GUYANA 🇬🇾 (Narcologistique): un point de transit idéal pour la cocaïne

Une série d’interceptions très médiatisées d’opérations internationales de trafic de drogue a confirmé que le Guyana reste un point de transit crucial pour la cocaïne à destination des États-Unis et de l’autre côté de l’Atlantique.

InSight Crime a examiné le rôle essentiel de la Guyane en tant que plaque tournante du trafic de drogue qui relie l’Amérique latine aux marchés lucratifs de la cocaïne.

Une extradition historique

La récente extradition d’un ancien officier de police guyanais vers les États-Unis pour trafic de stupéfiants met en lumière la pertinence actuelle de la Guyane en tant que point de transit vers le pays du nord.

Le 10 novembre, le ministère américain de la Justice a publié un communiqué de presse annonçant que Shaun Nebblett, alias «Dapper», était le premier ressortissant guyanais à faire face à des accusations fédérales aux États-Unis depuis 1999.

La DEA affirme que Nebblett a recruté des mules en Guyane pour prendre des vols commerciaux vers les États-Unis en transportant plusieurs paires de chaussures « chargées de cocaïne » dans leurs bagages.

Les États-Unis entretiennent une collaboration constante avec le Guyana pour lutter contre le trafic de drogue entre les deux pays.

Les agents guyaniens ont bénéficié de la formation supplémentaire offerte dans le cadre de la Caribbean Basin Security Initiative (CBSI), financée par les États-Unis, qui vise à aider les autorités guyaniennes à intercepter la cocaïne qui passe par ce pays, en provenance en particulier de La Colombie.

Un point de transit idéal

La situation stratégique du Guyana et la corruption dans ses ports favorisent le rôle actuel du pays en tant que point de transit  pour la cocaïne à destination de l’Amérique du Nord comme de l’Europe et au-delà.

Les frontières poreuses du pays avec les principaux pays trafiquants de drogue – dont le Brésil et le Venezuela – en font un tremplin idéal pour les trafiquants qui transfèrent de la cocaïne aux États-Unis, au Canada, en Europe et dans les pays de transit d’Afrique de l’Ouest et des Caraïbes.

James Singh, nouvellement nommé chef de l’Unité de lutte contre les stupéfiants des douanes du Guyana (CANU), a déclaré à InSight Crime que le pays est ciblé par des réseaux de trafic de drogue qui opèrent entre les pays de «l’offre» et de la «demande».

Il a ajouté que les solides mesures anti-stupéfiants adoptées par les pays voisins ont provoqué un «effet ballon», qui a conduit les trafiquants à ouvrir de nouvelles routes via le Guyana.

Selon le rapport du Département d’État sur le contrôle des stupéfiants, la cocaïne colombienne est introduite au Venezuela et se poursuit au Guyana par voie maritime ou aérienne. La drogue peut également traverser les frontières terrestres et le réseau fluvial partagé par le Brésil, le Venezuela et le Suriname avant d’atteindre le pays.

Le rapport ajoute que les narcotrafiquants «profitent des ports mal gardés du pays, des pistes d’atterrissage éloignées, des réseaux fluviaux complexes, des frontières terrestres poreuses», ainsi que d’un «environnement permissif créé à la suite de la corruption».

Pendant des décennies, le Guyana a offert aux narcotrafiquants un point de transit idéal pour la cocaïne sud-américaine à destination des États-Unis et de l’Europe.

Diálogo, un magazine militaire américain en ligne, a rapporté qu’à la fin de 2012, les autorités malaisiennes avaient intercepté un volume considérable de cocaïne, d’une valeur de 7,1 millions de dollars américains, dans des boîtes scellées de lait de coco expédiées du Guyana. Des inspections supplémentaires ont porté sur la cocaïne expédiée du territoire guyanais au Niger et en Chine.

Compte tenu de son utilisation comme centre de transit, le pays a attiré les années précédentes de grandes organisations criminelles, dont la mafia italienne.

Par exemple, début 2014, les autorités américaines et italiennes ont interrompu une opération de trafic de drogue d’un milliard de dollars impliquant des membres de la fameuse famille criminelle Gambino de New York et des «Ndrangheta du sud de l’Italie».

Aujourd’hui, comme hier, on ne peut que faire le constat de l’incapacité des autorités d’enrayer tout ou partie du trafic et ce malgré la coopération mise en place.

L’Unité des stupéfiants travaille avec plusieurs agences internationales des drogues à travers le monde, notamment avec le Canada (GRC et ASFC), le Royaume-Uni (NCA), le Brésil (police fédérale et militaire), la France avec la DNRED de la Douane française et la Marine française, l’Afrique du Sud (unité HAWKS), Unités de lutte contre la drogue des Caraïbes (police et douanes), ainsi que la DEA, l’Agence américaine de lutte contre les drogues, qui est maintenant hébergée au Guyana.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST): Sofiane Hambli a  été interpellé, mardi 24 novembre 2020 dans la soirée à Bordeaux

Placé en garde à vue, les policiers de l’OFAST auront 96 heures pour l’interroger sur un projet d’importation de cannabis qui aurait bien pu lui coûter la vie.

Me Hugues Vigier, l’avocat de Hambli, assure qu’il « ne connaît encore rien de ce dossier ». « Je ne peux pas imaginer que mon client soit impliqué dans une nouvelle affaire liée aux stupéfiants, avance-t-il. Mais compte tenu de sa réputation, je ne serais pas étonné qu’on essaie de lui faire endosser ce genre de faits ».

Rappel mémoire

Erwan Guilmin

Le 17 octobre 2015, les douaniers de la DOD Paris d’Erwan Guilmin de la DNRED avaient saisi sept tonnes de cannabis dans trois fourgonnettes garées dans le XVI e arrondissement sur le boulevard Exelmans.

L’enquête révélera que Sofiane Hambli était derrière cette importation de cannabis et les investigations ont démontré que ce dernier opérait pour le compte de l’ OCRTIS, rebaptisé depuis en OFAST.

Par effet boomerang, les investigations menées par la Gendarmerie, l’OCRTIS ayant été dessaisi du dossier, précipiteront la DNRED dans une tourmente dont elle n’est toujours pas remise.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Carauari – Amazonas): le bimoteur transportait 460 kilos de cocaïne

Un avion biloteur a été saisi, en fin d’après-midi de ce mercredi 18, sur la piste d’atterrissage de la commune de Carauari à environ 800 kilomètres de Manaus.

C’est lorsque le pilote faisait le plein de carburant qu’il a été contrôlé et arrêté

La police militaire a saisi environ 460 kg de cocaïne.

La cargaison de cocaïne a été chargée au Pérou et sa destination était l’État de Pará, mais la police continue d’ enquêter pour savoir si le pilote devait laisser une partie de son chargement à Manaus.

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MEXIQUE 🇲🇽 (Ensanada): saisie de 200 kilos de coke à bord un yacht convoyé par le « Happy Dover »

Plus de 200 kg de cocaïne ont été saisis après l’arrivée du navire néerlandais Happy Dover, qui transportait plusieurs yachts, à Ensanada, au Mexique.

Et c’est précisément sur l’un de ces yachts, un catamaran à voile déchargé le 12 novembre, que la drogue a été trouvée, rapportent nos confrères du journal mexicain El Universal.

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FRANCE 🇨🇵 (SIRASCO – Service d’Information, de Renseignement et d’Analyse stratégique sur la Criminalité organisée): les « experts » pointent une augmentation du trafic de stupéfiants de 300 % depuis 2000

Les chiffres du trafic de stupéfiants ont explosé depuis 2000 avec une augmentation de 300%… à revoir à la hausse!

Comme le révèle L’Obs, le service de renseignement de la police judiciaire (PJ), le Service d’Information, de Renseignement et d’Analyse stratégique sur la Criminalité organisée (Sirasco) ont rédigé un document confidentiel sur le trafic de stupéfiants. Les conclusions sont pour le moins inquiétantes. A partir des données recueillies en 2018, les experts pointent une augmentation du trafic de stupéfiants de 300 % depuis 2000. Une criminalité qui, selon les analystes de la PJ, demeure encore « sous-estimée » par les décideurs publics.

« Ils se réinventent à chaque fois que nous marquons un point »

Comme le rapporte L’Obs, le trafic de drogue contribue « au délitement du lien social dans les quartiers sensibles », favorise « les replis communautaires » et rejaillit « sur la stabilité des institutions ». Rien ne semble pouvoir freiner cette criminalité, même la crise sanitaire du coronavirus. « Ils (les trafiquants) sont extrêmement agiles. Ils se réinventent à chaque fois que nous marquons un point », explique à L’Obs un commissaire affecté à la lutte antidrogue.

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PAYS-BAS 🇳🇱 : le pays est-il devenu un narco-État ?

Aux Pays-Bas, les saisies de drogue se comptent souvent en tonnes et le chiffre d’affaires des stups dépasse désormais les quinze milliards d’euros par an, un record en Europe.

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Enquête sur la puissance des cartels de la drogue aux Pays-Bas

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En tolérant la vente de cannabis depuis une quarantaine d’années, le pouvoir néerlandais a laissé prospérer des narcotrafiquants dont la puissance financière est désormais illimitée. Avant, la violence des cartels était peu visible. De nos jours, ils ne reculent devant rien pour étendre leur pouvoir. Les trafiquants néerlandais n’hésitent plus à utiliser les méthodes de leurs homologues colombiens ou mexicains. Ils n’ont pas hésité à tuer en plein jour un avocat qui défendait un témoin important dans une affaire de drogue.

Plus inquiétant encore, les arrestations de policiers corrompus par le crime organisé se sont multipliées ces derniers mois. Les maires sont eux aussi souvent approchés et menacés, car depuis un an, les municipalités peuvent autoriser la production de cannabis dans leur ville. Ce qui représente un marché juteux. La menace d’un Pays-Bas gangréné par les clans criminels est prise très au sérieux en Europe. La France a d’ores et déjà renforcé sa coopération avec les Néerlandais afin d’éviter de devenir à son tour un narco-État.

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COLOMBIE 🇨🇴 (Cali – Medellin): le gang appelé « Los Cirujanos » faisait passer la cocaïne en Espagne dans des prothèses mammaires

Le parquet, avec le soutien de l’armée, a réussi à mettre fin à l’activité de cette bande de ‘faux chirurgiens’ et à capturer dix personnes identifiées comme faisant partie d’un gang appelé « Los Cirujanos », dont la spécialité était de recruter des femmes et d’implanter des prothèses avec de la cocaïne liquide, pour les envoyer à Madrid, en Espagne.

«On savait que de telles procédures étaient pratiquées dans des salles d’opération improvisées dans des chambres de motel ou des studios loués pendant des jours jusqu’à la guérison des victimes, qui avaient des prothèses contenant de la cocaïne liquide implantées dans leurs seins ou leurs jambes», a déclaré Carlos Sarasty, conseiller de la CTI Sectionnel Cali.

Opportunités d’emplois en Espagne

Les jeunes femmes ont été recrutées par l’un des membres de la structure criminelle, qui offrant… des opportunités d’emplois en Espagne, réussissait à les convaincre de porter la cocaïne sous forme de prothèses au niveau des seins et des jambes afin de la livrer en Espagne. .

« Les victimes ont été envoyées sur des vols commerciaux au départ des aéroports Alfonso Bonilla Aragón de Palmira (Valle del Cauca) et d’El Dorado de Bogotá, à destination de Madrid, où leurs prothèses avec la cocaïne liquide étaient retirées, également dans des salles d’opération improvisées de cette ville« .

Le bureau du procureur, avec le soutien d’unités des 12e et 13e bataillon d’opérations au sol de la troisième brigade de l’armée nationale, a réussi à capturer les membres de cette organisation à Cali et Medellín.

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FRANCE 🇨🇵 (Haschich): l’OFAST a saisi 2 tonnes 400 de haschich et a récupéré 1,8 millions d’Euros

Le 7 novembre, nous informions de la saisie d’une demi tonne de cannabis par les enquêteurs de l’antenne lyonnaise de l’OFAST (Office anti-stupéfiants).

Cette opération « en flagrant délit » était le fruit de plusieurs mois de minutieuses investigations, d’écoutes téléphoniques, de surveillances, de filatures menées dans le cadre d’une commission rogatoire de la JIRS de Lyon (Juridiction inter-régionale spécialisée).

Zone du Planot à La Verpillière

Des premières informations, vendredi soir, avaient évoqué un volume d’une demi-tonne de cannabis. Mais en réalité, ce sont au final plus de deux tonnes qui ont été retrouvées dans le camion et à proximité, 300 kg supplémentaires étant découverts lors d’une perquisition effectuée dans un lieu de stockage et de conditionnement du cannabis.

L’entrepôt de la ZI du Planot à La Verpillière

Autre saisie dans cette affaire, l’argent : 1,8 million d’euros en liquide, découverts dans le camion que conduisaient les deux chauffeurs de nationalité espagnole.

Les cinq autres hommes interpellés sont des Français implantés dans le nord-Isère.

Les sept interpellés ont été présentés mardi soir, après 96 heures de garde à vue, à la Juridiction interrégionale spécialisée de Lyon.

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Quand on sait qu’à l’origine, c’est une saisie douanière qui déclenche tout ça !

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Naturellement, le ministre occupant de la place Beauvau a affecté ce succès à la politique anti-consommateurs qu’il mène actuellement…

Dans le cadre du plan #antistups que nous menons, une opération exceptionnelle a été réalisée par la @PoliceNationale à Lyon.

Bilan : 7 personnes interpellées – 2,4 tonnes de cannabis saisies – 1,8 millions € saisis – 1″ laboratoire clandestin » de conditionnement découvert
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COLOMBIE 🇨🇴 (Villagarzón): saisie d’une tonne de cocaïne au groupe armé organisé résiduel GAO-r

Lors d’une opération coordonnée avec le bureau du procureur n ° 32 de Villagarzón, Putumayo, des militaires du bataillon d’artillerie n ° 27 et les agents du bataillon contre le trafic de drogue n ° 3, de la vingt-septième brigade, ont réussi à localiser et à intercepter un semi-remorque dans lequel plus de 1 000 kilogrammes de cocaïne ont été saisis.

Cette cargaison appartiendraient au groupe armé organisé résiduel, GAO-r, Structure 48, qui commet des crimes à Putumayo et dans les zones frontalières du Pérou et de l’Équateur.

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COLOMBIE 🇨🇴 (opération San Jerónimo): les forces armées ont saisi 14 tonnes de cocaïne sur la côte caraïbe colombienne

C’est à la suite de ‘l’opération San Jerónimo‘ qui avait entrainé la saisie de 14 tonnes de cocaïne stockées sur la côte caraïbe colombienne que les enquêteurs ont révélé qu’une petite organisation de trafiquants dans la péninsule de La Guajira, une région aride et isolée du nord-est de la Colombie, idéale pour le trafic de drogue dans les Caraïbes, était reliée au groupe colombien « Los Pachenca ».

La saisie est l’une des plus importantes saisies de l’histoire récente, selon Noticias Caracol. Le groupe de trafiquants s’était arrogé un « monopole » sur les exportations de cocaïne de La Guajira, selon des responsables de l’armée dans un communiqué de presse.


En février 2019, les autorités avaient demandé de l’aide pour savoir où se trouvaient les 12 criminels les plus recherchés de «Los Pachenca» à Santa Marta. Ces individus sont: Jesús María Aguirre Gallego, alias ‘Chucho pachenca’ o ‘Migue’; Freddy Alfonso Gamarra, alias ‘Freddy’; Jhon Rafael Salazar Salcedo, alias ‘Flash o Rogelio’; Humberto Payares, alias ‘Humbertoaguita’; Deimer Patiño Giraldo, alias ’80 o Martillo’; Leonardo José Acuña Martínez, alias ‘Grillo’; Joaquín Pablo Cuello Nieves, alias ‘Juaco’; Omar Meneses, alias ‘Pata e’ cloche’; Dady Danilo Palmera Pérez, alias ‘Niñito’; Mario Giraldo, alias ‘Mario’; Luis Guillermo Vizcaíno García, alias ‘Guillo’ y Yulis Mendoza, alias ‘La Negra’.

L’enquête sur « Los Pachenca » , qui a duré deux ans, a révélé des liens avec une organisation de trafic de drogue qui opère dans la ville de Santa Marta, dans le nord de la Colombie. Selon le communiqué de presse, le réseau de trafiquants aurait acheté de la cocaïne à des guérilleros de l’Armée de libération nationale (ELN) dans la région de Catatumbo, une zone avec d’abondantes cultures de coca située dans le nord-est du pays.

Le groupe de trafiquants ramassait la drogue à Alta Guajira, dans l’extrême nord de la Colombie et des embarcations de tous types, chargées de cocaïne partaient alors dans les eaux des Caraïbes pour transférer les cargaisons dans divers navires amarrés dans les ports d’Aruba, du Honduras, de la République dominicaine et de Porto Rico.

Plusieurs raids dans des villes colombiennes de Barranquilla, Santa Marta, Riohacha, Valledupar et Bogotá ont permis de détenir dix membres de l’organisation.

Les autorités colombiennes ont capturé le chef présumé de l’organisation, Reydis Rafael Valdeblanquez Morales, alias «Humito», et son père, dans la ville de Barranquilla, selon El Heraldo.

Les liens de Los Pachenca avec les trafiquants de La Guajira indiquent que le groupe de trafiquants de drogue, affaibli par des coups à ses opérations dans d’autres parties de la Colombie, cherche de nouveaux horizons dans la péninsule désertique.

La Guajira est un point de départ stratégique pour la cocaïne en raison de son littoral étendu et peu habité dans les Caraïbes et de sa proximité avec des pays insulaires tels que Curaçao et Aruba. En outre, la drogue est facilement transférée au Venezuela, un pays avec lequel La Guajira partage une courte frontière désertique; c’est ce qu’affirme Fernando Trejos, professeur et chercheur au Département de science politique et relations internationales de l’Universidad del Norte.

«La Alta Guajira est un territoire vide; il y a très peu de population et cela facilite la mobilité de tout type de marchandise avec une certaine sécurité. Et l’autre chose est que dans ces territoires, il existe une longue tradition d’illégalité », a déclaré le professeur Trejos lors d’une conversation avec InSight Crime

source en anglais, en espagnol

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NARCOTRAFIC: les routes de la drogue se multiplient en Afrique, avec le Maroc 🇲🇦 comme épicentre des expéditions de cocaïne vers l’Europe 🇪🇺 et le Maghreb

Photo tirée d’une video diffusée par LCI en novembre 2019

Par Abdelkader Abderrahmane

Analyste géopolitique et consultant international sur les questions de paix et de sécurité en Afrique

Le Maroc est depuis des décennies le plus grand cultivateur de haschich au monde.

Et si Rabat s’est engagé à partir de 1992 dans une «guerre contre la drogue», diminuant de manière considérable les surfaces de terres utilisées pour cette culture, la production de résine de cannabis n’a toutefois pas diminué dans les mêmes proportions.

En outre, au fil des années, du fait de sa position géographique et de sa longue histoire de producteur de cannabis, le Maroc est aussi devenu une voie de transit-clé pour d’autres trafics de drogues, telles que la cocaïne, l’héroïne et les drogues de synthèse. Ce faisant, le royaume chérifien est en passe de devenir aussi un pays de consommation, créant ainsi de nouveaux défis de santé publique pour la société marocaine et au-delà.

EXTRAITS des différents paragraphes

Histoire du cannabis

Les premières plantations de cannabis au Maroc sont apparues au XVe voire au VIIe siècles, sans doute introduites par les Arabes après leur invasion de l’Afrique du Nord. Au XIXe siècle, le sultan Moulay Hassan autorisa ensuite la culture du cannabis dans des zones restreintes. Cette politique fut poursuivie sous les protectorats espagnol et français, puis pour des raisons économiques, sous le règne du roi Mohammed V qui toléra lui aussi cette culture après l’indépendance du Maroc en 1956.

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Culture hybride

La raison pour laquelle la quantité de drogue n’a pas diminué en parallèle de la diminution des terres utilisées pour la culture du cannabis est essentiellement due à la nouvelle culture hybride du cannabis, de plus en plus utilisée par les trafiquants marocains. Selon Pierre-Arnaud Chouvy et Kenza Afsahi, auteurs de Le haschich marocain, du kif aux hybrides, c’est l’introduction de variétés hybrides, au rendement trois à cinq fois supérieur au cannabis traditionnel qui explique que malgré une baisse réelle des surfaces utilisées pour la culture du cannabis, la production de résine de cannabis demeure stable.

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De producteur de cannabis à consommateurs de drogues

En sus du trafic de résine de cannabis, la cocaïne ainsi que d’autres stupéfiants ont aussi fait leur entrée sur le territoire marocain depuis plusieurs années. Si la cocaïne demeure encore inaccessible pour la plupart des Marocains, au cours des quinze dernières années, le prix d’un gramme de cocaïne a toutefois considérablement diminué, coûtant aujourd’hui environ 600 dirhams (60 euros). Cette baisse est aussi une indication de la disponibilité croissante de la cocaïne au Maroc, en particulier au sein des classes moyennes. Ceci dit, le pays est surtout devenu une zone de transit vers l’Europe ou les pays du Golfe à travers les routes du Sahel, du Maghreb et maritimes.

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Drogues de synthèse

Mais comme dans le reste de la région du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest – voire à travers le monde –, c’est la présence croissante de drogues de synthèse qui est en train de faire une percée au sein de la population marocaine. Tramadol, Captagon, Rivotril, Lyric ou encore Artane (aussi connu sous le nom de Madame Courage) sont de plus en plus populaires parmi la jeunesse marocaine. Ces drogues de synthèse, telles que le karkoubi ou al shaghala anglyzyya (une colle) utilisée en Egypte ne sont pas sans conséquence pour la santé des utilisateurs souvent très pauvres. Le karkoubi, très répandu au Maroc, est un mélange de psychotropes, tels que le Xanax, le Valium ou le Rivotril. L’utilisation croissante de ce médicament est due au fait qu’il est facilement disponible ainsi qu’à son prix extrêmement bas, qui varie de 1 à 10 dirhams (0,50 à 1,00 euro) par dose selon les régions. Ces prix bas qui les rendent attrayants pour de nombreux consommateurs aux ressources et aux revenus limités représentent un énième défi sanitaire pour les autorités marocaines.

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Violence et questions sanitaires

Cette consommation croissante de drogues est devenue source d’inquiétude et de préoccupations pour les autorités marocaines et professionnels de la santé. Contrairement aux drogues traditionnellement dominantes, telles que le cannabis – il est estimé que près d’un million de Marocains sont des consommateurs réguliers de cannabis –, ces médicaments, qui devraient normalement être obtenus sur ordonnance, sont souvent utilisés à des fins récréatives et leurs effets addictifs ont des conséquences négatives sur la santé des utilisateurs, les rendant souvent très agressifs. La criminalité et la violence des jeunes sont d’ailleurs souvent imputables à la drogue. En outre, beaucoup au Maroc s’interrogent sur le fait que la consommation croissante de substances n’érode la morale culturelle et cultuelle.

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Business as usual

Comme l’indiquent les trafics de cocaïne et de drogues de synthèse provenant respectivement d’Amérique latine et d’Asie, le Maroc est devenu en quelques années un hub majeur pour toutes sortes de trafics de drogues liés à l’Europe et à l’Afrique de l’Ouest. Le fait que les Marocains consomment de plus en plus de drogues autres que le cannabis ne fait que renforcer cela.

Le trafic de drogues au Maroc a ainsi de beaux jours devant lui. Et si les difficultés de transports et d’acheminements vers l’Europe et ailleurs se dressent devant les trafiquants de manière régulières, ceux-ci ne sont pas à court d’idées pour poursuivre leurs activités illégales. Dans le passé, de la cocaïne a bien été trouvée dans des copies du Coran dont les pages avaient été arrachées au préalable !

Par ailleurs, le trafic de drogues de manière générale bénéficiant aussi à de nombreux notables, officiers de l’armée et autre fonctionnaires, il demeure donc très peu probable que cela cesse de sitôt.

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par Marc Fievet

Le Mahkzen est-il impliqué et jusqu’à quel niveau ?

Le rôle confirmé de la structure financière Attijariwafa Bank dans la dissimulation des fonds engrangés par le trafic de cannabis ne laisse aucune place au doute quant à l’implication personnelle du roi Mohammed VI dans ces activités criminelles.

En juin 2015, à Mornas, une bourgade du Vaucluse, les douaniers français mettent la main sur la somme rondelette de 300 000 euros en espèces à l’intérieur d’un véhicule.

L’affaire est confiée à des enquêteurs de Marseille, membres d’une section spécialisée dans la délinquance financière. En coopération avec leurs confrères de plusieurs pays d’Europe, un travail de fourmi permet de remonter la filière aux ramifications importantes et dont le quartier général se situerait au sommet de l’Etat marocain.

Comme toujours, la DG des douanes, bien qu’interrogée, n’avait pas souhaité communiquer.

La conférence de presse animée par Xavier Tarabeux, le procureur de Marseille, restera dans les annales de la justice française.

Les 300 000 euros saisis à Mornas, ce n’est donc que de la petite monnaie. Selon l’AFP, Xavier Tarabeux, qui représente le ministère public, annonce le chiffre faramineux de 400 millions d’euros qui ont été blanchis sur ces quatre dernières années.

Une partie aurait transité par la France où Attijariwafa Bank possède plusieurs agences.

Parce que si la presse française avait évoqué une «Hawala (système traditionnel de paiement informel dans la culture arabe)», les milieux initiés n’ignorent pas que la banque marocaine Attijariwafa Bank couvre un important flux financier, notamment en Afrique de l’Ouest. Malgré la bienveillance des autorités de ces pays et malgré le système de blanchiment efficace, les experts antiterroristes ont repéré, dès l’année 2012, les mécanismes frauduleux du financement de groupes terroristes proches du Makhzen tel le Mujao dont les mercenaires ont tenté d’infiltrer les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf en même temps qu’ils ont investi le nord du Mali avant de disparaître dans la nature…

Ou comment faire pour que ça fasse ‘Pschitt’ !

En novembre 2016, des dizaines de personnes ont été arrêtées en France, en Belgique et aux Pays-Bas, et la montée au créneau des relais de Mohammed VI ont réussi à liquéfier cette affaire d’État, à coups de gros millions ou de demeures somptueuses à Marrakech (Rien de plus anonyme qu’une SCI …), dans les limites de corruptibilité des responsables européens chargés de l’enquête et… comme il est toujours bon de le rappeler, la complaisance créent toujours beaucoup d’amis!

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AQMI, main dans la main avec les cartels de drogues

L’Ameripol s’est aussi penchée dans son rapport sur le conflit malien qui, pour les cartels, n’a fait qu’interrompre momentanément les principales routes de la cocaïne dans la région.

L’A-10 (autoroute 10), nom donné à cette route par les experts, est la voie la plus importante au large du 10e parallèle menant en Europe. Le rapport cite Alain Rodier du Centre français de recherche sur le renseignement, lequel assure que «les trafiquants ont démontré leur capacité à anticiper la politique internationale et continuent à faire des affaires à travers d’autres voies». Mathieu Guidere, spécialiste en géopolitique et en histoire immédiate du monde arabe et musulman, souligne, quant à lui, que «les trafiquants de drogues payent aux mouvement islamistes radicaux un droit de passage représentant 10% de la valeur totale de la cargaison. Certains groupes armés «facturent» plus pour garantir la protection du convoi».

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GIBRALTAR (ou la recette du bon petit polar) sera diffusé sur ICI télé au Canada

Gibraltar, sur ICI Télé, le dimanche 1er novembre, à 1 h 09.

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Pour Marc Fievet: « l’esprit reste, mais c’est pas mon histoire »

C’est vrai que c’est tellement gros, ce qu’il raconte, Marc Fiévet.

Présenté par la Douane française aux autorités espagnoles du SVA comme l’agent mis en place sur la Costa del Sol, la Douane ouvrira un restaurant à Estepona en Andalousie avec Fievet et financera l’acquisition d’un cargo. Par la suite, il sera présenté aux autorités anglaises (HM Customs excise), allemandes et américaines (DEA), permettant l’interception de plus de 100 tonnes de stupéfiants.

Un scandale d’État, maintes fois évoqué.

Approché en 1988 par les douanes françaises alors qu’il réside à Gibraltar, il devient aviseur, chargé de mettre l’administration sur la piste des narcotrafiquants. Il est bon, Fiévet, c’est même le meilleur, dit-on de lui à Paris. Mais il est arrêté en Espagne en 1994, puis extradé au Canada, à la suite de l’arraisonnement d’un navire contenant plusieurs tonnes de cocaïne. Il fera par la suite « 3 888 jours de prison, une balade carcérale à travers l’Atlantique Nord ». Le pacte qui le liait avec les douanes françaises a été rompu par François Auvigne, un nouveau directeur général de la Douane française, un IGF, qui n’avait rien à faire de son histoire et qui a refusé d’accéder aux demandes insistantes de Jean Puons le patron d’alors de la DNRED.

Lâché par des pleutres

Cela fait vingt ans qu’il remue ciel et terre pour que ce « lâchage injuste et majeur » soit reconnu. La justice l’a blanchi en 2006, sans que la responsabilité de l’État soit établie. Il a écrit des livres (L’Aviseur, Gibraltar, Dans la peau d’un narco, Infiltré), effectué un tour de France en camping-car en 2007, squatté les médias…

Aujourd’hui, à 76 ans, Marc Fievet est chauffeur routier sillonnant l’Europe au volant d’un frigo de 44 tonnes, se levant à 3 h du matin quand il ne passe pas la nuit au volant pour livrer viande ou autres denrées périssables.  « Je dois travailler pour vivre et assurer mes responsabilités familiales », dit-il, sans sembler nourrir quelque amertume de sa situation. « Je ne suis pas malheureux ! J’ai vécu six ans dans le stress (ses années d’infiltré) puis j’ai fait onze ans de prison, alors… »

Il a profité et profite encore aujourd’hui de l’exposition médiatique du film pour « dénoncer et dénoncer encore l’irresponsabilité des hauts fonctionnaires de la Douane Française ».

Coscénariste dans une première mouture du projet, il n’a finalement pas participé à l’élaboration du long-métrage, qu’il juge « édulcoré  » par rapport à ce qu’il a vécu.  » L’esprit reste, mais c’est pas mon histoire. Nulle part n’apparait le fait que j’ai été adoubé par Michel Charasse, le ministre du Budget de l’époque! Par contre la lâcheté de la Douane française est bien démontrée. « 

Le dossier de Marc Fievet est toujours classé « secret défense »

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COLOMBIE 🇨🇴 (opération San Jerónimo): saisie de 14 tonnes de cocaïne qui étaient stockées sur la côte caraïbe colombienne

Baranquilla – La police et la marine nationale ont réussi à capturer 10 personnes, dont Reydis Valdeblanquez, alias Humito, présumé coordinateur de la logistique, du stockage et du transport pour des organisations internationales de trafic de drogue.

Après deux ans d’enquêtes et d’activité de renseignement des autorités, la police et la marine nationale ont réussi à trouver une structure criminelle de dix personnes au service des réseaux de trafic de drogue de l’Armée de libération nationale (ELN) et des organisations «Los Pachenca» et «La Silla», pour envoyer de la cocaïne à l’étranger.

Entre 2018 et 2020, l’organisation criminelle a exporté au moins 66 tonnes de cocaïne lors de 17 voyages dans des bateaux à destination de la République dominicaine, pour ensuite envoyer la coke  aux États-Unis et en Europe.

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EUROPE 🇪🇺 (Coke en stock – CCCXIV): la spaghetti connexion

Dernièrement nous nous sommes arrêtés en route du Brésil à la Côte d’Ivoire, suite à la parution d’un article retentissant au printemps dernier qui continue à faire des remous dans le pays, car il a clairement montré du doigt comme responsable du trafic de cocaïne dans le pays, un ministre bien en vue, pas moins.

On y a découvert une nouvelle filière, en fait, surnommée très vite la « spaghetti connection » car elle était dirigée… par des italiens liés à l’inévitable mafia calabraise. Des italiens qui vont nous faire faire un tour en Afrique du Sud et en Croatie, comme quoi le trafic de coke nous fait beaucoup voyager. Avec au bout, hélas, la menace que toute cette coke serve à alimenter les réseaux terroristes du Sahel, tous plus mafieux les uns que les autres…

Pour nos deux journalistes , Nicholas Ibekwe (qui est nigérian d’origine, il est né dans le bidonville Maroko au sein d’une famille de onze enfants (1) et le belge Daan Bauwens, (2), la cocaïne, désormais, c’est sûr, a bien envahi toute la Côte d’Ivoire, depuis 2012 (voir notre épisode précédent) en commençant par la côte et les rejets intempestifs de la mer de ballots tombés des cargos les véhiculant.

En commençant un article au titre un peu trop provocateur par une info douteuse ou mal documentée en fait : »Un matin, elle s’échouait sur la côte, on s’est littéralement fait submerger », dit Babacar, un grand rastafari qui supervise le chantier. « Un bateau d’Amérique du Sud se faisait poursuivre par un bateau de police et le capitaine n’a rien trouvé de mieux à faire que de jeter toute la marchandise par dessus bord. On trouvait des sacs en plastique remplis de coke sur toute la côte de l’Afrique de l’Ouest. Encore aujourd’hui, ça arrive. » Plusieurs personnes du village ont confirmé l’histoire de Babacar mais personne ne parvient à mettre une date dessus. Il se peut qu’il s’agisse des 6 tonnes qui ont été jetées dans l’océan par un bateau bélizien devant la côte marocaine en 1997. Il est fort possible qu’il s’agisse d’un de ces incidents non-signalés ». Seulement voilà : les courants  descendants des Canaries n’auraient pu que difficilement apporter en Côte d’Ivoire cette fameuse cargaison abandonnée par le Duanas et qui s’est répandue sur les plages, allant de Casablanca jusqu’au maximum à la ville de Safi qui est bien plus au Nord du pays également. (en Côte d’Ivoire, les plages du pays sont en effet aussi léchées par un fort courant inverse, d’Est en Ouest, qui s’appelle le courant de Benguela ) ! Bon, toujours est-il que des ballots, il y en a eu, et… beaucoup même. Mais provenant du Maroc c’est nettement moins sûr !

Dans son rapport « COCAINE TRAFFICKING IN WESTERN AFRICA » d’octobre  2007, l’UNDOC l’avait noté  : « selon les forces de l’ordre, la cocaïne est principalement expédiée vers l’Afrique de l’Ouest sur des bateaux de pêche et des cargos. La drogue est généralement dissimulé dans des zones de dissimulation construites spécialement à cet effet dans le cadre du bateau, comme un réservoir d’huile modifié. Ces zones de dissimulation rendent très difficile la détection du médicament sans intelligence spécifique quant à sa localisation. Des saisies de cocaïne ont également été effectuées sur des yachts privés plus petits ».

En illustration la photo de l’interception du cargo «Master Endeavour» et les ballots de cocaïne retrouvés dans le châssis du navire par la Marine Nationale, prêts à être balancés à l’eau. « Les saisies effectuées en haute mer nécessitent de longs préparatifs et la perquisition ne peut être effectuée qu’après avoir reçu l’autorisation des autorités du pavillon du navire » y-ajoutait-on : les attraper n’est pas facile, dès qu’il s’agit de relais international, si on veut ne se mettre personne à dos…

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PARAGUAY 🇵🇾 (opération Omega): le « Cessna 210 » qui transportait 400 kilos de cocaïne, a été forcé à l’atterrissage

Le monomoteur Cessna 210 Centurión, immatriculé CP-2660, a été intercepté et forcé de descendre dans la région de Yguazú, Alto Paraná.

Au cours de la procédure, 13 sacs de cocaïne ont été saisis. C’est dans le cadre de l’opération Omega, menée par le Secrétariat national antidrogue (Senad), qu’un Bolivien, identifié comme Carlos Roberto Bravo, a été arrêté.

L’opération ‘Omega’ a été réalisée par des agents spéciaux du Senad (Secrétariat national anti-drogue) du Paraguay, une agence formée et équipée par la DEA, le département américain de lutte contre les drogues.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED): méthodes utilisées par les régaliennes pour lutter contre le narcotrafic

Un dîner-conférence s’était tenu le 18 septembre 2015 au Relais du Bois St-Georges à Saintes (17100) qui avait permis à Monsieur Jean Henri Hoguet, ancien directeur de la DNRED (Direction National du Renseignement et Enquêtes Douanières) de revenir sur les actions d’infiltration menées par son service pour lutter contre le narcotrafic et répondre, ainsi, aux souhaits de Michel Charasse, le ministre du Budget  (29 juin 1988 – 2 avril 1992), qui souhaitait alors des résultats dans cette importante mission de la Douane française.

Marc Fievet, l’ancien agent de la DNRED infiltré dans les réseaux du narcotrafic, s’est exprimé longuement devant une assistance attentive et particulièrement intéressée par les moyens mis en œuvre par la Douane française pour lutter contre le narcotrafic.

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Marc Fiévet a infiltré les réseaux de narcotrafiquants pendant sept ans pour le compte des douanes françaises et internationales. Il a risqué sa peau en montant la plus grosse entreprise de transport maritime dédiée à la drogue. Il a côtoyé pendant toutes ces années les organisations mafieuses et terroristes du monde entier (cartels colombiens, mafias corse et italienne, IRA, GAL…), il a permis le démantèlement de réseaux internationaux et a maintes fois été à la limite du raisonnable.

Jusqu’à l’indigestion ! En effet, Marc Fiévet, aviseur NS55, a été « récompensé » de ses services par onze ans de prison ! Condamné à perpétuité au Canada, il a pris 20 ans en France, dont dix incompressibles. Après toutes ces années passées derrière les barreaux, Marc Fiévet nous livre cette histoire hors du commun et règle ses comptes avec ceux qui l’ont lamentablement lâché et pour qui il travaillait dans l’ombre.

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RUSSIE 🇷🇺 (Moscou): les 400 kg de cocaïne de l’ambassade russe à Buenos Aires et le très discret procès

Les bagages avaient été enregistrés comme des « valises diplomatiques » (procédure qui permet d’éviter les contrôles douaniers), prêtes à être expédiées comme telles. Selon les enquêteurs, au moins trois envois de la sorte auraient déjà été effectués dans le passé.

Les investigations conduites dans les deux pays ont laissé de côté un nombre important de questions troublantes, notamment sur un visiteur régulier du lieu et les valises qu’il y entreposait.

Peine perdue : il semble plutôt que les mystères de Buenos Aires doivent rester sans réponse

Ce procès si attendu se tient dans une discrétion extraordinaire. Les médias fédéraux russes n’en font pas la moindre mention, et la justice a choisi la procédure du huis clos, réservée aux procès impliquant des mineurs, certains crimes sexuels ou des secrets d’Etat.

source et plus

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NARCO-BUSINESS: le trafic se déplace, se transforme, s’adapte.

Avec leur bras armé, la DEA (Drug Enforcement Administration), les États-Unis frappent fort…

Mais le trafic se déplace, se transforme, s’adapte. Une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin des années 1970, qui recherche à la fois l’argent et le pouvoir.

Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous,  Totò Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d’or, et Félix Gallardo au Mexique ont aussi bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic à l’échelle mondiale.

Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place.

Il faut près de vingt ans pour que ces derniers s’organisent et fassent tomber les quatre barons de la drogue.

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DROGUE: comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange ?

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BÉNIN 🇧🇯 (port autonome de Cotonou): 557 kg de cocaïne dissimulés en 21 sacs dans un conteneur de cajou devaient partir pour Anvers en Belgique

Le conteneur en partance pour le port d’Anvers est de la société à responsabilité limitée FRITEB INTERNATIONAL et le destinataire est BEIMS FRUIT INTERTRADE BV, une entreprise sise en Belgique.

La police béninoise a saisi une grande quantité de cocaïne estimée à 557 kg dissimulée en 21 sacs dans un conteneur de cajou, vendredi après-midi au Port Autonome de Cotonou, a rapporté samedi la presse locale.

Selon plusieurs quotidiens et sites d’informations béninois, ce conteneur arraisonné serait en partance pour le port d’Anvers en Belgique pour le compte d’une entreprise béninoise.

De sources proches du ministère béninois de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le Bénin est envahi depuis quelques années par des trafiquants qui y ont trouvé une nouvelle route pour faire acheminer la drogue en Europe, en Asie et dans d’autres pays du monde.

SOURCE