Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Pour Rue89, Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991) a accepté de répondre, par mail, à quelques questions.
Comment expliquez-vous l’absence de soutien des responsables politiques vis-à-vis de Fiévet ?
Les dits « responsables » se sentent éventuellement concernés par les actions qu’ils ont conduites ou autorisées ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des années auparavant. A fortiori lorsque la majorité politique a changé.
Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le système des aviseurs ?
Plus qu’un aviseur, Fiévet était un infiltré. Il est clair que ne pas soutenir un infiltré ne peut que tarir le recrutement.
L’aviseur normal ne doit pas s’attendre à une protection particulière. Il donne une information, on l’exploite et si il y a un résultat il sera rémunéré en fonction de celui-ci. Tout ce qu’on lui garantit, c’est de conserver son anonymat.
Marc Fiévet estime que certains de ses signalements n’ont pas débouché sur une intervention des douanes…
C’est vraisemblable et c’est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiérarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur météo, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et réaliser une affaire sont deux choses différentes.
Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?
En Europe ,je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des Etats aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?
Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?
Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics,etc.
Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.
Par David Servenay
Dans la peau d’un narco infiltré au cœur de la mafiade Marc Fiévet et Oliver-Jourdan Roulot, éditions Hugodoc
Au service de l’État à travers la douane, 1954-1996de Jean-Henri Hoguet, éditions l’Harmattan
Les affaires qui prospèrent sont l’extorsion d’argent, les enlèvements, les assassinats, la pêche illégale, le blanchiment d’argent et le trafic de cocaïne.
Sur la côte sud-ouest de l’Équateur, les gangs de trafiquants de drogue opèrent en toute impunité et les habitants terrifiés constatent les limites de la politique du président sortant Daniel Noboa en matière de sécurité, dans ce territoire devenu une zone de non-droit.
Puerto Bolivar, l’un des ports exportateurs de bananes les plus importants au monde et comptoir commercial pour les fruits de mer, a une importance vitale pour l’économie de l’Equateur.
Mais aujourd’hui, les grues qui chargent les conteneurs et les quais en eau profonde sont presque vides.
Puerto Bolivar est devenu un théâtre d’affrontements entre cartels de la drogue rivaux en concurrence pour exporter des quantités record de cocaïne de la Colombie et du Pérou vers l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie.
En 2024, les marines équatoriens ont découvert une trentaine de corps dans les eaux près du port, certains décapités, d’autres mutilés.
« Il n’y a pas de sécurité », se lamente un habitant qui demande à ne pas être nommé. « Le pays a été complètement abandonné ».
Le président Daniel Noboa a déclaré l’état d’urgence, procédant à des arrestations médiatisées et envoyant l’armée dans les rues et les prisons contrôlées par les gangs. Mais à Puerto Bolivar, ces mesures ont eu peu d’impact.
Un parquet national anticriminalité organisée pour « changer de paradigme » et « réarmer » la France face au narcotrafic
Le Sénat a adopté le 28 janvier la mesure-phare d’une proposition de loi transpartisane vivement soutenue par le gouvernement, en quête d’un « sursaut national » face aux trafiquants de drogue. Nous en avons parlé avec notre invité Fabrice Rizzoli, co-fondateur de Crim’Halt et docteur en sciences politiques.
« Sommes énormes en cash », fausses factures et tickets de Loto… «
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Les moyens manquent pour démanteler les réseaux !
Pour Laure Beccuau, procureure de Paris, s’attaquer au blanchiment doit être la priorité
« Nous avons un outil essentiel qui nous est envié par un certain nombre de pays européens, je le qualifierais même d’arme de destruction massive. C’est la présomption de blanchiment. Une infraction facile à définir : un profil est identifié comme ayant un train de vie qui ne correspond pas à ses revenus déclarés, et dans ce cas, nous allons aller le voir et lui dire de nous expliquer d’où vient l’argent qui lui a permis d’acquérir tel ou tel bien, et c’est à l’intéressé de se justifier. On ne peut pas se contenter désormais d’identifier le trafic de stupéfiants, il faut aussi toujours associer au sein de ces enquêtes des investigations sur ce qu’est devenu le butin, l’avoir criminel, qui en bénéficie et comment l’appréhender. Une entreprise criminelle, c’est finalement une entreprise comme une autre : l’objectif est d’avoir un gain d’argent massif. Et lorsqu’on saisit cet argent, tout ce qui a été le but de cette entreprise criminelle est anéanti. Dès lors, il faut aboutir finalement à ce qu’une expression connue devienne réalité : le crime ne doit pas payer.«
À condition, martèlent d’une même voix magistrats et enquêteurs, de donner beaucoup plus de moyens à la lutte contre la criminalité financière, pour ne pas se contenter de saisir des biens, mais pour démanteler aussi les réseaux internationaux qui blanchissent l’argent de la drogue.
Pour Marc Fievet, AKA NS55 DNRED. il serait bon que les luttes intestines inter-services ne servent pas à écarter des sources d’informations nécessaires à l’atteinte d’objectifs clairement définis dans cette lutte. Les « chantiers » qui sont montés parfois pour se venger d’un agent d’un autre service, et/ou d’un autre pays, sont bien réels et, à cause de la lâcheté des hauts-fonctionaires et des psychorigides ‘dalloziens’, ces « sources » sont tenus d’assumer des décisions aberrantes des différentes « justices » qui préfèrent alors condamner à de lourdes peines des personnes ayant apporté par leurs actions des résultats importants dans cette lutte.
Onze personnes ont été inculpées dans le cadre d’un trafic de drogue présumé impliquant de la kétamine introduite en Australie depuis l’Espagne, la drogue étant dissimulée dans des jouets de Noël et des articles ménagers.
Les agents de l’AFP ont soutenu l’enquête menée par la « Guardia Civil » et les « Mossos d’Esquadra », la police catalane pour exécuter des mandats de perquisition dans neuf propriétés en Espagne, notamment à Barcelone et à Ibiza.
Les raids ont ciblé les membres de cette organisation et ont permis de découvrir de la méthamphétamine, du haschisch, de petites quantités de cocaïne et de cocaïne rose, ainsi que des balances de précision, des machines à emballer sous vide, des téléphones portables, des ordinateurs, un coffre-fort, des documents et de l’argent liquide. L’enquête a commencé lorsque l’AFP et des agents des forces frontalières australiennes ont découvert 1,5 kg de kétamine caché dans des jouets de Noël à l’aéroport de Perth le jour de Noël 2023. Un ressortissant italien de 27 ans a été inculpé pour son rôle dans l’importation et a été condamné à trois ans de prison en Australie occidental
La COKE était mélangée à de l’engrais minéral et devait entrer en Europe via Algésiras avant d’être transportée à l’intérieur du pays ibérique.
William René Salamanca, qui a supervisé l’opération au port a ajouté que « la cocaïne a été soumise à un processus chimique pour la camoufler parmi les engrais minéraux et générer une odeur tendant à contrecarrer l’odorat des « canidés ».
Marc Didier le montre fièrement rentré alors du Texas, revenu dans son hangar d’Orlando, avec cette légende « all set for a trip around the world with some happy clients » ! C’est vrai qu’il parcourt le monde, (pas très souvent) mais c’est nettement moins assuré question nombre de passagers !!!
Son propriétaire nous gratifiant même d’une séquence d’ouverture de porte tournée au même endroit en 2019 ! (ici à droite). A croire qu’il veuille nous faire croire au bon fonctionnement de l’avion en nous faisant admirer le fonctionnement de sa porte pneumatique !
Et puis… plus aucun vol ! Et surtout plus aucune nouvelle ! Son vieux Gulfstream aurait-il atteint (enfin) l’âge de la retraite ?
En tout cas c’était alors et toujours sa figure de proue, sur Facebook ! Car Marc Didier sait se servir des réseaux sociaux !!!
L’opération Goodbye étant une continuation de l’opération Jumita, qui en 2021 avait déjà frappé le même réseau criminel avec 28 arrestations et la saisie de 16,5 millions d’euros en espèces.
Les principales cibles ont cependant réussi à s’échapper, ce sont les frères Antonio Jesús et José Carlos Sánchez Castro et Esteban Martin Hernadez AKA « Messi de la Torre », tous désormais recherchés avec un mandat européen de détention.
Esta es la técnica con la que el Cártel de Sinaloa traficaba droga desde México a España
Un total de 14 personas presuntamente ligadas al Cártel de Sinaloa fueron detenidas en España, las autoridades de la entidad europea detalló que los capturados estarían ligados con el secuestro de un hombre cuyo cuerpo fue localizado en la ciudad de Tarragona.
Pero además, la policía española detalló que fue ubicado un laboratorio de extracción de metanfetamina “impregnada en ropa”.
“Los secuestradores, vinculados al cártel mexicano de Sinaloa, están relacionados con delitos de tráfico de drogas a nivel internacional, delitos de blanqueo de capitales, secuestro y asesinato. Recibían paquetes de origen mexicano con metanfetamina impregnada en piezas de ropa que enviaban a Cataluña desde México y una vez en España realizaban el proceso de extracción de la sustancia estupefaciente en un laboratorio que tenían”, es parte del informe de la Policía Nacional de España.
C’est dans Le Monde d’aujourd’hui que Thomas Saintourens nous confirme que les éléments statistiques et les analyses des enquêteurs spécialisés dressant des contours d’une situation devenue progressivement hors de contrôle sur les dernières années est devenue réalité.
Aujourd’hui, des organisations criminelles étendent leur emprise territoriale autant qu’elles dépassent les limites de la cruauté, dans le contexte d’un marché illicite en plein essor, portée par une demande accrue sur notamment des produits stimulants.
Dans le même temps, des ‘matamores’ de la caste politique régnante continuent d’appliquer une politique qui a fait toutes ses preuves dans inefficacité.
On peut se poser la question: pour qui roulent-ils vraiment ces promoteurs indirects du narco-business?
Les constats de Christian de Rocquigny de l’OFAST n’auront pas réussi à convaincre le ‘savant décideur’ de Beauvau de revoir sa copie.
« La dégradation sensible de la situation est marquée par une violence liée aux trafics en augmentation rapide et une très grande disponibilité des produits stupéfiants », analyse Christian de Rocquigny, chef de l’OFAST par intérim. Il souligne, en écho aux notes des services spécialisés, que « cette détérioration s’est produite au moment où la cocaïne a déferlé en masse sur la côte Atlantique », avec des saisies de 5,6 tonnes en 2013, 17 tonnes en 2017, 26 tonnes en 2021, avant un chiffre record attendu pour l’année 2024.
C’est donc sur plus de dix ans que l’emprise du narcotrafic a pris une ampleur inédite, renforcée, dans la période post-Covid-19, par le développement de moyens de vente à distance et l’essor des drogues de synthèse. « En parallèle de l’afflux de cocaïne, qui draine des profits record, sont aussi arrivées sur notre territoire des méthodes criminelles nouvelles, plus violentes », poursuit M. de Rocquigny. Une « bascule » progressive, déjà documentée, qui a trouvé, ces derniers mois, une accélération particulière à mesure que montent en puissance les protagonistes des trafics.
Wanted on suspicions of fraud, dangerous driving, possession of criminal property, possession of cannabis with intent to supply, failure to surrender to bail
Il y a une semaine, les gabelous bien cornaqués par la DNRED procédaient à la saisie de 963 kg d’ecstasy, dans un un fourgon, au péage de Reventin-Vaugris sur l’autoroute A7.
Le mercredi 6 novembre, ce sont les policiers de l’OFAST,qui ont saisi 400 kg de résine de cannabis sur une route de campagne de Villette-d’Anthon.
Ce policier avait assuré la couverture pour sécuriser l’entrée des conteneurs contaminés en provenance d’Équateur.
Ce sont des agents du SVA (Service de Surveillance Douanière de l’Administration Fiscale) et des agents de la Policia Nacional, qui ont intercepté dans le port d’Algésiras un conteneur qui transportait un total de 13 062 kilos de cocaïne.
Antonio Duarte, directeur d’Udyco Central, avait souligné ce mardi dans le port de Cadix que l’opération était ouverte et que l’objectif était d’aller au fond des choses. Le même jour, de nombreuses perquisitions au domicile de personnes présumées liées à cette saisie étaient menées. Parmi toutes, une s’est démarquée : la perquisition au domicile de l’inspecteur en chef de la section des délits économiques de la préfecture de police de Madrid où plus de 20 millions d’euros en espèces ont été trouvés.
Les ministres de l’Intérieur Bruno Retailleau et de la Justice Didier Migaud sont à Marseille ce vendredi pour annoncer des mesures contre le narcotrafic, fléau grandissant contre lequel l’exécutif appelle à une « mobilisation générale ». Lire l’article
-Le ministre de la Justice a annoncé que l’excuse de minorité pour les plus de 16 ans sera assouplie dans « les cas les plus graves ». Lire la brève
-Didier Migaud compte mettre en place un « parquet national » dédié et installer « une cellule de coordination nationale » contre le narcotrafic.Lire la brève
-Bruno Retailleau a lui estimé que le narcotrafic est « une menace existentielle » contre les institutions.Lire la brève
Il ne lâche rien. Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, qui a précisé son plan d’action contre le narcotrafic ce vendredi 8 novembre à Marseille.
Le ministre veut frapper fort, et aussi responsabiliser le consommateur.
« Fumer un joint ou sniffer de la coke, c’est deux balles dans la tête d’un enfant de cinq ans, c’est ce jeune lardé à Marseille de cinquante de coups de couteau puis brûlé vif », image-t-il, poursuivant la rhétorique de son prédécesseur Gérald Darmanin.
Bruno Retailleau veut aussi multiplier les amendes forfaitaires, et créer une campagne de prévention choc.
En 2022, les prisons sont désormais gérées par des sociétés privées. Les criminels sont désormais source de profits car l’affaire est très lucrative. John Robbins, ancien héros de guerre du corps des Marines, est condamné à la perpétuité pour avoir sommairement abattu son officier supérieur lors d’une mission à Benghazi. Comme d’autres détenus, John est envoyé dans les quartiers de haute sécurité d’une prison de niveau 6, Leviticus, où règne en maître un directeur impitoyable, Warden. Ce dernier remarque les états de services de John. Mais le nouveau détenu lui tient tête. Pour le punir, Warden l’envoie immédiatement sur Absolom, une île-prison spécialement réservée aux récalcitrants et reculée du monde. L’île ne connaît qu’une seule règle : s’évader est interdit. Pour le reste, elle ne connaît pas d’autres lois que celle de la jungle. John y croise notamment Marek et ses sbires, les « Outsiders ». Il rencontre aussi Père, qui a créé une communauté pacifique sur l’île mais dont les membres sont bien moins nombreux que la bande de Marek. John va se lier avec le jeune Casey.
Entre quatre et six milliards d’euros : c’est ce que générerait chaque année le trafic de drogue en France. Une rente économique massive qui porte en elle le risque de cette corruption qui a transformé tant de pays en narco-États.
Douaniers, policiers, dockers, agents pénitentiaires, élus locaux ou même magistrats sont désormais ciblés par le risque d’approche
Car pour les voyous, « chaque personne a un prix », s’inquiétait en mars dernier le procureur de Marseille, Nicolas Bessone, devant la commission d’enquête sénatoriale sur le narcotrafic. Le magistrat y décrivait une « corruption de basse intensité en forte augmentation », signe d’une « cartellisation » du pays.
À l’époque, le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti s’était empressé de reprocher des « propos délétères ».
Pourtant, l’Office anti-stupéfiants (OFAST) lui-même s’alarme dans son rapport annuel d’un « phénomène particulièrement inquiétant », généré par des groupes criminels dotés de véritables « services de renseignement autonomes » à même de cibler des « agents intermédiaires ayant une capacité en commun à accéder à des lieux ou à des données primordiales pour favoriser la réussite de l’entreprise criminelle. »
Lorsque que l’on lit qu’une accusation de trafic de drogue est portée directement sur la responsabilité des services US eux-mêmes, cela ne fait que confirmer ce qu’on dénonce depuis 15 ans.
La frontière séparant l’ICE (U.S. Immigration and Customs Enforcement) liée au « Homeland Security », avec la CIA étant plutôt ténue : le lot de drogue découvert était bien trop imposant pour servir d’appât seulement comme il avait pu être dit dans un premier temps. C’était plutôt une livraison sinon, régulière du moins organisée en haut lieu ! Non, il s’agissait bien d’une opération de transfert de drogue de la CIA elle-même, très certainement.
Le 24 août exactement, le Département d’État américain, dans un revirement à 180° dont il a le secret, a en effet déclaré:
Aujourd’hui, les États-Unis désignent le président haïtien Michel Martelly pour son rôle dans le commerce mondial illicite de drogues. M. Martelly a abusé de son influence pour faciliter le trafic de drogue et a parrainé de nombreux gangs basés en Haïti. Le trafic de stupéfiants et la violence liée aux gangs ont contribué à l’instabilité politique et à l’insécurité en Haïti, ce qui a créé une situation intenable pour le peuple haïtien.
Le chef du gang, un ressortissant serbe résidant au Brésil, figure parmi les personnes arrêtées.
L’enquête, menée dans le cadre de l’Operational Taskforce (OTF) « Balkan Cartel » d’Europol, est le fruit d’une collaboration entre les autorités chargées de l’application de la loi des deux côtés de l’océan Atlantique. Au cours de la dernière année et demie, les autorités impliquées ont travaillé sans relâche pour recueillir des renseignements et coordonner les activités opérationnelles. Le groupe criminel ciblé, connu pour son réseau complexe s’étendant des deux côtés de l’Atlantique, était impliqué dans le trafic à grande échelle de cocaïne en provenance d’Amérique du Sud vers diverses destinations européennes.
Aux premières heures du 5 octobre, une série de raids ont été menés à différents endroits au Brésil (São Paulo, Ceará, Paraná, Rio Grande do Norte et Santa Catarina). En conséquence, 16 suspects ont été arrêtés, dont plusieurs avaient des liens avec l’organisation criminelle « Primeiro Comando da Capital ». Le chef serbe était l’une des cibles les plus importantes de l’OTF Balkan Cartel d’Europol en raison de son rôle dans l’organisation de nombreuses expéditions de drogue entre les continents.
Les enquêteurs brésiliens ont pu relier ce gang criminel à deux récentes saisies de cocaïne : une de 5,7 tonnes de cocaïne à bord d’un bateau de pêche au Cap-Vert en avril 2022, et une seconde de 1,3 tonne de cocaïne à bord d’un bateau de pêche à Fortaleza, au Brésil, en août 2022.
Au total, 12 suspects – 10 ressortissants brésiliens et 2 ressortissants monténégrins – avaient été arrêtés à ces deux occasions.
L’enquête a été menée en grande partie au sein de l’OTF Balkan Cartel d’Europol, Europol fournissant des informations et des analyses continues pour soutenir les enquêteurs de terrain au Brésil et les agences impliquées dans l’opération. Les preuves recueillies lors des raids seront désormais analysées pour identifier de nouvelles pistes d’enquête qui pourront être développées plus avant au sein de l’Operational Taskforce, qui comprend les autorités chargées de l’application de la loi de 11 pays.
Les autorités suivantes ont participé à l’enquête :