernard Pouyanné, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Guy Gouin, Jean Paul Garcia les prédécesseurs de Corinne Cleostrate, naturellement tous douaniers de formation et au fait de la réglementation douanière.

Contrairement à la tradition, il est surprenant de constater que ce ne soit pas un douanier qui arrive à la tête de ce service. Doit-on en conclure qu’aucun cadre supérieur de la Douane ne pouvait prétendre à diriger ce prestigieux service ?

000000

BELGIQUE 🇧🇪 (narco-communication) : les messages décryptés de SKY ECC donnent un aperçu unique du fonctionnement des organisations criminelles

La cryptocommunication est un terme général qui désigne les communications cryptées – par exemple via des cryptophones – qui sont massivement utilisées par ces organisations, qui sont prêtes à payer beaucoup pour protéger leurs communications de la police et de la justice.

persconferentie operatie Sky Dans un dossier du parquet fédéral, plus de 200 perquisitions ont été menées et 48 personnes ont été privées de liberté et emmenées pour audition. Cela  dans le cadre d’un dossier du parquet fédéral dirigé par un juge d’instruction du tribunal de première instance d’Anvers, division Malines. Cette enquête a été initiée par la police judiciaire fédérale (PJF), et plus particulièrement la PJF d’Anvers. Elle concerne une organisation criminelle soupçonnée de fournir intentionnellement des téléphones cryptés au milieu criminel.

Le dossier a été ouvert fin 2018 à la suite de plusieurs enquêtes menées dans toute la Belgique au cours de ces dernières années. Il a été constaté que les membres d’organisations criminelles utilisaient de plus en plus souvent des « cryptophones » [1]

En Belgique, avant cette opération, environ 185 de ces téléphones avaient déjà été saisis dans différents dossiers. Ces GSM étaient équipés du logiciel de cryptage de SKY ECC, une société opérant depuis le Canada et les États-Unis.

Sur les appareils fournis par SKY ECC, toutes les applications sont bloquées sauf celles de SKY ECC elle-même. Grâce à cette application, seuls des messages cryptés, écrits ou enregistrés, et des photos peuvent être envoyés et reçus, et uniquement à destination et en provenance d’un autre utilisateur d’un téléphone SKY ECC.

Il n’est pas possible de faire autre chose avec ces appareils, comme par exemple envoyer des SMS, passer des appels téléphoniques (sauf en cas d’appel d’urgence), etc…

Lors de la saisie d’un tel téléphone, il s’est avéré techniquement impossible d’en retirer des informations. Autrement dit, les contacts, le contenu des messages et l’historique du téléphone n’ont pas pu être retrouvés.

L’objectif des services offerts par SKY ECC semble donc être de rendre la détection par la police et les poursuites judiciaires aussi difficiles que possible.

L’organisation dispose d’un contrôle total qui permet de fournir des services à distance. Elle utilise sa propre infrastructure, des serveurs privés et ses propres cartes SIM.

Ainsi, par exemple, il est prévu d’effacer automatiquement toutes les données contenues dans le téléphone après une certaine période de non-utilisation ou en cas de saisie par la police.

SKY ECC semble refuser toute coopération avec les autorités policières ou judiciaires et adapter son site Web et ses services en fonction des résultats des enquêtes judiciaires menées dans le monde entier.

Le prix d’un téléphone SKY est de 800 à 2.200 euros /6m.

Étant donné que les services fournis par l’organisation semblent être de nature quasi exclusivement criminelle, le parquet fédéral a décidé fin 2018 d’ouvrir une information contre SKY ECC et contre les personnes qui mettent ces téléphones à la disposition du milieu criminel. En juin 2019, un juge d’instruction a été saisie.

Quelques chiffres

A travers la planète, on compte environ  171.000 téléphones SKY ECC en service ; principalement en Europe, en Amérique du Nord, dans certains pays d’Amérique centrale et latine (essentiellement en Colombie) et au Moyen-Orient. Chaque mois, environ 70.000 de ces téléphones communiquent activement sur le réseau SKY ECC.

Il est frappant de constater qu’environ 25% des utilisateurs actifs de ces téléphones se trouvent en Belgique (6.000) et aux Pays-Bas (12.000).

L’épicentre de l’utilisation de ces téléphones se trouve dans l’arrondissement judiciaire d’Anvers (environ 50%) et plus précisément dans le port et ses environs. Les autres régions qui comptent relativement le plus d’utilisateurs de SKY ECC sont Bruxelles, le Limbourg (zone frontalière), la Flandre orientale, Liège et Charleroi.

Au total, environ 1 milliard de messages cryptés ont été interceptés dans ce dossier, dont près de la moitié ont pu être décryptés à ce jour.

Cette opération a permis d’obtenir une image plus claire et plus détaillée du fonctionnement des organisations criminelles, de leur caractère mondial, de leurs moyens financiers illimités, de leur absence de scrupules et de leur agressivité.

La collaboration avec les Pays-Bas a permis de mettre en commun nos expériences et expertises dans le déchiffrement des messages cryptés.

Comme nous l’avons dit, le dossier été a initialement ouvert par la police judiciaire fédérale d’Anvers. Vu l’ampleur de l’enquête, elle a rapidement reçu le soutien de nombreuses autres directions de la police fédérale. Le Centre de Cybersécurité belge a également fourni une assistance spécialisée en tant qu’expert judiciaire.

La Sûreté de l’État a également collaboré à l’enquête.

Afin d’établir que SKY ECC fournit effectivement des services criminels de manière volontaire, l’enquête s’est attelée à vérifier que les téléphones étaient exclusivement utilisés pour effectuer des communications à des fins criminelles, et cela en pleine connaissance de cause de SKY ECC.

L’enquête a connu différentes phases.

Dans la première phase, les communications cryptées ont été interceptées et stockées. Un travail d’enquête approfondi, une coopération internationale étendue et l’appui d’une expertise particulière ont été mis en œuvre pour trouver un moyen de déchiffrer autant que possible les communications cryptées.

Dans une deuxième phase, le contenu des messages décryptables a été lu en direct pendant environ 3 semaines. Étant donné le nombre considérable de messages, des priorités ont été fixées sur la base de certains critères. Il est en effet impossible de contrôler toutes les communications passées via ces appareils : quelque trois millions de messages sont envoyés chaque jour dans le monde entier. La plus haute priorité a donc été accordée aux messages pouvant présenter un danger de mort (dossiers « live-in-danger »).

Pour gérer ces communications en Belgique, un poste de commandement a été mis en place à la Direction centrale des opérations (DJO) de la police judiciaire fédérale. Et ce, afin de réagir de manière ciblée, rapide et aussi adéquate que possible en cas de détection d’une atteinte urgente, menaçante et grave à l’intégrité physique de personnes. Pour chaque message individuel, il a été examiné comment réagir le plus adéquatement possible.

Lorsqu’il y avait une menace effective pour l’intégrité physique d’une personne, un magistrat fédéral décidait de la manière de réagir.

Outre le suivi des situations de « danger de mort », il a été tenté d’utiliser le contenu des messages de « chat » pour parvenir à d’autres identifications des utilisateurs sélectionnés et pour démontrer ou réfuter la nature criminelle de leurs communications.

Un poste de commandement a pour cela été mis en place par la police judiciaire fédérale d’Anvers.

Si des activités criminelles nécessitant une réaction judiciaire immédiate étaient détectées pendant la phase de lecture en direct, des dossiers distincts étaient ouverts ou des interventions étaient menées.

Cela a notamment conduit à l’interception de plus de 14 tonnes de cocaïne.

Une opération judiciaire simultanée a été exécutée, au cours de laquelle plus  de 200 perquisitions ont été menées, entre autres à Anvers, Bruxelles, Charleroi et Liège.

L’opération en Belgique s’est concentrée sur le démantèlement de l’infrastructure de SKY ECC, sur le démantèlement du réseau de distribution et sur la saisie des avoirs criminels des distributeurs. Plusieurs téléphones SKY ECC ont également été saisis chez les utilisateurs sélectionnés qui ont pu être identifiés.

48 personnes ont été privées de liberté et emmenées pour audition. Le juge d’instruction décidera ultérieurement d’éventuelles comparutions et/ou mandats d’arrêt.

Plus 1,2 million d’euros, 15 armes prohibées, dont six armes à feu, huit véhicules de luxe, trois machines servant à compter l’argent, des uniformes de police et des balises GPS ont été également saisis ce jour.

Au cours des semaines et des mois à venir, de nouveaux dossiers seront créés et des procès-verbaux subséquents seront établis dans les dossiers existants car l’enquête sur l’organisation criminelle SKY ECC a permis de mettre au jour plusieurs nouvelles infractions pénales grâce aux messages de « chat » des utilisateurs identifiés des téléphones SKY ECC.

Ceux-ci seront traités de manière autonome au niveau des différents parquets concernés.

Les utilisateurs des téléphones SKY ECC ne sont pas les seuls visés à cet égard. Les utilisateurs et les organisations du « circuit légal » qui ont aidé les organisations criminelles font également l’objet d’une enquête. Une structure de coordination nationale a été mise en place à cette fin.

A la demande expresse du juge d’instruction, toute personne utilisant un téléphone SKY ECC à des fins légales est priée de se faire connaître au sein de la police fédérale d’Anvers.

L’opération et les moyens déployés par la police (par La police judiciaire fédérale – Directeur général)

La police judiciaire fédérale belge travaille sur cette enquête depuis plus de deux ans.

Les premières mesures prises par notre direction d’Anvers, avec le soutien d’autres services, ont porté sur le décryptage technique des données de télécommunications.

Il y a un mois, nous nous sommes organisés tant à Anvers qu’au niveau de la direction des opérations à Bruxelles afin de lire en permanence un certain nombre de communications. Cette phase, dite « en direct », a nécessité le déploiement quotidien de plus de 120 enquêteurs des différentes PJF et de nos services centraux.

L’opération de grande envergure de ce matin est la première manifestation visible de ce dossier. Il s’agit de la plus grande opération de police judiciaire simultanée jamais menée dans notre pays.

Depuis 5 heures ce matin, 1.400 policiers et policières ont été déployés dans six arrondissements judiciaires différents, conduisant à plus de 200 perquisitions.

En ce qui concerne la capacité déployée, il est question de :

  • plus de 1.000 enquêteurs de la police judiciaire fédérale, provenant de la PJF d’Anvers, mais aussi et même surtout des 14 PJF du pays et des directions centrales, dont l’Office central pour la répression de la corruption.
  • nos unités spéciales DSU, impliquées dans un certain nombre de perquisitions renforcées, et exceptionnellement soutenues par les unités spéciales de la police du Grand-Duché de Luxembourg
  • plus de 300 agents de la police fédérale, dont le corps d’intervention, l’appui aérien et l’appui canin.

Ces collègues sont assistés par certains services d’appui de la police fédérale, sans lesquels une telle opération serait impossible.

Toute l’opération a été conduite opérationnellement depuis un poste de commandement déployé à la PJF d’Anvers et depuis un poste de commandement stratégique à Bruxelles, en parfaite synergie avec le parquet fédéral, le parquet d’Anvers et, évidemment, le juge d’instruction compétent.

Plusieurs enquêteurs travaillent encore sur le terrain au moment où je vous parle.

Outre les résultats communiqués par le parquet fédéral, je suis heureux de pouvoir communiquer que l’opération d’aujourd’hui s’est déroulée sans incident notable.

Je tiens à remercier tous nos collègues pour leur engagement, en cette période de crise sanitaire qui pèse lourdement sur nos policiers.

Depuis ce matin, certaines unités de la police locale sont également présentes pour le maintien de l’ordre public, principalement à Anvers. Ce travail policier intégré doit être salué.

La police judiciaire fédérale – enquête, technologie et renseignements

En substance, la police judiciaire fédérale a aujourd’hui contribué à mettre un terme aux activités d’une entreprise de télécommunications dont nous soupçonnons que les services étaient utilisés par le crime organisé international.

La coopération policière internationale, avec nos a été et reste essentielle pour atteindre ces résultats.

Mais la gestion d’une opération aussi complexe démontre clairement que nos services exigent un très haut degré de spécialisation.

Les organisations criminelles internationales que nous combattons chaque jour utilisent des procédés numériques extrêmement complexes. Ces procédés nous posent des défis techniques et technologiques majeurs.

Les « big data » générées par les nouvelles technologies exigent un plus grand professionnalisme dans la gestion des informations et des renseignements.

L’éventail complet des techniques spéciales de lutte contre la criminalité organisée a dû et devra encore être déployé pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés dans ce domaine. Je pense à nos computer crime units, à l’analyse criminelle, à nos unités spéciales NTSU, et à bien d’autres encore. Ces unités spécialisées soutiennent nos enquêteurs, dont le défi consiste à établir un lien entre le monde virtuel et le monde réel et à comprendre les mécanismes sophistiqués utilisés par la criminalité organisée, par exemple pour blanchir les sommes illégales colossales qui sont générées.

Ce que nous avons découvert et découvrons encore à travers ce dossier exige que nous continuions à développer la police judiciaire fédérale pour répondre aux défis posés par la criminalité organisée, avec le soutien conjoint de nos ministres de l’Intérieur et de la Justice.

Ce dossier démontre que cela est d’une importance cruciale pour la sécurité de nos citoyens et la crédibilité de notre pays.

Police judiciaire fédérale d’Anvers – Directeur judiciaire

Nous assistons à un tournant important dans l’histoire du travail d’enquête. En tant que directeur judiciaire de la PJF d’Anvers, je suis extrêmement fier de ce qui a été réalisé, et je tiens à exprimer mes sincères remerciements à mes collègues via ce forum. Je souhaite remercier tout particulièrement l’équipe restreinte qui a rendu possible le dossier A-Limit. Sans leur persévérance et leurs efforts exceptionnels, il n’y aurait pas eu de dossier ; leur engagement et leur détermination ne peuvent être suffisamment salués.

Le dossier A-Limit est un dossier systémique. L’enquête sur l’organisation criminelle qui semble mettre les cryptophones presque exclusivement à la disposition du milieu criminel, contraint désormais les organisations criminelles à organiser autrement leurs communications. De plus, cela a eu pour effet de nous donner un aperçu du monde hallucinant de l’économie criminelle parallèle. Dans la scène anversoise, nous voyons des targets de premier plan qui dirigent simultanément plusieurs transports de cocaïne ; cela représente des tonnes de cocaïne, des dépôts d’argent hebdomadaires de millions d’euros, des ordres de représailles physiques, la corruption à tous les niveaux de la société, … incroyable !

Ce dossier a également une incidence sur notre manière de travailler en tant que police judiciaire fédérale.

Les défis technologiques, en particulier le décryptage, le traitement des « big data » par les services de renseignement et la conduite d’enquêtes complexes se conjuguent.

Une tâche titanesque nous attend dans les mois à venir : le lancement des centaines d’enquêtes découlant de A-Limit. Mais le dossier crée également une énorme opportunité pour mettre rapidement en œuvre le « nouveau travail d’enquête ».

Procureur du Roi d’Anvers

Grâce à l’enquête sur l’organisation criminelle qui semble mettre des cryptophones à la disposition presque exclusive du milieu criminel, nous avons pu nous faire une idée de la manière dont les criminels opèrent lorsqu’ils discutent quotidiennement de leurs activités qui minent la société.

Grâce notamment au travail acharné du juge d’instruction et de la police judiciaire fédérale, nous sommes parvenus à créer une brèche dans les murs du crime organisé à travers tout le pays. À partir d’aujourd’hui, nous nous engouffrons dans cette brèche, ce tunnel obscur.

Le premier pas, le plus essentiel, a été franchi, mais – ne soyons pas naïfs – le combat est loin d’être gagné, … la criminalité est flexible … cependant, nous pouvons maintenant mener ce combat avec encore plus de connaissances … à armes égales.

Cette enquête montre comment les criminels utilisent abusivement le port d’Anvers comme un parasite. L’économie légale et son infrastructure logistique sont détournées et exploitées de manière abusive. Et nous ne pouvons pas laisser faire, car le port est le moteur de l’économie belge. Le port d’Anvers donne à notre pays du prestige, des opportunités et assure que chaque jour, plus de 142.000 personnes et leurs familles bénéficient d’une source de revenus équitable. En d’autres termes, le port est une infrastructure critique pour notre pays, un domaine de préoccupation très spécifique qui doit être protégé dans notre intérêt général, économique et social.

C’est pourquoi il est nécessaire d’élaborer un plan de sécurité spécifique pour ce port. Une approche spécifique de la sécurité qui est adaptée à la spécificité du port et aux défis et aux besoins qui s’y présentent.

Cela signifie investir dans un ministère public efficace et dans des services de police spécialisés, tant en termes de personnel compétent que de matériel adapté, en particulier dans le domaine de l’intelligence artificielle.

En tant que magistrat de parquet, je me réjouis particulièrement que la figure du procureur portuaire apparaisse explicitement dans la déclaration de politique du ministre de la Justice.

En tant que ministère public, nous ne pouvons évidemment pas mener ce combat seuls. Nous avons besoin de partenaires solides au sein de la chaîne (police spécialisée, douanes, etc.), mais certainement aussi d’un tribunal fort.

Seule une approche intégrée en chaîne, où les informations peuvent être facilement partagées entre les différents partenaires de la chaîne, est la clé du succès.

 

source

000000

FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : Stéphanie Cherbonnier et Corinne Cleostrate de la DNRED vont-elles enfin réellement travailler ensemble ?

Stéphanie Cherbonnier – OFAST

L’Office anti-stupéfiants a permis l’identification de près de 4 000 points de deal, 450 ont été démantelés, mais « Entre connaître des points de deal et conduire des opérations visant à leur démantèlement, ce sont deux étapes différentes, c’est un processus compliqué« , a rappelé Stéphanie Cherbonnier.

Corinne Cleostrate – DNRED

L’objectif de l’Office anti-stupéfiants (Ofast) est de permettre « une meilleure coordination des acteurs chargés de la lutte contre les stupéfiants« , a expliqué à franceinfo sa cheffe Stéphanie Cherbonnier, mercredi 17 mars. Cet office, recomposé en février 2020, a pour but de mener des opérations anti-drogue, notamment pour « éradiquer les points de deal ».

000000

 

FRANCE 🇫🇷 (Douane Française – DNRED) : comment François Auvigne a démontré sa lâcheté dans la gestion du dossier de NS 55 malgré les demandes de Jean Puons, DI DNRED

Comment l’Etat assassine les lanceurs d’alerte (Quatrième partie)

par

Stéphanie Gibaud

De très nombreux citoyens sont victimes du mensonge de nos dirigeants politiques, économiques, financiers, mais aussi administratifs, militaires, sanitaires.

Les lanceurs d’alerte de tous horizons ont prouvé depuis des années que la vérité fait peur, isole. Il est plus simple de détruire les vies de ceux qui agissent avec leur conscience, avec bienveillance pour le bien de la communauté que de proposer des solutions pérennes. Mais les lanceurs d’alerte au sens de la loi Sapin II ne sont pas les seuls à alerter des dysfonctionnements de l’Etat.

lire l’article

000000

FRANCE 🇫🇷 (Drogues) : dans un entretien au Parisien – Aujourd’hui en France, Gérald Darmanin dresse un un bilan positif sur près d’un an d’action contre le trafic de stupéfiants

QUID de la cyber-distribution via Twitter ?

QUID de l’incapacité de nos cyber-services pour supprimer les milliers de propositions de stups, d’armes et d’offres pédocriminelles ?

QUID de l’implantation des nouveaux points de vente ?

QUID du contrôle efficace possible dans nos ports maritimes ?

QUID de l’embouteillage des services judiciaires ?

QUID de l’économie souterraine qui alimente des quartiers défavorisés ?

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

EXTRAITS

de

l’interview cocorico !

Par Jean-Michel Décugis et Damien Delseny

Il y a neuf mois vous avez fait de la lutte contre le trafic de drogue une priorité. Quel est votre bilan ?

Nous sommes en train de regagner le terrain. Et c’est sans précédent. Nous menons la bataille sur deux fronts : l’offre et la demande. L’offre, avec la lutte contre les trafics internationaux, les grossistes et tous les points de deal que nous avons recensés et ciblés, mais aussi en travaillant sur la demande, avec les consommateurs et les amendes forfaitaires délictuelles (AFD) pour usage de stupéfiants (NDLR : 200 euros et une inscription au fichier des antécédents judiciaires).

Cela signifie que la demande reste forte ?

Oui. La preuve, c’est que dans une année 2020 marquée par le confinement et le couvre-feu, les saisies de drogue ont été très importantes.

Est-ce lié, selon vous, à la création de l’Office anti-stupéfiants, l’OFAST ?

Il y a tout un dispositif. Avant, les services travaillaient en silo, l’ OFAST, voulu par le président de la République, c’est la task-force au service d’une mobilisation générale anti-drogue, une DEA (la Drug Enforcement Administration aux Etats-Unis) à la française. Dans chaque département, désormais, une cellule du renseignement opérationnel sur les stupéfiants coordonne l’action. Cela a contribué à démanteler 12622 réseaux l’an dernier.

Vous aviez recensé en septembre 3952 points de deal en France, combien ont été démantelés ?
Quatre cent cinquante. Et nous allons accélérer la cadence.
Justement, ces attaques contre la police vous les attribuez à la lutte contre le trafic de drogue ?
Il y a un lien évident entre le trafic de drogue et la violence. Mais pas seulement contre les forces de l’ordre.
Vous pensez aux règlements de compte et aux rixes entre bandes ?
En tout cas, tous les règlements de compte commis pendant l’été étaient en lien avec le trafic de drogue, à l’exception des épisodes violents survenus à Dijon avec la communauté tchétchène. C’est une inquiétude et, en même temps, la conséquence du travail mené par la police sur le terrain.
Il y a aussi les armes ?

Les dealers se sont beaucoup armés aussi. A titre d’exemple, en novembre 2019, quand on démantelait un trafic, 8% des personnes interpellées étaient porteuses d’armes à feu. Aujourd’hui, c’est 22%. C’est la preuve d’une militarisation du trafic de drogue.

Y a-t-il toujours une loi du silence dans ces quartiers ?
De moins en moins, et je m’en réjouis. C’est tout l’intérêt de la plate-forme de signalement mise en place (moncommissariat.fr et la brigade numérique de la gendarmerie).
Cela veut-il dire que les méthodes des trafiquants s’adaptent à la conjoncture ?
Entre mars et juin, période de confinement, le trafic s’est effondré. Notamment en raison de l’arrêt du trafic aérien et de la limitation de la circulation routière. Mais, en réalité, ce trafic s’est transformé avec le développement de la livraison à domicile. On a vu arriver des plates-formes sur les réseaux sociaux comme sur Snapchat pour passer les commandes et, ensuite, des livraisons avec scooters, motos ou même voitures. Il y a aussi les livraisons par voie postale.
Votre action vise aussi les consommateurs. Grâce aux AFD, les amendes forfaitaires délictuelles, peut-on dresser une cartographie précise de cette consommation, et un profil des clients ?
J’ai demandé une analyse plus fine de cette question. Il y a d’abord une consommation de proximité par des habitants de ces quartiers populaires. Mais il y a aussi une population plus bourgeoise qui consomme et qui, elle, se fait livrer à domicile. La consigne que j’ai donnée, notamment à la préfecture de police de Paris, c’est aussi d’être présent dans les quartiers plus « huppés » pour contrôler ces livraisons à scooter ou moto. Arrêtons d’accepter la consommation mondaine de la drogue.
Dans votre guerre contre le trafic, vous comptez aussi sur les élus ?
Nous allons proposer aux 100 maires les plus concernés de travailler étroitement avec nous. Parce que nous avons besoin d’eux aussi pour un travail plus social, afin de sortir certains consommateurs de leurs addictions, de travailler sur la re scolarisation. Dans les écoles parmi les plus touchées, nous allons renforcer, avec Jean-Michel Blanquer, la vidéoprotection et les contrôles aux abords.
Pour lutter contre ces équipes très organisées, il faut aussi du matériel. Où en est-on de l’utilisation des drones ?
Cela va être débattu cette semaine devant le Sénat dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la sécurité globale. Pour l’instant, faute de cadre législatif, ils sont au garage.
L’occupation des halls d’immeuble se poursuit même durant le confinement ou le couvre-feu…
C’est un délit, mais il est difficile à réprimer puisque personne ne témoigne. Donc nous allons mettre en place en octobre, là aussi, un système d’amende forfaitaire, ce qui permettra de verbaliser mais aussi d’inscrire ces personnes contrôlées au fichier des antécédents judiciaires et ainsi de mieux identifier ceux qui travaillent comme petites mains dans les réseaux.
A Paris, la consommation de crack reste un problème récurrent…
Le problème du crack, c’est qu’il engendre une très forte dépendance. Les effets sur la santé physique et mentale sont dévastateurs et la détérioration de ceux qui consomment est rapide et souvent inéluctable. C’est une toxicomanie qui touche particulièrement des personnes fragilisées déjà, venant des classes populaires et parfois une population immigrée clandestine. L’intervention et le rôle de la police sont très compliqués. Il y a des saisies et des revendeurs arrêtés tous les jours, mais c’est une drogue très facile à fabriquer. Il faut travailler avec le corps médical et social des villes touchées pour pouvoir faire un accompagnement qui ne soit pas que policier.
Vous parlez de prévention. Votre plan de bataille comporte-il un volet préventif ?
Oui, et nous devons être plus efficaces sur la prévention. Nous n’avons pas encore gagné la bataille pour expliquer que la drogue, c’est vraiment de la merde. Le Premier ministre a donné son accord pour lancer une vaste campagne de communication sur le sujet. Il n’y en a pas eu depuis le début des années 1980. Il faut démontrer la nocivité absolue des stupéfiants dans le décrochage scolaire, dans les maladies psychologiques, dans les violences conjugales, dans les accidents de la route.  La drogue n’est pas un produit sympathique. La drogue, c’est la mort.

SOURCE et l’intégralité de l’interview


Étant tous égaux devant la loi, merci de signer la pétition pour un contrôle dépistage de drogues sur l’ensemble de nos élus faiseurs de lois, des décideurs, des douaniers, des policiers, des gendarmes et des magistrats

Pour signer la pétition

000000

BELGIQUE 🇧🇪 (Anvers) : disparition mystérieuse de Naïma Jillal

FRANCE 🇫🇷 (Marseille) : la théorie du ruissellement entraine la théorie du remplacement

Après un vaste coup de filet anti-drogue, d’autres dealers se sont installés et les habitants sont menacés dans les quartiers nord de Marseille.

FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : le camion citerne transportait plus de 850 kilos de haschich

862 kg de résine de cannabis, ont été interceptés jeudi dans un convoi entre Tours et Vierzon, a annoncé lundi 15 mars le parquet du Mans, précisant que quatre hommes étaient en garde à vue.

0000

 

DUBAÏ 🇦🇪 (appartements luxueux, grosses cylindrées et prostituées) : la vie des barons de la drogue

À Dubaï, presque personne ne remet en question l’origine des dollars, surtout s’ils se comptent par millions.

—-

L’époque où les dealers se planquaient à Marbella est révolue.

Dubaï est désormais the place to be. Les barons de la drogue se prélassent au bord des piscines de leurs luxueux appartements ou hôtels, bien souvent accompagnés de prostituées venues des quatre coins du monde.

“Il y en a deux à Dubaï qui pèsent des milliards”, déclarait le bourgmestre d’Anvers, Bart De Wever, au lendemain de l’opération Sky. De Wever n’a pas cité de noms, mais il faisait allusion à Nordin El H.,32 ans, surnommé “‘Dikke Nordin van den Dam”, et à Othman El B., 33 ans. Deux barons, qui se cachent à Dubaï depuis des années, où ils blanchissent l’argent de la coke en investissant dans l’immobilier, entre autres excès.

 

Pêche aux gros poissons

En revanche, pas question à Dubaï de sniffer la coke gardée pour soi. Les Emirats adoptent une posture claire en matière de drogues: la tolérance zéro. En 2012, un père de famille anglais en transit a été condamné à quatre ans de prison pour seulement 0,003 gramme de cannabis. Un morceau microscopique de cannabis qui était collé sur une de ses chaussures.

Les autorités dubaïotes s’attaquent aussi de temps à autres aux gros poissons, qu’elles parviennent parfois à pêcher.

Ridouan Taghi, célèbre mafieux néerlandais d’origine marocaine, a ainsi été arrêté à Dubaï en 2019 et croupit désormais dans une cellule aux Pays-Bas.

L’année passée, “Dikke Nordin” a lui aussi été arrêté, avant d’être finalement libéré après le paiement de sa caution. Pour l’instant, la justice semble le laisser tranquille, mais la Belgique fait maintenant pression pour lui mettre des bâtons dans les roues.

source

000000

ESPAGNE 🇪🇸 (Portugalete – Pays Basque) : l’Ertzaintza a saisi 600 kilos de bourgeons de marijuana, 1 kilo de cocaïne, 1 kilo de speed et de haschich

L’Ertzaintza a arrêté deux personnes la semaine dernière et saisi 600 kilos de marijuana et plus de deux kilos de rock and speed cocaïne à Portugalete.

Selon la police régionale, il s’agit de «l’une des caches de drogue les plus importantes saisies ces dernières années» dans la CAV.

L’opération a débuté jeudi après-midi lorsque des agents du poste de police de Muskiz menaient un dispositif policier dans la ville de Portugalete, pour mettre fin à l’augmentation des vols dans les maisons le mois dernier.
Ertzaintza a appris 600 kilogrammes de bourgeons de marijuana, 1 kilogramme de cocaïne de roche, 1 kilogramme de speed et de haschich, en plus petites quantités

ESPAGNE 🇪🇸 (Madrid): la police nationale espagnole, en collaboration avec des agents colombiens, a démantelé un réseau de distribution de cocaïne à Madrid

En tout, douze personnes ont, dont des Marocains, été arrêtées et 600 kilos de cocaïne saisis.

Ce démantèlement fait suite aux enquêtes débutées en 2020 sur un réseau marocain de trafiquants de drogues installés à Madrid et Marbella

L’organisation avait en sa possession une importante quantité de cocaïne destinée à la distribution dans toute l’Espagne, notamment à Badajoz, Guadalajara, Madrid, Malaga et Valence, ainsi que des armes blanches, des pistolets automatiques et des armes légères, indique un communiqué de la police.

Quelque 700 000 euros en espèces et 20 véhicules d’une valeur de 250 000 euros chacun, ont été également saisis.

Lire plus

000000

ESPAGNE 🇪🇸 (Andalousie) : un camion frigorifique prévu pour transporter 540 kilos de haschich intercepté par la Guardia Civil

La Guardia Civil, suite à l’arrivée du coté de la plage de « Los lances » à Tarifa d’une embarcation pneumatique et repérée suite à sa ligne de flottaison particulièrement basse, a assisté au débarquement et au transfert de la marchandise dans  un camion frigorifique immatriculé en Espagne avec le n° 8148 FHN qui devait servir à transporter les 540 kilos de cannabis qui arrivaient du royaume chérifien. Un véhicule immatriculé en France avec la fausse plaque EC 348 EL devait servir à ouvrir la route.

Le chauffeur Florian Alexandre Moussa  Chrhila a été incarcéré.

000000

 

PORTUGAL 🇵🇹 (Opération ‘SISMO’) : plus de 800 kilos de cocaïne saisis dans des isolateurs sismiques au port de Leixoes

La police judiciaire portugaise et le ‘Greco’ et  l »Udyco’ de la « Policia de España » ont saisi 806 kilos de cocaïne d’Amérique latine et arrêté deux hommes de nationalité portugaise.

La cargaison était planquée dans 12 isolateurs sismiques utilisés dans la construction de ponts.

Le SVA de l’Autorité fiscale et douanière Espagnole a participé à cette opération.

https://twitter.com/VictorMendezYLC/status/1371428376930627584/photo/1

La drogue provenait d’un pays d’Amérique latine et a été transportée par voie maritime vers un port portugais. La méthode de dissimulation, jusqu’alors inconnue des autorités, rend la détection des drogues extrêmement difficile. Pour procéder à leur retrait de l’intérieur des isolateurs sismiques, il a été nécessaire de recourir à des machines de coupe lourdes, généralement utilisées dans l’industrie de la métallurgie.

L’opération policière complexe, appelée  » SISMO  » (Tremblement de terre), impliquait des agents du Portugal et d’Espagne. Elle a abouti à la saisie, sur le territoire portugais, d’environ 806 kg de cocaïne et à l’arrestation de deux Portugais, âgés de 46 et 47 ans, qui sont fortement soupçonnés d’appartenir à une organisation criminelle internationale vouée à l’introduction de grandes quantités. de cocaïne sur le continent européen pour redistribution facile dans l’espace Schengen.

source

000000

FRANCE 🇫🇷 (Vendée) : la « troussepinette » délogée par la coke et le crack

Cocaïne aux Sables-d’Olonne

Deux professionnels de santé dévoilent la réalité du du terrain face à l’augmentation de la consommation de cocaïne aux Sables-d’Olonne et plus globalement en Vendée.

Laurence Lambert est infirmière à l’association Addiction France des Sables-d’Olonne. En trois ans, elle a assisté à la recrudescence de la consommation de cocaïne chez la jeune génération. Dès l’âge de 15 ans.

« La cocaïne est facilement trouvable. Et son prix a diminué. D’environ 20 € en trois ans. »

Ainsi, si le gramme de cocaïne se vendait aux alentours des 80 € en 2018, il s’achète désormais à 60 €. L’infirmière s’inquiète également de la consommation croissante du crack en Vendée.

L’infirmière s’inquiète également de la consommation croissante du crack en Vendée.

Comme la cocaïne, c’est une drogue qui a bonne réputation en Vendée. Ce sont deux produits que l’on peut facilement retrouver dans les fêtes privées. « Cocaïne » n’est désormais plus un gros mot dans le département. J’ai même envie de dire que ça a délogé la Troussepinette dans certains endroits… 

LIRE PLUS

000000

FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane – BSI de Pau) : saisie de 42 kilos de beuh

Les douanes de Pau ont contrôlé lundi un fourgon sur une aire de repos de l’A65. Elles ont découvert 42 kilos d’herbes de cannabis. La drogue a été chargée en Espagne, et devait être livrée au Luxembourg.

Le conducteur, un Bosnien de 29 ans a été interpellé.

Bosnie, Suisse, Andalousie, Luxembourg

Le conducteur a expliqué être parti de Bosnie, son pays. Il a pris possession du fourgon en Suisse. Il l’a conduit jusqu’au Sud de l’Espagne. C’est à Valence qu’il a pris possession de la marchandise. Il devait livrer au Luxembourg, mais il a été intercepté avant. Il devait y avoir une voiture ouvreuse, mais elle a échappé au contrôle.

source

000000

BALKANS (Albanie 🇦🇱) : l’État balkanique approvisionne l’Allemagne en cannabis et en cocaïne depuis des années, mais pas que !

Dans les années 90, l’Albanie frappée par une grave crise économique était déjà affaiblie par la guerre en Yougoslavie. De nombreux jeunes Albanais considéraient le trafic de drogue comme le seul moyen de sortir de ce réseau de pauvreté et de corruption.

Depuis le pays est devenu le premier narco-État d’Europe. Et ceci en dépit du fait que l’Albanie est membre de l’OTAN et est sur le point de négocier son adhésion avec l’UE.

Dès le début des années 2000 de jeunes adolescents furent envoyés en Angleterre, en Allemagne, en Belgique en France, en Italie et aux Pays-Bas et, sous l’étiquette de réfugiés, s’implantèrent dans ces différents pays avec l’aide des services d’accueil à l’enfance. Ces jeunes gens devenus adultes et bien intégrés ont permis la mise en place de « cellules dormantes », disponibles pour toutes opérations de narcotrafic ou de vente d’armes.

Dans un rapport, VICE s’est entretenu avec deux trafiquants de cocaïne d’une banlieue délabrée de la capitale albanaise, Tirana.

Ils venaient de rentrer d’un voyage en Allemagne. Comme beaucoup de leurs collègues, Artin et Luli sont passés du cannabis à la cocaïne. Cela rapporte plus d’argent et le matériel est facile à obtenir. Ils gagnent environ 20 000 euros s’ils apportent un kilo de cocaïne dans les pays riches d’Europe. Et le marché se développe: « Il faut faire le tour de l’Allemagne, de l’Italie ou de l’Angleterre si l’on veut réaliser quelque chose ici. La cocaïne est un vrai travail », déclare Artan.

Le trafic de drogue en Albanie a une longue histoire

Entre-temps, le pays est devenu le premier narco-État d’Europe. Selon la définition du Fonds monétaire international, un narco-État est un pays «dans lequel toutes les institutions légitimes sont imprégnées de la puissance et de la richesse du trafic de drogues illicites».

Les exemples habituellement donnés sont le Venezuela, la Guinée-Bissau et l’Afghanistan, mais certains pays européens font aussi partie de la liste comme l’Albanie entre autres.

source

000000

ESPAGNE 🇪🇸 (Opération FERRO) : coordonnée par Europol, 52 personnes ont été arrêtées et 3300 kilos de cocaïne et 700 de haschich ont été saisis

La police espagnole a saisi un bateau semi-submersible capable de transporter jusqu’à deux tonnes de drogue d’Amérique du Sud, dans le cadre d’une opération internationale au cours de laquelle 52 personnes ont été arrêtées et 3300 kilos de cocaïne et 700 de haschich ont été saisis. .

Le commissaire général de la police judiciaire espagnole, Rafael Pérez, a expliqué ce vendredi lors d’une conférence de presse que le narco-sous-marin, fabriqué à la main, de neuf mètres de long, trois de large et trois de profondeur, était situé dans un entrepôt industriel dans la zone côtière de la ville de Malaga. Il n’était pas encore terminé et, selon l’enquête, il allait être utilisé pour se rendre auprès d’un bateau-mère pour y charger de la cocaïne pour la transporter sur les côtes espagnoles.

À l’opération de police, appelée FERRO, plus de 300 agents d’Espagne et de Colombie, des Pays-Bas, du Portugal, du Royaume-Uni et des États-Unis ont participé pendant plus d’un an, coordonnée par Europol.

L’enquête a commencé lorsque des entreprises espagnoles basées dans la région de Catalogne ont été détectées qui prévoyaient d’introduire de la cocaïne en Espagne camouflée avec des produits légaux importés d’Amérique du Sud. 52 personnes ont été arrêtées, dont 30 ont été provisoirement incarcérées, et 47 perquisitions ont été effectuées dans des villes des régions de Catalogne, de Murcie, d’Estrémadure (ouest) et d’Andalousie (sud).

source

000000

BELGIQUE 🇧🇪 : quand les gendarmes jouent aux pirates pour rattraper les voleurs !

« Il est clair qu’on ne pouvait pas moralement se permettre de laisser passer certaines choses. Les images sont pires que ce que j’ai déjà vu dans certaines séries » entame Frédéric Van Leeuw. Concrètement ? « Des règlements de compte, des tueurs à gage, des photos de victimes, des personnes qui sont envoyées d’un pays à un autre pour tuer quelqu’un, des messages qui disent que si on ne trouve pas une cible, on s’attaque à la famille. C’est une violence incroyable, un monde où la morale a totalement disparu. »

Les policiers ont intercepté au total 1 milliard de messages, dont la moitié a déjà pu être décryptée à ce stade. Pour donner une idée : 3 millions de messages cryptés, écrits, enregistrements ou photos, s’échangent chaque jour entre les utilisateurs de Sky ECC.

Belgique, plaque tournante du trafic de drogue

Si l’on peut parler en ces termes, 2020 a été une année record : 65 tonnes de cocaïne ont été saisies au port d’Anvers l’an dernier. C’était 62 en 2019 contre 50 en 2018. Un chiffre qui augmente donc d’année en année. Selon plusieurs experts, le port d’Anvers capitalise à lui seul 20 à 25% des importations européennes de cocaïne.

 Frédéric Van Leeuw, procureur fédéral.

« La lutte contre le trafic de drogue devrait devenir une priorité absolue dans le monde entier« , commente le procureur fédéral. « C’est en train de tout pourrir : il y a évidemment le côté catastrophique de la consommation de drogue, mais il y a aussi ces sommes d’argent extravagantes qui pourrissent des systèmes entiers et qui génèrent une extrême violence. La vie n’a plus de valeur avec cet argent. »

Des structures venues de l’étranger et dont les méthodes arrivent en Belgique pour notre interlocuteur : « Je suis allé au Brésil il y a deux ans pour un accord de coopération. Le parquet général de Brasilia m’a présenté des situations de violence que je pensais inimaginables en Belgique. Force est de constater qu’en deux ans, chez nous, les attentats à la grenade et les tirs à la kalachnikov deviennent quasiment hebdomadaires. »

lire

000000

 

FRANCE 🇫🇷 (Douane française) : retour sur l’affaire Fievet – NS 55 DNRED

Madame la directrice générale de la Douane française Isabelle Braun-Lemaire sera-t-elle comme son prédécesseur lointain l’énarque – IGF François Auvigne et tous ses successeurs qui ont refusé d’assumer les engagements pris par l’administration qu’elle dirige ?

——

 

En France, dans la bibliothèque du Sénat

Elise Lucet :
Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Michel Charasse :
Bonsoir.
Elise Lucet :
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?
Michel Charasse : Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation
Elise Lucet :Honhon !
Michel Charasse : Ou une réu.. Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues
Elise Lucet : Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs
Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…
Elise Lucet : Beaucoup ?
Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : Et c’est d’ailleursparce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse :  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal
Elise Lucet : Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.
Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées….Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,
Elise Lucet : Oui
Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Ouais…
Michel Charasse :On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.
Elise Lucet ; Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Michel Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’Etat de droit qui est assez flexible…
Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…
Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…
Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?
Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…
Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…
Michel Charasse : (6 secondes de silence).Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.
Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

La preuve par l’image:

Quelques années plus tard:


000000

UK 🇬🇧 (NCA): March 10 – 2021 – Recent News Releases

Image showing NCA logo

Members of a suspected criminal group accused of trafficking heroin and producing amphetamine worth millions of pounds have been arrested today as part of an investigation linked to Operation Venetic.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

suitcase full of cash

A brazen money launderer who tried to smuggle almost £1.4 million cash out of the UK in his luggage has been jailed for more than two years.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Organised Immigration Crime: Migrants on a small boat

An Afghan criminal gang suspected of planning to smuggle migrants to the UK in small boats has been dismantled, following a multi-agency operation involving the National Crime Agency and French law enforcement.