Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — marcfievet@live.fr — 33 (0) 6 84 30 31 81
Vis à vis de l’Iran aussi, notre Charly a eu de bien étranges positions, en acceptant de libérer (encore une fois) des terroristes au nom selon lui du secret d’Etat, qui dissimulait surtout d’autres intérêts. Ou d’autres personnes, dont un conseiller plus que critiquable… que l’on retrouvera mêlé étroitement à l’affaire de Tibhirine, qui n’a pas fini de nous étonner, elle aussi. Et contre laquelle se heurtent des juges français, confrontés à la réticence extrême des autorités algériennes à évoquer clairement le problème, ou a simplement soulever le voile de mensonges qui entoure l’affaire.
L’homme qui a un jour clamé vouloir « terroriser les terroristes » a fait tout l’inverse à plusieurs reprises : il a aidé certains à s’échapper. En décembre 1993, rebelote, Charly laisse partir vers l’Iran les deux auteurs du meurtre de l’opposant Kazem Radjavi (ici à droite). Ce dernier a été assassiné à Genève le le 24
Encore une fois, j’ai eu le sentiment d’être floué par les élus de gauche et leur représentant principal, ce premier ministre bombeur de torse, qui a commis ce jour là ce qui représente pour moi une véritable trahison. Je veux bien comprendre et admettre qu’on puisse saluer des adversaires en politique, mais ce qui a été fait pour Charles Pasqua, je ne peux l’admettre. Manuel Valls, ce faisant, a fait preuve d’une totale absence de vue historique. Pasqua a été l’exécuteur de fort basses œuvres, et l’hommage des députés socialistes est tout simplement une honte : on ne peut rendre hommage à un homme qui a trempé trop souvent dans d’aussi douteuses affaires telles qu’assassinats politiques, vente d’armes ou trafic de drogue.
Outré, j’ai décidé de revenir sur la carrière de cet homme charmeur mais plus que redoutable. Car Manuel Valls semble l’avoir oublié, mais il traînait derrière lui un bon nombre de cadavres ou de cas douteux, dans lesquels son nom était revenu avec insistance dans les enquêtes qui avaient suivi. Pasqua « était secret » (*) ai-je pu lire ces derniers jours. Il ne pouvait que l’être, à moins de révéler ses turpitudes. Sa carrière a plus consisté à dissimuler ses cas pendables qu’à être efficace. Pour le résumer, il a dépensé beaucoup d’énergie pour se rendre présentable, ce Machiavel de Canebière. Le jour où il l’était devenu, l’ensemble de la vie politique française avait vu en lui l’arrivée d’un mafieux comme premier flic de France, et rien d’autre : l’aurait-on déjà oublié ? Retour sur Mr Charly, que l’on n’avait pas à saluer ainsi, à moins de ne rien connaître de ses frasques passés. Comme l’a dit un jour Michel Debré, qui s’y connaissait en coups fourrés, « Pasqua ? jamais sur le pont, toujours dans les soutes… » : on ne peut meilleure définition.
Bienvenue dans l’univers du soutier Charles Pasqua, alias « Charly ».
Revenons tout d’abord en 1964. Cinq ans auparavant seulement, en en 1959, le Service d’action civique (SAC) avait été créé par Jacques Foccart et Achille Peretti et Charles Pasqua, mais aussi Roger Frey, Paul Comiti, Alexandre Sanguinetti, Dominique Ponchardier et Jean Bozzi. Pas vraiment des enfants de chœur, ceux-là. Le premier président du Sac est Pierre Debizet un résistant de taille imposante surnommé « Gros Sourcils » ou » alors, qui a été tenté par l’extrême droite du Parti Patriote Révolutionnaire, un groupuscule dirigé par Jean-Baptiste Biaggi, qui a fini au FN après être passé à l’OAS. Avec Joseph Ortiz un cafetier, l’avocat JBiaggi seront à l’origine de le 24 janvier 1960, de « La semaine des barricades » : un député français borgne, nommé JMLePen, qui avait demandé leur extension en métropole sera arrêté et emprisonné. Comme couverture, l’homme qui ne s’est pas encore lancé en poliitique, travaille pour Ricard, boisson anisée qui alors connaît une ascension fulgurante : la France des années 60 en fera son emblème quasi national, au même titre que la baguette et le béret. Déjà, au sein de Ricard, Charly avait fait preuve d’un certain talent. Alors qu’il y travaillait encore, il avait préparé l’importation de l’Americano, produit italien concurrent, mélange de Campari et de vermouth : c’est en l’apprenant que son patron, Paul Ricard. l’avait viré : Pasqua travaillait pourtant chez lui depuis 1952 : jeune plagiste à Marseille, fils d’un policier marseillais, il y avait tenté sa chance, en venant jouer au vendeur dans le bureau même du directeur : sa gouaille et sa faconde l’avaient aussitôt fait embaucher. Chez Ricard, Charles Pasqua, devenu directeur des ventes à l’export, a sous ces ordres Jean Venturi : nous reparlerons de lui dans un autre épisode. Son homme de confiance s’appelle Jean-Charles Marchiani, dont nous reparlerons aussi un peu plus loin…
Le Maroc, premier exportateur mondial de haschisch
Article de Michel Sitbon, actualisé par Marc Fievet
Les rares acheteurs des rapports de l’Observatoire géopolitique des drogues (OGD), normalement édités mais quasiment introuvables en librairie pourraient témoigner. Ce « rapport confidentiel », surtout destiné à la bureaucratie de l’Union européenne semble-t-il, émane de l’OGD.
L’Observatoire est l’auteur d’enquêtes minutieuses qui ont permis depuis des années de détailler à quel point le Maroc est impliqué dans la production et le commerce de drogues. Ce rapport en question rappellait quelques résultats de cette observation du royaume chérifien : « Premier exportateur de haschisch dans le monde, (…) premier fournisseur du marché européen, (…) surfaces de culture – dans la région du Rif – multipliées par dix en dix ans… » Tout ceci s’étant passé « dans la discrétion et une apparente indifférence des pays amis »….
A qui appartient le Maroc ?
Dans ce texte, l’OGD insiste sur le fait que ce commerce est « très hiérarchisé« . Au sommet de la hiérarchie, le rapport citait les noms des membres de la famille royale ou des ministres directement compromis (il est à noter que les bureaucrates européens ont aussitôt demandé une version expurgée où n’apparaîtraient pas ces noms…C’est vrai, en contrepartie d’un séjour à « La Mamounia » que ne ferait-on pas!…)
La Mamounia à Marrakech
C’était bien en première page du « Monde » , journal réputé pour son sérieux, que sur deux colonnes, en haut à droite, s’étalait: « Le Maroc, premier exportateur mondial de haschisch« . Et le sous-titre : « Un rapport confidentiel met en cause l’entourage du roi Hassan II« .
Mais ça, c’était hier!
A la base de cette pyramide, au moins 200.000 paysans du Rif.
De loyaux sujets de Sa Majesté Hassan II, donc de son successeur Mohammed VI.
Mais à la pointe de la pyramide ? Mystère… L’ »entourage du roi » ? Soit. Et le roi ?
A qui appartient le Maroc ? C’est le titre d’un ouvrage que vous pouvez peut-être encore vous procurer chez l’Harmattan.
Le Maroc appartenait à Hassan et donc aujourd’hui à Mohammed VI.
A qui appartient la région du Rif ? Eh bien le Rif appartient directement au roi ! Le Maroc est un pays en grande partie féodal. Le Rif est, lui, féodal. Colonisé par l’administration royale, rien ne peut y être planté sans le feu vert de ses représentants. Et c’est normal : Hassan II était un homme sérieux. Il n’aurait pas laissé un tel commerce entre les mains de n’importe qui.
Hassan II était donc un des hommes les plus riches du monde. Ça lui permit d’avoir des amis – nous y reviendrons dans un instant.
Hassan II, pour sa part, s’était donc spécialement enrichi en trafiquant des drogues illicites. Cette activité était déjà sévèrement réprimée par la loi, y compris celle de son propre pays. Des tas de gens croupissent encore en prison au Maroc, en Espagne, en France ou ailleurs – qui ne sont au fond que ses sous-traitants – pendant que Sa Majesté reçevait dans ses palais les grands de ce monde. Et les grands de ce monde, flattés d’avoir été si bien reçus par un si grand monarque, s’en retournent dans leur pays et font des discours enflammés contre la drogue, cette hydre aux dents longues qui suce le sang de nos petits enfants.
Amis de 20 ans
Un de ces grands amis s’appelle Jacques Chirac. Un ami de vingt ans. Quelqu’un sur qui on peut compter. Jacques Chirac est un monsieur qui fait de la politique à un assez haut niveau. Il a été, entre autres choses, ministre de l’Intérieur, Premier ministre, puis il fut président de la République. Ces métiers-là permettent, parfois, d’être bien informé.
En France il existe une Brigade des stups, un Office central de répression du trafic international de stupéfiants (OCRTIS) et la DNRED, le service ‘intelligence’ de la Douane française. Ce sont de services qui ont beaucoup de moyens.
L’OGD est une petite organisation qui a peu de moyens. Pouvons-nous supposer un instant que ce que l’OGD a pu apprendre en enquêtant soit inconnu, à l’époque de Jacques Chirac ?
On sait aussi que le roi du Maroc, qui est un homme riche, a pour habitude de subventionner les partis politiques français. Ceci est spécialement utile, bien sûr, pendant les campagnes électorales. Et doublement utile lorsque ces campagnes sont difficiles, comme celle de Jacques Chirac contre Edouard Balladur.
Édouard Balladur, lui qui était aux manettes, fut soupçonné d’avoir financé une partie de sa campagne présidentielle de 1995 grâce à des rétrocommissions sur des contrats d’armement. L’aide que lui apporta son ministre du Budget, Nicolas Sarkozy, est une réalité! C’est l’affaire Karachi ! Il a été mis en examen depuis!
A peine élu, le premier acte du Génial président, avant même de faire péter des bombes à Mururoa, ce fut un petit voyage en Afrique, chez les amis.
La première étape de ce voyage fut la plus importante: le Maroc.
Jacques Chirac et Hassan II se sont retrouvés très cordialement. Ils ont conclu en un éclair un accord impressionnant qui consistait, entre autres choses, à doubler l’aide française au Maroc. Rien que ça.
Deux heures d’entretien confidentiel entre Chirac et son ami le dealer
Au nom des vingt années d’amitié les unissant, Son Altesse Royale Hassan II décora le Génial président de la plus haute distinction marocaine. Ils ont même eu l’occasion de parler du Rif et de ses « problèmes de développement économique et social« . Chirac s’est engagé à ce que la France soutienne plus particulièrement l’action du roi dans cette région.
Pour la petite histoire, il faut savoir que le roi a réussi à encaisser des milliards de dollars de la communauté internationale, sous prétexte de développer des cultures de substitution au cannabis dans le Rif. D’un côté il encaisse les subventions, de l’autre les surfaces de cultures s’étendent… Tout bénéfice! L’astuce a beau être éventée depuis un moment et faire sourire les spécialistes, c’est bien cette escroquerie-là que Chirac proposait de relancer auprès de la communauté européenne, pour un montant de plus de deux milliards de dollars cette fois…
En 36 heures de visite, le fringuant Président français Chirac a aussi trouvé le temps pour deux heures d’entretien confidentiel avec son ami le dealer…
On ne sait pas ce qu’ils se sont dit.
Le Pays-Bas concurrence ce juteux trafic
Ce qu’on sait en revanche, c’est que s’il n’y avait pas l’OGD – et « Le Monde » -, notre ami le roi serait peut-être soupçonné de n’être pas un très bon démocrate – mais l’affaire s’arrêterait là. Le pollen du cannabis marocain a beau embaumer jusqu’en Espagne – ainsi que c’était le cas cet été, à peu près en même temps que Chirac passait par là… -, motus et bouche cousue, personne n’oserait dire un mot.
Il vaut mieux. Quelqu’un a osé témoigner sur la complicité franco-marocaine dans le trafic de drogues. Il s’appelle Ali Bourequat.
L’asile politique lui a été accordé il y a quelques mois aux Etats-Unis. Il l’a obtenu en raison des persécutions subies en France du fait des dénonciations que contient son livre « Dix-huit ans de solitude : Tazmamart« , paru chez Lafon en 1993.
Charles Pasqua était encore ministre de l’Intérieur. Il semble que cet autre grand ami du roi du Maroc n’ait pas été en mesure de garantir la sécurité d’Ali Bourequat en France.
Bourequat osait simplement dénoncer les complicités entre la France de monsieur Pasqua et le Maroc de monsieur Hassan II dans le trafic de stupéfiants.
De retour à Paris, Jacques Chirac s’est cru autorisé à agresser le premier ministre néerlandais pour le « laxisme » dont fait preuve son pays en matière de drogues. En fait de laxisme, les Pays-Bas mènent une politique qui tend à la légalisation du cannabis, une légalisation qui mettrait fin au marché noir à colossales plus-values que permet la pseudo-prohibition des drogues. En plus, les Pays-Bas pratiquent une sorte de « tolérance » qui en fait le premier producteur européen de cannabis et donc, un concurrent du Maroc.
Assurance deal
Si Chirac, Pasqua et les patrons de la brigade des stups et de l’OCRTIS sont tellement remontés contre les Pays-Bas, c’est simplement parce qu’ils proposent une voie qui mettrait fin à leurs petites affaires, et qu’en attendant, elle fait concurrence à Son Altesse Royale, leur ami le dealer.
Pour bien comprendre tout ça, il faut savoir comment se passe le commerce entre le Maroc et les pays destinataires des drogues qu’il exporte. Un ami de l’OGD me racontait un jour comment, au cours d’une de ses enquêtes, il avait réussi à se faire passer pour un gros acheteur de haschisch, un investisseur en col blanc. On lui proposait alors deux formules : soit il achetait la marchandise et la faisait transporter à ses risques et périls, soit il payait l’assurance. On appelle ça « acheter la route« . La marchandise lui coûtait plus cher, mais il n’avait qu’à indiquer le point de livraison. L’assurance était totale. En cas de pépin – on ne sait jamais, on peut tomber sur un flic ou un douanier honnête -, la marchandise était remplacée sans qu’il ait à débourser un sou de plus, et livrée comme prévu à l’adresse indiquée.
Héroïne, terrorisme et médailles…
Pour compléter le tableau, il est utile de savoir aussi que le Maroc n’est plus spécialisé en cannabis depuis longtemps. Voilà des années qu’il a proposé à la Mafia internationale de profiter de son infrastructure et de ses excellentes capacités d’acheminement des drogues en Europe pour récupérer, d’abord le marché de la cocaïne, car les précurseurs entrent sans difficultés, puis celui de l’héroïne.
En ce qui concerne l’héroïne, le Maroc expérimente la culture de pavot – et maîtrise déjà sa transformation. Ainsi, ce pays n’est pas seulement le premier producteur de haschisch, mais vraisemblablement la première « plaque tournante » de drogues sur terre.
Que dire de plus ?
Ce sont les bases mêmes de l’ordre qui nous accable qui sont en cause. La politique criminelle dite de « prohibition » des drogues a d’ores et déjà sapé tout l’édifice. Il faut en changer d’urgence. Il n’y a plus de contrat social qui tienne dans de telles conditions.
Ramzi Ahmed Youssef, un Pakistanais de 27 ans, est soupçonné d’avoir organisé l’attentat contre le World Trade Center, en 1993, à New York – et d’avoir été sponsorisé par les « narcos » de son pays. Les hezbollahs de monsieur Hekmatyar, en Afghanistan, ont financé leur guerre en cultivant le pavot, transformé en héroïne, au Pakistan, avec l’aide des services secrets pakistanais, travaillant main dans la main avec la CIA (pour vaincre, à l’époque, l’armée rouge).
Les mêmes hezbollahs de Hekmatyar étaient, selon la DST, les organisateurs des attentats qui nous ont valu Vigipirate. Les poseurs de bombes qui accaparent la une des journaux ont été entraînés en Afghanistan, dans les camps de monsieur Hekmatyar, à côté de ses champs de pavot. Toujours selon la DST, ils auraient pris leurs ordres dans un bureau de Peshawar, et le communiqué revendiquant finalement ces attentats est arrivé au Caire en provenance de Lahore. Lahore, c’est au Pakistan. Un pays qui dispute à la Birmanie la place de premier producteur d’héroïne du monde.
Ce n’est pas la peine de faire semblant de combattre le terrorisme par Vigipirate quand on va prendre ses médailles chez le roi du Maroc.
Au Brésil, on a donc affaire comme au Paraguay à un double trafic : celui de contrebande, au départ de cigarettes dans les années 60 et 70 puis celui de matériels électroniques, les taxes n’étant pas les mêmes entre pays cela permet des profits supplémentaires à qui arrive à passer hors de la frontière ce genre de marchandises. Chaînes hifi, radios, lecteurs de DVD, tout y passe.
A ce trafic s’est progressivement mêlé l’écoulement des stocks paraguayens de marijuana, qui s’est lui-même doublé de celui de la coke bolivienne. Le sud du pays, au Brésil est donc naturellement touché : frontalier au Paraguay mais aussi avec l’Argentine, il étend la sphère d’influence des narcos boliviens notamment vers Buenos Aires, où le relais des navires partant vers l’Europe est plus que préoccupant. Des avions accidentés sont achetés à bas prix, retapés et repeints dans des ateliers clandestins au Brésil, notamment dans le Mato Grosso, à Sinop, devenu fief narco fournisseur d’avions, certains, en bon état étant vendus par une habitante de la banlieue de Dallas, dont on a retrouvé facilement la trace chez les trafiquants… la FAA américaine ayant semble-t-il encore un fois perdu ou égaré leurs registres.
Une découverte très intéressante en 2011
Les brésiliens sont en tout cas bien présents et bien installés dans le trafic provenant de Bolivie ou du Paraguay. Le 27 octobre 2011, la police nationale brésilienne, à la suite d’une enquête ayant duré une bonne année au moins, déclenche une rafle portant sur un trafic de drogue par avion, une opération lourde avec plus d’une cinquantaine de personnes à l’ouvrage, baptisée « Touro Branco » (dans le Minas Geiras, donc) et portant surtout sur trois états : le Mato Grosso, le Mato Grosso do Sul et celui de São Paulo. Le point majeur de l’opération est une ferme située dans la région du Pantanal, dans le district d’Ouro Branco do Sul, dans la municipalité d’Itiquira, à 359 kilomètres de Cuiabá (pas loin de la célèbre chute d’eau), une ferme qui aurait servi à recevoir par air la drogue pour la distribuer ensuite par route selon un principe bien établi. Selon la police, l’opération aboutit à délivrer plusieurs mandats d’arrêt dont deux délivrés à São Paulo, un à Itiquira (MT), un à Campo et Lacerda (MT) et un à Campo Grande. Un beau lot de pâte de cocaïne (ici à gauche) est découvert durant les saisies, au total ce sera 1,2 tonne en effet qui s’empilera en paquets d’1 kilo environ. Mais il y en aura davantage au final encore. Dans les minutes du procès, on découvrira le nom du trafiquant intercepté en flagrant délit (c’est celui de Ricardo Ribeiro Santana, alias « Pernambuco« ), et celui de son pilote longuement écouté sur leurs téléphones portables par la police pendant des mois. « Le 18 septembre 2010, il y a eu une autre arrestation en flagrant délit lors de cette enquête, étant donné que la police fédérale a réussi à surprendre Dionisio Paulo Da Silva, portant environ 152 kg de cocaïne appartenant à l’organisation criminelle de « Eurico » (Eurico Augusto Pereira, surnommé “Quebrado”, ou « Le cassé »). Ce lot de cocaïne a commencé à être traité par « Eurico » et « Pernambuco », le premier en tant que vendeur et acheteur d’un deuxième, au début de septembre 2010. Ils ont recruté le pilote, Filho Do Merceneiri (« Rafael » ) comme transporteur de drogue avec l’utilisation d’un co-pilote… Le 6 septembre, lors d’une nouvelle connexion, « Pernambuco » se plaint à « Eurico » du manque de contact avec « Rafael », puisqu’il était déjà en possession du de la drogue (cf index 19262489). Dans la conversation suivante, « Pernambuco » affirme à « Eurico » qu’il a fixé à « Rafael » le délai de livraison de la drogue « à lundi au maximum » (index 19274987). La livraison n’a en fait pas eu lieu, parce que le 18 août le pilote Paulo Dionizio Da Silva, transportant des drogues par voie terrestre, a été arrêté par la police fédérale à Araraquara, une police qui a réussi à découvrir et saisir la drogue cachée dans une trappe sous l’avant du camion, et qui faisait 152,25 kg (cent cinquante-deux kilogrammes et vingt-cinq grammes de cocaïne). Les dialogues entre « Eurico », « Pernambuco » et « Rafae »l dans les jours qui ont suivi l’arrestation ne laissent aucun doute sur le fait que la drogue appartenait au premier et devait être livrée au second, « Rafael » apportant la drogue par voie aérienne, transmise par le pilote « Paulo », pris en flagrant délit (index 19470247, 19470269, 19470285) ». On ne peut mieux résumer !
Tout un gang de brésiliens, de paraguayens et de boliviens… jusqu’à des calabrais !
Au final, sur la totalité du raid, ce sont 4 297,58 kg de cocaïne (4 tonnes !!!) et 5 210,70 kgde marijuana qui avaient été découverts plus en devises 890 000 reals et 110 000 dollars en espèces. Un autre transporteur de la même organisation, Edenilson Moreira da Silva dit Gordinho « Le petit costaud » (c’est presque de l’Audiard) avait lui été pris à part avec 42 kilos de coke. Enfin, Everton Benteo Luiz, avait été lui accusé d’être l’intermédiaire de la bande avec des fournisseurs boliviens. La presse donne tous les noms le 28 octobre 2011: « La police fédérale a arrêté hier à Cassilandia (MS), le vendeur de semences pour herbe, Eurico Augusto Pereira, 39, un résident de São João das Duas Pontes, nommé comme responsable d’un gang international de trafic de drogue qui a traité 47 millions de reais en un an. Selon Ivo de Freitas, la Surintendance de la PF à Sao Paulo, la cellule criminelle de Perego était responsable du courtage et de la gestion du trafic entre les Brésiliens, les Boliviens et Paraguayens. Lui et un autre trafiquant de drogue – qui n’a pas été nommé – étaient, en tant que délégué, les patrons de l’organisation criminelle et lavaient l’argent du crime de l’argent dans des entreprises, dans le domaine des semences agricoles et des magasins de voitures. Selon le PF, l’enquête d’un an a permis de découvrir des membres sud-américains, européens et brésiliens dans le cadre de l’organisation du trafic de cocaïne en Bolivie et de la marijuana au Paraguay. Depuis le début de l’enquête, 70 personnes ont été arrêtées, dont une soupçonnée de faire partie de la mafia italienne basée dans la région de Calabre. Ont également été saisis 4,3 tonnes de cocaïne et 5,2 tonnes de marijuana, en plus de 1 million de reals, 48 véhicules et un avion. Le laboratoire de raffinage de drogue découvert par la police était installé à Barueri (dans l’état de Sao Paulo). L’an dernier, un avion avec 360 kilos de cocaïne a été saisi à Sales de Oliveira, dans la région de Ribeirão Preto. L’avion était immatriculé au nom d’un avocat de São Gabriel Del Oeste (j ‘ y reviendrai plus loin). » La description de « Perego » suit dans les divers jugements et contestations de ses avocats : « fils d’un couple d’agriculteurs, Pelego a été impliqué dans le crime en 2000, quand il a été arrêté avec une livre et demi de drogue. Cinq ans plus tard, il a fui la prison de Rio Claro et a kidnappé un conducteur, dans la même ville. Il a été condamné à 6 ans de prison pour vol et extorsion, mais a fait appel de la peine en liberté. « L’appel est en attente de jugement », a déclaré son avocat, Claudio Schefer Jimenez, qui n’était pas au courant de la nouvelle condamnation à la prison de son client. (…) Recherchée pendant la rédaction du rapport, une sœur de l’accusé ne voulait pas parler. Avec les revenus présumés de son entreprise dans le domaine des semences, Pelego a obtenu un patrimoine qui comprend des biens immobiliers à São João das Duas Pontes, Campo Grande et Cassilândia (MS). Il a construit un manoir à la ferme où il a été arrêté et, selon les policiers, portait une chaîne et un bracelet en or avec des détails en émeraude, ainsi qu’une montre de luxe d’une valeur de 15 000 réais.. » La panoplie complète de l’arrivisme narco !!!
Historiquement encore, cette nuée de petits Cessna ayant fondu sur le Brésil n’est pas une nouveauté.
Dès les années 70, la frénésie de la recherche de l’argent facile en Amazonie a amené des chercheurs d’or ou de pierre précieuses au Brésil. En Guyane, ce seront les mêmes qui travailleront sur des chantiers d’orpaillage clandestins. Pour les approvisionner est donc né à ce moment là le métier harassant de pilote de Garimpeiros, puisque c’était leur nom. Une noria de petits avions (il y avait de tout, comme vous allez vous en apercevoir) a en effet pendant des années ravitaillé en tout le nécessaire ces fameux chercheurs d’or : pièces détachées de machines, mais aussi celles d’avions, nourriture, alcool et… armes. Leurs descendants actuels s’étant le plus souvent reconvertis dans le transport de coke bien plus rémunérateur, mais pas moins risqué comme on va aussi le voir aujourd’hui … en découvrant un gang venu se cacher dans une réserve indigène pour y installer un laboratoire et y faire atterrir une demi-douzaine d’avions !!!
Un précédent brésilien avec un labo lié à des aéronefs
En fait, on a eu l’impression, déjà en 2014 et 2015 de la répétition d’une autre grosse prise. Deux ans avant la « vérification » des hangars, en effet, la police paraguayenne avait déjà mis la main sur tout un lot d’avions disparates. Un Embraer 721C Sertanejo immatriculé en Bolivie CP-1495, un Cessna « bolivien » CP-2004 ainsi qu’un autre Cessna 210 CP-2633 qui présentait la particularité d’être un appareil fantôme, car selon un rapport de la DGAC-01008 du 04 juin 2013, l’avion, ex N732WG, (21061828) il avait, selon les premières conclusions, tout simplement été « volé » (du moins c’est ce qu’on pensait).
On peut le voir ici à droite en 2009 atterrir aux Etats-Unis, à Long Beach… l’avion avait fait le trajet Miami-Great Exuma Island le lundi 1er mars 2010. Un bout de chemin avant de rejoindre le Brésil… puis le Paraguay.
Les autorités bulgares au poste de contrôle de Silistra, près de la frontière avec la Roumanie, ont capturé 1,75 million de cigarettes non déclarées, ont déclaré vendredi les autorités.
Les cigarettes ont été retrouvées jeudi soir dans un camion immatriculé en Roumanie, alors qu’il tentait de quitter la Bulgarie, a indiqué le ministère de l’Intérieur et l’Agence nationale des douanes (NCA) dans un communiqué commun.
Par Hani Abdi – L’avocat de Kamel Chikhi, dit «El Bouchi», Me Saïd Younsi, évoque «des faits troublants dans l’affaire des 701 Kg de cocaïne.
Des faits qui suscitent des interrogations.
Me Saïd Younsi
Considérant que son client est innocent, l’avocat, qui s’est exprimé sur les colonnes du quotidien El Watan, s’interroge sur l’ouverture des scellés du conteneur en question à Valence, en Espagne, sans la présence ni du commandant de bord, ni du représentant de la compagnie maritime, ni du responsable de la surveillance des conteneurs. L’avocat de Kamel Chikhi estime que les autorités portuaires espagnoles ont fauté. Car, on ne touche pas aux scellés d’un conteneur sans la présence de témoins.
Deux personnes ayant assisté au festival Tomorrowland sont décédées après avoir consommé de la drogue lors du festival, rapporte la VRT sur son site internet.
Les deux victimes sont décédées plusieurs jours après le festival, à l’hôpital. Dans l’un des deux cas, il s’agirait d’un abus d’ecstasy, d’après les informations du média flamand.
A kaolack, au niveau du pont « noireau » (communément pont Serigne Bassirou Mbacké), la douane a saisi près de 150 kg de chanvre indien dissimulés dans des sacs de riz. Et les hommes de tenue sont actuellement à la recherche des 05 trafiquants.
C’est précisément à 10 km de Kaolack, vers le village que Keur Toro, sur la route de Kaffrine, que les faits ont eu lieu.
Depuis quelques jours, on assiste à une surenchère de communiqué visant à récupérer la saisie d’une tonne 500 de coke au large de Saint Martin dans la mer des Caraïbes.
La Marine, l’OCRTIS, la DNRED et bien sur Gérald Darmanin se gargarisent de cette saisie de cocaïne destinée … à l’Amérique du Nord.
De qui se fout-on?
Le job aurait été de signaler le navire aux autorités américaines et canadiennes, permettant ainsi de ne pas encombrer notre justice qui croule sous les dossiers tout en ne dépensant pas l’argent du contribuable pour protéger les Américains!
Oserais-je rappeler à toutes nos grandes directions qui s’impliquent dans la lutte contre le narcotrafic que la mission qu’elles ont à remplir, c’est de protéger les Français en priorité de ce fléau qu’est la drogue et qu’il n’est pas prévu au programme qu’elles utilisent les résultats obtenus pour se faire de la pub!
D’après l’échelon DNRED de Fort de France, cette opération était suivie depuis des mois! Donc, faire du chiffre pour « se faire mousser » n’est vraiment pas sérieux.
Sil vous plait messieurs, occupez vous de nos territoires !
C’est une ‘quantité colossale’… de produits stupéfiants qui a été retrouvée mardi sur l’A6 à hauteur de Branches. 626 kilos résine de cannabis dans un véhicule utilitaire qui circulait entre Lyon et Paris.
D’après la Préfecture de l’Yonne, c’est un renseignement fourni par les gendarmes de Côte d’Or qui a permis l’arrestation du véhicule.
Le préfet de l’Yonne, Patrice Latron, a félicité hier les gendarmes d’Auxerre pour cette opération.
Avec 7 471 signataires, la pétition publique réclamant une légalisation du cannabis à usage récréatif et l’ouverture de coffee-shops, a connu un succès certain.
Assez pour susciter un débat public au cours duquel une somme de questions pratiques, mais aussi de principes, ont été abordées jeudi à la Chambre des députés.
L’homme important dissimulé derrière tout le trafic au Brésil, la Commission va le découvrir, n’est pas brésilien, mais paraguayen. En prime, c’est un général, qui semble bien avoir hérité de tous les travers du système. Elle mettra aussi le doigt sur un possible organisateur de la disparition de PC Freitas (voir l’épisode précédent) : en l’occurrence son propre frère, très proche du milieu et des trafiquants. Elle aura beau avoir prévenu, en recommandant de surveiller davantage les petits aérodromes… rien n’y fera.
Depuis, hélas, trois fois hélas, le trafic s’est encore accentué.
La faute à plein de choses, et aussi à une justice confrontée à une surpopulation carcérale qu’elle ne sait plus gérer: les prisons brésiliennes sont des enfers véritables… et les principaux lieux dans lesquels la drogue circule.
Et même les armes !!! C’est la démocratie qui est en danger, avec ses poudrières disséminées partout, car la loi n’existe plus à l’intérieur même de ces cachots immondes !
L’ultime bombe de la CPI et une piste pour Farias : son propre frère !
On croit avoir tout lu, mais on reste coi avec la dernière découverte de la Commission, elle est de taille et… paraguayenne !!! « La Commission d’enquête parlementaire (CPI) sur le trafic de drogue affirme également dans son rapport sur le crime organisé que l’ancien général paraguayen Lino Oviedo, qui a été arrêté à Brasilia, à l’abri dans une hacienda avec l’un des plus grands trafiquants de drogue au Brésil, Carioca Fernandinho Beira-Mar: Selon le rapport final sur la drogue au Paraguay de la CPI, dont l’AFP a obtenu une copie de la police militaire de l’Etat de Parana, il accuse Oviedo « d’avoir hébergé dans son ranch le trafiquant recherché Fernandinho Beira-Mar, avec la connaissance de Ricardo Noronha, ancien chef de la police de Paraná. C’est lui la bombe finale de toute l’enquête, au final : « L’ancien général paraguayen Lino Oviedo est l’un des grands noms de la Commission parlementaire brésilienne pour le trafic de drogue. Il est accusé de contrebande internationale de drogues et d’armes, ainsi que d’association illicite. (…) Devant le ministre Mauricio Correa, le juge qui devra décider de son extradition, Oviedo a tenté de devenir une victime de la persécution politique du gouvernement actuel du Paraguay. « Ma famille et moi risquons la mort, car ils offrent 100 mille dollars pour ma capture, vivants ou morts », a-t-il dit. Oviedo se déclare victime d’un complot politico-judiciaire (…). Selon le document parlementaire, alors qu’il commandait l’armée paraguayenne, l’ancien militaire était chargé de «protéger» le libre transit des armes et des drogues. Quand Oviedo a perdu le pouvoir, après avoir été accusé d’être l’auteur intellectuel de l‘assassinat de l’ancien vice-président Luis María Argaña, en mars 1999, le soldat s’est réfugié en Argentine. C’est le gouvernement de Carlos Menem, qui, en plus de se déclarer être son ami, qui l’a abrité dans le sud du pays. Selon les législateurs brésiliens, Oviedo a caché le trafiquant de drogue Luiz Fernando da Costa de Rio de Janeiro, plus connu sous le nom de Fernandinho Beira-Mar, lors d’un de ses séjours au Paraguay. Le criminel brésilien ne pouvait pas, jusqu’à présent, être arrêté ».
Oviedo, on le sait est mort dans un accident d’hélicoptère (ici à droite) que d’aucuns ont toujours interprété comme étant un assassinat …. On reste déjà ébahi, mais on écarquille encore plus les yeux avec la suite : « il y a un autre cas de résonance parmi ceux mentionnés par les députés: Le législateur fédéral Augusto Farias, le frère de Paulo Cesar Farias, ancien trésorier de l’ancien président Fernando Collor de Mello, qui a été tué en 1996 dans des circonstances jamais clarifiées. Aujourd’hui, on soupçonne qu’Augusto a ordonné de le tuer pour de l’argent (le même sera accusé en 2003 de maintenir 99 travailleurs dans des conditions analogues à l’esclavage dans une ferme de sa propriété dans le sud du Pará !!!). Sidérant !
Si les douaniers étaient plus souvent sur le terrain, mais pour cela il faudrait que le nombre de douaniers SURV soit à la hauteur des exigences… Mais avec un DG silencieux et un ministre fossoyeur, on se contente des miettes que laisse le narcotrafic ! Et les propos dithyrambiques sur les exploits réalisés par les agents de la Douane française ne seraient-ils servis que pour cacher la faiblesse des résultats.
Aujourd’hui les résultats en matière de lutte contre la drogue sont là pour permettre de justifier l’existence des services, mais certainement pas pour protéger les Français.
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Il force un barrage douanier avec une demi-tonne de cannabis
Le passeur, originaire de Dreux dans l’Eure-et-Loir, revenait d’Espagne avec une quinzaine de valises pleines à craquer…
Le 18 juillet dernier, un homme d’une quarantaine d’années a été interpellé sur l’A63, aux alentours du péage de Saugnacq-et-Muret dans les Landes.
L’histoire du Brésil dans la deuxième moitié du siècle précédent s’est avérée mouvementée.
En 1985 on espère beaucoup, peut-être trop, avec la fin de la terrible et sanglante dictature qui a duré deux décennies. Les brésiliens veulent alors en finir aussi avec le commerce de la cocaïne qui détruit déjà leur jeunesse dans les favelas. Alors ils créent un phénomène inédit, à savoir une sorte de tribunal permanent dirigé par des élus, qui vont diligenter pendant 18 mois des enquêtes, aidés par la police et même l’armée, pour traquer les dealers mais surtout les organisateurs des réseaux d’arrivée de la coke dans 18 États (sur les 27 que comporte la fédération). Ils vont donc tomber sur cette noria d’avions, et commencer à en faire la fastidieuse liste… ils ne s’attendaient pas à en trouver autant. Son rapport final fera 1100 pages. Sur 2394 personnes qu’il interrogera, 1812 seront accusés d’implication dans le trafic de drogues ou dans des activités illégales…
Jusque dans les années 80, les caïds de la drogue qui ont envahi les favélas et ont depuis pris racine dans tous les quartiers sont craints par la population, qu’ils terrorisent tous les jours. Le pouvoir dictatorial n’intervenait pas durant cette période, préférant un pays qui se déchire pour son propre intérêt personnel ; qu’ils s’entre-tuent donc, ça sera ça de moins à torturer c’est ce qu’il pense, sans aucun doute. Après lui, le chaos, donc (1). Les régimes forts ont toujours préféré l’instabilité, en clamant haut et fort pourtant qu’ils étaient partisans de l’ordre. C’est une position de façade, tous les dictateurs ou presque ayant eu des liens avec la mafia locale, chez qui ils ont souvent trouvé des affidés serviles. Les habitants de l’état de São Paulo avaient assisté pendant des années, à l’augmentation croissante du nombre de crimes liés au trafic de drogue; mais aussi à l’augmentation du vol de fret routier, ainsi qu’à une recrudescence des homicides, dans toutes les villes de l’intérieur. Le nom retenu pour désigner cette montée des phénomènes de ce type a été « Filière Caipira « (Rota Caipira). Pour eux, cette filière ne s’arrêterait que s’ils prenaient les choses en main, via la démocratie enfin revenue. Car cette « Nouvelle République » apparue en 1985 (l’appellation porte en faite sur la seconde qui a duré avant l’arrivée des militaires) au Brésil change enfin la donne. En mettant fin à 21 ans de pouvoir dictatorial de la part des militaires, elle redonne espoir à certains. L’espoir d’endiguer le fléau de la drogue, notamment. Un grand élan démocratique anti prolifération de la drogue s’engage donc sous les présidences successives de Fernando Collor de Mello (1990-92), le tout premier président élu au suffrage universel après la dictature (ici à gauche, en réalité il a été précédé par Tancredo Neves mais celui-ci est mort avant de prendre le poste), puis d’Itamar Franco du Parti du Mouvement Démocratique brésilien et enfin en 1995 de Fernando Henrique Cardoso (cf ici à gauche) du Parti de la Social-Démocratie brésilienne (PSDB), dont le successeur en 2003 s’appellera… Lula. Des gens s’enhardissent, et commencent à réclamer des comptes aux autorités, ou désirent qu’elles interviennent enfin pour lutter contre le trafic de drogue qui gangrène toutes les plus grandes villes, notamment. En 2000, Cardoso ordonnera la déclassification d’une partie des documents militaires concernant de « l’Opération Condor » : les gens découvriront alors une partie des horreurs de la dictature… mais aussi le rôle de la CIA.
Création et établissement de la Commission parlementaire
En 1996, une courageuse Commission d’enquête parlementaire (la CPI, ici à droite en 1999) décide donc d’enquêter elle-même sur le trafic de drogue proprement dit, et pour cela elle décide de venir s’installer à à Campinas, à l’intérieur de l’Etat de São Paulo où elle commence à recueillir des données, des témoins, des arrestations de suspects et des preuves dans ce qui est l’une des villes les plus opulentes du pays et là aussi où le trafic est le plus intense.
On n’hésitera alors pas à évoquer devant les parlementaires la distribution de la cocaïne et le blanchiment d’argent de la drogue au Brésil, les cartels de raffinage et de distribution des drogue en Colombie, ou la production de pâte de coca, en Bolivie.
Una operación de la Guardia Civil y Aduanas en el puerto de Valencia se ha saldado con el arresto de cinco presuntos traficantes de droga cuando trataban de sacar del puerto de Valencia un importante alijo de cocaína llegada en un contenedor procedente de Puerto Rico.