Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Avec une pensée particulière pour François Auvigne et Jérôme Fournel qui obtint du producteur Dimitri Rassam la modification du scénario initialement écrit par Abdel Raouf Dafri avec Marc Fievet.
Il y a quelques semaines, Vincent Thomazo, le secrétaire générale de l’ #AIDF (Association Internationale des Douaniers Francophones), suite à une rencontre avec Marc Fievet, publiait sur facebook cette supplique.
FRANCE 🇨🇵 (#DNRED) : un scandale d’Etat étouffé depuis 30 ans
Pendant 6 ans, Marc Fiévet, alias NS55, a infiltré les cartels internationaux pour le compte des Douanes françaises.
Résultat :
23 opérations de haut niveau menées à bien Des tonnes de drogue saisies Une vingtaine de grands truands internationaux arrêtés
Mais en septembre 1994, tout bascule. Lors de l’interception du cargo Pacifico au Canada, chargé de cocaïne, l’opération est un succès… … mais Marc Fiévet est brûlé.
Quelques jours plus tard, il est arrêté en Espagne, et là, c’est le début de l’abandon. Les Douanes françaises refusent d’admettre qu’il travaillait pour elles. Aucun soutien. Aucune reconnaissance. Un silence organisé.
3888 jours de prison. Soit plus de 10 ans, enfermé comme un trafiquant — alors qu’il n’était qu’un agent infiltré de l’État. Un homme sacrifié pour protéger les méthodes opaques de la DNRED.
Et aujourd’hui ?
À 82 ans, Marc Fiévet conduit encore des poids lourds pour survivre. Aucune retraite.
Aucune indemnisation.
Aucun honneur.
Juste l’oubli organisé.
L’invisibilisation volontaire.
La Douane doit assumer ses responsabilités. Il est temps de réparer cette injustice monstrueuse.
On ne sacrifie pas un homme qui a servi la République au péril de sa vie. On ne détruit pas un agent parce qu’on a peur du scandale.
Partagez son histoire. Faites du bruit. Pour que Marc Fiévet ne soit plus jamais invisible.
Un policier a été mis en examen et écroué pour « association de malfaiteurs » et « corruption passive » : il est soupçonné d’avoir aidé des Colombiens arrêtés à Lyon et accusés d’un meurtre pour le compte d’un narcotrafiquant français détenu en Colombie, selon une source proche du dossier.
Quatre Colombiens sont en détention provisoire depuis janvier dans le cadre d’une enquête ouverte pour le meurtre par balle d’un homme en novembre à Écully, dans la banlieue de Lyon, et pour tentative de meurtre et préparation d’un crime en bande organisée. Ils avaient été interpellés à Lyon dans une voiture après avoir planqué des heures en vue de commettre probablement un autre règlement de compte.
Le policier mis en cause est soupçonné d’avoir notamment transmis à ces Colombiens les adresses et même la photo de deux individus ciblés, selon les investigations des enquêteurs de la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de Lyon.
2 000 euros en espèce découverts sur le policier
Le fonctionnaire, en poste en région parisienne à la sous-direction de la lutte contre l’immigration irrégulière, a été interpellé mi-mars près de la gare de la Part-Dieu à Lyon, avec 2 000 euros en espèce, après une brève rencontre avec une intermédiaire. Cette dernière a aussi été interpellée et mise en examen, selon la source proche du dossier, confirmant une information du Monde.
A son insu de son plein gré
En garde à vue, le suspect a reconnu avoir transgressé sa fonction, mais nié connaître les commanditaires ou la finalité des renseignements transmis. Les enquêteurs estiment que ses activités lui auraient rapporté environ 20 000 euros en moins d’un an.
L’homme a été identifié grâce à l’analyse d’un téléphone en possession des Colombiens au moment de leur arrestation, et dans lequel se trouvait la photo d’un individu avec la mention qu’il s’agissait de la cible. Cette photo provenait du fichier de traitement des antécédents judiciaires, recensant les auteurs d’infraction, consultée le même soir par le policier.
Le policier aurait consulté 200 identités
Un policier parisien écroué, soupçonné d’avoir aidé des tueurs colombiens liés au narcotrafic.
Dix personnes ont été interpellées lundi 23 mars au matin par la police judiciaire, quatre mois après l’assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille, a appris franceinfo auprès du parquet national anticriminalité organisée (Pnaco). Ces individus ont été interpellés dans les Bouches-du-Rhône et l’Hérault, puis placés en garde à vue, indique le Pnaco à franceinfo. Ils sont soupçonnés d’avoir fourni de l’aide, ou d’avoir aidé à faire disparaître des preuves.
Ce dossier spécial dresse un état des lieux de la criminalité organisée en France et montre comment la gendarmerie se mobilise pour mener cette bataille de longue haleine.
Des enjeux stratégiques au travail de terrain, du renseignement aux interpellations à haut risque, de la métropole à l’outre‑mer, il vous emmène au cœur de l’action et de l’engagement des enquêteurs, analystes et experts qui, chaque jour, combattent cette menace majeure.
Quel intérêt de publier le programme de la mobilisation de la Gendarmerie, si ce n’est que pour donner aux membres de la criminalité organisée, des éléments importants pour réagir.
Aucune personne honnête ne peut imaginer que la Gendarmerie ne fasse pas le maximum pour lutter contre cette plaie de notre siècle. Alors, merci de moins communiquer sur vos programmes de lutte qui devraient rester secret, ça me semble élémentaire!
Chaque jour, 400 000 personnes transitent par Roissy, la première frontière de France. Ce documentaire de Police Action vous plonge au cœur de la guerre sans merci que livrent les 17 000 douaniers français contre les cartels.
Optimiste ! En réalité, seuls 7.500 douaniers sont sur le terrain, répartis sur l’ensemble de l’hexagone et des TOM et DOM. Ce qui fait que nos frontières ne sont que rarement contrôlées. Et comble de malchance, les contrôles se font parfois à la sortie du territoire.
Des doubles fonds de valises à Roissy aux interpellations tactiques de la #DOD de la #DNRED, découvrez les méthodes chocs des narcotrafiquants.
Suivez la traque sur la ligne Cayenne-Orly, où les mules tentent d’importer des kilos de cocaïne pure. Un combat quotidien entre flair canin, technologie de pointe et courage.
L’ancien grand patron des stups parmi les prévenus : on vous explique ce procès hors norme qui se tient pendant un mois à Bordeaux
C’est un procès d’ampleur qui s’ouvre ce lundi 2 mars à Bordeaux. Pendant un mois, François Thierry, l’ex patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiant (OCRTIS) comparaît pour complicité de trafic de stupéfiant et destruction de preuves. Aux cotés de son principal informateur, le baron de la drogue Sophiane Hambli et de seize autres prévenus. Un dispositif spécial a été mis en place par le parquet de Bordeaux.
Demande d’accréditation, dossier de presse de onze pages envoyé aux rédactions régionales, nationales et internationales, le parquet ne veut rien laisser au hasard pour la couverture d’une affaire considérée comme le plus gros scandale d’État de la lutte anti-drogue en France. Un mois d’audience, soixante-dix tomes de procédures et, à la barre, dix-huit prévenus, dont deux qui retiennent particulièrement l’attention.
L’ancien patron des stups poursuivi pour complicité de trafic de stupéfiant
Au centre de toutes les attentions, le commissaire divisionnaire François Thierry, 57 ans. Il fut l’un des plus grands spécialistes de la lutte anti-drogue française, nommé à la tête de l’OCRTIS (l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiant) en 2010. Remercié en 2016, il est poursuivi pour complicité de trafic de stupéfiant et destruction de preuves.
Le deuxième grand nom du procès est Sophiane Hambli, 51 ans, originaire de Mulhouse, et principal informateur du commissaire. Considéré dans les années 2000-2015 comme le numéro un de l’importation de haschisch en France, voire en Europe. Actuellement incarcéré au Maroc, pour deux peines de prison d’une trentaine d’années au total, sa présence à l’audience est incertaine, suspendue à l’accord des autorités judiciaires marocaines.
C’est en 2009 que les deux hommes signent un pacte. Le flic propose au voyou de devenir son indic, en échange d’une réduction de peine conséquente, alors que l’Alsacien est condamné à dix-huit ans de prison en Espagne où il s’était établi pour son fructueux business. Affaire conclue. La peine sera finalement réduite à cinq années. Et Sophiane Hambli permettra à son protecteur de démanteler des dizaines de réseaux, d’arrêter une centaine de trafiquants et de saisir plusieurs tonnes de résine de cannabis. Un exploit inédit pour la police française. « On s’appuie sur lui pour faire rentrer des cargaisons de cannabis très importantes et essayer d’identifier les réseaux qui en bénéficient sur le territoire français, c’est ce qu’on a appelé l’opération Myrmidon » explique Eric Pelletier, spécialiste police – justice de France Télévisions. Cette fructueuse coopération durera six ans, jusqu’en octobre 2015. Ce week-end là, une « livraison surveillée » (suivie et infiltrée par les agents de l’OCRTIS dans l’objectif de faire tomber les commanditaires) est court-circuitée par les douanes.
7,1 tonnes de cannabis sont découvertes dans trois fourgonnettes stationnées au pied de l’immeuble d’Hambli, dans le 16e arrondissement de Paris où il loue un appartement de 300 m2 avec piscine. Interpellé, le trafiquant expliquera qu’il agissait sous les ordres de l’Office antidrogue. Le commissaire divisionnaire François Thierry est alors inquiété. Cette opération met au grand jour ses méthodes, hors des clous.
Le chef des stups omettait parfois, dans les « livraisons surveillées » pilotées en collaboration avec Hambli, de préciser des noms, des montants ou certaines quantités de drogue échangées, alors que les règles en la matière sont très strictes. Tout doit être scrupuleusement répertorié et préparé en amont avec les autorités judiciaires. Le policier agissait souvent en solo pour, explique-t-il, plus d’efficacité.
Hors des clous
Problème : a-t-il fermé les yeux sur une partie du trafic, permettant ainsi à son informateur de s’enrichir ? Était-ce une façon d’obtenir de meilleures informations et de faire briller son service et sa propre personne ? C’est toute la question. Sur les différents comptes d’Hambli, des dizaines de millions d’euros ont été trouvés. Plutôt intrigant.
Hambli était devenu quasi intouchable, il continuait son trafic avec l’accord tacite de François Thierry, ou bien dans son dos
Eric Pelletier. spécialiste police – justice FTV
Thierry est rapidement démis de ses fonctions, même si, côté police, on défend fermement l’ancien grand patron des stups. Le directeur général de la Police Nationale de l’époque le décrit comme un homme droit, loyal, à l’engagement exceptionnel, qui aurait simplement « manqué de discernement« . François Thierry admet des entorses « inévitables » au règlement. En 2017 il est mis en examen pour complicité d’exportation de stupéfiants en bande organisée et destruction de preuves, puis son habilitation d’officier de police judiciaire lui est retirée. C’est la descente aux enfers. L’OCRTIS est dissoute, remplacée par l’office national anti stupéfiant (Ofast).
Ce 2 mars, il comparaîtra de nouveau, à Bordeaux cette fois, devant la première chambre du tribunal correctionnel pour complicité de trafic de stupéfiants et destruction de preuves. Le procès se tiendra dans les locaux de la cour d’appel où une salle de presse a été aménagée. Des dizaines de journalistes sont attendus pour couvrir cette affaire hors norme, qui met en question l’éthique, l’ensemble de l’organisation de la lutte antidrogue en France et les frontières de la légalité. Affaire qui a inspiré un livre, « l’Infiltré » de H. Avoine et E. Fansten, et un film, « Enquête sur un scandale d’Etat » (de T. de Peretti – 2021).
Avec Gérard Schoen, l’envoyé spécial de Jérôme Fournel, qui racontait des conneries sur le plateau de « Pièces à conviction ».
Quelques semaines après sa prestation sur ce plateau de TV, Gérard Schoen se sauvera en m’apercevant et ira se planquer derrière une porte cochère accueillante !
C’est le Journal Officiel qui nous informe par décret publié le 20 février 2026 qu’il est mis fin à sa demande aux fonctions de directeur régional des finances publiques d’Ile-de-France et de Paris de Hugues BIED-CHARRETON, administrateur de l’État du troisième grade. Mais Il est réintégré dans les cadres du ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique.
Michel STOUMBOFF , un conseiller de Sébastien Lecornu également remercié
Michel Stoumboff aurait été remercié après avoir fait une overdose de drogue lors d’une soirée. Matignon et les services les plus prestigieux de l’État veulent ainsi montrer l’exemple, alors qu’une loi de lutte contre le narcotrafic a été promulguée en juin 2025.
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Par contre toujours aucune décision de prise par messieurs Nuñez et Darmanin pour contrôler la population constituée par les ministres, les conseillers ministériels et tous les hauts fonctionnaires pour que des tests soient pratiqués régulièrement.
La « politique » anti-stups en France est décidée par les lois votées à l’Assemblée nationale après examen au Sénat sur inspiration directe de hauts fonctionnaires.
Ces élus et ces hauts fonctionnaires ont démontré qu’ils étaient trop souvent sous influence de lobbys (clubs de réflexion et d’influence dits aussi « think tanks », lobbyistes et cabinets de lobbying ou de conseils, avocats, associations et fondations etc.)
Sécuriser l’étude des propositions de lois à venir quant au fait que tous ces élus et hauts fonctionnaires ne sont pas sous influence de produits illicites comme le cannabis, la cocaïne, l’héroïne, pour que les décisions prises le soient en parfait état mental.
C’est juré, personne ne savait rien et nos plus fins limiers des services spéciaux regardaient ailleurs.
Le directeur régional des finances publiques avait organisé une partie fine collective sous drogues dures de type #chemsex dans son appartement à Paris.
Un des invités, un conseiller de #Matignon, a fait une overdose.
Intervention des secours pour réanimer ce conseiller du Premier ministre.
Du coup, suspension pour l’organisateur (et haut fonctionnaire des finances), mais avec maintien de salaire et fin de contrat pour le consommateur (et conseiller), avec publication au Journal officiel.
Une enquête judiciaire est en cours pour usage et facilitation de l’usage de stupéfiants qui saura être d’une extraordinaire prudence.
Attention aux retours de bâton !
Il faut savoir se protéger… Une carrière est si vite foutue en l’air. Dans ces affaires, la franchise et le factuel ne sont que des paramètres emmerdants à contrôler par des cadres « responsables ».
La découverte est spectaculaire. Plus de 7 tonnes de protoxyde d’azote retrouvées dans un poids lourd immobilisé en pleine ville, à Narbonne le 3 février 2026. Le conducteur, un chauffeur routier étranger, est immédiatement interpellé et placé en garde à vue. Pourtant, moins de 48 heures plus tard, il est remis en liberté, sans poursuites à ce stade. Une situation qui interroge, mais qui s’explique par un « vide législatif ».
Enquête ouverte
Une enquête a été ouverte pour « transport et détention illicites de substances, plantes ou préparations inscrites sur les Listes I et II ou classées comme psychotropes » selon le parquet de Narbonne.
En réaction, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez parle d’autant de « produit en moins en circulation, destiné à un usage détourné et dangereux » et rappelle au passage vouloir porter « bientôt » un projet de loi « nécessaire, destiné à mieux encadrer la vente et l’usage du protoxyde d’azote ».
Clotilde Champeyrache, chercheuse au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), dans le pôle sécurité, défense, renseignement, fut récemment auditionnée par une commission sénatoriale sur le financement de la criminalité organisée.
Voici quelques questions et ses réponses lues dans Marine et Océans
Derrière les saisies record, l’activité des douaniers est-elle suffisamment connue?
Oui, les douaniers manquent de reconnaissance, c’est clair. On les entend peu et c’est un regret que j’avais eu au moment de la commission sénatoriale, quand on cherchait à mieux orienter la lutte contre les trafics et à casser l’offre, on ne mentionnait pas les douanes. Ils ont été eux aussi auditionnés par la commission, mais on avait d’abord pensé à police, gendarmerie ou Ofast (Office anti-stupéfiants). Les douaniers ont une position qui est dans les faits très importante et qui n’est pas suffisamment reconnue. On ne voit pas toujours que la grande majorité des saisies de stupéfiants, de 50 à 80%, ce sont eux. Ce qui est important aussi, ce sont les armes, la contrefaçon, ils sont présents sur une multitude d’activités. Ce sont les gardiens de la frontière, du territoire. »
Payent-ils un cliché de saisies par chance?
« Tomber par hasard sur un conteneur avec des marchandises prohibées, ce n’est quasiment jamais le cas. On ne se rend pas compte que, déjà, il y a toute une politique de ciblage en amont. Dans un contexte extrêmement contraint en termes budgétaires, on ne peut pas mener des contrôles systématiques sur toutes les marchandises. Et on ne peut pas perdre de temps à faire de l’aléatoire. »
Quelle est la partie invisible de leur travail?
« Il y a un travail de renseignement du premier cercle, donc vraiment accès à des sources confidentielles en lien avec d’autres services pour faire de grosses saisies, pas de petites saisies au niveau du trafiquant, du dealer. Là on essaie d’intercepter les cargaisons et ce travail de collaboration à l’international permet aux douanes françaises d’avoir des informations venues de pays exportateurs de stupéfiants. Et en retour, les douanes communiquent à d’autres services pour permettre ces fameuses saisies en haute mer qui sont impressionnantes en termes de volume. Ce travail de renseignement, c’est un peu l’opposé de l’opération +place nette+ qui va être mise en scène. Là, au contraire, on est plutôt sur des logiques d’infiltration à long terme, de livraisons surveillées, tous ces processus qui impliquent les personnes parfois au risque de leur vie. C’est du travail de l’ombre. Ils mériteraient d’avoir plus d’effectifs pour articuler encore mieux l’approche marchandise et l’approche filière criminelle. »
Quels sont les obstacles?
« Le contrôle dans les ports est complexe à mener. Il y a des pressions économiques, parfois un peu d’intimidation. Les douaniers ne sont pas forcément les bienvenus quand ils doivent travailler, donc ce n’est pas un métier facile. Il y a une problématique montante aussi dans le trafic de stupéfiants, c’est l’envoi par colis postaux. Et il y a des dispositions économiques qui sont prises au détriment de la sécurité. La Poste a obligation de se soumettre au contrôle douanier, mais tout ce qui est prestataire de services qu’on appelle les +expressistes+ (colis express du privé, ndlr), eux, ne sont pas assujettis à ces mêmes obligations. Donc, on crée des prestations qui sont problématiques par rapport à ces flux de produits prohibés. »
Mais il n’y a pas que les douaniers qui soient insuffisamment reconnus, les agents infiltrés et les aviseurs, indispensables sources de nombreuses opérations importantes, sont également insuffisamment reconnus, lorsqu’ils ne sont pas totalement oubliés, voire même lâchés par la haute hiérarchie douanière.
L’exemple de Marc Fievet, AKA NS 55 en est un des meilleurs exemples où l’on constate le refus d’assurer des engagements pris par les dirigeants de la DNRED, Jean Paul Garcia, l’attaché DGDDI à Madrid, Bernard Pouyanné #DNRED, Jean Puons DNRED, Philippe Galy, l’attaché DGDDI à Londres, Christian Gatard et Bernard ROUX, l’attaché de la #DGDDI à Washington D.C. lors des innombrables visites qu’ils rendirent à Fievet, aussi bien en Espagne, en Angleterre, au Canada et en France, pour lui demander de plaider coupable et de taire sa qualité d’infiltré pour ne pas déranger les opérations menées par HM Customs excise et RCMP/GRC.
N’hésitant pas à pratiquer un chantage inacceptable de la part de fonctionnaires et allant jusqu’à demander aux témoins de cette période et de leurs conseiller de se taire et que tout s’arrangerait dès le retour de Fievet en France.
François AUVIGNE
C’est François Auvigne, un DG de la DGDDI, de passage, qui déclara qu’il n’avait pas à assumer les décisions de ses prédécesseurs ne réussissant qu’à démontrer sa lâcheté, allant jusqu’à se planquer derrière ses jeunes enfants lorsque Fievet chercha à le rencontrer chez lui rue d’Assas. Il réussit aussi à ce que son épouse Sophie Auvigne, fasse en sorte que jamais la radio, dans laquelle elle s’exprime régulièrement, n’aborde le cas Fievet.
Seuls Jean Henri Hoguet de la DNED, puis DNRED et Yves Bonnet, ex Directeur de la DST se sont clairement exprimés sur la situation de Marc Fievet, n’hésitant pas à clairement reprocher la lâcheté dont a fait preuve la Douane française.
Du 28 au 31 janvier, une opération sans précédent a mobilisé 1200 policiers et gendarmes dans plus de vingt villes des Bouches-du-Rhône, visant à cibler les consommateurs de stupéfiants.
Selon la préfecture, cette initiative sera répétée tout au long de l’année.
Durant cette période, 159 points de contrôle ont été établis, permettant d’intercepter à la fois des piétons et des automobilistes, ainsi que des usagers des transports en commun. Pour évaluer l’impact de cette opération, il convient d’analyser les chiffres qui en résultent.
390 consommateurs verbalisés en 4 jours
Au total, 4813 individus ont été contrôlés par les forces de l’ordre.
Parmi ceux-ci, 45 conducteurs étaient sous l’influence de stupéfiants, et 390 personnes ont reçu des amendes pour consommation.
Des saisies notables ont également été réalisées, incluant 17,2 kg de cannabis et 259 grammes de cocaïne.
Plus de quinze ans après les faits et huit ans après la fin d’une enquête qualifiée d’«hors norme», sept agents de la prestigieuse DNRED (Direction nationale des recherches et des enquêtes douanières), dont deux anciens cadres, viennent d’être renvoyés devant le tribunal correctionnel pour«trafic de stupéfiants» et «complicité de trafic de stupéfiants», aux côtés de quatre de leurs informateurs. Un délai «inhabituellement long», concède la magistrate, tant ce scandale «emblématique» questionne en profondeur les pratiques de ce service, «du côté des agents de terrain, de leur hiérarchie et de l’autorité judiciaire qui dirige les enquêtes».
Cargaisons de cocaïne et résine de cannabis
Plusieurs saisies suspectes mettent en cause les mêmes protagonistes, qui appartenaient tous aux deux groupes «stups» de la Direction des opérations douanières (DOD) de Paris, une des unités opérationnelles de la DNRED.
Ces affaires démarrent fin 2009 et aux manettes, coté administration, la DOD (Direction des opérations douanières) qui a pour directeur Vincent Sauvalère
Et même qu’à l’issue d’une réunion de crise entre responsables de la DOD, la décision est alors prise de conserver un reliquat de10 kilos de coke dans le coffre du directeur, sans en aviser les magistrats.
Mais de tout cela, ni les magistrats, ni la haute hiérarchie douanière ne reconnaitront qu’ils savaient !
Quant aux écoutes, elles ont été permises grâce à des IMSI-catchers !
Pour Karim Mameche, ancien policier accusé à tort : « Le plus difficile, ça n’est pas la prison, c’est lorsque tu dis la vérité et que personne ne te croit »
Mais qui peut sonner comme ça, à six heures du matin ?
Ce jour de juin 2019, Karim Mameche se lève, encore mal réveillé. Devant sa porte, la police. Vu l’heure, il aurait pu s’en douter. Huit policiers sont là : l’IGPN (Inspection générale de la police nationale, la « police des polices »), la brigade financière, la brigade canine. Deux chiens renifleurs, un pour l’argent, l’autre pour la drogue. Et, cerise sur la procédure, la juge d’instruction, venue en personne assister à la perquisition. Tout s’enchaîne très vite. La famille est regroupée dans le salon, tandis que chaque recoin est passé au peigne fin. La maison est mise sens dessus dessous, méthodiquement.
Pour mémoire, l’affaire de Marc Fievet, agent infiltré pour la DNRED de la Douane française
C’est l’histoire d’un homme ordinaire devenu presque par hasard un agent secret hors pair. Tout commence en 1993 à Gibraltar, une enclave britannique située au sud de l’Espagne, carrefour du trafic entre l’Afrique et l’Europe (et la France en particulier). À l’époque, Marc Fiévet est un père de famille tranquille, qui a un petit voilier et rêve de voyages et d’aventures avec sa famille. Mais il a besoin d’argent. C’est alors qu’un agent des services des douanes françaises lui propose de surveiller discrètement les allées et venues des bateaux des trafiquants. Marc Fiévet se révèle un agent du renseignement redoutable. À tel point qu’il va infiltrer la mafia en prenant tous les risques. Seulement, en 1994, il est arrêté pour trafic de stupéfiants et condamné à la prison à perpétuité. C’est le début d’un calvaire pour Marc Fiévet, qui affirme avoir été lâché par les autorités françaises.
Tant qu’il y aura des paradis bancaires et autre places off shores d’accueil, que pourra faire le PNACO à la vision hexagonale ?
Le Pnaco, installé le 5 janvier 2026 par le ministre de la Justice Gerald Darmanin, est une réforme clé. Mais en quoi consiste-t-il concrètement ?
À sa tête, Vanessa Perrée, procureure de la République anticriminalité organisée. Elle en détaille les enjeux dans cet entretien, oubliant de préciser la levée de boucliers des JIRS.