ESPAGNE 🇪🇸 (Galicia) : tromperie et corruption pour inonder l’Europe de cocaïne

Excellent article de Víctor Méndez Sanguos de NARCODIARIO qui aborde le sujet de la corruption endémique en Espagne

La Galice est revenue sur le devant de la scène en précisant que l’Andalousie rivalise déjà avec elle en tant que porte d’entrée majeure. Les drogues colombiennes n’ont jamais été aussi bon marché. Derrière ce boom, outre la surproduction en Amérique latine et la demande brutale de stupéfiants en Europe, se cache un système alimenté par l’argent noir et dirigé par des criminels en col blanc qui protègent les narco-organisateurs des poursuites de la police.

L’année 2023 a marqué des records historiques en matière de saisies de cocaïne en Espagne

Plus de 140 tonnes, selon les données fournies par la Sécurité intérieure à l’époque. Cependant, les prix ont continué à baisser. Quelque chose n’allait pas. La police a localisé le plus grand laboratoire de production de drogue colombien jamais découvert en Europe, à Cerdedo-Cotobade, mais, au même moment, des trafiquants de drogue transportaient en douce 5 000 kilos de cocaïne dans un narco-sous-marin. L’année s’est terminée par d’importantes saisies de conteneurs, tant à Algésiras (9,5 tonnes) qu’à La Corogne (7,5 tonnes). Aux tables de négociation des grands patrons, le prix de la reine des drogues a cependant continué de baisser.

En 2024, les chiffres des saisies ont diminué, mais sont restés très élevés

Les autorités ont réussi à atteindre certains des prétendus barons de la drogue « invisibles » en Galice et dans d’autres régions d’Espagne, dans le cadre d’opérations qui, cependant, sont restées inachevées. Les images de millions d’euros entre les mains de trafiquants de drogue ont attiré l’attention, d’abord dans les Rías Baixas, puis, plus encore, à Madrid.

Les 20 millions d’euros trouvés dans la maison de Óscar Sánchez Gil, un policier qui collaborait avec des trafiquants de drogue auraient pu servir d’avertissement, tout comme les 13 000 kilos de cocaïne saisis en novembre dans la plus grande cargaison de drogue jamais vue en Espagne.

Les narcos continuent de travailler et ils le font partout

Le déchargement de drogue en plein jour, sécurisé par des tueurs à gages armés de kalachnikovs, sur le quai de Las Carabelas à Huelva, en est l’exemple le plus clair.

Les forces de l’ordre continuent d’obtenir des résultats, certains trafiquants de drogue finissent en prison, mais le commerce continue de prospérer, peut-être plus fort que jamais.

Pour comprendre les causes de ce qui se passe, au-delà de la surproduction déjà éculée en Amérique latine et de la demande extrêmement forte en Europe, il faut analyser un nouveau scénario, largement révélé par le décryptage des communications des principaux trafiquants de drogue à travers les plateformes Sky-ECC, Encrochat et Anom, et, plus récemment, d’autres comme Ghost. Dans le monde du crime organisé, les criminels en col blanc ont proliféré, jouant un rôle crucial dans le maintien de l’activité et l’augmentation de leurs profits : ceux qui se livrent à la tromperie, à la corruption et à la fraude, faisant des victimes partout où ils vont, aussi bien parmi les personnes honnêtes que parmi les trafiquants de drogue eux-mêmes.

Des accords avec les autorités judiciaires

Les forces de sécurité et le Bureau du Procureur général, conscients de ce qui se passe, ont mis en place des mécanismes d’alerte pour faire face à un ennemi qui reste souvent sans visage, ou qui a de nombreux visages différents. Certains d’entre eux sont des avocats, selon des sources policières très fiables, mais dans d’autres cas, il s’agit simplement d’individus offrant leurs services à diverses organisations criminelles. Ils assurent la sécurité et la solvabilité des trafiquants de drogue, allant jusqu’à conclure des accords avec les autorités judiciaires qui aboutiraient à des réductions de peine. Et ils citent comme exemple des situations vécues en Galice et en Andalousie, principalement, mais aussi à Madrid, au Levant et en Catalogne : des arrestations et des saisies sont réalisées, mais de grands barons de la drogue, certains n’ont jamais été condamnés, d’autres continuent de faire passer en contrebande de la cocaïne ou du haschisch en quantités sans précédent. Et ils semblent intouchables…

En 2025, en Galice, des proches des barons de la drogue proposent de « remettre » un narco-sous-marin en échange de faveurs dans la phase procédurale d’autres affaires

En Andalousie, le cas de l’ancien chef de l’OCON Sur, l’unité d’élite de la Guardia civil, continue de perturber la scène. La vérité est que les fleuves Guadiana et Guadalquivir sont devenus une importante autoroute de la cocaïne, et alias Yeyo, l’auteur présumé d’une grande partie du trafic de drogue dans cette région, est toujours en liberté. Son nom apparaît en première page des cibles du groupe de travail anti-drogue. Plusieurs sources indiquent que des déchargements comme celui du quai de Las Carabelas portent son sceau. Ancien pilote de bateau à moteur, la Formule 1 des mers, il aurait utilisé ces compétences pour se faire un nom, d’abord comme batelier et maintenant comme patron présumé. On voit également à l’arrière-plan « Le Messi du haschisch », qui se trouve à Tanger et tire les ficelles. On dit qu’il aurait livré l’auteur du crime de Barbate en échange d’être laissé tranquille. Et ce n’est pas exclu. Et puis il y a Dubaï. Les vols aller-retour de l’aéroport de Barajas vers les Émirats arabes unis reçoivent un flux constant de ces individus offrant des services qui profitent à quelques-uns et nuisent à beaucoup d’autres. Ils cherchent à atteindre les plus hauts niveaux possibles, les échelons supérieurs des organisations internationales, pour leur « vendre » l’immunité dont ils bénéficient déjà de facto. Dans ces affaires, les criminels de moindre envergure s’en sortent souvent mal et sont eux-mêmes arrêtés. Et pendant ce temps, ils réalisent des bénéfices dans différents scénarios.

Le policier avec les 20 millions d’euros chez lui

Derrière le trafic international de drogue, un seul élément compte pour les grandes mafias : l’argent qu’elles peuvent gagner. C’est pourquoi ils n’hésitent pas à utiliser tous les moyens à leur disposition pour maintenir leur entreprise à flot et, si possible, la faire croître de jour en jour. Un exemple très illustratif de l’ampleur avec laquelle ce réseau de tromperies et de mensonges a influencé l’escalade des envois de cocaïne non seulement en Espagne, mais dans tout le monde occidental, a été la chute de Óscar Sánchez Gil, l’inspecteur responsable du blanchiment d’argent à la Direction Générale de la Police de Madrid. Son arrestation, dans le cadre d’une opération conjointe entre les Affaires intérieures et la Brigade centrale des narcotrafiquants de l’Udyco Central, fait suite à la saisie de 13 000 kilos de drogue colombienne dans un conteneur au port d’Algésiras, la plus grande cargaison jamais saisie sur le sol espagnol à ce jour.

Ce policier, qui a caché les fameux 20 millions d’euros dans le mur de sa maison, était depuis longtemps employé par diverses organisations criminelles. La tromperie et les mensonges ont permis à ces cargaisons d’entrer dans le pays.

Les experts : « C’est un jeu de portes qui s’ouvrent et se ferment et de vols qui vont et viennent. »

Après avoir rencontré des experts en application de la loi qui reconnaissent la capacité de divers acteurs à tirer les ficelles en coulisses, ce qui, dans la plupart des cas, aboutit à tromper les autorités, à l’emprisonnement de certains trafiquants et à l’impunité d’autres. « Ils fournissent rarement des informations sur les drogues. C’est juste un jeu de portes qui s’ouvrent et se ferment, de vols qui vont et viennent », expliquent les experts.

Les rencontres en face à face à Madrid, Marbella, en Galice et surtout à Dubaï font partie de la routine des personnes liées au trafic de drogue.

Dans la plupart des cas, il s’agit d’avocats ou de professionnels qui se rendent légalement à un endroit ou à un autre pour exercer leur profession conformément au cadre juridique en vigueur. Mais certains opèrent sur la fine ligne entre le bien et le mal, en profitant toujours à ceux qui ont le plus d’argent : les grands patrons, ceux qui continuent d’opérer dans les zones susmentionnées sans offrir aucune opportunité aux forces de sécurité.

« Souvent, ce ne sont que des mensonges que les procureurs et la police ne croient généralement pas », soulignent les autorités, qui avertissent que « ces avances en espèces ne débouchent souvent sur rien de concret. Les trafiquants de drogue qui ne veulent pas aller en prison paient pour garder espoir, même s’il est limpide. »

Dans ce contexte, le commerce de la cocaïne continue de prospérer avec très peu de surveillance.

Des sous-marins de la drogue arrivent en Galice et déchargent de la drogue en toute impunité, des bateaux de la drogue remontent les fleuves Guadiana et Guadalquivir, et toute cette drogue finit dans des endroits aussi éloignés que Murcia, Madrid, Hendaye, Paris et Rome en quelques heures.

Pour Marc Fievet, dans le même temps, en France, les autorités (Douane – Gendarmerie – Police) subliment désormais en matière de communications destinées à tromper les citoyens sur les moyens qu’elles mettent en œuvre pour lutter réellement contre le fléau de la drogue.

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AUSTRALIE 🇦🇺 (Sydney) : les policiers découvrent 10 kilos de cocaïne cachés dans la cabine d’un Brésilien, passager d’un navire de croisière

La police fédérale et les forces de l’ordre australiennes ont annoncé qu’un passager, d’un navire de croisière, de nationalité brésilienne, avait été inculpé lundi 17 mars d’un projet avorté d’introduction clandestine de 10 kilos de cocaïne en Australie.

L’arrestation a eu lieu à Sydney le samedi 15 mars. Les forces de l’ordre australiennes ont indiqué avoir découvert un colis dissimulé dans une cavité du plafond de la cabine de l’homme. Ce colis contenait 28 paquets de cocaïne emballés individuellement. En fouillant la cabine, la police a également découvert du matériel de camouflage corporel utilisé par les passeurs de drogue pour dissimuler la drogue lors des passages aux frontières et aux points de contrôle de sécurité, dissimulé dans la cavité du plafond et dans l’armoire.

L’information reçue n’identifiait pas le navire de croisière, précisant seulement qu’il arrivait d’Argentine.

Trois navires de croisière étaient attendus à Sydney samedi : l’Ovation of the Seas de Royal Caribbean International et le Royal Princess de Princess Cruises, qui effectuent des croisières en Australie, et le MSC Magnifica de MSC Croisières, qui effectue une croisière autour du monde. Il a fait escale au Brésil et en Argentine fin janvier, puis au Chili et en Polynésie française avant d’arriver en Australie.

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DNRED 🇫🇷 (opérations anti-stups internationales 🇪🇺 🇬🇮 🇪🇸 🇹🇷 🇮🇹 🇬🇹 🇧🇪🇨🇭🇩🇯 🇬🇧 🇨🇦 🇨🇴🇱🇮 🇳🇱 🇵🇹 🇻🇪 🇺🇸 🇪🇬): le regard de Jean-Henri Hoguet, ancien patron de la DNRED (1987-1991), qui a « recruté » Marc Fiévet.

Sans fioritures:

Pour Rue89, Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991) a accepté de répondre, par mail, à quelques questions.

Comment expliquez-vous l’absence de soutien des responsables politiques vis-à-vis de Fiévet ?

Les dits « responsables » se sentent éventuellement concernés par les actions qu’ils ont conduites ou autorisées ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des années auparavant. A fortiori lorsque la majorité politique a changé.


Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le système des aviseurs ?

Plus qu’un aviseur, Fiévet était un infiltré. Il est clair que ne pas soutenir un infiltré ne peut que tarir le recrutement.

L’aviseur normal ne doit pas s’attendre à une protection particulière. Il donne une information, on l’exploite et si il y a un résultat il sera rémunéré en fonction de celui-ci. Tout ce qu’on lui garantit, c’est de conserver son anonymat.


Marc Fiévet estime que certains de ses signalements n’ont pas débouché sur une intervention des douanes…

C’est vraisemblable et c’est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiérarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur météo, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et réaliser une affaire sont deux choses différentes.


Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?

En Europe ,je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des Etats aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?


Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?

Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics,etc.

Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.

Par David Servenay

Dans la peau d’un narco infiltré au cœur de la mafia de Marc Fiévet et Oliver-Jourdan Roulot, éditions Hugodoc

Au service de l’État à travers la douane, 1954-1996 de Jean-Henri Hoguet, éditions l’Harmattan

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ÉQUATEUR 🇪🇨 (Puerto bolivar) : le domaine des cartels de la drogue

Les affaires qui prospèrent sont l’extorsion d’argent, les enlèvements, les assassinats, la pêche illégale, le blanchiment d’argent et le trafic de cocaïne.

Sur la côte sud-ouest de l’Équateur, les gangs de trafiquants de drogue opèrent en toute impunité et les habitants terrifiés constatent les limites de la politique du président sortant Daniel Noboa en matière de sécurité, dans ce territoire devenu une zone de non-droit.

Puerto Bolivar, l’un des ports exportateurs de bananes les plus importants au monde et comptoir commercial pour les fruits de mer, a une importance vitale pour l’économie de l’Equateur.

Mais aujourd’hui, les grues qui chargent les conteneurs et les quais en eau profonde sont presque vides.

Puerto Bolivar est devenu un théâtre d’affrontements entre cartels de la drogue rivaux en concurrence pour exporter des quantités record de cocaïne de la Colombie et du Pérou vers l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie.

En 2024, les marines équatoriens ont découvert une trentaine de corps dans les eaux près du port, certains décapités, d’autres mutilés.

« Il n’y a pas de sécurité », se lamente un habitant qui demande à ne pas être nommé. « Le pays a été complètement abandonné ».

Le président Daniel Noboa a déclaré l’état d’urgence, procédant à des arrestations médiatisées et envoyant l’armée dans les rues et les prisons contrôlées par les gangs. Mais à Puerto Bolivar, ces mesures ont eu peu d’impact.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Porto de Santos) : les douaniers tapent 815 kilos de cocaïne dans une cargaison de café destinée à Anvers 🇧🇪

La cocaïne a été découverte cachée dans une cargaison de 100 tonnes de café destinée à être exportée vers le port d’Anvers, en Belgique.

La cargaison illicite, contenue dans cinq conteneurs, a été détectée grâce à des contrôles douaniers de routine et à des inspections par imagerie, avec l’aide de chiens renifleurs. Sur signal d’un chien renifleur, des sacs de café spécifiques ont été identifiés et se sont avérés contenir de la cocaïne au lieu de grains de café.

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FRANCE 🇨🇵 (DNRED-OFAST-TRACFIN) : comment « frapper les narcos au portefeuille » ?

« Sommes énormes en cash », fausses factures et tickets de Loto… « 

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Les moyens manquent pour démanteler les réseaux !

Pour Laure Beccuau, procureure de Paris, s’attaquer au blanchiment doit être la priorité

« Nous avons un outil essentiel qui nous est envié par un certain nombre de pays européens, je le qualifierais même d’arme de destruction massive. C’est la présomption de blanchiment. Une infraction facile à définir : un profil est identifié comme ayant un train de vie qui ne correspond pas à ses revenus déclarés, et dans ce cas, nous allons aller le voir et lui dire de nous expliquer d’où vient l’argent qui lui a permis d’acquérir tel ou tel bien, et c’est à l’intéressé de se justifier. On ne peut pas se contenter désormais d’identifier le trafic de stupéfiants, il faut aussi toujours associer au sein de ces enquêtes des investigations sur ce qu’est devenu le butin, l’avoir criminel, qui en bénéficie et comment l’appréhender. Une entreprise criminelle, c’est finalement une entreprise comme une autre : l’objectif est d’avoir un gain d’argent massif. Et lorsqu’on saisit cet argent, tout ce qui a été le but de cette entreprise criminelle est anéanti. Dès lors, il faut aboutir finalement à ce qu’une expression connue devienne réalité : le crime ne doit pas payer.« 

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À condition, martèlent d’une même voix magistrats et enquêteurs, de donner beaucoup plus de moyens à la lutte contre la criminalité financière, pour ne pas se contenter de saisir des biens, mais pour démanteler aussi les réseaux internationaux qui blanchissent l’argent de la drogue.

Pour Marc Fievet, AKA NS55 DNRED. il serait bon que les luttes intestines inter-services ne servent pas à écarter des sources d’informations nécessaires à l’atteinte d’objectifs clairement définis dans cette lutte. Les « chantiers » qui sont montés parfois pour se venger d’un agent d’un autre service, et/ou d’un autre pays, sont bien réels et, à cause de la lâcheté des hauts-fonctionaires et des psychorigides ‘dalloziens’, ces « sources » sont tenus d’assumer des décisions aberrantes des différentes « justices » qui préfèrent alors condamner à de lourdes peines des personnes ayant apporté par leurs actions des résultats importants dans cette lutte.

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ITALIE 🇮🇹 (Guardia di Finanza – Livorno) : le conteneur de bois contenait 217 kilos de cocaïne

La cocaïne est arrivée planquée dans une cargaison légale de bois en provenance d’Amérique du Sud.

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COLOMBIE 🇨🇴 (Buenaventura) : la DEA et l’UDYCO ont participé à la saisie de 8.200 kilos de cocaïne

La COKE était mélangée à de l’engrais minéral et devait entrer en Europe via Algésiras avant d’être transportée à l’intérieur du pays ibérique.

William René Salamanca, qui a supervisé l’opération au port a ajouté que « la cocaïne a été soumise à un processus chimique pour la camoufler parmi les engrais minéraux et générer une odeur tendant à contrecarrer l’odorat des « canidés ».

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MAROC 🇲🇦 (Marrakech) : les agents de la DGSN ont tapé 9 tonnes 800 de haschich

Six personnes arrêtées avec la saisie d’un véhicule avec des fausses plaques d’immatriculation et deux canots pneumatiques.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Gran Canaria) : le SVA et l’UDYCO ont récupéré 3.500 kilos de coke qui arrivaient du Venezuela

Le « PETREL » du SVA (Service de surveillance douanière) est arrivé ce vendredi au port de Las Palmas de Gran Canaria avec une nouvelle saisie de 3.500 kilos de cocaïne.

C’est dans le cadre d’une opération menée par la ‘Policia Nacional’ et, plus précisément, par UDYCO Central que les 3.500 kilos de coke ont été interceptés.

Source et beaucoup plus en castillan avec Narcodiario

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RÉPUBLIQUE DOMINICAINE 🇩🇴 (port de Caucedo de Boca Chica) : saisie de 9.588 kilos de cocaïne à destination de la Belgique 🇧🇪

Dans deux conteneurs, « un total de 320 sacs ont été détectés, contenant 9.588 kilos de cocaïne » en route vers la Belgique.

La saisie a été effectuée lors d’une opération au port de Caucedo de Boca Chica, près de la capitale Saint-Domingue. La cargaison a été trouvée dans deux conteneurs de bananes en provenance du Guatemala et destinés à la Belgique.

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Un agente de la Dirección Nacional de Control de Drogas (DNCD), resguarda un cargamento de 9.588 kilos de droga (9,5 toneladas), en Santo Domingo (República Dominicana). EFE/Orlando Barría

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CAP-VERT 🇨🇻 : interception d’un bateau de pêche, en provenance du Brésil, lesté avec 1.600 kilos de coke

Sur indications fournies par le MAOC-n , un bateau de pêche transportant 1,6 tonne de cocaïne a été intercepté dans la zone économique exclusive du Cap-Vert.

Six Brésiliens se trouvaient à bord du navire.

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ESPAGNE 🇪🇸 (opération Goodbye) : la ‘Guardia Civil’ a démantelé l’une des grandes organisations criminelles dédiées à l’introduction de quantités importantes de cocaïne dans des conteneurs maritimes via le port d’Algésiras.

L’opération Goodbye étant une continuation de l’opération Jumita, qui en 2021 avait déjà frappé le même réseau criminel avec 28 arrestations et la saisie de 16,5 millions d’euros en espèces.

Les principales cibles ont cependant réussi à s’échapper, ce sont les frères Antonio Jesús et José Carlos Sánchez Castro et Esteban Martin Hernadez AKA « Messi de la Torre », tous désormais recherchés avec un mandat européen de détention.

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POLYNÉSIE FRANÇAISE 🇵🇫 (Papeete) : retour sur la traque internationale qui a permis l’interception d’un voilier mi-octobre contenant 9,5 kilos de cocaïne par les enquêteurs de l’OFAST

Qu’importe le coût,  pourvu qu’on ait l’ivresse de la saisie. La cible n’était pas à la hauteur des espérances.

Après plusieurs mois d’enquête, les gendarmes de l’Office anti-stupéfiants (OFAST) de Papeete, avec le concours d’unités locales, sont parvenus à intercepter un voilier transportant 9,5 kilos de cocaïne.

Ça faisait plusieurs mois que les enquêteurs de l’antenne de l’OFAST de Papeete, en étroite collaboration avec des partenaires internationaux, tels que la DEA (Drug enforcement administration), l’AFP (Australian federal police) et le TCU (Transnational crime unit) de Nouvelle-Zélande, surveillaient un voilier suspecté de transporter des stupéfiants. Le skipper, un ressortissant néo-zélandais, était connu pour ses liens avec les cartels sud-américains et ses compétences en plongée, utilisées pour aménager des caches sous la ligne de flottaison afin de transporter des marchandises illicites.

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Quand des forces régaliennes sont mobilisées pour des cibles de moyenne importance,  les têtes de réseau s’en réjouissent !

C’est la problématique rencontrée depuis des décennies d’une haute fonction publique déconnectée et d’une hiérarchie intermédiaire soumise, peuplée d’obséquieux peu recommandables en matière d’efficacité mais redoutables pour savoir se faire mousser, quelques soient les dégâts et la contre productivité générés.

Par malheur, Rodolphe Gintz,  l’ex DG de la Douane française ne me lira pas sur X, puisqu’il m’a déjà bloqué depuis plus d’un an. Les Inspecteurs des Finances sont tous solidaires , c’est bien connu!

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FRANCE 🇫🇷 (narco-business -narco-racailles – narco-enclaves) : apocalypse prévisible

C’est dans Le Monde d’aujourd’hui que Thomas Saintourens nous confirme que les éléments statistiques et les analyses des enquêteurs spécialisés dressant des contours d’une situation devenue progressivement hors de contrôle sur les dernières années est devenue réalité.

Aujourd’hui, des organisations criminelles étendent leur emprise territoriale autant qu’elles dépassent les limites de la cruauté, dans le contexte d’un marché illicite en plein essor, portée par une demande accrue sur notamment des produits stimulants.

Dans le même temps, des ‘matamores’ de la caste politique régnante continuent d’appliquer une politique qui a fait toutes ses preuves dans inefficacité.

On peut se poser la question: pour qui roulent-ils vraiment ces promoteurs indirects du narco-business?

Les constats de Christian de Rocquigny de l’OFAST n’auront pas réussi à convaincre le ‘savant décideur’ de Beauvau de revoir sa copie.

« La dégradation sensible de la situation est marquée par une violence liée aux trafics en augmentation rapide et une très grande disponibilité des produits stupéfiants », analyse Christian de Rocquigny, chef de l’OFAST par intérim. Il souligne, en écho aux notes des services spécialisés, que « cette détérioration s’est produite au moment où la cocaïne a déferlé en masse sur la côte Atlantique », avec des saisies de 5,6 tonnes en 2013, 17 tonnes en 2017, 26 tonnes en 2021, avant un chiffre record attendu pour l’année 2024.

C’est donc sur plus de dix ans que l’emprise du narcotrafic a pris une ampleur inédite, renforcée, dans la période post-Covid-19, par le développement de moyens de vente à distance et l’essor des drogues de synthèse. « En parallèle de l’afflux de cocaïne, qui draine des profits record, sont aussi arrivées sur notre territoire des méthodes criminelles nouvelles, plus violentes », poursuit M. de Rocquigny. Une « bascule » progressive, déjà documentée, qui a trouvé, ces derniers mois, une accélération particulière à mesure que montent en puissance les protagonistes des trafics.

On sait comment ça s’est terminé !

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ROYAUME UNI 🇬🇧 (Côtes du Kent) : quatre hommes arrêtés pour une saisie de 400 kilos de cocaïne

Les agents du NCA (National Crime Agency) ont arrêté quatre hommes et saisi environ 400 kilos de cocaïne après qu’un bateau de pêche a été arrêté en mer au large des côtes du Kent

Les agents de la Border Force ont intercepté le navire ce dimanche matin 10 novembre et ont trouvé la cargaison de drogue. Trois hommes à bord, âgés de 64, 45 et 25 ans, ont été arrêtés et transférés en garde à vue pour être interrogés par les enquêteurs de la NCA.

Un quatrième homme de 36 ans a été arrêté à Rainham, dans l’est de Londres.

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ESPAGNE 🇪🇸 (UDYCO) : suite à la saisie de 13.062 kilos de cocaïne à Algésiras, plus de 20 millions d’euros en espèces ont été trouvés au domicile madrilène d’un policier au service du cartel des Balkans

Ce policier avait assuré la couverture pour sécuriser l’entrée des conteneurs contaminés en provenance d’Équateur.

Ce sont des agents du SVA (Service de Surveillance Douanière de l’Administration Fiscale) et des agents de la Policia Nacional, qui ont intercepté dans le port d’Algésiras un conteneur qui transportait un total de 13 062 kilos de cocaïne.

Antonio Duarte, directeur d’Udyco Central, avait souligné ce mardi dans le port de Cadix que l’opération était ouverte et que l’objectif était d’aller au fond des choses. Le même jour, de nombreuses perquisitions au domicile de personnes présumées liées à cette saisie étaient menées. Parmi toutes, une s’est démarquée : la perquisition au domicile de l’inspecteur en chef de la section des délits économiques de la préfecture de police de Madrid où plus de 20 millions d’euros en espèces ont été trouvés.

Antonio Martínez Duarte

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FRANCE 🇨🇵 (les locataires de Beauvau et de la place Vendôme) : comediante, tragediante !!!

Les ministres de l’Intérieur Bruno Retailleau et de la Justice Didier Migaud sont à Marseille ce vendredi pour annoncer des mesures contre le narcotrafic, fléau grandissant contre lequel l’exécutif appelle à une « mobilisation générale ». Lire l’article

-Le ministre de la Justice a annoncé que l’excuse de minorité pour les plus de 16 ans sera assouplie dans « les cas les plus graves ». Lire la brève

-Didier Migaud compte mettre en place un « parquet national » dédié et installer « une cellule de coordination nationale » contre le narcotrafic. Lire la brève

-Bruno Retailleau a lui estimé que le narcotrafic est « une menace existentielle » contre les institutions. Lire la brève

Il ne lâche rien. Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, qui a précisé son plan d’action contre le narcotrafic ce vendredi 8 novembre à Marseille.

Le ministre veut frapper fort, et aussi responsabiliser le consommateur.

« Fumer un joint ou sniffer de la coke, c’est deux balles dans la tête d’un enfant de cinq ans, c’est ce jeune lardé à Marseille de cinquante de coups de couteau puis brûlé vif », image-t-il, poursuivant la rhétorique de son prédécesseur Gérald Darmanin.

Bruno Retailleau veut aussi multiplier les amendes forfaitaires, et créer une campagne de prévention choc.

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Absolom 2022

Et pourquoi pas créer une zone libre où l’on enverrait les consommateurs !

Un où deux départements fermés par des hauts murs d’enceinte et des douves

ou

ré ouvrir les bagnes.

Absolom 2022 (No Escape) est un film américain réalisé par Martin Campbell et sorti en 1994. Il s’agit d’une adaptation du roman The Penal Colony (1987) de Richard Herley.

Synopsis

En 2022, les prisons sont désormais gérées par des sociétés privées. Les criminels sont désormais source de profits car l’affaire est très lucrative. John Robbins, ancien héros de guerre du corps des Marines, est condamné à la perpétuité pour avoir sommairement abattu son officier supérieur lors d’une mission à Benghazi. Comme d’autres détenus, John est envoyé dans les quartiers de haute sécurité d’une prison de niveau 6, Leviticus, où règne en maître un directeur impitoyable, Warden. Ce dernier remarque les états de services de John. Mais le nouveau détenu lui tient tête. Pour le punir, Warden l’envoie immédiatement sur Absolom, une île-prison spécialement réservée aux récalcitrants et reculée du monde. L’île ne connaît qu’une seule règle : s’évader est interdit. Pour le reste, elle ne connaît pas d’autres lois que celle de la jungle. John y croise notamment Marek et ses sbires, les « Outsiders ». Il rencontre aussi Père, qui a créé une communauté pacifique sur l’île mais dont les membres sont bien moins nombreux que la bande de Marek. John va se lier avec le jeune Casey.

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ÉTATS-UNIS 🇺🇸 (opération Mayan Jaguar) : l’implication de services officiels dans le narcotrafic n’est plus un secret

Lorsque que l’on lit qu’une accusation de trafic de drogue est portée directement sur la responsabilité des services US eux-mêmes, cela ne fait que confirmer ce qu’on dénonce depuis 15 ans.

La frontière séparant l’ICE (U.S. Immigration and Customs Enforcement) liée au « Homeland Security », avec la CIA étant plutôt ténue : le lot de drogue découvert était bien trop imposant pour servir d’appât seulement comme il avait pu être dit dans un premier temps. C’était plutôt une livraison sinon, régulière du moins organisée en haut lieu ! Non, il s’agissait bien d’une opération de transfert de drogue de la CIA elle-même, très certainement.

Histoire de s’autofinancer tout simplement !

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ÉQUATEUR 🇪🇨 (Guayaquil et Machala) : les administrations des ports maritimes du pays sont totalement infiltrées par le narco-business

Les narcotrafiquants ont accès à des informations telles que le nom du navire, l’identification des conteneurs, les destinations de chacun d’entre eux et dansles systèmes de sécurité avec le nom des personnes impliquées dans l’expédition de marchandises exportables.Tout cela , ils l’obtiennent dans les ports maritimes par l’extorsion et le chantage des employés.

C’est l’une des conclusions d’un rapport commandé par la Commission européenne qui expose la situation de totale vulnérabilité dans la sécurité des ports de Guayaquil (Guayas) et de Machala (El Oro).

L’enquête, qui a duré six mois avec des entretiens et des visites sur le terrain, révèle une infiltration inquiétante du crime organisé dans les activités portuaires, les organisateurs du narco-business parvenant également à accéder à des informations cruciales par l’intermédiaire d’agents des services officiels..

L’étude de 137 pages, intitulée « Sécurité dans les ports de Guayaquil » et publiée en juin 2024, souligne que le concept de « contamination » appliqué à la cybersécurité implique que les réseaux criminels aient accès aux informations de sécurité.

Cela inclut des informations sur les gardes, les patrouilles, les escortes (et leurs mouvements), ainsi que sur les systèmes opérationnels et de sécurité utilisés (et les personnes impliquées). La cybersécurité et la transformation numérique dans la chaîne logistique d’exportation constituent donc l’un des principaux défis.

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