AVISEUR INTERNATIONAL

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FRANCE 🇫🇷 (Narcotrafic): retour sur le boulevard Exelmans

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En 2015, Sofiane Hambli avait été remis en liberté par la juge d’application des peines de Nancy après avoir purgé cinq ans de peine et réglé une amende douanière de 2 millions d’euros, car – grâce au travail de son avocate – il bénéficie d’une remise de peine exceptionnelle suivie d’une libération conditionnelle. Il habite boulevard Exelmans dans un appartement-terrasse de 300 m2 avec piscine intérieure.

Faudra m’expliquer comment cette amende douanière a été réglée…D’où venait les fonds et pourquoi le TRACFIN n’ a pas cherché plus loin!    Marc Fievet

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Le superflic et le baron de la drogue

Série noire

Le premier était le grand patron des stups ; le second, un baron du cannabis. Six années durant, François Thierry et Sofiane Hambli ont travaillé ensemble dans le plus grand secret. Ils se voyaient, se respectaient, se manipulaient aussi. Olivier Bouchara a remonté le fil d’une relation toxique qui a fini par les faire plonger.

Ça commence­ par des images étranges, presque irréelles. Ce dimanche soir d’octobre  2015, François Hollande appa­raît en direct sur les chaînes d’information devant des dizaines de ballots de cannabis. Le président rajuste sa cravate, traverse un entrepôt mal éclairé, ­félicite de grands gaillards cagoulés devant les caméras : « Bravo pour votre courage, bravo  ! » La veille, ces agents des douanes ont saisi sept tonnes de haschich dissimulées dans trois camionnettes garées boulevard Exelmans, aux confins du XVIe arrondissement de Paris. « La plus grande prise depuis longtemps », souligne le chef de l’État avec fierté, vantant une opération menée « sans mettre en danger la population du quartier, et alors que l’on savait qu’une organisation criminelle pouvait intervenir à tout moment ». Le visage fermé, il évoque même des liens avec des groupes « terroristes ». Avant de conclure, solennel : « Cette saisie, je l’espère, va leur porter un coup fatal. » À cet instant devant la télévision de son bureau, seul François Thierry, le grand patron des stups, sait à quel point le président raconte n’importe quoi. Mais il est encore loin d’imaginer que le « coup fatal » sera porté contre lui.

Une semaine plus tard, Le Parisien révèle l’imposture : l’opération saluée par l’Élysée était bidon. Zéro danger dans les parages, aucune organisation criminelle à proximité, encore moins de cellule terroriste. La drogue se trouvait en réalité sous le contrôle d’un sulfureux informateur de police­, plus précisément des « stups », le service rival des douanes. L’indic  ? « Un homme de 39 ans, originaire de Mulhouse, condamné à treize ans de prison en 2011 », précise l’­article. Son identité n’est pas divulguée, mais les initiés ont reconnu Sofiane Hambli, alias « la chimère », une légende du trafic de shit en Europe. Un garçon aussi rusé que violent, dont la fortune est estimée à plusieurs centaines de millions d’euros. « Tout simplement le numéro 1 », écrit Jérôme Pierrat, spécialiste du grand banditisme et auteur de Parrains de cités (éditions La Manufacture de livres, 2014), le Who’s Who des gros bonnets.

Le vendredi suivant, le journaliste du Parisien qui a sorti le scoop déjeune avec un vieil ami pénaliste, Joseph Cohen-Sabban, dans une brasserie de la place Dauphine. L’avocat revient d’un séjour à Bali et il a raté cette incroyable histoire de saisie en plein Paris. Il hallucine : ainsi donc, un caïd travaillait en douce pour la police…

À la fin du repas, il consulte son Iphone. Message d’un collaborateur : « Jo, reviens vite au cabinet ! Y a du lourd dans la salle d’attente. »

Sofiane Hambli a débarqué quelques minutes plus tôt, flanqué d’un homme de main. 1 mètre 75, crâne rasé, tout en muscles et en tension. Il est visiblement nerveux, peine à tenir en place. Ses trois téléphones vibrent sans arrêt. Depuis la parution de l’article révélant son double jeu, il ne cesse de recevoir des menaces. Il doit rapidement se mettre à l’abri à l’étranger avec sa famille. En attendant, il a besoin d’un avocat. Cohen-Sabban est flatté, mais il hésite. À 61 ans, il a défendu les plus beaux gangsters, braqueurs, parrains marseillais, narcos colombiens, mafieux italiens… mais jamais de « balances ». Il en va de la réputation de son cabinet, un petit bijou situé à deux pas de la place de l’Étoile. Si ses clients venaient à l’apprendre, ils pourraient se sentir trahis. En plus, Hambli ne refilait pas exactement des tuyaux aux agents des stups : il était devenu l’informateur préféré du plus puissant d’entre eux, François Thierry. « Pourquoi moi ? finit par demander le ténor du barreau.

– Parce que vous êtes le meilleur et que vous allez me sortir de ce piège. »

Le seigneur du cannabis et l’empereur de la lutte antistups. Deux cerveaux, deux caractères, deux accros à l’adrénaline et au succès. Durant des années, ces deux surdoués que tout opposait ont travaillé ensemble dans le plus grand secret. Ils se voyaient, se respectaient, se manipulaient aussi, dans un clair-obscur où les frontières entre le juste et le légal finissaient par s’estomper. Ils s’étaient associés autour d’intérêts réciproques. Ils allaient tomber ensemble après avoir monté des dizaines d’opérations, au terme d’une aventure devenue dangereuse et incontrôlable.

« Vous avez Signal ? m’a-t-on demandé dès le début de cette enquête. Ce serait mieux pour communiquer. » Signal : une messagerie chiffrée où les écrits s’effacent au bout de quelques secondes. Tous me posaient la même question : anciens voyous, policiers, sources proches du dossier, comme on dit pudiquement. Ils étaient d’accord pour me rencontrer, raconter ce qu’ils avaient vu ou vécu, mais sans apparaître à visage découvert. Il m’incomberait ensuite de recouper avec les pièces et témoignages dont je disposais. J’ai installé Signal sur mon téléphone et ce récit a commencé.

Le 18 octobre 2015, le président François Hollande vient féliciter les agents des douanes au lendemain de la saisie de sept tonnes de cannabis à Paris (crédits : PIERRE CONSTANT/AFP)

Audiard après la khâgne

À l’automne 2009, François Thierry apprend que Sofiane Hambli déprime sec dans sa prison de Séville. « Celui-là est mûr. Tu peux le retourner », lui a glissé un informateur. Hambli l’insaisissable, un enfant d’immigrés algériens devenu la star des dealers, un trompe-la-mort qui s’est jadis évadé en sautant sur une moto lors d’un transfert à l’hôpital, un intrépide prêt à tout pour ne pas retourner au trou, y compris tirer sur la police espagnole, cet Hambli-là est sur le point de craquer. Il a été interpellé six mois plus tôt dans une marina de la Costa del Sol au moment où il bouclait l’achat d’un yacht de trente-sept mètres. La fête est finie. À 34 ans, il n’est pas près de revoir les nuits de Marbella, ses villas avec piscine, ce coupé Mercedes imma­triculé en son honneur « Rise Man ». Il s’apprête à purger une peine de dix-huit années de prison et, vu son pedigree, il aura du mal à obtenir une permission, ne serait-ce que pour embrasser son petit garçon.

François Thierry a fait le chemin jusqu’en Andalousie pour le rencontrer. À 41 ans, le policier dirige le prestigieux service des infiltrés, en attendant de prendre la tête de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis). Il a une dégaine d’acteur qui renforce sa réputation de séducteur : des yeux bleu azur, un bon mètre quatre-vingt-dix, une gouaille à la Audiard servie par une culture d’ancien khâgneux. Il les tombe toutes, avocates, magistrates, et même cette actrice qui le poursuit quand il est en filature. Derrière la vitre sécurisée du parloir, il présente son plan au détenu : ce qui l’intéresse, c’est le fonctionnement du marché. Qui paie qui ? Par quels circuits ­occultes transite l’argent ? Comment la marchandise s’implante-t-elle dans les cités ? « Si tu bosses pour moi, je saurai ne pas être ingrat. » Hambli esquisse un sourire : « OK, je vais réfléchir à ta proposition. » Il n’ignore rien du système et, pour le prouver, il cite les noms de deux indics parmi les trafiquants de premier rang : « Je sais que vous avez bossé avec eux et que ça s’est plutôt bien passé… »

Le deuxième entretien a lieu peu de temps après. Thierry veut tester le détenu. Il a préparé une liste de questions dont il connaît les réponses. L’autre réplique sur le ton de l’évidence, l’air de dire : « On va jouer aux cons encore longtemps ? » Le commissaire aborde alors une affaire de blanchiment sur laquelle il planche depuis des mois. Soudain, le déluge, une digue a lâché. Hambli parle vite, sans filtre, ça fuse dans tous les sens. Thierry remplit ses petits carnets noirs. Il relance, demande des précisions, des noms. À la fin de la discussion, il marche sur l’eau.

Si tout ce que dit ce garçon est vrai, le commissaire vient de dénicher la perle rare. Pas comme ces informateurs habituels, une cohorte de patrons de boîtes interlopes, de concierges étriqués et d’agents immobiliers crapoteux. Sans parler « des mythomanes qui regardent deux documentaires sur Verdun et vous font croire qu’ils étaient dans les tranchées », aime raconter Thierry. Lui, il faudra le traiter avec égards. D’ailleurs, quand Hambli a demandé un avocat discret en France pour suivre la procédure d’extradition, le policier a aussitôt transmis une liste de trois-quatre noms, dont celui d’une jeune spécialiste en droit immobilier. « Je ne voulais pas d’un grand pénaliste qui risquait de parler à ses clients », dira le trafiquant aux juges. Thierry-les-yeux-bleus, lui, a juste « omis » de préciser qu’il avait eu une histoire avec l’avocate choisie. Et qu’il continuait à la voir de temps à autre…

Début 2010, les premiers résultats sont encourageants. Grâce à son informateur secret en Espagne, les stups parviennent à démanteler plusieurs réseaux. Pas des pointures mais des profils intéressants. L’office, qui ronronnait depuis des années, retrouve le goût de l’action. Le nouveau patron a tant d’énergie. Il a jadis mené des opérations d’infiltration dans la jungle colombienne, arraisonné des voiliers remplis de cocaïne aux Antilles, négocié des rançons avec des chefs de gangs dominicains. Ses discours galvanisent la soixantaine d’agents. « Il faut taper plus haut, viser les têtes de réseau », martèle-t-il. Dans son esprit, les stups doivent se démarquer des douaniers en cessant d’être obsédés par les saisies. Interpeller un chauffeur polonais de poids lourd avec deux, trois ou cinq tonnes de résine, c’est bon pour les statistiques, mais ça ne change rien au fond du problème : selon les études du ministère de la santé, il s’écoule au moins quatre cent cinquante tonnes de cannabis en France par an, des centaines de milliers d’accros en consomment chaque jour, des millions une fois par semaine. « Qu’on le veuille ou non, la marchandise continuera à passer », répète Thierry à ses équipes. La seule manière de mettre un coup d’arrêt au trafic, c’est de faire tomber les cerveaux. Et pour ça, il a un plan.

François Thierry lors d’une conférence de presse en décembre 2012 (crédits : PATRICK KOVARIK / AFP)

L’Iliade et le cannabis

Nom de code : « Myrmidon ». Il a eu cette idée en songeant à l’unité de fantassins de l’armée athénienne qui, dans L’Iliade, pouvait à elle seule renverser le cours d’une bataille. Le principe ? On identifie les camions remplis de cannabis au départ du Maroc, on les laisse tranquillement traverser les frontières, puis on surveille de près le déchargement. Une fois les grossistes identifiés, on leur tombe dessus au petit matin. Pas d’intervention en flagrant délit, donc. Mais une stratégie de long terme destinée à remonter au sommet des filières. Si les caïds ont l’impression d’acheminer leur came sans encombre, tant mieux : ils finiront par relâcher leur attention. « On ne construit pas seulement un cheval de Troie, détaille François Thierry à ses troupes. On donne à nos ennemis l’envie de le faire entrer dans la ville. »

Durant des mois, le commissaire va exposer cette nouvelle stratégie aux autorités judiciaires. Les magistrats ne ­comprennent pas toujours le sens des références à la Grèce antique pour parler haschisch, mais ce policier a la foi. À la chancellerie, au parquet de Paris, au ministère de l’intérieur, partout il déroule l’histoire des Myrmidons selon Homère, parle de cette guerre qu’il faut mener pour la jeunesse, de ces cités gangrenées par le trafic et les règlements de comptes. Il est temps de s’attaquer à la racine du problème, bouillonne-t-il. Certains juges, piqués au vif, lui demandent comment il compte bien s’y prendre pour repérer les fourgons au départ de Tanger, vu la faible coopération des policiers marocains. « Vous avez raison, répond-il. Il faut un informateur béton chez les trafiquants. Et nous en avons un. »

En janvier 2011, Sofiane Hambli est extradé d’Espagne pour purger sa peine en France. Le voilà placé à la prison de Nancy-Maxéville, dans la région où il a grandi. Ici, il se sent comme chez lui. Quand il était incarcéré pour trafic de stupéfiants près de Metz en 2002, il continuait à mener ses affaires de sa cellule à la manière d’un trader. Il achetait, vendait, prenait des positions sur le cours du cannabis dans le Rif en utilisant jusqu’à quatorze lignes téléphoniques. La seule chose qu’il ignorait, c’est qu’elles étaient toutes sur écoute. Un jour, il s’inquiétait de la qualité auprès d’un fournisseur marocain ; un autre, il menaçait un rival d’aller lui « trouer les genoux à coups de perceuse », puis de le découper lui-même avec ses mains dès sa sortie de prison. Le lendemain, il conseillait à son lieutenant d’arrêter de parler de « ces choses » au téléphone, « on risque de se brûler ».

Le temps a passé et désormais, il se tient à carreau. C’est un détenu modèle qui fait des pompes et regarde des séries. Les gardiens sont étonnés de le voir régulièrement au parloir en compagnie du grand patron des stups venu de Paris, mais personne ne moufte. Thierry annonce qu’il a rendez-vous avec « Pépère » ou « l’autre pensionnaire », et chacun comprend. Ensemble, ils passent de longues après-midi à faire et refaire le panorama du marché, des dernières trahisons aux rumeurs de livraisons. « On dit que ces mecs-là ont réussi à faire rentrer un camion, tu confirmes ? » Il lui demande aussi de sous-titrer les conversations sibyllines entre dealers que ses équipes ont interceptées. Hambli donne des réponses. Il lui arrive aussi de faire mine de ne pas savoir. Ou de tester le policier : « Je te dis un truc, mais si tu tapes maintenant, ça me grille.

– Ben dis-le moi et tu verras bien. »

Au fil du temps, les deux hommes apprennent à se connaître. Ils se jaugent, se reniflent, jouent à chercher leurs limites. « Tu as entendu parler de ce logiciel de cryptage ? » demande Hambli. « Moi, je ne suis pas un spécialiste, mais j’ai des gars qui sont des dieux du truc », bluffe Thierry. Leur relation se tisse dans l’intérêt et la méfiance. Le policier multiplie les coups de filet pendant que le prisonnier obtient de menus arrangements, une autorisation de parloir pour sa sœur, moins de fouilles en cellule… Thierry respecte sa parole. Peu avant le procès en appel, il va plaider la cause de l’informateur auprès du parquet. « On ne va pas passer de dix-huit à cinq ans de prison, mais on vous a bien écouté », s’entend-il répondre. En avril 2011, la cour d’appel de Colmar ramène la peine à treize ans. Premiers signes de reconnaissance. S’il continue ainsi, Pépère obtiendra peut-être la fameuse « réduction de peine exceptionnelle » prévue par le code de procédure pénale pour les repentis les plus coopératifs.

Son avocate y croit. Le commissaire aussi. Hambli est alors à mille lieues de se douter que ses deux protecteurs sont désormais ensemble. Thierry a quitté sa belle actrice pour s’installer avec la juriste. Leur histoire est soudain devenue sérieuse. Ils attendent un bébé et songent à se marier. Mais ils n’en parlent à personne. Aux stups, on ignore tout de la vie privée du patron et ce mélange des genres ne serait pas du meilleur effet. Le policier sent bien que cette affaire est en train de devenir un piège pour lui aussi, mais il ne peut plus faire machine arrière. Pour apaiser ses inquiétudes, il se dit que sa compagne défendra Hambli jusqu’à sa sortie de prison puis qu’elle arrêtera le pénal. Elle reviendra alors au droit immobilier ni vue ni connue. Du moins, c’est le plan…

François Thierry, alors grand patron des stups, lors d’une conférence de presse en 2011 (crédits : PIERRE VERDI/AFP)

Garde à vue fantôme

À partir de 2012, la relation entre le flic et l’indic s’intensifie. Thierry place la barre de plus en plus haut. Il lui demande maintenant de balancer ses anciens associés, des amis d’enfance. Hambli réclame « un peu de temps ». « C’est toi qui décides, je ne te mets pas le couteau sous la gorge », répète le policier. Pour patienter, il a une idée : l’indic va l’aider à surveiller une livraison sur la Costa del Sol en passant des coups de fil auprès de ses contacts marocains. Mais comment téléphoner jour et nuit d’une cellule sans éveiller l’attention ? Là encore, Thierry a pensé à tout : il s’est arrangé avec le parquet pour sortir Hambli le temps d’une fausse garde à vue, comme s’il allait être interrogé dans le cadre d’une vraie affaire. Le 3 avril, voici donc le détenu menotté à l’arrière d’un véhi­cule de police en route pour Nanterre, à deux pas de l’Ocrtis. Une chambre a été réservée au Mercure. Il a trois jours et trois nuits pour accomplir sa mission. Au départ, tout se passe comme prévu. Mais au bout de quarante-huit heures, pour respecter un minimum la procédure, il faut le présenter à un juge des libertés et de la détention (JLD) afin de prolonger la garde à vue de vingt-quatre heures. Pas de chance : le magistrat de permanence n’a aucune envie de participer à un simulacre. Il faut trouver d’urgence un JLD plus conciliant. Coups de fil, discussions avec le parquet. En voici un. « Alors, M. Hambli, votre garde à vue se passe bien ? » demande-t-il pour la forme avant de signer les papiers.

Hambli n’en revient pas. Si magistrats et policiers peuvent ainsi jouer avec la loi, il vaut mieux répondre à leurs demandes. Les mois suivant la garde à vue fantôme, ses vieux complices tombent les uns après les autres, à l’image de Djamel Talhi, alias « Johnny Depp » pour sa ressemblance avec le pirate des ­Caraïbes. Il jouissait tran­quillement de sa fortune à Londres depuis des années et les stups désespéraient de le coincer. Son arrestation renforce la stature du commissaire. On le regarde désormais avec crainte et admiration. De Genève à Madrid, il est invité à exposer ses méthodes. Même les magistrats jadis circonspects doivent le reconnaître : jamais la police n’a arrêté autant de trafiquants. « Je ne connais pas de stratégie plus efficace pour lutter contre le cannabis dans les cités », lui glisse l’un d’eux. Seuls les douaniers laissent percer des signes d’agacement : plus leurs rivaux font tomber des réseaux, moins ils saisissent de drogue. Et moins ils touchent de primes. Ce qui commence à poser problème, dans la mesure où leur salaire dépend aussi des prises.

À l’automne 2012, Sofiane Hambli passe en toute discrétion devant un tribunal composé de trois juges d’application des peines. Son dossier comporte un long courrier de soutien signé François Thierry : « Le nombre d’affaires réalisées grâce à lui témoigne de son efficacité et de son opiniâtreté, l’intéressé n’ayant jamais tenté de manipuler ses agents traitants ou de détourner cette collaboration dans un but personnel », écrit-il. L’avocate réclame une réduction de peine exceptionnelle. Accordée. Hambli devait faire dix-huit ans de prison lors de son arrestation près de Malaga en 2009. Il sera libéré fin 2014, au bout d’à peine quatre ans et demi.

La mission de trop

Les grands flics le savent : il arrive toujours un moment où l’indic peut leur claquer entre les doigts parce qu’il a envie de changer de vie. En général, c’est quand il sort de prison. Il faut alors le laisser filer, ne serait-ce que pour éviter de décourager les vocations. François Thierry n’a pas oublié cet informateur qui a tout plaqué pour élever des pur-sang dans le Nevada. « Grand bien te fasse, lui a-t-il dit, limite compréhensif. Mais si je te revois en train de négocier une tonne, tout ce que tu auras fait pour moi dans le passé n’aura plus aucune importance. »

Dehors, Hambli reçoit la visite du policier. Ils se voient d’abord au café, mais l’ancien détenu parle trop fort ; il vaut mieux se retrouver dans l’anonymat de la rue, du côté de la porte Maillot ou de la gare de Lyon. Thierry veut le convaincre d’accepter une dernière mission. Ensuite, c’est promis, il le laissera tranquille. Il l’aidera même à disparaître à l’étranger, en Amérique du Sud ou en Asie. Mais avant cela, il rêve de faire tomber une légende du trafic planquée en Algérie : Moufid Bouchibi. Un ancien ami de Hambli devenu son ennemi juré. Le plan est déjà prêt : Bouchibi a perdu deux camions en Espagne fin 2014 et il doit recruter une nouvelle équipe de convoyeurs. Rusé comme il est, Hambli pourrait s’arranger pour faire embaucher des amis. Et glisser parmi eux des policiers infiltrés. « OK, répond-il. Mais après, c’est fini. »

Se joue alors une partie d’illusionnistes entre les deux hommes. Thierry lui fait croire qu’il le surveille en permanence, même s’il n’en a évidemment pas les moyens : « Tiens, c’était qui le mec à moto avec toi l’autre jour ? » lui glisse-t-il. Hambli, lui, doit se comporter comme s’il était de retour aux affaires. Dans ce milieu où il faut en mettre plein la vue pour montrer qui est le boss, il loue un duplex de 300 mètres carrés avec piscine intérieure près de la porte d’Auteuil, dépense des fortunes chez Louis Vuitton ou Dolce & Gabbana, multiplie les voyages aux Pays-Bas et en Belgique… En profite-t-il pour mener son propre business ? Personne ne connaît la vérité – et personne n’a envie de la connaître. Hambli a besoin d’être crédible pour réussir l’opération : il rend peut-être des services à des voyous, se dit Thierry, mais il ne trafique pas comme avant. Dès le mois de mars 2015, des rumeurs laissent pourtant penser le contraire. Un ancien prisonnier de Nancy a appelé la brigade des stupéfiants de Paris (BSP) pour dénoncer Hambli : il jure l’avoir entendu négocier des « livraisons ». Le commissaire doit déminer. Pépère travaille en réalité pour l’Ocrtis et il convient de le protéger : « Laissez-nous vivre avec lui jusqu’à la fin de l’année », demande-t-il à la BSP. Il en profite pour refaire passer le message auprès des douanes. On ne sait jamais.

Image du penthouse avec piscine que Sofiane Hambli louait près de la porte d’Auteuil

L’opération est prévue à l’automne 2015. Elle se présente bien. Au début de l’été, deux agents infiltrés ont eu un premier contact avec les lieutenants de Bouchibi qui leur ont remis des armes de poing pour protéger la marchandise. François Thierry en est certain : cette affaire sera l’apogée de sa carrière aux stups. Il a déjà été approché pour reprendre la direction de l’Office central de lutte contre le crime organisé (Oclco). Les médias l’adorent : il donne des interviews au Parisien, au Figaro, participe à l’émission « C à vous ». Quand Yves Calvi lui fait remarquer, un brin taquin, qu’il pourrait un jour se lancer en politique, François Thierry laisse échapper un « peut-être » plein d’espoirs.

Fin septembre 2015, la tension monte. Hambli communique avec Thierry grâce à des Blackberry introuvables sur le marché. Des « PGP », comme disent les dealers, l’acronyme du logiciel de chiffrement Pretty Good Privacy. Des appareils configurés avec des messageries reliées entre elles et vendus 1 300 euros pièce sur le Web ou sous le manteau en Hollande. Hambli en a acheté une vingtaine dès sa sortie de prison, dont deux pour parler avec le policier en toute tranquillité. Il connaît enfin la date de départ du camion au Maroc : le 7 octobre. Ça tombe mal : Thierry est attendu à Bogota du 12 ou 16 pour officialiser la création d’une unité de stups colombiens dédiée à la traque de trafiquants français de cocaïne. Une cérémonie en grande pompe est prévue avec les autorités. Des années que le commissaire travaille sur ce projet financé par Europol. Alors quand il demande à sa hiérarchie place Beauvau si quelqu’un peut le remplacer à Bogota, la réponse tombe : « Oublie ! Tes camions de shit, c’est bien. Mais ça, c’est un vrai projet politique. »

La suite est une incroyable succession de ratés. Le 7 au soir, le camion de Tanger débarque à Barcelone, puis traverse la frontière franco-espagnole sans que personne ne sache s’il transporte huit, douze ou quinze tonnes de cannabis au milieu des plats à tajine. Du 8 au 11, il reste dans un entrepôt de Vénissieux, près de Lyon, mais les policiers en planque ne signalent aucun mouvement à proximité. Hambli appelle Thierry. Il commence à s’inquiéter. Les acheteurs ne donnent pas de nouvelles. Et s’il avait été démasqué ? Et si le hangar était attaqué ? La marchandise est sous sa responsabilité, il devra alors la rembourser. C’est la règle de ce genre de convois. Il y en a pour au moins 30 millions d’euros et les fournisseurs lui ont versé 300 000 euros pour le transport. Il prévient le commissaire : « Si tes agents se font griller par des mecs à moi, je serai obligé de m’enfuir avec eux. » Le 12, pendant que Thierry s’envole pour la Colombie, Hambli décide de déplacer la cargaison vers un entrepôt d’Aulnay-sous-Bois, en banlieue parisienne. Les livraisons vont bientôt commencer, promet-il. Et avec elles, l’infiltration. Ce n’est plus qu’une question d’heures…

Deux jours plus tard, premières alertes : dans sa chambre d’hôtel de Bogota, François Thierry apprend que les douanes ont saisi deux tonnes de cannabis sur l’A11 près d’Ancenis, entre Angers et Nantes, durant la nuit. L’identité du chauffeur, la qualité du produit : tout porte à croire que la marchandise vient de Hambli. Mauvais pressentiment. Thierry tente de joindre l’indic : le PGP ne passe pas. Avec l’Iphone, il réussit à parler à son adjoint des stups. Surtout, pas d’affolement. On maintient l’opération. Et il faut vite retrouver Hambli pour savoir ce qui a pu se passer. De toute façon, il rentre à Paris dans moins de trois jours : il sera alors temps de prendre une décision.

Samedi 17 octobre, sur les coups de midi. Thierry et son bras droit ont rendez-vous avec Hambli devant le palais des Congrès. Mais qu’est-ce qui lui a pris ? Pourquoi a-t-il déplacé de la came sans les prévenir ? Et pourquoi a-t-il disparu des radars ? « Là, t’as essayé de nous niquer », lance le commissaire. Hambli a l’air paniqué. Il répond qu’il n’arrivait pas à le joindre, regarde dans le vide en répétant : « Putain, mais je ne vais jamais m’en sortir. » À l’écouter, les acheteurs nantais ne voulaient plus venir jusqu’à l’entrepôt, « peut-être qu’ils sentaient l’embrouille ». Ils lui auraient demandé de faire une partie du trajet et c’est pour ça qu’il a envoyé un camion. Thierry est fou de rage. La logique de Myrmidon, c’est de suivre les trafiquants à partir du lieu de stockage, pas de les livrer à domicile. Et le reste du convoi, où est-il ? « En bas de chez moi », répond Hambli sans ciller. Quoi, en plein Paris ? Oui, boulevard Exelmans, dans le XVIe. À cet instant, le commissaire devrait annuler l’opération et prévenir le parquet du fiasco. Mais il veut encore y croire. « Si j’avais pensé que l’opération d’infiltration était fichue, je l’aurais cloué contre une porte cochère », confiera plus tard le commissaire à ses proches. Au lieu de ça, il lui dit : « Si on y arrive, tu pourras compter sur moi, je ne te lâcherai pas. »

Ils n’y arriveront pas. En fin d’après-midi, Thierry reçoit un appel : les douaniers viennent de réaliser une saisie record à Paris. Sept tonnes de cannabis dissimulées dans trois camionnettes, près de la porte d’Auteuil. Ils n’avaient évidemment informé personne, surtout pas l’Ocrtis. Ils affirment avoir été alertés par un riverain qui trouvait « bizarre » la présence de ces utilitaires dans la rue. Le quartier est bouclé. Des passants prennent des photos avec leurs portables. C’est fini. Il faut tout raconter aux magistrats qui avaient autorisé l’opération. « Une fois de plus, les douaniers ont joué en solo », s’attriste l’un d’eux. Le lendemain, le commissaire revoit son indic une dernière fois. Il lui annonce qu’il ne peut plus rien faire pour lui. L’autre ne comprend pas. Il est catastrophé, parle des Russes qu’il devait retrouver au Pays-Bas, des « mecs superchauds ». Comment va-t-il les rembourser ? Il faut que le policier l’aide. Ça ne peut pas s’arrêter comme ça, après tout ce qu’ils ont vécu ensemble. Thierry le coupe. « T’as pas compris ? Toi et moi, c’est terminé. À partir de maintenant, tu deviens un objectif. Tu ne peux même plus m’appeler. » Et il lui rend son PGP. Le soir même, en allumant la télévision, il verra François Hollande féliciter les douaniers : « Bravo pour votre courage, bravo ! »

François Thierry lors de la saisie de 2,5 tonnes de drogue en 2012 (crédits : PATRICK KOVARIK / AFP)

À quoi ça ressemble, un flic qui tombe ? Comment garder la tête haute et le profil bas ? En février 2016, François Thierry est en train de bricoler dans sa maison de campagne quand il apprend l’arrestation de Sofiane Hambli en Belgique. Très vite, l’ex-indic est rapatrié en France par le GIGN en hélicoptère blindé, façon chef de la mafia. Dès le premier interrogatoire, il désigne Thierry comme son « employeur », l’homme qui lui donnait les ordres. Les magistrats s’interrogent. Et si le commissaire ne leur avait pas tout dit ? Son appartement parisien est perquisitionné, puis son ancienne bergerie du Gers. Ses ordinateurs sont fouillés ; ses voisins interrogés. Le 22 mars 2017, son épouse est convoquée devant la police des polices. On la questionne sur sa relation avec le commissaire : « Depuis combien de temps le connaissez-vous ? Dans quelles circonstances l’avez-vous rencontré ? » La jeune femme hésite, cherche ses mots : « J’ai du mal à me concentrer sur mes réponses, murmure-t-elle. Nous nous sommes vraiment mis ensemble en 2010, je pense. » On lui demande si elle a déjà défendu des dealers avant Hambli. « J’avais eu quelques dossiers au pénal, mais je n’avais pas d’expérience particulière en matière de stupéfiants », doit-elle reconnaître. Le face-à-face est tendu, l’atmosphère étouffante. Une alarme incendie vient de se déclencher dans le bâtiment ; il faut interrompre l’audition pendant dix minutes. Quand l’interrogatoire reprend, les questions tournent autour de l’argent. Comment Hambli la payait-elle ? En espèces, répond-elle. Combien ? Entre 20 000 et 30 000 euros pour quatre ans de procédure. « Pourquoi avoir fait une sorte de tarif au rabais ? relance l’enquêteur, sarcastique.

– Je ne suis pas un avocat aux honoraires élevés.

– Ces sommes ont-elles pu apparaître sur les comptes de votre conjoint ?

– Absolument pas. (…) J’ai eu ma fille au même moment, c’était tout pour moi. Je voulais être pleinement autonome. »

Au bout de trois heures, elle conclut d’une voix blanche : « Mon mari et moi avons une vie des plus banales, tournée autour de nos filles. Nous sortons peu et partons peu en vacances. »

Les tables qui débordent de cash

Les juges grattent maintenant le vernis du commissaire modèle. Après l’avoir soutenu durant des années, ils cherchent des traces d’enrichissement personnel. Deux sujets les intéressent en priorité : le financement des travaux de sa maison de campagne et les photos de voilier retrouvées sur son disque dur. Il a beau présenter des factures, décrire ses journées de bricolage, raconter sa passion pour les monocoques depuis l’enfance et les stages aux Glénans, les enquêteurs ne le lâchent pas. « Ils peuvent tout vérifier, répète Thierry en privé. J’ai saisi des millions en espèces, j’ai vu des tables débordant de cash et tout cet argent m’a toujours paru abstrait. Est-ce qu’un réparateur de Ferrari a la main qui tremble quand il touche au moteur d’une F40 ? »

Le coup de grâce tombe le 24 août 2017. Dix heures d’affilée, le policier est questionné par deux juges d’instruction. Ils n’ont pas trouvé un centime suspect, mais ils ont de nouveaux reproches à formuler : pourquoi a-t-il rendu son PGP à Hambli lors du dernier rendez-vous alors que l’appareil aurait pu parler ? Pourquoi ne l’a-t-il pas interpellé à cet instant ? Le policier ne peut pas dire qu’il a laissé filer l’homme qui l’a tant aidé durant des années, mais il vante son bilan, ses résultats : des dizaines de réseaux démantelés, une centaine de trafiquants arrêtés, des tonnes de cannabis saisies. Les juges, eux, sont convaincus que l’indic a profité de l’opération Bouchibi pour mener ses propres affaires. Les semaines suivant la saisie d’Exelmans, plusieurs livraisons ont été interceptées, dont une de plus de six tonnes près de Mons, en Belgique. Un chauffeur a même affirmé que le camion de Tanger contenait près de trente tonnes de shit. « Hambli peut m’avoir menti sur la quantité, accorde le policier. Après, j’ai du mal à concevoir l’utilité pour lui parce qu’on est en phase cruciale et finale de notre relation, qu’il est dans une situation très exposée. » Il précise le rapport de force, brutal : « À ce moment, les seuls sur qui il peut compter à l’avenir, c’est nous, et si on s’aperçoit qu’il nous a doublés ou menti, on va le faire tomber. On connaît ses ennemis ; on peut lui causer des torts considérables. » Comprendre : le balancer et laisser les crocodiles le dévorer.

Les magistrats restent de marbre. À la cent soixantième question, ils annoncent leur intention de mettre le commissaire en examen pour avoir « délibérément caché à l’autorité judiciaire des informations essentielles qui auraient permis de juguler le trafic de stupéfiants ». Le choc. Le policier, qui se flattait d’arrêter les trafiquants « comme personne », se retrouve dans le même sac qu’eux. Ses avocats, Angélique Peretti et Francis Szpiner, s’insurgent contre une « infamie ». Mâchoire serrée, corps en avant, Szpiner fait résonner sa voix de stentor : « Avec Hambli, tout le monde avait conscience d’avoir affaire à un individu hors norme et au vu des résultats obtenus grâce à lui, rien ne permettait de penser qu’il jouait un double jeu. » Les juges acceptent de retirer les qualifications de « trafic de stupéfiants » et d’« association de malfaiteurs », mais ils retiennent celle de « complicité » : pour eux, Thierry a basculé du côté des voyous. Il risque jusqu’à dix ans de prison et 7,5 millions d’euros d’amende.

Sofiane Hambli est aujourd’hui incarcéré à Fleury-Mérogis, en banlieue parisienne. Il lit des romans, regarde la télévision, fait du sport. C’est un prisonnier à part qui ne peut pas aller en promenade sans être insulté par les autres détenus. Pour le protéger, l’administration pénitentiaire a dû le placer dans une aile spéciale, d’ordinaire réservée aux terroristes. Son avocat, Joseph Cohen-Sabban, tente de démontrer qu’il a été la victime collatérale d’une impitoyable guerre des polices. Pour lui, les douaniers ont menti : ils ne sont pas intervenus par hasard boulevard Exelmans. Ils filaient Hambli depuis des semaines et voulaient le coincer pour porter un coup fatal à leurs rivaux de l’Ocrtis, en particulier au premier d’entre eux.

François Thierry, de son côté, se bat désormais contre la solitude et la dépression qui guette. Ses ex-collègues ont pris leurs distances ; les anciens chefs ne répondent plus. Son couple aussi a explosé : la vie était devenue intenable depuis que l’affaire et le rôle de madame étaient sortis dans la presse. Le commissaire a d’abord été muté à la sous-direction antiterroriste, puis rangé dans un placard à la délégation spécialisée dans le cyberterrorisme. À la honte de la mise en examen, la procureure générale de Paris a ajouté l’inimaginable pour un flic : le retrait de l’habilitation d’officier de police judiciaire, en raison d’un « manque de loyauté » et de « négligences graves ». Concrètement, Thierry ne peut ni constater un délit ni mener une enquête. « C’est terminé, dit-il à ses derniers amis. On a perdu la bataille de la drogue. »

Il repense parfois à Sofiane Hambli et à ces six années de relation secrète. Curieusement, il ne parvient toujours pas à lui en vouloir, convaincu que le contrat a été respecté jusqu’au bout. Il y a peu, il a reçu l’appel d’un proche de Hambli : en prison, l’ancien indic aurait convaincu son voisin de cellule, le tristement célèbre Salah Abdeslam, de lui raconter la préparation des attentats du 13-Novembre : « Ce serait bien que tu l’écoutes, lui disait une petite voix. Ça montrerait à tout le monde que tu restes un grand flic. » Thierry a décliné, la mort dans l’âme. Il ne sera sans doute plus jamais un grand policier.

Cet article est paru dans le numéro 54 (Février 2018) de Vanity Fair France

OLIVIER BOUCHARA

Reporter puis chef du service affaires de Capital, il est le rédacteur en chef enquêtes / reportage de Vanity Fair. Il est aussi maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris.

 

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FRANCE 🇫🇷 (Douane française – DG Rodolphe Gintz): « ALERTE DISPARITION » et Commission des finances du Sénat

Suite à l’alerte lancée, nous offrons une récompense d’un euro à toutes personnes en capacité de fournir des renseignements pour le retrouver.

Nombreux sont ses collègues douaniers qui l’attendent à la Direction générale.

Sera-ce alors le retour de l’enfant prodigue?

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Commission des finances

à revoir en vidéo

Rodolphe Gintz parle des contrôles sur les petits aéroports…

Mais oublie de parler de l’aviation d’affaires!

voir en cliquant sur ICI

Vincent Le Beguec, le boss de l’OCRTIS, a démontré dans sa prestation télévisée qu’il savait ne pas répondre aux questions posées.

Rodolphe Gintz a trouvé que l’émission de mardi présentée par Delahousse était parfaite…et constate que les services de lutte anti drogues sont performants et… qu’il n’y a pas de concurrence inter services!!! En quelque sorte l’entente cordiale!

Tout le contraire de ce que je pense.

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FRANCE (Air cocaïne): les pilotes et dirigeants de la société d’aviation privée font appel

Les deux pilotes et les deux dirigeants de la société d’aviation privée du procès « Air Cocaïne » ont fait appel, lundi, du verdict de la cour d’assises spéciale des Bouches-du-Rhône.

Condamné à cinq ans de prison et à une interdiction définitive d’exercer sa profession, le douanier toulonnais François-Xavier Manchet, ami de Frank Colin – condamné à 12 ans de prison -, ne fera pas appel. « Il avait pris l’engagement devant la cour d’accepter la décision quelle qu’elle soit. Il s’y tient », a précisé son avocat Me Thierry Fradet.

LIRE

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DNRED 🇫🇷(Douane Française): la qualité première des DG de la Douane française n’a jamais été le courage, surtout quand il s’agissait d’assurer la continuité du service de l’Etat

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DNRED 🇫🇷(Douane française): lorsque Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED, tentait en vain de faire réviser son dossier au Canada 🇨🇦

Demande de révision rejetée!

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 à  Maître Eric CLEMOT, LL.D. Avocat

                                                           Ministère de la Justice du Canada

                                                           Groupe de la révision des condamnations criminelles

                                                                 284, rue Wellington (222 Queen, 11ième étage)

                                                                  OTTAWA, Ontario – K1A OH8

Numéro de Dossier : 19-341066

Réf: NS 55- 11 – 012 -VAL

Maître,

J’ai bien reçu votre long courrier du 28 septembre 2004, mais, il m’apparaît toutefois que des affirmations importantes de votre part ne sont que suppositions, qui pourtant  vous entraînent à des conclusions qui vous amènent  au  rejet de ma demande.

Si vous le voulez bien, reprenons votre analyse page  par page:

Il est bon de souligner que l’enquête a généré une preuve de plus de 60 000 pages concernant surtout la partie québécoise de l’organisation italo-canadienne chargée de réceptionner une partie de la marchandise.

Dans les quelques 3 000 pages qui m’ont été fournies par le gendarme Fournier, seules preuves auxquelles j’ai eu accès, il s’avère que je n’ai trouvé aucune trace des enregistrements des conversations téléphoniques de Messieurs Claudio Locatelli et Carlos Hernandez Reumbeaut en place à Montréal au moment des faits.

J’ai pourtant eu accès au dossier de Jürgen Kirchhoff, le capitaine du Pacifico, et, grâce à sa complaisance, j’ai pu récupérer les enregistrements de ces trafiquants.

Oserais-je vous demander les raisons qui poussèrent les enquêteurs à ne pas utiliser ces preuves accablantes pour condamner Carlos Hernandez-Reumbeaut ? (Relaxé et aujourd’hui libre en Colombie !)

Vous me présentez comme le blanchisseur de fortes sommes d’argent sur un compte ouvert a Gibraltar mais,  cette opération avait été signalée à mon officier traitant, Monsieur Christian Gatard ainsi qu’à Joseph Le Luarn, le patron de la DNRED France. Que devais-je faire de plus ?

D’ailleurs, un procès verbal a été établi par les douaniers de Gibraltar contre le chauffeur du véhicule qui transportait cette importante somme d’argent. Les Douaniers de Gibraltar n’ont verbalisé que l’importation illicite de matériel électrique….Quelques mètres de câbles électriques !!! L’argent, comme on le sait est toujours le bienvenu à Gibraltar! La DNRED avait déclenché ce contrôle pour connaître l’identité du passeur.

Vous me présentez comme l’instigateur principal d’une opération de narcotrafic écartant totalement ma qualité d’agent infiltré pour le compte de la DNRED française, seule raison expliquant ma présence au sein de cette organisation.

A qui ferez-vous croire que j’aurais pu prendre le contrôle de Locatelli et de l’ensemble de son organisation ?

Vous soulignez à juste titre que ma seule préoccupation fut de ne pas me faire condamner à un temps minimum à servir en prison, malgré le désir ardent des gendarmes Fournier, Degresley et du Procureur Bertrand qui voulaient à tout prix une réclusion criminelle à perpétuité.

L’Honorable Juge F. Arseneault a précisé d’ailleurs dans son jugement que la Couronne ne demandait pas de minimum à servir, mais alors que, depuis mon retour en France, j’ai informé, j’informe et je continuerai à informer les autorités judiciaires françaises de ces propos tenus, je n’ai obtenu jusqu’à ce jour de la part des magistrats français que des : « C’est vous qui le dites ! » et le refus de prendre en compte cette décision de justice.

Les quelques commentaires que j’ai formulés à la demande du juge n’était que circonstanciels et ne servaient qu’à soutenir ce plaidoyer de culpabilité fictive qui arrangeait surtout le procureur Bertrand. Le document que j’ai remis au juge m’avait été suggéré par Carlos Hernandez Reumbeaut à la prison de Renous,  pour demander la clémence de la Cour, et il m’avait fait rédiger cette déclaration fictive sur le fond.

J’avais prévu de faire une déclaration nettement différente et lorsque j’ai soumis  cette idée au Consul général de France, Monsieur Olivier Arribe, de Moncton, NB, il m’a déconseillé d’agir comme je le souhaitais, m’incitant à ne pas remettre en question les propos tenus par Monsieur Christian Gatard lors de sa visite au pénitencier de Renous. (« Et surtout, ne t’avise pas d’emmerder les Autorités canadiennes si tu veux garder le soutien des autorités françaises ! » SIC)

Vous prétendez que je prétends avoir plaidé coupable sur l’insistance des autorités douanières françaises.  Je pense qu’à la lecture d’une copie d’un courrier envoyé par mon avocat à la chancellerie française le 10 juillet 2003  (Copie N° 1, Pages 6,7 & 8)), vous pourrez admettre que si j’ai plaidé coupable, c’est bien à la demande des autorités douanières françaises.

Vous prétendez que ma fille prétend que j’aurais dû être informé avant mon départ du Canada des conditions  auxquelles les autorités françaises me feraient servir ma sentence. J’affirme que je n’ai jamais signé le moindre document m’informant des conditions françaises qui m’attendaient et je pense que vous pouvez accepter qu’il faudrait être intellectuellement déficient et particulièrement stupide de rentrer en France pour servir une sentence dans des conditions de détentions moyenâgeuses tout en augmentant sa durée. Acceptez que je n’accepte point que vous prétendiez que je prétende. C’est un fait indiscutable. Jamais, je n’aurais accepté un transfert qui aggravait, de fait, une sentence déjà exemplaire dans sa durée. La « Life sentence » reçue avait pour fin de peine au Canada le 5 août 2012…La France m’a condamné à une peine se terminant le 5 août 2017 !

A mes questions, maintes fois formulées, à Olivier Arribe, le Consul de France, j’ai eu pour toute réponse : « Marc, ne faites pas de difficultés, acceptez de partir sur la France où là, au moins, vous aurez des interlocuteurs qui pourront  prendre en compte votre situation. »

D’ailleurs, j’en ai parlé aussi aux deux agents de la RCMP de Montréal qui ont passé plus de quatre heures avec moi, le 8 juillet 1998, à la prison qui m’accueillit pour 48 heures avant mon transfert, lors de mon transit au Québec, qui eux aussi m’ont dit : « C’est mieux de vous taire et d’attendre que les douanes françaises vous fassent sortir discrètement ! »

Jusqu’à ce moment-là, tout correspondait aux engagements pris par mon officier traitant auprès de mon épouse par ces mots qu’il lui tint quelques jours après sa venue au Canada et pour lui annoncer l’envoi d’un viatique de 100 000 F.: « Pour Marc, c’est mieux de plaider coupable, faites en sorte qu’il le comprenne; qu’il pense à votre sécurité ! Il faudra environ un an pour le faire rentrer du Canada et après, en six mois, on arrangera sa situation ! » (SIC)

Je maintiens que jamais, les autorités douanières françaises n’ont respecté les procédures juridico administrative en ce qui me concerne. Est-ce une raison suffisante pour que je sois considéré comme un narco ?

Vous prétendez que j’ai parlé au procureur Bertrand de ma qualité d’aviseur, agent infiltré pour le compte des autorités douanières françaises. Sachez que c’est faux ! Jamais je n’ai dit, ni abordé avec Maître Bertrand ce volet de mon action. L’enregistrement qui a été réalisé peut d’ailleurs vous permettre de constater de la véracité de mes dires.

Pour moi, agent infiltré, le but n’était pas de faire rater un procès, croyant encore que Carlos Hernandez Reumbeaut ne pourrait que se servir de ma position d’agent infiltré pour s’en sortir….Je n’imaginais pas que j’aurais droit par la suite aux menaces de mort transmises par les gendarmes Fournier et Degresley pour que je me taise, permettant ainsi l’acquittement de Carlos Hernandez Reumbeaut !

Sachez aussi que lorsque je suis arrivé au Canada, après avoir eu droit à une magnifique orchestration médiatique ; cet accueil orchestré par la GRC avec les Médias m’avait paru assimilable à un communiqué de presse policier de nature à influencer le sort d’un procès en provoquant un procès préalable dans l’opinion publique. Doit-on considérer ceci comme une atteinte à la bonne administration de la Justice, car les informations orientées données par la GRC, seront amplifiées, déformées et utilisées pour dramatiser une situation d’un point de vue journalistique. Je n’ose m’aventurer à parler de libellé diffamatoire comme le définit l’Art. 298.

D’autre part, je me suis fait  «  subtilisé » par le Gendarme Fournier mon dossier de défense, qui m’aurait autorisé à le qualifier de « dossier juridique intercepté », je citerai le cas // « Michaud contre sûreté du Québec » – JE 93 – 209 – CS. Tous les documents personnels du requérant ont été saisis par les policiers afin d’y trouver des éléments incriminants à l’encontre de ce dernier, mais la Cour supérieure a jugé qu’il était tellement évident que certains de ces documents étaient de nature à contenir des informations confidentielles et privilégiées qu’il est inconcevable qu’on les ait saisis sans procéder par le biais de l’Art. 488-1 // (Ce dossier ne me sera rendu que cinq mois après le procès par Les gendarmes Fournier et Degresley.)

Le Gendarme Fournier qui m’a dit être très surpris de mon arrivée au Canada puisqu’il n’avait pas encore fait les documents d’extradition.

Durant les semaines de total isolement, dans une cellule ne portant aucun numéro, au pénitencier de Maximum sécurité de Renous, j’eus un seul contact téléphonique avec le sergent Degresley de la Bathurst Drug Section, Royal Canadian Mounted Police, 900 Vanier Blvd, BATHURST, New Brunswick Canada – E2A 3N2 qui m’affirma qu’il étudiait ma situation mais qu’il ne pouvait pas prendre de décisions dans l’immédiat en me disant : « On n’achète pas un sac de patates sans savoir ce qu’il y a dedans ! » (SIC)  Propos non suivis par d’autres contacts !

Il est vrai que la RCMP-GRC savait parfaitement que tout son dossier de plus de 65 000 pages ne tiendrait pas si je dévoilais mon action d’agent infiltré, ayant signalé mon infiltration auprès de mon service, la DNRED, et ayant signalé la totalité des personnages composants cette organisation, y compris aux autorités douanières anglaises. Carlos HERNANDEZ-REUMBEAUT avait été signalé au Custom anglais dés juin 1992. Dois-je vous rappeler que la défense d’Entrapment existe et pour conforter cette défense d’Entrapment (Art. 8), je citerais :

 » R c Leduc 1993 – 3 RCS 641″ – Le pouvoir d’ordonner un arrêt des procédures pour cause d’abus de procédure ne doit être exercé que dans les cas les plus clairs et lorsqu’il; est démontré que la conduite reprochée a violé les principes de justice fondamentale qui sous-tendent le sens collectif du franc-jeu et de la décence; Le fait de forcer l’accusé a subir son procès ne doit pas être oppressif où vexatoire. »

Egalement dans  R. c.  Lazaratoz – RJPQ 83 127C.S.: «En matière d’Entrapment, le remède approprié consiste à ordonner l’arrêt des procédures et non à acquitter l’accusé. »

Lors du procès, Maître Bertrand, pour la Couronne a demandé une sentence exemplaire qui pourrait servir de leçon et d’avertissement, précisant que » Aucun des autres coaccusés n’a jamais été identifié comme une tête dirigeante, nul n’a été impliqué dans le financement autant que Monsieur FIÉVET et nul n’a participé au transbordement. C’est très rare que nous puissions mettre la main sur une tête dirigeante, et que, même le clan italo-québécois DIVITO ne constituait pas une éminence criminelle de l’envergure de Marc FIÉVET » (SIC)

Sans vouloir diminuer l’importance du remarquable travail d’intelligence de la GRC, d’après, Maître Bertrand, j’étais la tête dirigeante… Ou Maître Bertrand mentait magistralement ou il fut désinformé délibérément!  Comment peut-on imaginer que j’étais le « boss » d’une opération de narcotrafic de cette importance pour laquelle je n’avais pas les connexions, pas les moyens financiers et en ayant prévenu mon service de l’identité et de l’activité des gens qui composaient l’organisation que j’infiltrais!

Vu la tournure des événements et la visite des autorités françaises, j’optais donc pour ce plaidoyer de culpabilité totalement silencieux qui m’offrait au moins la sécurité pour les miens et moi-même, tout en souhaitant ne demander au procureur que ne me soit pas imposé de minimum à la perpétuité que le Gendarmerie Royale et son procureur Bertrand voulaient à tout prix.

Avant la déclaration de mon plaidoyer de culpabilité, j’ai donc demandé à rencontrer le Procureur Bertrand devant les gendarmes Fournier et Degresley qui enregistrèrent la totalité de la conversation. Jamais, je n’ai révélé mon rôle d’agent infiltré pour le compte des douanes françaises et lorsqu’à la fin de mes demandes de non minimum à servir sur la perpétuité et de non retenu sur le territoire canadien, j’ai voulu donner quelques informations au Procureur Bertrand, le gendarme Fournier m’a coupé immédiatement en me disant que ça ne servirait à rien si ce n’est qu’à compliquer les choses.

Vous précisez que le Procureur de la Couronne Bertrand, en sa qualité d’officier de justice, aurait averti la cour s’il avait considéré qu’un tel fait aurait pu affecter ma responsabilité pénale et aurait alors dû être porté à la connaissance du tribunal en l’espèce. Le procureur Bertrand, s’il savait mon appartenance à la DNRED française ne pouvait pas de lui-même, vu sa qualité d’officier de justice, me sachant sans avocat, écarter cette information auprès du juge, qui n’aurait pas hésité alors à me poser des questions. Je pense qu’avec les gendarmes Fournier et Degresley, s’il était au courant, il a délibérément tu cette part importante de mes possibilités de défense et d’explication de mon implication dans ce réseau et en bas de page 9, lorsque vous me dites que j’ai reconnu moi-même l’avoir informé dans un courrier écrit à Me Bernard Aubé le 21 mars 2002, il convient d’abord de relire le paragraphe de cette lettre que vous citez pour déclarer que j’ai informé le procureur Bertrand:

« Pourtant aujourd’hui vu la situation que je vis, je souhaite rouvrir ce procès pour que  les éléments restés dans l’ombre et délibérément cachés par le représentant de la couronne, le procureur Michel BERTRAND et les gendarmes DEGRESLEY  et  FOURNIER  apparaissent enfin au grand jour et que la justice ne soit plus la parodie qu’elle fut à BATHURST. »

Voilà donc le paragraphe que vous avez retenu pour déclarer que j’avais informé le procureur Bertrand alors que je ne faisais qu’une supposition que le Procureur, bien qu’informé par ses gendarmes, (ce qui me semblait normal), avait délibérément choisi de taire ma qualité qui « foutait en l’air » son procès ! Je répète et j’affirme que je n’ai jamais personnellement parlé au Procureur Bertrand de mon infiltration ni de mon action pour les douanes françaises, répondant en cela aux désirs de la DG des douanes françaises représentées par Messieurs Christian Gatard et Bernard Roux qui me dirent aussi: « Et surtout, ne t’avises pas d’emmerder les Canadiens si tu veux garder le soutien des autorités françaises à ton retour. » (SIC)  Pour moi, il n’était pas besoin de me faire un dessin pour m’expliquer que c’étaient ces « emmerdes-là » que ne voulaient pas les autorités canadiennes; et, en ma qualité d’agent infiltré engagé dans la lutte contre le narcotrafic, il n’était pas concevable que je mette en péril ce  procès. Pour tout le monde, côté canadien, il était souhaitable et indispensable que je passe pour le numéro 2 de l’organisation que j’avais infiltré!

Concernant les déclarations des douanes françaises qui précisent qu’elles n’étaient au courant que des activités pour lesquelles j’étais payé…Ce genre de déclaration ne peut convaincre personne. Comment imaginer que mes informations n’aient pas permis de me faire suivre par l’ensemble des services spécialisés dans la lutte contre la drogue. Vous le soulignez d’ailleurs vous-même, j’étais manifestement bien connu de l’ensemble des services européens.

Je peux sans problèmes vous faire parvenir la liste des opérations non rémunérées par les services officiels et qui ont pourtant permis d’importantes saisies.

Vous prétendez que mon dépôt de plainte conforte encore plus votre décision de rejet de ma demande. Vous me permettrez de trouver totalement surréaliste et invraisemblable que vous supposiez un seul instant que la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières des douanes françaises soit impliquée dans un trafic quelconque de drogue. C’est hallucinant que vous puissiez seulement énoncer ce genre de propos. Jamais, le Ministre Michel CHARASSE, le directeur des Douanes Jean Dominique COMOLLI et les dirigeants de la DNRED ne m’ont demandé de faire du trafic de drogue. Les Douanes françaises m’ont seulement recruté pour infiltrer des réseaux de narcotrafiquants existants, pour en tirer le maximum d’informations qui permettaient d’obtenir des résultats spectaculaires.

La déclaration de l’attaché des Douanes françaises à Madrid, Monsieur Jean Paul Garcia ne laisse absolument aucun doute sur le fait que j’agissais comme agent infiltré.  “The Defence in its alegations, opposes the extradition, stating that the defendant is a customs informer, acting as an undercover agent, verified by documents and by a statement made by Jean Paul GARCIA, Customs Attaché at the French Embassy in Madrid, ant that according to his statement he declared this in the name of the director General of Customs in France.” Cette déclaration a été faite devant les magistrats de l’Audience nationale de Madrid.

Effectivement, s’il est vrai que j’étais beaucoup plus intéressé par la réalisation d’une grande « sauterie » (arrestation générale) en France, ça ne transforme pas pour autant les Douanes françaises et moi-même en trafiquant de drogue.

Je continue à regretter que les cibles que nous avions en Europe continuent à s’ébattre librement sans avoir jamais eu à répondre des trafics qu’elles continuent d’organiser en toute impunité et je ne comprends toujours pas que moi,  l’agent infiltré, je  pourrisse en prison. Me reste en travers de la gorge, l’acquittement de Carlos Hernandez Reumbeaut.  Mais pour la justice du Nouveau Brunswick, qu’importe le flacon puisqu’elle connût l’ivresse d’une « Life sentence » avec moi.

Je maintiens mon souhait d’un procès où l’ensemble des éléments délibérément tus à Bathurst soit mis en évidence et exposé devant une Cour formée d’un juge avec Jury durant lequel je citerai comme témoins les personnalités suivantes:

Messieurs…

  • Michel CHARASSE – Ex Ministre du Budget – Sénateur – Paris – France
  • Christian GATARD – Ex D.R des Douanes, Receveur Paris – France
  • Jean Henri HOGUET – Ex Directeur DNRED Paris – France
  • Joseph LE LUARN – Ex Directeur DNRED Paris – France
  • Bernard PUYANET – Ex Directeur DNRED Paris – France
  • Jean PUONS – Ex Directeur DNRED Paris – France
  • Jean Paul GARCIA – Ex attaché des Douanes Françaises à Madrid,  Espagne
  • Marc LERESTRE – Ex attaché des douanes françaises à Londres, U.K
  • Philippe GALY – Ex attaché des douanes françaises à Londres, U.K
  • Bernard ROUX – Ex attaché à l’ambassade de France à Washington, D.C – USA
  • Jean Dominique COMOLLI – Ex D.G des Douanes Françaises – Paris – France
  • Hervé MAIGNIER – Divisionnaire des Douanes – France
  • Jo LE SQUERE – Adjoint au Chef de l’Echelon DNRED de Nantes– France
  • Michel RIBATET – Douanes françaises
  • Jean Pierre CAZET – Douanes françaises
  • Ernest WHILLEY – Chef du bureau consulaire français de Gibraltar
  • Olivier ARRIBE – Consul général de France en poste à Moncton (N.B.) au moment des faits.
  • Loïk HENNEKINNE – Ambassadeur de France à Ottawa au moment des faits.

 

  • Andrew COSMA – Solicitor Martin Murray & Associates – West Drayton – Middlesex UK
  • Les BENNETT – Solicitor Martin Murray & Associates – West Drayton – Middlesex UK

 

  • Graham TITMUSS – CustomOfficer – Londres (UK)
  • John HECTOR – Customofficer – Londres (UK)
  • Ian ANDERSON – Customofficer Chef du Département Cocaïne – Londres (UK)

 

  • David MAY –  DEA  –  Ambassade des Etats Unis d’Amérique  –  Paris – France

 

  • Fernando MUÑOZ –  SVA  (Servicio Viligencia Aduanera)  –  Algésiras – Espagne

 

La GRC, après l’arraisonnement du PACIFICO, avait vendu du matériel de bord avant de le vendre aux enchères. Le montant de plus d’un million de dollars avait permis de servir à diminuer les frais que la GRC avait engagés dans son enquête contre les « DIVITO » durant plus de 4 ans.

Réviser cette sentence, aurait seulement abouti à déclencher une cascade de révision sur la base de l’Entrapment et au remboursement du Pacifico.

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FRANCE 🇫🇷 (Drogue à Kercado): la prison pour les trafiquants venus de Brest et Caen

De huit à dix-huit mois de prison ferme

Au regard de leur comportement dans le box des prévenus, ces deux jeunes ne semblent guère effrayés par ce risque, l’un venait d’ailleurs en récidive et venait d’être condamné voici quinze jours à Caen.

La somme totale de 2 000 € en espèces qui a été saisie sur eux semble leur importer davantage. « Il provient de mon livret jeune duquel je venais de faire plusieurs retraits », assure l’un. « Je gagnais 150 € par jour, en travaillant de midi à minuit. C’est un ami rencontré à Brest qui m’a dit qu’il y avait du boulot de guetteur à Kercado. J’en avais besoin car je n’ai pas de travail », précise l’autre.

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FRANCE 🇫🇷 (Air cocaïne): les jeux sont faits, rien ne va plus

L’intime conviction des magistrats de la Cour d’assises spéciale a permis de prononcer les sentences des accusés dans cette affaire très, trop médiatisée pour que la sérénité ait pu s’installer dans cette salle d’assises durant ces 7 dernières semaines.

Les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos: 6 ans

Frank Colin: 12 ans

Fabrice Alcaud: 6 ans

Pierre-Marc Dreyfus: 6 ans

François-Xavier Manchet: 5 ans

Ali Bouchareb: 18 ans

Michel Ristic, considéré comme l’homme de main d’Ali Bouchareb, a été acquitté.

Henri Bartolo, l’ancien gérant de discothèque, a été acquitté.

Comme je le soulignais voici quelques jours, des leçons vont-elles être tirés de cette affaire et une vigilance accrue sera-t-elle mise en place pour contrôler tous ces vols d’affaires?

Ça ne peut passer que par un renfort douanier. Puisse le DG Rodolphe Gintz en tenir compte!

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FRANCE 🇫🇷 (Air Cocaïne): la défense demande l’acquittement quasi-général

La défense a demandé jeudi à Aix-en-Provence l’acquittement de huit des neuf accusés de l’affaire « Air Cocaïne », s’indignant des carences d’une enquête hors-norme, au terme de sept semaines de procès.

La parole sera vendredi aux accusés, pour leurs derniers mots. Les six juges professionnels de la cour d’assises spéciale des Bouches-du-Rhône se retireront ensuite pour délibérer.

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NARCOTRAFIC 🇫🇷 (BCRP-DGSE-DRM-DRSD-DGSI-SCRT-DNRED-TRACFIN): qui pourrait encore croire que nos services ne savaient pas grand chose dans l’affaire « Air Cocaine » ?

 

En France, 8 services s’occupent de recueillir des informations, auxquelles s’ajoutent les renseignements recueillis par l’OCRTIS, les GENDARMES…et les informations transmises par EUROPOL et le DEA !

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Sous la tutelle du ministère de la Justice et des libertés:

Le bureau central du renseignement pénitentiaire (BCRP)

Sous la tutelle du Ministère des Armées:

La direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), chargée de l’espionnage et du contre-espionnage à l’extérieur du territoire national

La direction du Renseignement militaire (DRM), chargée du renseignement tactique et stratégique sur les théâtres et futurs théâtres d’opérations de l’armée

La direction du renseignement et de la sécurité de la Défense (DRSD), chargée de la sécurité des installations et du personnel militaires

Sous la tutelle du ministère de l’Intérieur:

La direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), chargée du contre-espionnage et de la lutte antiterroriste

Le service central du renseignement territorial (SCRT)

Sous la tutelle du ministère de l’économie et des finances:

La direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), chargée des enquêtes douanières et des mouvements de marchandises douteux

Le TRACFIN (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins), chargé du renseignement sur les circuits financiers douteux et clandestins

La France dépense environ trois milliards par an pour ses services de renseignement

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FRANCE 🇫🇷 (Nice): 14 prévenus d’un trafic de drogue libérés après une erreur de justice

À force de dire « Etat de droit », « État de droit » jusqu’à l’extase, on en devient un « État de cons »!

La qualification des faits les plus graves reprochés aux prévenus relevait de la cour d’assises, et non pas du tribunal correctionnel où les prévenus comparaissaient lundi pour une audience relais.

« C’est une situation totalement inédite, un cas d’école« , a déclaré maître Paul Sollacaro, qui défendait un chauffeur de bus incriminé en toute fin de procédure en 2018, à tort selon son avocat, deux ans après le coup de filet qui avaient conduit les autres sous les verrous.

« La juge, dans son ordonnance de renvoi, a inclus des crimes: direction d’un groupement en vue d’un trafic de stupéfiants et blanchiment aggravé », a-t-il expliqué, avant de poursuivre :

« Le tribunal s’est déclaré complètement incompétent car il ne peut juger que des délits, et pas des crimes, et il a été obligé de lever les mesures coercitives: ceux qui étaient détenus ont été remis en liberté, ceux qui avaient un contrôle judiciaire ou un bracelet électronique, ne l’ont plus« , a poursuivi l’avocat.

Le parquet a indiqué qu’il allait réagir pour relancer la procédure.

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DNRED (Douane française): opérations d’infiltration menées par NS 55 et quantités de drogues saisies

Opération d’inflitration Date Marchandise Quantité saisie COMMENTAIRES
Mai-Juin 88
NATAJAK cannabis marocain 300kg + Sloop de 16m Saisie Douane française
Premier contact avec Michel charasse à Bercy pour rendez-vous
G.A.L. Premier contact avec l’organisation – Photos transmises
ALTAÎR cannabis marocain 300 kg La douane n’est pas intervenue
MOYER cannabis marocain 3 tonnes et 1 voilier Saisie par HM Customs-excise
MIKADO cannabis marocain 2 tonnes sur  voilier « banana split » Saisie par HM Customs-excise
Première réunion avec Charasse et Comolli à BERCY
GASTON cannabis marocain 200 kg et 1 voilier Saisie par SVA
ARCO-IRIS cocaïne 150 kg et 1 bateau de pêche Saisie Guardia Civil
HALIFAX cannabis afghan Pas vu
1989
INDIGO

Sottogrande

cannabis marocain saisie partielle des 600kg transportés Solde du financement du Motor/Yacht WINDARRA
BRIGANTINE cannabis marocain 1 tonne et 1 voilier Saisie par Autorités portugaises
DAUDET-FERRAN – GAL Équipe protégée par commissaire Ricardo Kohl d’Estepona
PÊCHE Alicante cannabis marocain 800 kg et bateau de pêcheur Douaniers ripoux du SVA arrêtés suite fréquences radio SSB du SVA  communiquées aux narcos
GOLDEN SUNSET cannabis marocain 3.000 KG Pas de surveillance ce jour là
Bryan PRICE cannabis marocain 600 kg Saisie SVA
HALIFAX 2 cannabis marocain 300 KG Pas vu par les Canadiens
FUMÉE NOIRE cannabis marocain 1.000 KG Pas vu par la Douane, tous les avions en GV en même temps; le seul dispo était à Nice pour transporter Michel Charasse au GP de Monaco

Restaurant

Saint Georges

1990

Financement, équipement et le douanier Francis Geoffroy

WINDARRA

avec

SERVICES allemands + SVA

cannabis marocain saisie partielle de 800 kg Cafouillage du SVA et investigations en Allemagne
BACARDI cannabis marocain 600 kg Pas vu
Opération de LYON cannabis marocain Enlèvement d’1 tonne au Maroc Engagement de Michel Ribatet, chef d’Echelon DNRED Lyon de verser à Marc FIEVET la somme de 1,000,000 F
LYON cannabis marocain 1 tonne
Port la Nouvelle cannabis Chargement d’un petit camion loué par la DNRED

DNRED – rue du Louvre

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Gérard RIVIÈRE

Préparation Reçu 500.000 F sur 1 million promis – Reçu signé et récupéré par Gérard Estavoyer et G.Bastien

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Remorqueur « Le Vaillant »

Big John (Sottogrande) Préparation Motor Yacht « Golden Sunset »
INDIGO

Gibraltar

600 kg INFILTRATION de 3 officiers du HM Customs.

Livraison Bobby Mills

HALIFAX cannabis marocain 1.200 KG Pas vu par les Canadiens
JOUGUET-JOFI cannabis 800 KG Pas vu par les Canadiens
1991
SCARAB cannabis marocain 500 kg et Speedboat Speedboat Fuengirola
Anne-Liese (Amsterdam) cannabis marocain 3,5 tonnes + Bateau Anne-Liese  Saisie par Police
De GROOT (Amsterdam) Préparation Achat du MELOR – financement Douane Française à 50% (Argent déposé par Lesquert et Capitaine à Anvers) et argent de narcos anglais à 50% sorti par John Short – Customs officer
1992
Camion

FH12-VOLVO

cannabis marocain 6 tonnes Pas contrôlè au Perthus!

Saisie effectuée par la Police à Neuilly

A/R Caraïbes avec MELOR

DUBLIN

cocaïne IRA et narcos
SCHIPOL-ROTTERDAM IRA et narcos
CLAUDINE cocaïne 1 tonne Plusieurs journées en Écosse avec John Hector du HM Customs et Marc Lerestre, attaché douanier à Londres

IRA et narcos

Sept 92
DUBAÏ cannabis afghan 15 tonnes Préparation avec John Short
Herbe de la Jamaïque 8 tonnes Préparation avec John Short
1993
BRINDISI Cannabis  1.600 KG Début infiltration Locatelli
CAGLIARI Cannabis 2.400 KG Refus de C.Gatard de faire saisir les 2 tonnes de cannabis sur MELOR
ALMEER III Résine de cannabis afghan 15.000 KG Marchandise jetée à la mer
ROTTERDAM

BARCELONE

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DJIBOUTI

Acquisition Poseidon  Signalement à Gatard et Lesquert à Barcelone.

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Escale MELOR pour enlèvement 32 tonnes

Hôtel Meurice Meeting avec Graham – Financier des 80 tonnes de cannabis afghan Refus d’agir décidé par Joseph Le Luarn – DI DNRED
Hôtel Concorde Lafayette – PARIS Réunion avec Joseph Le Luarn et Gatard: opération 10 tonnes de cocaïne sur Corse et blanchiment prévu de 2 millions de dollars par l’ex DG WEBER
Brunswick Canada 30/10/1993 cannabis afghan Opération BELT* Signalement effectué à Jean Paul Garcia – Douane Française -Madrid
CANBERRA (UK) 03/11/1993 cannabis afghan 5 tonnes Saisies par HM Customs-excise
POSEIDON cannabis marocain 6 tonnes Saisie et arraisonnement à 1000 milles de l’Angleterre
*BELT résine de cannabis afghan 27 tonnes Saisies par Autorités canadiennes
JERSEY
Janvier 1994
Hervé Maignier, divisionnaire DNRED, rencontre la douane de Jersey à Jersey et fait noircir ma photo sur mon passeport Charles Henri de Bossieu, le propriétaire du « Sea Harmony »
PACIFICO 22/02/1994 cocaïne 5,4 tonnes Saisie après poursuite par navire militaire canadien et bidonnage du « plotter » pour pouvoir saisir le  cargo Pacifico.
Opération DINERO

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FRANCE

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BASTILLE

Nombreuses réunions avec le DEA de Paris et Rome à Paris, La Baule, Nantes et l’Ambassade américaine

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Meeting avec Pouyanné, le DI DNRED et Gatard pour faire charger 1 tonne de cocaïne sur le M/Y « Sea Harmony »…

TOTAL

des

signalements

ayant entrainés saisies

Plus de

110 Tonnes

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Conclusions

Christian Gatard n’a pas été autorisé à s’exprimer…

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J.L Viala

Le DG J.L Viala n’a rien fait.Le DG P.M Duhamel a tenté une approche avec Md Strachan du HM Customs-excise à Stockholm, l’attaché douanier Philippe Galy de Londres m’a menacé de m’en faire prendre pour dix ans si je ne plaidais pas coupable.

P.M Duhamel

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Le DI Pouyanné m’a fait dire que je pourrais plaider non coupable au Canada.

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Christian Gatard, le DR de Marseille, B.Roux, l’attaché à Washington et O. Arribe le consul général de France à Moncton sont venus au Canada me dire de plaider coupable et que « On arrangerait les affaires une fois de retour en France » sur ordre d’un des conseillers de D.Strauss-Kahn, le ministre des finances.

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Le ministre Michel CHARASSE n’a rien fait et a perdu son procès en première instance et en appel qu’il avait intenté contre Marc Fievet pour diffamation, suite à:

« CHARASSE M’A LACHÉ« 

paru dans « le Parisien »

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Le DG François Auvigne a refusé d’intervenir malgré les suppliques de Jean Puons, DI de la DNRED. Il a dit qu’il n’avait pas à assumer les décisions prises par ses prédécesseurs!

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Le DG François Mongin n’a rien fait!

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Résultat

3.888 jours de détention « non stop » dans quatre pays, 23 prisons et 392 cellules

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Jérôme Fournel a fait manipuler les faits  pour que la demande d’indemnités déposée par Marc Fievet soit rejetée aidé par Erwan GUILMIN, Elizabeth MELSCOET puis Thomas CHARVET et Michel BARON avant d’intervenir pour que le film « L’Aviseur » soit rebaptisé GIBRALTAR avec scénario modifié, écartant une scène où Michel Charasse apparaitrait.

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La Juge d’instruction Sophie Clément a blanchi Marc Fievet de toutes actions de narcotrafic!

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Et le dossier de Marc Fievet est toujours classé « SECRET DEFENSE« 

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FRANCE 🇫🇷(Douane française): la hiérarchie mise en cause


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De 2011 à 2014, c’était Corinne Cleostrate qui était la directrice régionale des douanes et droits indirects à Roissy Voyageurs.

Perry Menz était directeur des services interrégional de Roissy jusqu’en 2014. Pouvait-il ignorer les trafics de bagages ?

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La DG de la Douane française est toujours restée aux abonnés absents!

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Seul Jérôme Fournel répondra pour affirmer que la hiérarchie ne savait rien!

Comme toujours!

Et en dernier recours…

De vous à moi, je peux vous le dire…ils ne savent jamais rien…sauf quand ils peuvent s’enorgueillir de la réussite d’une belle affaire! NS 55

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FRANCE 🇫🇷 (Douane Française): début lundi du procès suite à la saisie d’une demi-tonne de cannabis dans un local municipal de Bobigny

Novembre 2016, un camion en provenance d’Espagne pénètre dans le centre technique municipal (CTM) de Saint-Denis. Il est précédé d’une puissante Audi. C’est la deuxième fois en quelques semaines que des agents des douanes repèrent cet étrange manège.

Cette fois, ils interceptent le convoi, peu après 21H00. Et découvrent à l’intérieur de la remorque, dissimulés dans une cache aménagée, 500 kilos de résine de cannabis.

La drogue devait être reconditionnée puis « dispatchée » entre plusieurs revendeurs, avait expliqué une source proche de l’enquête à l’époque des faits.

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FRANCE 🇫🇷(Air Cocaïne): un troublant contrôle des douanes…

« Si l’avion avait transporté de la cocaïne, et qu’il avait été contrôlé deux ou trois jours après, est-ce que le chien des douanes aurait marqué ? », avait questionné Me Dupond-Moretti, la semaine dernière, profitant du témoignage d’un policier qui venait de faire un exposé sur les odeurs persistantes qui accompagnent cette drogue.

« Il faudrait poser la question à un spécialiste des chiens, mais ça paraît compliqué de cacher ça au chien… »

Un défi lancé par Me Dupond-Moretti

Sauf qu’il n’y a aucune trace d’un tel contrôle dans le dossier d’instruction. « Si un avocat général un peu curieux demandait cette vérification, il le pourrait ? », s’était faussement interrogé Éric Dupond-Moretti.

Le pénaliste a été pris au mot par Marc Gouton qui a lancé sa petite enquête.

Il en ressort que l’avion a bien fait l’objet d’un contrôle le 13 décembre entre 21 h 35 et 22 h 05 (à l’époque, les investigations s’étaient limitées au 11 décembre !). « Ce contrôle s’est avéré négatif, a convenu l’avocat général. Mais aucune équipe cynophile ne travaillait ce soir-là. » Les pilotes ont soutenu « formellement » qu’il y avait bien un chien.

Hier, Me Antoine Vey, l’autre avocat des pilotes, a réclamé que les douaniers qui ont procédé à cette visite de l’avion soient entendus par la cour pour tenter d’y voir plus clair.

En vain, la requête a été rejetée dans la foulée.

E.M.

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FRANCE 🇫🇷 (Air Cocaïne): Ali Bouchareb, tout l’accuse sauf les témoins

« Je ne suis pas un enfant de chœur, c’est vrai. » Depuis qu’il a lâché cette phrase, au deuxième jour du procès Air Cocaïne, à Aix-en-Provence, l’homme qui comparait seul dans le box des accusés n’a fait aucune autre concession.

Ali Bouchareb, 47 ans, dément être le commanditaire des vols suspects qui lui valent d’être renvoyé, avec huit coaccusés (libres), devant la cour d’assises spéciale des Bouches-du-Rhône. « Effectivement, je clame mon innocence depuis le début », a-t-il opposé à une dernière tentative du président Jean-Luc Tournier.

LIRE la suite

https://www.varmatin.com/faits-divers/air-cocaine-ali-bouchareb-tout-l-accuse-sauf-les-temoins-308904

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FRANCE 🇫🇷: une morale pour les aigles, une autre pour les pigeons

 

Sonya Djemni-Wagner, à gauche du Président Macron

En espérant que Madame Sonya Djemni-Wagner, conseillère justice au cabinet du président de la République, puisse écouter Eric De Montgolfier.

J’ai toujours en mémoire sa répartie lorsque ma condamnation canadienne a été adaptée au droit français en aggravant cette dernière.

La jeune substitut du procureur de Bobigny qu’elle était m’a envoyé à la tête cette phrase de véritable ponce pilate: « Je réclame 20 ans, vous n’aurez qu’à demander la ‘grâce présidentielle‘! »

Voir l’article original

et la vidéo

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Avatar de Marc FievetThe international informant

Magistrat connu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche et dit « incorruptible », il a été sous le feu médiatique en tant que Procureur de la République pour avoir instruit des affaires politico-financières sensibles et des systèmes mafieux qui ne l’ont pas épargné. Aujourd’hui à la retraite, il réserve son temps libre à l’écriture et est sollicité par les médias pour son expertise. Il a publié récemment « Une morale pour les aigles, une autre pour les pigeons » chez Michel Lafon.

En seconde partie d’émission Jacques Dor, jeune pianiste de talent nous fait découvrir les oeuvres isolées de Chopin qu’il a réunies dans un disque (Rejoyce). D’une étonnante modernité et très profonds, les quelques extraits permettent une parfaite introduction à une discussion spirituelle entre ces deux invités aux univers différents.

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FRANCE 🇫🇷 (DOUANE – DNRED – SNDJ): lettre ouverte à Gérald Darmanin

A Bercy, l’administrateur civil Thomas Charvet,  l’administrateur des douanes Michel Baron comme Elizabeth Melscoet de la DG de la Douane (DGDDI), certainement des grands spécialistes des actions d’infiltration à l’international, ont réécrit l’histoire en interprétant les actions que Marc Fievet a menées pour le compte de la DNRED, dans le seul but de dégager la Douane Française et la DNRED de toutes responsabilités.

Le ministre Michel Charasse qui avait promu ces actions n’a pas assumé le service après-vente comme l’ensemble de la hiérarchie douanière qui a terriblement souffert d’amnésie sélective!

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Avatar de Marc FievetThe international informant

Séphanie Gibaud, malgré le rôle décisif dans l’enquête sur la banque UBS 🇨🇭, n’a pu bénéficier ni du statut de lanceuse d’alerte, ni de la protection qui y est liée, ni d’aucune rétribution.

Comme Marc Fievet, aka NS 55 DNRED, malgré son rôle décisif dans des enquêtes durant 6 ans sur les organisations de narcotrafiquants, n’a pu bénéficier ni du statut de lanceur d’alerte, ni de la protection qui y est liée, ni d’aucune rétribution après avoir été incarcéré 3888 jours et malgré une décision de justice française établissant qu’il était un agent infiltré et non pas un trafiquant.

Il semble que le refus de prendre en compte les lanceurs d’alerte n’est pas une nouveauté pour ceux qui sont aux manettes.L’interprétation des faits pour le cas de Marc Fievet par l’administrateur des douanes, Michel Baron, qui ont permis au tribunal administratif de rejeter sa demande d’indemnisation…

Voir l’article original 1 082 mots de plus

DNRED 🇫🇷 (Douane française): la controverse, quand Christian Gatard contredit l’administrateur Michel Baron

Il y a le film et… la réalité!

« Gibraltar » : l’auteur du livre rétablit SA vérité.
lundi 3 février 2014 – 18h00
L’auteur du livre et protagoniste des faits qui ont inspiré le film « Gibraltar », écrit par Abdel Raouf Dafri et réalisé par Julien Leclercq, a tenu à répondre aux propos des deux hommes, tenus sur le site ALLOCINE.
© Mika Cotellon / SND 

Réponse de Marc Fiévet, suite à la polémique autour du tournage de Gibraltar, dans son intégralité :

« Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle Marc Fievet, je suis l’homme qui a inspiré le film « GIBRALTAR » après la parution de mon livre « L’AVISEUR ».

Suite aux vidéos mises en ligne sur Allocine (celles d’Abdel Raouf Dafri et Julien Leclercq) et la controverse soulevée, j’estime nécessaire d’apporter quelques précisions supplémentaires sur le film produit par Dimitri Rassam et réalisé par Julien Leclercq, avec dans le rôle de Marc Duval, Gilles Lellouche, dans le rôle de l’officier recruteur des douanes françaises et agent traitant, Tahar Rahim et dans le rôle du narco Claudio Pasquale Locatelli – considéré comme le Copernic du narcotrafic mondial par Roberto Saviano dans son dernier livre Zero, zero, zero – Riccardo Scamarcio.Le  scénario initial tiré du livre « L’Aviseur » que j’ai écrit, et qui a inspiré l’écriture par Abdel Raouf Dafri, du scénario auquel j’ai participé et pour lequel j’ai signé un contrat de consultant, n’a pas été respecté par le réalisateur et ne correspond en rien à ce qui devait être tourné…

En effet comment aurais-je pu accepter d’être présenté comme ce Marc Duval, tenancier d’un « bar à tapas » de troisième zone, incapable de faire marcher son business et s’entêtant toutefois à garder un voilier qu’il n’était pas capable d’assumer financièrement ?

Comment aurais-je pu accepter que le réalisateur Julien Leclercq tourne des scènes qui n’ont strictement rien à voir avec la réalité de mon vécu ?

Comment aurais-je pu accepter de voir sali le rôle que j’ai joué auprès des autorités régaliennes et des opérations undercover des services de lutte contre le narcotrafic ?

J’ai rencontré le réalisateur Julien Leclercq pour la première fois lors de la projection privée à laquelle j’ai assisté, accompagné de mes avocats, le 15 juin 2013. Je lui ai immédiatement demandé pour quelles raisons la scène de ma rencontre avec le ministre Michel Charasse ne figurait pas dans le film (alors qu’elle se trouvait dans le scénario d’Abdel Raouf Dafri)? 

Après un bafouillage, il m’expliqua que c’était une question de coût !

Fichtre, tourner une scène dans un bureau avec un ventru à bretelles fumant le « Cohiba » aurait au moins démontré la volonté politique des actions d’infiltration. Mais c’était trop cher !!!

Ce sera l’unique rencontre que j’aurais eu avec ce « grand » professionnel.

Ce qui me navre, c’est que je suis présenté dans ce mauvais film comme un pauvre mec aux abois et pis encore, comme un mauvais agent d’infiltration. »

Pourtant, si l’on en croit les propos de :

Christian Gatard (le douanier joué par Tahar Rahim) a été interviewé par Ouest France le 7 octobre 2013:

« Marc Fiévet a été très productif et très professionnel en matière de renseignements. Il travaillait de manière rigoureuse avec une production dense, riche et intéressante sur les individus et les mouvements de bateaux. Il a rencontré plusieurs fois le ministre, Michel Charasse, et les Douanes lui ont même financé l’achat d’un restaurant à Estepona, près de Marbella.

Notre coopération opérationnelle a duré six ans et malheureusement il a été arrêté par les Britanniques, à la demande des Canadiens. »

À la question « Pourquoi a-t-il été arrêté ? » :
« Au fil du temps, il s’est infiltré dans les réseaux et a été, entre autre, en relation avec un gros baron de la drogue, Claudio Locatelli. Il a participé à de nombreuses opérations, notamment six tonnes de cocaïne au Canada. Bien que les Britanniques aient profité des renseignements de Marc Fievet, ils avaient une dent contre lui au sujet d’une livraison de cocaïne pour l’IRA qui n’avait pas eu lieu et ils l’ont « flingué ».
Grâce à lui, on les avait informés de cette livraison, ils étaient très intéressés, ils espéraient arrêter des membres de l’IRA et ont donné des instructions précises.
Marc Fievet devait attendre en pleine mer la livraison par avion, en provenance du Vénézuela. Mais, dans la zone concernée, les Américains ont procédé inopinément à des contrôles renforcés et le largage n’a donc pas eu lieu.
Après un mois d’attente, Marc Fievet est reparti et les Anglais ont été très désappointés.
Cet épisode est d’ailleurs relaté dans le film de manière déformée. Après son arrestation, il n’a pas été soutenu par la France. Il aurait peut-être pu bénéficier d’une remise de peine suite à son rapatriement du Canada, deux ans après sa condamnation, mais le directeur général des douanes avait changé ainsi que le ministre. »

Que pensez-vous du film ?
« Il est assez violent. Heureusement, ces meurtres n’ont pas existé ! Il y a des invraisemblances. On me fait faire des contrôles en Espagne alors que c’est impossible. Il y a des choses aménagées par rapport à la réalité.
Je n’ai pas un mauvais rôle, mais le film ne retrace pas les nombreux échanges qu’on a eus avec Marc Fievet. J’ai toujours des contacts avec lui et une certaine admiration, car il fallait du courage pour faire ce qu’on lui demandait.L’angélisme et le milieu du renseignement sont deux mondes très éloignés. Depuis cette période, il y a eu de gros progrès technologiques mais le renseignement est toujours nécessaire. »

Interrogé à mon tour le 18 octobre 2013 par Ouest France

Comment avez-vous rencontré Christian Gatard ?
« J’étais en recherche d’emploi, il m’a contacté par téléphone puis nous nous sommes rencontrés à Gibraltar. J’ai accepté de travailler pour les douanes car c’était une activité d’observation dans laquelle je pensais pouvoir m’intégrer et obtenir des résultats. J’estimais que j’étais en capacité de donner le change afin d’éviter le danger et de pouvoir passer au travers des suspicions et de la paranoïa des narco-trafiquants.
Nous avions des résultats exceptionnels. Cela a bien marché jusqu’à un changement de politique en mars 1993. Nicolas Sarkozy devenu ministre du budget du gouvernement Balladur a donné pour directive de supprimer toutes les actions d’infiltration, mais moi, j’étais déjà infiltré dans l’organisation dirigée par Claudio Locatelli, baron de la drogue. Les responsables des douanes avec lesquels j’étais en relation ont été mutés.
À l’époque, je naviguais sur un bateau, financé à 50 % par les douanes françaises et pour le reste par des narco-trafiquants anglais. N’étant pas informé de cette nouvelle orientation politique, j’ai continué mon activité et fin juin, j’ai organisé à l’hôtel Meurice un rendez-vous avec deux financiers d’un trafic de quatre-vingts tonnes de cannabis. J’ai avisé Christian Gatard pour que soit mis en place un dispositif afin de les identifier. La direction parisienne de la DNRED et en particulier Joseph Le louarn ont refusé de mettre à disposition des hommes pour soutenir l’équipe nantaise et le dispositif a échoué. »

Quelles ont été vos relations avec Christian Gatard ?
« Christian Gatard me disait d’être prudent, mais j’étais axé sur la culture du résultat et infiltré à un niveau tel que je ne pouvais plus reculer. Je me suis retrouvé sous la coupe de Locatelli qui m’a mis à l’abri avec ma famille à un moment où j’étais menacé ; les douanes françaises que j’avais sollicitées m’avaient laissé tomber.
Christian Gatard a ensuite été muté à Marseille et a reçu l’ordre de ne plus suivre mon affaire. Il a cependant été sollicité par sa hiérarchie pour se rendre au Canada après mon arrestation pour me dire que je devais plaider coupable, que je serai après rapatrié en France et qu’on solliciterait une grâce présidentielle.
Quand je suis rentré, François Auvigne, le directeur général des douanes de l’époque, a refusé d’intervenir et d’assumer la continuité du service de l’Etat. De son côté, Michel Charasse, que j’avais rencontré cinq fois, n’est pas intervenu auprès de Jacques Chirac pour que je sois gracié. Ce sont eux les deux responsables.
Christian Gatard ne m’a pas laissé tomber, on a travaillé ensemble pendant six ans et je ne vois pas pourquoi je lui en voudrais. On se rencontre de temps en temps et c’est toujours un plaisir, même si cela provoque chez moi un retour d’adrénaline et me renvoie des années en arrière. »

Que pensez-vous du film Gibraltar ?
« Il ne reflète pas du tout la réalité, ce n’est pas mon histoire. Je passe pour une vieille tâche. On oublie les relations politiques, il n’y a plus d’adoubement. La chronologie n’est pas du tout respectée et (lors de la promo de sortie du film faite par Gilles Lellouche) Je suis présenté par les médias comme un narco-trafiquant repenti, ce qui est faux.
Au début, j’ai eu un contrat de coscénariste et j’ai participé aux quatre premiers scénarios (il y en a eu sept). Après j’ai été écarté et je n’ai plus eu de nouvelles. Je n’ai pas été approché par Julien Leclercq, le réalisateur, ni par Gilles Lellouche qui joue mon personnage. »

« Comment aurais-je pu approuver le rôle du personnage censé me représenter, tel que le joue Gilles Lelouche, alors même que ce dernier s’est refusé à toute rencontre avec moi, arguant du fait qu’il ne voulait pas être « subjugué » ou « déçu » ».

« Un acteur, pour moi, lorsqu’il joue le rôle d’un individu bien réel qui a inspiré un scénariste,  doit respecter le profil de celui qu’il incarne à l’écran. Et s’il a la chance que ce dernier soit vivant et qui plus est consultant sur le film, le minimum semble au moins qu’il accepte de passer quelques jours avec lui sur le tournage.

Au lieu de cela, et c’est Gilles Lellouche lui-même qui le précisera lors d’une interview le 7 septembre 2013 avec Charlotte Bouteloup (Télématin-France 2),  il réécrivait les dialogues et revoyait la mise en scène avec Tahar Rahim lors des soirées à l’hôtel, pendant le tournage en Andalousie. L’acteur a donc arrangé le scénario et les dialogues à sa façon, avec l’aval du prétendu réalisateur.

Dans ces conditions, les états d’âme de Gilles Lellouche sont surprenants.
Alors, pourquoi ce film qui ne représente en rien la réalité ? C’est la question que je me pose et que je pose à Dimitri Rassam ! »

Pourquoi avoir changé le scénario, le titre du film et le nom du personnage principal ?

« J’ai appris de la bouche même d’Abdel Raouf Dafri (qui le tient de Dimitri Rassam avec lequel il a eu une conversation téléphonique assez houleuse à ce sujet) que le changement de mon nom en Marc Duval venait d’informations transmises à SND (le distributeur du film) par un agent de la DST (La Direction de la Surveillance du territoire était un service de renseignements du ministère de l’Intérieur, au sein de la Direction générale de la Police)… Ce mystérieux agent aurait informé la société SND que je serais un individu sulfureux… Et qu’il valait mieux changer mon nom.

Dafri n’en a pas cru un mot, s’est brouillé définitivement avec le producteur et le réalisateur et a tourné le dos au film, 8 jours avant le début du tournage.

Personnellement, je pense qu’il vaut mieux en rire quand on sait que la DST n’existait déjà plus à l’époque de la mise en chantier du film, car remplacée par la DCRI (Direction centrale du Renseignement intérieur) au 1er juillet 2008, et que la postface de mon livre, Infiltré, au coeur de la mafia, fut écrite par un ancien patron de la DST qui « connait la chanson »! »

En réalité, c’est Jérôme Fournel, le DG de la Douane française, qui a manipulé Rassam et la production, allant même jusqu’à s’en vanter auprès de Jean Paul Garcia, à l’époque à l’A2, un service de la DG.

Marc Fievet

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A VOIR EGALEMENT
Trop cher de montrer un acteur jouant le ministre Michel Charasse recevant Marc Duval!
Mais pourtant, Julien Leclercq va créer une scène pour y faire tourner sa compagne…Là ça ne devait sans doute rien couter…Mais ça n’apportait rien au film!
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FRANCE 🇫🇷 (Air Cocaïne): le témoin à charge était-il un indic ? Y a-t-il eu provocation?

Se dirige-t-on vers de la provocation (Entrapment) ?

Un « témoin de l’accusation » était fiché comme source, a affirmé hier un gendarme devant la cour d’assises, à Aix, en contradiction avec la version d’un enquêteur

« Quelle vie je vais avoir avec les conneries qu’il raconte ! ? » André (1) avait lâché cette phrase, devant la cour d’assises spéciale, à Aix-en-Provence, alors qu’un gendarme avait affirmé à la même barre que ce sexagénaire était sur le point d’être inscrit au fichier des « indics » (2), avant d’être rattrapé par l’affaire Air Cocaïne en 2015.

Mais, hier, un autre gendarme a donné une version différente. « J’étais l’agent traitant d’André, il était inscrit au fichier des sources depuis 2009 ou 2010, a témoigné, par visioconférence, cet officier. Mais personnellement je ne l’ai vu qu’à partir de janvier 2015… »

Quel est son rôle dans l’affaire ?

André, 66 ans, est l’homme qui a transporté un sac de billets pour « acheter le silence » de Frank Colin (qui utilise cette expression), organisateur des trois vols suspects pour le compte d’un commanditaire surnommé « Rayan ».

L’argent avait été livré, sur le parking d’un hôtel Campanile de Montpellier, à un proche de Frank Colin, alors en détention provisoire.

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En matière d’infractions à la législation sur les stupéfiants

C’est surtout le contentieux des opérations de surveillance et de livraison contrôlée de stupéfiants qui a fourni à la chambre l’occasion d’affirmer sa doctrine et de sanctionner l’opération lorsqu’elle a été montée de toutes pièces par des fonctionnaires dont l’intervention a été déterminante de la commission des faits ; dans cette hypothèse, la chambre a rappelé à plusieurs reprises que la provocation, par un agent de l’autorité publique, à commettre l’infraction exonérait le prévenu de sa responsabilité pénale lorsqu’elle procédait de manoeuvres ayant déterminé les faits délictueux et porté ainsi atteinte au principe de loyauté des preuves (30).

Si, à l’inverse, l’intervention des policiers n’a pas déterminé le prévenu à commettre les faits, mais qu’elle a eu pour seul effet de permettre de constater un trafic de stupéfiants déjà commis et d’y mettre fin, l’opération est alors régulière. Il en a ainsi été jugé, par exemple, lorsqu’un officier de police judiciaire se fait passer pour l’ami d’une personne décédée par overdose et déclare vouloir acquérir de la drogue auprès d’un tiers soupçonné d’avoir fourni la dose mortelle. Par un arrêt rendu le 24 février 1999, la chambre a jugé que la preuve résultant de cette action ne constituait pas un stratagème ni des manoeuvres déloyales susceptibles de dénaturer l’opération de police et de la rendre illicite (31).

source: https://www.courdecassation.fr/publications_26/rapport_annuel_36/rapport_2004_173/deuxieme_partie_tudes_documents_176/tudes_diverses_179/travers_quelques_6401.html

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FRANCE 🇫🇷 (OCRTIS): Francois Thierry, la Juge, les policiers espagnols et Sofiane Hambli

En 2015, excédée des succès de François Thierry dans la lutte contre le trafic de drogue, la DNRED et ses plus fins limiers passèrent à l’action pour saisir quelques camionnettes lestées au cannabis.

En provenance d’Estepona, petite ville andalouse située entre Marbella et Gibraltar, et bien connue de la DNRED qui y avait été copropriétaire d’un restaurant avec Marc Fievet Aka NS 55, la marchandise illicite attendait sagement sa distribution bd Exelmans à Paris.

Taper en plein Paris une telle quantité de hachis mérita même les honneurs d’une visite présidentielle au siège de la DNRED en présence de la DG Hélène Crocquevieille et du DOD Erwan Guilmin, aujourd’hui ‘chargé de mission au secrétariat général des ministères financiers’.

Tous étaient aux anges…n’imaginant pas le retour de bâton qui s’en suivrait dans les mois à venir, découvrant alors les exploits douaniers qui n’avaient rien à envier aux exploits policiers.

Aujourd’hui, dans ce bal des maudits, on constate mois après mois que la lenteur de la justice française bat des records, permettant à l’opinion publique d’oublier les faits.

Merci à Libération de nous rafraîchir la memoire, puisque les principaux protagonistes viennent à nouveau d’être mis en examen pour « participation à une association de malfaiteurs« , « complicité de trafic de stupéfiants » et « faux en écriture publique« …pas moins, par les juges d’instruction lyonnais Michel Noyer et Marc-Emmanuel Gounot qui soupçonnent l’existence d’un«système organisé» ayant permis l’importation de quantités astronomiques de drogue sur le territoire français. Pour l’instant ce ne sont que des soupçons….

Et pourtant, tout avait si bien commencé!

Pour Sofiane Hambli, tout allait bien depuis qu’il avait été discrètement recruté dans sa prison espagnole par François Thierry.

Rentré en France et incarcéré à Nancy, pour purger alors une peine de dix-huit ans, qui sera réduite à quatre ans et demi pour bons et loyaux services. Vous avez bien lu…remise de peine de 75%!

La justice sait parfois se montrer aménageante.

Faudra m’expliquer pourquoi la Douane française n’a pas su arranger la situation de Marc Fievet et l’a laissé pourrir en taule. Certes la responsabilité d’un DG de la Douane, l’inspecteur des finances énarque François Auvigne…est engagée, mais pas que ! Les administrateurs conseillers de Montreuil n’ont rien fait non plus, allant jusqu’à réécrire l’histoire, comme l’a fait l’administrateur Michel Baron en refusant de prendre en compte le témoignage de Christian Gatard.

Mais revenons aux protagonistes de l’opération Myrmidon, en lisant l’article d’Emmanuel Fansten qui paraît dans Libération et qui nous éclaire un peu plus encore sur les exploits de l’OCRTIS et de la haute hiérarchie policière. (clic sur Libé )

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