COSTA RICA 🇨🇷 (terminal à conteneurs de Moín): 2 tonnes de cocaïne saisies dans un conteneur d’ananas en partance pour la Belgique

San José, 4 févr. (EFE) .- Les autorités du Costa Rica ont signalé ce jeudi la saisie de deux tonnes de cocaïne dans un conteneur qui transportait des ananas à destination de la Belgique.

Le ministère de la Sécurité publique a rapporté dans un rapport qu’à l’intérieur du terminal à conteneurs de Moín, dans la province de Limón (Caraïbes), des agents ont localisé mercredi dernier un conteneur soupçonné de contenir des marchandises illégales.

Ce conteneur devait être embarqué pour la Belgique et transportait de l’ananas comme cargaison légale.

2 000 colis contenant de la cocaïne, chacun pesant environ un kilo ont été saisis.

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CÔTE D’IVOIRE 🇨🇮 (Spaghetti connection): le procureur Adou Richard-Christophe sort-il de son rôle en menaçant les narcotrafiquants?

Adou Richard-Christophe, Procureur de la République estime que la condamnation mardi dernier des quatre ressortissants italiens doit servir de leçon aux auteurs d’infractions à la législation sur le trafic et l’usage illicite des stupéfiants et le blanchiment de capitaux.

Dans un communiqué transmis à KOACI, le Procureur de la république réaffirme que les auteurs desdites infractions seront activement recherchés et appréhendés par ses services afin de leur faire subir la rigueur de la loi pénale.

Ci-dessous quelques extraits du communiqué d’Adou Richard-Christophe

« Le 17 septembre 2018, les services douaniers du Port de Santos au Brésil saisissaient 1,19 tonne de cocaïne soigneusement dissimulée à l’intérieur de rouleaux en acier de plusieurs engins lourds de type CATERPILLAR, éventrés à cet effet.

Ces engins devaient être embarqués sur un navire pour être déchargés au Port Autonome d’Abidjan en Côte d’Ivoire.

L’analyse des documents afférents à ces engins révélait que ceux-ci avaient été commandés par la société AGL basée à Abidjan, Cocody-Les Deux Plateaux.

Une enquête, au nom de code « Opération Spaghetti », a été menée sur plusieurs mois.

Elle a nécessité, conformément à la convention des Nations Unies du 15 novembre 2000 sur la criminalité transnationale, une étroite coopération des services de police ivoiriens avec les services de police étrangers, notamment français, italiens et brésiliens. Elle a permis de découvrir que les associés de la société AGL, de nationalité italienne, étaient en relation avec un fonctionnaire de police de nationalité ivoirienne et que leur activité consistait à introduire de la cocaïne en Côte d’Ivoire lors de l’importation d’Amérique latine, d’engins de chantier de type CATERPILLAR. Cette drogue était par la suite reconditionnée et réexportée en Italie, incrustée dans des morceaux de bois. Cinq personnes ont été interpellées dans le cadre de la procédure. Il s’agit des nommés :

–   Angelo ARDOLINO, 57 ans, Italien, Gérant d’AGL ;

–   Antonio CUOMO, 54 ans, Italien, Directeur technique d’AGL ;

–   Vincenzo GIULIANO, 62 ans, Italien, Restaurateur ;

–   Guiseppe RAMAGLIA, 46 ans, Italien, Directeur de société ;

–   Véronique DION, 43 ans, Ivoirienne, Fonctionnaire de Police.

Le Juge d’Instruction saisi par le Parquet, après la clôture de son information judiciaire, a renvoyé les mis en cause devant le Tribunal Correctionnel pour y être jugés conformément à la loi. Le Tribunal Correctionnel vidant sa saisine le 02 février 2021, après avoir relaxé Dame DION Véronique pour délit non établi, a déclaré les quatre (04) autres prévenus coupables des faits de Trafic international de stupéfiants, notamment de Cocaïne, de Blanchiment de capitaux, de détention illégale d’armes à feu et de munitions de la première catégorie et d’association de malfaiteurs. En répression, le Tribunal les a condamnés à une peine d’emprisonnement de 20 ans et à cent millions (100.000.000) de francs CFA d’amende. Il a été en outre prononcé à leur encontre, la confiscation au profit de l’État de Côte d’Ivoire, de tous les biens meubles et immeubles leur appartenant, évalués à plusieurs milliards de francs CFA.

Le Procureur de la République rappelle que les infractions à la législation sur le trafic et l’usage illicite des stupéfiants et le blanchiment de capitaux ne sauraient rester impunies. Il voudrait indiquer que les auteurs desdites infractions seront activement recherchés et appréhendés par ses services afin de leur faire subir la rigueur de la loi pénale« .

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CÔTE D’IVOIRE 🇨🇮 (Spaghetti connection au Brésil): tous les chemins de la coke mènent à Rome (ou plutôt à Reggio de Calabre)

Quand Sylvain Coué racontait une saisie de coke

Dernièrement nous nous sommes arrêtés en route du Brésil à la Côte d’Ivoire, suite à la parution d’un article retentissant au printemps dernier qui continue à faire des remous dans le pays, car il a clairement montré du doigt comme responsable du trafic de cocaïne dans le pays, un ministre bien en vue, pas moins. On y a découvert une nouvelle filière, en fait, surnommée très vite la « spaghetti connection » car elle était dirigée… par des italiens liés à l’inévitable mafia calabraise. Des italiens qui vont nous faire faire un tour en Afrique du Sud et en Croatie, comme quoi le trafic de coke nous fait beaucoup voyager. Avec au bout, hélas, la menace que toute cette coke serve à alimenter les réseaux terroristes du Sahel, tous plus mafieux les uns que les autres…

Pour nos deux journalistes , Nicholas Ibekwe (qui est nigérian d’origine, il est né dans le bidonville Maroko au sein d’une famille de onze enfants (1) et le belge Daan Bauwens, (2), la cocaïne, désormais, c’est sûr, a bien envahi toute la Côte d’Ivoire, depuis 2012  en commençant par la côte et les rejets intempestifs de la mer de ballots tombés des cargos les véhiculant. En commençant un article au titre un peu trop provocateur par une info douteuse ou mal documentée en fait : »Un matin, elle s’échouait sur la côte, on s’est littéralement fait submerger », dit Babacar, un grand rastafari qui supervise le chantier. « Un bateau d’Amérique du Sud se faisait poursuivre par un bateau de police et le capitaine n’a rien trouvé de mieux à faire que de jeter toute la marchandise par dessus bord. On trouvait des sacs en plastique remplis de coke sur toute la côte de l’Afrique de l’Ouest. Encore aujourd’hui, ça arrive. » Plusieurs personnes du village ont confirmé l’histoire de Babacar mais personne ne parvient à mettre une date dessus. Il se peut qu’il s’agisse des 6 tonnes qui ont été jetées dans l’océan par un bateau bélizien devant la côte marocaine en 1997. Il est fort possible qu’il s’agisse d’un de ces incidents non-signalés ». Seulement voilà : les courants  descendants des Canaries n’auraient pu que difficilement apporter en Côte d’Ivoire cette fameuse cargaison abandonnée par le Duanas et qui s’est répandue sur les plages, allant de Casablanca jusqu’au maximum à la ville de Safi qui est bien plus au Nord du pays également. (en Côte d’Ivoire, les plages du pays sont en effet aussi léchées par un fort courant inverse, d’Est en Ouest, qui s’appelle le courant de Benguela ) ! Bon, toujours est-il que des ballots, il y en a eu, et… beaucoup même. Mais provenant du Maroc c’est nettement moins sûr ! Dans son rapport « COCAINE TRAFFICKING IN WESTERN AFRICA » d’octobre  2007, l’UNDOC l’avait noté  : « selon les forces de l’ordre, la cocaïne est principalement expédiée vers l’Afrique de l’Ouest sur des bateaux de pêche et des cargos. La drogue est généralement dissimulé dans des zones de dissimulation construites spécialement à cet effet dans le cadre du bateau, comme un réservoir d’huile modifié. Ces zones de dissimulation rendent très difficile la détection du médicament sans intelligence spécifique quant à sa localisation. Des saisies de cocaïne ont également été effectuées sur des yachts privés plus petits ». En illustration la photo de l’interception du cargo «Master Endeavour» et les ballots de cocaïne retrouvés dans le châssis du navire par la Marine Nationale, prêts à être balancés à l’eau. « Les saisies effectuées en haute mer nécessitent de longs préparatifs et la perquisition ne peut être effectuée qu’après avoir reçu l’autorisation des autorités du pavillon du navire » y-ajoutait-on : les attraper n’est pas facile, dès qu’il s’agit de relais international, si on veut ne se mettre personne à dos… ci-dessous une saisie record en 2006 sur la côte du Ghana :

Le nom de baptême de la filière « spaghetti » 

Plus intéressante est la suite de leur enquête : « en septembre 2018, 1,2 tonne de cocaïne d’une valeur marchande de 250 millions d’euros a été interceptée dans le port de Santos, au Brésil , à destination d’Abidjan. La drogue était cachée dans des machines de construction lourdes (nota : on en trouvera 8 tonnes au final !!!). Le transport était organisé par la ‘Ndrangheta et la Camorra napolitaine.

 On doit donc y rencontrer Sylvain Coué, l’agent qui avait arrêté en pleine nuit dix-huit suspects de cette opération quelques semaines avant cet entretien (…) Couvert d’une casquette rouge, Sylvain Coué est un cinquantenaire plutôt affable. Il commande des expressos pour tout le monde et commence à raconter » : « J’avais reçu l’info de la police brésilienne qu’il y avait 1,2 tonnes en route pour Abidjan », dit-il à propos de l’opération, « J’avais reçu l’adresse du dépôt où les engins de construction allaient arriver et être démantelés. En même temps j’avais reçu l’info de la police italienne qu’un membre de la ‘Ndrangheta venait d’être envoyé ici. On l’a suivi dès son arrivée et il s’est dirigé directement vers le dépôt de démantèlement au port. La 1,2 tonne allait y être sortie des engins, emballée et envoyée dans des containers vers l’Italie ».

Le surnom des trafiquants inconnus a alors vite été trouvé : « Les propriétaires du dépôt n’appartenaient pas à la « Ndrangheta mais à la Camorra, la mafia napolitaine. Ils tenaient également la pizzeria « Regina Margherita » au centre d’Abidjan. « (ici à droite) « Tout se passait autour de ce restaurant et comme j’avais besoin d’un nom pour l’opération, je l’ai baptisée “The Spaghetti Connection”. Je pensais que ça ferait rire tout le monde. Pizza Connection, French Connection, Italian Connection, ils avaient tous été utilisés auparavant. Ce n’était certes pas un restaurant de spaghetti, mais bon. »  L’homme derrière la coke était en fait « Pépé » (ici à gauche) et c’était en fait le cuisinier de la pizzeria ! Il a été interpellé le 7 juin 2019 en compagnie de 5 compatriotes italiens, d’un franco-turc, et de 3 ivoiriens. « Ils tentaient de faire pénétrer sur le sol ivoirien plus d’une tonne de cocaïne en provenance du Brésil »  note le journal KOACI.

Le spaghetti, c’est universel; on le trouve partout !

A signaler que le procédé de la pelleteuse était classique (3), ils avait déjà été utilisé à plusieurs reprises auparavant comme j’avais pu aussi vous le dire ici. « Un procédé ancien, car en 2006 déjà, lors de l’arrestation puis l’extradition aux USA de Manuel Felipe Salazar-Espinoza, alias “Hoover« , alias encore « el rey de la cocaína », un des rois en effet du marché de la coke coincé par la DEA, on s’était aperçu qu’il avait abondamment utilisé ce procédé pour transborder sa cocaïne de Panama au Mexique, via d’énormes grues dans laquelle avait été dissimulé 1,3 tonne d’un coup (contenu étalé ici à gauche), un record pour l’époque. En 2011 encore, la police  espagnole avaient saisi idem une cargaison de pains de coke dissimulés dans l’embase d’une pelleteuse (ci-dessus à droite).

Un procédé classique, donc, de dissimulation, qui a été réemployé récemment, mais à l’île Maurice, l‘engin provenant cette fois de l’Afrique du Sud ! ! La drogue provenant là aussi au départ de façon surprenante du Brésil (importée par Scomat, une société sise à Pailles) ! Le bateau transporteur étant alors le cargo de type RORO Hoegh Antwerp (qui avait transporté aussi en même temps Mauricio, le premier tram du Metro Express, en venant d’Espagne). Le Brésil mène décidément à tout ! Remarquez, avec le flot d’avions chargés de coke que l’on vient d’étudier (cf ls épisodes précédents) et ceux à découvrir bientôt ici, ce n’est guère étonnant. Ce qui l’est davantage, cette fois, c’est le rôle de l’intermédiaire sud-africain et de l’arrivée également par l’Est du contient (où parvient plutôt l’héroïne afghane) !

A la Réunion aussi, même principe !

Étrange découverte, en effet que cette autre tractopelle brésilienne pleine de coke, qui a mené aussi à une autre affaire, celle de la découverte en juin de 140 kg de cannabis à La Réunion sur la côte Ouest de l’Afrique donc. C’est le journal ExpressMu qui a fait le lien,  qui est assez étonnant, ma foi :  « Retour sur la saisie de 140 kg de «zamal» (la »weed » locale en fait le Cannabis Sativa L ). « Le 1er juin, la police réunionnaise fait main basse sur 140 kg de cannabis à Sainte-Rose. Le skipper du bateau qui devait transporter la drogue vers Maurice a le temps de prendre la fuite et, quelques jours plus tard, l’embarcation est retrouvée à Flic-en-Flac. Plusieurs personnes avec des connexions avec des partis politiques sont interpellées. Les états-majors politiques démentent sur le champ. La police les soupçonne d’être des prête-noms. Mais deux mois plus tard, rien de nouveau n’a été trouvé et l’enquête est au point mort. Sunil Krishna Dowlut, Steve Nicolas Mariette et Damien Jean-Pierre, les trois propriétaires du bateau qui a servi à prendre la fuite pour rejoindre Maurice, ont été arrêtés début juin (nota : Sunil Krishna Dowlut, qui habite Pointe-aux-Canonniers, n’est autre que le fils de Sunil Dowlut, connu à Grand-Gaube dans la gestion de catamarans et surtout pour ses liens politiques). « L’ancien propriétaire du bateau avait aussi été appelé à donner sa version des faits. Après son interrogatoire, cet habitant du Nord avait été autorisé à partir. Cependant, un fait interpelle. Il aurait vendu le bateau pour la somme de reais (bésiliens)  500 000 (79 328 euros) alors qu’il en valait au moins quatre fois plus, selon des sources policières. Ce n’est pas la première fois que cet homme faisait parler de lui. En février, la presse avait fait état de son anniversaire qu’il avait célébré dans le Nord. Lors de la fête, de la drogue avait été mélangée à des amuse-bouches et plusieurs invités estimant qu’ils subissaient les effets d’une overdose avaient dû être transportés à l’hôpital (ici un  autre cas du même genre en Australie). Malgré cela, aucune enquête policière n’avait été initiée. De plus, il se trouve que l’homme en question ne serait pas totalement étranger au controversé couple Agliotti ».  En illustration ici, trois types de bateaux rapides rencontrés à Maurice où ils sont fort appréciés.  Des bateaux d’agrément pouvant devenir au besoin des speed-boats à coke !!!

Un riche couple d’origine italienne mis en cause

Pour mémoire ce n’est pas la première fois que ce couple richissime pourtant bien en vue se retrouvait dans la tourmente, en ayant pris récemment la poudre d’escampette du pays. « Pour rappel, le nom de Glenn Agliotti avait surgi au Parlement le mardi 16 juillet. Adrien Duval, lui-même habitant le Nord, comme ce dernier, avait demandé comment cet homme, condamné pour trafic de drogue en Afrique du Sud, avait eu, du Prime Minister’s Office, son permis de résidence à Maurice. Ce dernier a quitté le pays en compagnie de sa femme Lelani peu après la saisie de cocaïne, comme en faisait part l’express dans son édition du 27 juillet. Le couple Agliotti avait loué une maison à Cap-Malheureux appartenant à l’épouse de l’ancien propriétaire du bateau. Le bâtiment devait abriter la compagnie de Lelani Agliotti, « Style by Bella ». Cette compagnie, spécialisée dans la mode et le design, demeure largement méconnue dans le milieu local. D’ailleurs, le nom de la propriétaire de la maison figure sur les documents d’enregistrement de Style by Bella. « 

Un Agliotti qualifié par le même magazine carrément de… trafiquant, quant il avait voulu relancer la culture du tabac dans l’île :  « Pourquoi ce trafiquant de drogue s’intéresse-t-il à Maurice ? Depuis quelques semaines, dans les couloirs du ministère des Finances, le nom de Glenn Agliotti fait du bruit. Le Sud-Africain semblerait vouloir relancer d’industrie du tabac à Maurice. À l’Hôtel du gouvernement, l’on affirme n’avoir reçu aucune demande d’investissement. Glenn Agliotti, qui a été condamné en Afrique du Sud a, néanmoins, un occupation permit pour rester à Maurice. Ce permis est valide jusqu’en 2021. Dans les milieux concernés, l’on explique que ce permis ne lui a pas été octroyé comme à un investisseur (local). D’ailleurs, il n’habite pas sur le territoire mauricien ». « Sa dernière visite au pays remonte au mois dernier. Néanmoins, au ministère des Finances on laisse entendre que Glenn Agliotti serait en contact avec de hauts cadres de l’hôtel du gouvernement. Et ce, puisqu’il voudrait investir dans l’industrie du tabac. Le hic, cependant, est que Glenn Agliotti n’est pas net. Outre sa condamnation pour trafic de drogue en 2007, il a été impliqué dans le meurtre de l’homme d’affaires Brett Kebble, en Afrique du Sud. (en 2005). Les charges ont été abandonnées en 2010.  » Bref, notre « socialite » courant les salons et les soirées mondaines possédait un passé très sulfureux qu’il avait réussi, visiblement, à faire oublier à tout le monde !!!

Canaries versus Croatie

A noter que l’Afrique du Sud a déjà été cité en 2011 dans la série, en tant que relais entre la Colombie et la Serbie ou le Monténégro… y sévissait aussi le marchand d’armes David Topokh (et William Meaney !). Lire ceci aussi. La filière tout juste de faire reparler d’elle le 20 septembre, avec l’arrestation au large des Canaries  dans les eaux internationales, à quelque 163 km à l’ouest de l’île de La Palma d’un voilier battant pavillon croate, le « Majic” un bel Océanis 46 de 13,68 m, contenant une tonne de cocaïne. A son bord, « trois ressortissants croates. Ils font partie d’une « cellule » du « cartel balkanique spécialisé dans le trafic de drogue sur des voiliers et des yachts« , a indiqué la police dans un communiqué. Le bateau avait en fait l’objet d’un suivi : « dans le cadre de l’opération « Falkusa« , le voilier a été observé depuis son départ du port croate de Sibenik, début 2020. Au mois d’août, il s’était dirigé des îles Canaries vers le sud pour embarquer la cargaison. Plusieurs enquêtes de la Garde civile espagnole ont fait état ces derniers temps d’une « présence toujours plus consolidée » en Galice, dans le sud de la péninsule et sur les îles Canaries, de membres des bandes criminelles de l’Albanie, du Monténégro, de la Croatie et de la Bosnie, « responsables de nombre des importations de cocaïne en Europe » Les fameux galiciens, j’en ai aussi déjà parlé ici. On remarque que, fait inhabituel, le voilier était venu chercher la drogue aux Canaries, où elle avait donc été apportée d’abord. Par voie maritime.. ou aérienne ? On ne sait. Les trafiquants auraient eu en réalité d’autres projets « plus classiques » au départ : « en raison de la pandémie mondiale de COVID-19, l’équipage du «Majic» a été soumis à plusieurs contrôles et inspections sanitaires dans différents ports des Caraïbes », selon la police espagnole. Cela a gâché leurs projets de chargement de drogue, de sorte que le bateau a navigué vers les îles Canaries et a descendu la côte ouest-africaine, où des groupes criminels locaux ont chargé le navire de paquets de cocaïne alors qu’il se trouvait dans les eaux internationales. » Ce qui nous donnerait un chargement vers le Sahara Occidental, voire la Mauritanie… ou le Sénégal !

Tous les chemins de la coke mènent à Rome (ou plutôt à Reggio de Calabre)

L’un des intérêts de l’enquête explosive repose sur un cliché étonnant : celui de policiers italiens munis de simples pelles en train de dévaster un jardin de Reggio de Calabre, tout à la pointe de la botte italienne. « fin mars, le chef de la mafia Rocco Molè (25 ans) s’est fait coincer lorsque la brigade des stup italienne a trouvé une demi-tonne de cocaïne à Reggio de Calabre, en campagne. Une partie était cachée dans des granges et une autre était enterrée à un mètre sous terre. Le Clan Molè est l’une des branches les plus puissantes de la ‘Ndrangheta, de la mafia calabraise et l’une des organisations criminelles les plus élaborées du monde. Mais alors que presque toute l’Italie était immobilisée à cause de la pandémie, la ‘Ndrangheta ne savait plus comment répandre la cocaïne à travers l’Europe et des erreurs ont été commises. »

Le clan Molé est surtout connu pour le dénommé… « Mommo » (avec deux « M »,aucun lien avec Ghostofmomo, rassurez-vous), chef de la ‘Ndrangheta de Calabre qui purge actuellement plusieurs peines de prison  à perpétuité. C’est le fils et l’héritier d’Antonio Molè, le chef historique de ‘Ndrangheta de la région de Gioia Tauro. « Le clan a au moins cent ans d’histoire », selon Mommo Molè dans une conversation faite sous écoute. « Les frères Molè, Girolamo, Domenico et Rocco (celui du jour donc) ont repris les rênes du clan de leur père ». « Le clan Molè était allié à leurs proches des Piromalli ‘ndrina , également de Gioia Tauro. On les appelle souvent une seule organisation, le clan Piromalli-Molè. Ils ont une emprise de fer sur de nombreuses activités économiques de la région, en particulier sur le port maritime de Gioia Tauro, le plus grand terminal à conteneurs de la Méditerranée ». Voilà aussi qui nous mène au trafic d’armes, donc !!! Et à l’affaire de l’Otterloo, et a Century Arms, encore une fois !  « La famille Molè est le bras militaire du clan Piromalli », selon Francesco Forgione, ancien président de la Commission Antimafia du Parlement italien. Au sein de l’organisation Piromalli, le clan Molè est responsable du trafic de drogue et gère les relations avec les succursales de ‘Ndrangheta dans le centre et le nord de l’Italie ainsi qu’avec les cartels de la drogue colombiens« … on y revient donc !

Des trafiquants qui voyaient grand

L’Afrique du Sud, devenue un autre refuge pour trafiquants : c’est là en effet que l’on a retrouvé le cubain Nelson Yester-Garrido, recherché aux Etats-Unis pour avoir tenté d’acheter un sous-marin de l’époque soviétique (ici il pose devant) permettant de faire entrer des quantités industrielles de cocaïne sur la côte ouest des Etats-Unis et au Canada. AvecJuan Almeida, Andrew Cassara, et Wade Jones, Jr.  Il s’était enfui en 1997 en Afrique du Sud où il a été arrêté en 2010 pour trafic de drogue (mais les charges contre lui ont été vite annulées pour vice de procédure). Arrêté au final en Italie, Garrido a été extradé aux USA en 2019. En août 2020 en Floride il a plaidé coupable et risque désormais 40 ans de prison (le jugement final est annoncé pour la fin de l’année).

A défaut, on l’a vu, c’est une semi-submersible artisanal e plus de 10 mètres de long qui réussira une traversée que l’on suppose éprouvant pour son équipage en novembre 2019 en se faisant prendre à Cangas en Galice, près de la frontière portugaise, avec plus de 3 tonnes de coke à bord (pour 100 millions d’euros). A bord, surprise, trois équatoriens ! Mais il aurait démarré son long périple de l’Amazonie, à Manaus… au Brésil (située à 1,380 km  de la mer) l!!!

 

Mieux encore : lors d’une conversation enregistrée par un agent infiltré du FBI au sujet de l’accord pour le sous-marin de patrouille diesel de classe Tango révélée devant le tribunal fédéral de Fort Lauderdale, le dénommé Leonid « Tarzan » Fainberg également connu sous le nom de Ludwig Lyosha Fainberg, un immigrant ukrainien dont la famille avait fui en Israël pour éviter l’antisémitisme soviétique, propriétaire à Miami du restaurant « russe » Babushka, s’est vanté que lui-même et Juan Almeida avaient vendu plusieurs hélicoptères militaires soviétiques ukrainiens Mil MI-8 d’un million de dollars au cartel de Cali, avant même de proposer le sous-marin !!! En janvier 2017, Almeida a été accusée au niveau fédéral par la Drug Enforcement Administration de « complot en vue de posséder des stupéfiants dans l’intention de les distribuer ». Il a été condamné à purger six ans dans une prison fédérale. En ce moment encore, on peut acheter via le net un MIL-MI8 hongrois d’occasion « fully functional, » pour 180 000 euros seulement affichant 3647 h de vol. On en ignore l’état général… mais pour ce tarif on bénéficie d’un gros réservoir supplémentaire en soute et même de ses paniers à roquettes (ici à droite) ! Avis aux trafiquants !

Le coup du remorqueur 

Revenons sur l’autre côte de l’Afrique, côté Est. J‘avais aussi expliqué en mars dernier ici le rôle des traversées atlantiques des gros chargements par voiliers, mais aussi par d’autres moyens de transport maritime, parfois inattendus  : « selon des sources proches de l’enquête, le dispositif de police s’est accéléré en octobre après la saisie en haute mer de 3 800 kilos de cocaïne dissimulés dans le Thoran, un remorqueur arborant le drapeau de la Barbade.  C’était l’opération Briol, coordonnée par le juge du tribunal national Fernando Andreu. Les enquêtes ouvertes visant à trouver l’organisme responsable de l’envoi de ces 165 balles de drogue et de leur réception en Espagne ont conduit à Sito Miñanco (un trafiquant notoire). »

Le remorqueur Thoran décrit ici, battant pavillon des Comores, avait été, intercepté le 7 octobre 2017, entre le Portugal et les îles Canaries, avec 3,8 tonnes de coke à bord.  Je vous avais rappelé son saisissant trajet:

Pour nos deux enquêteurs, l’accumulation de paquets en bord de mer et l’épisode de la pizzeria indiquaient qu’il était temps pour la Police d’intervenir. « Le 6 juin, les forces de l’ordre sont entrées en action » nous raconte Sylvain Coué. « Nous avions 18 équipes pour un nombre égale de cibles », raconte Sylvain, « il était six heures du matin et on les a toutes sorties du lit et placées sous arrestation. Tout le monde se trouvait à Abidjan, à l’exception d’un Italien qu’on a arrêté à la frontière du Liberia. » Dans les domiciles des suspects, on a retrouvé des Uzis, des armes automatiques, 100 000 dollars en cash, des voitures de luxe et un nombre impressionnant de montres de luxe. « L’attirail classique du bon maffioso, quoi », commente Sylvain. Des 18 suspects, seulement cinq pouvaient être retenus grâce aux preuves suffisantes. Il s’agit de quatre Italiens et d’une Ivoirienne ». « L’autoroute 10 » décrite partout la voici en effet :

Et la drogue qui continuait d’arriver, via ce trajet, notamment par voiliers : « retour sur la Highway 10, la route de la cocaïne qui lie l’Amérique du Sud à l’Europe via l’Afrique de l’Ouest ».

« Le 3 février dernier, à six heures et demie du soir, la marine ivoirienne intercepte une pirogue en bois avec pour équipage, cinq personnes et 411 kilos de cocaïne. Quatre jours plus tôt, la marine avait déjà repéré un voilier espagnol qui avait rendez-vous avec la pirogue, à 250 kilomètres au large de la Côte d’Ivoire. La cocaïne était conditionnée dans des emballages avec l’étiquette « Pacena Black », une bière bolivienne.  Ça ou LV, pour le nom de Louis Vitton (ci-dessus à droite) ! Le (grand) voilier mère est ici à gauche arraisonné à 41 km des côtes au large de San-Pedro. Il s’était alors déjà délesté dans les barques parties du rivage des balles de coke. Mais on en retrouvera des traces à son bord. Ce sont en fait ces frêles embarcations, qui, en chavirant au large, disséminaient les ballots remplis de pains de coke….

Au bout, le danger d’approvisionner le terrorisme 

Drogue et armes ont toujours fait bon ménage. Aussi c’est sans surprise que l’on relie ce commerce florissant à l’explosion des groupes terroristes au Sahel, déguisés en islamistes fondamentaux. Le 2 mai 2013, l’Indépendent nous avait prévenu  (et Reuters aussi) – l »ONU estime qu’environ 18 tonnes de cocaïne, d’une valeur marchande estimée à 1,25 milliard de dollars (800 millions de livres sterling), traversent l’Afrique de l’Ouest chaque année – près de 50% de toute la cocaïne non destinée aux États-Unis. La plupart proviennent de la Colombie, du Pérou et de la Bolivie et se rendent en Afrique de l’Ouest sur des jets privés, des bateaux de pêche et des cargos le long de la fameuse «route 10» – la route la plus courte entre les continents le long du 10e parallèle de latitude. Aujourd’hui, le rôle des islamistes liés à Al-Qaida – qui contrôlaient le nord du Mali depuis le début de 2012 jusqu’à ce qu’ils aient été évincés par les troupes françaises et africaines cette année – alimente les craintes quant au potentiel du trafic de drogue de déstabiliser la région ». On ne saurait mieux dire: l’autoroute 10 est à la fois maritime et aérienne !!!

«Il existe des preuves tangibles du lien entre Al-Qaida et le trafic de cocaïne au Sahara», a déclaré le Dr Kwesi Aning, directeur des affaires académiques et de la recherche au centre international de formation au maintien de la paix Kofi Annan au Ghana. «Au début, le commerce était principalement dominé par les Touaregs et les intermédiaires qui guidaient les trafiquants vers des décharges d’eau et de carburant dans le désert. Mais après qu’Al-Qaida s’est impliquée il y a environ 10 ans, nous avons vu une augmentation massive des quantités de cocaïne impliquées. Ils avaient les réseaux et ils avaient le savoir-faire logistique. Les experts disent que le manque d’application de la loi au Sahara a permis à l’islamisme et au commerce de la cocaïne de prospérer, avec de vastes frontières désertiques inhospitalières et montagneuses presque impossibles à contrôler. Beaucoup au Mali accusent également les régimes successifs du président désormais évincé Amadou Toumani Touré d’être profondément complice du commerce ».

« L’anarchie de la région a été mise en cause pour l’incident de 2009 «Air Cocaine», lorsqu’un Boeing 727 qui aurait transporté jusqu’à 10 tonnes de cocaïne a été retrouvé incendié dans le désert malien. En 2010, un commissaire de police malien a été condamné pour tentative de construction d’une piste d’atterrissage dans le désert pour de futurs atterrissages. Et la même année, la Serious Organized Crime Agency du Royaume-Uni a rapporté qu’un avion du Venezuela avait atterri au Mali et que sa cargaison était conduite par des véhicules 4×4 à Tombouctou avant que les autorités ne perdent la trace du convoi ». Nous y revoici, donc, à ce fameux « Boeing du désert » ! Celui-ci, c’est à noter, avait pris une route Dakar-Fortaleza ou Recife -Panama-Maracaibo et retour (ici il est vu à Tenerife le 31 octobre 2006).

Ce terrorisme se nourrit donc des revenus du trafic de cocaïne en Afrique de l’Ouest. C’est ce que nous avions pressenti dès la découverte en 2010 du Boeing calciné de Tarkint, dont le propriétaire français s’est reconverti déjà deux fois et dans deux pays différents. Ce que cette enquête a ignoré, hélas, et ce sur quoi nous allons revenir demain, car cela interfère avec le texte de nos deux journalistes, comme on va le voir, pour un ultime volet avant de retrouver le Brésil… et ces avions remplis de cocaïne !

Nota : on prend note de la découvert le 2 octobre d‘un container charge de 557 kg de coke répartis dans sacs, dans le port de Cotonou, au Bénin, à destination d’Anvers, dissimulés dans une livraison de cajou. 

(1) Ce n’est pas un perdreau de l’année côté enquêtes: « ce natif de Maroko entame sa carrière journalistique en 2008 avec le journal Next. Nicolas Ibekwe est lauréat de plusieurs prix et distinctions dans les reportages d’investigation. En effet, en 2009, il a remporté le prix d’investigation, Wole Soyinka de la catégorie en ligne avec un reportage sur l’histoire de la prolifération des armées engagées dans la région en difficulté Niger-Delta du Nigéria. Il a également reçu le prestigieux prix CNN des journalistes africains au cours de la même année. Une année plus tard, en 2010, il reçoit le deuxième du prix Wole Soyinka pour les journalistes d’investigation. Il fût finaliste du plus grand prix décerné aux journalistes d’investigation en Afrique, Forum des journalistes d’investigation africains (FAIR), en 2010 et 2011 ».

(2) « Quant à Daan Bauwens, c’est un journaliste d’investigation de nationalité belge, basé en Belgique. Titulaire d’une maîtrise en psychologie, il travaille pour plusieurs médias internationaux. Notamment, Vice, De Morgen, De Standaard, Knack, MO et l’agence de presse internationale Inter Press Service. En tant que correspondant, il a travaillé en Israël, en Turquie, au Maroc et au Japon. En 2019, il réalise son premier documentaire sur la psyché et la sorcellerie en Ouganda. Daan combine le journalisme narratif et anthropologique dans des articles de journaux et en prose. Ce qui lui a valu le prix Fullbright pour le journalisme narratif et la recherche sur le dialogue interculturel à New York en 2015 et en 2016. Depuis 2008, ses recherches se focalisent sur l’influence de la culture, sur la communication interpersonnelle et interculturelle. Les sujets de recherches et publications de Daan Bauwens prennent en compte l’état d’esprit israélien et la culture des jeunes. En 2014, il a été bénéficiaire de la subvention Fulbright pour des recherches et une série de publications sur les effets profonds de la diversité culturelle et de la diversité sur la culture urbaine de Manhattan et de Brooklyn ». On peut penser que le style d’écriture à fort ton de « branchitude » est de lui, hélas. Sa réponse au ministère mis en cause semble bien meilleure que son article. La façon dont on cherche à le discréditer, est-elle particulièrement odieuse. Ceux qui ont écrit ce torchon-là à son encontre, s’ils l’ont fait de la sorte, accréditent plutôt ses dires qu’autre chose, par leur violence incroyable et leurs suppositions même pas voilées (sa maison, « achetée récemment », etc…). Des attaques personnelles du plus pur style… mafieux ! Le stade suivant devant être les menaces physiques, à ce stade avancé de délation !!! On peut craindre pour lui, à ce rythme.

 

(3) tellement qu’on le retrouve partout : le 18 juillet 1019 c’est en Australie qu’une pelleteuse Caterpillar est découverte avec dans son bras mécanique 384 kilos de cocaïne. Elle provenait elle aussi d’Afrique du Sud !

Documents :

Cliquer pour accéder à West_Africa_TOC_COCAINE.pdf

la liste des saisies en mer en 2006 :

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FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane – BSI de Besançon – Haute-Saône): 8 kg de cocaïne, des armes de poing et 40.000 euros ont été saisis au rond-point de Saint-Sauveur entre la RN57 et la D64

8 kg de cocaïne, des armes de poing et 40.000 euros ont été saisis après un contrôle des douanes. Il est 18h50, quand au rond-point de Saint-Sauveur, les douaniers contrôlent une C4 Picasso. À son bord, ils découvrent 8,5 kilos de cocaïne.

Dans la voiture, 1380 euros en liquide sont découverts, le conducteur est un Albanais de 35 ans. Une perquisition s’ensuit au domicile du conducteur dans l’agglomération de Belfort. Les enquêteurs découvrent alors plusieurs armes dont un colt 45, un calibre 22, mais surtout 36.000 euros en espèces et 6.200 francs suisses. La compagne de l’homme, une femme d’une trentaine d’années est également interpellée.

Le procureur de la République de Haute-Saône a détaillé la saisie. • © Antoine Laroche – France Télévisions
l’OFAST va creuser pour en savoir plus !

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FRANCE 🇫🇷 (Port de Nantes): 375 kilos de cocaïne dans un conteneur de sucre


La saisie a été réalisée par les douaniers de la BSI de Nantes suite à la découverte par du personnel d’une société de manutention que le sucre n’était pas la seule marchandise transportée.

La suite c’est l’OFAST  qui va l’écrire!

A suivre…

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IRAN 🇮🇷 (Sistan and Baluchestan police): arrest of 4 smugglers and the confiscation of 1,403 kilograms of illicit drugs in an armed clash.

TEHRAN, Feb. 01 (MNA) –The Police Chief of Sistan and Baluchistan Province Second Brigadier General Ahmad Taheri made the announcement on Monday, saying that the anti-narcotics police of the province and the cities of Iranshahr and Mehrestan obtained clues about the transfer of drug shipments from the southern parts of the province to the central area of Iranshahr city.

After several days of extensive intelligence work in the region, the province’s anti-narcotics police identified armed smugglers who were intended to transfer illicit drugs by 5 vehicles, he added.

Some smugglers fled to the highlands of the area using the darkness of the night when they found themselves ambushed and surrounded by police forces, he said, adding that but the police forces have managed to arrest four smugglers during the operation.

According to the police chief, the police forces seized 1.116 tons of opium, 228 kilograms of hashish and 59 kilograms of heroin addition to confiscation of some weapons and ammunition.

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MAROC 🇲🇦 (Makhzen): le royaume du haschich, du maâjouna, du karkoubi, du khardala, du ktami du Rif ou kif du Souss, du beldiya, du critika

Au Maroc, pays du paradis artificiel, la vente de la drogue se fait à la criée. Au choix du consommateur et surtout du cultivateur.

Des liens intrinsèques sont tissés entre les groupes terroristes et les réseaux du crime organisé qui collaborent pour faire prospérer leurs affaires.

Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Unodc: United Nations Office on Drugs and Crime), le Maroc est le premier producteur et exportateur de haschich au monde. Une culture et des exportations au vu et au su de la communauté internationale. Cette économie illicite, cultivée sur 50 000 hectares, représente une rente de plus pour le Makhzen. La plus grande production se fait dans la région du Rif. Le maintien et même le développement de la culture du cannabis dans le Rif n’ont pu se faire que grâce à l’accord tacite du Makhzen et de ses relais locaux. Dans cette région, le cannabis na jamais été un tabou pour les partis politiques. Au contraire, il figure parmi leurs principales préoccupations électorales, notamment du PAM (Parti authenticité et modernité) et du parti Istiqlal, le «plus vieux parti marocain» conservateur. En 2019, le conseil de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, principale ville du Rif, a voté en faveur de la commande d’une étude sur les opportunités de cultiver du cannabis dans la région. Une proposition soutenue par les élus du parti islamiste du PJD (Parti de la justice et du développement). Selon certaines sources, au moins 90 000 ménages vivent de la production de cannabis dans la région. Certains spécialistes avancent des chiffres encore plus importants. Au Rif, le kif fait partie du patrimoine local. En mars 2017, le Département d’État américain avait estimé que les revenus de la récolte de cannabis correspondaient à 23% du Produit intérieur brut (PIB) du Royaume du Maroc. Une manne financière réinjectée dans le système bancaire à travers des réseaux de blanchiment d’argent impliquant de nombreux notables, officiers de l’armée et autres fonctionnaires marocains au service du Makhzen.
Quand on sait que ce PIB avoisinait en 2018, les118 milliards de dollars, on ne peut qu’ être effaré…devant le danger que représente cette économie illicite sur la sécurité des pays voisins et la vie de millions de gens dont font, malheureusement, partie les Algériens, d’autant que des liens intrinsèques sont tissés entre les groupes terroristes et les réseaux du crime organisé qui collaborent pour faire prospérer leurs affaires. Preuve en est: les saisies opérées par les différents services algériens de sécurité (Gendarmerie nationale, Dgsn et douanes). Selon un bilan de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Onldt), plus de 88 tonnes de résine de cannabis ont été saisies en Algérie durant l’année 2020, dont 55,52% dans l’Ouest du pays, contre 41,08% dans la région Sud du pays, 1,96% dans la région Centre et 1,44% dans l`Est du pays. Une hausse de 60,89% par rapport à l’année 2019, en raison surtout du renforcement du dispositif sécuritaire aux niveaux des frontières, précise la même source. «Au total, 88.702,581 kg de résine de cannabis ont été saisies durant l’année 2020, dont 55,52% dans la région Ouest du pays», a précisé l’Office dans son rapport, se référant au bilan des services de lutte contre les stupéfiants.
À la filière de l’Ouest vient s’ajouter, ces dernières années, la filière subsaharienne née avec l’immigration clandestine, à l’origine de l’introduction des drogues dures en Algérie, à savoir la cocaïne et l’héroïne.

par Smaïl ROUHA

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UK 🇬🇧 (NCA): pair jailed for importing £400k worth of cocaine in protein powder

Two men who used encrypted messaging services to arrange drugs shipments from Amsterdam to the UK have been jailed for importing cocaine concealed in whey protein powder packages.

Fallon and CollinsA National Crime Agency investigation found that main organiser Arron James Collins, 35, and Bertram Jack Fallon, 31, both from Bristol, used EncroChat and Wickr to arrange the importation of five kilos of cocaine, which Border Force officers seized at London Gateway Parcel Hub in January 2020.

At Bristol Crown Court yesterday (2 February), Collins was jailed for nine years and five months for conspiracy to import cocaine, while Fallon received six years and six months for the same conspiracy and for failing to disclose the PINs for his mobile phones.

Collins rented a property through Airbnb on Chessel Street in Bristol, between 14 and 18 January, to wait for the delivery of cocaine. When it didn’t arrive, he repeatedly chased the letting company for updates after he had left.

Fallon, who NCA officers observed driving past the Airbnb address on the day it was due to be delivered, was arrested on 23 January 2020 at his home on Bramley Close in Olveston.

Collins was later arrested at his home on Newland Walk, Bristol, on 14 February 2020, where officers found mini scales with traces of cocaine and ketamine.

Messages analysed in June 2020 as part of Operation Venetic – the UK investigation into the encrypted messaging platform EncroChat – provided further evidence of the drug-dealing operation.

Collins admitted on EncroChat that booking the property in his name and emailing the agent was a “stupid mistake” to make because it linked him to the drugs. In one message, he said: “It only takes one mistake to get caught.”

The pair had not communicated directly with one another using the EncroChat platform, instead opting to talk through encrypted messaging service Wickr.

NCA Operations Manager Anthony Hubbard said:

“These men thought they could use encrypted messaging platforms to act with impunity, but criminals who use this method to arrange drug shipments are not untouchable.

“Our priority will always be to protect the public, and we will continue to pursue criminals involved in the drugs trade, which fuels violence and exploitation throughout the UK.”

The NCA are now seeking a confiscation order against Collins, who has a portfolio of houses valued in excess of £1million.

Immigration Compliance Minister Chris Philp said:

“This was tremendous work by Border Force officers, who prevented dangerous Class A drugs from reaching our streets. Working with our partners such as the NCA, we will throw the full force of the law at organised criminals who use encrypted chat platforms to peddle their dangerous cargo.”

03 February 2021

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CÔTE D’IVOIRE 🇨🇮 (Spaghetti connection). 4 Italiens condamnés à 20 ans de prison, la policière ivoirienne reconnue non coupable

La sentence est tombée dans la nuit. Poursuivis pour « Association de malfaiteurs, trafic international de stupéfiants, ou substances psychotropes (cocaïnes), blanchiment de capitaux, détention illégale d’arme à feu et de munitions de première catégorie », les 4 Italiens et leur complice ivoirienne ont été condamnés par le Tribunal de première instance du Plateau, après plusieurs heures de débats, comme constaté sur place par KOACI.

Angelo Ardolina, Antonio Cuomo, Vincenzo Giuliano, Giuseppe Ramaglia reconnus coupables des faits qui leurs sont reprochés, ont écopé chacun de 20 ans de prison et devront payer une amende de 100 millions de FCFA. Et déclare la fonctionnaire de police non coupable. C’est le verdict prononcé par le Président du tribunal à 22 heures 05, levant ainsi l’audience.

Ceux qui ne sont pas satisfaits peuvent faire appel s’ils estiment nécessaires.

Le parquet a dans son réquisitoire annoncé que la quantité de drogue saisie par la police brésilienne est de 1185 Kg et sa valeur marchande est de plus d’un milliard de FCFA. Il a ajouté que les enquêtes ont duré un an et les perquisitions aux domiciles des Italiens, ont permis de mettre la main sur 7 armes dont des fusils mitrailleuses.

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USA 🇺🇸 (DEA): February 2 – 2021 – Recent News Releases

February 1, 2021

The Dankery owner sentenced to 10 years

DENVER, Colo. – Special Agent in Charge Deanne Reuter in conjunction with the Office of the District Attorney, 4th Judicial District of Colorado and lead prosecutor Rachel Powell announced January 21st that Kristopher Fowlkes owner of The Dankery and Colorado Springs resident, was sentenced to serve 10 years in prison.

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February 1, 2021

Five charged in El Paso for smuggling drugs and illegal aliens

EL PASO – Today in El Paso, federal authorities filed two criminal complaints charging five individuals for smuggling an estimated $5.4 million worth of marijuana and methamphetamine and 77 illegal aliens, announced U.S. Attorney Gregg N. Sofer, Homeland Security Investigations (HSI) Special Agent in Charge Erik P. Breitzke, Drug Enforcement Administration (DEA) Special Agent in Charge Kyle W. Williamson, U.S. Border Patrol El Paso Sector Chief Patrol Agent Gloria I. Chavez and Big Bend Sector Chief Patrol Agent Sean L. McGoffin.

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January 29, 2021

5 Sinaloa Cartel Members plead guily to trafficking charges in Operation Cookout

NEWPORT NEWS, Va. – The mastermind behind an extensive drug trafficking ring entered a guilty plea this week, and four other defendants either entered pleas or were sentenced recently to substantial terms in prison for distributing large amounts of fentanyl, heroin, and cocaine in Newport News and North Carolina.

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January 29, 2021

Auburn man sentenced to 70 months for drug trafficking

CONCORD, NH – DEA New England Special Agent in Charge Brian D. Boyle and United States Attorney Scott W. Murray announced today that Leon Mandigo, 33, of Auburn, was sentenced on to 70 months in federal prison for drug trafficking.

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January 29, 2021

Former Roanoke pharmacist sentenced for tampering with powerful narcotics

ROANOKE, Va. – Bryan Wade Lewis, a former pharmacist at Home Choice Partners in Roanoke, was sentenced yesterday in U.S. District Court for tampering with a consumer product, hydromorphone, that affected interstate commerce.

Jarod Forget, Special Agent in Charge of the DEA’s Washington Division and Acting United States Attorney Daniel P. Bubar made the announcement today.

Lewis, 35, of Roanoke, Virginia, was sentenced today to 12 months and 1 day in federal prison. He pleaded guilty in September 2020 to one count of tampering with a consumer product.

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January 29, 2021

Mississippi man sentenced to 11 years for cocaine and money laundering conspiracies

EAST ST. LOUIS, Ill. – A member of a multi-state drug ring will be spending the rest of the decade behind bars. Lendarious Hayes, 24, of Meridian, Mississippi, has been sentenced to 135 months (11 years and 3 months) in federal prison for conspiracy to distribute cocaine and money laundering conspiracy.

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January 28, 2021

Two St. Louis men indicted for drug trafficking crime that caused death

ST. LOUIS – A federal grand jury indicted 25-year-old Cevone Weeden and 35-year-old Herschell Perkins on one count each of discharge of one or more firearms in furtherance of the commission of a drug trafficking crime causing death. The same federal grand jury also indicted Weeden on one count of conspiracy to distribute and possess, with the intent to distribute, controlled substances, including fentanyl.

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January 28, 2021

Ten indicted for fentanyl trafficking

SACRAMENTO, Calif. — A federal grand jury returned an 11-count indictment today against members of a drug trafficking organization, charging them with fentanyl trafficking and other related offenses, United States Attorney McGregor Scott and Drug Enforcement Administration Special Agent in Charge Daniel C. Comeaux announced.

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PUERTO RICO 🇺🇸 (Port de San Juan): les 82 kilos de cocaïne saisis par les douaniers étaient dans des sacs à dos

Les douaniers (CBP) ont saisi 82 ​​kilos de cocaïne dans des sacs à dos à bord d’un cargo à San Juan en provenance de la République dominicaine.

La drogue se trouvait à bord du cargo «M / V Molly Schulte» qui est arrivé au port de San Juan en provenance de Caucedo, République dominicaine.

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BRÉSIL 🇧🇷 : la cargaison de 501 kilos cocaïne était planquée au milieu d’un chargement de 25 tonnes de farine de blé de

Un chargement de cocaïne pure a été saisi lundi soir à la frontière entre le Mato Grosso do Sul et le Paraguay 🇵🇾.

La drogue était cachée dans des sacs de farine de blé transportés dans une remorque interceptée par la police fédérale des autoroutes au poste de police PRF à Dourados.

La saisie a eu lieu dans la municipalité d’Amambai. L’ensemble routier se dirigeait vers Londrina dans l’Etat de Paraná, mais les policiers  estiment que la destination finale était l’Europe en raison du symbole trouvé sur les tablettes.

Les cargaisons de cocaïne en provenance du Paraguay ont considérablement augmenté ces dernières années en raison de l’action des factions criminelles brésiliennes sur la frontière.

La cocaïne vient de Bolivie, du Pérou et de Colombie et à la frontière, elle est cachée dans des véhicules allant au Brésil, passant par le Mato Grosso do Sul. La stratégie la plus utilisée est de cacher la coke dans des camions de transport de céréales.

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FRANCE 🇫🇷 (Argent sale et blanchiment) : à lire, puisque les narcos français brisent l’Omerta

Sera en librairie le 3 février 2021

 

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La lutte contre le trafic de drogue nuit-elle aux politiques de développement ?

Chercheur invité au GSI, et secrétaire exécutif de la Global Commission on Drug Policy, Graduate Institute – Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID)

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Depuis la ratification de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, le régime mondial de contrôle des drogues a tenté de changer le comportement humain et de prévenir la consommation de drogues par la punition, afin d’atteindre un « monde sans drogues ».

Cette ambition clé, basée sur la simple prédiction que la prohibition assécherait éventuellement la demande des drogues illégales, a été réaffirmée par la communauté internationale depuis trente ans à travers des déclarations politiques aux Nations unies.

Pourtant, la demande, l’offre et le trafic des drogues illégales augmentent chaque année et de manière ininterrompue dans le même laps de temps. De plus, le paradigme de la prohibition, qui base la quasi-totalité des interventions publiques sur la répression, a créé des conséquences négatives majeures qui remettent en cause l’accomplissement d’autres objectifs globaux de développement.

Contrôle des drogues et conséquences « surprises »

Ce sont ces conséquences, reconnues par les Nations unies en 2008 comme conséquences « inattendues » du régime du contrôle des drogues, qui semblent montrer que le régime de contrôle (somme toute construit sur de bonnes intentions mais mis en place par la répression) met à mal la réalisation des objectifs du développement durable et l’Agenda de 2030.

Elles incluent les dommages causés par la prohibition : déplacement budgétaire et politique dans les priorités nationales (du secteur de la santé vers celui de la justice, par exemple) ; déplacement géographique de la production et de la violence sans qu’elles soient réduites pour autant (effet ballon gonflable) ; et un marché illégal de plus de 500 milliards de dollars dans les mains d’intérêts illégaux.

Un policier se tient devant une pile de drogue lors d'une cérémonie de destruction
Cérémonie de destruction de drogue à l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues des Nations unies à Yangon (Myanmar), le 26 juin 2020. Sai Aung Main/AFP

Autres conséquences dont la source est corrélée au contrôle répressif des drogues : l’augmentation de la violence et de l’insécurité du fait de l’affrontement entre forces de l’ordre et trafiquants dans des quartiers souvent défavorisés ; la surincarcération et la surpopulation carcérale pour des délits mineurs ; l’enrichissement de groupes criminels ; ou encore la transmission de maladies infectieuses.

Voici deux problèmes liés que le régime international – en termes de droit international – pose aux politiques et aux objectifs de développement : alors que les conventions internationales sur les drogues sont construites autour de la notion que la dépendance est un fléau (un terme exclusif aux conventions sur les drogues dans l’arsenal normatif international), le système international n’arrive pas à y intégrer la définition même du syndrome de la dépendance par l’OMS, qui inclut un désir incontrôlable de consommation ; un risque réaliste de rechute ; et des symptômes physiques et psychologiques de sevrage. Cette situation s’aggrave même lorsqu’est pris en compte le manque d’évaluation scientifique dans la classification de ces substances, entre ce qui est légal ou pas, dangereux ou moins.

Les objectifs de développement durable mis à mal

Sur la base de ces conclusions, le récent numéro spécial de International Development Policy consacré aux politiques de développement et de contrôle des drogues tente de répondre à une question simple : ces politiques se renforcent-elles mutuellement ou sont-elles contradictoires ? Il examine un large spectre de problématiques liées au développement, afin d’identifier les impacts réels du contrôle des drogues, et d’analyser à quel point les barrières au développement durable sont endogènes ou exogènes au contrôle des drogues.

 

L’exploration des interactions entre le développement et le contrôle des drogues commence par les programmes de « développement alternatif », qui sont vus principalement du point de vue agricole ou répressif, sans prise en compte des autres problématiques socio-économiques induites par ces programmes d’éradication ou de substitution des cultures agricoles, et spécifiquement dans les communautés rurales des pays producteurs. L’Afghanistan sert de miroir de l’incapacité de ces programmes à tenir compte des besoins des populations locales, ou de leur offrir des perspectives de long terme. Toutefois les agences gouvernementales adoptent une autre position, tout en reconnaissant les lacunes du développement alternatif.

Ces interactions concernent également des dimensions du développement qui subissent elles-mêmes des changements profonds actuellement : le climat, l’égalité des genres, les droits de l’enfant ou la santé publique. En effet, comment concilier la protection des enfants et un contrôle des drogues moins répressif ? Pourquoi les femmes subissent-elles bien plus les impacts négatifs de la répression que les hommes ? Est-ce lié aux structures patriarcales des systèmes de justice ? De la même manière, le numéro spécial aborde l’impact de la production illégale et intensive du cannabis sur le climat ; le débat autour du commerce équitable en cas de légalisation globale du cannabis afin de ne pas laisser les producteurs traditionnels sur le côté ; ou la difficulté de déploiement des services sanitaires nécessaires aux consommateurs de drogues, souvent sur des bases idéologiques.

Politique et dilemmes sociétaux

Ce numéro spécial apporte surtout une première lecture « politique » du désaccord entre développement et contrôle des drogues : à travers l’analyse des flux financiers illicites dans les zones de conflits ; l’utilisation du contrôle des drogues afin d’influencer, par l’émotion politique, la compétition et la participation aux processus électoraux ; ou la définition large des acteurs du contrôle des drogues (par ailleurs tous acteurs du développement), des dimensions nouvelles sont ajoutées à la littérature existante. Ces discussions conceptuelles sont ancrées dans la théorie et dans l’empirique à travers différents exemples nationaux, de l’Afrique du Sud au Mexique, et du Maroc au Croissant d’Or (Afghanistan-Myanmar-Pakistan).

« Drogue : le Covid contre le trafic » (Arte).

Il semble ainsi certain que l’agenda de développement durable pourrait être mis en place pour la majorité des populations sans la réforme du régime de contrôle des drogues. Toutefois, ce développement laisserait de côté les personnes concernées par les drogues illégales (consommateurs, producteurs, chimistes, trafiquants, passeurs, etc.) ainsi que leurs communautés, qui sont statistiquement peu nombreuses pour influencer le résultat quantitatif de l’agenda de 2030.

La conclusion finale tirée de ce numéro spécial est la « vulnérabilisation » par la loi des personnes concernées par les drogues illégales, ces personnes perdant par leur implication dans le marché des drogues leur place dans le débat public et leur poids politique comme citoyens, et peuvent ainsi être négligées par les politiques de développement.

Ceci s’entend dans le cadre de politiques de contrôle des drogues qui ne réduisent ni le trafic ni la consommation problématique, tout en ne permettant pas aux communautés concernées d’être plus résilientes ou plus intégrées dans la société.

SOURCE

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GIBRALTAR 🇬🇮 (Western Anchorage): cocaine was found in a ‘parasite device’ attached to a bulk carrier anchored

COCAINE valued at up to £2 million was found in a ‘parasite device’ attached to a bulk carrier anchored outside Gibraltar port yesterday afternoon

A team of RGP divers found the drugs attached to the hull of the cargo-ship after the boat was boarded by Drug Squad detectives.

“Crime scene investigators found the device to contain individually wrapped packages containing cocaine weighing around 25 kilograms, with a street value of between £1.5 – £2 million,” said an RGP spokesperson.

“Upon completion of police interviews and searches conducted with the assistance of HM Customs Dog Section, the vessel was allowed to proceed on its journey late yesterday evening.”

SOURCE

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FRANCE 🇫🇷 (Grenoble): le RAID intervient et fait place nette … pour quelques jours

Huit personnes ont été mises en examen après le démantèlement lundi 25 janvier d’un réseau de trafiquants de drogue qui sévissait dans un quartier de Grenoble, a annoncé vendredi 29 janvier au soir le parquet de la ville.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST – Cyber-Gendarmes – Police – Cyber-Douaniers): comment #Lille est devenu un mot-clé pour les trafiquants de drogue

La sous-direction de la police judiciaire chargée de la lutte contre la cyber criminalité a refusé de répondre aux sollicitations de 20 Minutes, toujours dans l’attente par ailleurs d’un retour de l’Office anti-stupéfiant (OFAST) et de la Gendarmerie Nationale.

C’est une fâcheuse habitude de nos régaliennes, qui préfère systématiquement ne pas répondre !

LIRE l’excellent article de Mikaël LIBERT paru dans 20 Minutes du 7 janvier 2021

RÉSEAUX SOCIAUX

Avec le hashtag #Lille, on tombe sur des dizaines d’annonces proposant à la vente du cannabis, de la cocaïne, etc. mais également des armes ou de la fausse monnaie

par Mikaël Libert

  • Le hashtag #Lille est devenu un mot-clef sur les réseaux sociaux pour les trafiquants de drogue.
  • Ce mot-clef fait apparaître également des annonces pour se procurer des armes ou de la fausse monnaie.
  • Le travail des forces de l’ordre sur les trafics via les réseaux sociaux est compliqué par l’anonymat qu’ils procurent et les règles de ces entreprises.

Stups and collect.

Il y a seulement quelques années, se procurer des stupéfiants était encore relativement compliqué pour le consommateur n’ayant pas les contacts. Il fallait soit maîtriser les arcanes du dark Web, soit prendre son courage à deux mains pour se rendre dans un point de deal connu. Les réseaux sociaux ont radicalement changé la donne et il est désormais plus facile de dégoter du cannabis ou de la cocaïne qu’une pièce de rechange pour une vieille Twingo. Sur WhatsApp, Snapchat ou encore Twitter, la garantie d’un anonymat quasi total complique la tâche des policiers et gendarmes chargés de lutter contre les trafics en tous genres.

Pour les personnes dubitatives persuadées que l’on exagère, il leur suffit de se rendre sur Twitter et de taper dans la barre de recherche le très innocent #Lille. Le résultat est édifiant, a tel point qu’il est même difficile de trouver une publication en rapport avec le hashtag au milieu des dizaines d’annonces proposant à la vente diverses sortes de stupéfiants. Cannabis, cocaïne, héroïne, kétamine, LSD… Plus rare et aussi plus inquiétant, on trouve parfois des annonces pour de la vente d’armes ou de fausse monnaie.

Des hashtags accrocheurs pour appâter le client

« Il est interdit d’utiliser notre service à des fins illicites ou pour la poursuite d’activités illégales », répond Twitter, interrogé par 20 Minutes. A ce niveau, que risquent les contrevenants ? « Si votre compte est dédié à la vente de biens et/ou services illégaux ou réglementés, il peut être suspendu de manière définitive », ajoute l’opérateur. Il ne nous a cependant pas été précisé si les comptes incriminés étaient signalés aux autorités.

Dans la foulée, Twitter a fait disparaître quelques comptes que 20 Minutes avait donné en exemple pour illustrer sa requête. Comptes qui ont été presque aussitôt remplacés par d’autres. De toute façon, les malfaiteurs n’utilisent cette plateforme que pour « accrocher » le client avec des hashtags d’actualité comme #coronavirus, #confinement et, donc, #Lille. L’idée étant que les personnes vraiment intéressées passent commande sur d’autres plateformes.

Nous avons ainsi poussé l’expérience un peu plus loin en contactant trois vendeurs différents, deux sur Snapchat et un sur WhatsApp.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils sont très réactifs. En quelques minutes, nous avions reçu la liste des produits disponibles ainsi que la grille tarifaire. Pour les novices, l’interlocuteur explique la marche à suivre. Il suffit de dire ce que l’on veut et de payer, soit en Bitcoins, soit via une carte prépayée. La livraison se fait ensuite à l’adresse indiquée. Lorsque l’on émet des doutes, l’interlocuteur se veut rassurant, allant même jusqu’à envoyer des captures d’écran d’échanges avec des clients satisfaits.

« Offres promotionnelles » et « livraison à domicile »

« Mon dealer fait des stories Snap pour informer des nouveaux produits par exemple. Il s’adapte aussi au contexte. Pour le nouvel an, il a prévenu qu’il fallait commander en avance pour être sûr de se faire livrer », explique à 20 Minutes une habituée de ce type de service. L’épidémie de coronavirus a aussi induit quelques changements : « Les livreurs ne se déplacent plus pour de petites quantités et, avec le couvre-feu, ils refusent de se bouger après 20h », assure la cliente.

« Nombreux sont les usagers à recevoir par SMS ou via des applications et des réseaux sociaux des offres promotionnelles », confirme un rapport de 2019 de l’Observatoire français des drogues. Ce même rapport relate que ces « relances régulières et autres techniques marketing visent à fidéliser la clientèle » et que la livraison à domicile est en plein développement.

Derrière les multiples comptes sur les réseaux sociaux, il y a probablement assez peu de personnes. Après en avoir contacté plusieurs, les réponses reçues étaient presque identiques, mot pour mot. Un interlocuteur sur Snapchat, censé arroser toute la France, nous a affirmé pouvoir assurer des livraisons sur Lille en 30 minutes. « Je contacte toujours le même numéro sur WhatsApp, mais ce n’est quasiment jamais la même personne qui vient me livrer le produit », reconnaît un autre client. Un de nos interlocuteurs sur ce même réseau a d’ailleurs confirmé que les commandes devaient être « validées par le boss » avant d’être envoyées. Nous ne sommes pas allés jusque-là.

Une tâche particulièrement difficile pour les forces de l’ordre

Pour les autorités, c’est un vrai casse-tête, notamment parce que les sièges de ces réseaux sociaux sont installés à l’étranger, essentiellement aux Etats-Unis. Ni Snapchat, ni WhatsApp ne traquent spontanément ce type de détournement de leurs applications. Pour le premier, c’est à un utilisateur de signaler un contenu illicite aux forces de l’ordre, lesquelles doivent ensuite saisir l’entreprise par le biais d’une commission rogatoire délivrée par un juge. Pour WhatsApp, le procédé est quasiment le même.

 

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Et TWITTER aussi!

ESPAGNE 🇪🇸 (Huelva): la ‘Policia Nacional’ découvre une tonne 500 de cocaïne

La « Policia nacional » a localisé dans un local de la rue Nicolás Orta de Huelva, dans le quartier d’Isla Chica, environ 1500 kilos de cocaïne.

L’intervention a eu lieu ce vendredi 29 janvier dans l’après-midi, lorsque l’irruption de policiers armés et cagoulés qui avaient coupé la rue a attiré l’attention des voisins.

Les agents, qui suivaient la piste de la drogue depuis longtemps, ont bouclé la zone et sont entrés dans le garage, où ils ont été surpris par l’énorme quantité de cocaïne qui était stockée dans cette ‘crèche’, comme les trafiquants de drogue appellent ce type de locaux pour stocker les psychotropes.

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FRANCE 🇨🇵 (OFAST – Gendarmerie nationale): 590 kilos de résine de cannabis saisis à Tinqueux

Trafic de drogue entre la Meuse et l’Espagne dévoilé sur la base d’informations recueillies via le système de communication crypté EncroChat

Un important réseau de trafic de résine de cannabis vient d’être démantelé par les gendarmes de la Section de recherches de Nancy qui, depuis plusieurs mois, enquêtaient sous le contrôle de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy.

Les investigations de la SR avaient débuté au mois de mars 2020 sur la base d’informations recueillies via le système de communication crypté EncroChat. Un réseau chiffré néerlandais qui avait cessé de fonctionner au mois de juin, après avoir été infiltré par les services spécialisés du Centre de lutte contre les criminalités numériques de la gendarmerie nationale (C3N).

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FRANCE 🇫🇷 (Seine Maritime): 11 kilos d’héroïne retirés du marché sur Dieppe et Canteleu

Belle opération pour les agents de la sûreté départementale et la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) en Seine-Maritime. Ils ont saisi 11 kilos d’héroïne, 540 grammes de cocaïne et 2 kilos de résine de cannabis chez cinq individus, âgés de 20 à 32 ans, à Dieppe et à Canteleu.

Depuis plusieurs semaines, les policiers de la sûreté départementale surveillait un revendeur originaire de la région dieppoise. Il s’approvisionnait à la Cité Verte à Canteleu.

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