EUROPE 🇪🇺 (Belgique) : les douaniers ont saisi 116 tonnes de cocaïnes à Anvers qui ne représenteraient que 10% du tonnage qui circule

Pour faire face au trafic de drogue dans le port, les effectifs douaniers ont été renforcé l’an passé ; on compte désormais 750 douaniers dont la moitié réalise des contrôles. Il y a également 4 équipes canines.

En 2023, sur 12,5 millions de containers qui ont transité par le port d’Anvers et celui de Zeebruges, ce sont seulement 1 à 2% maximum qui ont été contrôlés. Ceux-ci ont été choisis parce qu’ils proviennent d’une destination à risque comme l’Amérique du Sud ou de l’ouest de l’Afrique, suite à des informations ou en fonction du type de marchandises.

Scanners fixes et mobiles : de quel arsenal disposent les douaniers ?

Pour débusquer la drogue, les scanners sont indispensables. Au port d’Anvers, deux camionnettes « backscatters » circulent entre les containers et peuvent détecter à travers les parois des sacs de cocaïne.

On compte aussi deux scanners fixes, un scanner mobile qui peut se rendre sur les terminaux du port. En 2024, cinq scanners mobiles supplémentaires arriveront à Anvers.

Deux scanners fixes sont utilisés par les douanes au port d’Anvers © SPF Finances

Cinq scanners mobiles supplémentaires seront livrés en 2024

Cinq scanners mobiles supplémentaires seront livrés en 2024 © SPF Finances

Parmi l’arsenal douanier, on compte également un « sideloader », une machine capable de déplacer des containers sans dépendre des entreprises à contrôler.

Le "sideloader" permet aux douanes de déplacer des containers sans dépendre des entreprises à contrôler

Le « sideloader » permet aux douanes de déplacer des containers sans dépendre des entreprises à contrôler © Jean-Pol Schrauwen

4 équipes canines sont actives au port d’Anvers

4 équipes canines sont actives au port d’Anvers © SPF Finances

Un « nez électronique » révolutionnaire : pas pour demain !

Il s’agira de la botte secrète des douaniers, si le projet aboutit. Il s’agit d’un nez électronique fixé sur une grue capable, comme un chien, de détecter les particules liées à l’odeur de la cocaïne à l’intérieur des containers.

« La technologie n’est pas encore stable et utilisable sur le terrain. Il y a des sociétés et des chercheurs qui continuent à s’y intéresser » ajoute la porte-parole du SPF Finances.

La botte secrète reste donc au stade de projet. En l’attendant, les douaniers du port perfectionnent leurs techniques et réalisent des saisies plus importantes chaque année.

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BELGICA 🇧🇪 (Puerto de Amberes) : en 2023, el puerto belga interceptó 116 toneladas de cocaína

Funcionarios de aduanas

El puerto belga de Amberes, uno de los principales puntos de entrada a Europa para los cárteles sudamericanos, interceptó en 2023 un volumen récord de cocaína, que alcanzó las 116 toneladas.

Por su lado, las autoridades de Países Bajos decomisaron otras 59,1 toneladas de cocaína en 2023, igualmente un fuerte aumento con relación al año anterior.

Operación en Bélgica

En la noche del martes, 22 personas (incluyendo a tres agentes de policía) fueron arrestadas en Bélgica en una enorme operación contra grupos de narcotraficantes en la que participaron unos 350 policías.

Aunque las autoridades despliegan un importante número de buzos y perros especialmente entrenados para olfatear drogas, los responsables temen que apenas una fracción de las cargas ilegales es interceptada.

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ÉQUATEUR 🇪🇨 (Océan Pacifique) : 3.200 kilos de cocaïne saisis après l’interception de 8 embarcations au large de Manta

21 personnes ont été arrêtées alors qu’elles transportaient 80 ballots de drogue

Grâce au travail de renseignement effectué par la Police en coordination avec la Marine équatorienne, c’est une véritable flotte de trafiquants de drogue avec huit bateaux qui a été interceptée dans les eaux du Pacifique

Il s’agit d’une opération très inhabituelle

Bien équipées en moyen de communication et de navigation, ces personnes avaient l’intention de mettre la came dans d’autres bateaux.au nord des îles Galapagos, pour continuer vers l’Amérique centrale pour distribution ou réexpédition.

Le résultat

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LAOS 🇱🇦 : arrestation du narcotrafiquant Malaisien Ong Gim Wah

l’Office de contrôle des stupéfiants (ONCB) de Thaïlande et les autorités du Laos collaborent pour extrader vers la Thaïlande le malaisien Ong Gim Wah qui a été appréhendé au Laos lors d’une mission conjointe le 29 décembre

“Les autorités pensent qu’il travaillait avec des réseaux de trafiquants de Thaïlande, de Malaisie, de Chine, de Singapour et du Laos, et qu’il utilisait la Thaïlande pour blanchir de l’argent et comme point de transit pour l’acheminement de narcotiques vers des pays tels que la Malaisie, Taïwan et l’Australie”, précise le Bangkok Post.

Ong, dont la tête a été mise à prix d’un million de bahts (29 036 dollars), jouait un rôle central dans l’achat de drogues et dans la liaison avec les cartels de la drogue dans la région du Triangle d’Or depuis 2006.

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FRANCE 🇫🇷 (Narco-promotion-politique) : qu’importe le coût et l’échec à venir, pourvu que Gérald de Beauvau occupe le paysage médiatique

À Marseille comme ailleurs, les enquêteurs dénoncent facilement la tendance réformiste qui privilégie l’immédiateté de l’intervention à la lenteur des enquêtes.

L’un d’eux la juge avec sévérité : « Il est vrai qu’une enquête au long cours pour faire tomber un réseau donne des chiffres moins impressionnants à transmettre à la presse que des petites saisies quotidiennes. » 

Lassitude, colère, détermination, fatalisme, toutes les émotions traversent les récits policiers quand il est question du trafic de drogue. Mais l’humilité est la règle. « Je ne peux pas vous dire que j’ai la solution, c’est un trafic tentaculaire, ils ont une souplesse que nous n’aurons jamais, une logistique hallucinante, une organisation professionnelle, des moyens supérieurs aux nôtres, un recours à l’achat d’armes plus que préoccupant et l’appât du gain comme technique de recrutement redoutablement efficace », reconnaît un policier de terrain.

Comprendre que même le travail d’enquête, qui handicape parfois sévèrement les réseaux, a ses limites : « Ils ne mettent jamais très longtemps avant de remplacer ceux qui partent en prison, de rouvrir un point de deal ou de s’adapter avec d’autres moyens. »

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Honte à tous ces mafieux en place !

Pour info, alors que Marc Fievet avait infiltré au plus haut niveau le narco-business occidental et que les connections avec les pouvoirs établis pouvaient commencer à sortir….

Perpétuité que nos chères autorités lui ont mis sur la gueule.

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MEXIQUE 🇲🇽 (Etat de Guerrero) : confrontation avec attaques de drones entre deux groupes criminels – ‘La Familia Michoacana’ et ‘Los Tlacos’ – qui se disputent le contrôle du territoire

Les autorités mexicaines enquêtent sur l’assassinat de cinq personnes dans l’Etat de Guerrero lors d’une confrontation entre trafiquants de drogue, a déclaré samedi le parquet régional, après qu’une ONG eut dénoncé une attaque de drones.

« En relation avec l’attaque présumée contre 30 personnes », une enquête a été ouverte pour le meurtre de « cinq personnes » dans la ville de Buenavista, dans la municipalité de Heliodoro Castillo, située dans l’Etat de Guerrero (sud-ouest), a indiqué le bureau du procureur.

Le directeur de l’ONG Minerva Bello, le prêtre Filiberto Velazquez, a déclaré samedi dans un communiqué avoir « pu constater la présence d’un véhicule calciné dans lequel se trouve un nombre indéterminé de corps calcinés », mentionnant la présence de « cinq crânes »

Plusieurs attaques aux drones perpétrées par des cartels de la drogue ont été rapportées ces dernières années au Mexique. Les trafiquants sont particulièrement actifs dans l’Etat de Guerrero, l’un des plus pauvres du pays, où sont cultivés le cannabis et le pavot.

Les autorités mexicaines ont décompté plus de 420.000 meurtres et des dizaines de milliers de disparitions dans le pays depuis la fin de l’année 2006, début d’une vaste offensive anti-drogue lancée par le président de l’époque, Felipe Calderon.

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BOLIVIE 🇧🇴 : saisie d’un conteneur lesté de 8 tonnes 776 de cocaïne destinées à Rotterdam

C’est l’entreprise industrielle Maexa Srl qui avait l’intention de faire cette expédition pour les Pays-Bas.

Le conteneur chargé devait quitter la Bolivie par le poste frontière de Tambo Quemado et la route qu’il devait suivre passerait par le Chili, le Pérou, le Panama et la Belgique.

Outre 4 arrestations, les forces de l’ordre ont mené ces derniers jours des perquisitions dans la ville d’El Alto, voisine de La Paz, et à Santa Cruz, la plus grande ville du pays.

Saisie de 8.776 kilos de cocaïne destinés aux Pays-Bas (Europe). La cargaison était planquée dans des tuiles en bois, dans un conteneur.

Lire en Espagnol sur NARCODIARIO

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MAROC 🇲🇦 (Tanger-Med) : saisie de 1.488 kilos de cocaïne dans un conteneur destiné à la Turquie

Conditionnée dans 1277 plaquettes, cette cargaison se trouvait dans un conteneur à bord d’un navire battant pavillon d’un Etat européen.

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Le renseignement était bon

Une question pourtant, serait-ce la part délibérément  » donnée  » aux services officiels permettant de faire passer une quantité plus importante ?

Nous ne le saurons jamais, mais je peux affirmer que la méthode existe.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED) : retour sur une opération de 10 tonnes de coke

L’opération n’est déclenchée que le 7 février 1994

Installé à Montréal, Mario (Claudio Locatelli) est régulièrement informé de la manœuvre par radio. Son compère Carlos Hernandez-Rembeault est aussi à Montréal et négocie l’enlèvement qui suivra cette première opération. Il tombe d’accord sur dix tonnes de cocaïne qui seront transbordées sur le Pacifico qui a déjà retenu du fret au départ de Philadelphie pour le Liban. Il est prévu qu’au passage en Méditerranée, au sud de la Sardaigne ; le Sea Harmony récupérera la marchandise avant de la décharger sur Propiano en Corse. Mais, pour l’heure, nous n’en somme qu’au début des opérations et je suis chargé de superviser la partie technique du parachutage par téléphone depuis l’Espagne. Avisé de condition météo détestables je décide d’interrompre l’opération et j’interdis au pilote d’un avion-cargo un dernier largage de trois tonnes. J’estime que l’état de la mer que l’on me décrit ne permettrait plus de récupérer la marchandise.

le MY Sea Harmony

Voilà que les trafiquants se mettent au marketing…

Au total, ce ne sont donc finalement que cinq tonnes quatre cents de coke – et non huit comme prévu – qui seront récupérées par l’équipage et cingleront vers le Canada, ce qui constitue tout de même un record. Autre grande première dans le monde du commerce illicite : non seulement les ballots de drogue sont livrés en même temps par plusieurs fournisseurs, mais la marchandise est également destinée à deux clients différents : Carlos Hernandez-Rembeault, et les Colombiens Bipe et Cardel.

Alors que le Pacifico approche de la Nouvelle-Écosse au Canada, les ballots de cocaïne reliés entre eux par un cordage sont jetés à la mer. Ils sont récupérés par un bateau de pêche, le Lady Terri Anne qui met aussitôt le cap sur le port de Shelburn. À peine arrivé à quai, le bateau est laissé au seul contrôle d’un homme d’équipage et ne sera envahi par une cohorte de policiers que plusieurs heures plus tard. La drogue est rapidement découverte et les responsables de la Gendarmerie Royale clament sur toutes les ondes : « C’est la plus grosse saisie jamais réalisée à ce jour dans le monde. »

Le lendemain, les gendarmes de la GRC sont glorifiés dans tous les journaux. La saisie du siècle est à la « une » de tous les quotidiens.

Dans le même temps, suite aux informations données par Raymond Leblanc au gendarme Fournier, le Pacifico est arraisonné en haute mer et dirigé vers Halifax. Des enquêteurs hélitreuillés fouillent le bord, ne trouvent bien sûr plus de drogue, mais se régalent avec des télex dont ils attribuent l’origine au propriétaire supposé du navire : c’est-à-dire moi.

La situation devient parfaitement ubuesque: alors qu’ils devraient me remercier, et m’offrir le champagne pour la formidable saisie record que je viens de leur servir sur un plateau, les Canadiens me condamnent!

Pourtant à l’origine de toutes ces opérations, les douaniers de la DNRED de Nantes ont permis à d’autres services d’intervenir, par incompétence, négligence, ou sottise, se privant de jolis succès et me plaçant dans une situation épouvantable. Je vais payer leur mollesse très cher. Et je la paye toujours.

En effet, dès le 7 février, sans même consulter les douanes françaises, les Anglais et les Canadiens font établir un mandat d’arrêt contre moi et contre Mario, m’imputant une conspiration depuis 1991, alors que je n’ai jamais mis les pieds au Canada.

Mon officier traitant de Nantes ne réagit pas

C’est David May le représentant à Paris de la DEA, la Drug Enforcement Administration, qui monte à Londres fin mars pour prendre ma défense et demander aux douaniers anglais de suspendre les poursuites contre moi.

En revanche, mes employeurs français, eux, ne semblent absolument pas concernés par ce qui arrive et se soucient comme d’une guigne du mandat lancé contre moi. Bien au contraire, je rencontre bientôt le nouveau directeur de la DNRED, Bernard Pouyanné, en compagnie de Christian Gatard dans une brasserie de la place de la Bastille et il me promet une prime de trois millions de francs si je réussis à faire charger le Sea Harmony toujours en réfection à Saint-Martin.

Afin que je puisse continuer à coopérer et à voyager, j’utilise mon passeport établi au nom de Charles-Henri de Bossieu et le divisionnaire Hervé Maignier, d’un aller retour à Jersey, s’est assuré que la photo y figurant est suffisamment sombre pour qu’on ne puisse pas comparer avec celle fournie par les Anglais pour le mandat d’arrêt. Me voilà tout à fait rassuré…Plus même, Hervé, lors de son déplacement à Jersey pour sécuriser cette identité, a désinformé les services de Jersey et téléphone aussi dès son retour à Nantes aux services anglais pour tenter d’obtenir des informations sur un certain Mark Van de Velde, une des identités que j’ai utilisée pour l’opération contre l’IRA. La réponse des Anglais est formelle, Van de Velde est inconnu par les services de sa très gracieuse majesté! Par hasard, je réussis à faire dire à Jo Le Squere que les numéros de télex relevés sur les factures de Marconi remises à Jean Paul Garcia à Madrid, ont permis de savoir que mon navire, le Melor, alors qu’il était chargé de plus de trente tonnes de cannabis afghan, était en communication avec un télex sur liste rouge dans le département du Var en France et avec une grande banque américaine de New York. Je ne pourrais pas obtenir le nom et l’adresse de ces correspondants ! C’est vrai, je ne suis qu’une merde d’infiltré!

Par ailleurs, une réunion est organisée par Christian Gatard et Hervé Maignier dans un hôtel du XVe arrondissement avec un agent du TRACFIN, service rattaché au ministère des Finances chargé du traitement du renseignement et de l’action contre les circuits financiers clandestins. C’est évidemment de l’ouverture de ma banque à Zagreb que je dois l’entretenir. Je m’aperçois très vite que cet agent est à mille lieux des réalités. Ficelé à ses certitudes, et à sa culture livresque, il ne me croit pas et préfère s’en tenir à ses dossiers. La fin de la réunion sera marquée par une démonstration éloquente de l’attitude de nos chers fonctionnaires qui ne pensent avant tout qu’à leur petite carrière. J’osais suggérer à l’homme du TRACFIN de démissionner puisqu’il reconnaissait ne pas pouvoir agir efficacement; il s’exclama en se dressant debout: Certainement pas! L’humour n’est pas particulièrement apprécié par ces fonctionnaires de Bercy. Ils se la pètent vraiment un max!1Christian Gatard me laissera un billet de 500 F pour participer au frais de la location de la chambre d’hôtel qui a servi de salle de réunion, le reste de la facture restant naturellement à ma charge… Ça fait plus de 21 mois que la DNRED ne m’a pas donné un sou ! Brusquement très demandé, je parviens pourtant à caler un rendez-vous avec mon défenseur David May à l’ambassade des États-Unis à Paris. Son homologue du bureau de Rome fait le déplacement pour me rencontrer à cette occasion et les deux hommes me prient d’effectuer pour eux une série de photos du Sea Harmony. Le même jour, à la demande d’Hervé Maignier, je révèle aussi l’exact rôle du juge Domenico Catenacci à l’attaché de la police italienne à Paris. Puis je prends l’avion pour Saint-Martin via Pointe-à-Pitre.

A mon retour je remets les photos du Sea Harmony à David May qui me donne chichement dix mille dollars en deux fois après m’avoir fait signer un reçu de caisse pour une mission officielle parfaitement bidon au nom de Marc Fiévet alors que j’étais entré sous l’escorte de Jo Le Squere et Hervé Maignier à l’Ambassade américaine avec mon identité de Charles Henri De Bossieu. C’est la première participation à mes frais que je touche depuis plus de 20 mois…Ce sera la seule! Dix mille dollars en vingt mois… puisque la dernière fois que Christian Gatard m’a donné de l’argent, c’est en septembre 1992 alors que j’étais à Saint Vincent dans les Caraïbes. Vingt mois durant lesquelles l’ensemble de la hiérarchie douanière se félicitait que je ne coûtais rien au service! Je crois que le record de la pingrerie administrative a été atteint!

Le 8 juin 1994, une nouvelle réunion au sommet se tient dans une villa du Pornic, sur la côte bretonne, au nord de Nantes. Christian Gatard ne vient pas, je le vois de moins en moins. Ce sont Jo Le Squere et Hervé Maignier qui nous reçoivent David May et moi. D’emblée mon défenseur américain m’informe:

-Ce matin, à Tampa, en Floride, il y a quelque heures, dans nos bureaux, installés au Département de la Justice, nos agents de la DEA ont transmis tous les renseignements que vous nous avez fournis sous le nom de code NS55 au gendarme Michel Fournier, représentant de la Bathurst Drug Section de la Police Montée canadienne. Ces renseignements portent essentiellement sur l’organisation mafieuse de Mario, Claudio Locatelli de son vrai nom et sur ses trafics de drogue. La liste des numéros de téléphone qu’il utilise nous a été précieuse. Merci.

Une fois de plus je me tourne vers Jo Le Squere:

-Mais pourquoi nous n’arrêtons pas Mario tout de suite ? Pourquoi laisser les Canadiens prendre ça en main ? Vous voulez que je lui passe les menottes moi-même ?

David May, l’homme du DEA Paris s’énerve:

-Mario, on l’arrêtera quand on voudra. C’est nous qui décidons.

Le divisionnaire Hervé Maignier de la DNRED renchérit:

-Le cas échéant, si c’était utile dans l’intérêt du service, est ce que tu serais prêt à le descendre?

-T’es cinglé…Mais t’es complètement ravagé ! C’est hors de question…

Cette simple idée me donne envie de vomir. Je suis outré que l’on ose seulement envisager cette hypothèse, mais pour Hervé, il imagine cette option comme tant d’autres ! J’ai hâte de quitter les lieux et de me rendre à Marseille où j’ai rendez-vous avec Pino et Lucien. Je dois leur confirmer qu’après tous ces déboires leurs dix tonnes de drogue seront bien livrées par le Sea Harmony. Quand et comment, je ne sais pas encore mais je promets ! Pour garantir ma sécurité, aucune couverture par les services qui ne me couvrira donc pas… Déjà que David May m’avait dit qu’il n’était pas envisageable de prévenir les Espagnols de mon infiltration, ne pas me suivre dans ces prises de contact n’était qu’une anomalie supplémentaire.

Après un bon repas dans un restaurant au pied du château d’Anne de Bretagne à Nantes, j’appelle Mario à partir du téléphone portable de l’agent DEA de Rome, qui m’informe avoir été en contact le jour même avec un Gilberto, un des frères Rodriguez Orejuela….Gros poisson, puisque c’est lui le successeur de Pablo Escobar ! Les mecs du DEA sont satisfaits !

En Août, lors du repas que nous prenons ensemble à Marseille, Pino me demande pourquoi je persévère alors que mes bateaux sont systématiquement arrêtés. Il s’étonne me disant: 

-Mais enfin, avec l’argent que vous avez gagné avec Mario, tu pourrais te mettre au vert ! 

©PHOTOPQR/LE PARISIEN/DELPHINE GOLDSZTEJN – LE 15/05/2009 – Un an d’emprisonnement avec sursis a été requis ce matin contre Charles Pasqua, juge en appel a Paris dans l’affaire de financement électoral illégal liée a la revente du casino d’Annemasse (Haute-Savoie) ARCHIVES Charles Pasqua, sénateur (app. UMP) des Hauts-de-Seine, ancien ministre de l’Intérieur, lors d’une interview le 14 mars 2007 au Sénat a Paris (VIe).

Comment lui dire que je n’ai pas un sou ! Il me prendrait pour le dernier des imbéciles. Je me tais ! Cette formalité accomplie je retourne sur la Costa del Sol, mais je repense, sans cesse, à notre dernière conversation dans le bureau de Christian à Nantes. J’ai dit à Jo Le Squere que j’irai jusqu’au bout et que je mettrais Pasqua au placard. David May est resté interloqué et sa suprême laideur, dont il use pour provoquer ses interlocuteurs par des manœuvres déstabilisatrices, ne me permettra pas de constater la moindre réaction…Mais, les gens du DEA connaissent bien les réseaux de Monsieur Pasqua. Les dernières informations recueillies à Marseille m’ont encore conforté dans ma position jusqu’au-boutiste ! Ce type qui est ministre de l’intérieur et qui vient, fort de sa position de ministre des cultes, de rencontrer Monseigneur Tauran, le ministre français des affaires étrangères du Vatican, le N° 3 du Pape, pour « s’occuper » de Jacques Gaillot, cet évêque impudent par les propos tenus dans son livre Coup de gueule contre l’exclusion contre lui, Charles Pasqua, le tout puissant magouilleur de la Vème république, ne mérite absolument pas la moindre réserve dans mon action. Bon d’accord, avec Jacques Gaillot, il ne va pas mobiliser l’arrière garde du SAC et refaire un « Auriol bis », mais sa position dominante de ministre va lui permettre d’obtenir la tête de Jacques Gaillot.

Ah, le terrible Monsieur Pasqua comme aimait à le dire François Mitterrand!

La DNRED connaît tout ça, et même plus, comme sur la nébuleuse Tranchant, oui, oui, Georges Tranchant, l’ex député RPR, à qui d’ailleurs des douaniers, égarés sans doute, piquèrent un gros paquet de biffetons en partance pour la Suisse… Affaire qui fut classée par Jean Henri Hoguet lui-même! La DNRED connaît aussi Benjamin, l’un des fils qui faisait de la trésorerie avec de la coke sans le savoir…

Discret, prudent, réservé, voire effacé jusqu’à l’insignifiance, telles sont les qualités indispensables du fonctionnaire de base

Mais tout ça ne doit pas être révélé au grand public et nos gabelous sont d’une discrétion à toute épreuve! Ah mon bon monsieur, au Bourget, ils savent quand il le faut s’absenter ! Surtout ne pas découvrir quelques turpitudes commises par nos puissants! Pour un fonctionnaire, cela correspondrait à coup sûr à un arrêt de mort pour le moins dans sa trajectoire professionnelle s’il persistait dans le constat de tels méfaits… Pour souvenir, ce gabelou qui fut durement sanctionné pour avoir osé constater qu’une intellectuelle qui accompagnait un président de la République avait profité de son voyage pour s’approvisionner en poudre colombienne…

1 Se la péter : Se prendre très au sérieux

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NARCO-BUSINESS (AERO-NARCO-TRAFIC) : retour sur le 727 du prince saoudien

Vieille affaire, mais rien n’a changé, bien au contraire! Alors à lire ou relire

Écrit par morice, le vendredi 25 février 2011

dans

Coke en stock (VIII) 

Et de quatre ! Non, de cinq, si l’on remonte un peu plus loin dans l’histoire. Car l’idée de remonter de Colombie des poids astronomiques de drogue par avion n’est pas totalement nouvelle, à vrai dire. Ni même la sorte d’avion qui le permet. Il y a plus de dix ans déjà, un appareil similaire à celui qui s’est écrasé au Mali avait déjà tenté de le faire. Là encore, on a déjà tout oublié le concernant. Logique, quand on se remémore son propriétaire. Il est en effet des personnes, qui bénéficient assez vite de l’omerta de la presse si on les prend en situation délictueuse. Car l’individu a le bras très long, et peut se permettre de n’être condamné que par contumace et ne jamais avoir à se livrer. C’est le cas de certains princes saoudiens parmi ceux qui conduisent cette planète, assis sur leur matelas de pétrole qui parfois ne leur suffit pas. C’est le cas incroyable d’un prince saoudien déjà oublié, trafiquant de drogue récidiviste à ses heures.

 Lorsqu’on dévoile les noms des trois pilotes arrêtés par la police de Guinée Bissau, Carmelo Vásquez Guerra, Carlos Luis Justiniano Núñez et Daniel Aguedelo Acevedo, une étrange impression apparaît : l’un d’entre eux nous dit quelque chose. Le premier cité a en effet un frère. Michael Vásquez Guerra, qui, le 21 avril 2006, avait lui aussi dû lui aussi faire un atterrissage d’urgence à Ciudad del Carmen, dans l’Etat du Campeche, au Mexique sur la route du Vénézuela. A bord de ce DC-9 immatriculé N900SA, les policiers mexicains avaient saisi 128 valises noires, représentant 5,5 tonnes de cocaïne. Un record ! Mais à la limite, ce n’est pas ça qui avait le plus choqué. Non, c’était la livrée extérieure de l’avion, celui de la très officielle SNA américaine (« System of National Accounts »), une subdivision de la Transportation Security Administration (TSA). L’avion était enregistré lui en Floride au nom de Sky Way appartenait de droit à la compagnie charter de Floride « Royal Sons Inc ».

Le DC-9 avait encore intrigué pour deux autres raisons : ses logos « officiels » du gouvernement américain, et à son arrivée, visiblement, des militaires mexicains qui l’attendaient. Quelques minutes après avoir arrêté les trois pilotes, en effet, le général mexicain Carlos Gaytan tenait une bien étrange conférence, pleine d’erreurs et de contradictions, dans laquelle il indiquait que « le pilote », hélas, s’était échappé ! La conférence tournait au gag, car pendant qu’il le faisait, l’un des pilotes, justement, vu par plusieurs journalistes, fendait les rangs des soldats pour s’échapper ranquillement derrière eux, à pied. Le général précisant alors, pour rattraper sa bévue, qu’il avait réussi à capturer… un co-pilote ! A ce stade de magouilles éhontées, on se dit que l’on n’est pas dans un cas de figure de simple vendeurs de drogue, mais bien de ce qui semble être une protection ressemblant comme deux gouttes d’eau à une totale immunité diplomatique. Ce qui sera confirmé un peu plus loin. Celui qui partait tranquillement ce jour là de l’aéroport sans être inquiété était, vous l’avez deviné, Michael Vásquez Guerra.

Pendant la conférence de presse surréaliste, les journalistes remarquaient aussi une chose : à côté du DC-9 stationnait, avant que l’armée ne déplace le DC-9 un Falcon 20… Or ce Falcon était mexicain, ou en tout cas arborait une numérotation mexicaine : XB-IYK. Il était arrivé plusieurs jours avant, avec deux pilotes militaires dont le comportement avait étonné. Ils avaient tenté de soudoyer les responsables de la tour de contrôle pour qu’ils acceptent l’atterrissage express du DC-9, au prétexte d’ennuis hydrauliques. Le bon vieux plan des trafiquants de drogue pour imposer un atterrissage imprévu. Ce qui fut fait, à vrai dire. C’est au nom de ses ennuis que les militaires interdiront aux personnes présentes de monter à bord en « raison d’explosion possible » et saisiront la drogue. En France, certains savaient tout de cette histoire : selon les services de renseignement français, en effet, l’avion pisté par leurs services devait transvaser son chargement venu de Colombie vers un appareil plus petit » venu d’Arabie Saoudite ». Une vieille histoire datant de 1999 qui remontait à la surface… Avait-on eu affaire à un faux Falcon Mexicain ? Le 15 août 2007, un spotter retrouve le fameux appareil. Il s’intitule XC-HID, et appartient désormais à la Police mexicaine, après avoir été XC-DIP de la Banco Nacional de Crédito Rural et le fameux YB-IYK…Décidément on s’enfonce dans les gouvernements et non pas dans un circuit de simples trafiquants ! Le 11 juillet qui suivait, on apprenait que le président urugayen Ramón Vázquez Rosas achetait lui aussi aux français un Falcon 20, pour 26 millions de dollars. Le même qu’Hugo Chavez !

L’avion lui-même posé à Ciudad del Carmen avait lui aussi beaucoup à dire. Âgé, (il avait été construit en 1996 et avait donc quarante ans !), le DC-9 avait appartenu auparavant à TWA (sous le numéro N1061T), Tracinda Investment(numéro N241TC), le chanteur de country (genre variété) Kenny Rogers, le temps d’une tournée, (avec le N9KR), mais aussi sous le registre de Southmark Corporation (N89SM), puis repeint aux couleurs de l’équipe de football américainSeattle Seahawks (N40SH), et enfin sous le nom d’HW Aviation, avant d’être vendu à une firme appelée Skyway…

 Skyway, qui en avait acheté deux, de DC-9 (ici en photo tous les deux à St Peterburg !). Le N900SA et le N120NE (vu ici à Van Nuys, endroit connu pour maquiller les appareils ! ), destiné selon elle a tester un tout nouveau procédé de communication entre le sol et les avions, et de pouvoir faire même de l’internet à plus de 30 000 pieds d’altitude. Evidemment, la firme avait décroché avec un pareil intitulé un contrat avec l’armée et s’était associée à des investisseurs, notamment des Koweïtiens et des banquiers d’Arabie Saoudite. Surfant sur la grande peur du 11 septembre, la firme, dont les trois dirigeants sont le mari, sa femme et leur fils, allait alors engranger 40 millions de dollars d’investissements de 2002 à 2005, louer à Tampa un énorme hangar de « réparations » …. et ne jamais rien produire ni réparer ! Son projet de transmissions était du flan complet ! En mai 2005, elle se déclare en faillite, embarquant avec elle « 24 investisseurs du Proche Orient lésés »annonce brutalement la presse. Parmi ceux-ci, l’homme à la tête de laKuwaiti National Guard, le prince Miteb Bin Abdullah Bin AbdulAziz Al Saud. Dont l’armée est entraînée par l’US Army.

Le patron, Brent Kovar, et son associé James S. Kent, ancien des services spéciaux de l’armée, ne seront reconnus comme fraudeurs que le 18 mars 2009 par le gendarme de la Bourse, la SEC Securities and Exchange Commission. Pourquoi donc avoir attendu si longtemps ? On cite le chiffre de 1,8 millions de dollars détournés, sur le dos de 18 investisseurs. Selon la SEC, ce sont 76,65 millions de dollars d’actions qui avaient été levées, pour 12 millions de profits pour Kovar… Parmi les investisseurs, une firme, ’DuPont’ qui avait injecté en 2004 plus de 7 millions de dollars avec en prime un des deux DC-9, une société associée à un autre fond d’investissement intitulé « Red Sea Management » … le nom d’emprunt presque pas transparent des « saoudiens » dans l’affaire. Le second DC-9, le 120NE était devenu Genesis Aviation en 2004. Genesis, un clone de Skyway, faisant partie des sociétés de Floride en forme de poupée russe et n’ayant qu’une boîte aux lettres telles que Royal Sons, Express One International et United Flite Inc, toutes mouillées dans les « renditions flights ». On nage toujours dans un marigot à crocodiles, en Floride.

Mais il y a mieux encore derrière Skyway. Au conseil d’administration, il reste toujours le fondateur : James R. Bath, au milieu de tas d’affaires et de relations, qui a créé Skyway Aircraft Leasing Ltd en changeant le nom de sa firme précédente, Cotopax Investments, enregistré en 1980 aux îles Cayman. Cette année là, il est devenu le seul membre du conseil d’administration : deux membres l’avaient quitté pour former chacun leur société, respectivement « Cayhaven Corporate Services » et « Bird », qui vont vite fusionner pour devenir « I.C., Inc ». Or c’est justement le nom de la société qui va servir d’écran à Olivier North pour ses trafics d’armes et de drogue pour alimenter les Contras ! L’éclatement de l’entreprise était bien une volonté commune de cacher quelque chose. D’ailleurs, quand le 7 mars 1987 North est dénoncé, James R. Bath supprime aussitôt les noms de ses anciens associés de ses registres. La société de Bath est étroitement liée au pouvoir en place. Logique, G.W.Bush et James Reynolds Bath ont fait ensemble leur service militaire dans la Guarde Nationale, ce qui leur évitait d’aller au Viet-Nam. Ce sont tous deux deux « champagne pilots » de leur base de F-107 dans lesquels ils ne montèrent jamais. Sauf pour la photo. Ils ne mirent jamais les pieds à la base non plus d’ailleurs. Les deux seuls généraux qui ont essayé de le dire sont morts brutalement. Un pur hasard, bien entendu.

En 1999, un événement ahurissant va se produire avec la firme : c’est à la fois une bombe médiatique et la préfiguration d »un système qui nous ramène au crash du Mali : la boucle est bouclée. Un avion piloté par le personnel de Skyway International se retrouve bloqué au sol à Paris au Bourget : la police française a découvert à bord deux tonnes de cocaïne. A bord, il y a le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud. Voilà pourquoi les services français se doutaient qu’un Falcon saoudien allait venir, pour sûr, au Mexique ! Diplomatiquement, c’est fort délicat, on le conçoit : on marche alors sur des œufs ! Le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud, gendre du vice-ministre saoudien de la Défense du pays, possédait son propre avion « royal », celui de la famille régnante, et c’était justement un Boeing 727 ! Géré par Skyway ! Or, justement, c’est cet appareil qui devait servir au transport des deux tonnes de coke venant de Colombie. Le 16 mai 1999 le Boeing 727 atterrissait au Bourget, et les deux tonnes de drogues étaient débarquées discrètement à Noissy-le-Sec dans la résidence française du prince saoudien. La police française en retrouvera 800 kilos seulement. Pour obtenir la drogue, il avait rencontré directement Oscar Eduardo Campuzano Zapata, Juan Gabriel Usuga Norena et Carlos Alfonso Ramon Zapata -les membres du cartel de la drogue de Medellin-, à Marbella, où le roi Fahd possédait une énorme résidence. Les princes saoudiens, de vulgaires trafiquants ? Pour des bloggueurs ayant de l’humour, c’est bien la « French Deconnection » !! !

Parmi les informateurs du FBI on trouvait l’omniprésent Baruch Vega ! Celui qui retournera Victor Patino Fomeque, un ancien chef de bande du cartel de la Vallée du Nord colombienne mais aussi ancien membre de la Police Nationale colombienne ! Les deux derniers avaient vu leur peine réduite car ils avaient décidé d’aider la justice américaine : ils ne firent que trois ans de prison. Les repentis, l’arme fatale des réseaux. Durant le procès, une des écoutes avait montré qu’avec son 727, Le prince avait promis de pouvoir ramener de 10 à 20 tonnes de drogue en une seule fois ! A Noisy, il y en avait déjà pour 15 millions de dollars de l’époque avec deux tonnes ! Voilà qui n’est pas sans rappeler le crash malien…

Le 30 août 2005, épiloque de l’affaire : Doris Mangeri Salazar, est condamnée à 24 ans et 4 mois de prison et Ivan Lopez Vanegas à 23 ans : Doris est l’ancienne petite amie du prince, et Ivan un des colombiens qui a servi d’intermédiaire avec les barons de la drogue du pays. Ils avaient été arrêtés tous deux le 17 juillet 2002 à Coral Gables, en Floride. Revoilà le nom déjà cité ! Or, il intervient ailleurs historiquement : dans les archives de Jim Garrison , le procureur intègre à qui on doit d’énormes avancées sur l’assassinat de Kennedy, on tombe régulièrement sur cette ville. Clay Shaw, impliqué selon Garrisson dans l’assassinat, avait comme contact Sergio Arcaha Smith, un agent du FRD (Frente Revolucionario Democratico), une association bidon d’anticastristes créée entièrement en mai 1960 par la CIA. Or, de novembre 1960 jusqu’à Octobre 1961 la boîte postale de contact entre la CIA et Arcacha était celle des bureaux du FRD à… Coral Gables ! S’il y a bien un fief d’anticastristes maqués jusqu’au cou avec la CIA, c’est bien à Coral Gables  !

Et qui trouve-t-on aussi à Coral Gables ? Wackenhut, auprès de qui Blackwater passe pour un clan de louveteaux !!! La présence à sa tête de personnes comme Clarence M. Kelley, ancien directeur de la National Security Agency, le directeur de la Defense Intelligence Agency, le général Joseph Carroll, celui de L’US. Secret Service, James J. Rowley ou encore de Bobby Ray Inman, ancien directeur de la CIA et conseiller de Bush père, ou de l’ancien secrétaire à la défense et de la CIA Frank Carlucci, indique tout de suite qu’on n’a pas affaire à des marioles. Wackenhut est apparu, rappelons-le dans l’affaire des tueurs du Brabant, en Belgique ! Et dans les années 80, comme par hasard c’est Wackenhut qui est au premier plan de lutte anti-communiste en Amérique du Sud ! Wackenhut, l’ancêtre de Blackwater est dans le secteur depuis toujours !

Lors du procès de la belle, on avait appris le circuit utilisé pour l’acheminement : la drogue venait bien de Colombie, était cachée dans des camions de pommes de terre… siglés de l’ONU (!) et avait passé la frontière vénézuelienne sans encombre ! Sidérant ! L’avion du prince était parti de La Maqueita, à Caracas, pour arriver en Arabie Saoudite (on ne donne pas le détail des aéroports-relais utilisés). Bref, il avait inauguré 10 ans avant le parcours communément utilisé aujourd’hui ! Dans un sens, ce prince saoudien est un visionnaire ! On y avait appris aussi pourquoi en 1984 le prince, alors qu’il faisait ces études à Miami avait quitté rapidement le pays : il avait été tout simplement déjà pris dans un trafic de cocaïne avec un petit Cessna dans le Mississipi ! Il avait été condamné… mais la Cour de justice du Mississipi ne pouvait plus rien prouver : le jugement avait disparu de ses archives !!! Encore un curieux hasard ! C’est fou dans ce genre d’affaires ce qu’il peut y en avoir !

 

On y avait appris aussi comment il s’était fait prendre notre si bon prince : dans le coffre de sa petite amie Doris Mangeri Salazar, au comportement bien étrange, plusieurs photos l’avaient montré en plein désert, en compagnie des trafiquants,notamment Juan Gabriel Usuga et Carlos Ramon, en train d’organiser avec lui une dernière réunion pour organiser le transfert dans son avion personnel ! La précédente avait eu lieu au « Cyclops Cattle Ranch » près de Medellin. Pris sur le fait, documents photographiques à l’appui que la belle gardait jalousement dans son coffre personnel ? De quoi faire chanter un prince saoudien quand elle le désirerait ? Deux ans plus tard, le jugement est cassé en appel et les deux condamnés libérés. Aujourd’hui, en 2009, personne n’est donc plus en prison ! La belle travaillait pour qui ? Certainement pas pour elle…

La dernière fois qu’on avait vu un Boeing royal en France c’était à Mulhouse, le 14 avril 2005,repeint à neuf. On ne sait si le prince était à bord, au quel cas il aurait pu être arrêté. Le 13 novembre 2007 on apprenait qu’un autre prince de la famille royale, le Prince Mohamed Bin Issa Al Jaber of Saudi Arabia venait de se commander un airbus A380, vendu 320 millions de dollars. Il possédait lui aussi un 727 à son sigle, MBI, pour Mohamed Bin Issa. Et un Bombardier BD-700-1A11 Global 5000. également. (pour faire ses petites courses, certainement). On ignore si c’est pour y mettre des pommes de terre au dessus de ses valises… en juin 1994, c’est lui qui avait apporté 500 millions de dollars dans le parc Disney qui était en difficulté. L’ami de Patrick Balkany ne lésine pas. Il « pèse », il est vrai, 5,3 milliards de dollars !

Quand à notre pilote, Carmelo Vásquez Guerra, le frère de l’autre, il est décidément aussi fort que lui : détenu quelque temps dans les cellules de la po lice judiciaire du pays, il a été relâché par un juge bissau- guinéen, mais ça vous le savez déjà depuis les épisodes précédents ! Le revoilà libre, comme son frère !!! Incroyable fratrie qui traverse impunément toutes les geôles du monde !! Et quant à l’aspect historique, nos découvertes ont montré que cet appareil n’a pas non plus été véritablement le pionnier du transport en gros porteur à réaction de quantités importantes de drogue. Mais cela, on a bien le temps d’y revenir dans les épisodes qui vont suivre…

 L’histoire abracadabrantesque du prince saoudien dealer à été racontée dans « La Coke Saudienne : au coeur d’une affaire d’Etat » (Editions Flammarion), écrit par Fabrice Monti, ancien membre de cabinet du ministère de l’intérieur au Quai des Orfevres. Le livre décrit clairement une véritable « guerre de la drogue » entre la DEA américaine et le Quai des Orfevres. Une guerre sans merci, où les intérêts divergent complètement sur les buts et les attenants. Un ouvrage fondamental qui éclaire sur les circonvolutions de cette guerre à la drogue aux multiples facettes. « Le livre raconte l’intrigue où de grands trafiquants appartenant au cartel colombien de Medellin, interceptés et retournés par la police de Floride, auraient donné leurs acolytes de France et le maître d’œuvre saoudien impliqués. Par-delà les péripéties, le dénouement partiel, l’auteur fixe son intérêt sur le prince saoudien resté jusqu’ici indemne de toute sanction. Deux nations sont en jeu dans la relation d’un échange entre le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Nayef Ibn Abdel Aziz et l’ambassadeur de France à Ryadh, Bernard Poletti. L’auteur cerne l’enjeu, à savoir le projet de contrat de sécurité entre les deux pays, assurant par l’entremise des moyens mis en oeuvre par les grandes sociétés françaises Thalès et Alcatel et le groupe européen EADS (lesquels viennent de remporter de gros marchés en Libye au cours de la visite du président Chirac) la sécurité des frontières, la surveillance et la défense de 5000 kms du périmètre saoudien (SBGDMSA). » C’est vrai ça, en définitive « que pourraient faire les justices françaises, américaines et suisses d’un aussi encombrant prévenu que le prince Nayef Al-Shaalan ?« conclut le livre ! Voilà notre prince devenu subitement hindou : un véritable intouchable ! Il fallait surtout le voir trouver de belles excuses pour tenter de concilier islamisme et usage ou trafic de drogue…

PS : le reportage de la série « Royal Inquest« , d’Atlas Medi Corp, dirigé par le prolifique réalisateur Bruce David Klein, véritablement très saisissant, est visible ici. Il mérite d’être visionné (ou même téléchargé) ! Ménagez vous les 48 minutes nécessaires pour le regarder entièrement ! A s’étonner pourquoi n’a-t-on jamais évoqué le sujet en France… dans « Faites entrer l’accusé« , par exemple ! Pourquoi donc ? 

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MAROC 🇲🇦 (Makhzen) : les révélations se poursuivent dans l’affaire surnommée « Escobar du désert »

C’est le procureur général près la Cour d’appel de Casablanca qui a annoncé ce dimanche que, dans le cadre des enquêtes menées par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) sous la supervision du ministère public pour déterminer d’autres personnes suspectées d’implication avec l’un des détenus de nationalité étrangère, poursuivi dans le cadre d’une affaire liée au trafic international de drogue et actuellement purgeant sa peine de prison, les résultats ont révélé des soupçons quant à la participation de certaines personnes dans des actes liés, pour la plupart, aux mêmes faits pour lesquels l’étranger mentionné a été poursuivi, ainsi que d’autres ayant des liens avec lui, condamnés à des peines privatives de liberté.

La même source a ajouté, dans un communiqué reçu par Hespress, qu’ « en raison de la complexité de ces actes et de l’entrelacement de leurs ramifications, les enquêtes ont pris le temps nécessaire, dans le respect total des dispositions légales pertinentes et sous la supervision directe du ministère public « .

Les résultats des enquêtes ont conduit à la comparution de 25 personnes devant le procureur général, dont certaines occupent des fonctions juridiques ou des responsabilités au sein de collectivités territoriales ou sont chargées de l’application de la loi, en plus d’autres personnes ayant commis des actes liés à l’affaire.

 » En consécration du principe d’égalité devant la loi, les résultats des enquêtes ont conduit le ministère public à présenter une demande au juge d’instruction en vue de mener des recherches à leur encontre pour soupçon de commission de chacun des actes qui leur sont reprochés légalement, et qui se résument globalement à un ensemble de crimes, dont participation à un accord en vue de détenir des drogues, de les transporter, de les exporter et de tenter de les exporter, corruption, faux et usage de faux concernant des documents officiels, exercice direct d’un contrôle physique et individuel contraignant pour satisfaire des caprices personnels, obtention de documents sous la contrainte, facilitation de la sortie et de l’entrée de citoyens marocains vers et depuis le territoire marocain de manière régulière dans le cadre d’un gang et d’un accord, et dissimulation de biens acquis par infraction… » , indique le texte.

A suivre

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NARCO-LOGISTIQUE 🇺🇸 : l’Albanais Ylli Didani préparait des drones sous-marins pour approvisionner l’Espagne 🇪🇸 en cocaïne

Ce n’est qu’après le décryptage de la plateforme Sky-Ecc que Ylli Didani utilisait pour ses communications que ces informations ont permis, au DEA en particulier, de découvrir tant de pratiques des narco-logisticiens

C’est la Drug Enforcement Administration (DEA) qui a suivi pendant des années les traces d’Ylli Didani, un Albanais vivant à Détroit avec résidence permanente dans le pays et lui attribue la direction du réseau criminel qui a abouti à plusieurs expéditions de cocaïne saisies à Bilbao et à Algésiras et à des arrestations en Espagne et aux Pays-Bas.

Rien de nouveau, les torpilles lestées existaient déjà en 1990

La DEA a pris note des photographies prises par Didani de ses propres messages texte, avant que les messages cryptés ne soient détruits, des plans de construction de conteneurs submersibles qui contiendraient la cocaïne, actionnés par télécommande, GPS et aimants. Il existe même une photographie d’un prototype, qui illustre ce reportage. Le plan, selon le gouvernement des États-Unis, était de placer ces torpilles ou drones sous des porte-conteneurs puis de les séparer à environ 100 milles de leur destination européenne, sur la route marchande, où un bateau de pêche récupérerait les torpilles.

L’idée était de réaliser l’opération au large des côtes galiciennes, car les organisations du nord-ouest de l’Espagne sont les grandes spécialistes de cette mission. On pense que des artefacts de cette classe ont réussi à atteindre le territoire par cette voie.

La DEA affirme également que Didani, dont les entreprises seraient à l’origine du réseau complexe qui servait de couverture aux expéditions de cocaïne susmentionnées entre des bananes saisies en Espagne, a acheté plusieurs véhicules blindés à une entreprise nord-américaine et les a envoyés en Équateur et en République dominicaine. C’est précisément de ce dernier pays que se trouvent deux des personnes arrêtées lors de l’opération qui a eu lieu ce samedi.

Plus en espagnol

Ylli DidaniUS Court

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST): en 2023, les trafics de drogue toujours plus florissants et plus violents

Constat d’échec de la politique menée

« La menace a atteint un niveau historiquement élevé », décrit sans fard la patronne de l’Office antistupéfiants (Ofast), Stéphanie Cherbonnier. « Aucun territoire n’est épargné. » Nourri par une forte demande – 5 millions de consommateurs réguliers de cannabis, 600.000 de cocaïne, selon l’Office français des drogues et toxicomanies (OFDT) -, le marché national des stupéfiants produit un chiffre d’affaires annuel estimé à 3 milliards d’euros.

Extraits de l’article paru dans Les Échos

21.000 emplois à temps plein

De début janvier à mi-novembre, la police a recensé 315 faits d’homicides ou tentatives entre malfaiteurs liés aux narcotrafics, en hausse de 57 % par rapport à la même période de 2022. Rien qu’à Marseille, la guerre à laquelle se livrent deux organisations criminelles concurrentes pour le contrôle du juteux marché de la drogue a fait 47 morts, pour l’essentiel des « petites mains du trafic ». D’autres villes sont gangrenées par cette violence : Nantes, Besançon, Toulouse, Avignon ou Nîmes ont connu cette année leur lot de règlements de comptes.

Pour mener ce qu’il appelle « la mère de toutes les batailles », le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin n’a pas lésiné sur les moyens pour « pilonner » les points de deals et tenter de déstabiliser les trafics. Mais la tâche est titanesque. Selon les données de l’Ofast, 240.000 personnes vivent directement ou indirectement du trafic de stupéfiants en France, dont 21.000 à temps plein.

« Narchomicide »

Les produits ont une rentabilité élevée pour les organisations criminelles. « La cocaïne est achetée entre 28.000 et 30.000 euros le kilo et revendue entre 65 et 70 euros le gramme », détaille Stéphanie Cherbonnier. Sur ce marché dynamique, alimenté par une « production en hausse » et une « forte demande diversifiée, notamment en produits de synthèse », la concurrence est féroce et justifie le recours à la force.

« Il y a une volonté incontestable d’éliminer physiquement des concurrents », note le patron de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), Yann Sourisseau. Désormais, des commandos équipés d’armes de guerre n’hésitent plus à « rafaler » en pleine rue, observe un enquêteur. 

157 tonnes interceptées

Les petits soldats de cette guerre meurtrière sont jeunes, eux aussi. Sur les 450 victimes recensées en 2023 par la police, « 30 % ont moins de 20 ans », a récemment noté son directeur général, Frédéric Veaux. Et « 20 % des auteurs ont entre 16 et 19 ans », selon les statistiques de l’OCLCO.

Face aux narcotrafiquants, policiers, gendarmes, douaniers et magistrats bataillent pied à pied. En 2022, les saisies ont battu un nouveau record historique avec plus 157 tonnes interceptées, cannabis (128,6 tonnes) et cocaïne (27,7 tonnes) en tête. Mais elles ne concernent qu’une petite partie des volumes en circulation.

Sur le front des violences, 123 auteurs mis en examen et écroués, recense l’OCLCO. L’an dernier, « 8.000 armes ont été saisies, en hausse de 10 % par rapport à 2021 », ajoute Stéphanie Cherbonnier. Mais le constat demeure : malgré une répression tous azimuts, les trafics n’en finissent pas de se développer.

Plan national européen

« Les politiques pénales même sévères ne dissuadent pas » les trafiquants, reconnaît la préfète de police des Bouches-du-Rhône, Frédérique Camilleri. « Ils vont pour trente ans en prison et ça ne les dissuade pas. »

Alors certains redoutent déjà de voir la situation déraper comme en Belgique ou aux Pays-Bas.

Une difficile coopération judiciaire

Mais traquer les têtes des trafics bute sur l’écueil de la coopération judiciaire. « Les barons de la drogue […] sont réfugiés dans un certain nombre de pays où les processus d’extradition sont aujourd’hui interrompus », a résumé la procureure de Paris, Laure Beccuau. Sous le soleil du Maroc, d’Algérie et surtout de Dubaï, ils blanchissent leur argent et continuent à gérer leurs réseaux.

Même si, officiellement, les liens avec l’émirat se sont améliorés ces dernières années, les difficultés persistent. Plusieurs têtes de réseau recherchées par la France ont été interpellées ces dernières années à Dubaï. Mais à ce jour, seules deux ont été extradées.

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FRANCE 🇫🇷 (Toulouse) : 10 kg de cocaïne, 65 kg de cannabis, des sommes 170 000 euros et 60 000 euros d’objets de luxe ont été saisis jeudi 14 décembre 2023

Vaste opération à Toulouse (Haute-Garonne) et ses environs

Tout a commencé avec l’interception d’une voiture transportant 8,5 kg de cocaïne à la frontière entre la France et l’Espagne. C’est à partir de cette saisie qu’une vaste opération a été lancée principalement dans la Ville rose et dans son agglomération.

170 000 € en espèces ou sur les comptes bancaires des suspects ont été saisis, sans compter plus de 60 000 € d’objets de luxe, tels que de la maroquinerie, des bijoux et des montres.

Des femmes dans des rôles clés

L’équipe impliquée dans ce trafic, caractérisée par une organisation très structurée, opérait au-delà de Toulouse, desservant des zones telles que le Gers, le Tarn, le Tarn-et-Garonne et l’Ariège. Le trafic était coordonné entre Barcelone, où quatre individus ont été appréhendés par la ‘Guardia Civil’, et Toulouse, toujours selon le journal local.

Les femmes semblaient jouer un rôle important dans ce réseau. Elles occupaient des postes clés, notamment dans le transport de la drogue, sûrement pour des raisons de discrétion.

source

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FRANCE 🇨🇵 (Affaire du Bd Exelmans) : non-lieu requis pour François Thierry, l’ex-patron de L’OCRTIS

Héléne Crocquevieille, Michel Sapin,Erwan Guilmin et Francois Hollande.

Le 17 octobre 2015, une équipe de douaniers de la DNRED avait ‘officiellement’ découvert une cargaison importante de cannabis dans des camionnettes garées boulevard Exelmans à Paris, au pied d’un immeuble habité par un trafiquant de haut vol, Sophiane Hambli, par ailleurs informateur de premier plan de François Thierry, le patron des stups.

Leurs relations avaient rapidement jeté le trouble sur l’affaire, la police des polices (IGPN) étant co-saisie de l’enquête, tandis que François Thierry était muté à la Sous-direction antiterroriste (Sdat).

Tout «élément intentionnel» écarté

Dans son réquisitoire définitif, que l’AFP a pu consulter, le parquet de Bordeaux considère que «l’existence de la remontée de produits stupéfiants du Maroc via l’Espagne ayant été signalée au préalable, même a minima, à l’autorité judiciaire», la complicité par abstention ne peut être établie. Le parquet écarte tout «élément intentionnel» du policier visant à favoriser les activités de Sophiane Hambli, retenant que sa gestion de l’informateur, en dépit de ses «manquements», visait seulement à démanteler le réseau d’un autre trafiquant d’envergure.

«Cet objectif s’appuyait sur le savoir-faire et le relationnel de Sophiane Hambli mais ne pouvait être assimilé, à l’issue des investigations (…), à une participation directe de François Thierry à un trafic de stupéfiants», estime le parquet. Il a requis en revanche le renvoi de Sophiane Hambli devant le tribunal correctionnel pour trafic de stupéfiants, avec une quinzaine de complices présumés.

Source

On peut donc penser que, cette décision de non poursuite de François Thierry, due au seul fait que tout élément intentionnel de narcotrafic a été écarté, pourra permettre aux autorités de revoir le non traitement du dossier de Marc Fievet, qui lui , a infiltré au plus haut niveau le narco-business et qui n’a reçu aucun soutien de François Auvigne, alors DG de la Douane Française.

Lire plus

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ESPAGNE 🇪🇸 (Coke en Stock – N°408) : des avions, des hélicos,des bateaux, des français et … des stups

Lors du précédent article où était abordé le cas de Patrick Postillon, ce notaire niçois tombé dans le trafic de drogue, à l’insu de son plein gré, par l’intermédiaire de son pilote truand, membre d’un gang de chevronnés trafiquant du cannabis -et de cocaïne- entre le Maroc et la France, il est apparu un autre cas d’espèce, un autre français…

A lire dans

On pourra lire que le 27 novembre 2005, un Cessna T210-M Centurion se retrouve poursuivi par un hélicoptère du SVA (Servicio de la Vigilancia Aduanera) le EC-IGM , un ‘Dauphin’ rapide) .

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : les côtes normandes face à une nouvelle « marée blanche »

C’est Le Télégramme qui nous informe que le sujet actuel de préoccupation des services de lutte antidrogue, c’est la multiplication des largages de ballots de cocaïne en mer (« drop off »), comme évoqué dans le premier volet, publié ce samedi, de l’ enquête consacrée au trafic de cocaïne.

Selon des informations portées à notre connaissance depuis, la Normandie fait actuellement face à une déferlante de paquets échoués : en trois semaines, près de deux tonnes auraient déjà été récupérées sur le littoral et en mer.

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TENERIFE 🇪🇸 (Îles Canaries) : les policiers saisissent 1.000 kilos de cocaïne

Les policiers ont saisi une tonne de cocaïne de la plus haute pureté dans une villa de luxe à Tenerife.

Dans le cadre de cette opération, neuf personnes au total ont été arrêtées, dont sept citoyens espagnols, un important trafiquant de drogue colombien du lClan del Golfo, et un italien, agent de liaison pour la ‘Ndrangheta.

source et plus sur Narcodiario

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IRLANDE 🇮🇪 (aéroport de Weston) : douaniers et policiers trouvent 60 kilos d’héroïne dans un Cessna 210H centurion

C’est la BBC qui nous informe qu’un monomoteur Cessna a été intercepté puis saisi vendredi matin à l’aéroport de Weston, suite à la découverte de 60 kg d’héroïne emballée sous vide dans l’avion

La « Gardaí » (police irlandaise) a publié cette photo de l’avion lesté de 60 kilos héroïne

La saisie est le résultat d’une opération conjointe entre An Garda Síochána (police irlandaise), les douaniers irlandais grace à la coopération multi-agences, en l’occurrence entre An Garda Síochána, les douanes irlandaises et le Centre d’analyse et d’opérations maritimes de Lisbonne, au Portugal.

Un monomoteur Cessna a été intercepté puis saisi vendredi matin à l’aéroport de Weston,
suite à la découverte de 60 kg d’héroïne emballée sous vide dans l’avion

La drogue provenait d’un gang familial de Dublin ayant des liens avec la célèbre organisation criminelle Kinahan, rapporte la chaîne de télévision irlandaise RTÉ.

Le département du Trésor américain décrit le cartel de Kinahan comme l’un des plus dangereux au monde, comparable à des organisations criminelles telles que la Camorra en Italie, Los Zetas au Mexique et Yakuza au Japon.

Plus en Espagnol

Plus sur l’avion

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FRANCE 🇫🇷 (Douane Française) : « Il ne faut pas se voiler la face, nos ports sont sujets au trafic », c’est Thomas Cazenave qui le dit

Depuis plusieurs années, Aviseur international alerte sur cette problématique importante qu’est le manque de contrôle à l’arrivée des conteneurs.

Les derniers articles

le 22 octobre 2023, cet article: EUROPE (trafic de cocaïne par conteneurs) : toujours pas de contrôles sérieux en vue

le 12 janvier 2023 : Allo ! Allo !En France, Bercy et Montreuil ne répondent pas ! Et aucun IGF pour se saisir du dossier sécurité.

-le 3 octobre 2021 : FRANCE (DNRED – CELTICS) : quand on dit que le port du Havre est une passoire, le ministre Olivier Dussopt ne nous croit pas !

le 21 septembre 2021 : WORLWIDE (NARCOTRAFIC MARITIME) : comment inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision?

Si seulement nos gabelous pouvaient faire preuve de la même efficacité pour lutter contre le narcotrafic que celle démontrée dans la pêche aux accises, on serait sur la bonne voie.

Lu dans Le FIGARO

«Nous devons être à la hauteur de la menace». Le ministre délégué aux Comptes publics, Thomas Cazenave, qui a en charge la tutelle des douanes, a annoncé ce jeudi dans une interview au Parisien plusieurs mesures pour lutter contre le trafic de drogue dans les ports français. «Il ne faut pas se voiler la face, nos ports sont sujets au trafic», a ainsi alerté le ministre interrogé par nos confrères. Selon une note des douanes consultée par le Parisien, les ports du Havre, de Dunkerque et de Marseille sont devenus des points d’entrée de la drogue, en grande majorité de la cocaïne. «Plusieurs réseaux criminels havrais ont pour commanditaires réguliers des acteurs de la Mocro Mafia », une mafia néerlandaise à l’origine de plusieurs assassinats et d’une tentative d’enlèvement contre le ministre de la Justice belge, est-il écrit dans la note des douanes.

«Au regard de l’évolution du trafic, nous devons muscler notre réponse. Nos services de renseignement et le travail de coopération internationale nous confortent dans l’idée qu’il faut faire de la lutte contre les stupéfiants dans les ports une priorité majeure de l’action de la douane pour les prochaines années», a encore averti le ministre des Comptes publics. Le développement économique des ports français – dû notamment à la saturation des ports du nord de l’Europe comme Rotterdam aux Pays-Bas, ou Anvers en Belgique – a ainsi entraîné une forte augmentation du trafic de cocaïne. «Les saisies ont été multipliées par cinq en dix ans dans les ports européens, a encore expliqué Thomas Cazenave . Tous les ports sont touchés, ceux d’Europe du Nord naturellement mais aussi les nôtres.»

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