FRANCE 🇫🇷 (Drogues) : dans un entretien au Parisien – Aujourd’hui en France, Gérald Darmanin dresse un un bilan positif sur près d’un an d’action contre le trafic de stupéfiants

QUID de la cyber-distribution via Twitter ?

QUID de l’incapacité de nos cyber-services pour supprimer les milliers de propositions de stups, d’armes et d’offres pédocriminelles ?

QUID de l’implantation des nouveaux points de vente ?

QUID du contrôle efficace possible dans nos ports maritimes ?

QUID de l’embouteillage des services judiciaires ?

QUID de l’économie souterraine qui alimente des quartiers défavorisés ?

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

EXTRAITS

de

l’interview cocorico !

Par Jean-Michel Décugis et Damien Delseny

Il y a neuf mois vous avez fait de la lutte contre le trafic de drogue une priorité. Quel est votre bilan ?

Nous sommes en train de regagner le terrain. Et c’est sans précédent. Nous menons la bataille sur deux fronts : l’offre et la demande. L’offre, avec la lutte contre les trafics internationaux, les grossistes et tous les points de deal que nous avons recensés et ciblés, mais aussi en travaillant sur la demande, avec les consommateurs et les amendes forfaitaires délictuelles (AFD) pour usage de stupéfiants (NDLR : 200 euros et une inscription au fichier des antécédents judiciaires).

Cela signifie que la demande reste forte ?

Oui. La preuve, c’est que dans une année 2020 marquée par le confinement et le couvre-feu, les saisies de drogue ont été très importantes.

Est-ce lié, selon vous, à la création de l’Office anti-stupéfiants, l’OFAST ?

Il y a tout un dispositif. Avant, les services travaillaient en silo, l’ OFAST, voulu par le président de la République, c’est la task-force au service d’une mobilisation générale anti-drogue, une DEA (la Drug Enforcement Administration aux Etats-Unis) à la française. Dans chaque département, désormais, une cellule du renseignement opérationnel sur les stupéfiants coordonne l’action. Cela a contribué à démanteler 12622 réseaux l’an dernier.

Vous aviez recensé en septembre 3952 points de deal en France, combien ont été démantelés ?
Quatre cent cinquante. Et nous allons accélérer la cadence.
Justement, ces attaques contre la police vous les attribuez à la lutte contre le trafic de drogue ?
Il y a un lien évident entre le trafic de drogue et la violence. Mais pas seulement contre les forces de l’ordre.
Vous pensez aux règlements de compte et aux rixes entre bandes ?
En tout cas, tous les règlements de compte commis pendant l’été étaient en lien avec le trafic de drogue, à l’exception des épisodes violents survenus à Dijon avec la communauté tchétchène. C’est une inquiétude et, en même temps, la conséquence du travail mené par la police sur le terrain.
Il y a aussi les armes ?

Les dealers se sont beaucoup armés aussi. A titre d’exemple, en novembre 2019, quand on démantelait un trafic, 8% des personnes interpellées étaient porteuses d’armes à feu. Aujourd’hui, c’est 22%. C’est la preuve d’une militarisation du trafic de drogue.

Y a-t-il toujours une loi du silence dans ces quartiers ?
De moins en moins, et je m’en réjouis. C’est tout l’intérêt de la plate-forme de signalement mise en place (moncommissariat.fr et la brigade numérique de la gendarmerie).
Cela veut-il dire que les méthodes des trafiquants s’adaptent à la conjoncture ?
Entre mars et juin, période de confinement, le trafic s’est effondré. Notamment en raison de l’arrêt du trafic aérien et de la limitation de la circulation routière. Mais, en réalité, ce trafic s’est transformé avec le développement de la livraison à domicile. On a vu arriver des plates-formes sur les réseaux sociaux comme sur Snapchat pour passer les commandes et, ensuite, des livraisons avec scooters, motos ou même voitures. Il y a aussi les livraisons par voie postale.
Votre action vise aussi les consommateurs. Grâce aux AFD, les amendes forfaitaires délictuelles, peut-on dresser une cartographie précise de cette consommation, et un profil des clients ?
J’ai demandé une analyse plus fine de cette question. Il y a d’abord une consommation de proximité par des habitants de ces quartiers populaires. Mais il y a aussi une population plus bourgeoise qui consomme et qui, elle, se fait livrer à domicile. La consigne que j’ai donnée, notamment à la préfecture de police de Paris, c’est aussi d’être présent dans les quartiers plus « huppés » pour contrôler ces livraisons à scooter ou moto. Arrêtons d’accepter la consommation mondaine de la drogue.
Dans votre guerre contre le trafic, vous comptez aussi sur les élus ?
Nous allons proposer aux 100 maires les plus concernés de travailler étroitement avec nous. Parce que nous avons besoin d’eux aussi pour un travail plus social, afin de sortir certains consommateurs de leurs addictions, de travailler sur la re scolarisation. Dans les écoles parmi les plus touchées, nous allons renforcer, avec Jean-Michel Blanquer, la vidéoprotection et les contrôles aux abords.
Pour lutter contre ces équipes très organisées, il faut aussi du matériel. Où en est-on de l’utilisation des drones ?
Cela va être débattu cette semaine devant le Sénat dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la sécurité globale. Pour l’instant, faute de cadre législatif, ils sont au garage.
L’occupation des halls d’immeuble se poursuit même durant le confinement ou le couvre-feu…
C’est un délit, mais il est difficile à réprimer puisque personne ne témoigne. Donc nous allons mettre en place en octobre, là aussi, un système d’amende forfaitaire, ce qui permettra de verbaliser mais aussi d’inscrire ces personnes contrôlées au fichier des antécédents judiciaires et ainsi de mieux identifier ceux qui travaillent comme petites mains dans les réseaux.
A Paris, la consommation de crack reste un problème récurrent…
Le problème du crack, c’est qu’il engendre une très forte dépendance. Les effets sur la santé physique et mentale sont dévastateurs et la détérioration de ceux qui consomment est rapide et souvent inéluctable. C’est une toxicomanie qui touche particulièrement des personnes fragilisées déjà, venant des classes populaires et parfois une population immigrée clandestine. L’intervention et le rôle de la police sont très compliqués. Il y a des saisies et des revendeurs arrêtés tous les jours, mais c’est une drogue très facile à fabriquer. Il faut travailler avec le corps médical et social des villes touchées pour pouvoir faire un accompagnement qui ne soit pas que policier.
Vous parlez de prévention. Votre plan de bataille comporte-il un volet préventif ?
Oui, et nous devons être plus efficaces sur la prévention. Nous n’avons pas encore gagné la bataille pour expliquer que la drogue, c’est vraiment de la merde. Le Premier ministre a donné son accord pour lancer une vaste campagne de communication sur le sujet. Il n’y en a pas eu depuis le début des années 1980. Il faut démontrer la nocivité absolue des stupéfiants dans le décrochage scolaire, dans les maladies psychologiques, dans les violences conjugales, dans les accidents de la route.  La drogue n’est pas un produit sympathique. La drogue, c’est la mort.

SOURCE et l’intégralité de l’interview


Étant tous égaux devant la loi, merci de signer la pétition pour un contrôle dépistage de drogues sur l’ensemble de nos élus faiseurs de lois, des décideurs, des douaniers, des policiers, des gendarmes et des magistrats

Pour signer la pétition

000000

BELGIQUE 🇧🇪 : quand les gendarmes jouent aux pirates pour rattraper les voleurs !

« Il est clair qu’on ne pouvait pas moralement se permettre de laisser passer certaines choses. Les images sont pires que ce que j’ai déjà vu dans certaines séries » entame Frédéric Van Leeuw. Concrètement ? « Des règlements de compte, des tueurs à gage, des photos de victimes, des personnes qui sont envoyées d’un pays à un autre pour tuer quelqu’un, des messages qui disent que si on ne trouve pas une cible, on s’attaque à la famille. C’est une violence incroyable, un monde où la morale a totalement disparu. »

Les policiers ont intercepté au total 1 milliard de messages, dont la moitié a déjà pu être décryptée à ce stade. Pour donner une idée : 3 millions de messages cryptés, écrits, enregistrements ou photos, s’échangent chaque jour entre les utilisateurs de Sky ECC.

Belgique, plaque tournante du trafic de drogue

Si l’on peut parler en ces termes, 2020 a été une année record : 65 tonnes de cocaïne ont été saisies au port d’Anvers l’an dernier. C’était 62 en 2019 contre 50 en 2018. Un chiffre qui augmente donc d’année en année. Selon plusieurs experts, le port d’Anvers capitalise à lui seul 20 à 25% des importations européennes de cocaïne.

 Frédéric Van Leeuw, procureur fédéral.

« La lutte contre le trafic de drogue devrait devenir une priorité absolue dans le monde entier« , commente le procureur fédéral. « C’est en train de tout pourrir : il y a évidemment le côté catastrophique de la consommation de drogue, mais il y a aussi ces sommes d’argent extravagantes qui pourrissent des systèmes entiers et qui génèrent une extrême violence. La vie n’a plus de valeur avec cet argent. »

Des structures venues de l’étranger et dont les méthodes arrivent en Belgique pour notre interlocuteur : « Je suis allé au Brésil il y a deux ans pour un accord de coopération. Le parquet général de Brasilia m’a présenté des situations de violence que je pensais inimaginables en Belgique. Force est de constater qu’en deux ans, chez nous, les attentats à la grenade et les tirs à la kalachnikov deviennent quasiment hebdomadaires. »

lire

000000

 

FRANCE 🇫🇷 (Douane française) : retour sur l’affaire Fievet – NS 55 DNRED

Madame la directrice générale de la Douane française Isabelle Braun-Lemaire sera-t-elle comme son prédécesseur lointain l’énarque – IGF François Auvigne et tous ses successeurs qui ont refusé d’assumer les engagements pris par l’administration qu’elle dirige ?

——

 

En France, dans la bibliothèque du Sénat

Elise Lucet :
Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Michel Charasse :
Bonsoir.
Elise Lucet :
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?
Michel Charasse : Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation
Elise Lucet :Honhon !
Michel Charasse : Ou une réu.. Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues
Elise Lucet : Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs
Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…
Elise Lucet : Beaucoup ?
Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : Et c’est d’ailleursparce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse :  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal
Elise Lucet : Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.
Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées….Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,
Elise Lucet : Oui
Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Ouais…
Michel Charasse :On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.
Elise Lucet ; Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Michel Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’Etat de droit qui est assez flexible…
Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…
Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…
Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?
Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…
Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…
Michel Charasse : (6 secondes de silence).Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.
Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

La preuve par l’image:

Quelques années plus tard:


000000

FRANCE 🇫🇷 (trafic de drogues) : le trafic irrigue la quasi-totalité de la délinquance et utilise aujourd’hui tous les réseaux sociaux

Lu dans FIGAROVOX/TRIBUNE 

EXTRAIT

Pour le délégué général de l’IPJ (Institut pour la Justice), Pierre-Marie Sève, la lutte contre le trafic de drogue est essentielle pour endiguer la montée de la délinquance, mais en venir à bout, nécessitera la mise en place de moyens colossaux.

Le trafic de drogue est également le financeur de phénomènes bien plus graves comme l’achat d’armes de guerre mais surtout le terrorisme.

La drogue irrigue la quasi-totalité de la délinquance et en constitue véritablement le système vasculaire.
Estimé à 3 ou 4 milliards d’euros et net d’impôts, le trafic de drogue fait vivre des dizaines de milliers de personnes dans toute la France et est en constante expansion.

Michel Aubouin, haut-fonctionnaire et préfet, a publié un livre «40 ans dans les cités» dans lequel il décortique le processus d’autonomisation des cités. Il annonce notamment que si un jour le gouvernement décidait de lutter contre le trafic de drogue, les cités pourraient entrer dans un mode insurrectionnel et «alors la France pourra trembler, car il ne s’agira plus d’opérations de maintien de l’ordre classiques mais d’opérations de guerre exigeant des moyens dont nous ne sommes pas sûrs de disposer».

Le ministre de l’Intérieur est prévenu, la guerre contre la drogue nécessitera de prendre des moyens encore jamais vus.

Lire plus

000000

FRANCE 🇫🇷 (nouvelles du front) : les derniers ‘exploits’ de Gérald Darmanin

LOIR-et-CHER (La Ferté-sous-Jouarre) : 250 gendarmes pour un spectaculaire coup de filet anti-drogue square Montmirail

Pas moins de 250 militaires mobilisés, dont le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN), pour procéder à une vingtaine d’interpellations simultanément à La Ferté-sous-Jouarre, à Rebais à Coulommiers et à Sarcelles (Val-d’Oise) et dans le Loir-et-Cher.

LIRE

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

HAUTE-SAVOIE – Un réseau de trafic de drogue démantelé à Sallanches

Les huit prévenus, âgés de 17 à 59 ans, sont suspectés d’avoir organisé un véritable réseau de revente de résine et d’herbe de cannabis et de cocaïne entre septembre 2020 et mars 2021. Sept mois d’investigations quotidiennes menées conjointement par les gendarmes de la Communauté de brigades de Sallanches et leurs camarades de la Brigade de recherches de Chamonix furent nécessaires pour venir à bout de ce trafic.

LIRE

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
BASSIN D’ARCACHON – démantèlement d’un trafic de drogues à Lège-Cap-Ferret
Au terme de plusieurs mois d’enquête, les gendarmes de la communauté des brigades de Lège-Cap-Ferret ont, mardi 2 mars, interpellé deux trafiquants de drogues agissant sur le Nord bassin et auditionné plusieurs de leurs consommateurs.

Les perquisitions effectuées à leur domicile ont permis la découverte de 1,06 kilo de cocaïne, 573 g d’herbe de cannabis, 5 chambres de culture et 2 750 euros en numéraire.

LIRE

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

HÉRAULT (Trafic de drogue aux Hauts-de-Massane à Montpellier) – Une opération coup de poing au cœur du « four »

Un vaste dispositif d’intervention et de sécurisation avait été déployé pour investir trois étages de parking livrés aux trafiquants.

Soixante policiers, dont deux unités de CRS, des Bacs et des hommes de la compagnie départementale d’intervention, des policiers municipaux… Il fallait bien cela ce mercredi après-midi pour mener une opération coup de poing au cœur du « four », désignant dans le jargon un point de distribution de drogue de taille industrielle.

LIRE

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

PUY-DE-DÔME (Issoire) –  Un trafic de drogue démantelé

L’opération a mobilisé près de 80 gendarmes du département mardi matin.

Elle a permis l’interpellation de 8 hommes et une femme. Plus de 6 kilos de résine de cannabis, cocaïne et héroïne, 10 000 euros en liquide, des armes a feu ont été saisis.

LIRE

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

GARD (Alès) – La police démantèle un point de vente de drogue aux Cévennes

Derrière la tour de la pharmacie, quartier des Cévennes, un point de vente de drogue très actif a été démantelé.

Fabriquée à l’aide de bâches, de barrières métalliques, de chariots de supermarché, la structure équipée de chaises, abritait les dealers et permettait d’accueillir discrètement les clients.

LIRE

000000

FRANCE 🇫🇷 (Douane française – DNRED) : l’histoire d’un homme ordinaire devenu presque par hasard agent secret

Après avoir épuisé tous les recours en France, mes avocats ont adressé une requête à la Cour Européenne (CEDH) pour jugement inéquitable (maintien du secret défense sur mon dossier). La requête a été rejetée au bout de 4 ans sans explications et sans avoir motivé ce refus.

000000

 

FRANCE 🇫🇷 (OFAST – Info CELTICS): le trafic de cocaïne par conteneurs est toujours d’actualité

Les premiers partisans du trafic de conteneurs ont privilégié une stratégie que les autorités appellent «à l’intérieur du chargement», où la cocaïne est camouflée dans les exportations quotidiennes. La technique qui consiste de placer ses expédition de cocaïne au sein de la charge oblige les trafiquants à gérer des sociétés écrans, qu’ils créent eux-mêmes ou qu’ils achètent afin de pouvoir être les propriétaires d’entreprises ayant une longue histoire d’exportations propres. Ensuite c’est un jeu d’enfants que de cacher la cocaïne dans leurs exportations ostensiblement légales.

La plupart du temps, cela consiste simplement à fourrer des briques de cocaïne dans des boîtes de cargaison, mais dans d’autres cas, les trafiquants ont tout utilisé, des ananas évidés aux barils de produits chimiques dangereux, et ont même transformé chimiquement la cocaïne pour la déguiser en produits comme la nourriture pour animaux de compagnie ou les engrais. Quand aux cargaisons de bananes contaminées par la coke, c’est un secret de polichinelle et la fluidité est le ‘maître mot’ généralisé à Anvers, Rotterdam et dans les ports français!

Le chargement permet donc aux trafiquants d’avoir un contrôle direct sur l’expédition. Cependant, depuis que les autorités ont commencé à enquêter et à profiler les entreprises d’exportation à la recherche de schémas suspects, le risque d’interception a légèrement augmenté.

Cela a conduit à un changement vers la méthode de rip-off, où les trafiquants évitent le profilage en ouvrant les conteneurs d’exportations légitimes pour expédier les drogues, puis utilisent des scellés douaniers clonés pour dissimuler la falsification. Au départ, le rip-off était pratiqué par les petits trafiquants qui envoyaient des dizaines de kilogrammes. Mais à mesure que cette méthode gagnait en popularité, les expéditions ont augmenté en taille, les transports de plusieurs tonnes étant désormais monnaie courante. Dans la plupart des cas, les conteneurs sont contaminés car ils attendent d’être chargés, ce qui signifie que les trafiquants doivent accéder aux zones portuaires. Bien qu’il y ait eu au moins un cas de soi-disant «ninjas» glissant dans des ports cachés dans des compartiments secrets dans des camions, il est beaucoup plus facile de recruter des travailleurs portuaires. Au Pérou, par exemple, le contrôle violent exercé par le gang Barrio King sur les équipages de dockers lui a permis d’appliquer un quasi-monopole sur le trafic via le port de Callao. Cependant, dans d’autres cas, les trafiquants n’entrent jamais dans le port, comme au Costa Rica, où les trafiquants recrutent des chauffeurs corrompus, des entreprises de transport et des ouvriers de la cour à conteneurs pour charger de la drogue dans des conteneurs alors qu’ils parcourent la longue route entre la zone agricole de San Carlos et le port de Limón.

Des sources dans plusieurs pays affirment également que les trafiquants cherchent de plus en plus à éviter les risques liés au profilage en cachant des drogues dans la structure même du conteneur. Les trafiquants enfoncent des briques de cocaïne dans les cavités des murs, des plafonds, des planchers et des portes, ou dans l’équipement d’isolation ou de refroidissement des conteneurs réfrigérés – appelés «reefers». L’utilisation des structures de conteneurs réduit les risques que les autorités détectent de faux scellés douaniers, mais cela nécessite la complicité des personnes au sein des compagnies maritimes ou des chantiers de conteneurs. Certains narcotrafiquants ont contourné ce problème en créant des sociétés écrans pour altérer les conteneurs, comme au Costa Rica, où plusieurs sources ont décrit comment les trafiquants ont créé une société d’entretien des conteneurs pour masquer leurs activités.

Les autorités ont répondu à la montée en puissance de ces méthodes de trafic par l’utilisation de scanners dans les ports, qui sont déployés à la fois au hasard et à la suite du profilage des risques. Cependant, dans certains endroits, comme le port de Santos au Brésil, les trafiquants ont réagi en contaminant des conteneurs déjà inspectés – les ouvrant au dernier moment possible avant le chargement.

Comme les procureurs américains pensent que le chargement du MSC Gayane a effectivement eu lieu, une autre réponse à l’augmentation de la numérisation et à d’autres mesures de sécurité consiste à utiliser des dépotoirs ou à contaminer les conteneurs en mer après le départ du navire. Ce ‘modus operandi’ dépend généralement d’une corruption importante au sein de l’équipage. Mais les autorités de Guayaquil, en Équateur, signalent également que des bandes armées montent maintenant à bord des navires et forcent les équipages à prendre des charges sous la menace des armes. Les largages se produisent maintenant non seulement lorsque les navires se mettent en route, mais aussi lorsqu’ils traversent les eaux d’autres pays, des sources signalant que l’état de Falcón au Venezuela est un point chaud particulier. Pour l’instant, les autorités s’attaquent à cette méthode de trafic à l’aide de l’appareil GPS du navire, qui donne des informations sur la vitesse du navire. Si un navire ralentit ou s’arrête soudainement, une alarme retentit.

Les trafiquants, cependant, explorent déjà de nouvelles options, n’ayant qu’un seul objectif: l’efficacité!

source

Dans le même temps, en France, on continue de réfléchir et de se refiler le dossier de ministères en ministères puis de services en services pour savoir si l’on va équiper nos ports de systèmes performants de contrôles qui existent!

Que du bonheur pour les narcos qui savent pouvoir compter sur le pinaillage des administrations françaises pour les laisser continuer à exporter des cargaisons de drogues.

Dans le même temps, Gérald Darmanin, le ministre de l’intérieur français actuel, laisse penser sur Twitter que les succès permis par EncroChat sont dus au seul travail des cybergendarmes français qui n’arrivent toujours pas à supprimer toutes les propositions de ventes d’armes, de stups et autres propositions pédocriminelles que l’on peut constater sur les grands réseaux sociaux.

@GDarmanin – Fierté

🇫🇷

Partout dans le monde, des réseaux de trafics de stupéfiants d’ampleur tombent grâce aux cyber- gendarmes français qui ont pu infiltrer une messagerie cryptée utilisée par de nombreux narcotrafiquants. Plus de 1000 arrestations en découlent !

Le coup de maître des cyber-gendarmes français qui ont piraté le «WhatsApp des dealers»
En piratant la messagerie cryptée EncroChat, utilisée par des narcotrafiquants du monde entier, les cybergendarmes français ont déstabilisé.. A lire dans leparisien.fr

Au Mexique, on en rit encore!

000000

FRANCE 🇫🇷 (Marseille): préfète de Police et … belliqueuse, Frédérique Camilleri veut piloner les réseaux de trafic de stupéfiants

Gérald Darmanin ne pourra que se satisfaire de tant de velléités

Côté justice, la procureure de Marseille ne souhaite pas reprendre le terme « pilonner ». « C’est une action résolue, très déterminée, offensive », préfère dire Dominique Laurens, en mettant l’accent sur l’importance « d’enquêtes de qualité pour aboutir à des condamnations judiciaires. »

Ou comment, avec tact, rappeler que la politique du chiffre n’est pas tout, et que la lutte contre le vice de procédure fait aussi partie de l’arsenal.

 

Frédérique Camilleri

Les résultats de 2020 sont à peu près stables : on en dénombre 973 en 2020, contre 1.012 l’année précédente. Les investigations ont par ailleurs permis de démanteler 100 réseaux (contre 91 en 2019), et de saisir 2,3 tonnes de cannabis, 365 kg de cocaïne et 3,63 millions d’euros.

Les règlements de compte ont fait eux 12 morts, soit deux de plus qu’en 2019

source

000000

FRANCE 🇫🇷 (narco-business): allo l’OFAST, la professionnalisation des narcotrafiquants s’accélère

Par Georges BRENIER

INFO TF1/LCI – Tueurs à gages, livreurs, gros bras… les nouvelles succursales des trafiquants de drogue

Extrait de l’article paru le 1er février 2021

DE PLUS EN PLUS PRO

Ce constat, très surprenant, vient d’être dressé par la police judiciaire française dans une note interne rédigée le 18 janvier dernier par le Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco), que nous avons pu consulter. « Cela illustre la porosité entre groupes criminels« , explique un fin connaisseur du milieu. « Cette sous-traitance n’est pas de bon augure« .

Dans une récente note confidentielle que TF1 s’est procurée, la police judiciaire française s’alarme de la professionnalisation constante des narcotrafiquants, constituant des filières spécialisées pour la vente comme pour les règlements de comptes. De quoi rendre la lutte contre le trafic de stupéfiants plus complexe.

L’aide de prestataires spécialisés dans l’acheminement

Le phénomène s’observe d’abord à travers la sous-traitance du transport de stupéfiants. Les réseaux font de plus en plus appel à des prestataires spécialisés dans l’acheminement  – par la route, la mer ou les airs – du cannabis, de la cocaïne ou des drogues de synthèse. L’équation des trafiquants est simple : cloisonner pour réduire les risques d’arrestation.

Des vendeurs et des guetteurs recrutés

Pour améliorer un peu plus encore le maillage de leur territoire, les dealers s’improvisent également Directeurs des ressources humaines. Depuis peu, les voilà capables de recruter des vendeurs ou des guetteurs, là encore totalement étrangers, à leur groupe. Du jamais vu jusqu’alors.

Tueurs à gages et mercenaires ultra-violents

Conquérir et reconquérir des territoires. Devenir toujours plus riches et puissants. L’appétit des « barons » du stup est illimité. Et passe souvent par l’usage de la force. « Le recours à des individus sous contrat par des narcotrafiquants pour éliminer leurs concurrents s’est amplifié » note la police judiciaire.

Lire  beaucoup plus

000000

FRANCE 🇫🇷 (Argent sale et blanchiment) : à lire, puisque les narcos français brisent l’Omerta

Sera en librairie le 3 février 2021

 

000000

FRANCE 🇫🇷 (place Beauvau): récital sans surprises des duettistes Schiappa et Darmanin

« 88 tonnes de cannabis, 11,5 tonnes de cocaïne et 1 tonne d’héroïne », ce sont les premiers chiffres des saisies de drogue réalisées en 2020, livrés ce matin par Gérald Darmanin, qui restent très élevés pour le ministre de l’Intérieur et proches de ceux des années précédentes, malgré le contexte de la crise sanitaire.En clair tout baigne, alors qu’au bas mot, plus de 1.000 tonnes de haschich ont été consommé en France durant la même période, plus de 150 tonnes de coke et pas moins de 10 tonnes d’héroïne.

Les dernières données disponibles en termes de niveaux de consommation des drogues illicites en France proviennent de l’enquête Baromètre santé 2017qui précisait que le cannabis restait de très loin la substance illicite la plus consommée, aussi bien chez les adolescents qu’en population adulte, avec au total 18 millions de personnes à l’avoir déjà essayé et 45 % des individus âgés de 18 à 64 ans.

Alors, est-ce normal de mobiliser nos FDO dans un combat sans fin, en brisant la vie de toutes celles et ceux qui auront été et seront verbalisés, alors que ce sont pour la quasi totalité des citoyens respectables ? Assurément NON!

Pourquoi ne pas faire subir un test à tous les régaliens et à tous nos élus, aux artistes qui finissent toujours par nous dire qu’ils ont consommé, à nos animateurs des médias comme à tous nos dirigeants performants ? Allez Gérald, encore une petit effort, il suffira d’un décret, et hop, tous les citoyens sans test de contrôles anti-drogue seront verbalisés.

Il y a quelques semaines Aviseur publiait ces articles:

FRANCE 🇫🇷 (narco guerre): nos régaliens sont les meilleurs, c’est bien connu!

FRANCE 🇫🇷 (Cartel des tartuffes): les duettistes Schiappa et Darmanin s’en vont en guerre contre les trafiquants de drogue

000000

Pour mémoire:

DNRED (Douane française): opérations d’infiltration menées par NS 55 et quantités de drogues saisies

000000

 

 

 

 

 

FRANCE 🇫🇷 (Drogues): la politique en matière de lutte contre la drogue est un échec

A l’initiative du Collectif pour une nouvelle politique des drogues (CNPD) réunissant des associations telles que la Fédération addiction, le Syndicat de la magistrature ou encore Médecins du monde, un sondage a été réalisé par l’institut CSA pour savoir ce que pensent les Français de ces politiques.

Pour 66% des Français, la pénalisation pour usage n’est pas efficace pour lutter contre la consommation de drogues.

Le dernier exploit de Gérald Darmanin dans l’arsenal répressif en instaurant une amende forfaitaire délictuelle, mise en place le 1er septembre 2020, n’est soutenu que par une hiérarchie policière préférant s’assurer de bonnes statistiques plutôt que de lutter efficacement contre la consommation de drogues qui explose, surtout auprès des adolescents.

La responsabilité morale de tous les tartuffes qui cautionnent encore cette politique rétrograde est engagée.

lire l’article de Libération pour ce cinquantième anniversaire

000000

 

EUROPE 🇪🇺 (Mondialisation): l’espace Schengen est le plus important marché de drogues de la planète

Trafic de stupéfiants et blanchiment ne se sont jamais aussi bien portés

Les abondantes publications des services officiels se glorifiant de résultats chaque année plus spectaculaires et en hausse constante pourraient laisser penser aux citoyens-électeurs lambda que la problématique drogue qui frappe nos sociétés est en passe d’être résolue.

Que nenni! Les drogues circulent librement comme n’importe quelle marchandise bien qu’elles soient liées à d’autres activités illégales (l’immigration clandestine, les réseaux de prostitution, le trafic d’armes), et rien n’est vraiment décidé pour contrôler efficacement les arrivages massifs de drogues via le trafic-conteneurs.

Le constat de l’Observatoire Géopolitique des Drogues, est accablant pour les décideurs des politiques menées puisque les quinze dernières années ont fait de l’Europe de l’espace Schengen le plus important marché de drogues de la planète.

Le blanchiment de l’argent issu des trafics a bénéficié de la mondialisation des flux financiers.

Aucune des mesures proposées mollement pour contrôler le recyclage de « l’argent sale » des trafics, ne s’est révélée efficace. L’absence évidente de volonté politique pour réguler les marchés et la financiarisation de l’économie laissent le champ libre au blanchiment. Profitant du laxisme en place, les établissements financiers empochent les retombées lucratives des opérations de transferts vers des « paradis fiscaux », qu’ils organisent au profit des gros narco-trafiquants. La drogue est devenue un paramètre déterminant dans l’économie de certains pays.

Que font nos services spécialisés?

Jusqu’à ce jour, ils n’ont pas démontré une réelle efficacité, se contentant de retirer du marché, dans le meilleur des cas, 10 % des drogues illicites qui abreuvent les circuits alimentant la consommation.

000000

FRANCE 🇫🇷 (Nîmes – quartier du Mas-de-Mingue): moins de dix jours pour que l’année 2021 se mette au diapason de 2020, celui du staccato des armes automatiques

par Stéphane Joahny

EXTRAITS

Vendredi soir, vers 20h30, dans le quartier sensible du Mas-de-Mingue, un homme de 27 ans a été blessé par balle au niveau de la cuisse. La veille de Noël, en fin de matinée, des coups de feu avaient encore retenti Chemin Bas d’Avignon. Pas de blessé mais une grosse frayeur. Une de plus. Dix jours plus tôt, toujours en plein jour, un môme de 18 ans avait été grièvement touché. La scène a été immortalisée par des riverains médusés. Sur la vidéo, on voit deux individus marcher tranquillement armes à la main et faire feu tout en progressant.

Selon le procureur Eric Maurel, depuis le printemps 2019, les conflits liés au narco banditisme nîmois ont laissé six hommes sur le carreau et plus de dix blessés à l’hôpital.

Policiers, magistrats, avocats, élus, habitants, tous font le même constat.

« Quand les autorités s’en vont, d’autres prennent le pouvoir… »

Si l’on en croit le procureur de Nîmes, Eric Maurel, 6 à 700 kg de résine de cannabis changent de propriétaire chaque semaine sur Nîmes Ouest (Pissevin et Valdegour) et le meilleur point de vente assurerait un chiffre d’affaire quotidien de l’ordre de 25.000 euros. Epicentre du trafic : la triste galerie Richard Wagner, encastrée dans la cité. Les deux tiers des commerces ont baissé le rideau. Les autres vivotent sous l’œil de très jeunes guetteurs avachis aux endroits stratégiques.

« Chaque année, les saisies d’armes de guerre progressent de 50% »

A trois reprises en début d’année les « kalach » ont parlé. Une première fois pour intimider. C’est un miracle si la deuxième n’a touché personne dans la brasserie mitraillée. La troisième a blessé trois jeunes gens sur un point de deal.

Un conflit de générations

« Celui qui n’a pas fait de détention passe pour un looser « , reconnaît Me Baptiste Scherrer. L’avocat nîmois le confesse, du simple usage au trafic international, 70% de ses dossiers concernent les stupéfiants. Et la clientèle ne cesse de rajeunir. « Plus qu’à une guerre des territoires, nous sommes confrontés à Nîmes à un conflit de générations, explique le procureur Maurel. Pour simplifier : les jeunes de 18–20 ans, veulent prendre la place des vieux, de 25–30 ans« . « Quand le chef est en cavale à l’étranger ou en prison, ses lieutenants veulent s’émanciper« , complète le commissaire Fougereau, patron de la PJ de Montpellier.

La police ne se contente pas de compter les coups.

Fin septembre 2020, neuf suspects ont été écrouées par la JIRS de Marseille pour leur participation aux fusillades de la galerie Wagner de janvier et février. « Le commanditaire est en prison. Il avait recruté des ‘mercenaires’ d’un autre quartier de Nîmes pour intimider ses anciens lieutenants qui l’avaient évincé« , décrypte une source proche du dossier. « Ces enquêtes demandent du temps parce qu’il nous faut comprendre ces conflits et établir une stratégie pour neutraliser ces équipes« , explique le patron de la PJ de Montpellier qui plaide pour une approche régionale : « On s’aperçoit qu’il existe des alliances entre équipes de différentes villes pour mutualiser les achats de drogue mais aussi pour les règlements de compte« . Des interactions qui se jouent notamment en prison.

lire  plus

000000

 

 

FRANCE 🇫🇷 (OFAST): sa mission, les administrations concernées et ses responsables

L’Office anti-stupéfiants est compétent en matière de lutte contre la production, la fabrication, l’importation, l’exportation, le transport, la détention, l’offre, la cession, l’acquisition ou l’emploi illicites de stupéfiants, contre les opérations de blanchiment liées au trafic de stupéfiants et contre l’usage illicite de l’une des substances ou plantes classées comme stupéfiants.

En liaison avec l’ensemble des administrations concernées, l’Office anti-stupéfiants est chargé de l’évaluation de la menace liée aux trafics de stupéfiants.
Pour accomplir cette mission, l’office, dans le cadre de la législation applicable, centralise, analyse, exploite et communique aux services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, ainsi qu’aux autres administrations et services publics de l’Etat toutes documentations et données statistiques, en lien avec le service statistique ministériel de la sécurité intérieure, relatives à son domaine de compétence.
Dans le cadre de la législation applicable, les services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, ainsi que les autres administrations et services publics de l’Etat susceptibles d’apporter leur concours à l’office lui adressent, dans les meilleurs délais, les informations relatives à son domaine de compétence dont ils ont connaissance.
Pour les infractions qui relèvent de sa compétence, l’office, dans le cadre de la législation applicable, adresse, aux services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, et aux autorités judiciaires, toutes indications utiles à l’identification ou à la recherche des délinquants ainsi que, sur leur demande, tous renseignements nécessaires aux enquêtes dont ils sont saisis.

L’Office s’est substitué au 1er janvier 2020 à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Octris) et à la Mission de lutte anti-drogue (Milad).

Responsable(s)

Cheffe de l’Office anti-stupéfiants

Stéphanie CHERBONNIER, contrôleuse générale des services actifs de la police nationale – 33 (0)1 49 27 49 27

——————————————–

Adjoint à la cheffe de l’Office anti-stupéfiants

Samuel VUELTA-SIMON33 (0)1 49 27 49 27

 

——————————————–

Déléguée de la directrice générale au pôle stratégie

Laurence LARHANT, administratrice des douanes et droits indirects (sur la photo derrière Fabienne Debaux) – 33 (0)1 49 27 49 27

000000

FRANCE 🇫🇷 (Les drogues – Faits et chiffres): le tabac et l’alcool sont responsables d’environ 130.000 décès par an, ce chiffre descend à 30 pour la cocaïne et en-dessous de la barre des 10 morts pour le cannabis

Bien que clivante, la question des drogues illicites prend de plus en plus de place au sein du débat public en France, et plus particulièrement concernant la légalisation ou non du cannabis. L’opinion publique est, en effet, très partagée sur le sujet : si 50 % se positionnent en faveur d’une autorisation de la consommation du cannabis, l’autre moitié y est opposée.

Publié par Statista Research Department,  le 20 oct. 2020

Le rapport qu’entretient la France avec le cannabis est empli de paradoxes : alors que l’Hexagone dispose d’une des législations européennes les plus restrictives, en pénalisant purement et simplement la consommation (à l’inverse d’autres pays comme l’Allemagne qui l’ont dépénalisée, ou encore les Pays-Bas et l’Espagne qui la tolèrent et l’encadrent), c’est aussi en France que l’on trouve la plus forte proportion de personnes ayant déjà expérimenté cette substance (45 %).

Si le cannabis est, et de loin, la substance illégale de prédilection des Français, les autres drogues ne sont pas en reste : la cocaïne arrive en deuxième position des produits illicites les plus expérimentés, suivie par l’ecstasy et la MDMA. Toutes sont en majorité consommées par les jeunes de 26 à 34 ans.
On dénombre, par ailleurs, 1,5 million de consommateurs réguliers d’herbe, preuve que le marché est florissant.

La valeur du marché des drogues illicites est en effet loin d’être négligeable : elle est estimée à plus de 2,3 milliards d’euros en France, donc la moitié est générée par le cannabis seul. À l’échelle européenne, ces chiffres dépassent les 11 milliards d’euros pour la marijuana et atteignent presque les huit milliards pour l’héroïne.

Et la tendance n’est pas à la baisse : entre 2007 et 2010, le nombre d’infractions liées au cannabis est passé de 84.000 à 107.000, de 4.200 à 5.000 pour l’héroïne et est resté stable pour la cocaïne (environ 4.000).
Seule exception : les drogues de synthèse, donc le nombre d’infractions n’a cessé de baisser au fil des années, pour atteindre moins 500 en 2010. Cela peut néanmoins s’expliquer par le fait que de nombreux nouveaux produits de synthèse (NPS) apparaissent avant que l’État n’ait eu le temps de légiférer sur leur interdiction. Ainsi, la consommation de certains produits de synthèse ne peut être punie par la loi.

Quoiqu’il en soit, un important durcissement de la répression des drogues est à constater : si en 2010, environ 36 tonnes de produits stupéfiants ont été saisis, ce volume a presque atteint les 101 tonnes neuf ans plus tard.

Pour Marc Fievet, d‘Aviseur International, les volume saisis ne correspondent en rien à ‘un important durcissement de la répression des drogues’, mais sont dus à la seule progression du marché !

Si toutes ces substances ont bien mauvaise réputation, elles sont loin d’être les plus mortelles : alors que le tabac et l’alcool (considérés comme des drogues licites) sont responsables d’environ 130.000 décès par an, ce chiffre descend à 30 pour la cocaïne et en-dessous de la barre des 10 morts pour le cannabis.

Ce texte fournit des informations générales. Statista ne peut garantir que les informations soient complètes ou exactes. En raison de cycles de mise à jour variables, les statistiques peuvent afficher des données plus récentes que celles référencées dans le texte.

source et plus

000000

ÉTATS-UNIS 🇺🇸 (Commission de la chambre basse du Congrès à Washington): le rapport plaide pour des changements profonds et systématiques dans la manière dont les États-Unis combattent le trafic de drogue

Pour la Commission américaine de la politique antidrogue dans l’hémisphère occidental, le plan Colombie a échoué dans la lutte contre la drogue

Le Congrès des États-Unis a publié un rapport détaillé sur la politique en matière de drogues dans les Amériques, dans lequel il établit une longue liste de recommandations pour arrêter le trafic de drogue et résoudre les problèmes de santé publique créés par la consommation de drogues.

Le rapport donne un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler la lutte contre le crime organisé pendant l’administration du président élu Joe Biden.

Publié par la Western Hemisphere Drug Policy Commission de la chambre basse du Congrès à Washington, le rapport plaide pour des changements profonds et systématiques dans la manière dont les États-Unis combattent le trafic de drogue. Il propose également une plus grande coordination internationale, une approche plus holistique de la formulation des politiques et une révision des sanctions obsolètes imposées aux pays qui n’atteignent pas les objectifs annuels.

«Nous ne mettrons peut-être jamais fin au commerce de drogues illicites, tout comme nous ne pouvons pas éliminer la consommation de substances», lit-on dans le document. « Mais nous pouvons mieux gérer ces graves problèmes grâce à une stratégie globale. »

Le rapport recommande que les États-Unis concluent des «accords d’assistance étrangère» pluriannuels élaborés par des ambassadeurs avec des dirigeants politiques et de sécurité dans les pays. Il souligne que de tels accords permettraient un meilleur échange d’informations, une plus grande transparence entre les pays et des solutions plus rentables pour des problèmes tels que la criminalité organisée, la réforme de la justice pénale et les droits de l’homme.

Les plans pourraient également inclure des efforts de synchronisation pour empêcher les transactions numériques illicites, qui, comme le dit le rapport, sont de plus en plus utilisées par les groupes du crime organisé pour blanchir les produits de la drogue.

« Ce dont un pays comme la Colombie a besoin est très différent de ce dont un pays comme le Mexique, El Salvador ou le Honduras pourrait avoir besoin« , a déclaré Shannon O’Neil, présidente de la Commission, faisant référence à la proposition lors d’une réunion sur le rapport tenue le 3 décembre.

« En ce sens, cela permet d’économiser de l’argent et d’éviter de mettre en œuvre des politiques inefficaces dans un contexte particulier », a-t-il ajouté.
Le rapport rejette les approches traditionnelles de la formulation des politiques en matière de drogues, qui se sont jusqu’à présent avérées limitatives, et propose de ne pas succomber à de faux compromis tels que «la sécurité publique contre la santé publique», qui, souligne le rapport, peuvent entraver des stratégies plus efficaces. holistique et multiforme.

Le rapport a largement utilisé les propres recherches et analyses d’InSight Crime.

SOURCE

Ce que les décideurs doivent faire, poursuit le rapport, c’est de prendre les meilleurs aspects des deux côtés du débat: continuer à investir dans les stratégies traditionnelles, telles que le financement de la formation de la police et la destruction des laboratoires de drogue, mais les compléter en améliorant la santé publique, les droits de l’homme et le développement économique alternatif.

Tout cela exigerait que la communauté internationale se réunisse et associe le secteur privé afin de discuter des moyens créatifs d’apporter des changements à long terme, souligne le rapport.

LIRE PLUS

000000

NARCONEWS de FRANCE 🇫🇷 (OFAST): les matinales de ce 9 décembre 2020

LILLE : la PJ fait tomber un gros trafic de drogue de cité, autour d’un même immeuble à Lille-Sud

NARCONEWS de FRANCE 🇫🇷 : en vrac, les premières du mois de décembre 2020

OFAST (Surv de la Douane – BSI de Lyon): les douaniers aiment les camions primeurs

Vendredi dernier, les douaniers de Lyon ont découvert plus de 181kg de résine de cannabis lors du contrôle d’un camion frigorifique sur l’autoroute A7. La drogue était dissimulée dans les roues de secours du véhicule qui transportait une cargaison de tomates.

En mission sur l’A7 dans le sens Sud-Nord, les douaniers, épaulés par une équipe motocycliste, ont ciblé ce camion immatriculé à l’étranger dans lequel étaient présents deux individus. Une fois le contrôle des papiers effectués, les officiers ont procédé à une inspection approfondie du véhicule à l’aide d’un camion de la brigade scanners mobiles de la douane.


RHONE – Juteux trafic de drogue à Lyon (9e) : les affaires se faisaient en famille

Ce sont six personnes qui ont été interpellées dont trois membres d’une même famille, dans l’enquête sur un trafic de drogue établi dans le 9e arrondissement de Lyon. Le trafic aurait permis d’écouler 150 kg de résine de cannabis en deux ans.


LILLE – Trafic de drogue boulevard de Metz : «J’ai joué, j’ai perdu…»

NARCO logistique: les nouvelles routes de la cocaïne

La cocaïne est un produit mondialisé.

Si le cœur de la production et du trafic est bien l’Amérique latine et si les cartels criminels les plus actifs sont mexicains, les groupes de trafiquants peuvent être aussi bien des mafias italiennes actives du Venezuela à l’Amérique du Nord et à l’Europe, que des Nigérians qui contrôlent la moitié du trafic transitant par l’Afrique, ou des groupes terroristes jihadistes dans le Sahel et le Sahara.

On estime la production actuelle de cocaïne pure entre 746 et 943 tonnes, suivant le rendement estimé lors de la conversion de la feuille de coca en cocaïne. Un rendement réévalué d’ailleurs, car les laboratoires se perfectionnent. Globalement, le marché mondial augmente peu, après un pic en 2007. En revanche, il se diversifie : stagnant chez les consommateurs historiques (Américains et Européens), il augmente en Asie, en Océanie, en Afrique de l’Ouest et au Brésil. De fait, de nouvelles routes transpacifiques, et surtout transatlantiques vers l’Afrique, se sont ouvertes au cours des années 2000.