ROYAUME-UNI 🇬🇧 (Dorset) : un pêcheur et des ramasseurs de déchets ont trouvé des centaines de kilos de cocaïne échouées dans des sacs fourre-tout sur la côte sud

Des centaines de kilos de coke (drogue de classe A) ont été trouvés lundi dans la mer au large de St Aldhelm’s Point et de Durdle Door dans le Dorset par un pêcheur.

source et plus

000000

TURQUIE 🇹🇷 (mer noire) : les douaniers turcs saisissent 150 kilos de cocaïne

C’est sur le cargo « Phoenican M », battant pavillon de Panamá, qui avait chargé du charbon au port de Barranquilla en Colombie pour Erdemir – Ereğli que les douaniers ont trouvé 150 kilos de coke.

0000

COLOMBIE 🇨🇴 (océan pacifique) : le semi-submersible était lesté de 3.201 kilos de coke

Selon la Armada, c’est au cours d’opérations conjointes, qu’un semi-submersible a été intercepté dans le Pacifique Sud, dans lequel étaient transportés 3 201 kilos de chlorhydrate de cocaïne.

Les marins qui patrouillaient dans la zone a détecté une embarcation suspecte, avec quatre hommes à bord. « Au milieu de conditions météorologiques marines difficiles dans l’océan Pacifique, les militaires ont intercepté un semi-submersible de 20 mètres de long et large de trois mètres.

000000

FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : doit revoir sa doctrine

Au risque de voir la situation dégénérer comme aux États-Unis, avec la crise des opioïdes, en êtes-vous consciente madame Stéphanie Cherbonnier ?

C’est Le Monde qui revient sur la problématique majeure pour faire face à des trafics se régénérant sans cesse, policiers et magistrats spécialisés convoquent à l’envi le mythe de Sisyphe * poussant indéfiniment son rocher ; ou parlent de « l’océan vidé à la petite cuillère » lorsque, pour quelques barrettes de shit saisies et une poignée de « choufs » interpellés, ni la marchandise ni le personnel ne manquera le lendemain.

Quant aux tribunaux, ils sont ’embolisés’ par les comparutions des « petites mains ».

Des audiences où règne la loi du silence.

Le point de vue de Marc Fievet

Mais quelle satisfaction de remplir des cases pour éditer des camemberts sur la productivité !

Constat est fait de l’échec de ce combat, générant des résultats ayant eu l’effet inverse de celui recherché…officiellement! Il est grand temps de se poser sérieusement la question sur cette politique aberrante menée depuis tant d’années et validée par tout ce que nous comptons en France de Magistrats, Hauts Fonctionnaires, Policiers, Gendarmes, Inspecteurs des finances, énarques sans oublier les douaniers (Enfin quand je dis douaniers, je parle des douaniers qui désormais portent l’uniforme mais qui n’en sont pas! Suivez mon regard à la DG!)

Sont-ils bornés à ce point, ou ce secteur de poursuites insensées assureraient-ils la « croûte » à toute une catégorie de régaliens ? Chiffrons le coût financier de toutes ces actions belliqueuses et nous pourrions dégager un budget considérable pour une autre forme de lutte !

Aujourd’hui, Il est certain que les objectifs s’atteignent toujours aisément bien que les maux générés arrivent toujours plus sérieusement !

Du courage, que diable et d’envisager une autre lutte que cette dernière « bataille de Darmaningrad » lancée par la place Beauvau, encore émerveillée de tant de pugnacité de son locataire actuel Gérald Darmanin ne serait pas déshonorant !

* Sisyphe est surtout connu pour son châtiment, consistant à pousser une pierre au sommet d’une montagne, d’où elle finit toujours par retomber.

000000

OCÉAN PACIFIQUE (Canal de Panama 🇵🇦) : le Mohawk de l’US COAST GUARD saisit 3 tonnes de coke transportées par un semi-submersible

Le Mohawk, un navire « multi-missions » , a traversé le canal de Panama ces derniers jours pour patrouiller dans l’est de l’océan Pacifique.

Grâce à son hélicoptère embarqué, a pu être détecté un navire semi-submersible lesté de 3.000 kilos de cocaïne.

SOURCE

FRANCE 🇫🇷 (Bataille de Darmaningrad) : des élus appelle à la mobilisation générale

« Plus de soixante-dix victimes liées au trafic de drogue ont déjà été recensées par le ministère de l’Intérieur depuis début 2023 », affirment ces élus, parmi lesquels Martine Aubry, Christian Estrosi et Benoît Payan.

Un collectif d’une cinquantaine d’élus, dont la maire de Lille, Martine Aubry, le maire de Nice, Christian Estrosi, et le maire de Marseille, Benoît Payan, appellent à « un plan national et européen » contre le trafic de drogue, dans une tribune publiée jeudi 21 septembre dans Le Monde. « Il n’y a pas un mois au cours duquel l’actualité n’est pas rythmée par des faits divers sur fond de trafic de stupéfiants », soulignent les élus, réunis au sein de l’association France urbaine.

« Ce fléau n’est plus spécifique à certaines grandes villes », écrivent-ils, affirmant que « plus de 70 victimes liées au trafic de drogue ont déjà été recensées par le ministère de l’Intérieur depuis début 2023 ». Les élus proposent cinq mesures pour lutter contre le trafic de stupéfiants, pour des « plans nationaux et locaux (…) plus concrets et plus efficaces ». Ils appellent ainsi à « lancer un véritable plan national et européen », « généraliser les enquêtes sur le patrimoine et s’attaquer pleinement au portefeuille des trafiquants », mais aussi à « accompagner davantage les collectivités et généraliser les expérimentations ».

Le collectif demande aussi plus de moyens et souhaite « territorialiser davantage les moyens de la justice en fonction de la pression démographique et du nombre de délits constatés ». Ils lancent enfin un appel à « une politique de santé publique pérenne » qui ferait « chuter la demande ». « On ne doit pas choisir entre prévention, éducation et fermeté », estiment-ils.

« Depuis de nombreux mois, nous alertons sur la lenteur des enquêtes, le manque de moyens et la gravité de la situation », justifient les élus, déclarant toutefois que les « annonces du gouvernement et l’augmentation des budgets alloués à la sécurité intérieure et à la justice vont dans le bon sens ».

source et video

°°°°°°

Pour l’IA, questionné par Aviseur international le 25 juillet 2023

FRANCE (DNRED – OFAST) : quelques suggestions de l’IA pour lutter contre le trafic de drogue

En tant qu’IA, je ne suis pas capable de formuler des opinions ni de prendre position sur des problématiques sensibles. Cependant, voici quelques pistes de réflexion sur les mesures qui peuvent être mises en place pour lutter contre le trafic de drogue :

– Développer une politique de prévention et de sensibilisation auprès des jeunes et de la population en général, en informant sur les dangers de la drogue et en proposant des alternatives saines;


– Renforcer les contrôles aux frontières pour empêcher l’importation de drogue et la circulation à grande échelle sur le territoire;


– Renforcer la répression contre les trafiquants en intensifiant les enquêtes et les arrestations, confisquant les biens acquis illégalement et infligeant des peines sévères;


– Mettre en place des structures d’aide aux personnes dépendantes avec une approche médicale, psychologique et sociale pour les accompagner dans leur sevrage et leur réinsertion sociale;


– Coopérer avec les autres pays pour coordonner les actions de lutte contre le trafic transnational de drogue.

Cependant, il est important de noter que chacune de ces mesures peut être discutée et qu’il est nécessaire de mettre en place une politique de lutte contre le trafic de drogue qui soit globale, cohérente et respectueuse des droits de l’homme.

000000

ÉQUATEUR 🇪🇨 (port de Guayaquil) : saisie de plus d’une tonne de cocaïne destinée à Malaga

Les policiers équatoriens ont tapé 1.150 kilos de coke, planqués dans une cargaison de purée de bananes, comme destination le port de Malaga en Andalousie.

000000

COLOMBIE 🇨🇴 (Mer des Caraïbes) : après une longue poursuite, saisie de 2.994 kilos de cocaïne sur une embarcation de type « Go Fast »

C’est grâce à des informations précises que cette saisie a été réalisée avec le concours des patrouilleurs maritimes de l’aviation navale de la Marine colombienne, des avions de type Horus de la Force aérospatiale colombienne, de la frégate lance-missiles ARC « Caldas » (Photo ci-dessous) et d’unités de réaction rapide de la Station de la Garde côtière de Saint André sur ce bateau qui naviguait dans la mer des Caraïbes.

Ce bateau rapide propulsé par quatre gros moteurs hors-bord a été intercepté à 313 kilomètres des côtes de San Andrés et les 4 membres de l’équipage ont été arrêtés.

000000

ALLEMAGNE 🇩🇪 (district de Potsdam-Mittelmark) : alertés par un grossiste en fruits et légumes, les douaniers et la police saisissent environ 500 kilos de cocaïne dans une cargaison de bananes

Ce lundi 12 septembre 2023, le bureau d’enquêtes des douanes de Berlin-Brandebourg et la ‘Polizei’ ont saisi environ 500 kilogrammes de cocaïne à Groß Kreutz (district de Potsdam-Mittelmark).

C’est un grossiste en fruits et légumes qui a informé les autorités mardi après la découverte de colis suspects lors de la livraison de caisses de bananes en provenance d’Amérique du Sud.

source

000000

ÉQUATEUR 🇪🇨 (Manabi) : la Armada et la Police équatorienne ont récupéré plus de 70 ballots de cocaïne

Le bateau suspect naviguait au large d’Esmeraldas et de Manabí. A la vue des moyens mis en œuvre par les autorités, les ‘narco-marins’ ont choisi de jeter les ballots à la mer et ont réussi à s’enfuir.

Ce sont les marins de l’Armada qui ont repêché plus de 70 fardeaux.

000000

ESPAGNE 🇪🇸 (Galice) : le cartel des Balkans était le destinataire des deux tonnes de coke

C’est NARCODIARIO qui nous informe que le cartel des Balkans était le destinataire du bateau de pêche intercepté dans les eaux de Pontevedra avec une cargaison d’environ deux tonnes de cocaïne.

L’enquête de l’Udyco Centrale de la Police, coordonnée par Greco Galicia et la Section IV de la Brigade Centrale des Stupéfiants, a été étendue hier après-midi à la ville de La Corogne, où était basé le capitaine du navire, galicien originaire des Balkans.

Cette année, les saisies en Galice et en Espagne atteignent des quantités jamais vues auparavant et qui maintiennent cette zone du nord-ouest de la péninsule comme l’une des préférées des trafiquants de drogue.

Pourquoi avoir tapé en mer?

Le job aurait été de suivre la came pour arrêter aussi les donneurs d’ordre.

Reste à démontrer que ces opérations de saisies successives, incontestablement signalées, ne sont pas fruits d’un calcul des narcos qui savent mieux que quiconque qu’il faut toujours alimenter, d’une manière ou d’une autre les saisies officielles. Que représentent, pour les narcos, financièrement, 2 tonnes de cocaïne qui permettent, en toute sécurité d’en faire entrer 10 ?

Le SVA n’aurait pas participé à cette opération

Fernando Iglesias, chef du SVA Galice, lors d’une entrevue avec la télévision de Galice

000000

ESPAGNE 🇪🇸 (Madrid) : l’UDYCO a réuni les directeurs des services antidrogue de nombreux pays concernés par le narco-business

En l’absence, apparemment de Stéphanie Charbonnier de l’OFAST, peut-être retenue à Paris pour préparer la bataille de Stalingrad que veut déclencher Gérald Darmanin.

Pas de douaniers non plus !!!

Ils sont où les douaniers du SVA, de la DNRED et de la Guardia di Finanza ?

La surprise a été l’arrivée de plusieurs participants à l’événement accompagnés d’une escorte.

Devra-t-on créer une compagnie de policiers en charge de la sécurité de ces grands manitous ?

Intéressant de lire ce que pense Pablo Ramírez, le directeur des services antidrogue de l’Équateur.

La violence autour du trafic de cocaïne était un autre des sujets abordés

« Les techniques de recherche traditionnelles s’épuisent et nous devons nous appuyer sur les nouvelles technologies. Les organisations criminelles sont constituées de structures très fermées, hermétiques et spécialisées, créant d’authentiques coopératives », a expliqué le patron d’Udyco.

En Europe et en Amérique du Sud, ils placent le cartel des Balkans au premier plan, avec des membres déjà installés des deux côtés de l’Atlantique. Non seulement ils contrôlent les ports, ce qu’ils font, mais ils pilotent les navires, parfois en alliance avec d’autres organisations, partageant le contrôle de la mer avec certains employés des compagnies maritimes.

Le grand objectif d’UDYCO est d’arrêter les chefs des cartels qui dominent le secteur mondial. Mais ces patrons ont trouvé un refuge doré à Dubaï depuis deja de nombreuses années et, depuis peu, en Turquie, d’où ils contrôlent, en toute quiétude, leurs affaires. Sans traités d’extradition, sous ces latitudes, l’argent du narco-business, corruption aidant, les protège pour le moment.

Les grands manitous espagnols

Los policías Duarte, Quirós y Bernal / Narcodiario

000000

COLOMBIE 🇨🇴 (Barranquilla) : les 341 kilos de coke devaient partir pour la Turquie

L’info était bonne! Les agents des services opérationnels !

Aucun détenu suite à cette saisie!

Était-ce un chargement sacrifié ?

Source

000000

COLOMBIE 🇨🇴 (Narcotrafic) : réunion à Cali pour les AMÉRIQUES et les CARAÏBES

Un sommet consacré au problème de la drogue se tenait à Cali, avec une vingtaine de pays d’Amérique latine et des Caraïbes.

Alors que le belliqueux Gerald Darmanin débute sa bataille de Stalingrad, les présidents du Mexique et de la Colombie ont fustigé samedi 9 septembre « l’échec » de la guerre contre le trafic de drogue soutenu par les États-Unis, demandant une approche moins axée sur la répression.

Le président colombien, Gustavo Petro, a profité de cette occasion pour présenter la politique qu’il compte mettre en place dans le pays, premier producteur mondial de cocaïne, pour éradiquer la culture et la consommation de drogue. 

Le titre du document présenté par Gustavo Petro est le suivant : « Semer la vie, c’est bannir le trafic de stupéfiants ».

Mais pour vraiment « transformer le territoire »,  » il faut toucher les gros acteurs du trafic, par la destruction des laboratoires, l’augmentation des saisies, le contrôle des produits chimiques utilisés pour produire la drogue, la lutte contre le blanchiment et la corruption. »

C’est là que le texte prévoit le renforcement de différents corps de police.

source et plus

000000

FRANCE 🇫🇷 – EUROPE 🇪🇺 (Trafics des stups) : un regard géopolitique par Fabrice Rizzoli et Mehdi Ajerar

Paru dans The Conversation

« Narco-État » : le terme est désormais très répandu pour qualifier un territoire où de colossales sommes d’argent issues du trafic de drogue structurent l’économie criminelle. Cette formule est parfois employée pour désigner certains pays européens, y compris la France, la Belgique et les Pays-Bas.

Certes, au regard des milliards d’euros produits par les entreprises, ces trois pays sont loin d’être des narco-États où tout l’appareil de production serait dédié à une activité criminelle. Il n’en demeure pas moins que le crime organisé est en plein essor en Europe et en France.

La drogue reste le premier facteur d’accumulation de richesse du crime organisé. Quelles sont les raisons qui font de la France un pays situé au cœur de la majorité des trafics sur le continent européen ?

France : augmentation continue du trafic et de la consommation

Pour dresser un état des lieux du trafic de drogue, les chercheurs s’appuient sur trois indicateurs : les saisies, les surfaces de production et les enquêtes de consommation. Ces informations peuvent être croisées avec les déclarations des trafiquants qui témoignent devant les tribunaux ou dans des livres.

À l’échelle mondiale, le cannabis est de loin la drogue la plus consommée, mais la consommation de cocaïne augmente de manière significative, le nombre de saisies ayant explosé dans le monde depuis 2014. Le marché de l’héroïne est relativement stable, tout comme celui des drogues de synthèse. La grande nouveauté est l’essor des opioïdes de synthèse.

[Plus de 85 000 lecteurs font confiance aux newsletters de The Conversation pour mieux comprendre les grands enjeux du monde. Abonnez-vous aujourd’hui]

La situation de la France, notamment en termes d’augmentation des saisies (cf. tableau ci-dessous), est en cohérence avec la géopolitique mondiale des drogues.

Ces 20 dernières années, l’offre de cocaïne s’est « démocratisée » et a fortement augmenté dans les quartiers urbains populaires comme dans les territoires ruraux. On observe une hausse de la consommation de cocaïne proportionnellement aux autres drogues.

Les prix médians de toutes les drogues sont relativement stables, mais la pureté des produits est de plus en plus élevée. Le cannabis consommé aujourd’hui en France contient 4 à 5 fois plus de THC que celui consommé il y a 20 ans. Le nombre de personnes interpellées pour trafic de stupéfiants en France est en forte augmentation depuis 20 ans (doublement de 2005 à 2009). 44 000 personnes ont été interpellées en 2020.

Le secteur de la drogue générerait en France environ 3 milliards d’euros de gains par an et impliquerait 240 000 personnes pour le seul trafic de cannabis. Un des principaux moyens de distribution des drogues en France demeure le consommateur-revendeur. Une partie d’entre eux constituent une multitude de petits réseaux d’usagers-revendeurs qui s’approvisionnent via un trafic de « fourmis », en particulier aux Pays-Bas ou en Espagne. Le reste de la drogue consommée en France est acheminée par des réseaux criminels qui profitent de la mondialisation de l’économie.

Géopolitique des drogues en France : des contraintes structurelles

Produites au Sud, les drogues sont consommées au Nord. Ni la France, ni la Belgique, ni les Pays-Bas ne sont en capacité de stopper leur arrivée. Le cannabis provient avant tout du Maroc, qui est l’un des principaux producteurs de résine de cannabis au monde. Cette production est un facteur de stabilité sociale dans la région du Rif, traditionnellement rebelle, très pauvre, où le cannabis fait vivre des centaines de milliers de personnes.

La culture du cannabis, une activité répandue au nord du Maroc. Carte Fabrizio Maccaglia, Atlas des mafias, ed. Autrement, 2014, p. 47, CC BY-NC-ND

Si le cannabis marocain arrive si aisément en France, c’est dans une vaste mesure parce que Paris et Rabat ont des intérêts géopolitiques communs dont la préservation se fait au détriment de la lutte contre le trafic. Les forces de l’ordre sont tributaires de ces intérêts géopolitiques qu’elles ne maîtrisent pas. D’une part, une partie de l’élite politique et administrative marocaine est impliquée dans le trafic de drogue à travers des schémas de corruption ; mais, d’autre part, le Maroc est un allié important de la France dans la lutte contre le djihadisme en Afrique du Nord et dans la lutte contre l’immigration clandestine. C’est pourquoi, en dépit d’actions répressives dans les deux pays (éradication des plants de cannabis au Maroc et saisies en France), le trafic de cannabis perdure.

Notons également que, depuis cinq ans, le Maroc est devenu un hub pour la cocaïne, bien qu’il n’en soit pas producteur.

La cocaïne arrive en France par différents moyens. La voie maritime du commerce mondial demeure prégnante. La drogue voyage par conteneurs, avec la complicité de sociétés de transport ou à leur insu selon la technique du rip off. Les saisies de cocaïne dans le port du Havre sont passées de 2,8 tonnes en 2019 à 3,8 tonnes en 2020 puis 11 tonnes en 2021. Les ballots de cocaïne peuvent aussi être largués en mer et récupérés par des trafiquants, selon une technique mise en place par les clans galiciens dans les années 1980.

Aujourd’hui, 15 à 20 % du marché français de cocaïne est alimenté par la Guyane et 55 % des quantités de cocaïne saisies à l’entrée en métropole proviennent des Antilles et de la Guyane réunies. En 2021, le nombre de passeurs interpellés en Guyane a augmenté de 75 % par rapport à 2017 : 608 passeurs avaient été interpellés en 2017, pour 921 kilos saisis, contre 1 065 passeurs et 2 tonnes en 2021. 50 passagers par avion en provenance de Kourou sont potentiellement des « mules » !

En outre, le trafic vers la France passe par les zones de stockage mises en place par les trafiquants dans les années 2000 en Afrique subsaharienne (500 kilos saisis en 1997, 5 tonnes en 2007), puis dans les Caraïbes. Les trafiquants français installés dans les Caraïbes ont créé une « autoroute de la cocaïne par voilier » comme le démontrent les saisies de cocaïne depuis 10 ans.

Les zones de transit de la cocaïne dans les Caraïbes et en Afrique. Carte de Pascale Perez, dans Crime trafics et réseaux, Ellipes, 2012, p. 61.

De nouvelles routes s’ouvrent en envoyant la cocaïne par bateau en Russie et en Ukraine. Cette cocaïne revient ensuite sur le marché occidental par camion, comme en témoignent les saisies de cocaïne impliquant des organisations serbes et monténégrines. La guerre actuelle semble toutefois avoir provisoirement interrompu cette route.

La route « Amérique du Sud-Europe de l’Est » pour livrer la cocaine en Europe de l’Ouest. Carte Pascale Perez dans Crime trafics et réseaux, ed. Ellipes, 2012, p. 61.

La France est également le terminal de la route de la soie… de l’héroïne. Fabriquée essentiellement en Afghanistan, l’héroïne traverse toute l’Europe pour arriver en France à travers Milan puis la Suisse.

Enfin, en ce qui concerne les drogues de synthèse, le trafic est moins documenté mais il fait l’objet d’un « trafic de fourmis », en particulier en provenance des Pays-Bas (et de la province belge du Limbourg) devenus le principal producteur d’ecstasy au monde.

La force des organisations criminelles françaises

L’émergence des organisations trafiquantes des quartiers populaires est confirmée. Investies dans la vente de tous les stupéfiants soit en gros, soit en détail, elles gèrent 4 000 grands points de deal en France dans les grandes métropoles comme dans les villes moyennes.

Ces dernières années, on observe leur mainmise croissante sur le marché de la cocaïne, la diversification des produits revendus dérivés du cannabis (variétés hybrides, huiles, résines, concentrés) et le recours de plus en plus fréquent aux livraisons à domicile via des « centrales d’achat » recourant aux techniques propres au marketing direct (packaging, promotions, carte de fidélité…) par l’entremise des réseaux sociaux.

Pour protéger leur système, les coteries trafiquantes françaises n’hésitent plus désormais à employer des armes de guerre lors des règlements de comptes. Les enlèvements et séquestrations liés au trafic de stupéfiants sont devenus une pratique courante en France : 129 en 2020, 128 en 2022, soit une fois tous les trois jours, les chiffres réels étant sans doute plus élevés, toutes les victimes ne se signalant pas au regard de leurs activités.

La violence systémique déjà évoquée s’accompagne parfois d’une véritable force de corruption. À Canteleu, dans la banlieue de Rouen, une bande avait acquis un tel pouvoir d’intimidation qu’elle exerçait des pressions sur la mairie afin que celle-ci ferme les yeux sur ses activités. Les affaires de corruption des forces de l’ordre se succèdent. Sur la corruption du personnel politique, nous manquons de données judiciaires mais des sources existent.

Les narco-comptoirs du nouveau banditisme français

Les réseaux dits « de cité » sont très organisés et efficaces en matière de logistique. Ils ne sont plus les petites mains des anciens gangsters français, qui dépendaient de l’approvisionnement de ces derniers. Dans les années 1990/2000, les caïds des cités devaient se rendre en Espagne pour discuter avec un narco-courtier de l’ancienne génération pour obtenir du cannabis. Depuis vingt ans, les narco-bandits des cités ont acquis une dimension transnationale en s’approvisionnant directement en Colombie et au Maroc, où ils sont parfois propriétaires des champs de cannabis.

Des barons français du narcotrafic sont présents à Saint-Domingue, à Dubaï ou au Maroc, et gèrent leur trafic à distance. Aujourd’hui, les cartels colombiens peuvent même envoyer des chimistes en France pour reconstituer la cocaïne dans un laboratoire de fortune.

Enfin, les narcos français scellent des alliances avec des mafias internationales, comme dans le cas de « joint-ventures » entre les gangs des cités et la mafia calabraise ou avec des cartels internationaux de la drogue.

Ce phénomène d’alliance est favorisé par le fait que la France est aussi une terre de repli, de blanchiment et parfois de trafic de drogue pour les organisations étrangères. Par exemple, la mafia albanophone joue un rôle important dans le trafic d’héroïne, particulièrement dans la région Rhône-Alpes, où elle tient 90 % du trafic d’héroïne.

Les données analysées ici révèlent la relative inefficacité du dispositif répressif en France. En plus du débat sur la légalisation des drogues, une des pistes qui pourrait être privilégiée est la confiscation des avoirs criminels générés par le trafic.


Cet article, rédigé à l’aide de la revue de presse quotidienne du site crimorg.com a été co-écrit avec Mehdi Ajerar, spécialiste de la géopolitique du crime organisé et du terrorisme. Mehdi Ajerar a rédigé, à l’Université Paris 8, un mémoire de géopolitique sur les représentations criminelles du trafic de drogue à Saint-Ouen à l’Université Paris 8. Il est titulaire d’un master 2 de criminologie au CNAM et membre de l’association Crim’HALT.

000000

POLOGNE 🇵🇱 (Port de Gdynia) : les douaniers tapent 439 kilos de coke

Les douaniers polonais ont réalisée la saisie de 439 kilogrammes de cocaïne en provenance de Bolivie. Ce sont des agents de l’unité maritime des gardes-frontières du port de Gdynia qui ont saisi deux conteneurs contenant des planches de bois tropical.

À l’intérieur des planches, 439 kilos de cocaïne ont été découverts et saisis.

Selon les conclusions du procureur de la section de Poméranie du Département du crime organisé et de la corruption du parquet national de Gdańsk, les conteneurs ont été expédiés en Bolivie puis transportés par voie maritime au port de destination de Gdynia.

SOURCE

000000

FRANCE 🇫🇷 (Côte d’Opale) : pourquoi les découvertes de ballots de cocaïne se multiplient sur nos plages ?

Les colis sont arrivés entre le 26 juin et le 3 juillet, poussés par la mer sur les plages du Pas-de-Calais.

Selon nos informations, des ballots contenant au moins 80 kg d’une cocaïne très pure se sont ainsi échoués au début de l’été sur le littoral français. Des paquets marqués d’une tête de pirate qui ont été retrouvés disséminés sur une cinquantaine de kilomètres entre Cayeux-sur-Mer et Saint-Étienne-au-Mont. La saisie la plus importante a eu lieu au Touquet, où 38 kg de poudre blanche ont été trouvés sur la plage.

plus

000000

ESPAGNE 🇪🇦 – UK 🇬🇧 – CANADA 🇨🇦 – FRANCE 🇨🇵 : qui se souvient de « NS 55 DNRED » ?

Marc Fiévet : le lâchage de «NS55»

C’est l’histoire d’un lâchage. Au début des années 1990, Marc Fiévet est infiltré dans le monde du narcotrafic et pendant six ans, il livre une avalanche de renseignements. Les douanes françaises financent un cargo battant pavillon de Saint Vincent et s’associe avec lui dans un restaurant en Andalousie sur la Costa del Sol.

Par 5 fois, il rencontre le ministre Michel Charasse et grâce à lui, les douanes françaises mettent la main sur une centaine de trafiquants et 105 tonnes de stups.

En 1994, le voilà en compagnie de Claudio Pasquale Locatelli, un brooker de stups. Se sentant en danger, il demande aux services français une «exfiltration» dès le troisième mois de son infiltration. Celle-ci n’arrivera jamais, surtout qu’entre temps Nicolas Sarkozy est arrivé au Budget et a décrété la suspension immédiate de toutes les opérations d’infiltration: Fievet ne comprend pas que Christian Gatard, son agent traitant, ne puisse plus venir en Espagne,  ne comprend pas que lorsqu’il réussit à faire venir pour un RDV à l‘hôtel Meurice à Paris un gros faiseur australien pour un enlèvement de 80 tonnes de haschich, le directeur Joseph Le Louarn refuse les agents de la DOD Paris à Gatard pour couvrir ce meeting.

Les nombreux contacts avec les attachés du DEA de Paris et Rome ne lui ont pas permis de faire un constat de prise en charge réelle de sa situation à haut risque; pire, il a réussi à choquer tous les honorables fonctionnaires américains et français lorsqu’il a signifié clairement qu’il était hors de question qu’il liquide Locatelli si les services en faisaient la demande.

Le 23 septembre 1994, il est interpellé par Interpol au sud de l’Espagne, alors que 5,4 tonnes de poudre ont été interceptées au large du Canada.


Onze ans derrière les barreaux


Des émissaires français, en Espagne, monsieur Jean Paul Garcia, attaché douanier  à  Madrid, en Angleterre messieurs Philippe Galy, attaché douanier à Londres et Marc Lereste ex attaché douanier à Londres, au Canada, dans les Maritimes, messieurs Christian Gatard , directeur des douanes à Marseille, Bernard Roux, attaché douanier à Washington DC lui conseillent tous de ne pas révéler sa vraie condition, en l’échange d’une peine de prison symbolique en France.

En France, c’est le directeur de la DNRED Jean Puons qui viendra à la MA de Villepinte lui dire de ne pas faire appel de la sentence de conversion de 20 ans prononcée à Bobigny à huis clos devant un Jacques Vergés totalement silencieux…

Suite à son transfert vers la France, il passera finalement 11 ans derrière les barreaux, malgré des demandes répétées de Jean Puons le directeur de la DNRED auprès du DG François Auvigne qui refusera d’assurer la continuité du service de l’Etat, en signifiant à Puons qu’il n’avait pas à assumer les engagements pris auprès de Fievet par ses prédécesseurs.

Depuis sa sortie, l’ex-agent «NS55», alors que son histoire a notamment inspiré le film «Gibraltar», avec Gilles Lellouche dans le rôle principal, continue un combat contre ce lâchage inacceptable.

Le dossier de Marc Fievet est toujours classé ‘Secret défense’

0000

ADUANA de ESTADOS UNIDOS : impiden una descarga de cocaína en una playa de Puerto Rico 🇵🇷

Autoridades de Estados Unidos detuvieron a dos ciudadanos dominicanos tras hacer llegar a playa la embarcación en la que viajaban con 300 kilos de cocaína en Puerto Rico

FUENTE

000000

NARCOTRAFIC Maritime : des plongeurs attachent ou tentent de récupérer de la cocaïne à la coque des bateaux

Au Brésil, en Australie, en France, en Belgique, en Norvège, en Turquie : depuis le début de l’année 2023, plusieurs dizaines de saisies de cocaïne attachées à la coque de gros navires ont eu lieu dans les ports aux quatre coins du monde. Les autorités estiment toutefois qu’il s’agit de la pointe de l’Iceberg, puisque la contrebande et la consommation de cocaïne ont aussi atteint des sommets cette année.

Selon les experts, les organisations criminelles se servent de plus en plus de cette technique parce qu’elle permet d’exporter plus facilement de la drogue, sans avoir recours à la corruption. 

Une stratégie parfois mortelle

Attacher de la drogue à la coque de bateau n’est pas une nouvelle technique. Les premiers cas répertoriés datent des années 1990. Or, les cas impliquant des plongeurs retiennent plus l’attention depuis l’année passée, notamment en raison du décès d’un plongeur à Newcastle, en Australie. 

Lire plus

@VICENew

Bruno Borges, a professional scuba diver, was found floating unconscious in an industrial port, surrounded by 54 kilos of cocaine. Police believe it was « parasite smuggling » gone wrong, a daring underwater tactic used by traffickers to move drugs around the world. 1/6

Image

000000