FRANCE 🇨🇵 (DNRED) : aux gabelous enquêteurs, renseignés et avisés

Pour mémoire, ce MESSAGE du 5 février 2002

Origine : NS55 – Marc F. X. Fiévet

Salut !

Votre grande administration, les Douanes Françaises, permet d’apporter une contribution non négligeable à l’action internationale menée contre le narcotrafic. C’est un fait et je suis heureux de vous féliciter pour votre appartenance à ce grand service de l’État.

Toutefois, je reste surpris de votre profond silence face à l’immobilisme démontrée par votre directeur général, l’excellent Alain CADIOU qui, pour résoudre la situation de l’agent infiltré que je fus pour votre service, ne fait strictement rien d’efficace. J’ai pensé pendant quelques semaines qu’il avait été un champion de poursuites cyclistes sur piste où l’art du surplace est une des qualités majeures requises. Non, après enquêtes approfondies, l’immobilisme n’est provoqué que par une tétanie devant une justice de classe, qui se permet encore aujourd’hui de considérer le justiciable comme un excrément!

Ces fonctionnaires-magistrats, seraient-ils devenus INACCESSIBLES, pour résoudre humainement l’anomalie juridique que je suis devenu!

Les tergiversations de Monsieur CADIOU pour ne pas solutionner rapidement et définitivement mon dossier sont vraiment difficiles à comprendre.

Je prie Dieu chaque jour que vous n’ayez jamais à répondre d’un égarement pour le bien du service qui ne serait pas couvert par le saint Dalloz, car vous risqueriez alors de connaître les geôles de la république, le froid des bancs de céramique des cachots policiers et les affres de la garde à vue, sans parler de l’incarcération qui traumatise et balaye tout sur son passage. Votre direction générale, mise à part une attitude totalement irresponsable, due en grande partie à la distance, se chiffrant en années-lumière, qui la sépare des réalités du terrain ne ferait rien pour vous sortir d’une impasse où votre hiérarchie pourrait vous avoir pousser pour satisfaire l’atteinte de résultats.

Surtout, mes chers gabelous, pas de vagues, pas de zèle, pas de bruit et surtout pas d’initiative. Profitez de vos 35 heures, et durant vos heures de présence au service de la nation, soyez sur la plus grande réserve, ….. Cultivez l’art de l’expectative!

Je sais pouvoir compter sur votre intelligence pour que jamais, vous ne soyez dans une situation similaire à la mienne.

Courage, fonctionnaires gabelous, l’important n’est-il pas d’atteindre la retraite, intacts et nantis.

Votre toujours dévoué, NS 552674ème jours de détention

P.S: La grâce présidentielle qui m’avait été présenté comme la solution par Jean PUONS ne servirait-elle qu’à gracier les copains du locataire de l’Élysée. A ce jour, seul l’avocat RPR, Alex URSULET, gendre de Bernard PONS a pu en bénéficier !

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En 2006, la juge d’instruction Sophie Clément rendit un non-lieu et, dans ses conclusions, elle reconnaissait que Marc Fiévet ne s’était pas livré à un trafic de stupéfiants, puisqu’il était chargé d’infiltrer un réseau.

Blanchi donc par cette décision de la justice française en 2006, Bercy et Montreuil feront la sourde oreille et n’hésiteront pas à faire réécrire les faits par les meilleurs énarques, valets de plume, pour se dédouaner.

Le premier à utiliser sa plume fut l’énarque Erwan Guilmin, suivi par Michel Baron, et Thomas Charvet

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FRANCE 🇫🇷 (Florian Colas – DGDDI) : les défis auxquels doivent faire face les douaniers

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FRANCE 🇨🇵 (narco-business) : la douane portée aux nues par Amélie de Montchalin

Lors de la présentation du bilan annuel des douanes à La Seyne-sur-Mer (Var), la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin a  rappelé le rôle de la Douane.

« L’année 2024 a été marquée par une mobilisation exemplaire ! Je tiens à exprimer toute ma gratitude aux douanières et douaniers de Bercy pour leur engagement sans faille et ces résultats remarquables. Une fois de plus, la douane a répondu présente pour protéger notre Nation et servir nos concitoyens. « Agir pour protéger » n’est pas qu’une devise, c’est une mission que la douane a incarnée avec détermination tout au long de l’année.« 

« Elle a de nouveau montré qu’elle est en première ligne contre ceux qui veulent gangréner notre société par le narcotrafic », ajoutant que le trafic submerge un peu les services douaniers. 

Du coup Gilbert Beltran, le taulier des douaniers de Paris-Aéroports en remet une couche: « Dire qu’on n’est pas un peu submergé par le phénomène serait mentir« .

C’est vrai, vendredi matin, les douaniers ont tapé à CDG 4,8 kilos dans les valises d’une brésilienne, en transit depuis Sao Paulo pour rejoindre Hambourg. La « blanche » était habilement dissimulée dans les bagages, compressée en deux plaques enroulées de film plastique noir et placées dans le double fond des valises, explique Philippe Rafi, chef divisionnaire à la tête de deux terminaux de l’aéroport.

Si les gabelous sont débordés,  il faut du renfort… Si Amélie de Montchalin ne décide pas d’un grand plan de recrutement,  on pourrait penser qu’elle se contente des  saisies douanières, très faibles par rapport au volume des cargaisons importées.

Alors Amélie de Montchalin,  un grand plan? 

Avec de quoi scanner sérieusement les conteneurs qui entrent en Europe via les ports français, avec des brigades renforcées, avec la DNRED et surtout en repassant en priorité absolue la lutte contre le narcotrafic et ses boss. C’est l’intérêt général qui vous l’ordonne !

Allez, du courage Amélie, pour succéder dignement à Michel Charasse.

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FRANCE 🇫🇷 (Douane Française) : retour sur les meilleures espiègleries de nos institutionnels

REPRISE de l’article du 8 janvier 2017 paru dans le Parisien rédigé par Stéphane Sellami sous le titre:

FRANCE 🇫🇷 (Antistups) : autre scandale d’Etat, à la DNRED certains n’avaient pas le « cul propre »

C’est une découverte inattendue qui relance les suspicions quant à l’objectif réel poursuivi par les douanes après l’improbable saisie de 7 tonnes de résine de cannabis, en octobre 2015, dans le XVIe arrondissement de Paris.

Dans ce dossier, le rôle controversé d’un informateur des policiers de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), a conduit à son arrestation en février 2016 en Belgique, puis à son incarcération en France. Depuis, Sophiane HAMBLI., 41 ans, originaire de Mulhouse (Bas-Rhin), a été rejoint en détention par huit complices présumés. Lui a toujours affirmé avoir agi à la demande de l’OCRTIS, et surtout, avec l’aval de la justice française…

A l’époque de la découverte de cette impressionnante quantité de haschisch, les agents de la puissante Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), un des six services de la communauté du Renseignement en France, agissant sous le sceau du secret-défense, avaient affirmé tout ignorer de la présence de l’informateur de l’OCRTIS dans ce dossier.

Un indicateur présenté comme un baron de la drogue

Une affirmation désormais battue en brèche après la découverte, le 12 décembre dernier, d’« éléments de travail » concernant Sophiane HAMBLI., lors de la perquisition du siège de la DNRED à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) par les gendarmes de la section de recherches (SR) de Paris. Une perquisition menée dans une autre affaire, à la demande des juges d’instruction du pôle financier parisien, Aude Buresi et Serge Tournaire, après une autre saisie « douteuse » de 43 t de café contrefait, en juillet 2015, par les douanes.

Jeudi, le chef adjoint de l’antenne de la DNRED au Havre (Seine-Maritime) où plus de 800 000 € en liquide avaient été saisis, toujours le 12 décembre, a mis fin à ses jours sur son lieu de travail. Ce douanier « estimé » avait exprimé son sentiment « profond de trahison » après la découverte de cette somme dans le cadre de l’enquête menée par les deux juges parisiens.

Les documents relatifs à Sophiane HAMBLI., eux, ont été récupérés dans le bureau de l’adjointe opérationnelle à la DNRED. Ils datent de plusieurs mois avant son arrestation. Selon nos informations, cet indicateur de l’OCRTIS faisait l’objet d’une attention toute particulière de la part des douaniers. Il y est notamment décrit comme « supervisant depuis sa prison de Nancy l’importation de quantité importante de résine de cannabis entre le Maroc et la France ». Sophiane HAMBLI. est présenté comme « le boss du trafic européen de résine de cannabis », capable d’importer « plusieurs tonnes par semaine ».

Les douaniers ont-ils voulu faire tomber le si précieux indic de leurs rivaux de l’OCRTIS ?

Les mêmes documents laissent ainsi entendre qu’un aviseur (informateur) des douanes est impliqué dans la chute du « tonton » des policiers de l’OCRTIS…

Une arrestation qui n’est pas sans conséquence puisqu’il semble désormais acquis qu’elle a mis à mal le démantèlement d’un vaste réseau d’importation de résine, piloté depuis le Maghreb par un certain Moufid BOUCHIBI,, un autre « baron de l’or vert » multimillionnaire…

Sollicité, l’avocat de Sophiane HAMBLI., M e Joseph Cohen-Sabban précise que « les douanes ont volontairement porté atteinte à une opération de police en inventant purement et simplement, sur procès-verbal, les circonstances de la découverte de cette drogue à Paris. J’ai, d’ailleurs, déposé plainte contre les douanes quant au caractère mensonger de leurs déclarations ».

L’actuel directeur régional des douanes de Perpignan, David Cugnetti, était à l’époque à la DNRED et aux manettes de cette opération sous la direction d’Erwan GUILMIN, avant de passer quelques mois de « repos » à la DR de Lyon.

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L’argent sale est partout assurément, chez les virtuoses magouilleurs de Montreuil également

Les enquêteurs de la Gendarmerie avaient trouvé dans les locaux de l’Échelon de la DNRED du Havre près de 800 000 euros, dont 740 000 dans une valise et 40 000 dans un fauteuil.

Les relations de François Thierry de l’OCRTIS et de son apporteur d’affaires, Sofiane Hambli, intéressaient au plus haut point Erwan Guilmin, le directeur de la DOD (la Direction des opérations douanières) et Davis Cugnetti, qu’il n’hésitèrent pas à faire saisir une cargaison de plus de 7 tonnes de cannabis…appartenant à Hambli, n’imaginant pas le cataclysme qu’il allait provoquer.


A la suite de cette saisie, l’enquête, comme c’est la coutume, fut confiée à l’OCRTIS qui fut dessaisi quelques jours plus tard et pour cause, puisque la cargaison était sous contrôle de François Thierry…et le dossier fut refilé aux gendarmes!

Entre ces cousins policiers et douaniers des régaliennes chargés de la lutte contre les stups, c’est la mésentente depuis des décennies et toutes les vilenies dont se rendirent coupables les policiers contre la DNRED seraient trop longues à détailler ici.
Policiers et douaniers n’étant pas réellement des amis, et ces derniers ayant trop souvent subi les attaques des policiers qui n’hésitaient jamais à chasser le douanier plutôt que les trafiquants… De perturber les opérations que menaient François Thierry ne pouvait que réjouir les ‘superdouaniers’ de la DOD!
Sauf que… pour s’engager dans ce type d’opérations, il faut, comme on dit vulgairement, avoir le cul propre. Pas de bol, Erwan Guilmin n’avait pas le cul propre!

Et tout ce qui arrive, ce renvoi de six hauts gradés de la DNRED en correctionnelle par la juge Aude Buresi, est donc la conséquence logique de la suffisance d’Erwan Guilmin, la conséquence logique des règles élémentaires de sécu qu’il ne s’appliquait pas et la conséquence logique de son ambition dévorante due sans doute au fait qu’en tant qu’énarque, il se sentait au dessus de la loi, entraînant alors avec lui tous les egos surdimensionnés qui l’entouraient.

Silence radio et promotions assurées

Les résultats réclamés par les ‘stratifs’ de Montreuil, l’ex DG Jérôme Fournel et l’ex DG Hélène Crocquevieille, ne peuvent justifier une telle dérive.

L’échelon DNRED du Havre était un coffre-fort

Les gendarmes méthodiquement vont donc effectuer des perquisitions légales et là, lors de l’une d’elles, à l’échelon DOD du Havre, ils trouvent un gros paquet de biffetons…800.000 euro! Pascal Schmidt, explique sérieusement que l’argent appartient à un certain Zoran Petrovic…

Quatre mois plus tard, douze personnes ont été placées en garde à vue, dont Pascal Schmidt, le responsable de la DOD du Havre, et plusieurs supérieurs hiérarchiques. Tristement, quelques semaines après la perquisition, un adjoint de Pascal Schmidt se suicidera sur son lieu de travail.

Pour la justice, ces hauts gradés « ont enfreint la loi dans l’unique but de réaliser des saisies avantageuses pour l’image médiatique de la DNRED mais sans aucun résultat concret sur le plan de la lutte contre la contrebande« , c’est la conviction de la juge Aude Buresi et du parquet et donc dans son ordonnance du 11 mai, la juge Aude Buresi a décidé de faire juger Jean-Paul Garcia pour « détournement de fonds publics par négligence ». La magistrate, conformément au réquisitoire du parquet de Paris, estime qu’il « est resté sourd aux multiples alertes » de ses services, permettant ainsi la collaboration et la rémunération de Zoran Petrovic, l’informateur au cœur de l’affaire, pourtant sur liste noire depuis 2009. Mais il est bon de se poser la question

Jean Paul Garcia et l’ancien patron de la Direction des opérations douanières (DOD) au Havre, Pascal Schmidt, seront les deux principaux prévenus du procès, accusés d’être la cheville ouvrière de ces importations de marchandises contrefaites, et seront aussi jugés pour « corruption » et « blanchiment ».

La juge ordonne également un procès pour Vincent Sauvalère, ex-numéro 2 de la DNRED et pour son successeur Erwan Guilmin. Son adjointe à l’époque des faits, Magalie Noël sera également jugée. Tous trois ainsi qu’un responsable régional seront jugés, notamment, pour « complicité » des importations frauduleuses, « escroquerie en bande organisée » et « détournement de fonds publics ».

La marchandise frauduleuse déclenchant les poursuites et à l’origine de l’affaire judiciaire, n’était qu’un bidonnage à la mode douanière d’une saisie d’une cargaison de café, d’un poids total de 43 tonnes, qui avait été « découverte » le 3 juillet 2015 dans un camion et un hangar, officiellement sur la base d’un renseignement recueilli par les super-douaniers de la DOD de la DNRED.

La honte, ils montaient des opérations bidons pour faire croire qu’ils étaient super rencardés … c’est plus facile!

A Bercy, on s’était même fendu d’un communiqué triomphant : »Une première sur le territoire national »…. Là aussi, quand il s’agit d’exister médiatiquement, tous, ministres en tête, sont de bons clients!

Vincent Sauvalère était en poste à Bruxelles…à l’OLAF plus précisément, le machin anti-fraude de l’Europe. Vincent Sauvalère venait de la DOD (Direction des Opérations Douanières de la DNRED) et c’est l’énarque Erwan Guilmin qui l’avait remplacé.

Ça commence bien cette histoire, sauf que, sauf que ces grands spécialistes des opérations douanières avaient trouvé la solution pour se faire « mousser » (c’est bon pour le déroulement de carrière), en organisant, avec un comparse recruté pour ses connaissances dans le monde obscur des trafics en tous genres, des opérations bidons, voire des trafics qu’ils couvraient.

Tout a une fin, même quand on s’estime au dessus des lois.

Dans un rapport de synthèse d’octobre 2017 deux juges d’instruction, Aude Buresi et Clément Herbo, qui enquêtaient sur ces brillants satrapes de Bercy, ont écrit :

« Nos investigations font ressortir, pour chaque affaire douanière, une implication incriminante de l’aviseur (Zoran Petrovic), et matérialisent une complicité du commandement de la Direction des opérations douanières (DOD) dans les schémas d’importation de marchandise de fraude», tout en soulignant «la participation active de Zoran Petrovic à de multiples trafics». Très loin, donc, des «dysfonctionnements localisés» avancés au début de l’enquête ouverte au pôle financier de Paris, à la suite d’une saisie particulièrement suspecte en juillet 2015.

Erwan Guilmin

Dans le cadre de cette procédure, un document classé «secret défense» a même été caviardé par l’énarque menteur Erwan Guilmin pour dissimuler à la justice le véritable statut du trafiquant indicateur.


Suspicions

Ancien parachutiste de l’armée serbe reconverti dans l’import-export, Zoran Petrovic a été condamné plusieurs fois pour vols et séjours irréguliers depuis son arrivée en France, en 1992.

«Tamponné» par la Brigade de répression du banditisme à la fin des années 90, il collabore ensuite avec plusieurs services de police et de renseignements, très intéressés par sa connaissance du milieu yougoslave et ses connexions dans les Balkans.

Vincent Sauvalère

En novembre 2008, par l’intermédiaire d’un autre informateur, le Serbe est approché par Vincent Sauvalère, qui vient de prendre la tête de la Direction des opérations douanières (DOD), la principale division opérationnelle de la DNRED. D’abord affecté au groupe «stups», Zoran Petrovic permet d’initier un premier dossier portant sur un chargement de 700 kilos de cocaïne, mais l’affaire périclite rapidement. Peu de temps après, son nom est associé à une autre affaire de drogue, baptisée «Hard Rock Cafe», qui lui vaudra d’être mis en examen pour «trafic de stupéfiants».

Véronique Degerman

Lors d’une réunion au parquet de Paris, la vice-procureure de la République, Véronique Degermann, exprime son «ras-le-bol» mais accepte que la DNRED continue à travailler avec Zoran Petrovic, à condition qu’il oublie les stups.

Toujours cornaqué par Vincent Sauvalère, l’aviseur se rapproche alors du groupe «cigarettes», dont il était jusqu’ici un objectif important en raison de sa proximité avec un des principaux réseaux chinois de contrebande. «Là, Sauvalère nous dit que Zoran est quelqu’un
d’envergure, et que nous avons tout intérêt à en faire un aviseur plutôt qu’une cible», a expliqué l’ancien responsable du service aux magistrats. Une importante affaire de cigarettes est alors réalisée avec le parquet du Havre mais, à nouveau, des doutes apparaissent sur les véritables intentions de l’indic. «Je sentais qu’il y avait des choses bizarres qui se passaient autour de cette source sans pour autant les identifier précisément», confiera Roger Combes, alors chef de la DOD de Paris, tout en précisant avoir eu pour «ordre» de travailler avec le Serbe en dépit de ses suspicions.

Peu de temps après, des menaces de mort proférées par Zoran Petrovic contre l’un de ses agents traitants, vont finalement conduire le service à s’en séparer.

«Je crois vraiment que nous avons tout intérêt à nous débarrasser, une fois pour toutes, d’un partenaire devenu bien trop instable», écrit Roger Combes dans un mail d’octobre 2009.

Officiellement, «Z» est blacklisté dans la base centrale des sources, comme le veut la procédure. Ce qui ne va pas empêcher Vincent Sauvalère de continuer à le faire travailler en s’affranchissant de toutes les règles d’usage. Il faut comprendre..c’est tellement facile de se la péter pour des résultats bidons ! Beau tremplin pour Bruxelles !

Embrouilles administratives

Rattaché successivement aux antennes de Bordeaux et de La Rochelle afin de diversifier les juridictions référentes, Zoran Petrovic est finalement positionné à l’antenne du Havre. Il a désormais deux agents traitants : le nouveau patron de la DOD du Havre, Pascal Schmidt, et l’inévitable Vincent Sauvalère dont l’adjointe, Magalie Noël, est également dans la combine. Le grand patron de la DNRED, Jean-Paul Garcia, aurait eu une «connaissance exhaustive» de tous les dossiers réalisés grâce à Zoran Petrovic, s’est il fait enfler par ces forcenés du résultat!

Jean-Paul Garcia

Pour mieux brouiller les pistes, quatre nouvelles immatriculations sont attribuées à Zoran Petrovic, créées sur la base de vrais faux papiers d’identité dont l’enquête n’a pas encore permis de déterminer l’origine.
Une de ces identités est exclusivement utilisée pour les affaires de contrefaçons, une autre pour les cigarettes et une troisième pour les armes. Pendant au moins six ans, le Serbe va ainsi servir de pivot aux principales affaires douanières. Pour la seule année 2013, sur 181 tonnes de cigarettes saisies par les douanes, plus de 105 tonnes sont passées par le port du Havre. Le reste se répartit principalement entre les antennes de Bordeaux et de La Rochelle, elles aussi rencardées par le célèbre aviseur.

Un business parfaitement rodé. «Mon rôle était toujours le même,raconte le Serbe en garde à vue. Je devais assurer l’entrée de la marchandise sur le territoire et l’emmener jusque dans l’entrepôt situé au Havre. Tout cela a été fait sous le contrôle des douaniers, du début à la fin.» A chaque fois, le modus operandi est identique : un nom de société existante est pris au hasard et désigné comme destinataire de la marchandise. Une fois la marchandise arrivée au port du Havre, les cargaisons transitent ensuite par des entrepôts contrôlés par la DNRED. L’antenne du Havre avait «la maîtrise totale de la logistique», insiste Zoran Petrovic. Selon nos informations, des équipes de douaniers étaient régulièrement réquisitionnées pour escorter les cargaisons du Serbe jusqu’à leur destination finale.

« Au cours de ces opérations clandestines, les agents avaient ordre de leur hiérarchie de couper leurs portables et d’utiliser des téléphones d’emprunt, comme de vulgaires dealers. »

«En toute amitié»

Pour chaque conteneur saisi, Zoran Petrovic était rémunéré au moins 20 000 euros par l’administration douanière.

Mais les véritables bénéfices étaient réalisés sur la marchandise qu’il importait par ailleurs en toute tranquillité. Des dizaines de tonnes de cigarettes de contrebande ont ainsi inondé le marché sans être saisies, en dépit de nombreuses alertes, avec la » bénédiction » des magouilleurs de la DOD.

En février 2015, les autorités américaines avertissent leurs homologues français de l’arrivée de plusieurs conteneurs de cigarettes.
Trois mois plus tard, c’est l’attaché douanier à Dubaï qui signale la présence d’un conteneur. Aucun n’est contrôlé.

Mais régulièrement, en vertu du deal avec la DNRED, ces livraisons donnent lieu à une saisie spectaculaire.

Comme ce 20 juillet 2015, dans l’Aisne, lorsque les douaniers de Laon interceptent plus de 9 tonnes de cigarettes de marque Che et Richman dans un poids lourd immatriculé en Croatie. Le communiqué triomphal est encore visible sur le site des douanes. «Cette nouvelle saisie est le résultat d’une stratégie globale de protection de l’espace national», s’y félicitent les gabelous.

Le grain de sable

Mais le système va finir par dérailler. Le 3 juillet 2015, la DNRED réalise une saisie record : 43,3 tonnes de café contrefait découvert dans un semi-remorque et un entrepôt à Argenteuil (Val-d’Oise). En une seule prise, les douaniers sont passés de 30 % à 45 % de leurs objectifs annuels. Mais là encore, l’affaire a été montée de toutes pièces par «Z» qui, en contrepartie, a bénéficié de l’absence de contrôle par les douaniers du Havre de six conteneurs de cigarettes de contrebande, soit environ 70 tonnes. «Le café n’était qu’un leurre permettant à la DNRED d’afficher une belle saisie en volume de marchandise contrefaite alors qu’elle n’était que la contrepartie d’une absence de contrôle des importations réalisées et organisées par Zoran Petrovic » soulignent les magistrats.

Le » Boomerang «

En décembre 2016, (à la suite de la saisie de cannabis Bd Exelmans (affaire Francois Thierry et Sofiane Hambli), l’OCRTIS est dessaisi du dossier au profit de la Gendarmerie et…) lors d’une perquisition à l’échelon DNRED du Havre, les gendarmes découvrent près de 800 000 euros en espèces dans le bureau de Pascal Schmidt, un des agents traitants de Petrovic.

Le parfum de corruption est d’autant plus tenace que les enquêteurs mettent aussi la main sur une montre Chopard au domicile du douanier. En garde à vue, «Z» fini par reconnaître que la tocante venait bien de lui. «Le fait d’offrir une montre à Pascal Schmidt, ce n’est pas de la corruption pour moi, s’est-il justifié. C’est un cadeau en toute amitié.»

Jusqu’où la haute hiérarchie douanière a-t-elle couvert les trafics de sa poule aux œufs d’or ?

Interrogés plusieurs fois, les principaux responsables se sont renvoyés la balle, mettant en avant les objectifs chiffrés et la pression du résultat. «Nous étions d’accord pour dire que ces objectifs quantitatifs étaient déconnectés de la réalité du trafic de cigarettes sur le territoire national, et que de fait ils nous obligeaient à orienter nos sources sur le trafic de cigarettes», a expliqué Magalie Noël, évoquant les «pressions de la Direction générale». «Les objectifs contrefaçons et cigarettes étaient en augmentation constante et ne pouvaient pas être atteints sans une saisie de conteneurs», a abondé Vincent Sauvalère. Soupçonnés d’avoir couvert les activités de «Z» pendant des années, ils ont été mis en examen, entre autres, pour «escroquerie en bande organisée», «détournement de fonds publics», «faux et usage de faux» et «importation en bande organisée de marchandises contrefaites».


«Manipulation»

Autre cadre épinglé : Erwan Guilmin, le successeur de Vincent Sauvalère à la tête de la DOD, qui a juré ses grands dieux ne jamais avoir été informé de la présence de Zoran Petrovic sur liste noire. «On m’a sans doute berné», a expliqué Guilmin aux juges, allant jusqu’à évoquer une «manipulation».
Une version mise à mal depuis par un autre témoignage accablant. Il émane d’un cadre du secrétariat général de la DNRED, chargé de gérer la base centrale des sources et de tenir à jour les enregistrements, les radiations et la fameuse liste noire. Début 2016, le cadre reçoit une réquisition judiciaire du juge Jean Gervillié, qui enquête sur une affaire de stups impliquant Zoran Petrovic «Jean-Paul Garcia [alors patron de la DNRED] m’a demandé sur un Post-it de vérifier une liste de noms, a raconté le témoin. J’ai fait opérer immédiatement par mes services cette vérification et fait rédiger une note classifiée manuelle par un de mes agents. Cette note mentionnait expressément que Zoran Petrovic était sur liste noire

La note doit alors être envoyée au service juridique, chargé de la transmettre au juge d’instruction. «Je devais faire porter cette note par un chauffeur sous pli fermé, poursuit le cadre. Mais M. Erwan Guilmin m’a indiqué qu’il se chargeait de l’amener directement. Je n’ai pas pu refuser car il m’en a donné l’ordre.»
Le cadre s’exécute. Mais à la suite d’une demande de déclassification, un an et demi plus tard, l’inspection générale des douanes se rend compte que le document transmis à la justice, pourtant classé « secret défense », ne correspond pas à l’original. L’écriture est différente.

Surtout, le nom de Zoran Petrovic n’apparaît plus sur liste noire. Un tour de passe-passe assimilable à une dissimulation de preuves, délit passible de cinq ans de prison. Contactés par Libération, les avocats des personnes mises en cause, toutes présumées innocentes, n’ont pas souhaité réagir.

Depuis, Erwan Guilmin est devenu « Chargé de mission à la sous-direction des politiques sociales – Secrétariat général » au Ministère de l’économie et des finances en janvier 2018.

Introuvable et ne figurant sur aucun listing téléphonique à Bercy, et…

Et à la DG de la Douane française, contactée par Marc Fievet, on ne sait que bredouiller…Alzheimer a frappé grave!

Encore heureux que dans ces affaires le « SECRET DEFENSE » n’a pas été décrété !

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FRANCE 🇫🇷 (Douanes de Paris-Aéroports) : il semblerait impossible a priori de passer entre les mailles du filet, mais impossible n’est pas français

Les douaniers de l’aéroport d’Orly savent organiser un solide comité d’accueil à hauteur du terminal 3. Mais, sont-ils assez nombreux ces douaniers en civil et en uniformes, tous experts du ciblage, qui attendent de pied ferme les quelque 400 passagers du vol Air France 841 en provenance de Fort-de-France, en Martinique.

Les frontières ne disposent que de filets troués

Gilbert Beltran,

Orly, comme Roissy ne peuvent réellement arrêter l’arrivage de la coke par mules par manque de personnel. C’est une réalité et toutes les affirmations savamment distillées par la DGDDI (Direction générale) comme par le D.I. Gilbert Beltran, le directeur interrégional des douanes de Paris-Aéroports, ne sont que des déclarations délibérément mensongères qui permettent, pensent-ils, démontrer à l’opinion publique que la Douane est en capacité de sécuriser nos frontières. Il n’en est rien!

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ESPAGNE 🇪🇸 (Galicia) : tromperie et corruption pour inonder l’Europe de cocaïne

Excellent article de Víctor Méndez Sanguos de NARCODIARIO qui aborde le sujet de la corruption endémique en Espagne

La Galice est revenue sur le devant de la scène en précisant que l’Andalousie rivalise déjà avec elle en tant que porte d’entrée majeure. Les drogues colombiennes n’ont jamais été aussi bon marché. Derrière ce boom, outre la surproduction en Amérique latine et la demande brutale de stupéfiants en Europe, se cache un système alimenté par l’argent noir et dirigé par des criminels en col blanc qui protègent les narco-organisateurs des poursuites de la police.

L’année 2023 a marqué des records historiques en matière de saisies de cocaïne en Espagne

Plus de 140 tonnes, selon les données fournies par la Sécurité intérieure à l’époque. Cependant, les prix ont continué à baisser. Quelque chose n’allait pas. La police a localisé le plus grand laboratoire de production de drogue colombien jamais découvert en Europe, à Cerdedo-Cotobade, mais, au même moment, des trafiquants de drogue transportaient en douce 5 000 kilos de cocaïne dans un narco-sous-marin. L’année s’est terminée par d’importantes saisies de conteneurs, tant à Algésiras (9,5 tonnes) qu’à La Corogne (7,5 tonnes). Aux tables de négociation des grands patrons, le prix de la reine des drogues a cependant continué de baisser.

En 2024, les chiffres des saisies ont diminué, mais sont restés très élevés

Les autorités ont réussi à atteindre certains des prétendus barons de la drogue « invisibles » en Galice et dans d’autres régions d’Espagne, dans le cadre d’opérations qui, cependant, sont restées inachevées. Les images de millions d’euros entre les mains de trafiquants de drogue ont attiré l’attention, d’abord dans les Rías Baixas, puis, plus encore, à Madrid.

Les 20 millions d’euros trouvés dans la maison de Óscar Sánchez Gil, un policier qui collaborait avec des trafiquants de drogue auraient pu servir d’avertissement, tout comme les 13 000 kilos de cocaïne saisis en novembre dans la plus grande cargaison de drogue jamais vue en Espagne.

Les narcos continuent de travailler et ils le font partout

Le déchargement de drogue en plein jour, sécurisé par des tueurs à gages armés de kalachnikovs, sur le quai de Las Carabelas à Huelva, en est l’exemple le plus clair.

Les forces de l’ordre continuent d’obtenir des résultats, certains trafiquants de drogue finissent en prison, mais le commerce continue de prospérer, peut-être plus fort que jamais.

Pour comprendre les causes de ce qui se passe, au-delà de la surproduction déjà éculée en Amérique latine et de la demande extrêmement forte en Europe, il faut analyser un nouveau scénario, largement révélé par le décryptage des communications des principaux trafiquants de drogue à travers les plateformes Sky-ECC, Encrochat et Anom, et, plus récemment, d’autres comme Ghost. Dans le monde du crime organisé, les criminels en col blanc ont proliféré, jouant un rôle crucial dans le maintien de l’activité et l’augmentation de leurs profits : ceux qui se livrent à la tromperie, à la corruption et à la fraude, faisant des victimes partout où ils vont, aussi bien parmi les personnes honnêtes que parmi les trafiquants de drogue eux-mêmes.

Des accords avec les autorités judiciaires

Les forces de sécurité et le Bureau du Procureur général, conscients de ce qui se passe, ont mis en place des mécanismes d’alerte pour faire face à un ennemi qui reste souvent sans visage, ou qui a de nombreux visages différents. Certains d’entre eux sont des avocats, selon des sources policières très fiables, mais dans d’autres cas, il s’agit simplement d’individus offrant leurs services à diverses organisations criminelles. Ils assurent la sécurité et la solvabilité des trafiquants de drogue, allant jusqu’à conclure des accords avec les autorités judiciaires qui aboutiraient à des réductions de peine. Et ils citent comme exemple des situations vécues en Galice et en Andalousie, principalement, mais aussi à Madrid, au Levant et en Catalogne : des arrestations et des saisies sont réalisées, mais de grands barons de la drogue, certains n’ont jamais été condamnés, d’autres continuent de faire passer en contrebande de la cocaïne ou du haschisch en quantités sans précédent. Et ils semblent intouchables…

En 2025, en Galice, des proches des barons de la drogue proposent de « remettre » un narco-sous-marin en échange de faveurs dans la phase procédurale d’autres affaires

En Andalousie, le cas de l’ancien chef de l’OCON Sur, l’unité d’élite de la Guardia civil, continue de perturber la scène. La vérité est que les fleuves Guadiana et Guadalquivir sont devenus une importante autoroute de la cocaïne, et alias Yeyo, l’auteur présumé d’une grande partie du trafic de drogue dans cette région, est toujours en liberté. Son nom apparaît en première page des cibles du groupe de travail anti-drogue. Plusieurs sources indiquent que des déchargements comme celui du quai de Las Carabelas portent son sceau. Ancien pilote de bateau à moteur, la Formule 1 des mers, il aurait utilisé ces compétences pour se faire un nom, d’abord comme batelier et maintenant comme patron présumé. On voit également à l’arrière-plan « Le Messi du haschisch », qui se trouve à Tanger et tire les ficelles. On dit qu’il aurait livré l’auteur du crime de Barbate en échange d’être laissé tranquille. Et ce n’est pas exclu. Et puis il y a Dubaï. Les vols aller-retour de l’aéroport de Barajas vers les Émirats arabes unis reçoivent un flux constant de ces individus offrant des services qui profitent à quelques-uns et nuisent à beaucoup d’autres. Ils cherchent à atteindre les plus hauts niveaux possibles, les échelons supérieurs des organisations internationales, pour leur « vendre » l’immunité dont ils bénéficient déjà de facto. Dans ces affaires, les criminels de moindre envergure s’en sortent souvent mal et sont eux-mêmes arrêtés. Et pendant ce temps, ils réalisent des bénéfices dans différents scénarios.

Le policier avec les 20 millions d’euros chez lui

Derrière le trafic international de drogue, un seul élément compte pour les grandes mafias : l’argent qu’elles peuvent gagner. C’est pourquoi ils n’hésitent pas à utiliser tous les moyens à leur disposition pour maintenir leur entreprise à flot et, si possible, la faire croître de jour en jour. Un exemple très illustratif de l’ampleur avec laquelle ce réseau de tromperies et de mensonges a influencé l’escalade des envois de cocaïne non seulement en Espagne, mais dans tout le monde occidental, a été la chute de Óscar Sánchez Gil, l’inspecteur responsable du blanchiment d’argent à la Direction Générale de la Police de Madrid. Son arrestation, dans le cadre d’une opération conjointe entre les Affaires intérieures et la Brigade centrale des narcotrafiquants de l’Udyco Central, fait suite à la saisie de 13 000 kilos de drogue colombienne dans un conteneur au port d’Algésiras, la plus grande cargaison jamais saisie sur le sol espagnol à ce jour.

Ce policier, qui a caché les fameux 20 millions d’euros dans le mur de sa maison, était depuis longtemps employé par diverses organisations criminelles. La tromperie et les mensonges ont permis à ces cargaisons d’entrer dans le pays.

Les experts : « C’est un jeu de portes qui s’ouvrent et se ferment et de vols qui vont et viennent. »

Après avoir rencontré des experts en application de la loi qui reconnaissent la capacité de divers acteurs à tirer les ficelles en coulisses, ce qui, dans la plupart des cas, aboutit à tromper les autorités, à l’emprisonnement de certains trafiquants et à l’impunité d’autres. « Ils fournissent rarement des informations sur les drogues. C’est juste un jeu de portes qui s’ouvrent et se ferment, de vols qui vont et viennent », expliquent les experts.

Les rencontres en face à face à Madrid, Marbella, en Galice et surtout à Dubaï font partie de la routine des personnes liées au trafic de drogue.

Dans la plupart des cas, il s’agit d’avocats ou de professionnels qui se rendent légalement à un endroit ou à un autre pour exercer leur profession conformément au cadre juridique en vigueur. Mais certains opèrent sur la fine ligne entre le bien et le mal, en profitant toujours à ceux qui ont le plus d’argent : les grands patrons, ceux qui continuent d’opérer dans les zones susmentionnées sans offrir aucune opportunité aux forces de sécurité.

« Souvent, ce ne sont que des mensonges que les procureurs et la police ne croient généralement pas », soulignent les autorités, qui avertissent que « ces avances en espèces ne débouchent souvent sur rien de concret. Les trafiquants de drogue qui ne veulent pas aller en prison paient pour garder espoir, même s’il est limpide. »

Dans ce contexte, le commerce de la cocaïne continue de prospérer avec très peu de surveillance.

Des sous-marins de la drogue arrivent en Galice et déchargent de la drogue en toute impunité, des bateaux de la drogue remontent les fleuves Guadiana et Guadalquivir, et toute cette drogue finit dans des endroits aussi éloignés que Murcia, Madrid, Hendaye, Paris et Rome en quelques heures.

Pour Marc Fievet, dans le même temps, en France, les autorités (Douane – Gendarmerie – Police) subliment désormais en matière de communications destinées à tromper les citoyens sur les moyens qu’elles mettent en œuvre pour lutter réellement contre le fléau de la drogue.

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FRANCE 🇫🇷 ((DGDDI) : la médaille d’or des Salauds revient cette année encore à François Auvigne

DNRED 🇫🇷 (opérations anti-stups internationales 🇪🇺 🇬🇮 🇪🇸 🇹🇷 🇮🇹 🇬🇹 🇧🇪🇨🇭🇩🇯 🇬🇧 🇨🇦 🇨🇴🇱🇮 🇳🇱 🇵🇹 🇻🇪 🇺🇸 🇪🇬): le regard de Jean-Henri Hoguet, ancien patron de la DNRED (1987-1991), qui a « recruté » Marc Fiévet.

Sans fioritures:

Pour Rue89, Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991) a accepté de répondre, par mail, à quelques questions.

Comment expliquez-vous l’absence de soutien des responsables politiques vis-à-vis de Fiévet ?

Les dits « responsables » se sentent éventuellement concernés par les actions qu’ils ont conduites ou autorisées ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des années auparavant. A fortiori lorsque la majorité politique a changé.


Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le système des aviseurs ?

Plus qu’un aviseur, Fiévet était un infiltré. Il est clair que ne pas soutenir un infiltré ne peut que tarir le recrutement.

L’aviseur normal ne doit pas s’attendre à une protection particulière. Il donne une information, on l’exploite et si il y a un résultat il sera rémunéré en fonction de celui-ci. Tout ce qu’on lui garantit, c’est de conserver son anonymat.


Marc Fiévet estime que certains de ses signalements n’ont pas débouché sur une intervention des douanes…

C’est vraisemblable et c’est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiérarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur météo, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et réaliser une affaire sont deux choses différentes.


Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?

En Europe ,je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des Etats aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?


Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?

Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics,etc.

Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.

Par David Servenay

Dans la peau d’un narco infiltré au cœur de la mafia de Marc Fiévet et Oliver-Jourdan Roulot, éditions Hugodoc

Au service de l’État à travers la douane, 1954-1996 de Jean-Henri Hoguet, éditions l’Harmattan

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FRANCE 🇫🇷 : l’autoroute Barcelone-Perpignan, l’autre porte d’entrée pour la cocaïne en France

Rien de bien nouveau, c’était déjà la porte d’entrée de cargaisons importantes de stupéfiants dans les années 80 du temps des ex SAC devenus sicaires du GAL et qui se payaient avec le narcotrafic couvert par la Policia et la Guardia civil sur ordres de Felipe Gonzalez, José Barrionuevo, José Luis Corcuera et Rafael Vera.

Et que David Cugnetti, le directeur régional des douanes de Perpignan, précise que la cocaïne expédiée depuis des pays d’Amérique latine est dissimulée dans du fret maritime. «Le port de Barcelone est un point d’entrée, mais pas le seul. […] Le trafic de cocaïne en provenance d’Espagne s’intensifie» semble un constat qui n’est vraiment pas un scoop.

Il est vrai qu’à la Douane française, une des premières qualités requises , c’est de souffrir d’amnésie sélective et opportune. Certes, ça facilite la carrière, mais c’est pour le moins ennuyeux lorsqu’il s’agit de défendre l’accès sur le territoire français de produits illégaux et indésirables, puisque l’expérience acquise ne semble jamais faire progresser le pourcentage des quantités saisies.

Pour ceux qui s’intéressent de prés à l’activité du ‘narco-business’ en France et en Europe, cette déclaration d’un cadre douanier français démontre que vraiment rien d’efficace n’a été mis en place depuis 40 ans et les quelques rares actions qui ont provoqué des catastrophes juridico-administratives, n’ont permis que de constater la lâcheté de certains directeurs généraux de la Douane française ou une indifférence injustifiable.

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FRANCE 🇨🇵 (DNRED-OFAST-TRACFIN) : comment « frapper les narcos au portefeuille » ?

« Sommes énormes en cash », fausses factures et tickets de Loto… « 

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Les moyens manquent pour démanteler les réseaux !

Pour Laure Beccuau, procureure de Paris, s’attaquer au blanchiment doit être la priorité

« Nous avons un outil essentiel qui nous est envié par un certain nombre de pays européens, je le qualifierais même d’arme de destruction massive. C’est la présomption de blanchiment. Une infraction facile à définir : un profil est identifié comme ayant un train de vie qui ne correspond pas à ses revenus déclarés, et dans ce cas, nous allons aller le voir et lui dire de nous expliquer d’où vient l’argent qui lui a permis d’acquérir tel ou tel bien, et c’est à l’intéressé de se justifier. On ne peut pas se contenter désormais d’identifier le trafic de stupéfiants, il faut aussi toujours associer au sein de ces enquêtes des investigations sur ce qu’est devenu le butin, l’avoir criminel, qui en bénéficie et comment l’appréhender. Une entreprise criminelle, c’est finalement une entreprise comme une autre : l’objectif est d’avoir un gain d’argent massif. Et lorsqu’on saisit cet argent, tout ce qui a été le but de cette entreprise criminelle est anéanti. Dès lors, il faut aboutir finalement à ce qu’une expression connue devienne réalité : le crime ne doit pas payer.« 

Lire

À condition, martèlent d’une même voix magistrats et enquêteurs, de donner beaucoup plus de moyens à la lutte contre la criminalité financière, pour ne pas se contenter de saisir des biens, mais pour démanteler aussi les réseaux internationaux qui blanchissent l’argent de la drogue.

Pour Marc Fievet, AKA NS55 DNRED. il serait bon que les luttes intestines inter-services ne servent pas à écarter des sources d’informations nécessaires à l’atteinte d’objectifs clairement définis dans cette lutte. Les « chantiers » qui sont montés parfois pour se venger d’un agent d’un autre service, et/ou d’un autre pays, sont bien réels et, à cause de la lâcheté des hauts-fonctionaires et des psychorigides ‘dalloziens’, ces « sources » sont tenus d’assumer des décisions aberrantes des différentes « justices » qui préfèrent alors condamner à de lourdes peines des personnes ayant apporté par leurs actions des résultats importants dans cette lutte.

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FRANCE 🇨🇵 (Cour des comptes) : le rapport grinçant sur la DNRED de la DGDDI et de ses ministres de tutelle

Il est rarissime que la Cour des comptes publie des travaux sur la gestion des services secrets. Voici pourtant un petit rapport qui devrait faire grincer des dents dans le bunker ultra-sécurisé d’Ivry-sur-Seine, qui abrite le siège de l’unité d’élite des douanes : la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED).

Dans ce document de cinq pages, daté du 7 novembre, qui porte sur les exercices 2016 à 2023, les magistrats adoptent un ton sévère et pointent les « résultats contrastés » du service, un manque de pilotage par les ministres de Bercy, des faiblesses dans la conduite des réformes et le contrôle interne.

Forte de plus de 760 agents, la DNRED, créée en 1988, est l’un des six grands services de renseignement du pays, au même titre que la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Son spectre d’action est très large : la fraude douanière bien sûr mais aussi les réseaux internationaux du trafic de drogues, de contrefaçons ou d’armes, le financement du terrorisme, etc. La Cour souligne notamment son rôle crucial en matière de lutte contre les narcotrafiquants et les résultats probants atteints en la matière en France métropolitaine et à l’étranger. En revanche, elle pointe des moyens humains insuffisants dans la zone Antilles-Guyane, particulièrement touchée par le trafic de cocaïne.

Le renseignement fiscal se fait attendre

Les magistrats estiment surtout que la DNRED peine à monter en charge sur le blanchiment lié à la criminalité organisée et la lutte contre la fraude fiscale. En particulier, elle déplore les lenteurs de la mise en place de l’unité de renseignement fiscal, annoncée officiellement en mai 2023 par Gabriel Attal, alors ministre des Comptes publics. Cette brigade, qui était déjà en gestation depuis plusieurs années, a été placée à la DNRED plutôt qu’au sein du fisc, dont les pouvoirs d’enquête sont limités. Elle devait monter en charge progressivement pour atteindre 100 agents en 2027. Mais elle n’était toujours pas opérationnelle à la date de la publication du rapport, seules trois fiches de postes ayant été publiées. Il faut dire que l’arrêté actant sa création n’a été publié qu’en mars 2024.

La stratégie de coordination avec l’administration fiscale et Tracfin, l’autre service de renseignement financier de Bercy, reste également « à définir ». Le préfigurateur de l’unité fiscale, un inspecteur des finances placé initialement aux côtés du patron du fisc, a d’ailleurs été écarté, comme l’a révélé la Lettre. Enfin des incertitudes juridiques demeurent. En effet, la loi sur le renseignement de 2015 encadre strictement le recours aux techniques des services secrets (écoutes téléphoniques, interceptions de mails, pose de micros…). Or, elle ne prévoit pas comme motif légitime la lutte contre la fraude fiscale grave et complexe et le blanchiment, uniquement la traque de la criminalité organisée. La fraude fiscale des riches contribuables ne rentre donc pas dans ce champ. A la décharge de la DNRED, l’unité a aussi pâti des atermoiements politiques sur le sujet.

Sébastien Tiran, le directeur actuel de la DNRED

Un plan à 60 millions d’euros

La Cour des comptes s’interroge également sur le coût du « plan Valmy », visant à réformer l’organisation interne de la DNRED, révélé par Challenges. Outre le regroupement des équipes par pôles thématiques, il s’agit de créer un centre d’analyse stratégique, qui doit renforcer la qualité des notes destinées aux autres services de renseignement et aux ministres, jugée insuffisante.

Le projet prévoit aussi d’améliorer la sécurité des bâtiments des antennes locales, des réseaux informatiques et de moderniser les logiciels internes. Or, « le coût de ce projet de transformation a été évalué à 60 millions d’euros, sans pour autant que son financement ait fait l’objet d’une décision explicite voire d’une contractualisation avec la direction générale des douanes et la DNRED. »

Enfin, le rapport appelle la direction générale des douanes et les cabinets des ministres de Bercy à « superviser plus étroitement » la DNRED, qui souffre d’un déficit de contrôle interne et externe. Hasard du calendrier, il est publié le jour où démarre le procès en appel de l’affaire du « café contrefait ». Suite à la saisie exceptionnelle de 43 tonnes au Havre en 2015, la justice avait découvert que des agents de la DNRED laissaient un de leurs « indic’ », un ancien militaire serbe, importer des marchandises sans contrôle. En échange, ils pouvaient monter quelques opérations de saisies spectaculaires et faire gonfler les chiffres du service.

Le scandale du « café contrefait »

En première instance, en septembre 2022, cinq cadres de la DNRED avaient été condamnés à des peines d’emprisonnement allant d’un an avec sursis pour son ancien patron, à cinq ans dont deux ferme. L’affaire avait révélé, selon la Cour, « l’absence de système d’alerte et de politique interne en matière de déontologie ou de prévention des risques de corruption. » Et les magistrats d’ajouter que « la direction générale des douanes n’a pas tiré pleinement les conséquences de cette affaire en matière de sanctions disciplinaires. » Le patron de la DNRED est resté fonctionnaire des douanes jusqu’à sa retraite en 2019, et trois cadres condamnés sont toujours en activité au sein des services de Bercy.

La DNRED s’est bien dotée depuis d’un dispositif de contrôle interne mais la Cour estime qu’il doit être « raffermi » et « que la culture de contrôle interne doit être mieux partagée par l’encadrement de proximité. » Les douanes ont aussi mis en place, « tardivement », un plan de prévention des risques de corruption. Insuffisant pour les magistrats, qui jugent nécessaire que l’inspection des services de renseignement et l’inspection générale des finances soient plus régulièrement mandatées pour mener des missions d’audit.

Source

Le DG actuel de la DGDDI, est Florian Colas qui connaît bien la DNRED puisqu’il a été son directeur pendant 3 ans.

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FRANCE 🇫🇷 (Le Havre) : saisie de 218 kilos de coke la veille de la venue de Bruno Retailleau

Encore une fois, les policiers ont fait le travail des douaniers en vérifiant un conteneur de café qui contenait aussi de la coke.

Quel plus bel exemple d’efficacité pouvait donner l’OFAST de sa compétence désormais en matière de stups.

IL EST BON DE RAPPELER que les douaniers détiennent le record encore aujourd’hui des saisies réalisées sur le terrain.

IL EST BON DE RAPPELER aussi que systématiquement, toutes les saisies réalisées depuis ces dernières décennies permettent aux plus fins limiers de la police de continuer des enquêtes et d’opérer des arrestations qu’ils s’attribuent généralement comme étant le résultat de leur travail.

Ce que j’écrivais il y a 8 ans…

Magouille institutionnelle, dossiers montés et arrangés, les « suceurs de roues » n’ont guère évolué depuis l’époque de Mario Le Corff.

Certes les policiers ont réussi à changer de noms… pour garder les mêmes méthodes.

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FRANCE 🇫🇷 (Le Havre) : Bruno Retailleau en visite ne semble pas avoir invité les douaniers, pourtant les premiers concernés

La Douane sera-t-elle invitée?

Le ministre de l’Intérieur est attendu lundi 13 janvier Porte Océane. Bruno Retailleau consacre sa visite à la sécurisation du port du Havre et à la lutte contre le trafic de stupéfiants.

L’agenda prévoit, sous réserve de modifications, son arrivée avant 9 heures au commissariat central de la ville pour un accueil républicain, la revue des troupes de la police nationale, municipale et des gendarmes.

Bruno Retailleau participera à une réunion de travail sur la sécurisation du port à la sous-préfecture.

SOURCE

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED) : liste des visiteurs de NS 55 dans les prisons en Espagne, en Angleterre, au Canada et en France

Arrêté le 23 septembre 1994 vers 09 h 00, l’après midi même, Ernest Whiley, le consul de Gibraltar, me rendait visite au commissariat de Fuengirola où j’étais détenu.

Quelques semaines plus tard, c’est Marie Ange Vergara, du consulat de France à Séville, qui me visitait à la prison d’Alhaurin de la Torre pour me dire que c’était Madrid qui s’occupait de mon dossier et qu’il était préférable de ne pas prendre d’avocat…

Quelques jours passent avant que Jean Paul Garcia, l’attaché douanier en poste à Madrid vienne me rende visite pour me dire que tout était fait pour me sortir de ce bourbier.

Transféré à la prison madrilène d’Alcala-Meco, je reverrais Jean Paul Garcia lors du jugement des demandes d’extradition durant lequel il témoignera et précisera que je n’avais rien fait d’illégal!

En Angleterre, c’est Philippe Galy, l’attaché douanier en poste à Londres qui me rend plusieurs visites mais qui refusera la levée de son immunité diplomatique réclamé par le QC Carter-Manning et son témoignage. Il me menacera de s’arranger pour m’en faire prendre pour 10 ans si je continuais à vouloir plaider non coupable et expliquer la réalité des faits.

Marc Lerestre, l’ex attaché douanier à Londres, me rend alors visite à la prison de Wormwood Scrub, quelques jours avant une nouvelle visite d’Ernest Whiley, le consul de France de Gibraltar. Les deux m’encouragent à plaider coupable.

A Bellmarsh, aucune visite!

Transféré au Nouveau Brunswick avec le Learjet de la GRC-RCMP, je serais d’abord enfermé au pénitencier de Renous, à l’isolement sans numéro d’identification… Une visiteuse de prison en ayant fait le constat prévient alors le consul de France Olivier Arribe à Moncton.

Visite d’Olivier Arribe , le consul de France à Moncton, à qui je remettrais une longue missive à DSK lui expliquant les faits en l’informant que je citerais comme témoins 17 personnalités françaises du monde administratif et politique, pour étayer mon plaidoyer de non culpabilité.

La lettre à DSK, gérée par François Auvigne, déclenchera la venue à Renous de Bernard Roux, l’attaché douanier en poste à Washington DC, de Christian Gatard, alors Directeur de la DR de Marseille et du consul général Olivier Arribe. Cette visite n’était destinée qu’à me dire de plaider coupable et me préciser que la Douane arrangerait ma situation dès mon retour en France. Surtout se laisser condamner à perpétuité, ne pas faire appel et demander mon transfert en France.

Christian Gatard me dira:  » tu plaides coupable et tu ne fais pas chier les Canadiens« 

Transféré en France, dès mon arrivée à la maison d’arrêt de Villepinte je reçois plusieurs visites de Jean Puons, le directeur de la DNRED qui me dira de ne pas faire appel de la sentence de 20 ans, prononcée par Bobigny, suite à la demande de la substitut Sonia Djemni-Wagner, qui n’hésitera pas à dire: « Vous n’aurez qu’à demander la grâce présidentielle !« 

Le directeur de la DNRED, Jean Puons, insistera auprès de François Auvigne, Directeur Général de la Douane,pour qu’une intervention soit faite, mais ce dernier refusera d’assumer l’engagement qu’il avait pris en m’envoyant ses collaborateurs douaniers au Canada.

A partir de cette condamnation, plus aucune visite des douaniers, tous en retrait et seuls mes nombreux contacts téléphoniques avec Gérard Estavoyer, le directeur de la DNRED, me vaudra de nombreuses questions de policiers de l’IGPN….

Plusieurs gréves de la faim (500 jours au total!) n’y feront rien !

Des JAP incapables de prendre une décision d’élargissement !

« Je n’ai pas les moyens techniques de vous faire sortir » me dira un JAP à Nantes!

Sorti après 3888 jours de détention dans 4 différents pays (Espagne, Angleterre, Canada et France), ayant goûté au confort de plus de 350 cellules et au traitement les plus abjectes des systèmes carcéraux anglais et français, je pensais encore que l’honneur était une qualité respectée par les occupants des étages supérieurs de Bercy et Montreuil.

Erwan Guilmin

J’ai constaté que les différents écrits pondus par Erwan Guilmin, Elizabeth Melscoet, Thomas Charvet et Michel Baron n’étaient destinés qu’à déresponsabiliser l’institution douanière en n’hésitant à pas écrire tout et son contraire et sans jamais avoir interrogé mon officier traitant Christian Gatard , ni les douaniers de l’échelon DNRED de Nantes, en particulier Hervé Maigné , ni Jean Henri Hoguet, le directeur de la DNRED qui m’avait fait recruter.

Je peux naturellement fournir toutes les preuves pour certifier mes écrits.

FRANCE 🇫🇷 (Médaille d’Or des salauds institutionnels) : c’est François Auvigne, énarque, IGF, ex DGDDI qui l’emporte

FRANCE (MÉDAILLE D’OR 2024) : le salaud institutionnel de l’année est François Auvigne

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FRANCE 🇨🇵 (DGDDI) : où est l’honneur d’une institution lorsqu’il est démontré qu’elle a failli à tous ses devoirs


Il fut un temps où le ministre Michel Charasse se déplaçait dans le sud Espagne pour féliciter l’agent NS 55…

Mais aujourd’hui, je ne constate que tétanie parmi les responsables douaniers de la DNRED lorsque le spectre que je suis les interpelle.
Jean Puons s’est incliné devant la lâcheté de François Auvigne et depuis c’est la réécriture des faits par tous les douaniers énarques, faussaire Erwan Guilmin en tête.

Christian Gatard et Jean Henri Hoguet n’ont jamais été interrogés et même le témoignage de Gatard certifiant mes écrits ajoutant que je n’avais jamais manqué d’honneur vis avis de la Douane, a été refusé par le T;A.


Où est l’honneur d’une institution lorsqu’il est démontré qu’elle a failli à tous ses devoirs lorsque le ministre Nicolas Sarkozy, à l’époque de son passage au Budget, décréta la suspension immédiate des opérations d’infiltration, en omettant de prévenir ses infiltrés ?

TOUS les DG, (1989-1993 : Jean-Dominique Comolli 1993-1996 : Jean-Luc Vialla 1996-1999 : Pierre-Mathieu Duhamel 1999-2000 : François Auvigne 2000-2002 : Alain Cadiou 2002-2007 : François Mongin 2007-2013 : Jérôme Fournel 2013-2017 : Hélène Croquevieille 2017-2019 : Rodolphe Gintz depuis 2019 : Isabelle Braun-Lemaire ) tels des « Ponce Pilate » n’ont rien fait, pire, Jérôme Fournel n’a pas hésité a faire rédiger des fausses déclarations par Erwan Guilmin, Elizabeth Melscoet, Thomas Charvet et Michel Baron.

La médaille d’or des Salauds revient cette année encore à François Auvigne

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FRANCE 🇫🇷 (Douane française) : 10 ans plus tard… c’est toujours le silence à Montreuil et Bercy

Avec Gérard Schoen, l’envoyé spécial de Jérôme Fournel, qui racontait des conneries sur le plateau de « Pièces à conviction ».

Quelques semaines après sa prestation sur ce plateau de TV, Gérard Schoen se sauvera en m’apercevant et ira se planquer derrière une porte cochère accueillante !

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NARCO-BUSINESS : pour répondre à la consommation, les cartels de la drogue ont changé d’échelle et de puissance

Une personne sur 17 dans le monde a consommé de la drogue en 2021, selon le dernier rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le Crime, soit 300 millions. C’est 10 % de plus qu’il y a dix ans

Extrait du rapport mondial sur les drogues 2023 de l’ONUDC

Au niveau mondial, plus de 296 millions de personnes ont consommé des drogues en 2021, soit une augmentation de 23 % par rapport à la décennie précédente. Le nombre de personnes souffrant de troubles liés à la consommation de drogues est entre-temps monté en flèche pour atteindre 39,5 millions, soit une augmentation de 45 % en dix ans.

par Eric Le Boucher

On a déjà les GAFAM, ces multinationales de la tech qui sont des « puissances » bien supérieures à la plupart des Etats, en dollars comme en influence politique et culturelle. Ajoutez Elon Musk devenu grâce à ses milliers de satellites un titan qui discute directement avec Vladimir Poutine et Xi Jinping, au grand dam du Pentagone, et qui est devenu un proche de Donald Trump. La technologie galope pour eux, l’intelligence artificielle, le quantique, la biologie et les implants ne peuvent qu’accroître leur pouvoir et diminuer celui des États.

Mais il y a d’autres puissances montantes dans le monde qui s’appuient, elles aussi, sur les révolutions technologiques, qui sont riches à milliards et qui s’organisent comme des multinationales : les narcos.

Source

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Il y a plus de 40 ans, lorsque je rencontrais le ministre du Budget et que je l’informais de la réalité que je rencontrais au quotidien sur Gibraltar et la Costa del Sol, il donnait les moyens à la Douane et en particulier à la DNRED pour qu’elles soient efficaces. (On était parti de très bas puisqu’à l’époque, à la DNRED, on en était encore à l’utilisation de carnets à spirales pour enregistrer les infos qui tombaient… )

Aujourd’hui, Monsieur Bruno Retailleau, quelques soient les moyens mis en œuvre, ils ne suffiront pas à enrayer cette consommation et donc son approvisionnement.

Innover, inventer, soyez courageux, il est temps de virer de bord et de changer de méthode.

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COLOMBIA 🇨🇴 (Bogota) : le général William René Salamanca, directeur de la ‘Policía Nacional’ confirme la saisie de 10.224 kilos de coke destinés à différents pays européens et latino-américains, ainsi qu’à Israël

Dix tonnes 224 de cocaïne ont été interceptées.

Les cargaisons devaient partir pour la Belgique 🇧🇪, l’Espagne 🇪🇸, les Pays-bas 🇳🇱, la Grèce 🇬🇷, Israël 🇮🇱 et Mexico 🇲🇽, Panama 🇵🇦, Santo Domingo 🇩🇴

En France, dans ce même temps, Bruno RETAILLEAU, le locataire de Beauvau, fait la chasse aux consommateurs et continue à mobiliser nos régaliennes dans une forme de combat inutile autant que coûteux et ne fait rien de sérieux pour empêcher la coke d’atterrir dans nos ports maritimes.

Pourtant, sans ralentir le sacro-saint flux commercial, des moyens de contrôles efficaces existent, mais la Direction générale de la Douane française et le ministre du Budget n’ont pris aucune option pour garantir que nos frontières ne soient pas transformées en passoire. Désormais nos frontières maritimes n’ont plus rien à envier à nos frontières terrestres qui étaient réputées pour être de véritables passoires

Ils ont une responsabilité majeure, eux aussi, dans la situation actuelle que nous constatons en France.

Ils vont nous dire que c’est de la faute à l’Europe

EUROPE (trafic de cocaïne par conteneurs) : toujours pas de contrôles sérieux en vue

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FRANCE 🇫🇷 (narco-business -narco-racailles – narco-enclaves) : apocalypse prévisible

C’est dans Le Monde d’aujourd’hui que Thomas Saintourens nous confirme que les éléments statistiques et les analyses des enquêteurs spécialisés dressant des contours d’une situation devenue progressivement hors de contrôle sur les dernières années est devenue réalité.

Aujourd’hui, des organisations criminelles étendent leur emprise territoriale autant qu’elles dépassent les limites de la cruauté, dans le contexte d’un marché illicite en plein essor, portée par une demande accrue sur notamment des produits stimulants.

Dans le même temps, des ‘matamores’ de la caste politique régnante continuent d’appliquer une politique qui a fait toutes ses preuves dans inefficacité.

On peut se poser la question: pour qui roulent-ils vraiment ces promoteurs indirects du narco-business?

Les constats de Christian de Rocquigny de l’OFAST n’auront pas réussi à convaincre le ‘savant décideur’ de Beauvau de revoir sa copie.

« La dégradation sensible de la situation est marquée par une violence liée aux trafics en augmentation rapide et une très grande disponibilité des produits stupéfiants », analyse Christian de Rocquigny, chef de l’OFAST par intérim. Il souligne, en écho aux notes des services spécialisés, que « cette détérioration s’est produite au moment où la cocaïne a déferlé en masse sur la côte Atlantique », avec des saisies de 5,6 tonnes en 2013, 17 tonnes en 2017, 26 tonnes en 2021, avant un chiffre record attendu pour l’année 2024.

C’est donc sur plus de dix ans que l’emprise du narcotrafic a pris une ampleur inédite, renforcée, dans la période post-Covid-19, par le développement de moyens de vente à distance et l’essor des drogues de synthèse. « En parallèle de l’afflux de cocaïne, qui draine des profits record, sont aussi arrivées sur notre territoire des méthodes criminelles nouvelles, plus violentes », poursuit M. de Rocquigny. Une « bascule » progressive, déjà documentée, qui a trouvé, ces derniers mois, une accélération particulière à mesure que montent en puissance les protagonistes des trafics.

On sait comment ça s’est terminé !

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