ÉTATS UNIS 🇺🇸 (Drogues): bis repetita placent

Le président Donald Trump a annoncé mercredi que des navires de l’US Navy se dirigeaient vers le Venezuela alors que son administration renforçait les opérations de lutte contre les stupéfiants dans les Caraïbes à la suite de l’acte d’accusation américain contre Nicolás Maduro.

L’annonce est intervenue au début de la conférence de presse quotidienne de la Maison-Blanche pour discuter de la pandémie de coronavirus.

« Le peuple vénézuélien continue de souffrir énormément en raison de Maduro et de son contrôle criminel sur le pays, et les trafiquants de drogue saisissent cette anarchie« , a déclaré le secrétaire à la Défense Mark Esper après l’annonce du président.

Le déploiement est l’une des plus grandes opérations militaires américaines dans la région depuis l’invasion du Panama en 1989 pour retirer le général Manuel Noriega du pouvoir et l’amener aux États-Unis pour faire face à des accusations de drogue. Il s’agit de matériels comme des navires de guerre de la Marine, des avions de surveillance AWACS et des forces spéciales au sol rarement vues auparavant dans la région.

L’objectif est de presque doubler la capacité américaine de lutte contre les stupéfiants dans l’hémisphère occidental, avec des forces opérant à la fois dans les Caraïbes et dans le Pacifique oriental.

Esper a déclaré que pour mener les opérations, le président avait ordonné le déploiement de ressources militaires dans la zone de responsabilité du Southern Command (Southcom) des États-Unis.

«Ces opérations comprendront des destroyers et des navires de combat littoraux de la Marine, des chasseurs de la Garde côtière, des avions de patrouille P-8 et des éléments d’une brigade d’assistance des forces de sécurité de l’armée. Ces forces supplémentaires doubleront presque notre capacité à mener des opérations de lutte contre les stupéfiants dans la région », a-t-il déclaré.

Esper a déclaré que la mission serait soutenue par 22 pays partenaires.

«Alors que les gouvernements et les nations se concentrent sur le coronavirus, il existe une menace croissante que les cartels, les criminels, les terroristes et d’autres acteurs malveillants tentent d’exploiter la situation pour leur propre profit», a déclaré Trump. « Nous ne devons pas laisser cela se produire. »

Boeing P8

Il est devenu plus urgent de renforcer les opérations après la mise en accusation la semaine dernière de Maduro, le leader socialiste assiégé du Venezuela et des membres de son entourage et de l’armée. Ils sont accusés d’avoir dirigé un complot narcoterroriste responsable de la contrebande de 250 tonnes métriques de cocaïne par an aux États-Unis, dont environ la moitié par voie maritime.

Le ministre des Communications de Maduro, Jorge Rodriguez, a qualifié le déploiement de « tentative désespérée de détourner l’attention de la tragique crise humanitaire » aux États-Unis causée par le coronavirus. Dans un jargon ironique, il a déclaré que «pour la première fois» depuis des décennies, les États-Unis tentaient d’étouffer l’approvisionnement en cocaïne, qui, selon lui, proviendait principalement de la Colombie, un allié fidèle des États-Unis.

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BELGIQUE 🇧🇪 (Port d’Anvers): plus de 1,6 tonne de cocaïne a ainsi été interceptée entre le 27 et le 30 mars, lors de trois contrôles.

Le trafic de cocaïne par voie aérienne et maritime a augmenté en mars entre l’Amérique du Sud et la Belgique, les trafiquants anticipant une réduction des voyages et du commerce en raison de la nouvelle pandémie de coronavirus.

« Ces derniers jours, nous avons constaté une augmentation substantielle des saisies« , a expliqué à l’AFP Kristian Vanderwaeren, administrateur général des douanes de ce pays, sur la route de la cocaïne vers l’Europe via le port d’Anvers.

Selon le chef des douanes, « les narcos en Amérique du Sud ont organisé et placé autant de marchandises que possible dans les conteneurs, sachant que le trafic de conteneurs diminuerait vers l’Europe dans les prochains mois« .

Plus de 1,6 tonne de cocaïne a ainsi été interceptée dans le port d’Anvers, le deuxième plus grand d’Europe derrière Rotterdam (Pays-Bas), entre le 27 et le 30 mars, dans trois contrôles.

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AMÉRIQUE CENTRALE (Coke en stock – CCLXXVI): au Guatemala 🇬🇹, les aéroports aux mains des narcos

Tous ces avions remplis de cocaïne se posent, on l’a vu, plutôt sur des pistes clandestines. Faut rester discret. Sur les aéroports, c’est à une autre ballet auquel on assiste au Guatemala. Là, ce sont des valises pleines d’argent liquide qui circulent, la monnaie d’échange des trafiquants étant le dollar américain, plus rarement la monnaie du pays.

Dans le genre on a assisté à de beaux cas d’exemples ces dernières années. Un avion qui cachait ses billets dans le plafond de sa cabine, une ex star de la TV essayant de sortir discrètement un demi-million de dollars du pays, un entraîneur de foot avec ses millions, et toujours une corruption tous azimuts dans le pays.

En résumé c’est plutôt simple : la majorité des aéroports est aux mains des trafiquants !

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Retour sur une vieille affaire

C’est bien cela en effet, des avions, transporteurs de cocaïne, qui se posent partout, car les trafiquants ont mis la main sur tout l’infrastructure aérienne du pays : « Les trafiquants de drogue pourraient même être à l’origine du meurtre d’un contrôleur aérien qui a empêché un avion chargé de cocaïne d’atterrir en 2007. Des sources de l’aviation civile ont assuré aux Américains dans le premier des deux câbles que «des officiers de l’aviation impliqués étaient impliqués dans le meurtre le 17 août 2007, le contrôleur José Emanuel Méndez, qui avait refusé l’autorisation d’atterrir à un avion chargé de trois tonnes de cocaïne et qui, après cinq tours à l’aéroport, a fini par tomber » (Mendez était aussi le fils de l’activiste des droits humains et ancien congressman Amilcar Mendez). « En représailles, Méndez aurait été tué », explique le câble, qui s’appuie sur l’aviation civile, la police et les autorités syndicales. (…) « Pour ce meurtre, son collègue Erwin Omar Gudiel Arias a été reconnu coupable par un tribunal. Le journaliste Andreas Bourke, ami de Méndez, a exigé le 22 juillet 2010 dans le journal que la paternité intellectuelle soit poursuivie. Et il s’est souvenu que Carlos Castresana, alors qu’il était le chef de la Commission internationale contre l’impunité (Cicig), a déclaré que la Commission avait trouvé des indications comme quoi Juan Roberto Garrido, responsable de la sécurité de l’aéroport, avait été impliqué dans le meurtre. » Cet effort de nettoyage de l’aéronautique et des aéroports du Guatemala, pays qui compte le plus d’avions par habitant sur le continent, ne fait que commencer. » Il n’est pas allé loin, pour l’instant semble-t-il, hélas.

Les aéroports du pays aux mains des trafiquants

En 2012, le site Cosecha Roja avait pourtant déjà alarmé sur ce qui se passait à La Aurora : « de nombreux avions ont atterri en provenance d’Amérique du Sud et sont stationnés sur la piste d’atterrissage abandonnée et incontrôlée de Puerto Barrios.

Et même une partie est contrôlée par un trafiquant de drogue connu », dit le câble « 08GUATEMALA1360 » du 31 octobre 2008, signé par l’ancien ambassadeur Stephen McFarland, après une réunion avec les autorités de l’aviation civile. Un autre câble, « 08GUATEMALA1180 », a indiqué que cette piste de 2060 mètres de long avait été abandonnée par l’armée en 2004 (elle est bien visible ici sur Google Earth). Le câble en premier disait aussi ceci : « Le commissaire Carlos Castresana était au courant de la situation à la suite de l’arrestation, en juillet 2008, de Luis Fernando Archila Lima, Chef de la sécurité de la Direction générale de la société civile Chef de la sécurité de la Direction générale de la société civile Aviation (DGAC) à Puerto Barrios, pour possession de drogue. Selon la presse, Archila Lima a été arrêtée bientôt après que les autorités ont perquisitionné une tour de contrôle de l’aéroport où deux des onces d’héroïne ont été trouvées dans son lit ».
Le chef de la sécurité de l’aéroport se droguait ! Un comble !

 

« Des cas d’atterrissages sur les pistes de Cobán et Zacapa ont été documentés. Par exemple, en décembre 2010, les autorités ont trouvé trois petits avions à l’aéroport de Cobán: dans l’un, il y avait 300 milles quetzals et deux autres n’avaient pas la permission d’entrer dans le pays. Tous trois étaient au service des Zetas, selon des sources des renseignements civils. Ils ont également utilisé un côté de la piste pour les courses de chevaux. Ces cas dans lesquels des trafiquants de drogue utilisent les aéroports nationaux comme pistes privées ont été étendus au port de San José, selon les câbles (…) « en juillet 2005, l’ancien chef du secrétaire à l’analyse et à l’information contre la drogue (Saia), Adán Castillo, a déclaré que l’aéroport international de La Aurora était utilisé pour introduire de grandes expéditions de drogues dans le pays et que c’était la famille Mendoza de Izabal qui gérait l’essentiel du trafic de drogue (ils s’en occupaient toujours en 2019 selon Insight Crime et « anonguatemala » ). Quatre mois plus tard, Castillo a été capturé aux États-Unis pour avoir convenu avec les trafiquants de la prise en charge d’une cargaison de drogue. Il a été condamné en 2007 à dix ans de prison. »

A gauche, la famille Mendoza avec le politicien Mario Estrada aujourd’hui derrière les barreaux, devant son hélicoptère de campagne TG-MEO controversé. Ce trafic perdure : les deux photos ici sont celles diffusés dans un journal télévisé du matin en mars 2018 au lendemain de la découverte d’un Cessna incendié sur une piste clandestine au nord de Zacapa, visible ci-dessous (au 15° 4.902’N et 89° 40.490’O) :

Dans le plafond

L’argent continue à circuler : si en 2010 c’était une dame qui avait été pincée avec une valise pleine de billets, en mars 2019 c’est un avion au complet, un petit Cessna 340 reconnaissable à ses bidons de bout d’aile, sa vitre latérale de cockpit en demi-cercle, ses hublots ovales: un avion immatriculé XB-FKB, venu du Mexique, donc, avec à l’intérieur un compartiment « secret », parfaitement dissimulé à l’intérieur du plafond de l’appareil qui allait surprendre les enquêteurs montés à son bord (il avait été soigneusement recousu sans laisser de traces !)

Dans cet espace inattendu et difficilement, détectable (à moins de disposer d’une information sur la modification faite quelque part sur l’appareil, ce qui à sans doute été le cas dans cette affaire) étaient dissimulés 64 400 dollars américains et 16 500 pesos mexicains, plus huit téléphones portables, un GPS et même un iPad. Une caverne d’Ali Baba, mais au-dessus de la tête !

Fait à noter, les membres d’équipage et les passagers avaient été identifiés comme étant tous des jeunes, aucun ne dépassant la quarantaine : Jonathan Quezada Flores, 35 ans; Alejandro Galindo Benítez, 33 ans, Abraham Galindo Escamilla, 21 ans et Alexia Sarahí Herrera Inzunza, 24 ans, tous également de nationalité mexicaine. La nouvelle génération des trafiquants mexicains, certainement trop bavards sur le net… Depuis, « leur » avion pourrit sur le tarmac de la Aurora (et ce n’est pas un Cessna 401 comme indiqué !). En vérité, l’immatriculation était certainement fausse. Aucune recherche ne pointe vers elle en effet. L’avion est donné comme étant le 340A-0646 qui est celui du N8875K, annoncé comme invendu en avril 2017, et reversé à la Cessna Aircraft Company.

L’évasion de devises, le sport roi au Guatemala : sortir l’agent !

C’est Global Voices qui nous le confirme ici le 26 juillet 2014 : l’évasion de numéraire a pris des proportions inquiétantes ces dernières années au Guatemala et l’endroit principal par lequel cela se fait est l’aéroport de la Aurora. L’article débute par un exemple précis, celui de « la présentatrice de télévision María Magdalena Stahl Hurtado, par ailleurs mannequin et « psychologue » (elle a participé à la finale de Miss Equateur en 2005), une citoyenne américaine d’origine allemande » dont l’attitude avait interpellé un agent des douanes suspicieux. La belle, ici à droite, interrogée, finit par craquer devant le douanier : « après plusieurs heures de comptage, le ministère public a calculé qu’il y avait 435 762 dollars USD cachés dans les bagages que Mme Stahl s’apprêtait à emporter à Panama ». Elle avait tenté de dissimuler 1/2 million de dollars dans ses bagages !!! Un phénomène courant, nous apprend l’article : « le dernier cas signalé est celui de M. Richard Alexis Preza Herrera, l’entraîneur de l’équipe de football Coatepeque qui a été arrêté pour le transport de 14,6 millions de dollars US. Lors de son procès, il a été condamné à une amende de 600 000 quetzales (7 750 dollars US) et il lui est interdit de quitter le pays. » Ces transferts interdits, les trafiquants les font aussi, mais de manière plus adroite à vrai dire : “La loi stipule que jusqu’à un montant de 10 000 dollars peut être transporté sans déclaration. Aussi y a-t-il des gens qui voyagent avec 9 700 ou 9 800 dollars, tout juste, pour rester dans la limite légale “, dit M. Rodenas. Au moins deux grands groupes de « courriers », chacun transportant un montant légal d”argent, ont été capturés transportant de ‘l’argent à Panama, la destination principale pour le blanchiment d’argent. Selon M. Rodenas, un autre moyen de transporter de l’argent était de prétendre que les courriers étaient des directeurs ou des employés d’entreprises qui voyageaient pour affaires ou faire des achats. Ensuite, après des mois d’enquête, on arrive à la conclusion que les entreprises n’étaient qu’une couverture et qu’elles n’avaient pas d’activités financières réelles.

En fait, les trafiquants continuent à utiliser cette méthode. “Voilà comment ils exportent l’argent hors du pays. Ils font ce que la loi permet”, dit M. Rodenas, qui ne s’aventure pas à avancer une hypothèse quant aux montants totaux d’argent qui sont exportés hors du pays illégalement. “Il est difficile de donner un chiffre ; une étude devrait être réalisée”, dit-il.

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DOCUMENTAIRE: Histoire du trafic de drogues

Histoire du trafic de drogue

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Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange.

Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition.

Au XIXe siècle, l’opium se répand à travers toute l’Asie, sous l’impulsion des puissances coloniales. Parallèlement, l’industrie pharmaceutique occidentale découvre des produits miraculeux : morphine, cocaïne, héroïne. L’addiction devient un fléau mondial et un enjeu de santé publique ; la prohibition va progressivement s’imposer. L’interdit donne naissance aux premiers réseaux du trafic de drogue, qui ne vont cesser de chercher la protection des États. Cette criminalité connaît un essor sans précédent pendant la guerre froide, quand les services secrets utilisent les drogues comme un instrument politique. Les États-Unis en paient le prix : en 1970, un tiers de leurs soldats au Viêtnam sont accros à l’héroïne. Un an plus tard, le président Richard Nixon lance la guerre contre la drogue.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (1/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 20:55
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Avec leur bras armé, la DEA (Drug Enforcement Administration), les États-Unis frappent fort. Mais le trafic se déplace, se transforme, s’adapte. Une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin des années 1970, qui recherche à la fois l’argent et le pouvoir. Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous, Totò Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d’or, et Félix Gallardo au Mexique ont aussi bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic à l’échelle mondiale. Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place. Il faut près de vingt ans pour que ces derniers s’organisent et fassent tomber les quatre barons de la drogue.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (2/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 21:50
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Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange. Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition. Dernier volet : les trafiquants de drogue d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme…

Le paysage s’est désormais morcelé, voire atomisé. Les trafiquants d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme. Le trafic s’enracine dans des zones hors de contrôle, comme l’Afghanistan ou la Colombie, où une guerre d’intensité variable se poursuit. Au Mexique, les cartels ont fait entrer le pays entier dans une spirale de violence sans précédent, et partout, le bilan de la guerre contre la drogue se réduit à un décompte macabre. Faciles à fabriquer et à dissimuler, les drogues de synthèse, comme le fentanyl, cinquante fois plus puissant que l’héroïne, annoncent la génération à venir, celle des trafiquants en blouse blanche. Aux États-Unis, les antidouleurs prescrits sur ordonnance ont ouvert la voie aux opioïdes, qui sèment la mort à l’échelle d’une épidémie.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (3/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 22:45
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FRANCE 🇫🇷 (Opérations douanières de la DNRED): navires utilisés par NS 55 dans les années 1990

Motor Yacht Windarra

Enregistré à Gibraltar 🇬🇧 – Propriétaire Rio Plata Ltd, compagnie off-shore de Marc Fievet, financé par Marc Fievet et opérations de la DNRED

A réalisé le transport pour l’échelon DNRED de Lyon d’une tonne 285 de cannabis du Maroc à Port la Nouvelle (Saisie fortuite place Belcourt à Lyon d’une tonne) – Opération d’achat-transport réalisée par Jean Pierre Cazet et Michel Ribatet

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°General cargo ships MELOR

Enregistré à Gibraltar 🇬🇧 – Propriétaire Rio Plata Ltd, compagnie off-shore de Marc Fievet

Financé en cash à 50 % par le trésor public français et 50 % en cash par John Short, un des lieutenants de Tony White

Infiltration de Marc Fievet dans le vrai narcobusiness

A réalisé plusieurs opérations, aussi bien pour le HM Customs excise anglais que le dernier pour la DNRED: l’enlèvement de 32 tonnes de cannabis au large de Djibouti entrainant « fortuitement » les saisies de 27 tonnes au Canada et de 5 tonnes en Angleterre.

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MV Poseidon

Enregistré à Saint Vincent 🇻🇨 – Propriétaire Fortitude Maritime Research ltd à Gibraltar

Financé par Locatelli en cash sortie de Suisse, via ABN AMRO

Infiltration de Marc Fievet dans le vrai narcobusiness

saisie de 6 tonnes de cannabis

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General cargo ships PACIFICO

Enregistré à Chypre 🇨🇾 – propriétaire Jurgen Kirchoff financé par Locatelli en cash via Banco Atlantico de Gibraltar

Infiltration de Marc Fievet dans le vrai narcobusiness

saisie  de 5 tonnes 400 de cocaine

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MY Sea Harmony

Enregistré à Jersey 🇬🇧 – Propriétaire Charles Henri De Bossieu, un des noms d’emprunt de NS 55

Financé par Locatelli en cash via Banco Atlantico – Gibraltar

Infiltration de Marc Fievet dans le vrai narcobusiness

devait réaliser le transfert de 10 tonnes de cocaïne sur Propiano en Corse

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST): le jour de gloire est arrivée lorsque le tandem CASTANER-NUÑEZ, dithyrambique, parle de coups durs portés aux réseaux criminels

Christophe CASTANER, ministre de l’Intérieur, et Laurent NUÑEZ, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, félicitent tous les services, et en particulier ceux de l’Office anti-stupéfiants (OFAST), qui ont concouru aux exceptionnelles saisies de drogue réalisées dans la journée du 27 février 2020.

CHRISTOPHE CASTANER (2)

Ces saisies sont des coups durs portés aux réseaux criminels….. Elles confirment les premiers succès très prometteurs de la nouvelle organisation mise en place en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants.

Ainsi, hier :

– 3,3 tonnes de cocaïne en provenance d’Amérique et à destination de Marseille ont été saisies dans le cadre d’une opération de police internationale et trois personnes, soupçonnées de devoir récupérer cette cargaison, ont été interpellées à Marseille par les enquêteurs de l’Office antistupéfiants. Cette saisie a pu être réalisée grâce à un signalement à l’antenne OFAST de Marseille ;

– 4,8 tonnes de résine de cannabis ont été saisies à Villepinte par les enquêteurs de l’OFAST et plusieurs personnes soupçonnées d’appartenir à un trafic international de stupéfiants en provenance du Maroc via l’Espagne ont été interpellées.

Le ministre de l’Intérieur et le secrétaire d’État auprès du ministre saluent le travail remarquable mené par l’OFAST et tous les services impliqués sous l’autorité de la justice et avec les partenaires internationaux de la France pour réussir ces deux opérations.

Les trafics de stupéfiants sont un fléau aux conséquences graves en matière de sécurité, de santé, d’exclusion sociale. Ils sont le terreau de toutes les délinquances, de la violence et du trafic d’armes. 80 % des règlements de compte ont, par exemple, pour origine les trafics de drogue.

Pour répondre à ce fléau, Christophe CASTANER et Laurent NUÑEZ ont décidé de mesures fortes et ont placé la lutte contre le trafic de stupéfiants au cœur de leur action.

Si l’année 2019 a montré des résultats satisfaisants (avec une augmentation de 11,4 % des faits de trafics poursuivis par rapport à 2018 et une hausse de 10,4 % des personnes mises en cause pour trafic de stupéfiants), Christophe CASTANER et Laurent NUÑEZ, avec la ministre de la Justice et le ministre de l’Action et des comptes publics, ont décidé en septembre 2019 de renforcer encore leur action en lançant un plan de lutte contre les trafics de stupéfiants fondé sur des moyens supplémentaires, une organisation plus efficace et le partage de l’information entre tous les services de l’État. Le 1er janvier dernier, le nouvel Office antistupéfiants, l’OFAST, est devenu pleinement opérationnel.

Disposant de 170 agents à la fin de l’année, l’OFAST est un service exceptionnel dans son organisation, puisqu’il rassemble policiers, gendarmes, magistrats et douaniers et qu’il est implanté tant dans son siège à Nanterre que dans les territoires au travers de 11 antennes régionales et de 5 détachements. L’ancrage territorial de l’OFAST va se renforcer avec la création prochaine de 6 détachements supplémentaires en région et de deux antennes outre-mer. L’OFAST est donc le centre névralgique de la lutte contre les trafics de stupéfiants, permettant une meilleure coordination des enquêtes sous l’autorité des parquets et un partage des renseignements optimal entre tous les services. Après un mois de janvier marqué par d’excellents résultats en matière de saisies de drogues, les saisies de ce mois de février confirment cette tendance et les premiers résultats extrêmement positifs de l’OFAST.

Christophe CASTANER, ministre de l’Intérieur, déclare : « Je veux féliciter les forces de l’ordre et tous les agents de l’OFAST qui ont permis ces deux saisies et saluer nos partenaires étrangers. Ces deux très belles opérations sont extrêmement encourageantes. Elles ne doivent toutefois être qu’un début. Nous devons continuer à travailler dur et agir fort. Nous ne baisserons jamais la garde face aux trafics de stupéfiants. »

Laurent NUÑEZ, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, déclare :« Les premiers résultats de l’OFAST confortent pleinement notre méthode : partage de l’information, présence dans les territoires, coopération pleine et entière entre les forces et à l’international. Nous devons continuer sur cette voie sans relâche. »

source

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Au centre Erwan Guilmin de la DOD (DNRED)

La dernière fois qu’on a parlé de coup très sérieux porté aux organisations criminels, c’était François Hollande au siège de la DNRED…

« C’est la plus grosse prise depuis longtemps, historiquement sans doute la plus importante à Paris« , avait déclaré le président de la République, venu féliciter les agents des douanes lors d’une visite surprise à la Direction des enquêtes douanières (DNRED), à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), près de Paris.

Un coup « très sérieux » porté contre les organisations criminelles selon François Hollande, parce que « derrière ces valises retrouvées, ce sont des organisations criminelles qui ont d’ailleurs des liens avec d’autres organisations, y compris terroristes« .

Malgré ces coups sérieux, malgré ces coups durs, malgré ces saisies exceptionnelles, le trafic ne fait qu’augmenter parce que la demande s’amplifie chaque jour!

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La FRANCAISE des STUPS: Police, douane, gendarmerie… la drogue les rend fous par G. MOREAS

RELIRE

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OFAST (France 🇫🇷): sans tuyau, pas de saisie des 3,3 tonnes de cocaïne réalisée entre l’Italie et Marseille

Par Marc Fievet

Le « tuyau » est tombé à l’OFAST (office anti-stupéfiants) il y a seulement quelques jours.

Tuyau d’un agent infiltré de L’OFAST ? D’un aviseur-infiltré de la DNRED? D’une source policière? D’un indic? Parce que tout dépend de l’origine du tuyau…pour savoir si dans le même temps, une dizaine de tonnes passait alors sans encombre, déchargée dans un container à Livorno, Genova ou Marseille.

Le tuyau expliquait qu’une cargaison venue d’Amérique du Sud faisait route, dans un container rempli de
purée de bananes, sur un cargo à destination de Marseille.

La mobilisation est déclenchée, et les carabiniers italiens sont mis à contribution, coopération internationale oblige, par la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) de Marseille. Un transconteneur qui allait d’abord faire escale à Livorno puis à Genova avant de toucher Marseille….

Le travail des enquêteurs était simplifié et déjà le branle bas de combat médiatique pouvait se mettre en place.

« Saisie historique », « Saisie record », « Saisie exceptionnelle »…

On se calme!

La demande explose et il y a plus de 25 ans, les narcos faisaient déjà transporter des cargaisons de dix tonnes… voire plus.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED de la Douane française): relire l’interview de Marc Fievet par 24 Ore

Marc Fiévet est une sorte de Donnie Brasco à la française – du nom de cet agent qui a infiltré des années durant une des principales familles de la mafia italo-américaine et dont l’histoire avait été portée à l’écran avec le duo Johnny Depp-Al Pacino.

Michel Charasse

A partir de1988, à la demande des autorités douanières françaises et de leur service action, la DNRED, l’agent NS55 a vécu au cœur d’une des principales organisations du trafic mondial, en devenant le numéro deux opérationnel. Fiévet a notamment été encouragé dans son action par le ministre du Budget de l’époque, Michel Charasse. Présenté par la justice canadienne comme le n° 1 du trafic mondial, condamné à perpétuité au Canada, finalement extradé, il aura au final payé de 11 années de prison les risques qu’il a pris pour le compte du gouvernement français, après avoir été lâché par ceux qui l’avaient envoyé au combat. En première ligne.

Claudio Pasquale Locatelli

24 Ore : C’est nous qui lui avons appris la nouvelle de la chute de Locatelli. Fiévet a travaillé à ses côtés pendant des années. Au cœur d’une des principales organisations du trafic international de came. En dépit de son évasion de la prison de Grâce en 1989, peu de monde sait qui est Locatelli en France. Après ceci, vous n’aurez plus d’excuses…

24 Ore: On vient d’apprendre ce week-end l’arrestation de Pasquale Claudio Locatelli. Pas vraiment un inconnu, pour vous…Alors, Locatelli, c’est qui?

Marc Fievet

Locatelli, c’était, c’est, et je suis certain que ce sera demain encore, un des principaux distributeurs de la cocaïne colombienne en Europe, doublé d’un des plus importants fournisseurs de cannabis marocain, notamment sur la péninsule italienne. C’est un gros faiseur, comme on dit. Un industriel de la came, pas un petit trafiquant. Du très très lourd. À l’époque où je m’étais rapproché de lui – j’étais chargé du transport et de la logistique de son réseau –, on dépassait toujours les 20 ou 30 tonnes en matière de cannabis. Et en matière de cocaïne, il n’était pas rare de parler de 5, 10 ou 15 tonnes.

24 Ore: Ce Locatelli a plusieurs noms, je crois, de multiples identités…

Oui. Moi, je connaissais Mario Maroni et Claudio Pasquale Locatelli. Plus une autre, que j’ai oubliée.

24 Ore: C’est vraiment la pointure au-dessus?

Quelqu’un d’excessivement brillant. Une belle machine, dotée d’une intelligence supérieure. Un type qui prend d’ailleurs lui-même de la coke pour accélérer ses propres capacités de raisonnement.

24 Ore: Si on établit une sorte de classement du business international de la came, avec de telles quantités, comme celles que vous évoquez, ça le placerait comment?

Écoutez…Là, on parle de l’élite mondiale. Avec Locatelli, on est face aux dix ou quinze personnes capables dans le monde de donner confiance aux expéditeurs et aux fournisseurs, d’une part, et, de l’autre côté, d’être en mesure d’exiger de la part des mafias locales un bon règlement, dans les meilleures conditions. Le genre de choses que peu de personnes sont capables de faire. C’est-à-dire que son nom est une garantie. Clairement, ici, on est au niveau du trafic d’État. Ce monsieur fait partie de ceux qui gèrent un business qui ne peut pas être stoppé par l’activité policière traditionnelle.

24 Ore: Quand on s’appelle Locatelli, les sommes en jeu, ça pèse quoi?

Quand je travaillais avec lui, il prenait 30%de la marchandise. Ça, c’était le prix du passage. En échange, il mettait à disposition les bateaux, l’avion et les infrastructures nécessaires. Très souvent, il négociait aussi l’acquisition des 70 % restants avec les expéditeurs. Il s’occupait lui-même de la redistribution et négociait le prix dans le territoire de destination. À l’époque, le kilo de coke, récupérée par parachutages en mer, se négociait à 2000 dollars. Derrière, pour la revente sur le territoire espagnol, c’était entre 18000 et 20000dollars le kilo. Dans ce cas, généralement, Locatelli redistribuait par 500 kg.

24 Ore: Au fond, il a quoi de plus que les autres? Qu’est-ce qu’il a su faire mieux, ou différemment?

Il a simplement fait grimper le volume des mouvements, n’hésitant pas à passer au stade industriel. Il a été un des tout premiers à faire du regroupement pour plusieurs organisations mafieuses à la fois. Du transport mutualisé, en réalité. Pour ça, il faut avoir la capacité de garantir l’atterrissage de la marchandise, sa tranquillité et sa bonne organisation. Notamment pour éviter que les différents destinataires ne se rencontrent au même moment, et que ça ne dégénère pas. En résumé, Locatelli est à la fois un très fin diplomate, mais avec, derrière, certainement une force de frappe. Deux qualités qui lui permettent d’imposer sa façon de concevoir le business.

24 Ore: Il est très bien entouré, je crois…

Oui. Il a des relais et des connections incroyables. À l’époque, on se retrouvait à l’apéro avec un magistrat. Il avait un avocat rayé du barreau pour quelques irrégularités mais qui avait une connaissance approfondie des procédures judiciaires. Il est capable aussi de trouver des appuis chez les policiers, des services qui lui permettent de repartir (Locatelli a été arrêté à plusieurs reprises en Espagne, avant d’être de façon assez incompréhensible relâché, alors que plusieurs pays demandaient son extradition, ndlr] et d’être à nouveau dehors. Enfin, j’en suis persuadé, il a des connexions étroites avec la DEA (le service anti-stups des Américains, ndlr), qui l’ont certainement aidé à sortir plus d’une fois d’un mauvais pas. Je ne peux pas imaginer avoir payé pour son compte, alors que ma situation d’agent infiltré des douanes était connue, et que lui n’ait pas été poursuivi, sans qu’il y ait eu une intervention des Américains. Il y a eu une guerre des services, et on a préféré sacrifier un agent infiltré français pour laisser se développer un marché qui génère d’énormes profits en matière d’économie souterraine.

24 Ore: Vous semblez toujours amer, même après l’annonce de cette arrestation…

Il y a de quoi. Ce monsieur a été arrêté dix jours avant moi, en 1994. Il a fait un peu de prison. Il est ressorti et s’est arrangé pour être de nouveau arrêté, plusieurs fois.
À chaque fois, il se débrouille pour faire frapper d’annulation toutes les demandes d’extradition, alors qu’il est poursuivi par la France, les États-Unis, le Canada…Une fois encore, j’ai la nausée. Pas parce qu’on vient de l’arrêter, mais parce qu’on m’a laissé pourrir en prison et que je suis toujours considéré comme un narco par le Canada.
Je vais vous dire…On a affaire à des ‘petites frappes’ policières qui font tout, sauf empêcher que nos économies et nos propres banques soient financées par le narcotrafic. Le reste, c’est encore du cinéma.

D’après 24 Ore

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Une partie de la flotte de Claudio Pasquale Locatelli

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General cargo ships PACIFICO

Enregistré à Chypre 🇨🇾 – propriétaire Jurgen Kirchoff financé par Locatelli

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MV Poseidon

Enregistré à Saint Vincent 🇻🇨 – Propriétaire Fortitude Maritime Research ltd à Gibraltar

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MY Sea Harmony

Enregistré à Jersey 🇬🇧 – Propriétaire Charles Henri De Bossieu, un des noms d’emprunt de NS 55

 

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NARCOS 🇲🇽 (México): las ultimas noticias del 24 febrero 2020

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Chihuahua

Sicarios de La Linea brazo amado del Cartel de Juárez atacan a estatales por ‘venganza’…

Ciudad Juárez— Otras cuatro agresiones se registraron ayer en contra de policías en la entidad; tres fueron en Juárez y una más en la ciudad de Chihuahua. Donde atacaron …
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Chihuahua

1 de los Sicarios que atacaron a Escoltas del Gobernador de Chihuahua tiene 15 años

Chihuahua.- Este domingo se registró una agresión en contra de elementos de la Comisión Estatal de Seguridad asignados al esquema de seguridad. implementado en torno al fraccionamiento donde reside …
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Noticias

El ejecutado en puebla hace unos días era Francisco “El Rey del Huachicol”, uno de los Huachicoleros más importantes del País

Francisco “Pancho G” y/o “El Rey del Huachicol”, y/o “El Rey de las Gasolinas” – según medios de comunicación nacional – es el nombre. Y apodo del hombre asesinado …
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Noticias

Asesinos de Fátima tienen miedo y piden protección, Reos ya les dijeron que les harán lo que ellos le hicieron a la pequeña

Gladis Giovana Cruz Hernández y Mario Alberto Reyes Nájera, presuntos asesinos de Fátima, solicitaron a las autoridades del Sistema Penitenciario capitalino vigilancia especial. porque han recibido amenazas asegurándoles que …
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Reportajes

Cómo el CJNG y el CDS se convirtieron en los reyes del fentanilo, la droga que mata a miles en EEUU

El fentanilo se ha convertido en la droga de moda en los Estados Unidos, situación que han sabido aprovechar muy bien los cárteles mexicanos. Como el de Sinaloa (CDS) …
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Reportajes

Violencia, terror y la complicidad de las autoridades, así fue el imparable ascenso del CJNG

En apariencia, el Cártel Jalisco Nueva Generación (CJNG) es la organización criminal más combatida por las autoridades federales. Aunque algunos de sus bienes y recursos financieros han sido asegurados y varios …
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Veracruz

Así es el narcocementerio relacionado al Cártel de Las Piñas y el CJNG (Fotos)

Una enorme narcofosa fue localizada al interior de un rancho en el municipio de Playa Vicente, así lo informó el Gobierno del estado de Veracruz en México. Mediante un comunicado, la Secretaría …
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Chihuahua

Sicarios atacan a balazos a escoltas de gobernador de Chihuahua

Dos escoltas del gobernador del estado de Chihuahua, Javier Corral resultaron lesionados en un ataque a balazos de sicarios ligados al parecer con el narco registrado en Ciudad Juárez, capital de la entidad. Pese …
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Fotos

Broly Banderas, el sicario gay de los Caballero Templarios mas famoso es fan de Dragon Ball… (FOTOS)

Fue uno de los primeros sicarios en subir a redes sociales fotos de las labores que le encomendaba Servando Gómez ‘La Tuta’. Cabeza del cártel de ‘Los Caballeros Templarios’; …
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FRANCE 🇫🇷 (narco-distribution épisode 1): le livreur de cocaïne

Le livreur de cocaïne

Le livreur de cocaïne: aux ordres de la cabine

Elie, 25 ans, est livreur de cocaïne. Chaque nuit, il parcourt Paris en scooter pour fournir ses clients. Il raconte son quotidien, sa place dans l’organisation et son statut obtenu grâce à la drogue.
Toutes les commandes passent par la « cabine », un genre de standard qui trie les demandes et dirige Elie vers les clients.
Employé modèle d’un réseau très particulier, travailleur précaire affecté aux livraisons,
Elie est le dernier maillon d’un dangereux trafic qui augmente au rythme de la demande en « C ».
Dans ce premier épisode, il raconte le fonctionnement de ce service très particulier.

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FRANCE 🇫🇷 (Amphétamines, Beuh, Coke, Héroïne, Opium): on livre à domicile désormais!

Le Darknet, c’est le réseau privé virtuel où les adresses IP ne sont pas référencées. Donc le surf se pratique dans l’anonymat total.

Sur ces sites web, on peut acheter toutes sortes de produits ou services (mème de la TNT ou des organes prêts à être greffés…) mais aussi de la Beuh, de la Coke, des Amphèt. de l’Opium, de l’Héro et aussi du Tabac, des Clopes etc. etc..

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Mais, il n’y a pas que le darknet!

Actuellement, et depuis de nombreux mois, sur TWITTER, des centaines d’offres proposent toutes sortes de drogues

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Cybercriminalité

La gendarmerie nationale s’est engagée résolument ces dernières années, dans la lutte contre les nouvelles formes de criminalité, en rapport notamment avec l’utilisation de l’Internet. Cette nouvelle typologie de crimes et de délits a nécessité la mise en place aux niveaux central et territorial de formations et de moyens spécifiques.

Pour signaler

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URUGUAY 🇺🇾(puerto de Montevideo): incautan un nuevo contenedor con cocaína

El contenedor llevaba soja y varios bolsos de cocaïna adentro. Estaba pronto para dejar el puerto en un buque.

Trabajan en el procedimiento personal de Prefectura, la Armada Nacional y la Dirección de Aduanas.

Meses atrás se incautó en Hamburgo, Alemania, un contenedor proveniente del Montevideo con 4,5 toneladas de cocaína.

Fuente

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ITALIE 🇮🇹 (Mafia): la justice italienne décapite la ‘Ndrangheta

Plus de 400 suspects ont été arrêtés la semaine dernière lors d’un raid historique contre la mafia calabraise.

C’est la plus grosse opération menée contre la mafia depuis celle contre Cosa Nostra, qui avait donné lieu au maxi-procès de Palerme en 1986 et 1987.

Le 19 décembre, la direction antimafia de Catanzaro, en Calabre, a interpellé 416 personnes membres de la ‘Ndrangheta, ou qui y sont affiliées, dont 334 sont soupçonnées d’association mafieuse, de meurtre, d’extorsion, d’usure, de blanchiment d’argent et autres crimes aggravés.

Ce coup de filet a été mené dans toute l’Italie jusqu’au nord.

Un mandat d’arrêt européen a même permis de procéder à des arrestations en Allemagne, en Suisse et en Bulgarie.

source

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CARIBE: “Pesqueros con cocaína salen constantemente desde Venezuela”

¿Entonces en esta zona del país cómo se sigue sacando la droga?

Lo que hemos evidenciado es que la droga que sale por el Caribe tiene dos métodos principales: los contenedores contaminados que tienen como destino Europa, principalmente España, Bélgica, Holanda e Italia.
También están las lanchas tipo GoFast que tienen como destino Centroamérica y Estados Unidos, sobre todo las que salen de Antioquia y Córdoba. Sin embargo, hemos detectado una modalidad nueva que es el acopio en el mar, que son buques pesqueros o más grandes que salen desde Venezuela, bordean nuestro mar territorial cargados con hasta cinco toneladas y van distribuyendo esa carga en botes más pequeños en la mitad del mar para que continúen su destino”.

¿Y esos cargamentos que salen de Venezuela son muy comunes?

Hemos evidenciado que estos pesqueros, cargados con bastante droga, han salido muy constantemente de Venezuela. Hace algunas semanas, una de nuestras unidades estratégicas que se encontraba patrullando en la zona norte del país logró identificar un pesquero con bandera venezolana que se encontraba en aguas territoriales colombianas. Fue abordado por nuestras tripulaciones y se encontraron 2.5 toneladas de cocaína”.

Fuente

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POLAND 🇵🇱: Cops seize two tonnes of cocaine

Police have seized over 2 billion PLN worth of cocaine following amonths-long investigation into a Colombian cartel trafficking ring.

The raid at the port of Gdynia which saw officers from three agencies seize the two tonnes of cocaine disguised as chalk is the largest drugs bust in three decades.
Officially marked as chalk, sniffer dogs uncovered the 1,850kg of cocaine hidden inside 74 bags.

Prime Minister Mateusz Morawiecki was quick to praise the police and tax authorities who used the ‘latest technology’ to track down and pre-empt the traffickers. He said: “On a European scale, it was a very fruitful operation, as it thwarted the spreading of drugs throughout the whole continent.”

Police say the seven traffickers which included four Colombians, one Iranian and two Poles had been under surveillance for months.

Officially marked as chalk, sniffer dogs uncovered the 1,850kg of cocaine hidden inside 74 bags.

The four Colombians and the Iranian arrived in Poland on 30thNovember from Germany.

Around 600 litres of cocaine in the production phase, several hundred litres of various types of chemicals, laboratory equipment and even a specialized hydraulic press with a mould containing the Colombian cartel logo were also discovered.

They rented a property in Wielkopolska and quickly organized a large-scale laboratory in which cocaine was processed and produced along with the two Polish suspects.

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MEXICO 🇲🇽 (narcotraficante más buscado): ‘El Mayo’ Zambada, el capo que jamás ha pisado una prisión

‘El Mayo’ Zambada inició a los 16 años de edad en el crimen organizado, con el paso del tiempo se convirtió en el fundador del Cártel de Sinaloa, pero en más de 55 años en el mundo del narcotráfico no ha pisado en ningún momento la prisión.

Mucho poder económico e influencias con funcionarios federales, incluyendo a los presidentes de la República Mexicana, se debería de tener para que, a pesar de que fueras uno de los narcotraficantes más buscados desde hace media década, las autoridades no lograran detenerte y así mantenerte lejos de las prisiones de este u otro país.

Goza de impunidad ‘El Mayo’

Dichas situaciones las habría empleado uno de los narcotraficantes más antiguos de México, nos referimos a Ismael ‘El Mayo’ Zambada, fundador del Cártel de Sinaloa, juntamente con Joaquín ‘El Chapo’ Guzmán, quien contrario a Ismael si lo han detenido en tres ocasiones y actualmente está preso en una prisión de máxima seguridad en Estados Unidos.

Muestra de ello fue un operativo que se desarrolló el 13 de febrero de 2014, donde alrededor de cien marinos que, desde un mes antes instalaron en completo sigilo un campamento en La Paz, en el estado de Baja California Sur, se disponían a cumplir la peligrosa misión en cuatro Black Hawks que volaron en formación de combate. Cruzaron el Mar de Cortés enfocados en ‘El Mayo’, pero cuando descendieron en su guarida ya había escapado.

“Llegamos y registramos el rancho, pero ya se había ido”, relató Vázquez el 16 de enero durante su testimonio en el juicio a Joaquín ‘El Chapo’ Guzmán, el antiguo socio de Zambada y quien ahora enfrenta una condena de cadena perpetua.

Tiene miedo de ser detenido

En el mes de mayo de 2010, trascendió que Ismael ‘EL Mayo’ buscó al periodista Julio Scherer y le concedió una entrevista en medio de un lugar secreto. Esa entrevista que ha dado el capo en toda su vida criminal, donde habló su liderazgo al frente del Cártel de Sinaloa.

En esa ocasión, Ismael confesó al periodista que el miedo que prevalece día con día es ser detenido, pero a más de nueve años de aquella entrevista, ‘El Mayo’ no ha sido detenido.

¿Quién es ‘El Mayo’?

Ismael ‘El Mayo’ Zambada nació en 1948 en la comunidad del Álamo en Culiacán, Sinaloa y desde los 16 años se dedica al negocio de la droga, según datos oficiales. Cuenta con alrededor de 55 años de experiencia en el tráfico de estupefacientes y al menos tres como líder —junto con Joaquín ‘El Chapo’ Guzmán— del Cártel de Sinaloa, la organización criminal con mayor influencia en el país y con el dominio más importante de narcotráfico a nivel global.

*“Tengo pánico de que me encierren”, sostuvo.

El Departamento de Estado estadounidense ofrece una recompensa de 5 millones de dólares por información que lleve al arresto del ‘Mayo’. En México, desde 2009, se ofrecen hasta 30 millones de pesos.

fuente

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Les derniers TWEETS

FRANCE 🇫🇷 (Paris – XVII éme chambre): François Thierry très volubile au procès en diffamation contre Emmanuel Fansten et ‘Libé’

Par Vincent Monnier

Un procès en diffamation face au quotidien « Libération » et au journaliste Emmanuel Fansten a donné, pour la première fois depuis sa mise en examen, l’occasion à François Thierry de justifier ses méthodes controversées.

En arrivant à la barre, François Thierry avait prévenu le tribunal : « J’adore ce sujet, on pourrait y passer la nuit. » Volubile, l’ancien patron des stups, costume noir, chemise noire, cravate sombre, n’a pas menti. Commencés en début d’après-midi, les débats devant la 17e chambre correctionnelle, où l’ancien grand flic poursuivait le quotidien « Libération » pour diffamation, se sont donc prolongés jusqu’à une heure avancée de la nuit.

Il est vrai que François Thierry avait beaucoup de choses à dire. Depuis l’éclatement du « scandale des stups » en octobre 2015, une série d’affaires ayant mis au jour ses relations troubles avec Sophiane Hambli, l’un des plus gros trafiquants de cannabis français devenu le meilleur informateur de l’Office des Stups, le policier de haut rang ne s’était jamais exprimé publiquement sur les faits qui lui ont valu plusieurs mises en examen, notamment pour complicité de trafic de stupéfiants.

source

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L’affaire trouve son origine dans la saisie record, le 17 octobre 2015, de sept tonnes de cannabis. La drogue était entreposées dans des camionnettes stationnées boulevard Exelmans, dans le cossu XVIe arrondissement de Paris.

Les images des sept tonnes de cannabis saisies… par leparisien

La saisie, opérée par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), avait été saluée par le président à l’époque, François Hollande.

Au milieu de la photo, Erwan Guilmin, le menteur énarque administrateur civil devenu douanier avant de devenir un faussaire en caviardant un document classé « secret défense » – (Commentaire de Marc Fievet)

L’affaire d’Exelmans a aussi mis au jour des rivalités entre douanes et police. En réalité, la saisie de 7 tonnes de cannabis n’a rien d’un franc succès. La douane n’a fait que torpiller une opération montée par ses concurrents de l’Office des « stups », et plomber sa meilleure source, Sophiane Hambli.

Censés travailler de concert pour lutter contre le trafic de drogue, les services de douanes et de la police judiciaire se mettent cependant parfois des bâtons dans les roues. François Thierry en a fait les frais.

En octobre 2015, Erwan Guilmin, le directeur de la DOD (Direction des opérations douanières) de la DNRED, rattachée au ministère des Finances, procède à la saisie de cannabis : 7 tonnes. Le coordinateur de ce trafic n’est autre que… Sofiane Hambli, qui travaillait en fait pour le compte de l’Octris.

La police judiciaire considère finalement l’intervention des douanes comme un coup bas qui perturbe le bon déroulement de son enquête.

SOURCE

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par Marc Fievet

Erwan Guilmin

Depuis Erwan Guilmin continue de percevoir son salaire de haut fonctionnaire puisque suite à don départ de la Douane, Jérôme Fournel l’a reclassé à Bercy comme « Chargé de mission à la sous-direction des politiques sociales – Secrétariat général » au Ministère de l’économie et des finances et ce depuis janvier 2018.

Injoignable à Bercy, où il n’apparait sur aucune liste, ni autre répertoire téléphonique, l’ancien DG Rodolphe Gintz approché répondit qu’il ne pouvait s’exprimer sur la Douane mais qu’assurément, à la DG de la Douane, ‘on’ savait où loger Erwan Guilmin.

Après contact direct à la DG avec Fabienne Debaux, la cheffe de l’ancienne « sous direction A », rebaptisée DRH, qui a dit qu’Erwan Guilmin n’était plus douanier et qu’il était désormais MINEFI !

Impossible d’en savoir plus sur Erwan Guilmin qui a disparu!

Posant alors la question à cette même Fabienne Debaux sur la position actuelle de Jean Paul Garcia, l’ex boss de la DNRED, disparu de Bordeaux, Fabienne Debaux déclara qu’il était parti en retraite…sans « pot de départ » sans doute!

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NARCOTRAFIC (l’Inventaire de Coke en Stock): les plus grosses prises de ces dernières années

Des voyages incessants qui parfois ne se passent pas tout à fait comme prévu.

Par bateau aussi, la drogue parvient en Europe, en effet.  Avec parfois quelques déboires pour les trafiquants, dont celui arrivé en juin 2017 à un voilier, au large de Mimizan.

Cela démarre par cette photo, celle de paquets de cocaïne échoués sur la plage…. et une histoire qui ne manque pas de sel, racontée ici dans le JDD du 18 juillet 2017 : « Tout démarre par une annonce de location estivale postée sur le site du Bon Coin. Elle a été mise en ligne par une habitante de la région qui exerce la profession de… gardienne de prison. Ce qui explique sans doute sa réaction au téléphone. « Je ne parlerai à aucun journaliste », gronde-t-elle avant de raccrocher au nez du JDD. Et pour cause : à son insu, sa résidence secondaire a servi de base logistique pour le stockage de centaines de kilos de cocaïne. La réservation, passée selon nos informations par un Allemand sous le nom vraisemblablement fantaisiste de « Bosch », devait héberger les trafiquants de début juin à fin août. Un choix qui ne doit rien au hasard : une propriété reculée, à l’abri des regards, posée sur un terrain sec en périphérie du village d’Escource. Sur le ponton du port de plaisance de Mimizan, un pêcheur local assure, en revanche, avoir bien vu deux 4×4 mettre à l’eau deux ­bateaux pneumatiques le 19 juin au soir. Il faudra attendre l’aurore pour retrouver leur sillage, grâce à un autre pêcheur qui signale vers 6 heures du matin deux bateaux pneumatiques en difficulté avec un homme à la mer. Le temps que les secours arrivent, tout le monde a pu rejoindre le rivage. Fin de l’épisode ? Non. Vers 10h30, alors que la mairie a dépêché une pelleteuse pour désensabler un des canots, ce sont des agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui sont alertés de la présence de plusieurs véhicules manœuvrant sur des pistes interdites à la circulation. Des adeptes du camping sauvage ou d’une rave party en préparation ? Le contrôle se solde par une vérification d’identité avant que, depuis les dunes, les agents découvrent à la jumelle cinq hommes en train de rassembler 44 ballots de coke. Cette fois, la gendarmerie intervient. D’abord sur la plage » (ici à droite un voilier abandonné depuis plusieurs années sur cette même plage). « Puis dans la villa d’Escource, où 199 kg de cocaïne sont également saisis. Les restes d’un précédent débarquement ? « Des analyses sont en cours », répond prudemment au JDD Marie-Madeleine Alliot, procureur de la République de Bordeaux. Curieusement, aucune arme n’a été retrouvée, malgré une cargaison estimée à plus de 150 millions d’euros. Du sable d’une plage landaise aux rivages d’Amérique du Sud, en passant par les circuits financiers internationaux, c’est à une enquête planétaire que s’attellent gendarmes et policiers français. Des investigations ont déjà été lancées vers l’Espagne, l’Allemagne, la Grèce mais aussi auprès de tous les partenaires, américains compris, en prise sur la zone Caraïbes. Quant aux 12 membres de la « Greek connection » de Mimizan, ils ont été éparpillés dans toutes les prisons du Sud-Ouest. Dont celle où travaille la propriétaire de la villa d’Escource ».  

Pour passer inaperçus (ce qui avait raté, donc), les malfaiteurs venus en fait attendre la livraison de cocaïne par voilier avaient raconté à la propriétaire qu’ils « venaient tourner un film sur place » : « dans le secteur, l’arrivée du groupe n’est toutefois pas passée inaperçue. « Surtout avec trois gros 4×4 immatriculés outre-Rhin qui remorquent deux gros bateaux pneumatiques ! », souligne le propriétaire d’une maison voisine. Pendant trois semaines, les trafiquants jouent aux touristes. Le soir, ils n’hésitent pas à sortir le barbecue et à prendre l’apéro. Ils endorment les questions avec une couverture insolite. « Ils se faisaient passer pour des cinéastes en vacances ! », assurent des riverains encore bouche bée. Une voisine se souvient d’un jeune homme en short de bain venu demander une pelle ». Elle explique : «  avec le poids du bateau pneumatique, ils avaient ensablé un de leurs 4×4. On s’enlise facilement par ici… ».  Le sable et les baïnes, deux pièges que ne connaissaient donc pas les apprentis malfaiteurs… visiblement fort peu au courant des dangers sur les plages du Sud-Ouest !!! On peut être trafiquant et ignorer la géographie ou les courants marins. Voilà donc où on était resté, pendant trois longues années… et puis….

Un organisateur… argentin

L’enquête a rebondi trois ans après avec la découverte de l’organisateur de l’affaire « un argentin de 43 ans (il est né le 22 juin 1976) a été arrêté ce week-end dans la ville de Rosario (Argentine). Luciano Eugenio Conocchiari Scherer (ici à gauche accroché au mât de son bateau) est soupçonné d’avoir joué un rôle de logisticien dans l’acheminement par voilier de près de deux tonnes de cocaïne sur le littoral landais ». « La drogue, embarquée dans les Caraïbes, avait voyagé par voiliers. Le nom d’un bateau, battant pavillon américain, l’Island Time, a rapidement attiré l’attention (1). Mais c’est un autre voilier, saisi en Espagne, le « Ayane », qui a conduit à son propriétaire en Argentine. C’est près du domicile de sa mère à Rosario, selon la presse argentine, que La División Investigación Federal de Fugitivos y Extradiciones de la Policía Federal Argentina (PFA) a retrouvé la trace de Luciano Eugenio Conocchiari ». L’homme avait en effet affrété le bateau lui appartenant, l’« Ayane » de 14 mètres de long pour transporter la coke jusque d’abord Getxo, sur la côte espagnole à quelques encablures de Bilbao (à 12 km, d’ici décrit par le marin bloggeur Phil Winch qui navigue sur le Dark Tarn,).  C’est en tentant de transférer les balles de cocaïne dans les deux Zodiacs au large de Mimizan que la houle avait piégé ces deux embarcations de transfert, répandant en mer pour l’une d’entre elles les ballots qui avaient ensuite dérivé. L’homme s’était un peu trahi lui-même explique Tech2.;org « La détention de Conocchiari, qui figurait dans les réseaux comme un traducteur d’anglais, possédant une société de développement de logiciels et un entrepreneur agricole, a eu lieu au centre de Rosario, à quatre pâtés de maisons des tribunaux fédéraux, dans laquelle leur procédure de situation sera définie. Lucho qui, par le biais de ses réseaux sociaux, avait l’habitude de montrer ses voyages à travers le monde, souvent à bord d’un voilier, a déclaré, dans son profil professionnel en ligne après, avoir travaillé à la Bourse. Rosario exerçait des activités agricoles, ses racines familiales depuis une décennie. En outre, en 2010, il a développé une plate-forme Web (« Bochos S.R.L »),une entreprise créée en fait en 2011 avec un capital de 60 000 pesos) et une application Facebook pour étudier dans le cadre d’un projet d’éducation en ligne à Barcelone. Cependant, il n’y a actuellement aucune trace dans ses projets. Ils l’ont arrêté à Rosario pur un trafic de drogue en France. Luciano Conocchiari était recherché par Interpol depuis 2017 ». Quant à savoir quel voilier il pilotait, on penche pour un bel engin à pont de teck, mais plutôt vieilli : un Halberg Rassy (la firme a travaillé avec l’argentin Herman Frers).

Le défilé des saisies : beaucoup de marins anglais, irlandais, gallois ou néerlandais (2)

Le 6 septembre dernier, on apprenait qu’un yacht anglais appelé « Bold «   (« l’audacieux ! » en anglais, quelle ironie !) avait été arrêté quelques jours auparavant par la douane anglaise. La police était sur la piste de ses propriétaires, repérés depuis 2018 à Majorque, là où le voilier avait été acheté.  Après la visite d’Huleva en Andalousie, le navire s’était rendu à Ténérife, où on lui avait enlevé son immatriculation d’origine, pour s’embarquer direction le Suriname, puis faire le retour direct vers l’Angleterre et se faire pincer bien sûr au large du Pays de Galles avec à bord 750 kilos de cocaïne : ceux-là, ils n’étant pas allés au Suriname pour ramener des perroquets ou des fruits exotiques !  Les six occupants du bateau, dont une femmes, étaient des Gallois.  En fait il y a confusion sur le nom du bateau…

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HMC Protector

 

Le 28 août, c’était l’Atrevido et non le « Bold »  en effet (ici à droite), avec 750 kilos de coke (on pensait 250 seulement au départ) qui avait été ramené dans le port gallois de Fishguard par le HMC Protector.

A bord deux hommes et des complices retrouvés à Liverpool et Loughborough.

Le bateau est un Beneteau 50 (de 14,7 pieds).

 

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le PETREL I

Le 2 septembre, c’est aux Canaries que l’on amène un voilier appelé Seascape (ici à gauche) placé sous la surveillance du navire espagnol  Petrel I de 72,5 m de long.

Le trio de trafiquants à bord vaut le détour : il est composé d’un serbe, d’un russe  et d’un mexicain, chargés du transport de 800 kilos de cocaîne !!!  Le voilier avait été observé et suivi à partir du le 24 août, à environ 200 miles au sud-ouest des îles Açores.  Lors d’un passage d’avion au-dessus de lui, au cours de la manoeuvre d’approche, aucun drapeau n’avait été brandi par l’équipage, ni aucun autre signe pouvant indiquer clairement la nationalité du navire.  Il présentera pourtant lors de son arrestation « un certificat d’enregistrement des États-Unis d’Amérique » indique le communiqué.

Le 21 août, c’est à Ibiza, haut lieu du tourisme (mais aussi de la coke et de la jet set fortunée) que se fait une autre  découverte lors d’une opération appelée « haircut » ...  il y a cette fois 300 kilos de coke, interceptés sur un drôle de bateau entre entre Majorque et Eivissa.  Là encore, les trafiquants étaient sous surveillance depuis au mois un an: « les enquêteurs  du SVA (le service de surveillance des douanes espagnol) ont concentré leurs recherches sur un groupe de trafiquants néerlandais qui utilisaient Majorque comme centre logistique. Les recherches ont mis en évidence le fait qu’ils introduisaient d’énormes quantités de cocaïne de Colombie en Europe. Ils l’ont fait par le biais d’un yacht de luxe basé à Port Adriano, qu’ils avaient l’habitude de collecter la drogue en haute mer et de la transporter dans des ports de la péninsule. » En fait de « yacht de luxe », c’est l’HCH-X, appelé auparavant le Lady Esther, et qui ne ressemble pas vraiment à un yacht ordinaire et moderne à moteur.  C’est un engin gris et blanc de 28,5 mètres de long en acier, construit en …1973, en Louisiane, par Halter Marine…(3) un fabricant de remorqueurs ou de bateau d’assistance pétrolière  (comme on peut le voir dans cette publicité d’époque ici à droite) !!!  Refait entièrement en 1994, il avait été proposé à la vente en Allemagne à 780 000 euros.  Parmi l’équipage il y a un allemand et quatre hollandais, le bateau battant pavillon de Gibraltar.

Fait notable, ses réservoirs d’eau peuvent stocker environ 75 700 litres d’eau douce, et il contient  75 700 litres de diesel dans ses réservoirs de carburant,  » ce qui lui permet de faire l’aller-retour entre Hambourg en Allemagne et New York (à la vitesse de 12 nœuds, grâce à ses deux moteurs Detroit Diesel de 557 hp), et de revenir avec un réservoir de carburant » indiquait son annonce de vente. A-t-il effectué un trajet vers les Caraïbes, on l’ignore… (il semblait plutôt hanter tranquillement l’Elbe et approvisionner le cœur de l’Allemagne, donc, et Hambourg en priorité, mais il remonte en Tchéquie, ne l’oublions pas !).  A noter que l’on en vend un, d’Halter Marine, mais de plus grande taille, en ce moment même en Polynésie française, mais à un tout autre tarif (c’est le Suri):

Du haschisch aussi…

Il n’y a pas que de la coke, dans les voiliers.  Le 19 mai, l’Opération Libeccio menée par les policiers italiens à partir de Palerme, aidés par le groupe aéronaval de Messine en collaboration internationale avec les autorités françaises et turques arrête un voilier turc, le « Solen 1 », un sloop de 42 pieds.  Il emportait 5,5 tonnes de hash et venait de Sardaigne après une halte… dans le golfe d’Oran (cf ici à droite) !

Le 23 avril 2019, on reparle de Malaga, avec des images d’un ketch parti en direction des Baléares, arraisonné par deux embarcations souples tournant autour de lui.  L’un des deux occupants arrêté habite… Ibiza. A bord, 600 kilos de cocaïne (ici réunies à droite) dissimulés dans une cloison située à l’arrière du navire !  Selon la presse, le dossier avait été suivi par « les services de la douane française et la police estonienne ». A bord les trafiquants étaient lituaniens !!  L’opération conjointe ayant permis son arrestation s’appelait « Rabbit ».

Ibiza sert aussi d’aire de réception à un autre trafic connu : le 14 mai 2019, un autre grand voilier est saisi.  Il contient 150 balles de… haschich, soit 5 tonnes (!!!), pour une valeur marchande de 7 935 000 euros !!!  La police espagnole l’avait bloqué au large de Majorque.  On note ici que « les patrouilleurs Paíño et Arao ont effectué l’embarquement à 140 km au sud des îles Baléares. A la surprise des patrouilles de la SAV, les personnes à bord du bateau, actuellement en garde à vue, auraient tenté de faire couler le bateau avec la drogue à son bord, avant d’être interpellées par les autorités ».  Le yacht était très certainement de type Sun Odyssey 47 comme on peut le constater ici à gauche. Le haschich avait déjà fait parler de lui avec, le 18 septembre, un chargement de 2,5 tonnes saisies à 60 milles nautiques de Cabo de Gata (à Almería).  Le voilier appelé Maldia semble être de type Sun Odyssey 49  d’après sa proue (ici à droite).  Un autre cliché le confirme.  Le haschich vient bien entendu du Maroc :  le sud de l’Espagne joue sur les deux tableaux question trafic !!! Le 8 juin, 10 tonnes de haschich en 280 ballots avaient été découverts dans un autre voilier, amené à Carthagène, d’une valeur de 12 millions d’euros, avec comme skippers deux bulgares !!  Il y en avait partout à bord !

Le 7 qui précédait c’était un grand voilier de type sloop (assez récent) de 16 mètres, officiellement le « Bella », arborant pavillon américain), avec 7 tonnes de haschich en 200 ballots à bord qui avait été saisi, poursuivi par le Colimbo IV, et retenu dans l’arsenal de Carthagène par le navire patrouilleur. Surprise : les deux marins à bord sont de nationalité… russe, originaires de Saint-Pétersbourg !!!  Des russes avec le drapeau US !!!  Le bateau était plein à ras-bord, des balles étant même visibles sur le pont selon l’avion qui l’avait survolé !  L’engin utilisé était en fait baptisé à l’arrière l’Amira et l’opération de poursuite et saisie était appelée Zacatin. Le yacht semble être un Hanse 540, de 2007, qui se négocie aujourd’hui en occasion vers les 200 000 euros. Il fait 16.45m, c’est un 54 pieds, un engin de bonne taille donc !

Il n’y a pas que les voiliers

En février 2019, c’est au Portugal que ça se passe, mais avec l’aide de la police espagnole.  La scène se situe à Setubal, où a été ramené de force un grand navire de soutien pétrolier bleu et blanc immatriculé au Panama, le Seascan 1. L’engin qui fait 490 tonnes et 41 mètres de long en impose.  Il est photographié à quai, il avait été l’objet d’un suivi aérien.  A son bord, il y avait 2,5 tonnes de coke dans des paquets multicolores.  Même pas dissimulés !

Le 23 octobre 2018, on  change à nouveau de catégorie de bateau et de contenu, pour revenir à de la coke :  c’est un remorqueur qui est pris cette fois dans le filet de la police espagnole et le patrouilleur offshore Rayo (P-42), le « Breath », enregistré en Moldavie ! A bord, 1,4 tonne de coke, qui permet au espagnols de franchir alors la barre des 15 tonnes (!!!) de coke saisies pour la seule année 2018 ! Le remorqueur est reconduit jusque Las Palmas. Trois hommes ont été arrêtés :  un turc, un Géorgien et un Bulgare, sur les dix suspects retenus.  La coke était censée alimenter la mafia turque !!!  Les enquêteurs découvriront avec étonnement que le remorqueur Moldave était allé se promener au Guyana, et au Venezuela, ainsi qu’à Trinidad et Tobago, là où il aurait embarqué la coke en pleine mer :

En septembre, on apprend qu’en août la même sorte de vecteur avait déjà servi : c’est encore un remorqueur, le Titan III (Tercero), qui cette fois avait été trouvé avec  bord 2,5 tonnes de cocaïne.  L’engin avait été intercepté à 500 milles nautiques des Canaries. Il était passé auparavant à Cadiz, Agadir et air Sénégal du 21 avril au 10 mai !!!

Quatre hommes avaient été arrêtés, deux espagnols et deux sénégalais, et la police avait alors remonté vers un gang de 23 personnes… en Galicie (et deux à Tolède, un à Malaga et un à Hueva : on reste bien dans les Canaries).  Parmi eux, les trois membres aussi d’un bateau de pêche qui aurait servi pour transvaser la coke à la côte.

Le 30 août 2018, on repart sur les côtes anglaises.  C’est un grand catamaran de 40 pieds, le Nomad, qui cette fois est stoppé en mer par le HMC Vigilant et ramené au port de Newlyn.   Son équipage est fort représentatif du trafic actuel, à vrai dire :  il y a à bord deux anglais, Nigel Clark, 63 ans, et Dean Waters, 60 ans, le skipper
Richard Must, 48 ans, qui lui est estonien, et le reste de l’équipe avec Voldemars Gailis, 20 ans, venu de Lettonie et Raymond Dijkstra, 27 ans, un hollandais, on ne peut plus éclectique :  en prime, le catamaran est enregistré en… Belgique ! On n’indique hélas pas la quantité de cocaïne saisie ce jour-là, mais un cliché nous montre plusieurs ballots bien classiques lovés dans les pontons de l’engin (ici à gauche).

Le Le 3 juillet 2018, c’est l’interception de l’énorme voilier Wallstreet avec 1,4 tonne de coke à bord et deux ressortissants croates (aux initiales Vice Copic et Karlos Antoviz, qui avaient déjà été poursuivis pour trafic d’héroïne en 2009 et 2007, et un citoyen américain Roberto Juan Price Huelín, installé comme restaurateur à Malaga, quel hasard, tiens, encore. Le « Wallstreet », pris en chasse par le patrouilleur de la marine espagnole «Atalaya», arborait un pavillon hollandais.  Les militaires montés à bord n’en étaient pas revenus : les 90 millions d’euros de coke contenus dans 54 ballots n’étaient même pas dissimulés, « ils occupaient n’importe quelle place à bord« comme j’ai déjà pu vous le dire ici même en mars dernier au début de cette mini-série. Le bateau nous avait mené à une autre mafia, galicienne celle-là. Et pas moins pire que les autres.  Le bateau, au départ parti pour le Brésil (et Salvador de Bahia), avait chargé sa cocaïne dans la rivière Esequibo, en Guyana de l’est, revendiquée par le Venezuela.  « Il est clair que le Wall Street s’est amarré à Las Palmas le 20 avril en tant qu’étape précédente pour parcourir les 4 800 kilomètres (2 591 milles marins) qui manquaient encore vers la Guayana ». L’engin tombé en panne en Méditerranée était arrivé le 3 avril à Carthagène (en Murcie), puis le lendemain jusqu’à Motril (en Andalousie) pour arriver à Marbella (on y revient !) : « en fait cela ressemblait fort à une façade de croisière pour tromper ses suiveurs » avais-je écrit.  Ici à gauche le yacht intercepté, et à droite le même modèle faisant le charter en Grèce.  J’avais dit que « la discrétion sur le yacht intercepté s’expliquait par le fait que c’est un voilier très récent (aux lignes très basses de type Contest hollandais de grande taille, un 67CS comme le PH3) valant lui-même une fortune (plus de 3 millions de dollars), au contraire de tous les autres… »  Mais vérification faite, ce n’est pas un Contest, ce que confirment de nouveaux clichés de sa saisie (ici à gauche les détails de son pont). L’engin n’est pas neuf, non plus, à voir l’état de sa coque abîmée à plusieurs endroits.  Après deux jours de recherche intensive à éplucher les catalogues, on finit par retrouver l’engin exact :  c’est en fait bien un 62 pieds, en tout cas qui sert par exemple en charter chez Sotiris F. à faire découvrir les Cylades en Grèce, ou l’île de Santorin à 8800 euros la semaine, ou pour visiter Hydra, Syros, ou Mykonos. C’est un modèle de chez Dufour, dessiné en 1983 par Philippe Briand, le Dynamique en fait, de 19.2m de long.  Un modèle de ce genre est mis en vente à 239 000 euros, très loin du chiffre que je vous avançais (à droite son pont caractéristique sur le charter grec, avec la zone ronde en teck visible en partie sur le bateau saisi) !!!  Nous ne sommes pas très loin des colombiens achetant des jets Hawker 125 dans les mêmes tarifs pour les faire atterrir en plein champ au Mexique !!! (celui-là avait été annoncé en vente à 300 000 dollars, il a dû partir à moins !). Les investissements, sur mer comme sur l’eau, sont à peu près les mêmes.  Si certains voiliers s’échouent parfois, ou perdent en route leur cargaison, les avions eux aussi se plantent. Dans les champs ou sur les chemins, comme à Belize ou à la frontière mexicaine.  Je ne résiste pas à vous monter le plus récent dans le genre (atterri le 11 septembre dernier) :  saisissant, non, l’atterrissage en plein dans un champ de soja ?

 

Plus récemment, le 18 juillet 2018, c’est un yacht de 60 pieds, le Marcia, battant pavillon néerlandais, qui est intercepté par le HMC Vigilant, un modèle Damen bien connu, à environ 120 milles au sud-ouest de la côte des Cornouailles. A bord Maarten Peter Pieterse, le capitaine, âgé de 61 ans et un membre de l’équipage, Emile Adriaan Jeroen Schoemaker, 45 ans.  Les marins britanniques découvrent d’abord 1 600 kilogrammes de blocs enveloppés dans des sacs en plastique, placés dans un compartiment sous la zone de pont à l’arrière du bateau, et en cherchant davantage ce sont 2,1 tonnes de cocaïne de haute pureté qui sont trouvées, pour une valeur de gros estimée à 50 millions de livres sterling et 134 à la revente.  Les  paquets remontés sur le pont du voilier font un tas impressionnant. Le navire provenait… de Marina d’Angra, à Terceira, dans les Açores, qu’il venait de quitter le 9 juillet 2018 !!! Le capitaine était connu jusqu’ici comme joaillier, sponsor d’un festival de danse, (du tango et du LindyHop) de son quartier d’Oudedijk à Kralingen, près de Rotterdam (dans le quartier des boîtes de nuit (4)) A noter que dans l’affaire, Emile Adriaan Jeroen Schoemaker, ancien directeur d’une boîte de vidéo, EuworksDirect LTD, sera plus tard acquitté…

En juin 2018, c’est un autre record qui avait été battu : un double record, avec d’abord le Pepper Sauce, un voilier de 40 pieds (12 mètres) intercepté au large des Canaries avec à bord 61 balles de coke pesant 1,850 kilos (voir les vidéos ici) », et l’interception au sud de Faial (aux Açores) du yacht Oggi (ici à gauche, un modèle ancien indéterminé) inscrit aux British Virgin Islands (celles qui jouxtent l’île de Jeffrey Epstein !),
avec 1,4 tonne de coke, soit plus de 3 tonnes pour ce mois-là.  Le second avait un équipage triple composé d’un anglais de Torquay, d’un hollandais et d’un croate, le premier était aussi triple avec un anglais de Newquay, un surfer réputé appelé James McNaught,… et deux français cette fois dont les noms ne sont pas révélés.  L’avion d’Ibbotson emmenant Sala avait été photographié à Newquay, on le rappelle.  Ici en vidéo on voit l’interception de nuit du Pepper Sauce par le patrouilleur espagnol Petrel 1.  On le distingue aussi à quai au début du reportage.  Dans le même reportage, on montre les visages des deux occupants du Pepper Sauce autres que James McNaught (ici à droite)… le bateau lui-même apparaissant ci-dessous :  un bateau « sportif », sans cabine ou cockpit extérieurs d’un modèle ancien indéterminé. Le skipper n’était pas un ancien surfeur pour rien !!!

Les cargos aussi…

Les cargos aussi ne chôment pas. Le 25 avril 2018, près de 9 000 kilos de cocaïne, sont retrouvées dissimulés dans un conteneur réfrigéré de bananes, une pratique courante, en provenance de Colombie et voyageant à bord du navire «Lucie Schulte», battant pavillon singapourien, qui venait de les charger dans le port de Turbo (Colombie). Les paquets de coke (numéros) portaient pour certains la marque « iPhone ! (cf ici  à gauche). « La surveillance du conteneur a conduit les enquêteurs à un bâtiment industriel à Malaga, où trois personnes de nationalité espagnole ont été arrêtées. Deux autres hommes d’affaires membres de l’organisation qui avaient fui ont également été arrêtés. Ce sont deux personnes de nationalité française et résidant à Malaga dont la détention a été possible grâce à un mandat d’arrêt européen et aux efforts de la douane française ».
Il y en a pour 470 millions d’euros et l’expéditeur est le Cartel du Golfe mexicain, installé à Matamoros, dans le Tamaulipas, à la frontière avec le Texas, proche du Golfe du Mexique.  On notera la présence des deux français à la tête du réseau d’envoi :  ils habitaient Malaga, comme quoi rien n’a changé depuis la grande époque racontée en détail ici-même (Marbella et Malaga étant les deux mamelles nourricières du trafic depuis les années 70 !).

Toute cette drogue servait à qui et à quoi ?  Oh, là encore on a des surprises.  Ainsi a-t-on appris que des trafiquants espagnols, installés à Estepona sur la Costa del Sol, en Andalousie Orientale et à Malaga (encore une fois cité, on le remarque !) avaient bien sûr dilapidé leur argent en s’achetant moult voitures de luxe, montres de marques, des villas ou vivaient dans des hôtels.  Le quotidien de la frime des dealers, on le sait, ceci n‘est pas vraiment une surprise.  Ils pouvaient, en effet : il gagnaient 1,2 million d’euros par semaine de la revente de leur coke colombienne (ils en vendaient une tonne par an !).  Mais ce n’est pas ça qui a fini par les faire repérer.  Non, c’est leur comportement. Ils avaient en effet tout simplement décidé qu’ils avaient tellement d’argent qu’ils ne lavaient même plus leurs vêtements et en rachetaient continuellement de nouveaux quand ils étaient sales !!!!

(1) une info reprise ici dans « Ekathimerini.com », un quotidien grec  : « lun d’entre eux, âgé de 29 ans, s’est rendu en Colombie en mars et un autre de 28 ans s’est rendu au Venezuela quelques semaines à peine avant d’être arrêté en France. Il existe également des preuves selon lesquelles un suspect espagnol aurait déjà séjourné en Grèce et aurait pu jouer le rôle d’intermédiaire dans l’acquisition de la drogue en Amérique latine. Le propriétaire présumé du yacht à moteur Island Time, quant à lui, semble s’être rendu à l’île de la Martinique en mars à bord du navire, qui aurait également été enregistré au large des côtes du Venezuela. » Tout cela s’avérera une fausse piste, donc.

(2) le but n’est pas d’être exhaustif, j’ai simplement retenue les plus grosses prises de cette année et de l’année dernière surtout, (bien aidé par le site de l’ami Marc Fievet, dont je vous recommande la lecture bien entendu !) en souhaitant surtout montrer le rôle du pôle central de distribution que jouent les Canaries (et les Açores), ainsi que l’implication des principales mafias européennes.  Je n’ai pas non plus retenu le formidable travail de fond des forces françaises déployées dans l’arc des Caraïbes, notamment avec la frégate Ventôse (qui est allée aussi visiter l’Afrique) et ses prises importantes, mais qui ne peuvent expliquer le circuit qu’empruntent habituellement les trafiquants.  Sa dernière prise remonte au 26 et 27 mai dernier avec 416 kilos de cocaïne, saisis à deux dominicains.  En août dernier, la République Dominicaine annonçait en avoir fini avec un redoutable gang dirigé par deux champions de baseball Octavio Dotel des « Detroit Tigers », aujourd’hui retraité, et Luis Castillo et un propriétaire de boîtes de nuit, Cesar Emilio Peralta (alias « César The Abuser » !).  Quelques jours plus tard, un juge, José Alejandro Vargas, libérait les deux joueurs « faute de preuves » selon lui.  Dotel avait déjà versé un million de dollars pour sa caution !!!

(3) Halter Marine fabrique aujourd’hui des bateaux rapides d’assaut pour les Navy Seals, comme ici à droite ce HSAC MK MOD 2 « High Speed Assault Craft » mis en vente dans le civil (il semble avoir subi des dégâts !). Voilà qui devrait intéresser d’autres… trafiquants !

(4) Parmi les incongruités des enquêtes, il y a celle-ci : on tombe sur un cliché de notre homme, invité d’une émission de télévision réputée présentée par Angela Groothuizen, une ancienne chanteuse,et appelée « Un nouveau départ » ayant comme thème le relèvement d’individus brisés dans la vie.  Ce jour-là, l’invitée s’appelle Iris, et on raconte qu’à 17 ans elle est tombée amoureuse de son patron de 19 ans plus vieux qu’elle.  Aveuglée par l’amour, elle a abandonné ses études pour voyager avec lui.  Or c’est vite devenu un cauchemar pour elle, l’individu étant accro à l’héroïne et à la cocaïne, et « il passe son temps à la rabaisser » explique l’article.  Elle mettra trois ans à le quitter et renter chez elle, après avoir rompu tous ses liens avec sa famille.  « Elle s’est fait refaire depuis le nez, et à retrouvé un travail » note le magazine et « Maarten Pieterse de Het Juweel (un fabriquant de bijoux) lui a donné un beau collier ».

source

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NARCOTRAFICO🇲🇽 🇺🇸 🇪🇺: sin « El Chapo » Guzmán, quién es ahora el capo más buscado?

La declaratoria de culpabilidad y la cadena perpetua para Joaquín Guzmán Loera, «El Chapo», no solo significó su caída como capo criminal. Sino que dejó un vació en el mote del narcotraficante más buscado del mundo.

Este hueco no tardará en llenarse, pues hay varios capos de la droga que están en la mira del gobierno de Estados Unidos. Hay al menos cinco líderes criminales que podrán ocupar el lugar que Guzmán Loera tuvo alguna vez.

RAFAEL CARO QUINTERO, «El Narco de Narcos» es una añeja piedra en los zapatos para el gobierno de Estados Unidos. Rafael Caro Quintero, uno de los líderes del extinto cártel de Guadalajara, fue detenido el 4 de abril de 1985, en Costa Rica para luego ser extraditado a México.

Caro Quintero, junto con Miguel Ángel Félix Gallardo, «El Jefe de Jefes»; y Ernesto Fonseca, «Don Neto», fueron acusados –aparte de narcotráfico– de la tortura y asesinato de Enrique «Kiki» Camarena, agente encubierto de la Administración para el Control de las Drogas (DEA, por sus siglas en inglés).

Rafael, detenido y sentenciado por la muerte de Camarena, fue liberado en 2013 tras 28 años de prisión por violaciones al debido proceso, el capo tuvo que ser juzgado por un juez local y no federal, puesto que la víctima no ostentaba ningún cargo diplomático.

El gobierno estadunidense nunca ha perdonado el asesinato de «Kiki», por lo que ha buscado desde su liberación a Caro Quintero.

En la lista de los más buscados del Buró Federal de Investigación (FBI, por sus siglas en inglés) y de la DEA, Rafael Caro Quintero tiene sobre sus hombros una recompensa por 20 millones de dólares a quien dé información por su captura.

En diversas entrevistas que «El Narco de Narcos» dio a la periodista Anabel Hernández, el capo aseguró que él no estuvo implicado en el asesinato de «Kiki», que ya se había retirado del narcotráfico, que apenas costeaba su vida e hizo un llamado para que lo dejaran de perseguir.

Sin embargo, las autoridades estadunidenses lo colocan en la cúpula del cártel de Sinaloa, aunque se presume que en realidad mantiene una organización independiente con presuntos vínculos con la guerrilla colombiana para traficar droga a Estados Unidos a través de Sonora.

«El Narco de Narcos» es quizá la primera opción para ser el narcotraficante más buscado del mundo tras la caída de «El Chapo».

El jefe de la DEA, Ray Donovan, ha dicho que la prioridad de su administración es capturar a Caro Quintero, asegurando con Rafael se tiene «algo personal».

«EL MENCHO»

A pocos días de la declaratoria de culpabilidad contra Guzmán Loera, dos de los fiscales que hundieron a «El Chapo» en Nueva York ya tenían su siguiente objetivo: Nemesio Oseguera Cervantes, «El Mencho».

Se trata de Andrea Goldbarg y Anthony Nardozzi. Ambos fiscales tienen en sus manos las investigaciones contra «El Mencho» que datan desde el 2014.

El líder del cártel de Jalisco Nueva Generación (CJNG) comenzó a ser perseguido de forma ardua por el gobierno estadunidense desde agosto del año pasado, cuando aumentaron la recompensa en su contra a 10 millones de dólares, mientras que en México es de 30 millones de pesos.

Asimismo, dicha organización criminal que lidera fue ingresada como una de las cinco más violentas del mundo.

El CJNG ha aumentado su presencia en Estados Unidos, pisándole los pies al cártel de Sinaloa y ya desplazándolo en México como la organización criminal más extendida en el país.

Autoridades estadunidenses, sin embargo, lo han calificado como un fantasma, escondido en los límites de Jalisco, Michoacán y Colima.

«EL MAYO»

Ismael Zambada García, «El Mayo», es uno de los pendientes del gobierno estadunidense, tras medio siglo en el negocio de las drogas, nunca ha sido capturado y las posibilidades cada vez se disminuyen.

Cofundador del cártel de Sinaloa, «El Mayo» siempre se ha mantenido bajo la sombra de «El Chapo», cauteloso y fuera de los reflectores, se mantiene oculto dentro de la robusta sierra del Triángulo Dorado.

A diferencia de él, su familia sí ha sabido lo que es dormir en una fría celda. Su hermano Jesús «El Rey» Zambada y su primogénito, Vicente Zambada Niebla, «El Vicentillo», fueron piezas fundamentales en la caída de Guzmán Loera frente a los tribunales.

«El Mayo» está en la lista de los más buscados de la DEA y de la Fiscalía General de la República (FGR), esta última dependencia ofrece 30 millones de dólares por su captura.

Durante el juicio, los defensores de «El Chapo» aseguraron que el verdadero líder del cártel de Sinaloa era Zambada García y que, debido a la red corrupción que ha implementado tanto en México como en Estados Unidos, ambos países no les interesa atraparlo.

«LOS CHAPITOS»

Iván Archivaldo y Jesús Alfredo Guzmán Salazar, los hijos de «El Chapo» más aventajados en el «negocio», también podrían ocupar el lugar que dejó su padre.

«Los Chapitos» son hijos de la primera esposa de «El Chapo», Alejandrina María Salazar Hernández.

«Los Chapitos» acapararon con violencia el liderato del cártel de Sinaloa, lo disputaron con Dámaso López Núñez, «El Licenciado», y contra su tío, así como hermano de «El Chapo», Aureliano Guzmán Loera, «El Guano».

Actualmente hay fuertes rumores de que comenzaría una disputa por el cártel con «El Mayo».

Jesús Alfredo, apodado como «El Alfredillo», ingresó el año pasado a la lista de los diez más buscados de la DEA. Iván Archivaldo, por su parte, ha ingresado a prisión, pero liberado por «falta de pruebas».

Mientras que el 21 de febrero de este año, unas semanas después de que «El Chapo» fuera declarado culpable, el Departamento de Justicia de Estados Unidos acusó a Joaquín Guzmán López y Ovidio Guzmán López de distribuir cocaína, metanfetamina y marihuana.

Ambos son hijos de Guzmán Loera y de su segunda esposa identificada como Griselda López.

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