Shawn James Goodwin, 39 ans, un trafiquant de cocaïne de la région d’Ottawa, a été condamné à cinq ans de pénitencier, il y a une dizaine de jours, au palais de justice de Montréal.
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Shawn James Goodwin, 39 ans, un trafiquant de cocaïne de la région d’Ottawa, a été condamné à cinq ans de pénitencier, il y a une dizaine de jours, au palais de justice de Montréal.
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L’homme était à la barre du tribunal correctionnel de Périgueux lundi après-midi
Il en restait un à juger dans cette vaste affaire de trafic de drogue entre la Guyane, le Surinam et la France, qui transitait par Périgueux.
Un homme qui a donc comparu lundi après-midi devant le tribunal correctionnel de Périgueux, un peu plus d’un mois après ses acolytes.
lire plus: http://www.sudouest.fr/2016/05/04/les-trafiquants-en-prison-2349970-4720.php
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La 57e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles a prononcé, vendredi, des peines de 18 mois à 4 ans de prison à l’encontre de neuf bagagistes de l’aéroport de Zaventem, prévenus de trafic de cocaïne.
Le tribunal a par ailleurs acquitté un dixième prévenu et prononcé des confiscations pour un montant d’un peu plus de deux millions d’euros, relatif au bénéfice tiré des infractions. Une dizaine d’employés de l’aéroport national à Zaventem étaient prévenus dans ce dossier pour avoir participé à un trafic de cocaïne important, en faisant passer, via des bagages, de la drogue venant de l’étranger. Le neuf condamnés travaillaient pour les sociétés de maintenance aéroportuaires et de catering Flightcare, LSF Sky Chefs et DSS.
lire sur:
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François Hollande et Michel Sapin, au siège de la DNRED, sont reçus par la DG de la Douane Française, Hélène Crocquevielle.
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Un trafic de drogue au plus haut niveau. Des tonnes de cannabis arrivées du Maroc par bateaux pneumatiques et remontant vers la France via des « go fast » − dont la police n’interceptait qu’une partie. Alors que l’affaire Neyret continue de défrayer la chronique, cette nouvelle affaire d’indics pourrait devenir un scandale d’Etat. Après une saisie record de 7 tonnes de cannabis, la police des polices enquête sur les méthodes des stups français.
Pour s’assurer de grosses saisies, des policiers auraient permis à certains « dealers-indics » d’écouler des dizaines de tonnes par an.
François Thierry
Des révélations publiées par Libération le 23 mai pointent le rôle central de l’ancien chef de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS). C’est (https://fr.wikipedia.org/wiki/Sofiane_Hambli ) photo de droite, un ancien indic de François Thierry qui affirme avoir été payé en cash par l’ex-numéro 1 de la lutte antidrogue lui-même. En tout, 19 tonnes de cannabis auraient transité par une villa au sud de l’Espagne où « cinq hommes présentés comme des policiers français se relayaient pour charger et décharger sur la plage des dizaines de paquets remplis de drogue » récupérés sur des Zodiac venus du Maroc.
Quand les flics franchissent la ligne rouge
Comment combattre efficacement le trafic de drogue ? En côtoyant au plus près les trafiquants « pour mieux les connaître », comme l’a plaidé l’ex-commissaire Michel Neyret à son procès ? L’ancien numéro 2 de la police judiciaire lyonnaise comparaissait en mai pour corruption et trafic de stupéfiants. Il est accusé d’avoir protégé certains de ses informateurs en échange de cadeaux et de voyages, et de s’être servi sur des saisies de drogue afin de rémunérer des indics.
Prohibition ou légalisation ?
Faut-il pratiquer la tolérance zéro, ou légaliser un trafic impossible à endiguer ? Jamais le narcotrafic ne s’est si bien porté. En France, la vente de cannabis atteint des records. Faut-il suivre l’exemple de certains Etats américains comme le Colorado, et mettre fin à la prohibition ? L’industrie de la marijuana y pèse 1 milliard de dollars ! Alléchés par ce « marché » lucratif, les loups de Wall Street s’engouffrent dans le business de l’herbe.
Un « héros » du narcotrafic
Au Mexique, où les cartels ont déjà fait 100 000 morts en dix ans, « Complément d’enquête » est parti sur les traces du plus puissant des narcotrafiquants : El Chapo, roi de l’évasion, baron de la drogue devenu milliardaire et considéré comme un héros par une bonne partie de la population.
Le 9 juin, « Complément d’enquête » vous raconte comment la drogue a gagné le combat.
Au sommaire
OCRTIS : des méthodes stupéfiantes
Où se situe la ligne rouge quand on lutte contre le trafic de drogue ? Les stups peuvent-ils aider leurs indics à écouler du cannabis ? « Complément d’enquête » sur les liaisons dangereuses qui unissent policiers et dealers.
Une enquête de Matthieu Fauroux, Violaine Vermot-Gaud et Xavier Puypéroux, suivie d’un entretien avec Patricia Tourancheau, journaliste à l’Obs.
De l’herbe à Wall Street
Aux Etats-Unis, les fonds d’investissement les plus respectables ne se posent aucun problème moral : la vente de la drogue, c’est l’avenir ! Portrait de Douglas Anderson, 52 ans, talentueux homme d’affaires de Wall Street qui se lance dans le business de l’herbe, en toute légalité.
Un reportage de Baptiste des Monstiers, Christophe Kenck et Michel Pignard, suivi d’un entretien avec Emmanuelle Auriol, économiste.
El Chapo, sombre héros
« Complément d’enquête » au Mexique sur les traces du narcotrafiquant Joaquin Guzman, dit El Chapo. Portrait de ce baron de la drogue devenu milliardaire, admiré par la population.
Un reportage d’Yvan Martinet,Yann Moine et Olivier Broutin, suivi d’un entretien avec Stéphane Peu, adjoint au maire de Saint-Denis (93).
La rédaction de « Complément d’enquête » vous invite à commenter l’émission sur sa page Facebook ou sur Twitter avec le hashtag #Cdenquete.
lire aussi:
OCRTIS France: la défense des Stups part en fumée (ça part en sucette!)
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Les douaniers ont interpellé un Anglais qui s’apprêtait à embarquer sur le ferry à Dieppe avec 22 kg d’herbe de cannabis, vendredi 27 mai. Il sera jugé le 9 août 2016.
03/06/2016 à 14:25 par Aurélien Bénard
Vendredi 27 mai, les douaniers du terminal transmanche de Dieppe ont contrôlé un véhicule qui partait au Royaume-Uni chargé de meubles et cartons de déménagement. Au volant : un ressortissant britannique
domicilié en Espagne. Lors de la fouille dans la voiture, les fonctionnaires des douanes ont découvert très exactement 22,750 kg d’herbe de cannabis. L’homme a immédiatement été interpellé et placé en garde à vue.
« Prouver mon innocence »
Présenté au tribunal correctionnel de Dieppe dans le cadre d’une comparution immédiate, le mis en cause âgé 47 ans a demandé un délai pour préparer sa défense.
« J’ai vu quatre avocats différents depuis mon interpellation. Je voudrais avoir affaire à un seul avocat et avoir les meilleurs conseils pour prouver mon innocence » a-t-il dit aux magistrats.
Le débat entre le parquet et la défense a ensuite porté sur le sort du prévenu en attendant l’audience où sera jugée cette affaire. Le procureur de la République a invité le tribunal à faire preuve « d’une grande prudence » :
« Des détails très fournis ont été donnés sur son patron en Espagne. Ces éléments communiqués doivent appeler à une protection du prévenu ».
Il encourt 10 ans de prison
Afin de protéger le prévenu et garantir sa représentation devant le tribunal, le parquet a demandé que le prévenu soit placé en détention provisoire.
« Il encourt 10 ans de prison, a rappelé le procureur de la République. On ne remet pas 22 kg de cannabis à un ami ou à un chauffeur d’entreprise mais à une personne de grande confiance ».
L’avocate du prévenu est plutôt d’accord avec le parquet :
« Même s’il passe quatre mois en prison en attendant la date de l’audience, c’est un risque qu’il est prêt à prendre ».
Après en avoir délibéré, le tribunal correctionnel a renvoyé l’affaire à l’audience du mardi 9 août à 14 h. Il a ordonné son maintien en détention provisoire jusqu’à cette date.
76200 Dieppe
La justice mauritanienne a condamné quatre hommes dont deux fils de président à des peines allant de quatre avec sursis à 15 ans fermes pour trafic de drogue, apprend on ce vendredi de source judiciaire.
Les deux fils du président Ould Haidalla, qui a dirigé la Mauritanie de 1980 à 1984, Sidi Mohamed et Ely Cheikh ont été écopé respectivement d’une peine de 15 ans de prison fermes et quatre ans avec sursis.
Un autre prévenu, Ely Hamdi Ould Abou Bekrine, a été condamné à onze ans de prison, et un quatrième, Elmaaloum Ould Ahmed Bilal, à dix ans de prison.
LIRE:
http://koaci.com/m/mauritanie-deux-fils-president-condamnes-pour-trafic-drogue-99023-i.html
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Par Thibault Maisonneuve et Fabien Le Dû, France Bleu Provence vendredi 3 juin 2016
La police judiciaire de Marseille a saisi 80 kilos de cocaïne de synthèse dans une villa à Fuveau (Bouches-du-Rhône). Une saisie spectaculaire dans le cadre du démantèlement d’un trafic. Vingt-trois personnes ont été interpellées.
Un trafic de cocaïne de synthèse a été démantelé par la police judiciaire de Marseille. Dans dans une villa de Fuveau (Bouches-du-Rhône), 80 kilos de cette drogue ont été saisis.
« Il s’agit d’une prise exceptionnelle » confirment les enquêteurs de la police judiciaire de Marseille. La valeur marchande de la drogue saisie est de cinq millions d’euros.
Une drogue entièrement chimique
Deux ans d’enquête ont été nécessaires pour démanteler ce réseau, qui s’était spécialisé dans la drogue de synthèse, c’est-à-dire une drogue entièrement artificielle, fabriquée en laboratoire, avec des produits chimiques.
Vingt-trois interpellations
Ce trafic alimentait surtout Aix-en-Provence et Marseille.
Vingt-trois personnes ont été interpellées et 17 d’entre elles ont été présentées au parquet d’Aix-en-Provence.
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Jugés en comparution immédiate hier après-midi pour trafic de stupéfiants, un des trois prévenus ayant demandé un délai c’est donc le 23 juin que se tiendra leur procès.
Illustration
Une belle opération menée par la BSU de Sedan et la gendarmerie.
Ils ont été placés en détention provisoire à Charleville, Reims et Chalons-en-Champagne. Si l’affaire n’a pas été jugée sur le fond hier, on en sait malgré tout un peu plus sur les raisons qui ont mené les trois Sedanais au tribunal. Sur instruction du parquet, après plusieurs mois de filature, une opération a été menée ce lundi dans le quartier ancien de Sedan, notamment rue de l’Horloge et rue Saint-Michel.
lire sur:
http://www.lunion.fr/737838/article/2016-06-03/sedan-un-trafic-d-heroine-demantele
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03/06/2016
Ambiance électrique , hier après-midi, devant le tribunal de Montbéliard. À la suite d’une dénonciation anonyme, quatre hommes et une femme se retrouvent pour être jugés en comparution immédiate dans le cadre d’un trafic d’héroïne, de cocaïne et de cannabis centré autour d’Audincourt et Hérimoncourt, avec un rayonnement sur Mulhouse, Besançon et Port-sur-Saône.
D’emblée, les prénommés Coralie et Hervé, 29 et 32 ans, jadis en couple, demandent un délai pour préparer leur défense. L’un comme l’autre étant en état de récidive légale, ils encourent dix ans de prison. Le tribunal accède à leur demande mais les maintient en détention. À l’écart de la salle d’audience, Coralie s’en prend à l’un des trois autres protagonistes : « T’as gagné sale traître, sale balance ! » Son ex-compagnon avait, préalablement, entamé un geste d’intimidation dès l’ouverture des débats.
LIRE SUR:
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Publié le 31 mai 2016 dans Libertés publiques
Par Édouard H.
Scandale, stupeur et surprise dans le monde de la prohibition française du cannabis ! Dans une enquête publiée le 23 mai dernier, Libération révèle le rôle qu’aurait eu François Thierry, anciennement à la tête de la lutte anti-drogues en France, dans l’importation de dizaines de tonnes de cannabis. Tel Jérôme Cahuzac qui donnait des conférences sur la fraude fiscale, le journal rappelle que l’ancien patron de l’office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) avait pour habitude de poser devant les plus grosses prises aux côtés des ministres de l’Intérieur successifs.
Si ce scandale est avéré, il est peu probable que la hiérarchie de l’Ocrtis n’ait pas été informée de ces agissements: cette révélation serait ainsi une mise à nu de l’ampleur de la corruption du système anti-drogue français. Sans surprise pour les personnes s’intéressant de près ou de loin au débat sur la politique des drogues, la prohibition démontre une nouvelle fois à quel point elle tend à corrompre les administrations chargées de la mettre en place. Comme aux États-Unis durant la prohibition de l’alcool dans les années 1920, la prohibition du cannabis en France crée d’immenses incitations à la corruption pour l’administration étatique. La France, malgré sa politique répressive, est le premier consommateur de cannabis en Europe : les gains financiers pour les personnes répondant à cette demande sont colossaux.
LIRE sur: https://www.contrepoints.org/2016/05/31/254937-patron-stups-poursuivi-ca-changera-quoi
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«A chaque nouveau scandale, tout le monde s’offusque. Mais depuis longtemps, certains policiers s’adonnent à ce type d’activités, à la fois pour répondre à leurs objectifs mais bien souvent aussi pour faire carrière. Or, la plupart de ceux qui ont fait carrière dans la lutte antidrogue ont été obligés de recourir tôt ou tard à des systèmes parallèles. On ne prend pas la juste mesure de l’ampleur du trafic. Pendant longtemps, tout était sous cloche. C’était le règne de l’entre-soi, basé sur la rétention d’informations au sein de la police judiciaire.
«La démultiplication des réseaux de renseignement, notamment dans le cadre de la délinquance économique et financière, permet désormais à un plus grand nombre de policiers d’avoir une vision d’ensemble. Et depuis quelques années, il y a une volonté de décloisonner le renseignement.
«Cette question de la collecte d’informations est cruciale. Les réseaux criminels sont très structurés et implantés durablement en France. Ils ont recours à des techniques extrêmement sophistiquées et sont capables de contourner la répression. Ces groupes exploitent depuis longtemps le fait qu’ils pouvaient s’allier avec des personnes qui détiennent le renseignement.
«Car l’information est le principal capital sur lequel les trafiquants vont pouvoir mener à bien leurs projets. Le point d’orgue, pour eux, n’est pas d’être un indic mais de faire en sorte que leur agent traitant devienne un associé. Si le policier met le doigt dans ce système, il ne peut plus se retirer. Certains peuvent alors basculer et aller jusqu’à prendre des parts dans le business.»
LIRE l’article:
http://www.liberation.fr/france/2016/05/23/pour-qui-roulent-les-stups_1454692
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Les juges ont terminé leur enquête sur l’affaire du vol de 52 kilos de cocaïne au siège de la PJ parisienne.
Près de deux ans après le rocambolesque vol de 52 kilos de cocaïne au siège de la police judiciaire parisienne, les juges ont achevé leurs investigations, a-t-on appris jeudi de sources concordantes. Les magistrats ont notifié le 24 mai la fin de leur enquête dans laquelle onze personnes sont poursuivies, a indiqué une source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.
Ce qu’il va désormais advenir. Les parties ont désormais un mois pour faire des observations ou demander de nouveaux actes d’enquête. Ensuite, il appartiendra au parquet de Paris de prendre ses réquisitions, avant la décision des juges d’instruction de renvoyer ou non les protagonistes en procès.
LIRE
http://www.europe1.fr/faits-divers/vol-de-cocaine-a-la-pj-les-juges-ont-termine-leur-enquete-2755618
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En attendant, les trafiquants ont encore de beaux jours devant eux, puisqu’ils semblent décider de la quantité qui sera saisie, et quand.°°°
Jusqu’où les services de lutte contre le trafic de stupéfiants peuvent-ils aller pour infiltrer les réseaux ? Jusqu’où peuvent-ils couvrir les commeçants du shit pour en faire tomber d’autres ? Tant que cette guerre se mène loin des yeux et des oreilles du public, tout va bien. Dés lors que l’on ouvre la boite de Pandore, les dessous peu chics vous sautent à la figure. C’est exactement ce qui est en train de se produire, avec des avocats bien décidés à déstabiliser les services de l’Etat, des services souvent plus concurrents que fraternels et désormais, il fallait s’y attendre, des voyous qui se lâchent (ils auraient tort de s’en priver) dans les bureaux de la police des polices. Un déballage peu glorieux qui jette notamment la suspicion sur les pratiques de la police judiciaire, avec cet ex-indicateur qui raconte comment des policiers auraient participé au déchargement d’une cargaison de shit dans le sud de l’Espagne, comme le rapporte ce lundi 23 mai Libération…
Reprenons. Officiellement, tous les services de l’Etat travaillent main dans la main contre le trafic de stupéfiants. Deux des trois commissaires qui chapeautaient l’office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), fleuron de la police judiciaire (PJ), ont été appelés à d’autres fonctions, pas forcément déshonorantes au demeurant, puisque son chef, le commissaire François Thierry, occupe désormais un rôle clef au cœur du dispositif antiterroriste, mais officiellement, on ne change pas une équipe qui gagne. Le shit est à tous les coins de rue, mais officiellement tout va bien…
Officieusement, c’est une autre histoire : les coups bas n’en finissent pas entre deux des principaux acteurs de la répression, les douanes et la PJ. Ultime rebondissement : le rapatriement en hélicoptère, par le GIGN (groupe d’intervention de la gendarmerie nationale), de Bruxelles, où il a été interpellé, à Paris, d’un voyou patenté, logisticien millionnaire du trafic de cannabis, à qui certains taillent un costume d’indicateur de l’Office des stups…
D’un côté, la DNRED (direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) et ses plus de 700 agents, oeuvrant sous la coupe du ministère de l’économie et des finances ; de l’autre, l’OCRTIS, rattachée à la Place Beauvau. Deux services de pointe censés rouler dans le même sens, sauf qu’ils se retrouvent parfois concurrents sur le terrain, et qu’à force de mauvaises manières, c’est la crédibilité de la lutte contre le trafic qui s’en trouve affectée. Au cœur du dernier bras de fer en cours, les suites de la saisie de sept tonnes de shit par la douane, entreposées dans quatre camionnettes (louées dans la même agence) négligemment stationnées sur un boulevard du chic 16ème arrondissement, en octobre 2015. Sept tonnes importées en France sous très haute surveillance, puis que les douaniers étaient sur le coup depuis le chargement au Maroc, grâce à un aimable informateur visiblement soucieux de se débarrasser de quelqu’un… mais aussi l’Office des stupéfiants, qui avait également un correspondant au cœur du trafic en la personne du logisticien chargé du convoi : un camion chargé de dix huit tonnes de cannabis, cachées au milieu de plats à tajine. Une livraison surveillée en bonne et due forme, selon les termes consacrés, autrement dit une commande verrouillée par les services de l’Etat, sous le contrôle de la justice, pour piéger des trafiquants autrement intouchables.
Les douaniers savaient-ils que la PJ attendait beaucoup de la livraison de cette marchandise, espérant bien neutraliser un réseau de revendeurs ? Les policiers en ont aujourd’hui la certitude, ce qu’ils ont d’autant de mal à digérer que les douanes se sont offerts une saisie « sèche », sans arrêter le moins dealer. Et que cette neutralisation est en passe de déboucher sur le plus formidable pataquès que la lutte contre la drogue ait connu. Avec des conséquences que le ministre de l’Intérieur, Général de cette « guerre » contre la drogue, ne saurait ignorer.
D’abord confiée à l’Office des stups, l’enquête judiciaire a atterri entre les mains de la brigade des stupéfiants de la préfecture de police. Indices : plusieurs éléments matériels retrouvés dans les fameuses camionnettes (un ticket bancaire, des vêtements, une tranche de pizza…) ont permis d’identifier un homme que nous appellerons Imed, pour sa sécurité personnelle, lequel serait l’un des principaux informateurs de la PJ sur le marché du cannabis. Un homme que traitait en direct le chef de l’Office, eut égard au rang de ce « tonton » et à son passé dans le crime. Le genre d’informateur que tout « poulet » normalement calibré souhaiterait avoir dans son carnet d’adresses, à charge pour lui de le laisser se payer sur la bête. Un « collaborateur » sérieux et efficace. Un garçon d’une quarantaine d’années, « vif, intelligent et respectueux » selon son avocat, qui réussissait si bien qu’il avait cassé les prix, probablement l’une des raisons pour lesquelles il dérangeait tant ses concurrents. Sauf que cet homme dort en prison depuis son rapatriement aéroporté de Bruxelles, où il a été arrêté alors qu’il retrouvait sa compagne, venue lui rendre visite depuis Paris, cette prison qu’il avait réussi à éviter depuis cette fameuse incarcération en Espagne, durant laquelle des policiers français lui avaient rendu une visite intéressée.
Les douanes ont fourni plusieurs explications baroques au lendemain de l’enlèvement des camionnettes (à l’aide de grues empruntées à un dépanneur du Val-de-Marne). Elles ont expliqué avoir été alertées par un voisin, avancé l’idée que leurs chiens avaient détecté le produit par hasard, mais comment auraient-elles localisé le lieu de stationnement si l’un des véhicules n’avait pas été équipée d’une balise ? L’Office des Stups, lui, ne savait pas où elles étaient garées, ayant choisi d’attendre la livraison pour passer à l’offensive. Une fusée à plusieurs étages, puisqu’il s’agissait dans un second temps d’infiltrer un important réseau européen, projet malencontreusement tombé à l’eau.
« Un massacre », résume un cadre de la PJ, qui défend cette méthode consistant à s’appuyer sur des voyous installés au cœur du trafic, la seule permettant à ses yeux de réaliser des affaires. Un coup d’autant plus sévère que le « tonton » ne va être le seul à devoir s’expliquer : les policiers eux aussi seront entendus par les juges, peut-être même auront-ils droit à des perquisitions, même si celui que nous appelons Imed opte pour l’omerta, sa seule issue s’il tient à la vie. Sauf que dans la maison d’en face, aux douanes, on ne compte pas les points de la même façon : la seule chose qui compte c’est le nombre de tonnes saisies que l’on affiche en fin d’année, 150 tonnes environ contre 5 pour la PJ, un chiffre qui doit être en hausse si l’on veut obtenir les bonnes grâces du ministre des Finances. Quitte à le gonfler artificiellement, en actionnant l’importation de marchandise sur le territoire français ou en comptabilisant une drogue saisie en haute mer et destinée à un pays tiers, le tout en recourant à des méthodes très similaires à celles de leurs concurrents de l’Office, avec une petite nuance, d’ordre sémantique : aux douanes, l’informateur est appelé « aviseur ». Et une autre d’ordre financière : l’ « aviseur » est plus grassement rémunéré que le « tonton », des primes qui peuvent aller jusqu’à 1 000 euros par kilo de cocaïne saisi, comme ce fut consigné par la justice il y a 5 ans, lorsqu’éclata un scandale dont l’affaire des sept tonnes pourrait bien être une réplique.
L’histoire démarre par un courriel reçu en novembre 2011 par l’Office des Stups, où il était question d’agents « corrompus » de la DNRED accusés d’avoir purement et simplement détourné « plusieurs kilos de cocaïne avec l’assistance de trois informateurs », dont un certain « Pacho ». Un mail également adressé à un magistrat du Parquet de Paris, avec tous les détails. Une enquête préliminaire est lancée et voilà Jean-Paul Garcia, directeur de la DNRED, entendu à l’Office des Stups par le patron et son adjoint. Deux des douaniers visés dans le fameux mail ont déjà été mutés, avant dispersion des survivants de l’équipe, soutient le directeur, mais pas pour des raisons disciplinaires. Seule ombre au tableau à sa connaissance : ses hommes n’ont pu exfiltrer à temps une source lors d’une opération baptisée « Hard Rock Café », une livraison surveillée entre la Colombie et l’Italie, via la France, validée par le Parquet, au cours de laquelle l’aviseur, un certain Pacho, avait réceptionné plusieurs paquets d’une vingtaine de kilos auprès d’une passeuse…
« Je suis étonné qu’on puisse attacher autant d’importance à cette lettre anonyme », déclare le directeur de la DNRED sur procès verbal. Pour lui, on cherche à « déstabiliser le service ». Mais la machine judiciaire est lancée : les dix kilos mentionnés dans le mail dormaient dans un coffre du service, où ils sont saisis par la police. Incarcéré, Pacho, l’informateur colombien, ne se fait quant à lui pas prier pour raconter ce qu’il sait. Comment les douaniers en poste à Roissy prélevaient les valises contenant la marchandise et les sortaient de l’aéroport. Combien il était payé par kilo saisi. Combien les douanes lui doivent. Sans oublier de mentionner le grand projet qui se profilait lorsqu’il a été coffré : le transfert par avion de six tonnes de cocaïne entre la Colombie et le Maroc, puis leur acheminent sous contrôle jusqu’en France, à destination de clients russes et hollandais…
De là à imaginer que la saisie de sept tonnes et la mise à mal de l’un des meilleurs informateurs présumés de l’Office des Stups soit une réponse à cet épisode désastreux pour les douanes, il y a un pas que certains franchissent, mais qu’un douanier dément vertement : « Entamer une guerre avec la police serait crétin ».
En attendant, les trafiquants ont encore de beaux jours devant eux, puisqu’ils semblent décider de la quantité qui sera saisie, et quand.

Frédéric Ploquin
Journaliste à Marianne, j’écris sur la Place Beauvau depuis 1982. J’ai suivi le dossier « police » au Matin de Paris, puis à l’Evénement du jeudi, avant de poursuivre à Marianne.
Braquages spectaculaires ou foireux, traques vaines et coups de filets retentissants, coups de feu ciblés ou hasardeux, évasions en douce ou explosives, armes en stock et cocaïne en soute, il n’est pas un jour sans que flics et voyous ne fassent parler d’eux.
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Par CREDO
Blog : Le blog de CREDO
L’IGPN (la police des polices) continue son enquête autour de la saisie, en octobre 2015 dans le XVIe arrondissement de Paris, de 7 tonnes (!) de cannabis par les services des douanes. « Une incroyable histoire » pour certains observateurs. Encore plus incroyable si l’on en croit les confidences d’un « infiltré » publiées aujourd’hui par Libé qui raconte comment, au printemps 2012, il a gardé une villa espagnole où sont parvenus près de 19 tonnes de shit transbahutées, selon cet informateur, par les policiers eux-mêmes. Et bien, malheureusement cette histoire n’est ni extraordinaire, ni unique. Que peut-on reprocher aux policiers de l’OCRTIS, en commençant par leur patron ? Leur trop grande proximité avec un très important trafiquant de drogue qui aurait aussi été leur indic, y compris dans cette affaire de 7 tonnes de shit. Au fil des informations livrées à la sagacité de chacun, depuis le début de l’affaire, on avait compris que ces 7 tonnes de shit faisaient en fait partie d’une livraison « surveillée ».
Franco et Carlos
Cette méthode est tolérée par la justice, à condition d’être très encadrée par des magistrats. Ainsi ne faut-il pas que la police soit à l’initiative de la fourniture de la drogue, même en la faisant transiter par un trafiquant qu’elle manipulerait. Contre toute attente, à l’OCRTIS, il fut une époque où cette (mauvaise) façon de faire était tombée dans le quotidien. Deux sud-américains, Franco et Carlos, étaient appointés par les policiers français pour « monter des coups ». Ils avaient même leur bureau aux stup’s où – officiellement – ils étaient appointés comme interprètes… La drogue provenait souvent de saisies antérieures. Les policiers allaient même parfois la chercher auprès de collègues d’Amérique du Sud. Je me souviens de l’arrivée à Paris de plusieurs dizaines de kilos de coke convoyés par un commissaire de l’OCRTIS qui, déclinant son identité auprès du commandant de bord, avait fait passer le contenu du colis comme étant classé secret défense afin de le garder avec lui en cabine. La came venait des services fédéraux anti stup’s brésiliens. A Roissy, les voitures de l’OCRTIS attendaient sur le tarmac afin que le commissaire – convoyeur ne passe ni par la douane ni par la Police aux frontières (PAF). Le scandale des affaires menées par Franco et Carlos avait été découvert par un policier et un magistrat Suisse. L’un des indics avaient fini par raconter que, dans leur magouille, tout le monde se sucraient, des policiers en premier. Mais aucune enquête n’avait été réellement menée dans les rangs de la police française. L’un des patrons de l’OCRTIS devint même par la suite directeur central de la police judiciaire. En 2008, un commissaire de police, principal artisan de cette « police connection », avait été discrètement exfiltré de l’OCRTIS à la DCRI. Les terroristes et les espions n’avaient qu’à bien se tenir ! Aujourd’hui, c’est le chef de l’office qui, voici peu, a été transféré à la sous – direction antiterroriste de la PJ où il est devenu adjoint de l’adjoint du chef. En attendant que l’IGPN et la justice éclairent ses pratiques. Trafic d’Etat lance Libération ! Pour nos confrères il est quasiment impossible que personne n’ait été au courant de ces pratiques au-dessus du chef de l’OCRTIS. Et le quotidien de promettre très vite du mou dans la corde à noeux de la DCPJ. La principale interrogation que soulève cette dernière affaire est celle des relations du patron des stup’s avec cet indic, interpellé depuis en Belgique et livré à la France, et devenu au fil du temps un des « barons » du trafic de shit en France. En résumé, si l’on ne fait pas de « bonne police, sans basse police », jusqu’où peut-on aller dans la basse pour atteindre la bonne ? Et à la question : qui à la PJ était au courant, il y en a une autre, loin de n’être que subsidiaire : l’OCRTIS invoquant des livraisons contrôlées, des magistrats savaient-ils ? Ont-ils donné leur accord ? Si oui, pour ce volet du dossier, les policiers pourraient dormir tranquille. Ou alors, un procureur et/ou un juge d’instruction ont-ils juste fermé les yeux ? D’habitude, dans ce genre de procédure bien pourrie, c’était souvent parole de flic contre parole de voyou. Cette fois-ci, ce pourrait – être parole de flic contre parole de magistrat…
Alain Hamon/agence de presse CREDO
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Explications : tout commence avec la saisie par les douanes en octobre dernier, dans les beaux quartiers de Paris d’un peu plus de 7 tonnes de cannabis entreposées dans trois camionnettes. Une saisie record pour la capitale. Et l’enquête va réserver quelques surprises… Libération raconte : « Une facture retrouvée dans une des camionnettes et des traces ADN permettent rapidement de remonter jusqu’à un certain Sofiane H., bien connu des services de police. L’homme habite justement boulevard Exelmans, près du lieu où le cannabis a été retrouvé, dans un penthouse de 300 m2 avec piscine intérieure, dont le loyer de 9.000 euros est réglé chaque mois en cash. Mais il a surtout la particularité d’être un indic de l’Ocrtis, l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants, dûment immatriculé au Bureau central des sources. Un informateur au pouvoir exorbitant, directement traité par le patron de l’Office, et capable d’importer chaque mois plusieurs tonnes de shit en ‘livraison surveillée’. Cette technique d’enquête, très prisée des services de stups, permet de laisser passer de la drogue sous le contrôle d’un magistrat, afin de démanteler des réseaux de revendeurs à l’arrivée. Une technique légale. Sauf qu’en l’espèce, pointe Libération, Sofiane H. semblait bénéficier d’une protection en haut lieu, ce qui lui permettait de poursuivre ses activités sans jamais être inquiété. »
Des policiers déchargeant de la drogue…
Alors, s’interroge Libération, « jusqu’où l’Office central des stups était-il impliqué dans ce gigantesque scandale ? Et dans quelle mesure les magistrats ont-ils validé certaines procédures ? Un témoignage édifiant permet d’éclairer ce système de l’intérieur. »
Libération poursuit son récit : « ancien indic de François Thierry, bien connu des autorités françaises, Stéphane V. a livré de nombreux éléments à l’Inspection générale de la police nationale, chargée de l’enquête sur les méthodes des Stups. Il affirme notamment avoir été mandaté par François Thierry pour garder une villa, dans le sud de l’Espagne, entre mars et avril 2012. Pendant près de trois semaines, a-t-il expliqué, cinq hommes présentés comme des policiers français se relayaient pour charger et décharger sur la plage des dizaines de paquets remplis de drogue, récupérées sur des Zodiac venus du Maroc. Au total, 19 tonnes auraient transité par la villa au cours de ce seul séjour. Une mission payée à Stéphane V. en cash par François Thierry. Il sera à nouveau sollicité plusieurs fois par le grand patron des Stups pour des opérations identiques, jusqu’en décembre 2014. Selon ce témoin, jugé crédible par le parquet, le schéma était parfaitement rodé. La drogue était achetée en gros à Marbella. Une partie des équipes, préalablement identifiées par l’Ocrtis, était ensuite interceptée dans des ‘go-fast’ à la remontée. Les autres pouvaient alors inonder le marché sans être inquiétées. La came étant payée au départ, rien n’était perdu. Une stratégie basée sur un double objectif : faire grossir la taupe de François Thierry tout en éliminant les équipes concurrentes, grosses saisies et convocation de la presse à l’appui. »
Complicité ou incompétence ?
Cette affaire, digne des plus grands romans policiers, pose bien des questions… « La première est dérangeante, s’exclame Libération. Admettons que, pour mettre à terre les trafics internationaux, frayer avec l’illégalité soit nécessaire. A défaut d’être de la bonne justice, on parlera de ‘bonne police’. Mais quelles sont toutes les ramifications de cette filière ? Combien de petits trafiquants et de crimes se sont greffés à ces tonnes de cannabis ? Savoir que des policiers français ont directement mis la main à la pâte pour récupérer de la drogue venant d’Afrique – carrefour de trafics de toutes sortes, du crime organisé et du terrorisme combattu par… des soldats français – interroge, pour le moins. Quand on connaît la porosité entre la délinquance et le terrorisme en Europe, des Buttes-Chaumont à Molenbeek, on se dit qu’il y a matière là aussi à demander des comptes. »
Autre question posée par Libé, question posée à l’Etat : « comment un tel trafic de stupéfiants a-t-il pu se monter au nez et à la barbe de la hiérarchie, des magistrats, des parquetiers, des politiques et des premiers flics de France, de Guéant à Cazeneuve ? Par complicité, complaisance ou incompétence ? »
Deux précisions pour clore provisoirement ce chapitre explosif : contacté dimanche matin par Libération, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité réagir avant la publication de l’enquête.
Et le commissaire François Thierry, discrètement débarqué des Stups en mars dernier, est actuellement N°2 de la Sous-direction antiterroriste de la PJ. Peut-être plus pour longtemps. Lui non plus, n’a pas souhaité répondre aux questions de Libération.
ÉCOUTEZ: http://www.rfi.fr/emission/20160523-une-france-patron-stups-coeur-trafic-drogue-cannes-cinema
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Par lefigaro.fr
Un témoignage met en cause l’ancien patron de la lutte antidrogue

Un individu se présentant comme un «infiltré» avec comme agent traitant l’ex-responsable des Stups, accuse ce dernier, dans Libération, d’avoir facilité l’importation en France de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis avec des informateurs.
Un «trafic d’État», écrit Libération. Un témoignage publié ce mardi par le journal met en cause l’ex-patron de la lutte antidrogue. Stéphane V. se présente à Libération comme un «infiltré» ayant effectué «plusieurs missions pour l’État» avec pour agent traitant François Thierry, ex-patron de l’Ocrtis (Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants). Ce témoin, qui dit être inscrit comme informateur au Bureau central des sources en 2007, a été entendu par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris à la suite de ce témoignage, selon Libération.
L’homme âgé de 52 ans, qui affirme avoir travaillé également pour l’agence antidrogue américaine (DEA), dénonce «les méthodes de l’Office des stups depuis des années» en France. Il raconte qu’entre mars et avril 2012, «François Thierry (lui) a demandé d’aller garder une villa à Estepona» en Espagne. Là, «pendant vingt jours, cinq hommes se sont relayés pour charger et décharger des paquets de drogue sur la plage. François Thierry me les a présentés comme des policiers français. J’en avais déjà vu certains à l’Ocrtis», affirme Stéphane V. «Le cannabis arrivait du Maroc dans des Zodiac» et «en tout, 19 tonnes ont transité par la villa au cours de ce seuls séjour. La drogue remontait vers la France par “go-fast”», c’est-à-dire via des convois de voiture. «Seule une partie des voitures étaient interceptées», ajoute le témoin.
Une saisie record boulevard Exelmans éveille les soupçons
D’après l’enquête de Libération, François Thierry, qui a récemment quitté ses fonctions à la tête de l’Ocrtis, aurait ainsi joué un «rôle central» dans l’importation de «plusieurs dizaines de tonnes de cannabis» au bénéfice d’un présumé trafiquant de drogue, interpellé le 22 février en Belgique. Cet homme de 40 ans, Sofiane H., était recherché dans l’enquête sur la prise record de sept tonnes de cannabis à Paris, boulevard Exelmans, en octobre 2015, derrière laquelle de nombreuses zones d’ombre demeurent. Le fait que ce suspect soit un informateur et que la marchandise soit issue d’un lot beaucoup plus important, partiellement saisi au cours des jours précédents, aurait éveillé certains soupçons.
Selon Libération, Sofiane H. aurait été recruté comme informateur par François Thierry. Lui aussi enregistré au bureau central des sources, il a réussi à «s’imposer comme le plus gros trafiquant de l’Hexagone grâce à la protection» de l’ex-patron de l’Office central des stups. Cet informateur «au pouvoir exorbitant» était, toujours selon le journal, en mesure d’importer tous les mois plusieurs tonnes de stupéfiants en «livraison surveillée», une technique qui permet de laisser entrer de la drogue de façon contrôlée, pour mieux remonter aux revendeurs. Ce qui lui aurait permis de mener ses activités sans être inquiété par les autorités.
D’après le quotidien, le témoin Stéphane V. est «jugé crédible par le parquet». Il met en cause un commissaire de police félicité pour ses nombreux succès dans la lutte antidrogue. En-dehors de cette mise en cause personnelle, rappelle le quotidien, son témoignage risque de fragiliser certaines procédures dans le cadre d’affaires liées notamment à Sofiane Hambli.
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Des policiers qui « bougent » des valises marocaines! Du grand classique des méthodes utilisées dans la lutte contre le narcotrafic!
C’était déjà le cas il y a 20 ans!
DNRED (provocation douanière): vers Caracas avec des « James Bond » des Douanes françaises…
Aujourd’hui
FRANCE (Stups): révélations sur un trafic d’Etat
OCRTIS 2016: bis repetita placent
AIR COCAÏNE: la DNRED, l’OCRTIS, le TRACFIN avaient ils des informations sur cette affaire ?
FRANCE (OCRTIS): quant à la lutte contre le narcotrafic!
Il est grand temps de pratiquer un ménage complet dans nos institutions régaliennes si l’on veut réellement éviter de nouveau ce « Grand Bal des « Faux-culs » auquel nous allons assister!
Car tous, j’écris bien tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et ……… le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez ».
Marc Fievet – NS 55 DNRED
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« L’OCRTIS est devenu le premier narcotrafiquant de France! »
dixit un ancien magistrat instructeur
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Magouille institutionnelle, dossiers montés et arrangés, les « suceurs de roues » n’ont guère évolué depuis l’époque de Mario Le Corff. (Marc Fievet -NS 55 DNRED)
LIRE: NARCOTRAFIC: quand Mario Le Corff de l’OCTRIS montait des opérations douteuses…Mais ça c’était hier!
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Et s’il s’agissait d’une histoire « à la Michel Neyret » ? François Thierry était à la tête du prestigieux Office centrale de répression du trafic de stupéfiants (Ocrtis), c’est-à-dire la prestigieuse brigade des stups. Il a depuis été muté à la sous-direction antiterroriste… et ce n’est pas une promotion.
Grand flic, il avait alors pour habitude de se montrer devant ses saisies record de drogues, en compagnie des ministres de l’Intérieur successifs – Claude Guéant, puis Manuel Valls et enfin Bernard Cazeneuve.
François Thierry aimait s’afficher avec les ministres de l’Intérieur succesifs lors de ses plus belles prises – ici avec Claude Guéant. Photo archives AFP
Mais ce haut gradé de la police judiciaire est aujourd’hui soupçonné de pratiques illicites : il aurait laissé entrer en France des dizaines de tonnes de résine de cannabis avec la complicité d’un des plus gros trafiquants européens, le Mulhousien Sofiane Hambli. La pratique est légale mais extrêmement encadrée… Or, cette fois, le trafiquant aurait pu poursuivre ses activités illicites sans jamais être inquiété, selon « Libération« .
C’est le 17 octobre dernier que le système, bien rodé, aurait déraillé : ce jour-là, les douanes tombent sur une fourgonnette garée en plein XVIe arrondissement de Paris.
Sophiane Hambli, un trafiquant de drogue originaire de Mulhouse, en cavale depuis six ans et condamné à 18 ans de prison par la justice française, a été arrêté à Marbella (Espagne). En août 2003, il s’était évadé de l’hôpital Bon-Secours de Metz.
À l’intérieur, 7,1 tonnes de cannabis. Mais ce n’est qu’une partie des 15 tonnes qui sont entrées en France par les mêmes canaux… en quelques semaines seulement. Mais, cette fois, les douanes ont été mystérieusement informées…
A-t-on voulu faire tomber Sofiane Hambli ? Ou François Thierry, le grand flic qui lui permettrait de poursuivre ses trafics en toute impunité ? Hambli habite un luxueux appartement de 300 mètres carrés, boulevard Exelmans, là où a été retrouvée la fourgonnette pleine de drogue.
Arrêté en 2009 en Espagne, Hambli est alors recruté comme indic par François Thierry. Il est condamné à 13 ans de prison deux ans plus tard, en France. Mais il sort dès 2014… Autre fait étrange, son avocate – spécialisée dans le droit immobilier – est la compagne de François Thierry.
Et Hambli a tout de même dû régler 2 millions d’euros d’amende. Mais le mystère demeure quant à l’origine des fonds…
Enfin, Hambli n’est pas réputé être un détenu modèle : il s’était évadé, en 2003, lors d’un transfert prison-hôpital, à Metz, grâce à un complice à moto. Repris en Espagne l’année suivante, il avait déjà été condamné à trois ans ferme en 2005.
L’enquête pose aujourd’hui d’intrigantes questions : un autre ex-indic de François Thierry, Stéphane, jugé crédible par les enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (les fameux « bœufs-carottes »), aurait dû surveiller une villa par laquelle auraient transité des tonnes de drogue, transportée par des policiers français. Le tout… à la demande de François Thierry.
Au total, 19 tonnes de drogue seraient passées par la villa d’Espagne, depuis le Maroc.
Aujourd’hui, les questions s’accumulent : si François Thierry a effectivement couvert – voire accompagné – de si gigantesques trafics, a-t-il pu agir seul ? Ou a-t-il lui-même bénéficié de pr: otections au plus haut niveau de l’État ? A-t-il simplement aidé Sofiane Hambli à se débarrasser de la « concurrence », tout en opérant de grosses saisies ?
http://www.lalsace.fr/actualite/2016/05/22/drogue-l-ex-chef-des-stups-implique-dans-un-vaste-trafic
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La justice espagnole recherche plusieurs hauts responsables russes dont un député du parti au pouvoir Russie unie dans le cadre d’une enquête sur les activités en Espagne de la mafia russe AFP
Plusieurs hauts responsables russes sont dans le collimateur de la justice espagnole qui enquête sur les activités de la mafia russe en Espagne. Parmi les personnes recherchées se trouve notamment un député du parti au pouvoir Russie Unie, Vladislav Reznik ainsi que sa femme Diana Gindin.
Le juge chargé de cette enquête a émis le 22 janvier douze mandats d’arrêt en tout qui visent aussi Nicolai Aulov, directeur adjoint de l’agence fédérale antidrogue et Igor Sobolevsky, ancien directeur adjoint du Comité d’enquête russe.
Dans un arrêt d’une cinquantaine de pages, le juge détaille leurs liens présumés avec Gennadios Petrov, qui aurait blanchi en Espagne des dizaines de millions d’euros de bénéfices tirés d’activités criminelles d’une organisation de la mafia russe, la Tambovskaya, se consacrant au trafic de drogue, d’armes, aux vols et aux enlèvements notamment. Petrov, désormais en fuite, s’était installé en Espagne à la fin des années 1990, et maintenait «des liens étroits avec le pouvoir économique, politique, judiciaire et policier en Russie, de même qu’avec des membres du milieu du crime organisé international afin de mener à bien des projets communs», lit-on dans l’arrêt.
Ainsi, a-t-il créé avec sa femme et son fils, depuis sa luxueuse villa en bord de plage de la station balnéaire de Calvi à Mallorca (Baléares, est) un réseau de sociétés investissant ces gains, notamment dans le secteur immobilier.
Le député Reznik intimement lié à la mafia
Vladislav Reznik, assure encore le juge, faisait partie de cette association de malfaiteurs et «contrôlait les activités criminelles», de groupes agissant en Russie «depuis ses résidences en Espagne». Dans ce pays il a acquis des immeubles, véhicules, embarcations. Il avait «un lien étroit tant au niveau personnel que pour affaires avec Gennadios Petrov», comme Nicolai Aulov. Petrov et l’un de ses associés auraient «utilisé le général Aulov pour faire des démarches au plus haut niveau des sphères administratives en Russie».
Sur les quinze personnes visées par cette enquête, six ont déjà été renvoyées devant un tribunal par le juge d’instruction, dont les époux Petrov et Reznik.
En 2008, la vaste opération qui avait conduit au démantèlement de l’organisation, avait permis aux policiers de saisir de nombreuses voitures de luxe et un tableau du peintre Salvador Dali.
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