Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
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Les dernières informations significatives sur le narcotrafic et les politiques de lutte mises en œuvre par les gouvernements
Cette année encore, une opération spéciale nommée « White Sea IV » a été menée par les douaniers belges en mer du Nord pour lutter contre le trafic maritime de stupéfiants. Un mois de contrôle intensif a été réalisé avec l’appui des douanes françaises et anglaises mais aussi de Frontex, l’agence européenne aux frontières. Ce qui a permis la saisie de 930 kilos de cocaïne et 4950 kilos de cannabis ainsi que l’arrestation de quatre narcotrafiquants.
Du 16 septembre au 15 octobre, les douanes belges ont analysé et suivi 525 bateaux et contrôlé effectivement 73 navires approchant de nos côtes après avoir traversé l’Atlantique.
Taper au portefeuille! Reconnaissance des indicateurs et à plus forte raison des infiltrés… car sans eux, l’action des régaliennes serait encore moins efficace.
L’affaire NS 55 de la DNRED n’a toujours pas été fermée. Qu’attendez vous pour enfin faire indemniser et règler ce que la Douane française doit à Marc Fievet !
La continuité du service de l’Etat serait alors respectée.
Interrogé samedi 12 octobre par Laurence Ferrari sur Europe 1 et Cnews, deux chaînes de la galaxie de Bolloré, sur la montée du trafic de drogue en France, Michel Onfray a répondu très spontanément qu’au lieu de pourchasser indéfiniment les petits consommateurs, il faut frapper à la source de ce trafic. Et il désigne nommément le Maroc qu’il classe dans la case des « Etats voyous ». Son roi Mohammed VI est, lui, désigné comme « le patron ».
« Narco-État » : le terme est désormais très répandu pour qualifier un territoire où de colossales sommes d’argent issues du trafic de drogue structurent l’économie criminelle. Cette formule est parfois employée pour désigner certains pays européens, y compris la France, la Belgique et les Pays-Bas.
Certes, au regard des milliards d’euros produits par les entreprises, ces trois pays sont loin d’être des narco-États où tout l’appareil de production serait dédié à une activité criminelle. Il n’en demeure pas moins que le crime organisé est en plein essor en Europe et en France.
La drogue reste le premier facteur d’accumulation de richesse du crime organisé. Quelles sont les raisons qui font de la France un pays situé au cœur de la majorité des trafics sur le continent européen ?
France : augmentation continue du trafic et de la consommation
Pour dresser un état des lieux du trafic de drogue, les chercheurs s’appuient sur trois indicateurs : les saisies, les surfaces de production et les enquêtes de consommation. Ces informations peuvent être croisées avec les déclarations des trafiquants qui témoignent devant les tribunaux ou dans des livres.
La situation de la France, notamment en termes d’augmentation des saisies (cf. tableau ci-dessous), est en cohérence avec la géopolitique mondiale des drogues.
Les prix médians de toutes les drogues sont relativement stables, mais la pureté des produits est de plus en plus élevée. Le cannabis consommé aujourd’hui en France contient 4 à 5 fois plus de THC que celui consommé il y a 20 ans. Le nombre de personnes interpellées pour trafic de stupéfiants en France est en forte augmentation depuis 20 ans (doublement de 2005 à 2009). 44 000 personnes ont été interpellées en 2020.
Le secteur de la drogue générerait en France environ 3 milliards d’euros de gains par an et impliquerait 240 000 personnes pour le seul trafic de cannabis. Un des principaux moyens de distribution des drogues en France demeure le consommateur-revendeur. Une partie d’entre eux constituent une multitude de petits réseaux d’usagers-revendeurs qui s’approvisionnent via un trafic de « fourmis », en particulier aux Pays-Bas ou en Espagne. Le reste de la drogue consommée en France est acheminée par des réseaux criminels qui profitent de la mondialisation de l’économie.
Géopolitique des drogues en France : des contraintes structurelles
Produites au Sud, les drogues sont consommées au Nord. Ni la France, ni la Belgique, ni les Pays-Bas ne sont en capacité de stopper leur arrivée. Le cannabis provient avant tout du Maroc, qui est l’un des principaux producteurs de résine de cannabis au monde. Cette production est un facteur de stabilité sociale dans la région du Rif, traditionnellement rebelle, très pauvre, où le cannabis fait vivre des centaines de milliers de personnes.
Si le cannabis marocain arrive si aisément en France, c’est dans une vaste mesure parce que Paris et Rabat ont des intérêts géopolitiques communs dont la préservation se fait au détriment de la lutte contre le trafic. Les forces de l’ordre sont tributaires de ces intérêts géopolitiques qu’elles ne maîtrisent pas. D’une part, une partie de l’élite politique et administrative marocaine est impliquée dans le trafic de drogue à travers des schémas de corruption ; mais, d’autre part, le Maroc est un allié important de la France dans la lutte contre le djihadisme en Afrique du Nord et dans la lutte contre l’immigration clandestine. C’est pourquoi, en dépit d’actions répressives dans les deux pays (éradication des plants de cannabis au Maroc et saisies en France), le trafic de cannabis perdure.
La cocaïne arrive en France par différents moyens. La voie maritime du commerce mondial demeure prégnante. La drogue voyage par conteneurs, avec la complicité de sociétés de transport ou à leur insu selon la technique du rip off. Les saisies de cocaïne dans le port du Havre sont passées de 2,8 tonnes en 2019 à 3,8 tonnes en 2020 puis 11 tonnes en 2021. Les ballots de cocaïne peuvent aussi être largués en mer et récupérés par des trafiquants, selon une technique mise en place par les clans galiciens dans les années 1980.
En outre, le trafic vers la France passe par les zones de stockage mises en place par les trafiquants dans les années 2000 en Afrique subsaharienne (500 kilos saisis en 1997, 5 tonnes en 2007), puis dans les Caraïbes. Les trafiquants français installés dans les Caraïbes ont créé une « autoroute de la cocaïne par voilier » comme le démontrent les saisies de cocaïne depuis 10 ans.
Les zones de transit de la cocaïne dans les Caraïbes et en Afrique. Carte de Pascale Perez, dans Crime trafics et réseaux, Ellipes, 2012, p. 61.
De nouvelles routes s’ouvrent en envoyant la cocaïne par bateau en Russie et en Ukraine. Cette cocaïne revient ensuite sur le marché occidental par camion, comme en témoignent les saisies de cocaïne impliquant des organisations serbes et monténégrines. La guerre actuelle semble toutefois avoir provisoirement interrompu cette route.
La route « Amérique du Sud-Europe de l’Est » pour livrer la cocaine en Europe de l’Ouest. Carte Pascale Perez dans Crime trafics et réseaux, ed. Ellipes, 2012, p. 61.
Enfin, en ce qui concerne les drogues de synthèse, le trafic est moins documenté mais il fait l’objet d’un « trafic de fourmis », en particulier en provenance des Pays-Bas (et de la province belge du Limbourg) devenus le principal producteur d’ecstasy au monde.
La force des organisations criminelles françaises
L’émergence des organisations trafiquantes des quartiers populaires est confirmée. Investies dans la vente de tous les stupéfiants soit en gros, soit en détail, elles gèrent 4 000 grands points de deal en France dans les grandes métropoles comme dans les villes moyennes.
Ces dernières années, on observe leur mainmise croissante sur le marché de la cocaïne, la diversification des produits revendus dérivés du cannabis (variétés hybrides, huiles, résines, concentrés) et le recours de plus en plus fréquent aux livraisons à domicile via des « centrales d’achat » recourant aux techniques propres au marketing direct (packaging, promotions, carte de fidélité…) par l’entremise des réseaux sociaux.
Pour protéger leur système, les coteries trafiquantes françaises n’hésitent plus désormais à employer des armes de guerre lors des règlements de comptes. Les enlèvements et séquestrations liés au trafic de stupéfiants sont devenus une pratique courante en France : 129 en 2020, 128 en 2022, soit une fois tous les trois jours, les chiffres réels étant sans doute plus élevés, toutes les victimes ne se signalant pas au regard de leurs activités.
La violence systémique déjà évoquée s’accompagne parfois d’une véritable force de corruption. À Canteleu, dans la banlieue de Rouen, une bande avait acquis un tel pouvoir d’intimidation qu’elle exerçait des pressions sur la mairie afin que celle-ci ferme les yeux sur ses activités. Les affaires de corruption des forces de l’ordre se succèdent. Sur la corruption du personnel politique, nous manquons de données judiciaires mais des sources existent.
Les narco-comptoirs du nouveau banditisme français
Les réseaux dits « de cité » sont très organisés et efficaces en matière de logistique. Ils ne sont plus les petites mains des anciens gangsters français, qui dépendaient de l’approvisionnement de ces derniers. Dans les années 1990/2000, les caïds des cités devaient se rendre en Espagne pour discuter avec un narco-courtier de l’ancienne génération pour obtenir du cannabis. Depuis vingt ans, les narco-bandits des cités ont acquis une dimension transnationale en s’approvisionnant directement en Colombie et au Maroc, où ils sont parfois propriétaires des champs de cannabis.
Ce phénomène d’alliance est favorisé par le fait que la France est aussi une terre de repli, de blanchiment et parfois de trafic de drogue pour les organisations étrangères. Par exemple, la mafia albanophone joue un rôle important dans le trafic d’héroïne, particulièrement dans la région Rhône-Alpes, où elle tient 90 % du trafic d’héroïne.
Cet article, rédigé à l’aide de la revue de presse quotidienne du site crimorg.com a été co-écrit avec Mehdi Ajerar, spécialiste de la géopolitique du crime organisé et du terrorisme. Mehdi Ajerar a rédigé, à l’Université Paris 8, un mémoire de géopolitique sur les représentations criminelles du trafic de drogue à Saint-Ouen à l’Université Paris 8. Il est titulaire d’un master 2 de criminologie au CNAM et membre de l’association Crim’HALT.
Par Nicolas Moinet, Professeur des universités a l’IAE de Poitiers, chercheur au CÉRÉGÉ (UR 13564) et chercheur associe au CR 451.
La Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) est chargée de mettre en œuvre la politique du renseignement, du contrôle et de la lutte contre la fraude en matière douanière. Disposant de pouvoirs spécifiques définis par le Code des douanes, la DNRED exerce son activité sur l’ensemble du territoire douanier national. Elle est depuis 2014 l’un des six services spécialisés de renseignement du premier cercle de la Communauté nationale du renseignement. Elle met ainsi en œuvre les pouvoirs du Code de la sécurité intérieure.
Bonjour M. Tiran. Avant d’entrer plus avant dans le monde méconnu du renseignement douanier et son importance dans la guerre économique, pouvez-vous nous présenter succinctement votre parcours ?
Sébastien Tiran : Je suis issu, comme une forte majorité des agents de la DNRED, du corps des inspecteurs des douanes que j’ai rejoint il y a 24 ans. J’ai suivi un parcours douanier assez diversifié dans l’administration centrale et dans le réseau douanier a l’étranger, plus précisément a Washington auprès du poste de l’attaché douanier. J’ai également travaillé pour des directions territoriales dont une très importante pour les Douanes, à savoir Roissy Charles de Gaulle. J’ai également occupé deux postes interministériels à Matignon. Enfin, je suis entré à la DNRED il y a 8 ans comme « chef opérations », ce qui consiste a valider l’ensemble des dispositifs opérationnels du service. En 2021, j’ai été nommé adjoint du directeur puis directeur par intérim de Florian Colas devenu Directeur Général des Douanes et des droits indirects en avril 2024. Et le 1er juillet de cette même année, j’ai été nommé directeur de la DNRED. En résumé, dans un univers douanier ou la palette des missions est large, mon axe essentiel a été celui de la lutte contre la fraude, domaine dans lequel s’inscrit en priorité la DNRED.
Deja en 2019, cette saisie avait été réalisée grâce à un échange d’informations entre la police cap-verdienne et le Centre maritime d’opérations antidrogue MAOC (MAOC-N, Maritime analysis and operation center – narcotics), à Lisbonne.
C’est Africanews qui nous avait signalé que la police cap-verdienne avait saisi une quantité record de 9,5 tonnes de cocaïne au port de Praia sur un navire battant pavillon panaméen.
Les 11 membres d‘équipage du bateau ESER, tous de nationalité russe, avaient été arrêtés et remis aux autorités judiciaires, selon le communiqué de la police, soulignant que la drogue était dissimulée dans 260 colis à l’intérieur du navire.
La zone de police Bruxelles-Capitale Ixelles a perquisitionné un appartement à Anderlecht le 22 septembre et y a découvert un laboratoire présumé de cocaïne avec 100 kilos de procaïne, a-t-elle communiqué vendredi.
La procaïne, qui est un anesthésique utilisé notamment par les dentistes, avait servi à couper la drogue.
Des employés d’un entrepôt de Québec ont eu toute une surprise en ouvrant des caisses remplies de laitue : quinze kilogrammes d’une substance « s’apparentant à du crystal meth » y ont été dissimulés, selon le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).
Comme très souvent, c’est grâce à une information que les policiers ont agi…
C’est en juin 2024 que les « stups » recueillent un renseignement concernant cette équipe d’importateurs de cannabis spécialiste de la remontée de drogue en provenance du Maroc et passant par l’Espagne. Épaulés par leurs collègues de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Versailles, de la BRIFN (financière) et de celles d’Orléans et Montpellier, les fonctionnaires placent un Citroën Jumpy, une Volvo C90 et une Renault Clio sous surveillance.
Des tirs ont été entendus ce samedi matin au niveau du marché de Saint-Bruno, à Grenoble (Isère).
Selon le parquet, « ce type d’opération anti-trafiquants de stupéfiants menée ces derniers jours attisent les convoitises des concurrents » et « les tirs entendus sont liés à cette opération menée ces derniers jours ».
Par ailleurs, au mois d’octobre, les policiers de Grenoble ont interpellé sept personnes dans le cadre d’une instruction ouverte par le parquet pour trafic de stupéfiants, trafic de cigarettes et association de malfaiteurs concernant le quartier de Saint-Bruno.
Une centaine de munitions retrouvées
Parmi les personnes interpellées, il y a six hommes âgés de 18 à 49 ans, et une femme de 24 ans.
DEA has published a list of our Most Wanted Fugitivesin order to keep the public informed. The list features those wanted for alleged federal violations related to controlled substances. Updates to the list occur when a wanted fugitive is captured and brought to justice.
Voici le second texte qui évoque le cas dont vient de reparler Marc dans l’Aviseur International du 4 octobre dernier. Il avait lui aussi déjà évoqué l’affaire ici, car un français faisait partie des marins injustement emprisonnés. Seul Radio-France à l’époque, (ensuite repris par la presse), avait évoqué son cas les 3 brésiliens ayant bénéficié […]
Les cargaisons arrivaient en Espagne via les fleuves Guadiana et Guadalquivir avant de repartirvers l’Europe.
Carmelo Lapela, considéré comme l’un des grands trafiquants de la région, est actuellement en fuite, fait savoir El Debate, précisant que l’opération menée par la Guardia civil a conduit à l’arrestation de 29 personnes et la saisie de 8 946 kilos de haschich, de 123 kilos de bourgeons et de 736 plants de marijuana.
Una operación conjunta de autoridades de varios países se salda con la caída de la embarcación y la detención de nueve personas, seis de ellas mexicanas y el resto colombianas.
Agentes de la Fuerza Naval del Pacífico de la Armada de Colombia intervinieron 5.400 kilos de cocaína y 30 kilos de marihuana en una embarcación que, procedente del país sudamericano, se dirigía al Norte por aguas del citado océano.
Considéré comme le conseiller et ami de Daniel Kinahan, Sean McGovern, membre important du gang Kinahan etait recherché en Irlande. Il s’est fait serré le 10 octobre par les policiers de Dubaï à la suite de la notice rouge diffusée par Interpol.
Nul doute qu’il cherchera à éviter son extradition.
Une enseignante en sortie scolaire dans une calanque à Marseille a découvert ce mercredi un sac contenant de la poudre blanche, qui s’est avéré être de la cocaïne, a-t-on appris ce vendredi de sources policières. Ce sac était sur la plage de la spectaculaire calanque de Sormiou, au cœur du parc national des calanques, qui se situe aux portes de la 2e ville de France.
Agentes de la Policía Nacional han detenido esta semana a 13 personas vinculadas con un clan familiar al que se atribuye la autoría de varios incidentes con armas de fuego durante los últimos tiempos en el barrio malagueño de Palma-Palmilla con el control del tráfico de drogas en la zona como detonante de varios conflictos con otros grupos rivales.
Six hommes viennent d’échapper à une sanction pénale grâce à leurs avocats, qui ont rappelé qu’aucune loi ne punissait leurs agissements. Les policiers sont furieux et les quatre tonnes saisies ont été restituées.