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NARCO-BUSINESS: l’implication du pouvoir… et des banques

Banques, Banquiers, Narcotrafiquants: que savent réellement le TRACFIN et la DNRED ?.

par morice
vendredi 10 avril 2015

Les généraux sont en cause, on l’a vu. Mais pour mettre à l’abri leurs fortunes longuement amassées, ils ont dû faire appel à des banques. Celles du blanchiment, qui sont bien entendu les mêmes que celles des trafiquants. La coke, et l’argent qu’elle génère, corrompt tout (*), au plus haut niveau. Jusqu’aux chefs d’Etat, parfois, ou bien leur famille, comme en Colombie. A ce stade, il n’y a plus à parler d’éthique. C’est à celui qui va empocher la mise le premier, car le flux est tel que tout le monde en profite. Devant cette chienlit qui envahit tous les rouages d’un Etat, certains se lèvent et résistent, comme un certain juge, qui, en France, avait fait front devant les mafieux. Son équivalent hondurien, Julian Aristides Gonzalez, a connu hélas le même sort… mais depuis quelque temps, ça se lézarde, et des rats quittent le navire vénézuélien. Et viennent raconter, une fois avoir mis leur famille à l’abri, les turpitudes d’un régime qui parle un double langage constant.

Un document implacable

Un excellent rapport de mai 2011 de l’ OFDT (**), signé David Weinberger, de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) nous dresse un tableau éloquent de la tendance générale du circuit de cocaïne désormais autour du Venezuela : « depuis 2005 et 2006, du fait des bouleversements régionaux susmentionnés, les États vénézuéliens du Zulia, du Táchira mais surtout d’Apure, limitrophes de la Colombie, deviennent ainsi, les principaux lieux de départ de la cocaïne colombienne vers le marché nord-américain, notamment au moyen du vecteur aérien. Si le crash d’un DC9 à Playa del Carmen avec 5,5 t de cocaïne à son bord en 2005 a marqué les esprits, il n’en reste pas moins exceptionnel car le trafic par les airs est majoritairement le fait de petits avions qui ne rejoignent que très rarement le Mexique sans escale. Ils atterrissent généralement dans des zones où l’espace aérien est moins contrôlé, comme en République Dominicaine et Haïti jusqu’en 2009, puis au Honduras, au Guatemala, au Costa Rica ou au Belize. » Exactement ce que je vous ai décrit ici en de multiples épisodes de la série « Coke en Stock » ! « Ces États, dotés de faibles moyens, sont désormais profondément déstabilisés par la mainmise partielle des organisations criminelles, notamment mexicaines, qui acheminent la drogue vers le nord par la voie terrestre ou maritime ». L’emprise de l’argent de la coke devenant le principal levier de corruption des hommes politiques dans ces pays.

Des avions, mais aussi des bateaux et des containers

Car il n’y a pas bien sûr que les avions pour transporter la drogue : « cependant, le moyen le plus usité reste celui des containers. Ceux-ci partent des grands ports vénézuéliens comme Maracaibo pour acheminer la drogue dans le monde entier, notamment vers le Panama et le cône sud du continent américain. Selon l’ONUDC, plus de la moitié de la drogue saisie en 2013 au Brésil proviendrait du Venezuela. Mais les portes-containers transitent généralement aussi en Colombie et il est donc difficile d’identifier le lieu précis de chargement de la drogue. Hormis ces routes, l’ONUDC observe, depuis 2005, une nette augmentation du trafic transatlantique destiné à l’Europe en provenance du Venezuela. Jusqu’en 2009, de nombreuses saisies maritimes ont été opérées, comme celle du Doña Fortuna arraisonné au milieu de l’Atlantique avec cinq tonnes de cocaïne (un petit bateau de pêche (ici à droite) ayant contenu 5 tonnes de cocaïne d’une valeur de 250 millions d’euros. En 2009, une frégate anglaise, l’HMS Iron Duke, avait arraisonné le MV Cristal (à gauche) au large des Caraïbes, il contenait lui aussi la même quantité en 212 ballots de cocaine de 26kg chacun..) ,  « mais depuis 2011 plus aucune saisie maritime majeure n’a été réalisée. Il semblerait que les trafiquants privilégient aussi les routes transatlantiques aériennes par avions privés au départ du Venezuela. La saisie la plus médiatisée est sans nul doute celle surnommée « Air Cocaïne », concernant un Boeing 727, chargé de plusieurs tonnes de drogues, retrouvé incendié au Mali en 2009  (c’est le point de départ fondamental de toute cette série !). Les radars vénézuéliens avaient détecté l’avion entrant dans l’espace aérien vénézuélien, avant de perdre sa trace dans la région d’Apure où vraisemblablement le Boeing a pris possession du chargement illicite. L’aéronef fut de nouveau observé au niveau de Valencia se dirigeant vers l’Atlantique. Fait notable, les pilotes vénézuéliens, deux frères, se trouvaient aussi à bord de l’avion retrouvé à Playa del Carmen (qui avaient donc été relâchés ou avaient bénéficié de complicités dans la police mexicaine…). Et ce n’est pas un cas isolé puisque nombre d’avions s’envolent depuis les aéroports côtiers du Venezuela vers l’Afrique mais aussi directement vers l’Europe. Ainsi, en 2011, les pilotes d’un jet privé ont été obligés par une dizaine de membres de la Garde nationale vénézuélienne de transporter 1,2 t de cocaïne qui a été interceptée aux Iles Canaries (Espagne). C’est le fameux Gulfstream 9H-FED Global Express 9234 qui a été ici l’objet ici d’une étude plus approfondie dans l’épisode précédent). » Partant des zones de stockage à la frontière colombienne, la cocaïne est chargée dans les aérodromes de Valencia et Barcelona, ou dans les ports de Maracaibo, La Guaira et Puerto Cabello. Les avions et les navires traversent alors l’Atlantique pour atteindre l’Afrique de l’Ouest, en passant notamment par l’archipel des Bijagos (Guinée-Bissau) et le Cap-Vert : cette route est surnommée l’« autoroute 10 » car elle longe approximativement la latitude 10″… l’autoroute maritime ou aérienne de la drogue !!

Pas seulement le Venezuela, d’impliqué, le Mexique aussi

Une implication qui cache de belles malversations, des deux côtés, le côté gouvernemental mexicain n’étant pas beaucoup plus reluisant nous dit Anabel Hernandez : « on pensait que l’avènement du président Fox en 2000 changerait la donne, et ce fut l’inverse : « les Gens pensaient que Fox serait un gouvernement de transition, mais ce n’est jamais arrivé. Tous les groupes mexicains de pouvoir, à la fois légaux et illégaux, demeurent intouchables, et dans de nombreux cas, ils se connectent et se réunissent pour blanchir de l’argent.  Lorsque (Vicente) Fox est devenu président, il a changé radicalement les règles du jeu : au lieu de continuer à protéger tous les cartels de la drogue, ce que les administrations du PRI ont fait pendant des décennies, il a décidé de protéger seulement un seul cartel, celui de Sinaloa. C’est le gouvernement qui libéré « Chapo » Guzmán (Joaquín Guzmán) de la prison ; il ne s’est pas échappé dans un panier à linge, comme la version officielle le dit. La vérité est, et je le sais, parce que j’ai une copie du casier judiciaire, comme quoi un fonctionnaire travaillant pour l’administration de Vicente Fox a aidé Chapo Guzmán à sortir de prison : il lui a ouvert la porte principale et lui a dit : « Monsieur, vous pouvez y aller »  Une très grave accusation !!! Un pouvoir qui serait donc à la botte des cartels ? On songe alors aussi inévitablement au crash d’avion du 4 novembre 2008 (celui du Learjet 45 XC-VMC), en pleine capitale, incendiant tout un quartier, un « accident » fort opportun pour les trafiquants de drogue : celui ayant tué le ministre de l’intérieur mexicain Juan Camilo Mouriño du gouvernement de Felipe Calderon. Mourino ayant décidé auparavant de s’attaquer en priorité aux cartels de cla cocaïne. La commission d’enquête avait néanmoins conclu à un accident de pilotage, le Learjet ayant été pris selon elle dans les turbulences d’un gros 767-300 qui l’avait précédé. Officiellement s’entend…

Le frère d’Alvaro Uribe également dans la tourmente

Cette complicité manifeste avec les Cartels n’a pas de frontières : en Colombie aussi, le pouvoir a fait allégeance aux trafiquants. La famille du président Uribe en personne étant elle aussi mouillée, comme le révèle un ancien procureur tenace, Flavio Buitrago, le 27 mars dernier :  « en plus de ses propres liens présumés avec les paramilitaires d’Uribe, son frère Santiago Uribe a conduit un groupe paramilitaire appelé les douze Apôtres, qui a été actif durant les années 1990 et, selon les témoignages, qui s’est formé dans une ferme appartenant à la famille Uribe. Les autorités colombiennes ont ouvert une enquête sur Santiago Uribe en 1996, et les efforts pour empêcher l’enquête ont été réprimandé par la Cour suprême. Alors que l’ancien président a nié toute connaissance de son existence, Dolly Cifuentes, la petite amie de longue date de frère Jaime Uribe, a été extradée aux États-Unis en 2012 et a plaidé coupable à des accusations de trafic de drogue en 2013.

Ana Maria Cifuentes, la nièce de Alvaro Uribe, a été placée en bonne place sur la liste du Département du Trésor américain et été identifiée comme un membre du clan Cifuentes Villa, qui aurait aidé le cartel de Sinaloa à blanchir l’argent et pour la contrebande de plus de 30 tonnes de cocaïne aux États-Unis en plus de travailler avec d’autres groupes actifs dans le trafic de drogue ». Le président en Teflon, celui sur lequel toutes les accusations avaient glissé, rattrapé aujourd’hui par le passé de sa famille proche (***) ? Sans oublier le passé fort trouble de son propre père Alvaro (****)

Le rôle des banques dans le trafic

De grandes banques impliquées

De grandes banques sont bien complices de délinquants très organisés pour dissimuler les revenus de la coke. « Anabel Hernández nous rappelle qu’il y a eu une enquête très complexe réalisée par la DEA sur un réseau de blanchiment d’argent du cartel de Sinaloa. Deux hommes d’affaires, un brésilien et un portugais, ont créé un système pyramidal de l’investissement frauduleux ; ou chaîne de Ponzi, qui comprenait des centrales d’énergie renouvelable inexistantes dans le seul but de transférer des millions de dollars à partir de différents comptes bancaires. C’est comment ils ont réussi à mélanger l’argent de la fraude financière avec l’argent du trafic de drogue, rendant ainsi pratiquement impossible de retracer l’origine et la destination de cet argent.  La DEA a passé cinq années à enquêter sur ce cas, en essayant démêler l’écheveau, et l’argent de la drogue a été finalement trouvé. Les cartels de la drogue ont développé des moyens très sophistiqués pour blanchir de l’argent. Et cela ne peut être détruit par des balles ou des bombes, mais avec de la volonté. Les banques impliquées dans cette enquête, par exemple, sont Wachovia, Wells Fargo et Bank of America ». Toutes trois impliquées, rappelons-le dans les affaires douteuses de Viktor Bout, toujours emprisonné aux USA !!!

Un double langage constant

Le gouvernement vénézuélien emploierait donc un double langage, fustigeant devant la presse les trafiquants de drogue alors qu’il en serait l’un des principaux bénéficiaires : cette impression est corroborée par l’exemple par une visite d’un journaliste du New-York Times, William Neuman, venu enquêter en 2012 sur les fameuses pistes de l’Apure, soi-disant « détruites » par le gouvernement : « le gouvernement vénézuélien a claironné un nouveau coup majeur contre les trafiquants de drogue, exhibant les barils saisies de cocaïne liquide, les avions de la drogue récupérées, les laboratoires de cocaïne pillés et la destruction des pistes d’atterrissage. Mais une visite ce mois-ci dans une région éloignée des vastes plaines de l’Ouest du Venezuela, où un groupe de guérilla colombien a transformé l’endroit en l’un des aéroports les plus fréquentés de transit du monde pour le mouvement de la cocaïne aux États-Unis, a montré que acclamations triomphantes du gouvernement sont largement surestimées. Profondément dans la large savane, une piste d’atterrissage clandestine que le gouvernement avait dit avoir désactivée dans un raid récent de l’armée est apparue être de retour dans les affaires. Les restes de deux petits avions incendiés par l’armée en septembre avaient été déblayés. Les trafiquants travaillant avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie, qui fonctionnent avec une aisance surprenante de ce côté de la frontière, semblait avoir récupéré la bande de terre pour continuer les navettes leur vols secrets de drogue colombienne vers les utilisateurs de la cocaïne aux États-Unis. Aucun signe que les soldats aient fait à l’explosif des trous dans la piste ou d’autres mesures prises pour les empêcher d’être utilisées à nouveau. Vers la même époque, la Colombie, avec l’aide des États-Unis, a commencé à resserrer la surveillance de son espace aérien. En conséquence, les trafiquants sont passés au travers de la frontière de l’Apure, où une piste d’atterrissage peut être façonnée dans la prairie plate en quelques heures en faisant glisser un tronc derrière une camionnette pour lisser le sol. Vous pouvez détruire un aérodrome ici et ce n’a pas d’importance « , a déclaré un habitant, debout à côté d’un trou de huit pieds de profondeur soufflé par les soldats dans une piste près de la rivière Cinaruco, le long des plaines qui s’étendent sur des miles. « Ils peuvent en faire une autre juste à côté. »(ici à gauche une piste clandestine découverte par l’armée faisant 1,4 km de long, près de la rivière Juriepe, dans la municipalité Agustín Codazzi Pedro Camejo, dans l’État d’Apure….). Rappelons qu’un avion de type Gulfstream a toujours besoin de 1800 m de piste (en dur !) pour décoller… mais de moins de la moitié pour se poser.

L’Apure, le centre nerveux du trafic

Mais peut-être que l’attraction principale pour les trafiquants est que la présence du gouvernement fédéral sur de grandes parties de Apure, l’État le plus pauvre dans le pays, est arrivée à son maximum. Dans de nombreuses régions, les habitants le disent, le vrai pouvoir est détenu par les FARC, qu’ils ont décrit comme pouvant se déplacer dans l’Etat en toute impunité. Un résident vivant dans le parc national Santos Luzardo, une pittoresque réserve riche en faune, a déclaré que le mois dernier deux membres des FARC ont patrouillé le secteur sur des motos, en demandant aux agriculteurs s’ils avaient entendu des avions (des motos qui sont parfois piégées par les FARC, comme le montre l’article ci-joint, en lien, ou celui-ci).  La préoccupation qui les concernait, apparemment, c’était le fait que des trafiquants utilisaient une piste d’atterrissage à proximité sans avoir à payer. Les guérilleros recueillent également de l’argent de la protection des entreprises, le business des entreprises locales, celle les éleveurs et les zones de pêche le long de certaines parties de longue frontière du Venezuela avec la Colombie. Un résident a dit que un petit groupe de membres des FARC s’est présenté dans une ferme en décembre et leur camp a été mis en place pendant une semaine, en l’utilisant comme base pour patrouiller la zone et éventuellement protéger les vols de drogue. Le propriétaire n’a pas le choix d’accepter ou non les guérilleros, même si ceux-ci apportent leur propre nourriture. Les résidents ont également exprimé leur peur et leur méfiance aux autorités du gouvernement (ci-contre la destruction d’une piste de narco-trafiquants, montrée aux médias). La plupart ont dit qu’ils croyaient que les fonctionnaires et les soldats locaux étaient de mèche avec les trafiquants et que de donner des informations sur les activités des trafiquants seraient suivies de représailles. Les résidents ont dit qu’ils avaient appris à coexister avec les trafiquants, comme ils s’étaient tout simplement habitués au son fréquents des avions volant à basse altitude la nuit. Mais beaucoup ont dit qu’ils ressentaient de la peur et de l’intimidation. « Ils savent tous ce qui se passe, mais personne ne dit rien, rien du tout » dit un homme à propos des contrebandiers qui utilisent une piste d’atterrissage locale. « Qu’est-ce qui devrait fait à ce sujet ? Celui qui devrait faire quelque chose est le gouvernement. Ils devraient patrouiller constamment la zone ». On le voit bien, l’Apure est bien une zone de non-droit, ou celle du laxisme gouvernemental, voire de sa collusion avec les maquillages d’avions incendiés présentés comme « abattus » !!!

Des documents accablants

Bref, impossible de nier l’implication d’un gouvernement fermant autant les yeux sur un tel trafic, d’une telle intensité ! En 2008, cette proximité de Chavez et des Farcs avait été mise à jour avec la parution de documents, des échanges de courriers entre Chavez et Manuel Marulanda, le chef des Farcs, notamment. Une aide financière de 300 millions de dollars avait été accordée, selon ce qu’avaient fini par dire les disques durs des ordinateurs de Paul Reyes. Des annonces aussitôt démenties par Caracas. Placés au pied du mur, certains continueront à le nier. Seul Michel Collon, en 2011, par exemple, affirmera que les aveux de Makled n’en étaient pas, car ils avaient été faits en échange de remises de peine aux USA. Ce grand ami de Dieudonné et de Meyssan semble ignorer tout de l’intensité du trafic et des mensonges du pouvoir vénézuélien, qu’il soutient, quoi qu’il puisse faire. Un partisan, incapable de recul sur la situation du pays, aveuglé par sa haine des USA. A ce stade, Collon n’est qu’un prosélyte d’un pouvoir à la dérive et de ses mensonges (en 2008, Chavez avait affirmé, rappelons-le, « avoir perdu tout contact avec les Farcs » !)…

L’équivalent du juge Michel, assassiné également

Un homme pourtant le savait et avait combattu cette proximité sordide entre généraux et trafiquants, l’avait dénoncée, mais il en est mort : l’équivalent exact, en France, du juge Michel et de son combat contre les truands. J’avais évoqué déjà son nom et son admirable figure dans Coke en stock, (XV) : « le Honduras, du côté de chez Swan » : « L’épilogue de ses entrées massives de drogue se situe un matin devant une école, le 8 décembre 2009 : celle où arrivait Julian Aristides Gonzalez, l’ancien général à la tête de l’antidrogue, un homme intègre et droit… abattu lâchement en pleine rue de 11 coups de pistolet, juste après avoir déposé sa petite fille. Une exécution dans les règles des cartels, menée à moto » (comme le juge Michel en France, dont un film relate l’histoire en ce moment même). « L’homme devait prendre sa retraite dans deux mois, et venait sur l’année de saisir plus de 5 tonnes de cocaïne ! Les trafiquants rappelaient à leur façon que c’étaient bien eux les maîtres du pays. Selon Julian Aristides Gonzalez, Hugo Chavez en personne était impliqué dans le trafic. « Soit le gouvernement vénézuélien est incapable, soit il est complice », avait-il déclaré peu de temps avant sa mort au Time. Ce qui résume parfaitement la question ! «  Un nombre incalculable de fonctionnaires, dont beaucoup sont des militaires en activité, trempent dans le narcotrafic. Les services d’intelligence étrangers s’y intéressent de plus en plus », assure Mildred Camero, l’ex-présidente de la Commission nationale contre l’usage des drogues (Conacuid), à l’actuel Bureau national de l’antidrogue (ONA). De 1999 à 2005, pendant les six premières années d’Hugo Chavez au pouvoir, cette ancienne juge a lutté contre un fléau sans cesse grandissant. Selon l’ONU, 51% de la drogue qui entre en Europe provient désormais du Venezuela, converti en 5e exportateur mondial de cocaïne. Dans un livre intitulé « Chavisme, narcotrafic et militaires » (paru en 2014) Mildred Camero dénonce et cite les 13 généraux et députés socialistes qu’elle considère comme étant les principaux narcotrafiquants vénézuéliens. Certains figurent sur la fameuse liste Clinton (Specially Designated Narcotics Traffickers) des entreprises et personnes recherchées par les Etats-Unis pour leur participation au narcotrafic, dont le général en chef des forces armées et gouverneur de la région de Trujillo, Henri Rangel Silva, le capitaine de corvette et gouverneur de la région de Guarico, Ramon Rodriguez Chacin, ou encore l’ancien maire de Caracas, Freddy Bernal. Le Département du Trésor américain leur reproche d’avoir soutenu les guérillas colombiennes, en protégeant leurs chefs au Venezuela ou en leur échangeant des armes contre de la drogue ». Mildred Camero, rappelons-le, avait été nommée en 1999 par Hugo Chavez à la tête de la CONACUID, et a été contrainte de démissionner six ans plus tard. Carlos Tablante avait suggéré son nom au gouvernement dans les premiers jours de Chávez, alors qu’il semblait encore vouloir lutter contre la corruption, ce qui n’a pas fait long feu…

Des captures encourageantes

Ce que le juge admirable avait énoncé, un autre vient de le confirmer de façon éclatante en janvier dernier, juste après la découverte de nombreux cas de transferts de quantités importantes de drogue via les avions aperçus en Apure et sérieux revers pour les trafiquants avec les arrestations importantes. En premier celle au Honduras de Jose (« Chepe ») Miguel Handal, – ici à gauche- arrêté récemment (le 13 mars 2015) dans l’hôpital de San Pedro Sula. Celui qui, justement organisait l’arrivée au Honduras des avions venant de l’Apure, et des envois par cargos au Guatemala fà destination des cartels des Zetas ou de Sinaloa. En même temps, un second coup était porté aux transferts aériens avec l’annonce de l’arrestation du dénommé Germán Arturo Rodríguez Ataya, surnommé « El Gago » le pilote attitré des Farcs. Surpris dans l’hacienda de la Manga de Coleo de Elorza, près de la municipalité de Rómulo Gallegos, en plein Apure. Il venait juste d’effectuer le 23 décembre qui précédait un vol qui s’était terminé sur une piste clandestine près de Cinaruco, selon le journaliste Javier Mayorca. Un proche de Germán Briceño Suárez, alias « Grannobles » (ici à droite sur la photo, avec El Gago superposé), un des principaux leaders des Farcs. La surprise étant que l’homme avait déjà été arrêté en 2005 dans le district de l’Arrosa, accusé de transporter à la fois des guérilleros et de la drogue pour les frères Rios. il s’était échappé et vivait depuis en Apure, ayant créé depuis une société pétrolière dont il était le financier, habitant alors Ciudad Ojeda, près de Lagunillas dans l’état de Zulia.

La présence prouvée des Farcs en Apure

Car un autre document du Colombian Post avait révélé cette omniprésence des FARC en Apure :  « la semaine dernière, un rapport des services de renseignement affirme que cinq commandants de la guérilla marxiste des FARC colombiens sont stationnés au sud-ouest du Venezuela, concentrés dans l’État d’Apure, Selon un rapport de la Direction de renseignement militaire vénézuélienne (DIM). Le document officiel, mis à la disposition de la PanAm Post, mentionne également l’existence de pistes d’atterrissage secrètes situés dans plusieurs Etats du Venezuela et utilisés dans le trafic des cargaisons de drogue. La surveillance militaire vénézuélienne révèle que les commandants en question appartiennent à la 10e front des Forces armées révolutionnaires, et qu’ils jouissent de contrôle effectif sur les communautés dans lesquelles ils sont basés. « Plusieurs personnes ont été vus portant des tenues de camouflage, portant de grandes et de petites armes, des insignes faisant allusion aux FARC … [Ils] ont mis en place différentes règles et mobilisé au cours de patrouilles deux jour et nuit, dans divers véhicules, $y compris des 4×4 Toyota et des motos tout-terrain, « le texte officiel dit. Un des officiers supérieurs des FARC, Jaime Alberto Parra Rodríguez (alias Mauricio Jaramillo, ici à droite), est décrit comme commandant du Bloc de l’Est des FARC, et il a son camp de base opérant dans la région de Rómulo Gallegos. Le deuxième patron de guérilla être identifié et localisé est « Polanco, » qui contrôle vraisemblablement les zones d’ Achaguas, de Guachara, de Yagual et d’Aguarito. Le document mentionne un autre dirigeant de haut niveau, sous le pseudonyme « Gollo, » qui concentre les témoignages de la population entière de Capanaparo, Tres Bocas, Paso Arauca, et Cunaviche, ainsi que l’ensemble du trafic de stupéfiants au Venezuela par l’intermédiaire de la frontière colombienne. Dans la carte fournie par les autorités vénézuéliennes, un autre commandant sous le nom de « Bouddha » est basé dans la ville de San Juan de Payara, avec trois autres agents des FARC. Au cours des enquêtes menées par les services de renseignement, le « Bouddha » a été vu en compagnie de Pedro Leal, plus de Peter Camejo, mais aussi avec un membre du parti au pouvoir socialiste uni du Venezuela (PSUV)… » Un sixième commandant communiqué par le DIM, alias Chapulín, opérait dans Elorza, l’un des centres de population les plus importants de l’Apure. Cependant, il a été tué dans une fusillade avec l’armée colombienne dans la zone de la frontière en 2014″. A noter que l’ELN, autre mouvement d’opposition est aussi présent à proximité de l’Apure… notamment ses chefs, Antonio Garcia et Nicolas Rodriguez Bautista, alias “Gabino.”

Une terrible défection

Mais ce n’était rien encore avant la défection d’un personnage venu dénoncer tout un système mafieux à la tête du pays. Il s’appelle Leamsy Salazar, et son propos a du poids, beaucoup de poids, car avant de devenir le garde du corps principal de Diosdado Cabello, l’homme fort à la tête du pays et de l’Assemblée Nationale, il avait été pendant dix ans celui de Chavez en personne, sous le nom ronflant de « Lieutenant Commander Salazar ». Or le voici à faire défection en janvier dernier, rejoignant les Etats-Unis après des contacts pris au préalable avec la DEA, prétextant son voyage de lune de miel pour fuir le pays et se réfugier aux USA. A peine débarqué, le voilà qui déballe tout, accusant notamment Diosdado Cabello d’être à la tête du trafic de drogue du pays, pas moins. Des révélations fracassantes, auxquelles il en ajoute une autre dont beaucoup d’observateurs se doutaient : selon lui, Chavez était décédé deux mois avant qu’on n’annonce sa disparition ! D’où les histoires « d’embaumement » qui tardait et qui ne sera en définitive pas effectué… officiellement. Histoire de préparer la mise en place d’un Maduro pas très au point pour assurer sa succession, et calmer les ardeurs des militaires, ceux à la tête du cartel de Los Soles, justement, fort tentés par un coup d’Etat qui ne devrait plus beaucoup tarder maintenant.

En attendant, d’autres événements aller renforcer cette idée, à la fois de l’imminence d’un coup d’Etat, de l’éviction d’un Maduro bien trop transparent et d’un renforcement du trafic de drogue, géré de main de maître par l’armée, qui n’aura donc effectivement jamais abattu de quelconque avion de la drogue…

(*) « Le luxe corrompt tout, dit Rousseau, et le riche qui en jouit, et le pauvre qui le convoite »

(**) l’indispensable analyse :

http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/efdxdwr5.pdf

(***) certains ont payé cher d’avoir révélé ses liens. Début 2010, on découvre la plus grande fosse commune de Colombie, dans la commune La Macarena, département du Meta. Un des témoins raconte : «  Le commandant de l’Armée nous avait dit que c’étaient des guérilléros tués au combat, mais les gens de la région nous disent qu’il s’agit pour la plupart, de responsables sociaux et syndicaux, de paysans et des défenseurs de communautés, qui tous avaient disparu sans laisser de traces ». Des corps pour la plupart mutilés, ayant subi d’horribles sévices. À San Onofre, Sucre, dans une propriété connue sous le nom de « El Palmar », le chef paramilitaire « Rodrigo Cadena » jetait les cadavres des victimes, et même des victimes encore vivantes, aux caïmans qui se trouvaient dans un bassin. (….) C’est comme ça que les victimes de la torture étaient jetées aux caïmans. Beaucoup de personnes ont ainsi totalement disparu, jetés en pâture aux caïmans, ou jetés dans les fleuves ou à la mer, ou brûlés dans des fours crématoires. Salvatore Mancuso, par exemple, avait avoué que pour éviter la découverte du corps du leader indigène Kimi Pernía, il l’avait fait déterrer de la fosse et jeter dans le fleuve Sinú. D’autres paramilitaires racontent que pour cacher ses crimes, le même Mancuso avait ordonné d’enlever la terre d’une fosse située dans une propriété à Ralito, et de la vider de ses cadavres que son groupe avait remplis. Des enquêteurs disent qu’aujourd’hui, les « Aigles Noirs », héritiers des paramilitaires, déterrent le contenu de plusieurs fosses et le jettent dans les fleuves. (…) Les témoignages de paramilitaires et les résultats des équipes de médecins légistes ont permis de conclure que les groupes d’Autodéfenses Unies de Colombie, non contents d’avoir élaboré une méthode d’équarrissage des êtres humains, ont poussé l’horreur jusqu’à son extrême limite : ils ont donné des « cours » en se servant de personnes vivantes emmenées dans leurs camps d’entraînement. Francisco Villalba, le paramilitaire qui avait dirigé sur le terrain les atrocités d’El Aro (Antioquia), où 15 personnes ont été torturées et massacrées pendant 5 jours, révèle les détails de ces « cours » : « Il s’agissait de personnes que l’on amenait en camions, elles étaient en vie et attachées (…) chacune était livrée à un groupe de cinq (…) les instructions étaient de leur couper un bras, la tête… de les découper vivantes ». Une délégation britannique venue inspecter les fosses affirmera : Dans ses conclusions, la délégation a déclaré : « Après avoir entendu de pareils témoignages, nous estimons que l’armée colombienne est responsable de la majorité des violations des droits humains contre la population civile », et que : « l’activité paramilitaire persiste, particulièrement dans les régions rurales, de même que les liens étroits entre les paramilitaires et l’armée sont une évidence. » Un des militaires repentis, Francisco Enrique Villalba Hernández qui avait rendu responsable le président Uribe en personne du massacre d »El Aro, le 25 octobre 1997, a lui-même été assassiné à La Estrella près de Medellin, en avril 2009.

(****) « Álvaro Uribe Vélez a été dénommé « précurseur de l’ Etat Narcotrafiquant  » par l’un des centres de recherche les plus importants en matière de trafic international de stupéfiants, « The Narco News » (http: // www.narconews.com), depuis qu’en 1997 et 1998, les douaniers des États-Unis en Californie ont arrêté trois avions suspects à destination de la Colombie qui, comme les douaniers le découvrirent, transportaient 50 tonnes de permanganate de potassium, un composant chimique nécessaire dans la fabrication de la cocaïne.

Selon un document signé par le chef de la DEA Donnie R. Marshall le 3 août 2001, les avions se rendaient à Medellín, Colombie, au nom d’une entreprise appelée GMP Produits Chimiques. Les 50 tonnes du composant chimique destinées à GMP étaient suffisantes pour fabriquer 500 tonnes d’hydrochlorate de cocaïne, d’une valeur de 15 milliards de dollars. Conformément au rapport de 2001 de la DEA, le patron de GMP Produits Chimiques était Pedro Juan Moreno Villa, chef de campagne et ex-secrétaire de gouvernement lorsqu’Uribe était Gouverneur d’Antioquia. De 1995 à 1997, Moreno était secrétaire de gouvernement et bras droit d’Uribe. Pendant ces années, selon le chef de la DEA Marshall, « entre 1994 et 1998, GMP a été le plus grand importateur de permanganate de potassium en Colombie ».

De 1980 à 1982, la première charge publique d’Álvaro Uribe a été Directeur de l’agence d’Aéronautique Civile de Colombie. Virginia Vallejo, dans son livre « En Aimant Pablo, en détestant Escobar », rend compte de la relation entre Uribe et Pablo Escobar et note qu’Uribe comme directeur de l’Aéronautique Civile a joué un rôle clef pour l’octroi de permissions massives de vol accordées au cartel de Medellín, sans lesquelles le cartel n’aurait jamais pu faire ses envois immenses de drogue aux Etats-Unis et n’aurait jamais pu accumuler son immense fortune. Uribe a eu pour second César Villegas quand il était directeur de l’Aéronautique Civile. Or celui-ci a été condamné à 5 ans de prison pour ses liens avec le Cartel de Cali puis assassiné pour taire son témoignage. (journal « el Tiempo » de Colombie 17/03/2002).

Quand dans « Tranquilandia » (l’Opération Yarí) la police et l’armée colombienne ont désactivé le plus grand laboratoire de fabrication de cocaïne trouvé jusqu’à ce jour en Colombie, ils mirent la main sur un hélicoptère Hughes 500, immatriculé HK 2704 X, propriété d’Aerofotos Amortegui Ltda, entreprise qui appartenait à la famille Uribe. Álvaro Uribe prétend que cet hélicoptère avait été vendu auparavant mais qu’il avait oublié de déclarer la vente ».

source: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxvi-l-implication-165185

FRANCE: quand un ancien DG de la douane française entrait chez HSBC et devenait inspecteur général, chef du groupe Audit France et membre du comité exécutif.

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ÉQUATEUR: deux tonnes de cocaïne saisies

Deux tonnes de cocaïne ont été saisies en Équateur et 11 personnes interpellées, dont un colonel de la police, ont affirmé aujourd’hui les autorités locales, annonçant avoir démantelé un réseau de trafiquants comprenant également des ressortissants colombiens et néerlandais.

Le ministre équatorien de l’Intérieur, José Serrano, a indiqué à la presse que le réseau acheminait de la drogue en Europe et s’apprêtait à camoufler ce chargement dans une cargaison de poisson. Au cours de l’opération de police, menée dans trois provinces, dont celle de la capitale Quito, un colonel de police, qui faisait l’objet d’une enquête depuis trois ans, a été arrêté.

« Le policier était le numéro trois du réseau », selon José Serrano.

L’organisation, qui disposait d' »informateurs » au sein du système judiciaire et au parquet, transportait la drogue depuis la Colombie jusqu’à Manta (sud-ouest), principal port de pêche du pays. Sur son compte Twitter, le ministre a rappelé que l’Equateur avait saisi 23 tonnes de drogue en 2015, et 61,6 tonnes en 2014, en grande majorité de la cocaïne.

En mars, 97 policiers avaient été destitués pour avoir transmis des informations « sensibles » au crime organisé et avoir dérobé en 2012 de l’argent dans un avion privé appartenant à des trafiquants de drogue qui s’était écrasé en Equateur.

L’Equateur est considéré comme un pays de transit pour la cocaïne produite en Colombie et au Pérou, à destination des marchés américains et européens.

source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/04/08/97001-20150408FILWWW00414-equateur-deux-tonnes-de-cocaine-saisies.php

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ROUMANIE: saisie de 70 kilos de cocaïne noire

70 kilos de cocaïne noire, d’une valeur marchande de plus de quatre millions d’euros, ont été découverts par les autorités dans un transport de meubles transitant par la Roumanie en provenance de l’Equateur et destiné à l’Espagne.

« Cette saisie est une première pour nous en raison du type de camouflage. C’est de la cocaïne noire, qui ressemble beaucoup à la poix et qui a été injectée dans le mobilier », a précisé le commissaire chef de police lors d’une conférence de presse.

La cocaïne dite « noire » est mélangée à une substance chimique qui en change la couleur et surtout l’odeur, notamment pour éviter qu’elle ne soit détectée par les chiens policiers. La drogue est traitée à nouveau pour retrouver sa couleur blanche, avant d’être mise sur le marché.

Trois personnes, un Colombien, un Vénézuélien et un Roumain, ont été interpellées.

source:http://www.bfmtv.com/international/saisie-de-70-kilos-de-cocaine-noire-en-roumanie-875413.html

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NARCOTRAFIC: narco business à gogo au Venezuela et…ailleurs!

Coke en Stock (LXXXIV) : pris la main dans le sac

Maduro, enfin décidé à sévir ?

En mai 2013, le président Maduro semblait enfin enclin à s’occuper du trafic de cocaïne dans son pays, en acceptant d’en parler en public pour la première fois. Hélas, sans surprise, son propos était loin d’un début d’action pour résoudre le mal qui rongeait le pays depuis des années. Le 20 mai en effet, écrit James Bargent : « le Président du Venezuela, Nicolas Maduro, a admis que le pays avait un problème de trafic de drogue, mais il a porté le blâme sur les organisations paramilitaires colombiennes ayant des « liens avec la droite fasciste, » ignorant commodément le rôle des groupes de la guérilla de gauche vénézuélienne et des militaires. S’exprimant lors d’une visite à l’Etat frontalier de Tachira, Maduro a dit que « ce crime [le trafic de drogue] qui vient de Colombie, est en train de changer et de se muer en un monstre. Les trafiquants de drogue et des paramilitaires commencent à contrôler notre voisin et de plus en plus, ils sont étroitement liés à la droite fasciste, [et] Ils font partie des partis [politiques] fascistes , » a-t-il ajouté. Le président a également annoncé un audit de tous les notaires dans les villes limitrophes de la Colombie dans le cadre d’une enquête sur l’achat de propriétés avec les profits du commerce de la drogue » (des notaires fascistes, on suppose  !).

Pas vraiment

Si le président vénézuélien reconnaissait pour la première fois l’ampleur du problème, sa façon d’éluder le rôle des Farcs et le soutien de son pays au groupe d’extrême gauche responsable d’une grande partie du trafic de cocaïne était à la fois sans surprise et plutôt désolant. En digne successeur d’Hugo Chavez, Maduro ne voulait rien savoir, et rien voir en effet : « cependant, comme avec son prédécesseur, le nouveau président en fait une question hautement politisée. La liaison faite par Maduro des groupes de narco-paramilitaires liés à un mouvement politique fasciste poursuit sa rhétorique de plus en plus paranoïaque, avec ses allégations qui ont inclus l’ancien président colombien Alvaro Uribe*, complotait selon lui pour l’assassiner. » Visiblement, le successeur de Chavez gardait les mêmes oeillères et le même cap  : « absente de sa vue politisée des problèmes de trafic de drogue du Venezuela, est la présence des groupes de guérilla de gauche de la Colombie, qui opèrent sans être inquiétés sur le territoire vénézuélien et sont fortement également impliqués dans le commerce de la drogue. Un autre absent est le rôle de l’armée vénézuélienne, en particulier le réseau lâche de militaires de haut rang connus comme le Cartel de los Soles (Cartel des Soleils), qui est de plus en plus soupçonné de jouer un rôle important dans le commerce de la drogue ».

Le fameux Cartel des Soleils : des généraux vénézuéliens enrichis

Le Cartel des Soleils ainsi appelé en raison des décorations des haut-gradés vénézuéliens, qui au lieu d’étoiles sur leurs épaulettes, arborent en effet des soleils, est un fait reconnu désormais par un bon nombre d’observateurs. En adroit politique, Maduro avait récemment donné en pâture à ses électeurs mécontents trois d’entre eux, limogés par lui en mars dernier. Pour notre observateur, ça n’avait rien de surprenant en effet  : « lorsque le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé l’arrestation la semaine dernière de trois généraux de la Force Aérienne pour avoir fomenté un coup d’Etat, ce ne était pas une grande surprise. L’armée, après tout, a joué un rôle dans la politique du pays lors de conflits déjà, bien avant – en 2002, le mentor et prédécesseur de Maduro, Hugo Chavez, avait été démis de ses fonctions pour la bagatelle de 47 heures par un coup d’Etat qui a été renversé par des officiers loyalistes. Mais bien que les trois généraux de la Force Aérienne démis pouvaient très bien avoir des liens avec les secteurs « de l’opposition » selon les allégations de Maduro, ils ne représenteraient pas pour autant la plus grande menace face à ses commandants militaires. Parce que les généraux dont il devrait- et presque certainement doit – avoir le plus peur sont ceux qui sont devenus immensément riches grâce à l’idéologie politique chaviste « la liberté pour tous » défendue par Chavez et poursuivi par Maduro. Ils peuvent ostensiblement rester de son côté, mais ils ne seront pas à rester là à regarder Maduro permettre au système de s’effondrer » (…)

LIRE la suite: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiv-pris-la-main-160456

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* COLOMBIE: retour sur le narcotrafiquant n°82 Alvaro Uribe Velez par Sergio Camargo.

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NARCOTRAFIC (Italie): le Costa Concordia transportait une cargaison de cocaïne

Image du Costa Concordia échoué en juillet 2012.

Image du Costa Concordia échoué en juillet 2012. – Gregorio Borgia/AP/SIPA

La poudre blanche a nourri les poissons… D’après les informations du quotidien britannique The Independent et du journal italien La Repubblica, reprise par Europe 1, la mafia calabraise avait caché une importante cargaison de cocaïne à bord du Costa Concordia qui s’est échoué au large de l’île du Giglio, en Italie.

«Ce bateau qui nous a ridiculisés dans le monde entier»

La drogue n’a pas été découverte après le naufrage. Mais c’est une discussion entre deux mafieux sur écoute qui a mis la puce à l’oreille des enquêteurs. Un boss de la mafia aurait dit selon le quotidien italien: «ce bateau qui nous a ridiculisés dans le monde entier» et «s’est aussi bien foutu de notre gueule». Pour les enquêteurs, les deux mafieux font référence au Costa Concordia, dont le naufrage avait provoqué la mort de 32 personnes.

«Autoroute de la cocaïne»

Si le commandant et la compagnie Costa Croisières n’était pas forcément au courant, ce transport de drogue sur les flots semble avoir reçu la complicité de membres d’équipage. Et toujours selon le quotidien italien, ce cas n’est pas isolé. Les enquêteurs assurent que les trafiquants de drogue utilisent de plus en plus la mer devenue «autoroute de la cocaïne» entre l’Amérique du Sud, l’Amérique du Nord et l’Europe.

source:http://www.20minutes.fr/monde/1576107-20150331-costa-concordia-transportait-cargaison-cocain

PLUS

 

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STUPÉFIANTS: comment le narcotrafic est devenu «too big to fail»

DICK MARTY Docteur en droit, ancien procureur général du Tessin, conseiller aux Etats, conseiller d’Etat  et membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, pour laquelle il a mené différentes enquêtes qui l’ont fait connaître sur la scène internationale.

DICK MARTY Docteur en droit, ancien procureur général du Tessin, conseiller aux Etats, conseiller d’Etat et membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, pour laquelle il a mené différentes enquêtes qui l’ont fait connaître sur la scène internationale.

© Lukas Lehmann, Keystone

Par Dick Marti

Pour lutter contre les narcotrafiquants, il est nécessaire de mener une importante action de sensibilisation au niveau mondial, selon Dick Marty. Et il faut progressivement s’acheminer vers un marché contrôlé dans lequel la réglementation est définie en fonction de la dangerosité de la substance et de l’âge du consommateur.

Après des décennies de faillites ruineuses dans la réponse sociale au problème des dépendances, on doit le dire clairement: le prohibitionnisme en matière de drogue et la criminalisation des consommateurs sont une voie sans issue. Plus, ils ont directement contribué à produire le plus important phénomène criminel de tous les temps, qui alimente toutes sortes d’autres trafics. L’argent de la drogue et les pratiques des organisations criminelles infiltrent l’économie avec un effet de contamination morale et de diffusion à grande échelle de la corruption. Les enquêtes n’atteignent presque jamais les hauts étages du crime organisé. La répression des petits poissons sert en revanche, presque cyniquement, à entretenir un certain niveau des prix et à assurer des profits fabuleux à ceux qui gèrent les grands trafics.

L’argent facile de la drogue est en fait devenu un facteur économique de grande importance, ce qui explique aussi pourquoi on ne s’attaque pas à la racine du problème. Si l’on pense que le chiffre d’affaires du trafic de drogue est estimé à environ 300 milliards de dollars par année, il est évident que cet argent est désormais devenu un véritable facteur de portée géopolitique. Il entretient de nombreux conflits, permet de financer des achats massifs d’armes de plus en plus sophistiquées, conditionne les choix de nombreux gouvernements, influence les structures socioéconomiques. J’ai entendu récemment un chercheur affirmer que si le trafic de drogue était éliminé, la plupart des familles des cités entourant Marseille ne seraient plus à même de payer leur loyer.

Des ressources énormes sont investies dans la répression, alors que le crime qui en contrôle le trafic prospère. Les institutions et la structure sociale de plusieurs pays ont été bouleversées par les narcodollars et les narcotrafiquants.

Nous sommes tous conscients qu’il n’existe pas de solution facile ni de solution idéale. Je pense cependant que toute nouvelle solution présuppose que l’on soit conscient de ce qui est en train de se passer et du gâchis auquel a conduit la politique actuelle.

Une importante action de sensibilisation au niveau mondial est nécessaire. Ce travail est en cours depuis longtemps. En 1984 déjà, Milton Friedman, Prix Nobel d’économie, écrivait que la prohibition de la drogue favorisait le crime, sans en diminuer l’usage, et imposait un coût aberrant à la société. Une position analogue a été prise, par la suite, par la célèbre revue The Economist, ce qui fit sensation. D’anciens chefs d’Etat se sont réunis en groupe de travail et ont pris position en faveur d’une nouvelle politique de la drogue et contre l’actuel régime de prohibition. Il est à peine besoin de rappeler ici le rôle important joué par Ruth Dreifuss dans ce contexte. C’est un travail difficile, qui demande beaucoup d’énergie et beaucoup de temps.

Il faut ainsi convaincre les politiciens un peu partout dans le monde. La politique actuelle de la drogue est en effet ancrée, je dirai cristallisée, dans des conventions internationales qu’on ne pourra modifier qu’avec l’accord des principaux pays. Or, la peur de la drogue et les discours guerriers qui prônent la répression ont toujours la faveur de nombreux politiciens. Ce genre de discours, en effet, se prêtent bien à des tirades démagogiques et populistes, aujourd’hui plus que jamais à la mode.

Les chroniques parlementaires de ces dernières années démontrent, hélas, qu’à chaque fois que se pose un problème dans la société, il y a toujours de nombreuses voix, souvent majoritaires, pour proposer un durcissement des peines ou la création de nouvelles normes pénales. En Suisse, avant même de disposer d’une étude sérieuse quant aux conséquences sur la récidive de l’élimination des courtes peines de prison décidée lors de la dernière révision du Code pénal, il est devenu de bon ton, aussi bien à droite qu’à gauche, d’invoquer un retour à la case prison. C’est naturellement plus facile que d’essayer de comprendre les raisons profondes de certains comportements et de mettre au point les remèdes les plus efficaces. Il y a exactement deux cent cinquante ans, Cesare Beccaria publiait son ouvrage Dei delitti e delle pene. Il démontrait que ce n’est pas la sévérité de la peine qui retient une personne de commettre une infraction, mais bien le degré de probabilité de se faire prendre; un enseignement qui a maintenu une actualité étonnante. Cette vérité devrait être rappelée avec force aux décideurs d’aujourd’hui qui tendent à faire exactement le contraire: diminuer les moyens à la disposition de l’Etat pour le social, l’éducation et la prévention, et, par ailleurs, durcir la répression pénale.

La politique de la drogue exige une approche cohérente et crédible pour être efficace. C’est loin d’être le cas aujourd’hui. La distinction entre substances légales et illégales apparaît aujourd’hui comme arbitraire, injuste et hypocrite. Je pense qu’il est nécessaire de mettre en œuvre une stratégie globale pour l’ensemble des substances psychotropes créant une dépendance. Cela ne veut nullement dire qu’on va traiter toutes les substances de la même façon. Il faut progressivement s’acheminer vers un marché contrôlé (cela existe déjà pour le tabac, l’alcool et les médicaments), dans lequel la réglementation est définie en fonction de la dangerosité de la substance et de l’âge du consommateur.

Dans de nombreux pays, les choses ont commencé à bouger. La distribution contrôlée d’héroïne a choqué au début, mais elle a démontré que, bien appliquée, elle contribuait à une réduction sensible des risques pour la santé, à une baisse de la criminalité et permettait une réintégration sociale qui ne paraissait guère possible auparavant. Quelques Etats ont libéralisé le cannabis. (…)

En matière d’addiction et sur la façon d’y faire face, j’ai beaucoup de doutes et, plus j’avance dans la connaissance de ce phénomène, plus les certitudes ont fondu comme neige au soleil. J’ai toutefois une conviction. La prohibition telle que nous l’appliquons est non seulement une faillite, mais elle entretient le phénomène criminel le plus important de tous les temps. Ce dernier a assumé une telle dimension que la lutte que nous menons actuellement contre le trafic de drogue ne peut pas et ne pourra jamais être gagnée.

Pourquoi? Parce que les intérêts du crime organisé sont aujourd’hui à ce point entremêlés avec ceux d’autres acteurs économiques, politiques et sociaux qu’une disparition des narcodollars entraînerait une réaction en chaîne désastreuse. Le directeur de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Antonio Maria Costa, a affirmé que les narcodollars ont contribué à sauver de la faillite des établissements bancaires de première importance lors de la tempête qui s’est abattue sur les marchés financiers mondiaux en 2008. Je laisse la responsabilité de cette affirmation à son auteur, qui n’est en tout cas pas le dernier venu. Ce qui est vrai, en tout cas, c’est qu’avec le prohibitionnisme le narcotrafic est en fait devenu aussi, comme certaines banques, too big to fail!

Seul un changement de paradigme est à même de nous offrir une meilleure perspective d’avenir. Il faut attaquer le trafic sur le terrain qui lui a assuré son fantastique succès, le marché. Ce marché que nous avons soutenu, financé, entretenu et qui a ainsi conféré une énorme plus-value à des substances qui n’avaient que peu de valeur. Au lieu d’essayer d’éliminer ce marché par des tentatives qui jusqu’à présent n’ont eu d’autre effet que de le renforcer, il faut l’accepter comme une réalité, il faut l’occuper et le réguler. C’est finalement ce qu’on a fait avec l’alcool et le tabac.

La drogue est avant tout un problème de santé et il faut l’appréhender en tant que tel. Certes, ce changement d’orientation fondamental de la politique de la drogue n’est pas facile et n’est pas sans risque; des erreurs seront inévitables. Des expériences intéressantes sont en cours et les désastres que l’on nous a annoncés ne se sont pas produits. Comme l’a bien dit récemment un chercheur français, l’ampleur de la catastrophe actuelle est telle que le risque de faire pire est très faible.

En fait, il ne s’agit ni d’imaginer ni de réaliser une société sans drogue, celle-ci n’a jamais existé. Le véritable défi est d’accepter l’existence des drogues et d’apprendre à vivre avec. La régulation du marché – avec le contrôle de la production et de la distribution en tenant compte de la dangerosité des substances – permettrait de diminuer sensiblement les profits des narcotrafiquants. Mais cela contribuerait également à diminuer fortement les risques pour les consommateurs puisque, par exemple, la plupart des morts dues à la consommation de drogues ne sont en fait pas provoqués directement par la substance, mais par le fait qu’elle est frelatée.

Les ressources financières que l’on économiserait dans le domaine de la répression et du système pénitentiaire permettraient d’intervenir avec plus d’efficacité sur la demande. Non plus avec le gendarme et la prison, mais avec une action de prévention cohérente.

Persister sur la voie actuelle serait en revanche reconnaître la victoire du crime organisé et lui assurer un avenir confortable. Le marché illégal de la drogue continuera à être florissant et à être présent partout, dans tous les milieux, même dans les structures les plus fermées et les mieux surveillées. Les narcodollars, comme évoqué plus haut, alimentent une corruption économique et morale aux plus hauts niveaux. Cette corruption est à mon avis la menace la plus grave pour nos démocraties. Oui, plus grave que le terrorisme.

Extraits d’une conférence publique donnée à l’Université de Genève par Dick Marty.

source/ http://www.hebdo.ch/hebdo/id%C3%A9es-d%C3%A9bats/detail/stupefiants-narcotrafic-dick-marti

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Bernard André, AKA « Le Baron » se raconte!

Faits divers - Justice - Aix-en-Provence : itinéraire d'un voyou gâté

 Celui qu’on appelait « Le Baron » vit aujourd’hui modestement à Aix. Il sort un livre sur sa vie hors normes. / Photo Serge MERCIER
 Sur sa carrière de voyou, on peut tout demander à Bernard André. La seule chose qu’il tait : son âge. « Pas important… », règle-t-il avec un sourire et un revers de main, presque sans se dérober. Disons alors que celui qui était le Baron, redevenu Bernard André en même temps qu’a fondu son pactole, porte encore beau et promène son mètre 80 aussi élégamment qu’il se raconte. Raconter : voilà ce qui a décidé l’un de ceux qui écrivent leurs derniers chapitres dans la discrétion, à s’exposer et jouer une ultime fois avec la lumière que les projecteurs ne braquent plus sur lui. Voilà 315 pages de la vie du Baron : Itinéraire d’un voyou gâté : flambeur, racketteur, braqueur, cambrioleur, contrebandier. Rien que ça.

Bon, disons-le tout net : si l’on imaginait (ou espérait) une volonté rédemptrice dans cet ouvrage, on se met le doigt dans l’oeil. Jusqu’au coude. « Pas de regret, mais envie de raconter la vie que j’ai menée. J’ai eu beaucoup de chance ». Une sacrée baraka, même, jusqu’à frôler l’insolence souvent, la prison toujours, la mort parfois.

LIRE l’article sur: http://www.laprovence.com/article/actualites/3323879/aix-en-provence-itineraire-dun-voyou-gate.html

« Raconter une vie extraordinaire »

Michel Martin-Roland, l’auteur qui a été le complice de Bernard André pour raconter dans ce livre la vie du Baron, le dit tout net : « Je n’ai aucune fascination pour les voyous, mais quand j’ai pris connaissance de cette vie peu ordinaire, du parcours de cet homme et de ce qu’il avait déjà écrit, j’ai eu envie de participer à ça« .

Alors le livre « L’Itinéraire d’un voyou gâté, flambeur, racketteur, braqueur, cambrioleur, contrebandier » vient de sortir aux éditions de l’Opportun, 19€.

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COLOMBIA: 1 Of the 50 drug traffickers most wanted by DEA arrested in the northern province of La Guajira

DEA

Colombian police in the northern province of La Guajira have arrested Jose Elber Merchan Cortes, alias « El Alcalde, » one of the 50 drug traffickers most wanted in the world by the U.S. Drug Enforcement Administration, or DEA, officials said Saturday.

Merchan was the boss of Yemalla, an organization that sent large shipments of drugs to the United States through Central American countries and Mexico, where he had ties with the Sinaloa cartel, according to a police communique.

Jose Elber Merchan CortesJose Elber Merchan Cortes, alias « El Alcalde, »

« El Alcalde » is on the DEA’s list of the 50 most wanted perpetrators of federal narcotics crimes, » the police said.

Police sources told Efe that the capture operation included parallel actions in other countries.

Arrested besides Merchan were another two members of the organization identified as Luis Olarte Loaiza, who goes by the aliases of « Compinche » and « Zorro, » and Cristian Gustavo Perez Plazas, alias « Cristiano Ronaldo, » all three requested for extradition by the United States.

According to police, those arrested « based their criminal operations on the northern coast of Colombia, » precisely in the provinces of La Guajira and Magdalena, from where they shipped the drug abroad in speedboats.

Merchan, also known by the aliases of « Santi » and « Santiago Camargo, » started dealing in drugs in the year 2000 with the gang of Daniel « El Loco » Barrera, who was extradited to the United States in July 2013, the communique said.

« El Alcalde » ran his illegal business from the towns of Maicao, Manaure, Uribia, Cabo de la Vela and Puerto Portete in La Guajira province, and « extended his tentacles to the neighboring country of Venezuela, thus becoming one of the most powerful drug traffickers on Colombia’s Caribbean coast, » according to the communique.

Merchan was « something of a phantom for Colombian and U.S. authorities, so that investigations were launched to find out who this person was and then dismantle his organization, » the police said. EFE

source: http://latino.foxnews.com/latino/news/2015/03/14/1-50-drug-traffickers-most-wanted-by-dea-arrested-in-colombia/

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FRANCE: quant au « contrôle » de l’aviation d’affaires…

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Flexibilité, discrétion, contrôles insuffisants… L’aviation d’affaires est la porte ouverte aux dérives et aux trafics en tous genres.

 « Je n’avais jamais imaginé qu’il puisse y avoir un tel niveau de corruption. »

Le 22 mai 2013, Bruno Odos, pilote du Falcon 50 interpellé à Punta Cana, est en prison depuis deux mois lorsqu’il est auditionné par la juge.

L’homme craque un peu : « On s’est fait couillonner », lâche-t-il. Bardé de médailles, ancien chasseur et porteur de l’arme nucléaire, il a la réputation d’être un homme intègre et consciencieux.

Aussi la juge s’interroge-t-elle : un homme de sa trempe peut-il vraiment se montrer si naïf lorsqu’il affirme ne pas avoir su ce qui se trouvait dans les bagages ?

 

 

http://www.lepoint.fr/societe/air-cocaine-doit-on-mieux-controler-l-aviation-d-affaires-5-14-03-2015-1912784_23.php

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CANADA (mafia montréalaise): « La Table » …

 

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Parmi les six membres du nouveau comité de direction de la mafia montréalaise nommé «La Table», cinq sont les fils de mafieux influents bien connus. Une tradition qui se transmet de père en fils.

La restructuration de la mafia montréalaise forcée par la mort de Vito Rizzuto est presque complétée. Avec «La Table», on entre en quelque sorte dans l’ère d’une mafia nouvelle génération.

Voilà le portrait qu’est en mesure de dresser notre Bureau d’enquête après des mois de délicates recherches menées auprès de nombreuses sources des milieux policier, interlope et judiciaire.

Certaines sources connaissent d’ailleurs ces individus depuis leur enfance.

Le calme est revenu

La mafia montréalaise a connu une période trouble et particulièrement violente à la suite de l’incarcération du parrain Rizzuto, dans une prison des États-Unis.

Sa succession a amené son lot d’instabilité et de guerres intestines.

Mais avec la création de «La Table», l’ordre semble être revenu dans l’organisation.

«On pourrait dire que nous sommes dans une période d’accalmie», indique le commandant Daniel Dacunha, de la Division du crime organisé de la police de Montréal.

Ce n’est pas d’hier que les six individus qui se rencontrent autour de «La Table» sont liés à la mafia. Déjà, il y a une dizaine d’années, leurs noms étaient mentionnés dans l’enquête Colisée, la plus vaste opération antimafia de l’histoire canadienne.

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Parmi eux, notons nul autre que le fils du dernier parrain Vito Rizzuto, décédé d’un cancer en décembre 2013, l’avocat Leonardo Rizzuto.

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Alors que son frère Nick Jr. et son grand-père Nicolo ont péri assassinés et que son père est décédé de maladie, voici que Leonardo assurerait la présence d’un Rizzuto à «La Table» de la mafia.

Il y a 10 ans, les enquêteurs de la police affirmaient qu’il rencontrait plusieurs partenaires d’affaires de son père et s’occupait des affaires de la famille en son absence.

Le fils d’un autre mafieux notoire se trouverait aussi à «La Table»: Liborio Cuntrera. Son père Agostino a péri sous les balles de deux assassins devant son commerce de St-Léonard en juin 2010.

Deux membres de la famille Sollecito, le vétéran Rocco et son fils Stefano, siégeraient aussi à «La Table».

Conseils du patriarche

Nos sources racontent que Stefano Sollecito est celui qui est responsable des opérations de la mafia à Montréal actuellement. Son père lui prodiguerait de précieux conseils, mais le fils semble vouloir faire à sa tête la plupart du temps, selon plusieurs sources du milieu.

Les policiers de l’escouade Éclipse du SPVM s’étaient d’ailleurs invités à son anniversaire en octobre dernier au Lounge 5 de la rue Jarry, tel que le rapportait notre Bureau d’enquête en novembre dernier.

Son père Rocco Sollecito est mentionné dans la Banque nationale des données criminelles (BNDC) dans plus d’une vingtaine d’événements liés au crime organisé.

Part du lion

Deux noms moins connus du grand public feraient aussi partie des décideurs: Nicola Spagnolo et Vito Salvaggio.

Le fonctionnement de «La Table» serait assez simple selon nos sources: elle est responsable de bien délimiter les territoires et s’assure également que tous ceux qui y travaillent rapportent aux patrons un pourcentage de leurs recettes.

Cette façon de faire de la mafia rappelle celle des Hells Angels Nomads. L’opération Printemps 2001 avait en effet levé le voile sur une «table» qui gérait des millions de dollars provenant du revenu de la drogue.

Les membres du comité de direction ont la haute main sur plusieurs activités criminelles, allant du trafic de drogue aux paris illégaux, en passant par le racket de l’extorsion (pizzo), le milieu de la construction, le prêt usuraire et la collection.

Le trafic de drogue qui rapporte gros

Même s’ils en empochent les lucratifs profits, les hauts dirigeants de «La Table» évitent de se mettre les mains directement dans le trafic de drogue, selon nos sources.
«La Table» sert en quelque sorte de tour de contrôle du trafic, en donnant ou refusant de donner sa bénédiction aux trafiquants… et en percevant une intéressante quote-part du butin au passage.
Si au début des années 2000, la commission était de 3 % à 7 %, elle est aujourd’hui modulée en fonction de la profitabilité des opérations.
De plus, l’île de Montréal a été découpée en territoires, définissant clairement quels territoires sont contrôlés par la mafia ou les Hells Angels, par exemple, a appris notre Bureau d’enquête (voir carte ci-dessus).
Quant au Gang de l’Ouest, son rôle a changé avec le temps. L’organisation semble avoir abandonné ses activités de distribution de drogue sur la rue pour se concentrer dorénavant sur sa spécialité, soit l’importation de plus importantes quantités de stupéfiants.
On rapporte que la mort récente d’un des chefs de clan, Richard Matticks, n’a rien changé à leurs opérations courantes.
Par ailleurs, divers trafiquants indépendants peuvent bosser à Montréal avec l’approbation de «La Table», moyennant évidemment le versement d’une ristourne.
Par exemple, un trafiquant souhaitant importer 200 kilos de cocaïne pourra recevoir l’aval de «La Table», moyennant une commission pouvant atteindre 20 % des profits.
Si ce trafiquant est d’origine italienne, il doit faire affaire avec la mafia, sinon il lui est permis de travailler avec des bandes rivales.
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CANADA (Montréal-Québec): à la tête de la mafia, la succession de Vito Rizzuto est assuré

 

vito_rizzuto_sn635Le parrain Vito Rizzuto est mort le 23 décembre 2013.

Géopolitique des drogues en Amérique latine (1/2)

201107-CocaLeavesLa prohibition de la drogue, intervenue au cours du XX, a créé des routes qui mènent des lieux de production aux marchés de consommation. En Amérique latine, le nombre de grands pays producteurs de drogues (hors les drogues de synthèse) est relativement faible et ces plantes ont longtemps fait (et font encore) partie du patrimoine culturel de nombreuses minorités ethniques, comme les Quechuas ou les Aymaras de Bolivie. Ce sont principalement la coca (Bolivie, Pérou et Colombie) et la marijuana (Mexique) qui y sont produites. Nous nous intéresserons d’abord aux pays producteurs puis, aux conflits qui naissent de ces productions illicites.

La culture de la coca reste aujourd’hui un quasi-monopole de trois pays andins : la Bolivie, le Pérou et la Colombie. Pour répondre au « boom de la cocaïne » des années 60 dans les pays du Nord, les pays andins développent leur production. Protégée par la guérilla du Sentier Lumineux au Pérou, la dictature militaire en Bolivie et les cartels de Medellin et de Cali en Colombie, cette culture a permis à des populations déshéritées d’augmenter leurs revenus, mais attiré aussi la convoitise de groupes armés. Au cours des années 90, les Etats-Unis élaborent une stratégie pour lutter contre la cocaïne colombienne, l’Air Bridge Denial. Il s’agit de couper les trafiquants colombiens de leurs zones d’approvisionnement (essentiellement le Pérou et la Bolivie). Le plan se solde par un échec : les trafiquants colombiens réagissent en développant sur leur propre territoire les superficies de cocaïers, passées de 70 000 ha en 1995 à près de 170 000 ha en 2001. Avec l’arrivée d’Evo Morales au pouvoir en 2005, des débouchés licites pour l’écoulement de la coca ont été cherchés et depuis la production stagne. Tout au contraire, elle connaît une forte augmentation au Pérou, en passe de devenir le 1er producteur mondial de coca devant la Colombie, dans les prochaines années.

Quant au cannabis, la production est évaluée, en 2003, à 42 100 t dans le monde dont 41% produite sur le continent américain. Le Mexique se place en 1ère place des pays producteurs américains.

Drogue, mafias et corruption

Après la chute des cartels de Medellin et de Cali, le trafic international de cocaïne a continué son expansion. Les trafiquants colombiens ont adapté leur organisation par la décentralisation et la délocalisation. Des cartelitos de taille modeste ont pris la place des cartels et des réseaux se sont développés, notamment en Europe, à tel point qu’aujourd’hui les organisations colombiennes contrôlent toute la chaine de l’importation à la distribution. Au Mexique, le pouvoir politique lui-même favorisait certains cartels et le narcotrafic est devenu un pilier de l’économie mexicaine. Depuis que le PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnel) n’est plus au pouvoir (années 2000), et ne favorise plus l’un d’entre eux, les cartels mexicains se livrent une guerre sans merci.

Servant à financer des groupes armés et une corruption endémique, les revenus de la drogue ne profitent guère à ceux qui la produise.

source: https://les-yeux-du-monde.fr/actualite/amerique/21841-geopolitique-des-drogues-en-amerique

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Políticas antidrogas: no hay quinto malo

Avatar de reverdesenReverdeSer Colectivo

Por: Olmo Canales Tello

El peor uso indebido de las drogas es usarlas como pretexto para mantener la guerra y el comercio de armas, despojando a poblaciones enteras de sus recursos y patrimonios. Es necesario escuchar qué tienen que aportar los especialistas e incluir las opiniones de los diferentes actores para conformar una política integral que contemple todas las demandas de la sociedad.

La reforma a la política de drogas a nivel mundial avanza, mientras en México se encuentra en un impasse; esto debido a que quienes toman las decisiones en nuestras políticas a veces no disponen de la suficiente información de lo que está sucediendo en otras latitudes. Por lo que surgen esfuerzos desde la ciudadanía y la academia, que con sus actividades culturales, profesionales y de activismo social, buscan darle un giro a cómo tratar con menudo y tan polémico asunto.

En algunas universidades del país han…

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S.V.A (Servicio de Vigilancia Aduanera) – España: intervenidos 300 kilos de cocaína tras una persecución marítima

Un patrullero de la Agencia Tributaria intervino el sábado un alijo de 300 kilos de cocaína tras una persecución « a toda velocidad » por el golfo de Valencia, según ha informado la Agencia Tributaria, responsable de la vigilancia aduanera. La droga iba a bordo de un yate, llamado Infraganti, cuyos tripulantes lanzaron al agua los fardos al verse perseguidos, según Hacienda.

Alijo de cocaína interceptada en el mar por la Agencia Tributaria.

La operación se inició a las 2 de la madrugada del sábado 7 de marzo, cuando el radar del barco de vigilancia detectó en aguas cercanas a Valencia « un movimiento sospechoso y la cámara térmica del mismo confirmó que se trataba de una embarcación de recreo que navegaba por la zona sin luces ».

El patrullero inició un « discreto control de vigilancia y seguimiento ». Los agentes observaron que el yate detenía los motores y sus tripulantes recogían del agua « varios bultos de cierto tamaño ». Al aproximarse a la embarcación, el yate « emprendió la huida a toda velocidad » al tiempo que los presuntos narcotraficantes lanzaban por la borda fardos grandes y otros más pequeños, « similares en tamaño a teléfonos móviles ».

Yate de bandera española y nombre Infraganti que supuestamente recogió la droga.

Los agentes de Aduanas dieron finalmente caza al yate, lo abordaron y detuvieron a tres personas de nacionalidades serbia, montenegrina y croata. « Los funcionarios de la Agencia Tributaria revisaron con minuciosidad la nave en busca de cualquier objeto sospechoso, y extendieron la búsqueda a la zona donde habían sido lanzados al agua varios bultos, que fueron encontrados flotando ».

Los fardos resultaron llevar 300 kilos de cocaína. « Por su naturaleza y origen de producción », cree Hacienda, debieron ser acercados a la costa por un « buque nodriza procedente de Sudamérica ». Los tripulantes del yate fueron puestos a disposición del juez, que ordenó su ingresó en prisión.

FUENTE: http://ccaa.elpais.com/ccaa/2015/03/09/valencia/1425918666_489501.html

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BALKANS (Narcotrafic): les itinéraires de la drogue

https://i0.wp.com/images.huffingtonpost.com/2015-01-17-Map3TheNorthernandBalkanroutes.jpg

Drogues : les nouvelles routes des BalkansDe longue date, la « route des Balkans » est utilisée par les trafiquants, qui convoient l’héroïne afghane vers l’Europe occidentale, via la Turquie. D’autres itinéraires sont apparus ces dernières années : les mafias serbes et monténégrines sont fortement implantées en Amérique latine, et le Monténégro est devenu une plaque tournante de la cocaïne sud-américaine, tandis que se développe le marché des drogues de synthèse…

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Kosovo : le procès du baron de la drogue Naser Kelmendi s'est ouvert à Pristina Le Courrier des Balkans

Kosovo : le procès du baron de la drogue Naser Kelmendi s’est ouvert à Pristina

Le procès de Naser Kelmendi, le « parrain du crime organisé dans les Balkans », s’est finalement ouvert vendredi à Pristina. L’homme, arrêté par la police du Kosovo en mai 2013, est notamment accusé de meurtre et de trafic de stupéfiants.

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Les réseaux de Darko Šarić, baron de la cocaïne : le livre qui fait scandale en SerbieLe Courrier des Balkans
Les réseaux de Darko Šarić, baron de la cocaïne : le livre qui fait scandale en SerbieDe nos correspondants à Belgrade
Darko Šarić n’est que la figure la plus connue d’un puissant cartel qui a réussi à prendre le contrôle du marché européen de la cocaïne. Auteur du livre Šarić, le journaliste Stevan Dojčinović met à jour les étonnantes connexions politiques du trafiquant, tant au Monténégro qu’en Serbie. Des révélations qui lui valent une sordide campagne de presse dans la Serbie « démocratique » d’Aleksandar Vučić et de Beba Popović.

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Monténégro : la Prva Banka de Đukanović faisait des affaires avec le baron de la drogue Darko Šarić Vijesti
Monténégro : la Prva Banka de Đukanović faisait des affaires avec le baron de la drogue Darko ŠarićTraduit par Persa Aligrudić
L’étau serait-il en train de se resserrer autour de Milo Đukanović ? Selon le journal Vijesti etleréseauOrganizedCrimeandCorruptionReportingProject (OCCRP), l’établissement bancairePrvaBanka, contrôlé par la famille duPremierministremonténégrin, aurait été en affaireaveclenarcotrafiquantDarkoŠarić, arrêté en mars dernier.

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Serbie : saisie record de cannabis à Surdulica B92
Serbie : saisie record de cannabis à SurdulicaTraduit par Jacqueline Dérens
143 kg de cannabis ont été découverts dans un champ par la police de Surdulica. Les propriétaires, deux hommes de 54 et 39 ans, ont été arrêtés.
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NARCOTRAFICO (España): nueve detenidos, 11 quilos de cocaína y un laboratorio de tratamiento de cocaína desmantelado en la ciudad de Ourense.

Desarticulada una banda de narcos que distribuía cocaína desde Ourense a toda España

La droga llegaba impregnada en hojas de papel e incluso en un parapente que fue interceptado en Colombia

s.f. 03.03.2015 | 19:25

 

Material incautado en el operativo Material incautado en el operativo

Nueve detenidos, 11 quilos de cocaína y un laboratorio de tratamiento de cocaína desmantelado en la ciudad de Ourense. La Policía Nacional ha desarticulado una red de narcos que introducía la droga impregnada en papel en envíos postales. La investigación, llevada a cabo por agentes de la UDYCO de Pontevedra y el grupo de Estupefacientes de Ourense, se inició a finales de 2013 y culminó con la detención de nueve personas la semana pasada. Tres son de Pontevedra, cinco de Ourense y una de Cartagena. Esta última, que declaró en la ciudad de Murcia, quedó en libertad, mientras que los otros ocho (cinco de Ourense y tres de Pontevedra) están en prisión provisional. Entre ellos está el cabecilla, que se desplazaba a cualquier punto de España para distribuir la mercancía. También se ha desmantelado un laboratorio en Ourense, que ellos denominaban la « oficina », donde se han intervenido sustancias para el tratamiento y corte, una báscula de precisión, una prensa hidráulica y sellos para marcar el estupefaciente.

El líder y su lugarteniente fueron detenidos la semana pasada cuando regresaban de Pontevedra con un paquete de 108 gramos de cocaína camuflado en una cavidad del vehículo, a los pies del asiento del copiloto. La policía también pudo interceptar un envío desde Argentina con 95 gramos de esa sustancia impregnada en 11 hojas de papel que fueron incautadas por los agentes a su llegada a Ourense. Otra gestión de mayor envergadura fue frustada en el país de origen, Colombia, donde las autoridades intervinieron un parapente en el que se ocultaban 9,6 quilos de cocaína con destino a Cartagena.

fuente: http://www.farodevigo.es/portada-ourense/2015/03/03/desarticulada-banda-narcos-introducia-cocaina/1194926.html

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NARCOTRAFICO (España): detenidas 14 personas por tráfico de cocaína

 09 Mar 2015

La Policía española detuvo a catorce personas, en su mayoría procedentes de Cali (Colombia), relacionadas con el tráfico de cocaína entre dos regiones de España, informó hoy el cuerpo de seguridad en un comunicado.

Los beneficios de las operaciones eran « blanqueados » en un locutorio de San Sebastián (norte), cuyo responsable llegó a tramitar en cuatro años más de 9.000 envíos de dinero por un importe de 3,6 millones de euros (3,9 millones de dólares), casi la mitad dirigidos a Cali.

Los implicados, arrestados en San Sebastián (norte) y Sagunto (Valencia, este), transportaban cada quince días alrededor de un kilo de cocaína por carretera desde Sagunto a San Sebastián oculto en de un vehículo.

Allí, una parte de la droga era recibida por la encargada de una casa de prostitución, donde la vendía a los clientes e incluso, « si eran de confianza », la regalaban, explica la fuente.

El resto de la cocaína era vendida por el transportista y el hijo del jefe de la organización a otros distribuidores a pequeña escala.

http://noticias.terra.cl/mundo/europa/detenidas-14-personas-por-trafico-de-cocaina-en-espana,baa0033521efb410VgnCLD200000b2bf46d0RCRD.html

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MALI (Narcotrafic): le trafic de drogue, un grave facteur déstabilisant

Nord-Mali : Le trafic de drogue, un grave facteur déstabilisant

6 mars 2015
  • L’ampleur de la multiplication de groupes armés rebelles dans le nord du Mali a éclaté au grand jour avec l’annonce d’un accord de paix le 1er mars dernier à Alger. Cette situation, avec des groupes désormais davantage motivés par des intérêts financiers que par des idéologies, entrave l’établissement d’une paix durable dans la région.

L’annonce de paix a été signée à Alger par le gouvernement malien et d’autres groupes armés mais pas par la rébellion à dominante touareg qui a été exhortée mercredi par le Conseil de sécurité des Nations unies à se joindre aux signataires.

Le nord du Mali est gangrené par le narcotrafic, et toutes les factions en présence dans la région, des djihadistes aux milices favorables à Bamako, souhaitent leur part du gâteau.

La bataille pour le contrôle des routes de transit de la cocaïne prend de l’ampleur…

LIRE http://sahel-intelligence.com/5969-nord-mali-le-trafic-de-drogue-un-grave-facteur-destabilisant.html

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CANNABIS: pour l’OICS (Organe international de contrôle des stupéfiants), le Maroc est le premier producteur de résine en Afrique et démontre une grande compétitivité à l’export

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Le Maroc se situe toujours comme l’une des plaques tournantes du trafic de cannabis mondial, selon l’Organe international de contrôle des stupéfiants
Cannabis: Le Maroc très compétitif à l’export

Au moment où fumer du cannabis est devenu légal à Washington, un nouveau rapport de l’Organe international de contrôle des stupéfiants s’inquiète de la multiplication des nouvelles drogues.

Sur le cannabis, le Maroc garde son avantage compétitif sur les marchés internationaux. Il est toujours le premier producteur de résine en Afrique et l’un des premiers au monde, «même s’il semble que la production y soit en recul», relève l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), affilié aux Nations unies dans son rapport 2014 publié le 3 mars.
Sur le terrain, les services de la douane et de la police renforcent les contrôles dans de nombreux points. En début de semaine, ils ont fait avorter à Bab Sebta deux opérations et saisi 82 kg de chira (résine de cannabis). –
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DROGUES: la grande illusion de la légalisation par Hernando Gómez Buendía

Hernando Gómez Buendía – Razón Pública

« La naïveté qui domine dès que l’on parle de légaliser les drogues sans préciser lesquelles, ni la forme que prendrait cette légalisation, pourrait être contre-productive », estime un universitaire colombien.

« La prohibition n’a fait que plonger les pays producteurs dans un bain de sang et dans les horreurs de la corruption… La guerre contre la drogue a échoué puisqu’on continue à en consommer… C’est le problème des gringos, pas le nôtre… Chacun a le droit de faire ce qu’il veut de son propre corps…” Tels sont les arguments progressistes, nationalistes et relativement en vogue qui courent aujourd’hui sur les lèvres des chefs d’Etat, des analystes et des citoyens lambda appelant à la “légalisation des drogues”. Mais “légaliser les drogues” est une idée si floue qu’elle pourrait ne mener nulle part. Aussi incroyable que cela puisse paraître, personne, pas plus lors des sommets présidentiels que dans le débat qui s’amplifie ces derniers temps, ne s’est attaché à éclaircir trois “détails” pourtant essentiels.

A commencer par la nature exacte de ces “drogues” dont on parle. La liste des substances chimiques altérant le comportement, la perception, le jugement ou les émotions est plutôt longue et assez controversée. Et la liste desdits stupéfiants à laquelle nous nous référons aujourd’hui répond à une classification arbitraire : dans les pays occidentaux sont licites l’alcool, le tabac, les stimulants mineurs et d’autres produits pharmaceutiques (comme la méthadone), ces derniers uniquement sur prescription médicale. Tous les autres stupéfiants, et en particulier ceux qui engendrent une addiction, sont illicites selon les conventions internationales.

Mais chacune des substances actuellement interdites produit (ou paraît produire, car cet aspect-là aussi est controversé) des effets différents sur la santé physique et mentale, s’adresse (ou semble s’adresser) à des consommateurs différents et provient (ou non) de pays différents. De ce fait, légaliser le cannabis, la cocaïne, l’opium ou les amphétamines représente des démarches totalement différentes.

Deuxième “détail” fondamental : il faut préciser la phase du processus dont on parle. Dans le cas des substances d’origine végétale (qui sont le cœur du problème en Amérique latine), il faut distinguer la culture de la coca et du pavot (et, pour le Mexique, celle du cannabis) de la production et de l’exportation de cocaïne et d’héroïne, faire la différence entre vente de drogue et consommation, et distinguer encore le trafic de produits précurseurs [servant à la fabrication des drogues, en amont] et les activités de blanchiment.

Dans le débat actuel, s’agit-il de légaliser la consommation, la production, la vente, la culture, etc. ? Ce n’est pas la même chose que les Etats-Unis autorisent la consommation de cocaïne ou que les cultivateurs du Putumayo [département colombien, dans le sud-ouest du pays] puissent vendre librement leurs récoltes [de feuilles de coca].

Troisième point : l’idée de “légalisation” recouvre des champs très différents : s’agit-il de mettre en place un marché libre ou, à l’inverse, d’instaurer un monopole d’Etat ? Est-il question de supprimer les peines d’emprisonnement pour les remplacer par des thérapies ? D’arrêter les campagnes de fumigation [épandage aérien d’herbicide pour tuer les cultures] au profit de programmes de développement rural ? D’autoriser les médecins à prescrire ? De créer des lieux de ventes réservés ? Bref, de quoi parlons-nous ?

Face à tant de flou, les prohibitionnistes resserrent les rangs autour d’une idée simple : mieux vaut ne rien changer du tout. Et, pendant que le président [de la Colombie], Juan Manuel Santos, évoque timidement l’idée d’“étudier des scénarios” ou que les sorties des présidents Evo Morales [en Bolivie] et Otto Pérez Molina au Guatemala [qui prônent tous deux un changement de politique] sont présentées comme de simples “pantalonnades”, la quasi-totalité des membres de l’ONU (Colombie comprise) s’en tiennent au régime orthodoxe en vigueur.

Dans ce paysage pétrifié, on ne discerne guère que deux ébauches de changement possibles. D’une part, une dépénalisation de la consommation et, éventuellement, des petites cultures de cannabis à usage personnel aux Etats-Unis (comme cela a été proposé en Alaska, au Nevada, dans l’Etat de Washington, dans l’Oregon et, de façon plus notoire, en Californie), voire aussi en Europe. D’autre part, l’extension des programmes de traitement médical et de réduction des risques pour les toxicomanes, comme l’ont fait les Pays-Bas (coffee shops à Amsterdam, délivrance médicale d’héroïne, distribution gratuite de seringues pour lutter contre le sida, etc.).

Ces mesures pourraient peut-être améliorer les choses pour les pays consommateurs – et pour les consommateurs colombiens aussi. Mais elles ne changeraient rien au principal problème de l’Amérique latine : l’exportation de cocaïne et le dilemme tragique entre violence et paralysie de l’Etat qui nous voue à la destruction. Pis, la libéralisation de la drogue aux Etats-Unis ou en Europe risquerait bien d’entraîner une augmentation des exportations latino-américaines, et notre dilemme se ferait plus cruel encore. J’ai donc un message pour les progressistes qui dans notre pays réclament la “légalisation des drogues” : attention au retour de boomerang.

Note :* Philosophe, économiste, avocat et sociologue, très impliqué dans la vie politique et intellectuelle de la Colombie, directeur de la revue en ligne Razón Pública.
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