FRANCE 🇫🇷 (Narco-business) : les brokers et autres narcos peuvent continuer le ‘job’ en toute quiétude

Quand les ‘nuls’ XXL sont aux manettes

« On a des résultats, notamment grâce aux opérations ‘Place nette’ qui se multiplient, qui nous permettent de rendre des quartiers à des français qui les avaient perdus parce qu’ils étaient tenus par les trafiquants, je vous confirme qu’on va continuer à en créer, vu les budgets en très forte augmentation du ministère de la Justice pour aller encore plus vite« .

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FRANCE 🇫🇷 (constat) : la guerre contre le narcotrafic, qui n’épargne même plus les zones rurales, semble perdue

L’enquête de Marianne révèle les défaillances au cœur des systèmes policier et judiciaire.

L’État peut-il encore agir face à la gangrène du narcotrafic ? Si l’on en croit les spécialistes qui ont défilé depuis des mois devant la commission d’enquête sénatoriale consacrée à ce fléau, le pessimisme est de rigueur. Florilège : « Le risque à court terme est de voir l’État de droit se déliter » (Olivier Leurent, président du tribunal judiciaire de Marseille). « Aucune profession n’est épargnée » par la corruption (Stéphanie Cherbonnier, cheffe de l’Office anti-stupéfiants-Ofast).

A LIRE AUSSI : Natacha Polony : « La gangrène de la corruption, l’affaiblissement des États et la fin de la démocratie »

Même constat du côté des policiers, des juges et des magistrats interrogés par Marianne. François Antona, chef de la Juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée (Junalco) : « Aujourd’hui, la criminalité organisée est la menace numéro un de nos sociétés. Notre réaction doit être à la mesure. » François Molins, ancien procureur de Paris : la lutte contre le narcotrafic « consomme l’énergie de milliers et de milliers de fonctionnaires de police, de gendarmerie et de magistrats… On y consacre des milliards et des milliards. Et on n’arrive pas à faire reculer le problème. Au contraire, même. » Le magistrat ajoute cette prédiction : « Je pense qu’on va finir par le payer très chèrement. » Pour mieux agir, il faut comprendre.

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THAÏLANDE 🇹🇭 (Bangkok) : saisie d’ 1 tonne 400 d’ héroïne dans la province de Non Khai

Source / (Photo fournie/Wassayos Ngamkham)

Quatre trafiquants de drogue ont été arrêtés et 1,4 tonne d’héroïne passée clandestinement à travers le fleuve Mékong saisie dans une maison et une plantation d’hévéas du district de Sangkhom, province de Nong Khai.

Au total, 208 colis, contenant 1 404 kilogrammes d’héroïne, ont été saisis dans les 29 cartons, a indiqué le lieutenant-général Sarayut. Les suspects ont déclaré que des ressortissants laotiens à bord d’un bateau à moteur avaient livré l’héroïne sur la rive du Mékong, dans le village de Phukhao Thong.

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COLOMBIE 🇨🇴 (Antioquia, Bolívar, Cesar y Chocó) : saisie de 250 tonnes de précurseurs destinées aux laboratoires de cocaïne

Trois structures utilisées pour la transformation de la cocaïne ont été localisées dans dans les municipalités d’Achí, Pinillos et Regidor à Bolívar, Alto Baudó, Carmen del Darién, Quibdó et Riosucio à Chocó, La Gloria à Cesar et Vigía del Fuerte à Antioquia

Au total, 55 595 gallons de carburant (200 000 litres de kérosène et essence) et près de 95 tonnes de ciment ont été saisis.

Source

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GHANA 🇬🇭 (porte d’entrée de la cocaïne) : le 31 janvier dernier, deux ‘jets’ ont atterri sur une base militaire

Plusieurs câbles de Wikileaks de 2008 en avaient fait état, accusant notamment les employés du NACOB (l’antidrogue) du principal aéroport du pays de largement fermer les yeux sur les arrivées de coke, un câble citant même le transfert via Air France de cocaïne via le hub de Lomé. Ou encore la non-arrestation de trafiquants pourtant bel et bien découverts…

le 31 janvier dernier, deux ‘jets’ ont atterri sur une base militaire… C’est inquiétant quand on connaît l’activité supposé de ces ‘jets’

C’est inquiétant d’autant plus que l’on s’est aperçu, en soulevant le tapis, que l’actuel chef d’État, à un moment de sa vie, a ouvertement favorisé un trafiquant notoire, ce que tout le monde semble avoir depuis oublié.

Et au bout, la découverte d’énièmes sociétés américaines acheteuses de jets à bas coûts, des candidats potentiels au dernier voyage chargé de cocaïne, comme ceux que l’on décrit ici depuis près de 15 ans maintenant, sans être beaucoup relayé par une presse grand public qui ne s’intéresse visiblement pas au sujet.

Le public gavé de Tik-Tok préférant regarder des fictions romancées façon Netflix que de regarder la (triste) réalité en face !

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ESPAGNE 🇪🇸 (Algésiras) : les agents du SVA saisissent environ 25 tonnes de haschich dans un camion en provenance du Maroc en route pour le marché Saint Charles de Perpignan en France

C’est NARCODIARIO qui nous rapporte les faits

Au siècle dernier, à la fin des années 80, les lots de haschich était transportés par RO-RO dans des cargaisons de fruits avant d’être déchargés du côté de Valencia, puis rechargés vers l’Allemagne, l’Italie, la France et les pays nordiques parmi des livraisons de fruits et légumes.

Les tracteurs qui récupéraient les semis au port d’Algésiras étaient plaqués en France dans le 38.

A l’époque cela se passait sous la haute bienveillante ignorance de la ‘Policia’ et de la ‘Guardia civil’… GAL oblige !

Il fallait bien que les sicaires du GAL se payent puisque les fonds réservés, destinés à les « indemniser », restaient dans les poches des « Vera and Co ».

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NARCO-BUSINESS (« Drogue du pauvre) » : six questions sur la prégabaline, ce médicament qui fait l’objet d’un trafic international

Le parquet de Marseille annonce ce mardi le démantèlement d’un réseau international de trafic de prégabaline, un médicament légal vendu au marché noir comme « drogue du pauvre ».

par Pauline Sauthier


Qu’est-ce que la prégabaline ? France 3 Provence-Alpes vous explique pourquoi ce médicament est dans le viseur de la justice. 

Le médicament prégabaline, connu sous le nom commercial de Lyrica, a été détourné de son usage et utilisé comme une drogue. Faisant l’objet d’un trafic international repéré depuis 2022 par les autorités, il a entrainé la mise en examen ce vendredi 19 avril de trois personnes, soupçonnées d’être impliquées dans ce système illégal de revente. 

Qu’est-ce que la prégabaline ?

La prégabaline est un médicament, connu sous le nom commercial de Lyrica et qui est également vendu sous forme de génériques. Il est prescrit pour traiter l’épilepsie, les troubles anxieux généralisés et les douleurs neuropathiques, notamment des membres inférieurs.

Pourquoi ce médicament inquiète les autorités sanitaires ?

« Des personnes à qui ce médicament a été prescrit présentent des troubles de l’usage, c’est-à-dire, une addiction, expliquait Joëlle Micallef, médecin pharmacologue, responsable du réseau français d’addictovigilance et cheffe de service à l’hôpital de la Timone à Marseille en mai 2023 à Marseille. Ce qui nous interpelle, c’est que cela touche une typologie très variée. On pourrait penser que cela ne concerne que les toxicomanes mais cela n’est absolument pas le cas(…) On peut développer une addiction avec une prescription classique, en respectant les doses proposées par un médecin, même si ce n’est pas systématique »

Parmi les personnes dépendantes à la prégabaldine, on trouve aussi des usagers de drogue qui détournent son usage pour ses effets à forte dose. 

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DROGUE : les Etats-Unis exhortent la communauté internationale à lancer la bataille contre le fentanyl

Le secrétaire d’Etat américain a mis en place une coalition de 151 pays pour lutter contre le fentanyl, qui transite pour beaucoup par le Mexique et est, le plus souvent, fabriqué à partir de précurseurs « made in China ».

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ESPAGNE 🇪🇸 (Pontevedra – Galicia) : Víctor Méndez Sanguos a interviewé Rosa Ana Morán Martínez, la « Fiscal jefa antidroga »

Víctor Méndez Sanguos – Rosa Ana Morán Martínez

Rosa Ana Morán Martínez s’engage pour un changement de stratégie qui implique « plusieurs ministères, pas seulement ceux de la Santé et de l’Intérieur », pour lutter contre la drogue et annonce une ligne de travail pour lutter contre le blanchiment d’argent et saisir les avoirs des trafiquants de drogue.

L’année où l’Espagne dépasse la Belgique et les Pays-Bas dans les saisies de cocaïne, atteignant la troisième place mondiale, derrière la Colombie et l’Équateur, la procureure générale antidrogue, qui se trouvait à Vilagarcía (Pontevedra, Espagne) pour récupérer la « Nécora dorée » de la Fondation Galicienne « Contre le Trafic de Drogue », promeut un changement de stratégie.

Rosa Ana Morán s’engage à « rendre visible » la problématique drogue et à déclencher une action « globale » qui toucherait plusieurs ministères de manière transversale. Un travail considérable est déjà réalisé dans la lutte contre le trafic de drogue mais, cependant, les données indiquent que la situation empire.

Il y a plus de drogue et de violences que jamais…

Víctor Méndez Sanguos – Quelles sont les actions menées par le Parquet Antidrogue de la ‘Audiencia Nacional‘ ?

Rosa Ana Morán Martínez – Eh bien, j’essaie d’abord de lui donner de la visibilité. Il est important de voir et de savoir que les drogues restent un problème majeur. Il est nécessaire, et je viens de l’inclure dans le rapport dans la section recommandations, d’aborder le problème de manière globale. Et de manière intégrale également avec d’autres ministères. Le Plan National Médicaments, qui dépend de la Santé, la partie réduction de la demande et contrôle de l’offre, qui dépend du ministère de l’Intérieur, comme si tout se terminait par des arrestations et des saisies. Je crois que le système est inefficace, surtout jusqu’à ce que des condamnations soient obtenues et que tout ce que les gens ont gagné grâce à la drogue soit récupéré. L’important est de leur retirer leur argent pour qu’ils ne puissent pas continuer les mêmes activités.

Pour Rosa Ana Morán Martínez, les enquêtes qui pietinent dans des tribunaux « effondrés » conduisent à l’impunité.

Víctor Méndez Sanguos – Revenons à l’effondrement des tribunaux comme cause de l’absence de progrès…

Rosa Ana Morán Martínez – Cela me parait fondamental. Ceux qui peuvent en parler sont les forces et les organes de sécurité de l’État, qui se plaignent du manque de ressources, mais l’une de leurs principales plaintes est que les enquêtes sont très retardées, et cette lenteur conduit à l’appréciation de circonstances atténuantes, et ces retards excessifs participent à l’impunité.

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BELGIQUE 🇧🇪 (Terbekehofdreef) : environ 6 tonnes de cocaïne étaient stockées dans un entrepôt à Wilrijk prés du port d’Anvers

La Police judiciaire fédérale (FGP) d’Anvers a arrêté douze personnes âgées de 24 à 60 ans, de nationalités belge, néerlandaise et guinéenne.

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OPÉRATIONS XXL : pour mémoire !

Les États-Unis avaient envoyé 500 000 soldats au Vietnam et mis en place une série de régimes de marionnettes dirigés avant tout par Ngo Dinh Diem, remplacé par Nguyen Cao Ky lorsque Diem a été assassiné lors d’un coup d’État soutenu par les États-Unis. Après que Ky est tombé de son service, il est remplacé par Nguyen Van Thieu.

Ce qu’ils avaient tous en commun, c’était le contrôle du commerce de l’opium dans lequel les États-Unis étaient également complices

L’armée de l’air sud-vietnamienne a transporté de l’opium du Laos à Saïgon et a rivalisé avec l’armée du pays, la marine, les douaniers, les politiciens et la police nationale pour une part du commerce.

La compagnie aérienne de la CIA Air America qui a également été utilisée pour transporter de l’opium vers les raffineries d’héroine de la région était connue sous le nom d’Air Opium.

À partir de la fin de 1969, les chimistes de Hong Kong associés au syndicat Chiu Chua ont commencé à raffiner l’opium en no 4 – jusqu’à 99 % – dans le Triangle d’Or, une zone englobant les collines de l’est de la Birmanie, les crêtes montagneuses de la Thailande et les hauts plateaux du nord du Laos.

Au moment de la fin de la guerre, le Viêt Nam était en ruines et les ‘productions’ du Triangle d’or était exporté dans le monde entier.

Quel qu’en soit le coût humain et financier!

Le résultat

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EUROPE 🇪🇺 (Crime organisé) : les 800 gangs les plus dangereux d’Europe cartographiés par Europol

Europol a cartographié les 821 réseaux criminels « les plus dangereux » du continent, scrutant le fonctionnement de gangs concentrés sur le narcotrafic, présents dans l’immobilier ou la logistique, et dont certains des chefs donnent des ordres depuis Dubaï ou l’Amérique du Sud.

La majorité de ces gangs se concentrent sur le trafic de drogues (cocaïne, cannabis, héroïne, drogues de synthèse), avec des opérations souvent localisées en Belgique, Allemagne, Italie, Espagne ainsi qu’aux Pays-Bas, détaille l’agence européenne de police, basée à La Haye.

Mais ces réseaux étendent leurs tentacules à des secteurs comme l’immobilier, la construction, le transport de fret ou les discothèques, et menacent ou corrompent procureurs et juges, selon le rapport publié vendredi.

Pour la première fois, Europol « analyse en profondeur » les opérations des groupes criminels, scrutant « la stratégie des réseaux criminels pour infiltrer le monde des affaires légales, pour faciliter leurs activités criminelles, dissimuler des crimes et blanchir les profits criminels ».

Le défi semble titanesque : environ 86 % de ces groupes criminels utilisent des « structures commerciales légales » dans des secteurs comme la construction, l’immobilier, l’hôtellerie et la logistique, en recourant à des avocats ou des experts financiers « qui ignorent parfois l’origine criminelle des avoirs ».

Les discothèques peuvent aussi être liées au trafic de drogues, mais aussi à l’extorsion, au racket, ainsi qu’au trafic d’êtres humains et d’armes, selon l’agence.

Et les employés des entreprises de logistique, en particulier dans les grands ports, sont « régulièrement » la cible de la corruption car ils peuvent « faciliter un accès sans restriction » à l’infrastructure.

Bon nombre des réseaux criminels listés existent depuis des années, un tiers d’entre eux étant opérationnels depuis plus d’une décennie et certains ayant continué d’être orchestrés depuis des prisons.

Avec cette « cartographie » accompagnant une coordination accrue des forces de l’ordre dans l’UE, « le message adressé aux réseaux criminels est : Vous ne pouvez plus vous cacher », a déclaré la cheffe d’Europol, Catherine De Bolle, en présentant le rapport à Bruxelles.

« Nous ne nous contentons pas de partager ces conclusions, nous ouvrons une nouvelle ère dans notre lutte contre le crime organisé, marquée par l’innovation, la collaboration et un engagement ferme pour assurer la sécurité de l’UE et de ses citoyens », a abondé la ministre belge de l’Intérieur, Annelies Verlinden.

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COKE en STOCK (CDXV ‘415’) : le dernier mis en ligne en avril 2024, avec un petit point d’actu…

On suit toujours ici avec grande attention le procès de Miguel Angel Devesa , ancien policier espagnol, en Côte d’Ivoire qui va se tenir jusqu’à la mi-avril minimum.

On commencera à la remise du verdict de celui qui avait amené à Tarkint en 2009 entre 6 à 10 tonnes de cocaïne dans un tri-réacteur Boeing 727 (et avait assassiné son collègue, puis dépecé son corps à la tronçonneuse) ; ce sera dans une série d’une dizaine d’épisodes relatant le bourbier malien depuis cette période faste des transports de coke dans le pays.

Cerné, il a déjà commencé à balancer tout le monde dans l’espoir de minimiser son propre rôle !

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FRANCE 🇫🇷 ( DNRED – OFAST) : « Affaires marquantes »

Constitué de filatures, d’écoutes, de surveillances, le minutieux travail de l’OFAST est « indispensable à la lutte contre la criminalité organisée et particulièrement le narcotrafic », selon l’Association de police judiciaire. J’ajouterai la DNRED !

Le groupe dénonce par ailleurs la « focalisation de l’action publique sur la petite délinquance », qui pousserait à « l’absorption des petits groupes criminels par de plus grosses organisations mieux structurées et plus résilientes ».

Le chevalier de l’esbroufe !

Il est vrai que le moulin à vents Gérard Darmanin, le Alonso Quichano de la lutte antidrogue en France, se targue d’avoir réussi la prouesse d’avoir fait intercepter… quelques kilos !

Dans le même temps des exploits de notre Don Quichote de Beauvau, pour le seul mois de février, l’OFAST et la DNRED tapaient ou faisaient taper plus de 9 tonnes de cocaïne, 3,9 tonnes de résine de cannabis, 50 kilos de drogue de synthèse, 40 kilos d’héroïne, 86 armes, 24 véhicules, 1,4 million d’euros saisis – et 345 personnes interpellées.

Sobrement intitulé « Affaires marquantes », ce document de sept pages diffusé dans le cadre du plan national de lutte contre les stupéfiants ne recense que les principaux dossiers traités par l’Ofast avec le concours des services de police judiciaire locaux et de la DNRED, sans oublier la DEA et le MAOC-N.

En creux, ce document révèle l’ampleur d’un phénomène dont on perçoit mal comment les opérations « Place nette XXL », mobilisant des milliers de policiers et gendarmes dans les quartiers sensibles, pourraient, seules, venir à bout.

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ÉQUATEUR 🇪🇨 (Guayaquil) : les policiers interceptent un camion lesté de 1588 kilos de cocaïne

C’est Narcodiario qui nous informe que c’est du côté de Mapasingue que suite à un signalement anonyme, le camion qui transportait des bananes et 1558 kilos de cocaïne destinés sans doute à être transbordé dans un conteneur au port de Guayaquil a été intercepté par les policiers.

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NARCO-BUSINESS : le Français 🇫🇷 Romain Bolzinger a réussi à infiltrer le cartel de Sinaloa au Mexique 🇲🇽

Entre autres enseignements, un des modes opératoires utilisés par certains membres des forces de sécurité pour améliorer leurs chiffres de saisies : permettre la croissance d’un cartel qui, en échange, fournit des informations sur les autres, s’emparant du marché et bénéficiant aux agents corrompus.

En trois ans, le journaliste Romain Bolzinger a réussi à infiltrer le cartel de Sinaloa au Mexique, l’une des organisations les plus dangereuses et les plus puissantes au monde, et à gagner la confiance des trafiquants. Grâce à son accès privilégié, il parvient à pénétrer dans leurs laboratoires cachés, découvrir leurs kidnappings, rencontrer leurs tueurs à gages et écouter leurs histoires de corruption

Grâce à l’enquête de Bolzinger et aux témoignages d’anciens partenaires, avocats, anciens agents de la DEA ou victimes du trafic de drogue, nous connaissons l’une des raisons qui ont fait prospérer le cartel de Sinaloa, quel a été le rôle des autorités mexicaines et américaines et ce qui s’est réellement passé. dans le cas d’El Chapo Guzmán.

« Narco Circo » révèle les mécanismes politiques et financiers à l’origine du trafic de drogue dans cette région du monde, une industrie mondiale devenue trop grande et trop puissante pour être démantelée.

Qui est qui dans « Narco Circo »

Le cartel de Sinaloa est une organisation criminelle mexicaine dédiée au trafic de drogue. Il est considéré comme l’un des cartels les plus puissants et les plus influents au monde.

Il était dirigé par Joaquín Guzmán, « El Chapo », jusqu’à son arrestation en 2016. Le documentaire montre comment le cartel a prospéré grâce à la complicité du gouvernement mexicain et à la politique erratique des États-Unis. El Chapo Guzmán était l’un des trafiquants de drogue les plus puissants du Mexique. Il a été le chef du cartel de Sinaloa aux côtés d’Ismael El Mayo Zambada jusqu’à son extradition en 2017 vers les États-Unis. Tout au long du documentaire, nous assisterons à son ascension et à sa chute. Il a été arrêté, emprisonné et évadé à plusieurs reprises (grâce à la protection dont il bénéficiait) et est devenu le deuxième homme le plus recherché par le FBI et Interpol. En juillet 2019, il a été condamné à la réclusion à perpétuité;

L’un des points forts du documentaire, auquel Narcodiario a eu accès pour la première fois, a été la reconstitution de la visite d’un ancien membre de la Police Fédérale du Mexique à la résidence secrète d’El Mayo Zambada qui, à ce jour, passe pour être le boss du cartel jamais arrêté et, probablement, toujours à un niveau hiérarchique au-dessus du susmentionné Guzmán.

La DEA est la Drug Enforcement Administration des États-Unis, dédiée à la lutte contre la contrebande et la consommation de drogue dans son pays

90 % des drogues entrent aux États-Unis via le Mexique, c’est pourquoi la coopération entre les deux pays pour lutter contre le trafic de drogue est essentielle.

Felipe Calderón Hinojosa a été président du Mexique du 1er décembre 2006 au 30 novembre 2012. Il a promis de mettre fin au trafic de drogue, mais rien n’est plus éloigné de la vérité : la fausse guerre contre le trafic de drogue menée au cours de ses six années de présidence a donné comme un résultat, des dizaines de milliers de morts au Mexique. Un système complètement corrompu qui a renforcé le cartel de Sinaloa et l’autonomisation de ses dirigeants, « El Chapo » et « El Mayo ».

Genaro García Luna était secrétaire à la sécurité publique du Mexique sous l’administration Calderón. Il était son bras droit dans la soi-disant « guerre contre le trafic de drogue ». Au cours des premières années, la société mexicaine le considérait comme le rempart efficace contre les narcos, mais il s’est vite révélé que tout était faux et qu’en réalité, il recevait des pots-de-vin et était allié au cartel de Sinaloa. Grâce à lui, le cartel n’a pas eu de rival. Un des témoignages / Movistar Plus+ « Narco Circo » a été diffusé dans son intégralité avec ses quatre épisodes le lundi 25 mars sur Movistar Plus+.

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FRANCE 🇫🇷 (retour sur affaires sensibles) : deux histoires de grands flics qui ont flirté avec la légalité

Durant le mois de mai 2016, la justice a eu affaire à deux histoires de grands flics qui flirtent avec la légalité, deux histoires d’indics, deux histoires qui posent question du lien trouble entre policiers et voyous.

Michel Neyret, icône déchue de la PJ lyonnaise dont il fut le numéro 2, comparaît depuis le lundi 2 mai au tribunal correctionnel de Paris pour s’expliquer sur les relations incestueuses qu’il a entretenues avec ses informateurs.

Un autre grand flic l’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) François Thierry est soupçonné d’avoir laissé entrer en France plusieurs dizaines de tonnes de cannabis ces dernières années, d’après une enquête publiée le 23 mai par le quotidien Libération. En cause, la proximité de François Thierry avec le trafiquant de drogue Sofiane H., un des  » indics  » de l’Office.
Entre 2010 et 2015, il aurait laissé son indic, le principal trafiquant de cannabis en France à la tête du « troisième plus grand réseau de drogue » en Europe, la connivence va loin puisque la femme de François Thierry était l’avocate de Sofiane Hambli.
Le puissant policier avait recruté en personne Sofiane Hambli et lui a permis d’importer de grandes quantités de drogue en « livraison surveillée ». Cette technique, légale, permet à la police de laisser passer des stupéfiants sur le sol français afin de remonter une filière pour la démanteler.

Sauf qu’en l’espèce, le réseau mis en place par le trafiquant/indic n’a jamais été inquiété… contrairement à ceux de ses concurrents.

Sauf que depuis 2004, et la loi Perben II, le recours aux indics est encadré, ni un policier seul ni même une équipe d’enquêteurs ne peut en principe gérer seul son indic. Tous doivent désormais être répertoriés dans un fichier central.

Seulement pour démanteler un réseau, peut-on se contenter de la légalité ? Ne doit-on pas forcement user de techniques à la limite de la Loi ? Et cette zone trouble est-elle L’efficacité doit-elle primer sur le droit ? Les invités d’Arnaud Ardoin en débattent ce soir de 19h30 à 20h30 dans l’émission Ça vous regarde sur LCP.

  • Dominique Perben, ancien Garde des sceaux et aujourd’hui avocat.
  • Emmanuel Fansten, journaliste à Libération, auteur de l’enquête.
  • Gilbert Collard, avocat, député RBM-FN du Gard et Secrétaire Général du Rassemblement Bleu Marine, auteur du livre  » Les dérives judiciaires : et si ça vous arrivait ?  » Paru aux Editions Eyrolles .
  • Marc Fievet, ancien infiltré des douanes françaises, inscrit sous le matricule  » NS 55 DNRED « , auteur des livres  » Infiltré au coeur de la mafia  » paru aux Editions Hugo Doc, et  » Gibraltar « , paru aux Editions Michel Lafon.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Santa Catarina) : saisie de 444 kilos de coke dans un entrepôt et découverte d’un labo

C’est NARCODIARIO qui nous informe que lundi soir, la police fédérale brésilienne a réussi à identifier deux résidences, situées à Balneário Camboriú et une autre à Joinville, toutes deux dans l’État de Santa Catarina, qui servaient d’entrepôt et de laboratoire pour la préparation de cocaïne.

Outre la drogue, des armes de différents calibres ont également été saisies.

Six personnes ont été arrêtées.

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COLOMBIE 🇨🇴 (Antioquia) : arrestation d’alias El Mocho, neveu d’Otoniel, et destruction de son grand laboratoire de cocaïne

C’est Narcodiario qui nous informe que durant une opération au cœur de la jungle colombienne, qu’alias El Mocho, membre du Clan del Golfo et neveu de l’extradé Otoniel, ancien chef de l’organisation, a fini par être capturé dans la zone de ​​Tarazá, Antioquia

En plus de la capture d’El Mocho, l’Armée colombienne et la Police nationale ont localisé un grand laboratoire de traitement du chlorhydrate de cocaïne, avec 2 000 kilos de cocaïne liquide et une tonne de cocaïne solide, ainsi que des précurseurs de différents types pour la production de cette substance. La structure démantelée avait une capacité de production de trois tonnes de cocaïne par mois.

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BIRMANIE 🇲🇲 (OPIUM) : environ 1 080 tonnes d’opium, essentiel à la fabrication de l’héroïne, ont été produites en 2023 contre 790 en 2022

La Birmanie est devenue le premier producteur d’opium au monde en 2023, selon le dernier rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), publié mardi 12 décembre 2023

L’ONUDC estime que l’« économie des opiacés » en Birmanie rapporte entre 1 et 2,4 milliards de dollars, soit l’équivalent de 1,7% à 4,1% du PIB du pays. Les difficultés d’accès aux marchés et aux infrastructures publiques, l’inflation galopante « semblent avoir joué un rôle important dans la décision des agriculteurs de cultiver davantage de pavot à la fin de l’année 2022 », selon le rapport.

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