FRANCE: Avis aux exportateurs et aux importateurs de précurseurs de drogues 

JORF n°0163 du 18 juillet 2018
texte n° 125NOR: ECOI1820007V

Conformément aux dispositions du règlement (CE) n° 111/2005 du Conseil du 22 décembre 2004 modifié et à compter de la date de parution du présent avis, l’importation et l’exportation à destination de pays tiers de l’Union européenne des précurseurs de drogue de catégorie 1, 2, 3 et 4 sont subordonnées à la présentation d’une autorisation dans les conditions décrites ci-après :

1. Dispositions préliminaires

Le présent avis annule et remplace l’avis aux importateurs et aux exportateurs de précurseurs de drogues susceptibles d’être utilisés pour la fabrication illicite de stupéfiants ou de substances psychotropes paru au Journal officiel de la République française du 14 octobre 2006.

2. Demande d’autorisation d’exportation établie en ligne

Dispositions relatives à l’exportation des précurseurs de drogue de catégorie 1, 2, 3 et 4
La demande d’autorisation d’exportation est remplie en ligne en accédant au site sécurisé internet Telescope (TELEprocédure de Surveillance du Commerce et des Opérations sur les Précurseurs pour les Entreprises) :
https://www.entreprises.gouv.fr/precurseurs-chimiques-drogues/procedure-telescope-pour-votre-teledeclaration.
Elle est accompagnée des éléments suivants :

– autorisation d’importation s’il y a lieu (voir détails ci-après) ;
– facture pro forma, rédigée ou traduite en français ;
– et tout autre document utile à l’instruction de la demande.

La demande établie est revêtue par la MNCPC d’un numéro d’enregistrement, qui est également porté sur la notification destinée à l’exportateur. A compter de la date de recevabilité de la demande, la MNCPC dispose d’un délai de quinze jours ouvrables pour statuer sur la demande. Ce délai peut être prorogé dans les conditions définies à l’article 13, alinéa 2, du règlement (CE) n° 111/2005 du Conseil du 22 décembre 2004. Cette prorogation est signifiée à l’exportateur.
L’autorisation d’exportation reprise sous le N° CERFA 12716*02 est établie en quatre exemplaires, numérotés de 1 à 4.
L’exemplaire n° 1 est conservé par la MNCPC.
Les exemplaires n° 2 et n° 3 sont présentés au bureau de douane où la déclaration d’exportation en douane est déposée et le cas échéant au bureau de sortie du territoire douanier de l’Union européenne. Les autorités compétentes au point de sortie renvoient l’exemplaire n° 2 à la MNCPC.
L’exemplaire n° 3 accompagne les substances classifiées et est remise à l’autorité compétente du pays importateur.
L’exemplaire n° 4 est conservé par l’exportateur.
La durée de validité de l’autorisation d’exportation est de six mois à compter de la date de délivrance. Cette période peut être exceptionnellement prorogée sur demande.
Dispositions particulières pour la catégorie 3
L’autorisation d’exportation s’applique aux exportations de substances de la troisième catégorie citées en annexe I du présent avis lorsqu’elles sont destinées aux pays visés à l’article 10 du règlement délégué (UE) n° 2015/1011 de la Commission européenne modifié. L’exportation de substances de la troisième catégorie figurant à destination d’autres pays tiers que ceux visés à l’article 10 est libre de formalité.
Autorisations simplifiées
Les exportations de précurseurs appartenant à la catégorie 3 ou 4 peuvent faire l’objet d’une autorisation par la procédure simplifiée prévue par l’article 19 du règlement (CE) n° 111/2005 du 22 décembre 2004.
Cette autorisation est délivrée par la MNCPC selon les modalités fixées par l’article 12 du règlement délégué 2015/1011 de la Commission du 24 avril 2015.
La durée de validité de cette autorisation pour la procédure simplifiée est de six ou douze mois à compter de sa date de délivrance.
Les conditions d’éligibilité fixées par l’article 12 du règlement déléguée (UE) 2015/1011 du 24 avril 2015 sont les suivantes :

– absence d’infraction grave ou répétée ;
– capacité de satisfaire à toutes les obligations en rapport avec ces exportations.

Il convient dans ces conditions de joindre à la demande :

– un courrier d’accompagnement ;
– l’autorisation d’importation (le cas échéant) couvrant l’ensemble de la quantité demandée ;
– à compter de 5 exportations, un calendrier prévisionnel des exportations avec les dates et les quantités prévues ;
– une facture pro forma couvrant la quantité globale, rédigée ou traduite en français ;
– tout autre document utile à l’instruction de la demande.

La demande d’autorisation par la procédure simplifiée est établie en ligne sur le formulaire d’autorisation d’exportation sous le N° CERFA 12716*02.
Elle est remplie selon les modalités déterminées par les règlements de l’Union européenne susmentionnés. L’autorisation d’exportation par la procédure simplifiée est rédigée au moyen des exemplaires n° 1, n° 2 et n° 4 du formulaire. L’exemplaire n° 1 est conservé par la MNCPC. Les exemplaires n° 2 et n° 4 sont conservés par l’exportateur. Les détails de chaque exportation doivent être indiqués par l’exportateur au verso de l’exemplaire n° 2. Cet exemplaire est présenté au bureau de douane où la déclaration en douane est déposée. Le bureau de douane vérifie les quantités disponibles, impute la quantité demandée et remet l’exemplaire numéro 2 à l’exportateur. L’opérateur indique le numéro d’autorisation et mentionne « procédure simplifiée d’autorisation d’exportation » sur la déclaration en douane pour chaque opération d’exportation. Ces informations doivent également figurer sur les documents accompagnant l’envoi à l’exportation. L’exemplaire n° 2 est ensuite renvoyé par l’exportateur à la MNCPC dans les dix jours ouvrables suivant l’échéance de la validité de l’autorisation d’exportation accordée par la procédure simplifiée ou lors de l’épuisement des quantités couvertes par l’autorisation.

3. Dispositions transitoires applicables jusqu’au 1er janvier 2019

La demande d’autorisation d’exportation peut continuer d’être établie sur le formulaire d’autorisation d’exportation enregistré sous le N° CERFA 12716*01, qui peut être obtenu auprès du groupe Imprimerie Nationale LEGALDOC, ZA du V, BP 438, 50300 Avranches, courriel : commercial@legaldoc.fr (tél. : 02-33-60-70-50).
Elle doit parvenir à l’adresse suivante :
Ministère de l’économie et des finances, Direction générale des entreprises (DGE), Mission nationale de contrôle des précurseurs chimiques (MNCPC), 67, rue Barbès, BP 80001, 94201 Ivry-sur Seine.
Les modalités de dépôt et de traitement sont identiques à celles décrites au point 2 supra.
A compter du 1er janvier 2019, toute demande établie sous le N° CERFA 12716*01 sera rejetée.

4. Autorisations d’importation

L’autorisation d’importation s’applique aux importations de substances de catégorie 1 citées en annexe I du présent avis.
La demande d’autorisation d’importation est établie sur le formulaire d’autorisation d’importation enregistré sous le N° CERFA 12715*01, qui peut être obtenu auprès du groupe Imprimerie Nationale LEGALDOC, ZA du V, BP 438, 50300 Avranches, courriel : commercial@legaldoc.fr (tél. : 02-33-60-70-50).
La demande d’autorisation d’importation est remplie selon les modalités déterminées par les règlements de l’Union européenne susmentionnés, notamment les informations prévues par l’article 21 du règlement (CE) n° 111/2005 du 22 décembre 2004.
Elle est accompagnée :

– d’une facture pro forma, rédigée ou traduite en français ;
– de tout au document utile, le cas échéant, pour l’instruction de la demande.

Elle doit parvenir au plus tard à la MNCPC quinze jours ouvrables avant la date prévue pour l’importation.
La demande régulièrement établie est revêtue par la MNCPC d’un numéro d’enregistrement, qui est également destinée à l’importateur. A compter de la date de recevabilité de la demande, la MNCPC dispose d’un délai de quinze jours ouvrables pour statuer sur la demande.
L’autorisation d’importation est établie en quatre exemplaires, numérotés de 1 à 4.
L’exemplaire n° 1 est conservé par la MNCPC. L’exemplaire n° 2 est envoyé par la MNCPC à l’autorité compétente du pays exportateur. L’exemplaire n° 3 accompagne les substances classifiées du point d’entrée dans le territoire douanier de l’Union européenne jusque dans les locaux commerciaux de l’importateur, qui renvoie cet exemplaire à la MNCPC. L’exemplaire n° 4 est conservé par l’importateur. La durée de validité de l’autorisation d’importation est de six mois à compter de la date de délivrance. Cette période peut être exceptionnellement prorogée sur demande.


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AMÉRIQUE DU SUD (Narcotrafic): le Pérou décrète l’état d’urgence à sa frontière avec la Colombie pour lutter contre le trafic de drogue

Le Pérou a décrété, lundi 16 juillet, un état d’urgence de 60 jours à sa frontière avec la Colombie en raison de la présence de gangs de trafiquants de drogue et de dissidents de l’ancien groupe de guérilla des FARC. Le président Martín Vizcarra a affirmé que cette décision « est liée à des problèmes de sécurité dus à des incursions de citoyens colombiens ». « Nous allons défendre notre souveraineté et notre territoire, nous allons utiliser le pouvoir de la force pour le faire« , a-t-il ajouté.

La zone déclarée en état d’urgence est la province amazonienne de Putumayo, où coule le fleuve Putumayo qui divise les territoires du Pérou et de la Colombie. Cette province appartient à la région de Loreto, la plus grande du territoire péruvien. Les trafiquants de drogue colombiens se disputent ce territoire, où la cocaïne fait l’objet d’un trafic vers les États-Unis ou l’Europe.

L’état d’urgence discuté avec la Colombie

Le président Vizcarra a déclaré que les forces armées péruviennes, « en coordination » avec leurs homologues colombiens, ont procédé à une « intervention » dans la région. « Plus de 50 personnes ont été arrêtées, la plupart d’entre elles étant des Colombiens qui se livrent au trafic de drogue », a-t-il indiqué.

Le ministre colombien de la Défense Luis Carlos Villegas a indiqué que la déclaration d’état d’urgence avait été discutée avec les autorités péruviennes il y a trois semaines. « La coopération avec le Pérou ne pourrait pas être meilleure, nous avons des dialogues permanents entre les autorités des deux pays », a-t-il souligné. Il a estimé que le Pérou, comme l’Équateur, est « menacé » par des groupes dissidents de l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et d’organisations criminelles liées au trafic de drogue.

L’ancien groupe, qui a tenté pendant un demi-siècle de s’emparer du pouvoir en Colombie, a déposé les armes dans le cadre d’un accord de paix signé fin 2016 et est devenu un parti politique de gauche sous le même acronyme et le nom de Force alternative révolutionnaire commune. Si la majorité des 7 000 guérilleros ont déposé les armes, des dissidents opèrent sans commandement unifié et disposent d’une force de 1 200 combattants répartis sur des territoires clés pour le trafic de drogue ou l’exploitation minière illégale.

Source: Francetvinfo

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ALGÉRIE (A l’ombre de la mule Chikki): réflexion avec la contribution de Youcef Benzatat

Vega analystes

Le Vega Mercury qui a servi au transport des 701 kg de cocaïne. D. R.

 

Par Youcef Benzatat – Tous les analystes, ou presque, qui se sont intéressés à la saisie des 701 kg de cocaïne au large du port d’Oran s’accordent à dire, pour peu qu’ils soient sérieux, que cette drogue dure n’était destinée ni à la consommation algérienne ni à son exportation vers l’étranger. Les arguments avancés apparaissent d’emblée comme irréfutables et ne souffrent d’aucune approximation.

Pour la première assertion, à savoir que le potentiel du marché de la cocaïne en Algérie étant limité à des poches de consommation insignifiantes, un investissement dans une telle quantité, qui nécessite l’avance d’une somme colossale, sans la garantie de pouvoir la revendre sur le marché national, relève de l’absurde. Chikhi étant un homme d’affaires averti, rompu au négoce et à la prudence dans les investissements, il ne pouvait commettre une telle niaiserie.

L’autre assertion, celle qui laisse supposer que la cocaïne saisie était probablement destinée à l’exportation vers des pays consommateurs, ne peut pas non plus tenir la route (lire à ce propos l’analyse pertinente d’Arab Kennouche dans Algeriepatriotique du 4 juillet 2018, «Pourquoi les cartels de la drogue ne peuvent pas prospérer en Algérie»).

Dommage qu’Arab Kennouche se soit vite empressé de conclure son analyse là où elle devenait plus pertinente encore.

Car il aurait suffi de s’appuyer sur les conclusions des journalistes d’investigation indépendants qui, pour la plupart, ont perdu la vie dans des circonstances douteuses (Gary Webb), ou neutralisés sous forme de protection policière sournoise (Roberto Saviano), pour se faire sa propre idée sur cette affaire, devenue par son caractère dangereux et compromettant un «Cocaïnegate».

Tous ces journalistes sont arrivés à la conclusion que les services de sécurité des grandes puissances, non seulement quadrillent et instrumentalisent les cartels de drogue mais encouragent leur prospérité. L’Afghanistan en est l’exemple type. Les Talibans étant parvenus à éradiquer la culture de l’opium, leur élimination par les Américains a permis la réintroduction de cette culture en présence de la CIA et de l’armée américaine sur le sol afghan.

Cette thèse est étayée par un rapport sans appel de 1 500 pages, réalisé par Jean De Maillard, un magistrat français indépendant spécialisé dans la criminalité internationale et le blanchiment d’argent. On ne connaîtra jamais, du moins pour le présent, tout le contenu de ce rapport, mais seulement 200 pages sous forme de résumé que son auteur s’est obstiné à publier en bravant la censure de son commanditaire, qui n’est autre que le gouvernement de Jacques Chirac. Ses conclusions sont glaçantes : les institutions financières internationales et les Etats américain et européens favorisent directement les échanges internationaux illicites. A l’extérieur de leurs frontières, ils contribuent en coulisses à l’élargissement de zones de non-droit. Ils ne jugulent plus les flux d’argent sale, ceux-ci sont réinjectés avantageusement dans les flux d’argent propre pour leur soutien, en recourant à des moyens frauduleux et en les déléguant à des intérêts privés d’apparence totalement incontrôlés, tels que les cartels de drogue.

Chikhi apparaît dans ce flux d’argent sale comme une mule dont le rôle dépasse le seul transport aveugle de drogue. Comme le kilo de cocaïne qui dépasse la pesée symbolique des 700 kg. C’est le cadeau piégé destiné à l’Algérie pour la salir et en faire une plaque tournante du trafic de cocaïne.

Beaucoup d’analystes se sont épuisés à expliquer pourquoi les Espagnols avaient averti les autorités algériennes de la cargaison incriminée alors qu’ils pouvaient eux-mêmes la saisir sur leur territoire. Certains nient même ce fait et prétendent que c’est une fuite dans l’entourage du «Boucher» qui a donné l’alerte aux autorités algériennes. Cette seconde hypothèse ne semble pas plausible du seul fait des explications ci-dessus. Que Chikhi soit un maillon du vaste réseau de corruption qui gangrène l’Algérie est un fait, et c’est justement ce fait qui a fait de lui la mule idéale.

C’est donc l’Algérie qui est visée par cette vaste opération, dont le caractère médiatique lui semble fatal. Car ce «Cocaïnegate» a réussi à présenter l’Algérie devant l’opinion mondiale comme une plaque tournante du trafic de cocaïne. Certains médias algériens dits d’opposition se sont même engouffrés dans cette voix. Opération réussie à ce jour.

Cette hypothèse n’est pas une «théorie du complot» de plus, comme voudraient le faire croire les complotistes et comme dirait Michel Collon, mais une suite logique du véritable complot permanent contre l’Algérie, surtout pour ses positions géopolitiques et son non-alignement aux rivalités géostratégiques, aussi pour sa symbolique en tant que pays ayant mené une guerre victorieuse contre l’impérialisme colonialiste et également contre l’unité sans faille de son peuple pour sa souveraineté nationale et l’intégrité de son territoire.

En médiatisant cette affaire, l’armée algérienne, qui est aussi visée, a certainement voulu confondre ses instigateurs devant l’opinion mondiale et dénoncer le complot permanent contre l’Algérie.

A se demander, enfin, comment les clans au pouvoir se sont déclaré la guerre sans mesurer l’aggravation de la dégradation de l’image de l’Algérie dans cette circonstance particulière au lieu de prendre le recul nécessaire et se montrer solidaires devant cette attaque étrangère contre la patrie. De ce côté-là, il semblerait qu’il n’y a rien à espérer. L’Etat et ses institutions sont gangrenés par la corruption à tel point qu’aucun danger contre la patrie ne saura calmer leur cupidité, ni leur faire prendre conscience du danger qui pèse sur sa souveraineté.

SOURCE

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ALGÉRIE (Béchar): quatre personnes arrêtées, un baron de la drogue marocain en fuite pour avoir tenter d’introduire six quintaux de cannabis

Un réseau de narcotrafiquant, qui a tenté d’introduire six quintaux de drogue dans la commune frontalière de Beni Ounif, relavant dans la wilaya de Bechar, a été démantelé par les services de sécurité.

Agissant sur la base d’informations sûres émanant des services de renseignement activent sur la frontière algéro-marocaine, une unité d’intervention de l’armée nationale, relevant du secteur opérationnel de la 3ème Région militaire, a réussi à saisir la marchandise prohibée, l’arrestation de quatre personnes impliquées dans cette affaire et l’identification d’un baron la drogue marocain qui est actuellement en fuite.

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COKE en STOCK (CXCVI): la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (31)

Avant d’aller scruter les archives brésiliennes, revenons avant sur un cas particulier : celui d’un des rares chefs de gang féminin dans un secteur où le machisme sert de viatique.   Car il existait aussi une reine de la coca, et elle s’appelait Sonia Atalá…
On l’a aussi oublié, mais les narco trafiquants boliviens ont eu aussi leur égérie.  Une jeune femme d’à peine trente ans au moment des faits. « Déjà au pouvoir, Arce Gómez ne pouvait pas être laissé pour compte. Profitant du monopole des appareils de sécurité de l’Etat et du soutien de « Les amis de la mort », un groupe de mercenaires formés par le nazi Klaus Barbie (le boucher de Lyon) se consacrait à « éliminer » les petits et moyens trafiquants pour empocher la coke évaluée à des milliards de dollars. Mais vendre toute cette production nécessitait une personne de confiance et des liens avérés en Colombie et aux États-Unis, un pays où la majorité des trafiquants boliviens craignaient toujours d’être envoyés un jour ou l’autre.  Arce Gómez a alors confié une tâche à Sonia Sanjinés de Atalá : celle « d’inonder les Etats-Unis de cocaïne ». Et la reine de Santa Cruz s’est pleinement conformée à cette mission.  En six mois, Atala, 30 ans, est devenue le principal agent de vente de la «drogue du gouvernement».  Du cartel de Medellín à la mafia italienne, Atalá a étendu l’offre de cocaïne à des niveaux jamais connus en Bolivie.  Sa renommée a atteint un tel point que Pablo Escobar lui-même l’a couronnée comme «reine de la Bolivie avec une couronne de neige», faisant allusion à la couleur de la cocaïne « (elle est ici à droite avec Levine au milieu).  « Craignant le pouvoir qu’Atalá a acquis à l’intérieur et à l’extérieur de la Bolivie, Arce Gómez a entrepris de l’amener à la faire tomber. Mais il n’imaginait pas que cette décision causerait l’effondrement de beaucoup de ses puissants clients dans la région et qu’il finirait par ébranler son propre empire. La vie de Sonia Atalá surpasse tout roman de fiction qui a émergé ces dernières années sur les femmes dans le trafic de drogue en Amérique latine. Belle, manipulatrice, ambitieuse et de sang-froid, Atalá était la vraie reine de la cocaïne. Une femme qui a amassé une fortune, qui a causé la mort de beaucoup et qui, finalement, a réussi à duper la Drug Enforcement Administration (DEA) elle-même pour se débarrasser de ses concurrents. C’est son histoire (et celle du boom du trafic de drogue bolivien) racontée, entre autres, à partir de l’expérience d’un ancien agent de la DEA qui l’a rencontrée ».
Des liens avec Barry Seal
Cette femme ne vous est pas inconnue si vous suivez cette saga, car Barry Seal l’avait connue en effet, ainsi qu’un de ses adjoints, Bo Abott, « cover agent » de la DEA, qui décrit son action en Bolivie comme celle d’entrer en contact avec les narcotrafiquants afin d’éviter que la CIA ne les débusque elle-même (il évoque aussi la contrebande par avion en même temps !) : « Il existait pour Barry Seal d’autres points de chute, en Arkansas même ou ailleurs dans le pays : « Selon Bo Abbott, une des pistes d’atterrissage dans l’Arkansas réalisée pour livrer la drogue était juste au sud de l’Interstate 30 sud-ouest vers Memphis, Tennessee, appelé Marianna.  Plusieurs autres témoins sérieux comme contacts m’ont écrit le même aéroport, et le rôle joué par la police de l’Etat pour protéger les opérations de drogue et d’armes.  Abbott m’a décrit la manière dont la Police de l’état d’Arkansas avait bloqué les routes menant à la petite piste d’atterrissage lorsque les avions de cocaïne arrivaient.  J’ai un de ces cas décrits au printemps de 1982.  Abbott a volé sur un Cessna 210 contenant 300 kilos de cocaïne (ici sa version pressurisée) de l’un de plusieurs entrepôts de Tocumen appartenant aux trafiquants de drogue Walter et Sonia Atala et sur les pistes de « cropdusters » (comme celui-ci) comme la piste d’atterrissage à Marianna, Arkansas. Il a fait une escale de ravitaillement au Belize, célèbre pour la transfert de la drogue chargée par avion, puis il s’est rendu à sa destination de Marianna.  Un agent de la DEA de Memphis a pris la cocaïne apportée par Abbott, tandis que des soldats de la cavalerie d’état de l’Arkansas bloquaient la route menant à la piste d’atterrissage. Une semaine plus tard, Abbott a redécollé avec six valises pleines d’argent, pour l’apporter à Cesar Rodriguez sur l’île de Contadora. Abbott dit que l’avion avait été fourni par Robert Corson par l’intermédiaire de Jim Bath de Houston. (Corson avait été impliqué dans des les scandales de prêts bancaires (1) »….
Une histoire sourcée : l’introduction de la cocaïne était une manœuvre de déstabilisation de l’Etat
Le rôle d’Abott est bien décrit dans un autre livre,  « Defrauding America«  de Rodney Stich.  Voici sa longue interview, très, très, dérangeante pour la DEA et pour l’Arkansas (et le couple Clinton, noyé jusqu’au coup dans l’affaire !), il y décrit aussi l’assassinat de sa confidente en Suède, alors qu’il songeait à y monter une affaire d’importation de motos …. En Bolivie, Atala avait elle aussi bénéficié de soutiens politiques, ajoute Levine :  « contrairement à la version donnée par Sanjinés de Atalá, le livre « Narcotráfico y política. Militarismo y mafia en Bolivia” – « Trafic de drogue et de la politique.  Le militarisme et la mafia en Bolivie « , publié par le Bureau latino-américain en 2001, déclare que » Sonia a été faite prisonnière à La Paz sous la présidence de Gueiler.  Elle a été emprisonnée à la prison pour femmes d’Obrajes.  Mais son emprisonnement a très peu duré.  Ses amis importants ont immédiatement obtenu un certificat médical par lequel le juge a accepté, sans problèmes majeurs, d’être transféré dans une clinique où ils l’ont fait s’échapper avec la plus grande facilité ». Les narcos, avant même le renversement de Gueiler par Luis García Meza Tejada, dirigeaient déjà tout !! Selon Jay Dub, de l’excellent Borderland Beat forum, la miss Sonia Atalá n’est elle aussi qu’un bout d’un iceberg mis en place par la CIA, celui du Cocaine Coup, le coup d’état de Luis García Meza Tejada, formé on le rappelle à la sinistre l’École militaire des Amériques (c’est l’auteur du coup d’État du qui a renversé le président Víctor Paz Estenssoro, avec l’aide de Klaus Barbie (1) : « Levine n’est pas seul dans son évaluation des forces derrière le coup de cocaïne, qui a fait de la Bolivie au narco-État sud-américain au début des années 1980 et un important fournisseur de cocaïne aux États-Unis pendant la période où Griselda Blanco et Papo Mejia se battaient dans les rues de Miami. Robert Parry, un ancien journaliste de l’Associated Press qui a joué un rôle clé dans l’exposition du scandale Iran / Contra au milieu des années 1980, dans une histoire écrite en 1998, insiste également sur le fait que la CIA a soutenu  « The Cocaine Coup ». Finalement, la reine de la cocaïne bolivienne a été victime de la trahison qui vient avec la cupidité et le pouvoir. Elle était devenue trop puissante aux yeux de puissants narcos boliviens qui dirigeaient le pays en 1980 et 1981, alors ils l’ont doublée lors d’un accord de coke qu’elle avait conclu avec le colombien Mejiathen. Elle n’avait pas voulu continuer et a décidé de devenir un informateur en échange d’une peine plus légère. Elle reste dans le programme de protection des témoins à ce jour. » D’où le fait que son visage est toujours dissimulé, aujourd’hui encore !  En ce qui concerne Bo Abbott, pour expliquer encore mieux l’ambiance l’entourant, il faut savoir que son contact à la DEA, l’agent Santiberio, a été assassiné après son arrestation à San Antonio, au Texas, au moyen d’un sandwich…. imprégné d’arsenic.  Pas vraiment une méthode de mafieux, ça…
Les miss Bolivie et la drogue…..
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COKE en STOCK (CXCV) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (30)

La Bolivie, on l’a un peu vite oublié, a aussi été une terre d’accueil de l’extrême droite et des nazis. 

Des réminiscences surgissent régulièrement de cette période.  Celle où tout était en place, déjà, sous Banzer, à la fois contrebande et trafic de drogue, car à l’évidence Roberto Suarez avait des liens avec les nazis réfugiés après guerre dans le pays.

Des liens qui provoqueront, semble-t-il, des dissensions inattendues entre la DEA et la CIA; la première désirant intervenir dans ce qui était la chasse gardée de la seconde, une attitude que l’on retrouvera à la fin de cette longue étude vis à vis d’un trafiquant notoire, et l’un des principaux fournisseurs d’avions des narcos…

Selon un memo de la CIA du 8 février 2007, après Banzer, le trafic aurait continué et se serait agrandi, mélangeant constamment contrebande et coke : « une partie intégrante de ce fléau est la contrebande. Le trafiquant de drogue est indissolublement lié à la contrebande, c’est une de ses branches. Les Brésiliens savent parfaitement qu’une douzaine d’avions quittent chaque semaine leur territoire pour Santa Cruz de la Sierra, transportant d’importantes quantités d’éther et d’acétone, deux produits nécessaires pour transformer les feuilles de coca en pâte de cocaïne, en plus des appareils électriques et aliments ou produits manufacturés, dont le prix est beaucoup plus bas qu’en Bolivie. Le colonel au nom de famille prédestiné, Ariel Coca, était le chef du Département de contrôle des stupéfiants et des substances dangereuses à l’époque de Banzer. Il était également commandant de l’école d’aviation de la province de German Busch à Santa Cruz. Comme c’était le front parfait pour la contrebande du whisky, des appareils électriques, de la nourriture et surtout des armes légères du Paraguay, ces dernières étaient utilisées pour payer les bandes de trafiquants de stupéfiants et les hommes armés du FSB pour leur travail de soutien au trafic illégal et encore plus pour leur travail qualifié de « paramilitaire, » que Luis Arce Gomez a déclenché à partir de novembre 1979. Qu’il ait été nommé ministre de l’éducation semble être une blague, bien que la blague qui tourne en ce moment est qu’ils l’ont nommé parce qu’ils l’avaient vu un jour avec un livre à la main et qu’il portait des  lunettes, ce qui lui avait donné un air d’intellectuel »… 

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BRASIL: Receita Federal apreende 350 quilos de cocaína no Porto de Paranaguá

A droga estava em meio a uma carga de madeira que iria para Valência, na Espanha.

A Receita Federal apreendeu no sábado (14), no Porto de Paranaguá, mais um carregamento de cocaína que estava no interior de um container que seria embarcado para a Europa.

A operação ocorreu no Terminal de Containers (TCP) e descobriu 350 quilos da droga em sua forma mais pura.

 

Mais

https://massanews.com/noticias/plantao/receita-federal-apreende-350-quilos-de-cocaina-no-porto-9pqdr.html

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LISBONNE (Portugal): une autre porte d’entrée de la cocaïne en Europe

Sera-t-il contrôlé à son arrivée ?

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A Lisbonne, l’OEDT fournit à l’UE et à ses États membres des informations factuelles, objectives, fiables et comparables au niveau européen sur les drogues et la toxicomanie et leurs conséquences. Il a pour objectif de fournir des données qui serviront à l’élaboration des politiques et orienteront les initiatives destinées à lutter contre la drogue.

Activités

L’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies:

  • surveille le phénomène de la drogue en Europe (y compris l’apparition de nouvelles tendances);
  • assure le suivi des solutions apportées aux problèmes liés à la drogue;
  • fournit des informations sur les bonnes pratiques dans les pays de l’UE et encourage leur partage;
  • évalue les risques liés aux nouvelles substances psychoactives;
  • gère un système d’alerte précoce sur les nouvelles substances psychoactives;
  • élabore des outils et instruments pour aider les États membres de l’UE à suivre et évaluer leurs politiques nationales et la Commission à suivre et évaluer les politiques de l’UE.

Structure

Le principal organe décisionnel de l’OEDT est le conseil d’administration, qui adopte son programme de travail et son budget. Il est soutenu par un comité exécutif et un comité budgétaire.

Le comité scientifique de l’OEDT aide le conseil d’administration et le directeur sur des sujets d’ordre scientifique et collabore avec des partenaires pour évaluer les risques liés aux nouvelles drogues. La majeure partie des données de l’OEDT proviennent du réseau Reitox, constitué des centres de surveillance des 28 États membres de l’UE, de la Norvège et de la Turquie, ainsi que de la Commission.

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SRI LANKA (autorités pénitentiaires): recherche un bourreau pour exécuter les narcos!

Le Sri Lanka cherche d’urgence un bourreau, ont annoncé vendredi 13 juillet les autorités pénitentiaires après la fin du moratoire sur la peine de mort pour les trafiquants de drogue annoncée par le président de la République.

Une annonce pour un poste de responsable qui exécutera des prisonniers par pendaison va être publiée la semaine prochaine, a précisé Thushara Upuldeniya, porte-parole du système pénitentiaire.

Le candidat choisi touchera 35 000 roupies (environ 200 euros) par mois, a-t-il ajouté.

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FRANCE (Pertuis): aidés par un hélico, les gendarmes détruisent des parcelles de cannabis implantées au bord de la Durance

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Cinq plantations, plus de 2.500 pieds de cannabis et du matériel du culture ont été découverts et…. le tout a été détruit par les gendarmes de Pertuis qui « nettoient » ces derniers jours les bords de la Durance.

 

Écouter:<iframe src= »https://www.francebleu.fr/player/export/reecouter/extrait?content=71d483f1-12e6-4803-a3cc-a057bbc50403″&gt;

 

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CAMPO DE GIBRALTAR (La Línea de la Concepción): intervenidas más de tres toneladas de hachís en un zulo automatizado

La Guardia Civil ha intervenido más de un centenar de fardos con 3.600 kilos de hachís que se encontraban ocultos en un zulo practicado en el interior de un garaje en la localidad gaditana de La Línea de la Concepción.

El zulo, considerado una « guardería » de droga, tenía un sofisticado sistema con una puerta de apertura automática con doble cierre que movía toda la pared al abrirse y que se encontraba disimulado con muebles y enseres, ha informado en un comunicado la Guardia Civil.

Tras la puerta había un amplio espacio donde era almacenada la droga hasta su traslado a sus destinatarios y el zulo también contaba con una apertura en el techo manual que podía ser utilizada tanto para acceder al mismo como para salir en caso de huida.

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http://www.antena3.com/noticias/sociedad/intervenidas-mas-de-tres-toneladas-de-hachis-en-un-zulo-automatizado_201807155b4b1bd80cf2bb3522768264.html

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FRANCE (Côtes-d’Armor): un convoi de drogue intercepté à Pordic, 6 kg d’héroïne et de cocaïne saisis

Ces dernières semaines, les gendarmes de la brigade de recherches de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) ont démantelé un trafic de drogue localement important.

Après l’interception d’un convoi à Pordic, ils ont poursuivi leur enquête et saisi une belle quantité de poudre blanche. Elle devait alimenter les Côtes-d’Armor.

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https://www.ouest-france.fr/bretagne/pordic-22590/cotes-d-armor-un-convoi-de-drogue-intercepte-pordic-6-kg-d-heroine-et-cocaine-saisis-5880576

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ALGÉRIE (Affaire de la cocaïne): décryptage

En effet, à y voir de plus près, on peut se demander comment un promoteur immobilier avisé, semble-t-il, aurait pu mettre de la drogue dure en si grandes quantités dans des cartons de viande portant les indications de son destinataire, nom, prénom et adresse à Alger, à savoir lui-même.
C’est la première grande question qui n’a dû échapper à personne, car relevant d’un degré de logique élémentaire. Comment donc un privé facilement identifiable a-t-il pu commettre pareille grossière erreur de débutant, sachant que la même personne n’hésitait pas à se constituer des preuves irréfutables en filmant les notables qu’il corrompait, marque d’un certain degré de dextérité ? Une seule réponse tombe sous l’évidence : Kamel Chikhi bénéficierait de soutiens de taille dans des appareils sécuritaires au point d’être assuré de pouvoir faire passer sa drogue. Ce qui veut dire que Chikhi et sa bande ont pu pénétrer à un très haut niveau de corruption des secteurs de sécurité importants en Algérie contre d’autres incorruptibles qui n’auraient jamais accepté de mettre le feu dans leur propre demeure.

Si, donc, comme le prétend la thèse officieuse des médias, Chikhi s’est livré à un trafic d’envergure de cocaïne, en n’hésitant pas un instant à utiliser ses propres cartons comme de vulgaires mules, après s’être fourni au Brésil, en viande et en cocaïne, on doit également accréditer la thèse que de hauts fonctionnaires sont impliqués aussi dans cette affaire. L’un ne va pas sans l’autre. Chikhi n’aurait pas pu agir de la sorte sans de hautes assurances à Oran et ailleurs en Algérie. Mais aurait-il pris le risque de passer par une Espagne en crise tendue avec le fléau de la drogue et devenue impitoyable à ce sujet ?

Difficile d’admettre que Chikhi et ses acolytes aient pu créer des ramifications dans la péninsule ibérique à un haut niveau de sécurité, et même au Brésil où il se fournit en viande, pour garantir un parcours sans risques à la substance illégale importée. Non assuré d’un voyage sans risques à toutes les étapes du parcours de l’importation, on peut donc difficilement croire que les frères Chikhi aient pu y laisser passer de la drogue en Europe où des autorités portuaires et douanières ne lui sont pas acquises, comme elles le seraient à Oran. L’étape finale d’Oran n’a donc aucune valeur si, plus en amont, la drogue cachée pouvait facilement être découverte.

En définitive, la thèse d’une corruption hyperactive de l’appareil sécuritaire algérien, dans ce qu’il serait convenu d’appeler une makhzenisation de l’Algérie, n’est guère recevable. En effet, l’Algérie n’est encore pas devenue ce narco-Etat que les médias semblent dépeindre dans l’épouvante d’une affaire peu commune à de telles proportions.

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ALGÉRIE (Orangate): la justice algérienne a ordonné «la saisine conservatoire» du Vega Mercury pour les besoins de l’enquête.

Contrairement à ce qui a été rapporté par les médias, le bateau où ont été saisis 701 kg de cocaïne fin mars dernier, n’a jamais quitté le port d’ Oran.

Position reçue: 3 hours, 7 minutes ago (2018-07-14 21:35 (UTC))
L’heure Locale du Navire: 2018-07-14 22:35 (UTC +1)
Zone: WMED – West Mediterranean
Latitude / Longitude: 35.71156° / -0.6462°
État:Moored
Vitesse/Parcours: 0.1kn / –
Source d’AIS: 3690

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Le cargo Vega Mercury ayant servi à transporter cette énorme quantité de cocaïne, enfouie dans l’un des conteneurs de viande congelée en provenance du Brésil, affrété par la compagnie maritime MSC, «restait toujours bloqué à quai, dans le port d’Oran, pour les nécessités de l’enquête», a précisé hier au quotidien El-Khabar le procureur de la République près le pôle spécialisé d’Alger (tribunal de Sidi M’hamed). «La saisie conservatoire pour les besoins de l’enquête, du bateau battant pavillon libérien est ordonnée par la justice algérienne», a-t-il indiqué. La convention de 1999 sur la saisine conservatoire des navires, entrée en vigueur en 2011, a été ratifiée par plusieurs pays, dont l’ Algérie, le pays où a accosté le bateau, par le Liberia, où a été enregistré le bateau, par l’ Espagne où a transité ce navire. Par ailleurs, selon le quotidien Ennahar, un des frères du principal accusé dans cette affaire, en l’occurrence Nacer Chikhi, lui-même incarcéré, a révélé «avoir reçu une somme de 172 000 euros en liquide de la part de Kamel Chikhi la veille de son arrestation pour les remettre à un certain Z. A., une de ses connaissances».
D’après l’origine de cette information, citant des sources au fait de ce dossier, le frère de Kamel Chikhi alias El Boucher, coaccusé dans l’affaire des 701 kg de cocaïne, a précisé que «juste avant son arrestation, ce dernier l’a chargé de surveiller les chambres froides sises Haï Benamar à Hammadi, dans la wilaya de Boumerdès». Le frère du principal accusé a déclaré au juge d’instruction «être propriétaire d’une seule boucherie, sise rue Belouizdad (ex-Belcourt, Alger) et que (son) unique fournisseur reste son frère Kamel». Nacer Chikhi et un certain Messaoud sont associée avec Kamel Chikhi dans ses sociétés de promotion immobilière, intitulée Sarl KM.M. N. Immobilier». Il est également associé avec son frère Kamel dans l’entreprise Frigo Mazafran. Il faut noter que l’autre frère du principal accusé a «nié d’être au courant ou avoir un quelconque lien avec l’acheminement de la drogue par le biais de l’une des sociétés d’importation de la viande congelée et des produits alimentaires appartenant à (son) frère (Dounia Meat)».

SOURCE

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FRANCE (Douane francaise): Marc Fievet à bien été lâché par Michel Charasse et par lâcheté, par l’ex DG de la Douane française François Auvigne

Voir ou revoir le reportage avec les témoignages de Jean Henri Hoguet, l’ex Directeur de la DNRED, Yves Bonnet, l’ex Directeur de la DST et celui de Michel Charasse, l’ex Ministre du Budget.

La prestation enregistrée de François Auvigne restera dans les mémoires comme le summum de la lâcheté.

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Marc Fiévet, recruté par la DNRED (le service ‘intelligence’ de la douane française) s’était infiltré parmi les plus grands réseaux de narcotrafiquants, avant d’être « lâché » par ses employeurs.

Une équipe de « Pièces à conviction » l’avait rencontré en 2005, à sa sortie de prison.

Retrouver toutes les infos sur la vidéo sur : http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire/video-l-histoire-vraie-de-marc-fievet-qui-a-inspire-le-film-gibraltar_410197.html

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BRASIL: Polícia Federal intercepta avião com 300 quilos de cocaína no Tocantins

Após denuncia anônima, agentes de Tocantins, Mato Grosso e Goiás passaram a trocar informações e conseguiram localizar a aeronave em um aeroporto improvisado

A Polícia Federal apreendeu nesta quinta-feira, 12, uma aeronave com aproximadamente 300 quilos de cocaína, nas proximidades de Formoso do Araguaia, região sul do Tocantins.

A ação teve apoio das Polícias Militares de Tocantins, Goiás e Mato Grosso e prendeu em flagrante dois pilotos.

Mais

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BELGIQUE (Charleroi): le snack-friterie vendait aussi de la cocaïne et de l’héroïne

Les policiers de l’ORA, la section stupéfiant de la police locale de Charleroi, ont effectué un nouveau coup de filet en pleine journée.

Hier matin, les agents en observation dans le cadre d’un dossier en cours ont remarqué le manège d’un toxicomane aux alentours d’un snack-friterie situé rue de Waterloo, non loin du célèbre rond-point du « Marsupilami ».

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FRANCE (Lille): arrestation d’un réseau soupçonné de trafic d’héroïne entre le Nord et les Pays-Bas

Cette fois, les enquêteurs semblent être remontés jusqu’à la source du trafic. Deux individus, âgés de 32 et 39 ans, ont été interpellés à Tourcoing, dans le Nord, par la police judiciaire de Lille, le 2 juillet.

Ils sont suspectés de s’alimenter dans un laboratoire d’héroïne à Rotterdam, annonce France Bleu.

Dans le même temps, trois hommes ont également été arrêtés à Rotterdam, aux Pays-Bas.

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FRANCE (Bordeaux-Mérignac): les douaniers trouvent 6 kilos de coke dans le parapente d’une brésilienne

La cocaïne était cachée dans un parapente appartenant à une passagère brésilienne.

Les douaniers de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac (Gironde) ont découvert plus de six kilos de drogue samedi, a appris France Bleu Gironde mercredi 11 juillet.

La femme a été déférée au parquet de Bordeaux et doit passer en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel mercredi après-midi.

Au total, ce sont 6,160 kg de cocaïne qui ont été saisis.

La Brésilienne, après avoir été placée en rétention douanière, a été remise à l’antenne bordelaise de l’OCRTIS, (Office central de répression du trafic illégal de stupéfiants).

Déférée ce mercredi matin au parquet de Bordeaux, la Brésilienne devrait être jugée dans l’après-midi dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate.

source

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COKE en STOCK (CXCIV): la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (29)

Le faux coup d’Etat en Bolivie, expliqué hier, fomenté par des opposants liés à des groupes extrémistes hongrois nous force quelque peu à aller chercher un peu plus loin dans des archives ce qui pourrait expliquer cette dissidence particulière et manipulable comme on vient de le voir. Pour cela, il faut se plonger dans quelques ouvrages plein d’enseignements, et s’intéresser de près à un autre cas pendable, celui de l’assassinat gratuit d’un naturaliste, qui avait révélé surtout la présence armée de narco-trafiquants dans un nombre importants de sites comportant des pistes d’atterrissage. Et tout un système instauré du temps de Banzer, ses généraux les plus proches étant les pires narco-trafiquants de l’époque. La Bolivie, en réalité est toujours malade, intoxiquée par ce très lourd héritage dont elle ne peut se défaire…

Retour historique avec un peu de littérature à la clé

Pour cela il nous faut revenir quelques années plus tôt au pays… et au trafic de drogue, étroitement lié à la politique on le sait en Bolivie, avec, pour nous aider, un peu de littérature. Un premier ouvrage indispensable nous explique les attenants et les aboutissants de cette mafia de la coke en Bolivie dans les années 90; là où en fait tout à démarré, y compris le trafic aérien, c’est ça le point fondamental. Un phénomène qui perdure et auquel a dû se confronter Evo Morales, à se demander aujourd’hui si sa décision d’interdire le territoire aux agents de la DEA américaine n’est pas le fait d’une pression de ces trafiquants ou de leurs descendants…

C’est le livre « Bolivia and Coca: A Study in Dependency » de James Painter, paru en 1994 (ici à droite) qui nous éclaire sur la question. Selon James Painter, les têtes d’affiche du trafic dans les années 80 en Bolivie étaient, je cite, Bismarck Barrientos, Gerardo « Yayo » Rodriguez, William Pato Pizarro, et Hugo Rivero Villavicencio, tous alors étaient des collaborateurs de Jorge Roca Suarez, alias « Tête en paille » (car il se teignait les cheveux en blond). Ensemble, ils formaient le clan de Los Techos. Le frère de Roca, Jose Luis Roca Suarez s’était fait arrêter, fait remarquer Painter, un nombre incalculable de fois dans le Chapare… et s’en était sorti le même nombre de fois : cet homme bénéficiait de protections en haut lieu (celles du gouvernement Banzer, donc). Selon Painter, la DEA demandera la tête, pour les extrader, de trois membres de la famille : la mère de Roca (Blanca Suarez de Roca) son frère, Rafael et leur sœur Asunta Beatriz, sans les obtenir. « Tête de paille » était lui le leader du clan de Santa Ana, qui comportait Hugo Rivero Villacencio, un fermier au ranch immense, et un chanteur nationalement connu, Oscar Roca Vasquez (genre larmoyant, photo à gauche lors d’un show TV, on peut l’entendre ici) qui était aussi le cousin de Jorge Roca Suarez. A l’évidence, le groupe trafiquait avant tout par voie aérienne. « Techo de Paja » s’était déjà entouré de pilotes, notamment d’Erwin Guzman, qui avait la particularité d’être un ancien officier de la Fuerza Aérea Boliviana, formée on le sait sur les Cessna achetés par Banzer. Le clan avait des liens avec les Cartels de Medelin et de Cali, dont ils distribuaient la production avec leurs avions. Selon la DEA américaine, la réputation du clan de Santa Ana était celle du plus violent gang existant, le plus acharné à produire de la coke, mais aussi le plus entreprenant, cherchant à en diversifier la distribution en se tournant directement vers les USA, mais aussi vers l’Europe (déjà !!!) : en somme, ils voyaient plus loin déjà que les Colombiens : ils avaient compris que le tout n’était pas de produire uniquement. Un raid en 1991 (décrit ici) avec force hélicoptères et hommes en armes s’attaquera au réseau, raid qui se soldera par la saisie 17 petits avions, pas moins, utilisés pour transporter de la cocaïne, dans une première phase, et de 18 autres avions trouvés à l’aéroport de Santa Ana et qui étaient été utilisés pour le même trafic.

En 1991, on en était déjà à ce qui est à nouveau décrit en 2014, 2015, 2016, 2017 (les dates des « visites « des hangars de narco-avions) !!! Cela fait bientôt trente ans que c’est ainsi dans le secteur, à croire que rien n’a bougé depuis !!! Pire, ça a même surtout augmenté !!! Or, en 1982, la DEA estimait déjà la production de cocaïne de Suarez à une tonne de pâte de cocaïne par mois (équivalent à entre 5 et 9 millions de dollars par mois), et sa production annuelle estimée plutôt à vingt tonnes ! Ses laboratoires clandestins étant dispersés à Yepacaní, Puerto Villaroel et dans la zone de Portezuelo (tous dans la région du Beni), tout étant dirigés depuis Santa Cruz.

 

L’Histoire, en ce sens est implacable : le trafic n’a donc jamais cessé depuis !!!

 

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http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxciv-la-decouverte-et-la-chute-des-fournisseurs-davions-29/

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