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La police nationale espagnole a annoncé, mercredi, la saisie, grâce aux informations de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) du Maroc, de 1.564,5 kilos de cocaïne transportés dans 64 paquets.
Une nouvelle opération de la Guardia Civil et la Policia Nacional a permis la saisie de 900 kilos de cocaïne autour des Îles Canaries. Trois Marocains sans papiers ont été arrêtés à bord de l’embarcation et un deuxième Zodiac a réussi à faire demi-tour pour échapper aux force de l’ordre.
Un peu de l’histoire des frères Benbouabdellah, des kabyles de la cité des Amandiers (dite « la Banane »), dans le 20e arrondissement de Paris
La poudre avait parlé pour la première fois le 5 mars 2002, sur la Costa Del Sol : ce jour-là le jeune Samir Benbouabdellah, 20 ans, circule à bord d’une Mercedes dans les rues de Málaga lorsqu’une Fiat le prend en chasse, son occupant lui tirant à plusieurs reprises dessus. Blessé, Samir est déposé à l’hôpital de Mijas Costa avant d’être écroué par la police française qui aimerait l’entendre pour sa participation supposée à un assassinat dans le 15e arrondissement, ainsi que dans la tentative d’évasion ratée de son frère Mounir avec Christophe Khider en mai 2001 à Fresnes.
À Marseille comme ailleurs, les enquêteurs dénoncent facilement la tendance réformiste qui privilégie l’immédiateté de l’intervention à la lenteur des enquêtes.
L’un d’eux la juge avec sévérité : « Il est vrai qu’une enquête au long cours pour faire tomber un réseau donne des chiffres moins impressionnants à transmettre à la presse que des petites saisies quotidiennes. »
Lassitude, colère, détermination, fatalisme, toutes les émotions traversent les récits policiers quand il est question du trafic de drogue. Mais l’humilité est la règle. « Je ne peux pas vous dire que j’ai la solution, c’est un trafic tentaculaire, ils ont une souplesse que nous n’aurons jamais, une logistique hallucinante, une organisation professionnelle, des moyens supérieurs aux nôtres, un recours à l’achat d’armes plus que préoccupant et l’appât du gain comme technique de recrutement redoutablement efficace », reconnaît un policier de terrain.
Comprendre que même le travail d’enquête, qui handicape parfois sévèrement les réseaux, a ses limites : « Ils ne mettent jamais très longtemps avant de remplacer ceux qui partent en prison, de rouvrir un point de deal ou de s’adapter avec d’autres moyens. »
Pour info, alors que Marc Fievet avait infiltré au plus haut niveau le narco-business occidental et que les connections avec les pouvoirs établis pouvaient commencer à sortir….
Perpétuité que nos chères autorités lui ont mis sur la gueule.
NARCODIARIO nos informa que una operación conjunta de las autoridades españolas sirvió para interceptar una « goma » con 500 kilos de cocaína cerca de la isla de El Hierro
Los cuatro tripulantes se entregaron antes de ser trasladados al buque de Vigilancia Aduanera, que los trasladó al puerto de Las Palmas de Gran Canaria.
Une organisation criminelle qui exportait de la marijuana et de la cocaïne de Catalogne vers la France a été démantelée, annonce mercredi 3 janvier 2024 la justice espagnole. Le groupe criminel vendait la drogue via l’application de messagerie Telegram et effectuait ses livraisons par les services de colis postaux. Les paiements étaient effectués en crypto-monnaies.
Selon les enquêteurs, Barcelone était au cœur de toutes les opérations de trafic. La marchandise était achetée en Catalogne et ensuite distribuée en France.
José Manuel Costa Rial est profondément impliqué dans le trafic de drogue galicien. Sa dernière arrestation a eu lieu dans les eaux africaines, aux mains de la Marine nationale sénégalaise, le 22. Il commandait une « lancha » propulsée par quatre moteurs hors-bord avec 690 kilos de cocaïne à bord accompagné de quatre autres citoyens espagnols. Parmi eux, il y avait aussi Marcos Antonio Aragunde originaire comme Costa Rialde de Cambado.
José Manuel Costa Rial devrait être extradé vers l’Espagne dans quelques jours pour répondre des 690 kilos de cocaïne qu’il transportait devant l’Audiencia Nacional à Madrid.
Il devra également répondre devant cette même juridiction pour avoir travaillé sur les ordres de son compatriote Sito Miñanco.
La production est réalisée par Imaco (Imagen et Communications de Pontevedra) et Narcodiario, média spécialisé dans l’information sur le trafic de drogue en Espagne.
La Policia nacional, la Guardia civil, les Mossos d’Esquadra et le SVA (douanes) ont mis à disposition des véhicules terrestres, officiels et camouflés, des bateaux et des hélicoptères à partir desquels une partie des enregistrements est réalisée.
Au Campo de Gibraltar, dans le Delta de l’Èbre, sur la Costa del Sol, en Galice, au Maroc et au Portugal. Avec les plus hauts responsables policiers, judiciaires et sociaux de la lutte contre la drogue.
La première est prévue le mardi 16 janvier sur Movistar Plus+.
Ce n’est qu’après le décryptage de la plateforme Sky-Ecc que Ylli Didani utilisait pour ses communications que ces informations ont permis, au DEA en particulier, de découvrir tant de pratiques des narco-logisticiens
C’est la Drug Enforcement Administration (DEA) qui a suivi pendant des années les traces d’Ylli Didani, un Albanais vivant à Détroit avec résidence permanente dans le pays et lui attribue la direction du réseau criminel qui a abouti à plusieurs expéditions de cocaïne saisies à Bilbao et à Algésiras et à des arrestations en Espagne et aux Pays-Bas.
Rien de nouveau, les torpilles lestées existaient déjà en 1990
La DEA a pris note des photographies prises par Didani de ses propres messages texte, avant que les messages cryptés ne soient détruits, des plans de construction de conteneurs submersibles qui contiendraient la cocaïne, actionnés par télécommande, GPS et aimants. Il existe même une photographie d’un prototype, qui illustre ce reportage. Le plan, selon le gouvernement des États-Unis, était de placer ces torpilles ou drones sous des porte-conteneurs puis de les séparer à environ 100 milles de leur destination européenne, sur la route marchande, où un bateau de pêche récupérerait les torpilles.
L’idée était de réaliser l’opération au large des côtes galiciennes, car les organisations du nord-ouest de l’Espagne sont les grandes spécialistes de cette mission. On pense que des artefacts de cette classe ont réussi à atteindre le territoire par cette voie.
La DEA affirme également que Didani, dont les entreprises seraient à l’origine du réseau complexe qui servait de couverture aux expéditions de cocaïne susmentionnées entre des bananes saisies en Espagne, a acheté plusieurs véhicules blindés à une entreprise nord-américaine et les a envoyés en Équateur et en République dominicaine. C’est précisément de ce dernier pays que se trouvent deux des personnes arrêtées lors de l’opération qui a eu lieu ce samedi.
Vaste opération à Toulouse (Haute-Garonne) et ses environs
Tout a commencé avec l’interception d’une voiture transportant 8,5 kg de cocaïne à la frontière entre la France et l’Espagne. C’est à partir de cette saisie qu’une vaste opération a été lancée principalement dans la Ville rose et dans son agglomération.
170 000 € en espèces ou sur les comptes bancaires des suspects ont été saisis, sans compter plus de 60 000 € d’objets de luxe, tels que de la maroquinerie, des bijoux et des montres.
Des femmes dans des rôles clés
L’équipe impliquée dans ce trafic, caractérisée par une organisation très structurée, opérait au-delà de Toulouse, desservant des zones telles que le Gers, le Tarn, le Tarn-et-Garonne et l’Ariège. Le trafic était coordonné entre Barcelone, où quatre individus ont été appréhendés par la ‘Guardia Civil’, et Toulouse, toujours selon le journal local.
Les femmes semblaient jouer un rôle important dans ce réseau. Elles occupaient des postes clés, notamment dans le transport de la drogue, sûrement pour des raisons de discrétion.
El poderoso clan que domina el negocio de la cocaína en Europa, envía los mayores alijos y busca en el narco gallego su principal activo, el transporte de cargamentos
Desde 2017, las mafias del Este de Europa (albaneses, serbios y croatas) son una amenaza global y un quebradero de cabeza para las unidades antidroga de países como España, punto estratégico para la llegada y distribución de cocaína en el mercado europeo. Si desde la década de los ochenta los traficantes colombianos tenían la exclusiva del negocio como dueños de la patente en la fabricación del alcaloide que producían en sus laboratorios y que enviaban al viejo continente a través de Galicia, el Clan de los Balcanes es ahora el paradigma del crimen organizado.
Héléne Crocquevieille, Michel Sapin,Erwan Guilmin et Francois Hollande.
Le 17 octobre 2015, une équipe de douaniers de la DNRED avait ‘officiellement’ découvert une cargaison importante de cannabis dans des camionnettes garées boulevard Exelmans à Paris, au pied d’un immeuble habité par un trafiquant de haut vol, Sophiane Hambli, par ailleurs informateur de premier plan de François Thierry, le patron des stups.
Leurs relations avaient rapidement jeté le trouble sur l’affaire, la police des polices (IGPN) étant co-saisie de l’enquête, tandis que François Thierry était muté à la Sous-direction antiterroriste (Sdat).
Tout «élément intentionnel» écarté
Dans son réquisitoire définitif, que l’AFP a pu consulter, le parquet de Bordeaux considère que«l’existence de la remontée de produits stupéfiants du Maroc via l’Espagne ayant été signalée au préalable, même a minima, à l’autorité judiciaire», la complicité par abstention ne peut être établie. Le parquet écarte tout «élément intentionnel»du policier visant à favoriser les activités de Sophiane Hambli, retenant que sa gestion de l’informateur, en dépit de ses«manquements», visait seulement à démanteler le réseau d’un autre trafiquant d’envergure.
«Cet objectif s’appuyait sur le savoir-faire et le relationnel de Sophiane Hambli mais ne pouvait être assimilé, à l’issue des investigations (…), à une participation directe de François Thierry à un trafic de stupéfiants», estime le parquet. Il a requis en revanche le renvoi de Sophiane Hambli devant le tribunal correctionnel pour trafic de stupéfiants, avec une quinzaine de complices présumés.
On peut donc penser que, cette décision de non poursuite de François Thierry, due au seul fait que tout élément intentionnel de narcotrafic a été écarté, pourra permettre aux autorités de revoir le non traitement du dossier de Marc Fievet, qui lui , a infiltré au plus haut niveau le narco-business et qui n’a reçu aucun soutien de François Auvigne, alors DG de la Douane Française.
La drogue saisie provenait de Colombie via l’Équateur et a été retrouvée dans des conteneurs arrivés dans les ports de Vigo (Galice, nord-ouest), et de Valence (est).
La première opération a permis à la police de saisir, à Vigo, 7,5 tonnes de cocaïne dissimulée dans des filets de thon congelés. Il s’agit de la plus grosse saisie jamais effectuée en Galice, une région qui a longtemps servi de porte d’entrée en Europe à la cocaïne provenant d’Amérique Latine.
La deuxième opération, à Valence, a permis de mettre la main sur 3,4 tonnes de cocaïne cachée dans des doubles-fonds de conteneurs maritimes. Vingt personnes ont été arrêtées dans le cadre de ces deux opérations entre fin novembre et début décembre. La majorité sont des Albanais mais figurent aussi parmi elles un Colombien, un Dominicain et plusieurs Espagnols, dont un entrepreneur galicien qui s’est servi de son entreprise d’importation de poisson pour organiser le transport de la drogue.
«Cartel des Balkans»
«Les deux opérations n’ont rien à voir l’une avec l’autre. Le seul lien entre elles réside dans le fait que nous pensons que les organisations qui sont derrière sont d’origine albanaise», a déclaré Antonio Martínez Duarte
Lors du précédent article où était abordé le cas de Patrick Postillon, ce notaire niçois tombé dans le trafic de drogue, à l’insu de son plein gré, par l’intermédiaire de son pilote truand, membre d’un gang de chevronnés trafiquant du cannabis -et de cocaïne- entre le Maroc et la France, il est apparu un autre cas d’espèce, un autre français…
On pourra lire que le 27 novembre 2005, un Cessna T210-M Centurion se retrouve poursuivi par un hélicoptère du SVA (Servicio de la Vigilancia Aduanera) le EC-IGM , un ‘Dauphin’ rapide) .
Les policiers ont saisi une tonne de cocaïne de la plus haute pureté dans une villa de luxe à Tenerife.
Dans le cadre de cette opération, neuf personnes au total ont été arrêtées, dont sept citoyens espagnols, un important trafiquant de drogue colombien du lClan del Golfo, et un italien, agent de liaison pour la ‘Ndrangheta.
Dans le cadre d’une opération avec la ‘Policia’ et la ‘Guardia civil’, les marins-douaniers du PETREL ont intercepté un bateau à cabine semi-rigide, dénommé « SRC 1250 », à 400 milles des Îles Canaries, d’une longueur de 12,5 mètres. A bord, une cargaison de coke répartie en 86 balles, soit environ 2500 kilos selon les premières estimations.
L’arraisonnement par le patrouilleur de surveillance douanière « Petrel » s’est effectué dans un contexte de conditions météorologiques difficiles.
Lors de l’opération, les deux membres d’équipage, de nationalité française, ont été interpellés.
Collaboration internationale
L’opération, fruit de la collaboration internationale à travers le Centre d’Analyse contre le Trafic Maritime de Drogue dans l’Atlantique (MAOC) et coordonnée par le Centre de Renseignement sur le Terrorisme et le Crime Organisé (CITCO) avec La DEA et la NCA
C’est donc l’UDYCO qui a dirigé l’opération, à laquelle ont participé le GRECO Galicia et le SVA, qui a entraîné la saisie de plus de 7 000 kilos (7.200 kilos) de cocaïne en provenance d’Amérique latine à l’intérieur d’un conteneur à bord du ‘CONTSHIP ZEN’, un navire qui a accosté dans le port de Vigo.
La cargaison devait être livrée dans un entrepôt d’une zone industrielle à Cambre près de la ville de La Corogne.
Le « CONTSHIP ZEN » avait préalablement fait escale le premier décembre au port de GiBRALTAR où il n’était resté qu’une heure avant son arrivée au port de Vigo le 3 décembre à (UTC) 12 h 25 jusqu’au 4 décembre à 02 h 08. Après, il a fait escale au port de Leixões (Porto) avant d’entrée au port de Lisbonne d’où il est reparti ce mercredi 6 décembre à 20 h 35.
L’opération menée par l’UDYCO, le « GRECO Galicia » de Pontevedra et par le SVA a permis de saisir une cargaison d’environ 8 000 kilos de cocaïne en provenance d’Amérique latine à l’intérieur d’un conteneur.
C’est la journaliste Claire Andrieux qui cite le cas Fievet dans son livre bien documenté sur le narcotrafic et sa guerre de l’ombre
Le cas Fiévet En droit administratif, les informateurs sont considérés comme des « collaborateurs occasionnels de justice », selon la qualification du Conseil d’Etat. A ce titre, un indic peut théoriquement bénéficier de la protection fonctionnelle, au même titre qu’un agent public. L’administration dont il dépend le protège donc de condamnations civiles ou pénales pour des faits commis en raison de ses fonctions, sauf, comme pour n’importe quel agent public, s’il a commis « une faute personnelle », « détachable du service ». Jusqu’ici, les cas dont la justice a eu à débattre ont tous été considérés comme des fautes personnelles.
En 2017, un arrêt du Conseil d’Etat a définitivement scellé le sort d’un célèbre aviseur de la douane, Marc Fiévet, utilisé comme un agent infiltré à de nombreuses reprises. Tout en reconnaissant qu’il avait permis l’arrestation de plusieurs trafiquants ainsi que la saisie de quantités importantes de produits stupéfiants et des moyens de locomotion ayant servi à leurs transports, la justice estime que la France n’a pas à l’indemniser pour ses années de prison. Marc Fiévet avait été condamné, en 1996 en Grande-Bretagne à quatre ans d’emprisonnement du chef de « conspiration dans le but de faire entrer du cannabis sur le territoire anglais » et, en 1997 au Canada, à la réclusion criminelle à perpétuité pour « complot d’importation de stupéfiants » après avoir plaidé coupable. Il avait été transféré en France en 1998 où il est resté en prison, jusqu’en 2005.
Pour cet aviseur de haut niveau, le trafic dont il a été accusé n’est que la résultante de son travail aux services des douanes.
En 2008, Marc Fiévet demande une indemnisation de 91 million d’euros pour les préjudices subis. La demande et tous ses recours sont rejetés. La décision définitive tombe en 2017. Le Conseil d’Etat estime que si l’implication croissante de l’aviseur dans un réseau de trafiquants de drogue a été « encouragée à l’origine par l’administration des douanes», les faits pour lesquels il avait été condamné étaient « dépourvus de tout lien avec les fonctions exercées en sa qualité d’informateur de l’administration des douanes et étaient donc détachables du service ».
La cour déduit donc que les condamnations de Marc Fiévet et ses années de prison sont la cause « d’une faute personnelle » et que l’administration n’a pas à lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle.
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Oublier les engagements, oublier les promesses données, oublier l’honneur élémentaire !