AVISEUR INTERNATIONAL

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COSTA del SOL (Andalousie): un peu d’histoire…

andalousie-originalDepuis le milieu des années 80, de nombreux truands français ont adopté le sud de la péninsule Ibérique. Se livrant une guerre sans merci, ils contrôlent tous les trafics. Et la nouvelle génération est encore plus violente que ses aînées

De lourds nuages ourlent la Costa del Sol d’un crêpe noir. Pendant la semaine sainte, qui précède Pâques, l’Andalousie s’offre souvent une pause lacrymale. Courte parenthèse: le Grand Sud espagnol affiche orgueilleusement trois cents jours de soleil par an.

«Le Turbulent», «le Bigleux», «Petit Momo» ou «Eddy»: plus de 200 voyous français profiteraient actuellement de cette exceptionnelle douceur de vivre, dans les cités balnéaires, de l’industrieuse Malaga à la précieuse Marbella, en passant par la très pieuse Séville, à l’intérieur des terres. Les plages, jalonnées de discothèques, desservies par autoroute, s’ouvrent face aux montagnes du Rif marocain. Régulièrement, barques de pêcheurs ou Zodiac chargés à ras bord livrent leur lot de kif. Or, depuis une bonne dizaine d’années, los bandidos franceses occupent une place de choix dans ce business. Ils n’ont pas seulement importé leur savoir-faire et leur faconde. Ils ont aussi emporté leurs inimitiés. Voilà pourquoi la région a tendance à se transformer en vaste cimetière sous la Lune. Enjeu de la guerre: l’or «gris» (le hasch du Maroc) et l’or «brun» (les filles d’Andalousie). Selon divers recoupements, 19 Français impliqués dans divers trafics en Andalousie ont ainsi été tués (ou ont disparu) depuis la fin de l’année 1996. La fièvre n’a cessé de monter ces derniers mois en Espagne.

A première vue, Ronda semble à l’abri de la frénésie côtière. Ce bourg touristique, situé dans l’arrière-pays montagneux de Marbella, vit replié sur ses célèbres arènes et ses ruelles pavées. Jean-Gilbert Para, 63 ans, a ouvert, voilà plusieurs années, une pizzeria en plein centre. Dans sa jeunesse, ce restaurateur français a bourlingué du Maroc aux Pays-Bas, où il a connu quelques ennuis passagers avec la justice. Marié à une Espagnole, il semblait aujourd’hui rangé. Mais, le 11 mars dernier, des inconnus attendaient Para sur le chemin qui mène à sa propriété. On ne retrouvera que son 4 x 4, quelques projectiles de 7,65 dans la portière et du sang sur les sièges. Propriétaire des murs du Playboy à Marbella (un puty club, comme on dit ici), Jean-Gilbert Para finalisait, selon ses proches, un projet hôtelier près de Ronda. Sa famille vient de lancer un appel à témoins pour tenter de le retrouver.

Un règlement de comptes de facture plus classique avait eu lieu sur la côte, le 5 mars. Vers 15 h 30, une fusillade éclate à Fuengirola. Des inconnus visent le conducteur d’une Mercedes, immatriculée à Paris. Le blessé, touché de cinq balles dans le bras, est finalement retrouvé, sous un faux nom, au centre de secours Mijas Costa. Les deux officiers de police français en poste dans la région identifient Samir Benbouabdellah, grâce à ses empreintes digitales. Ce Parisien de 19 ans a déjà un passé chargé. Il est notamment soupçonné d’avoir détourné un hélicoptère pour tenter de faire évader son frère de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), en mai 2001. Un surveillant avait été grièvement blessé dans la fusillade.

Louis Carboni avait également misé sur une cavale espagnole. Il a été repéré à Marbella, avant d’être arrêté dans le nord du pays, le 12 janvier dernier. Dans la villa qu’il occupait: un bon kilo de cocaïne, deux billets d’avion pour la Bolivie et un fusil d’assaut. Le Corse, lui aussi, avait joué les filles de l’air: il a eu son quart d’heure de gloire, en juin 2001, en réussissant son évasion par hélicoptère de la prison de Borgo, près de Bastia. Le Marseillais Farid Berrhama s’était également mis au vert sur la Costa del Sol. Il a finalement été interpellé, en décembre 2001, à Torremolinos. Son charmant surnom – «Gremlin’s» – donne une idée de la retenue du personnage passé minuit…

Dernier épisode en date: l’arrestation de Fabrice Havot, le 18 avril dernier. Condamné en France à la perpétuité pour viols, torture et actes de barbarie, il tenait un commerce à Torremolinos.

Au fil des semaines, les malheurs des Français éclipsent dans la presse régionale les quelques assassinats imputés aux mafias russe et italienne, ainsi que les ennuis judiciaires du maire de Marbella: Jesus Gil a été écroué, le 16 avril, pour détournements de fonds publics. «Les Français développent une criminalité très violente, centrée sur l’économie de la drogue, confirme le commissaire central de la province, Florentino Villabona Madera. Les règlements de comptes débordent rarement de la communauté.»

Evadés, braqueurs, trafiquants, maquereaux, assassins… Qui sont-ils réellement, ces nouveaux frères de la côte? Les «aînés» ont découvert cet eldorado au milieu des années 1980 et s’y sont installés. Souvent issus de l’antédiluvien gang des Lyonnais, ils se nomment alors Lothoz, Gandeboeuf, dit «Christo», ou Vidal, surnommé «Momond Vidal». A cette époque, les Français n’inquiètent guère les autorités locales. Mais tout bascule le 9 novembre 1987 au matin. Ce jour-là, l’enlèvement d’une enfant de 6 ans, sur le chemin de l’école, claque comme un coup de tonnerre dans le ciel sans nuages de Marbella. «Oscar» (pseudonyme des ravisseurs) exige 13 millions de dollars des parents de Mélodie, la chanteuse d’opéra pop Kimera et le milliardaire libanais Raymond Nakachian. Heureusement, le 20 novembre, les policiers libèrent la fillette. Huit Français sont inculpés pour ce rapt. Le cerveau, Jean-Louis Camerini, avait repéré sa proie en se déguisant en clown lors d’une réception donnée par les Nakachian… La lourde condamnation du truand – à plus de vingt et un ans d’emprisonnement en 1992 – met temporairement un frein aux appétits français. Temporairement, car, le 29 avril 1998, l’un des «anciens», Jean-Pierre Gandeboeuf, est arrêté par les Stup de Marseille. Il sort d’un grand hôtel de Madrid où il vient de déjeuner avec les clients de la chambre 501, des Mexicains. On le soupçonne d’avoir financé un vaste commerce triangulaire entre l’Espagne, la Colombie et la France. Un «beau mec», disent les policiers: la fiche de Gandeboeuf, 59 ans, évoque pêle-mêle braquages, règlements de comptes et même… un bris de clôture.

Aujourd’hui, bon nombre d’aînés ne profitent plus que du soleil. Ils ont laissé le champ libre à la deuxième vague d’immigration, arrivée dans la seconde moitié des années 1990: celle des «réfugiés». Ils sont parisiens, lyonnais ou marseillais d’origine et tiennent toujours le haut du pavé. Ces aristocrates du braquage ont posé leurs valises en famille pour échapper aux foudres de la justice ou au feu des 11,43. Une fois sur place, ils se sont embourgeoisés, investissant dans le hasch. Jacques Grangeon était l’une des figures de cette bruyante communauté, qui recevait, à l’occasion, la jet-set du cinéma. Il a, depuis, passé l’arme à gauche. Une sale histoire.

Il est près de 23 heures, ce 5 octobre 1996, à Marbella, dans une villa au luxe tapageur. La silhouette athlétique de Grangeon, 45 ans, et celle de sa compagne, Catherine, une ancienne prostituée, se dessinent derrière la baie vitrée. Le couple n’a pas encore tiré les rideaux chamarrés. Trois hommes débouchent du chemin de terre à l’arrière de la propriété. Dans le jardin, ils masquent leur progression en se cachant derrière les troncs des palmiers. Une fois sur la terrasse, ils ouvrent le feu au kalachnikov sans faire le détail. Ils achèveront les victimes au pistolet, sans s’embarrasser des règles du «savoir-tuer», qui imposent d’épargner les compagnes. Grangeon s’apprêtait à acheter un club situé à l’entrée d’Estepona. L’établissement de bains est, depuis, tombé entre les griffes de l’un de ses concurrents français. Un sauna décidément très chaud: le 4 octobre 1997, soit un an après l’élimination de Grangeon, une rafale fauchait, sur le perron, un autre malfaiteur français, surnommé «Sumo»…

Homme d’entregent, Grangeon tentait de resserrer les liens entre Lyonnais, Marseillais et Parisiens. Ainsi avait-il facilité l’implantation de Michel Crutel. Ce spécialiste du braquage éprouvait le besoin de mettre une frontière entre lui et la justice française. On impute, en effet, à ce self-made-man les plus importants hold-up de ces dernières années, comme l’attaque de l’Airbus de Perpignan, en août 1996. Avec sa bande, surnommée «la Dream Team», il s’est spécialisé dans les attaques de sociétés de transport de fonds. Ce violent Blitzkrieg lui a valu un surnom qui sent bon le sable chaud: «le Militaire». Crutel semblait avoir trouvé son équilibre à la Casa Calandria, une villa de Marbella qu’il louait «3 500 euros par mois», selon un policier espagnol. Il avait même inscrit son fils et sa fille dans une école privée. Une nuit du printemps 1999, il a pris la route d’Algésiras, à une centaine de kilomètres de là, pour une ultime opération.

Algésiras. Ville ouverte à tous les trafics. L’inspecteur en chef Fernando Calleja, imperturbable patron de l’Udyco (l’unité de lutte contre le trafic de stupéfiants et le crime organisé), se souvient encore de ce 21 mai 1999. A 8 h 40, le gardien de l’hôpital Punta Europa appelle le commissariat. Dans un fourgon blanc, abandonné devant l’entrée, il vient de découvrir le corps d’un homme tout de noir vêtu, des cheveux aux baskets Nike. Il gît la tête tournée vers le rocher de Gibraltar, au fond de la baie. L’inconnu d’Algésiras a des papiers au nom de «Christian David», trop passe-partout pour être honnête. Il s’appelle en réalité Michel Crutel. Le caïd allait fêter ses 44 ans et venait de raser sa célèbre moustache.

Ce matin-là, Crutel avait tenté le diable pour quelques dollars de plus. Juché sur une échelle métallique, à la fraîche, il avait forcé la fenêtre d’un garage, dans une friche industrielle d’Algésiras. A l’intérieur, 293 kilos de cannabis dormaient dans des sacs de plastique. Mais Crutel n’a pas le pied-de-biche léger: le bruit réveille Antonio, le gardien, qui somnole de l’autre côté de la cour. Le voleur de hasch s’en aperçoit et tire. Antonio riposte à la Winchester. Crutel chute lourdement. Ses trois complices l’embarquent dans leur Citroën Jumper, qu’ils abandonnent devant l’hôpital, à 2 kilomètres de là. La dernière campagne du «Militaire» n’aura pas été la plus glorieuse.

Son avocat et ami Denis Giraud se souvient d’ «un garçon hors norme, qui savait rester simple». Crutel ou une vie faite d’embardées. A la fin des années 1970, jeune voleur sans envergure, il prête sa moto à son amie pour qu’elle l’essaie sur l’autoroute. Il la suit en voiture. La moto dérape. Elle meurt dans ses bras. «Depuis, son comportement avait quelque chose de suicidaire, se souvient l’un de ses fidèles, qui l’a connu à la centrale de Poissy, entre 1979 et 1981, lorsque l’équipe s’est formée. Dans la cour, il passait inaperçu avec sa tête de paysan berrichon. Il n’en rajoutait jamais.» «Pour moi, il y a comme un mirage espagnol, résume joliment cet ami de vingt ans. Tous ceux qui y sont descendus ont déconné. Ils ont vu passer tellement d’argent qu’ils se sont dit: pourquoi pas moi? Quitte à faire des entorses à la mentale [la loi du milieu].»

La loi du milieu relève plus du glaive que de la balance. Nordine Benali, dit «la Puce», en sait quelque chose, lui qui a aussi succombé à l’attrait du Grand Sud. Paname, début des années 1990. Nordine Benali, braqueur en devenir, se rapproche du caïd Claude Genova. Mais l’assassinat du parrain, en août 1994, bouscule tous les équilibres du grand banditisme. C’est, à son échelle, une réplique de l’attentat de Sarajevo, en 1914: il précipite deux blocs l’un contre l’autre, dans une guerre totale (voir L’Express du 2 novembre 2000). Pour les policiers, Nordine est impliqué dans les règlements de comptes sanglants de l’époque, armant le bras de son frère Djamel. Ses proches retiennent qu’il est aussi capable de recueillir une petite chatte abandonnée, baptisée Pénélope.

Quoi qu’il en soit, en 1995, Paris a changé de mains. Fidèles de Genova jusqu’à sa fin, Nordine et Djamel Benali se replient en grande banlieue: sur la Costa del Sol. L’Espagne s’impose comme une évidence pour ces frangins, qui ne se lassent jamais de revoir le film de Carlos Saura Vivre vite. A Marbella, où ils élisent domicile dans une résidence de luxe, ils croisent la route d’autres exilés français. La police les soupçonne, d’ailleurs, de l’assassinat de Jacques Grangeon et de sa concubine. Nordine et Djamel Benali clament leur innocence et vont tenter leur chance à l’intérieur des terres, à Séville. «La Puce» s’était pris d’affection pour ces ruelles tortueuses, pour les visages graves des vierges en azulejos qui ornent les murs, près de la plaza de toros. En 1997, les affaires reprennent. «La Puce» (devenu la Pulga, en espagnol) et Djamel lancent un petit club, situé près de Gran Plaza. Avec un brin de nostalgie, ils baptisent l’endroit El Baron, allusion à un célèbre établissement de nuit parisien, près des Champs-Elysées. Un contentieux entre associés français a eu raison, depuis, du Baron sévillan. L’établissement s’est refait une virginité, en devenant une tranquille bodega.

Le vent tourne en octobre 1998. Les Benali sont arrêtés lors d’un coup de filet policier baptisé «Victoria», l’une des plus importantes opérations antidrogue jamais réalisées en Andalousie. Les affaires du passé semblent, elles aussi, resurgir jusque dans ce bout d’Europe: Djamel est assassiné, le 17 décembre 1999, un vendredi de ramadan. «La Puce» apprend la nouvelle en prison, où il n’absorbe que de la nourriture lyophilisée par peur d’être empoisonné. Il résume l’affaire d’une jolie formule: «Avec la disparition de Djamel, j’ai perdu mon oeil de derrière.» Ce jour-là, Nordine jure d’arrêter la cocaïne pour ne pas trembler au moment de venger son frère. Il ne carbure plus qu’au thé et à la baguette beurrée.

Nordine ne tremble d’ailleurs pas lorsqu’il meurt, à son tour, dans la nuit du 4 au 5 octobre 2001. Il vient d’emménager à Los Pajaros, un quartier populaire du nord de la ville qui lui rappelle Gagny et Le Raincy (Seine-Saint-Denis), où il a grandi. Ce soir-là, le braqueur rentre d’un dîner dans une petite pizzeria, la Casa Nostra, sur les bords du Guadalquivir. Il a laissé son colt 45 dans son nouvel appartement, au quatrième étage de la rue Mirlo. Il arrête sa voiture le long d’une placette en terre battue. Nordine Benali dépose sur le trottoir les petites assiettes, soulignées d’un liseré jaune, qu’il a achetées dans la soirée. Il claque le coffre de l’Opel lorsqu’une voix l’appelle dans son dos: «Nordine, Nordine.» Un «accent français», diront les témoins. Nordine Benali se retourne: la voix porte une cagoule noire. «La Puce» s’écroule, touché de plusieurs balles. Il tente de se relever, lorsque le tueur revient terminer la besogne. Un ami espagnol tiendra à payer une partie des obsèques. Avec la mort de Nordine Benali, voyou à l’ancienne, une page du grand banditisme français en Espagne est tournée.

Car, après la vague des aînés et le flot des «réfugiés», le Grand Sud espagnol subit de plein fouet la déferlante des «héritiers». Issus de cités de banlieue, ils n’appartiennent pas à la voyoucratie traditionnelle. Ce sont des «libéraux» qui militent pour la dérégulation du marché et la suppression des intermédiaires. Souvent d’origine maghrébine, ils sont, d’ailleurs, plus à l’aise que les anciennes générations pour traiter directement avec les fournisseurs marocains. Il faut ensuite remonter la came au plus vite vers le nord pour éviter les balles perdues des concurrents. Comme les armateurs d’antan, ils affrètent donc leurs équipages, mais pour conduire des voitures rapides, rémunérant leurs chauffeurs 150 euros du kilo.

GOFAST260En novembre 2001, la police judiciaire de Versailles stoppe ainsi un convoi sur une aire d’autoroute, près de Poitiers. Trois voitures rentraient, pied au plancher, de Torremolinos pour livrer, en direct, les cités des Hauts-de-Seine et de Seine-Saint-Denis. Une BMW et un Renault Scénic ouvraient la voie à une Range Rover, chargée de 750 kilos d’ «aya», un cannabis de bonne qualité. La force prime sur la discrétion: les passeurs n’ont même pas pris la peine de jeter une couverture sur la marchandise.

Les «héritiers» ont retenu la leçon: il devient dangereux de construire des châteaux en Espagne. D’ailleurs, ils ne font que traverser l’Andalousie. A plus de 200 kilomètres à l’heure…

 

video et image:

-http://www.sortiespourtous.com/article-petit-voyage-europe-2014-121378533.html

-http://www.lexpress.fr/informations/los-bandidos-franceses_648091.html

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Lire ce témoignage d’un vécu sur la Costa del Sol

dans ce livre

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ESPAÑA: despedidad del Comisario Don Ricardo Ruiz Col

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COMISARIO DE POLICIA

Son adjoint à Estepona, Florentino Villabona Madera, a fait une belle carrière!

Vérifier: http://www.interior.gob.es/el-ministerio/directorio/servicios-centrales/direccion-general-de-la-policia1

lire: http://malacaseguridad.com/entrevista-a-florentino-villabona-madera-comisario-general-de-seguridad-ciudadana/

ENTREVISTA

Florentino Villabona Madera, Comisario general de Seguridad Ciudadana

 » El Intercambio de información y el apoyo mutuo son la base para establecer una colaboración fructífera »

25/04/2013

Seguritecnia entrevista al comisario principal Florentino Villabona que ha cosechado grandes éxitos profesionales a lo largo de su carrera dentro del Cuerpo Nacional de Policía, así como numerosos reconocimientos por su trayectoria.

Desde que fue nombrado comisario en 1997, ha ocupado cargos de responsabilidad como comisario provincial de Málaga y de la ciudad de Melilla, también jefe superior de Policía de ésta última y coordinador general de Seguridad en el Ayuntamiento de Málaga. Desde enero de 2012, Villabona está al frente de la Comisaría General de Seguridad Ciudadana, encargada, entre otras competencias, del control de la Seguridad Privada. Para el responsable policial, ese sector desempeña un papel de “socio insustituible” para las Fuerzas y Cuerpos de Seguridad. Por ello, aboga por que se produzcan avances legales tan reivindicados a lo largo de los últimos años como conceder el carácter de ‘agente de la autoridad´ a los vigilantes o ampliar los espacios de actuación del sector privado de la seguridad.

-¿Cuáles son los asuntos prioritarios actualmente para la Comisaría General de Seguridad Ciudadana?

 Los asuntos prioritarios en este momento son: optimizar los recursos policiales en el desarrollo de dispositivos, potenciar la transparencia de los procedimientos de actuación, actualizar continuamente el uso de medios y técnicas policiales, reorganizar las Brigadas de Seguridad Ciudadana homogeneizando las mismas en cuanto a estructuras, mejorar la prevención y la lucha contra la violencia en el ámbito familiar y de género, incrementar la prevención de hechos delictivos sobre las personas mayores y grupos vulnerables, potenciar la coordinación con organismos y entidades ajenas a la institución policial, y aumentar la seguridad objetiva y subjetiva de los turistas implementando el Plan Turismo Seguro.

– ¿Reforzará alguna de las Unidades que forman parte de la Comisaría General?

Entre otras, se va a consolidar la Brigada Móvil como la policía del transporte público de viajeros, incrementando el número de efectivos y, por consiguiente, el control de pasajeros en estaciones marítimas, de tren y autobuses.

En esa línea, queremos promover la colaboración con las empresas de transporte y las de Seguridad Privada que prestan servicio en el sector.

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Florentino Villabona recibió en su despacho a Javier Borredá y Ana Borredá, presidente y directora de Seguritecnia respectivamente.

Por otro lado, se van a completar las Unidades de Prevención y Reacción como Unidades especializadas en seguridad ciudadana y orden público. Ya se ha firmado la circular que define su estructura y funciones.

Por último, pretendemos promover el aumento de las zonas turísticas del Servicio de Atención al Turista Extranjero.

– Entre las competencias de la Comisaría General de Seguridad Ciudadana se encuentra el control de la Seguridad Privada. ¿Cuál es su opinión acerca de la aportación que hace este sector a la protección de la sociedad?

La Seguridad Privada se constituye, bajo el control de la Seguridad Pública ejercido por el Cuerpo Nacional de Policía, en instancia coadyuvante e indispensable para la prevención del delito y la protección de personas y bienes. La aportación que desde esta posición hace la Seguridad Privada a la sociedad es de suma importancia y trascendencia, y tiene un enorme valor para la tranquilidad y la seguridad, que está en la base de la calidad de vida y del progreso social. En este ámbito, el Cuerpo Nacional de Policía otorga a la Seguridad Privada un papel de socio insustituible para el mejor cumplimiento de su misión constitucional de proteger y servir los derechos y libertades de los ciudadanos.

– El Cuerpo Nacional de Policía presentó el año pasado su Plan Integral de Colaboración con la Seguridad Privada, Red Azul. ¿Qué valoración hace usted de este proyecto?

Desde la presentación del Plan Red Azul por parte del director general de la Policía, a día de hoy son más de 500 las adhesiones al mismo y miles las actuaciones recogidas a través de los distintos programas que conforman este plan. Con ello se van cumpliendo los fines previstos con el lanzamiento de este modelo interactivo de colaboración profesional basado en la bidireccionalidad y la reciprocidad.

En el Cuerpo Nacional de Policía creemos que el intercambio de información y el mutuo apoyo en sus respetivas actividades representan la base necesaria sobre la que poder establecer una verdadera y fructífera relación de colaboración entre los responsables de los servicios de Seguridad Privada y el Cuerpo Nacional de Policía. El convencimiento que expresó el director general de la Policía en el acto de presentación de Red Azul, al decir que “en seguridad, colaborar siempre suma, y no hacerlo, siempre resta”, se ha cumplido sobradamente, en su parte positiva, en estos meses de andadura. Estamos convencidos de estar en el buen camino y de haber encontrado una buena solución.

– Desde su punto de vista, ¿por dónde cree que deben ir los cambios que introduzca la reforma de la Ley de Seguridad Privada anunciada por el Ministerio del Interior para esta legislatura?

Pasados veinte años desde la promulgación de la vigente Ley de Seguridad Privada, y ante un sector ya maduro y completamente profesionalizado con presencia en todos los lugares y niveles de la vida del país y de sus ciudadanos, es de esperar que la futura Ley, consciente de estar ante una realidad completamente diferente a la de aquel momento histórico del año 1992 para la Seguridad Privada, no solo venga a poner solución a los problemas de funcionamiento detectados a lo largo de estas dos décadas pasadas, sino que presente una regulación novedosa que trate de anticiparse y resolver las necesidades venideras de la seguridad en España, constituyéndose como un marco normativo de referencia válido para el futuro de la Seguridad Privada en Europa.

Es por eso que espero y deseo que la nueva regulación contemple, entre otros objetivos, la mejora de la eficacia en la prestación de los servicios de Seguridad Privada en lo relativo a organización y planificación, formación y motivación del personal de seguridad; la eliminación de las situaciones que dan lugar al surgimiento del intrusismo, tanto de las empresas como del personal; que dote al personal de Seguridad Privada del respaldo jurídico necesario para el ejercicio de sus funciones legales; y que acentúe al máximo los elementos de colaboración entre la Seguridad Privada y la Pública. Dicha coordinación no debe solo vertebrarse en el terreno operativo, sino que ha de ser consecuencia de un previo marco normativo que contemple debidamente esa interrelación, contribuyendo así a la seguridad de la sociedad. Es primordial que la sociedad perciba que la Seguridad Pública y la Seguridad Privada cooperan activamente en sus respectivos ámbitos de responsabilidad para la consecución de un único objetivo: la seguridad y protección de los ciudadanos.

Por otra parte, es evidente que el desempeño de las actividades y funciones profesionales propias de este sector ha de perfeccionarse, a tenor de la importancia del mismo, estando todavía está pendiente la regulación aplicable a los servicios que por ley tiene encomendada la Seguridad Privada, objetivo que debe abordarse con esta Ley. Por supuesto, la nueva Ley también deberá ocuparse de remarcar las actuaciones de control e inspección policial que corresponde realizar sobre el sector de la Seguridad Privada para velar por el correcto cumplimiento de la legislación sectorial.

– Una de las demandas del sector es poder prestar servicios de vigilancia en los espacios abiertos. ¿Cree usted que la reforma de la Ley de Seguridad Privada hará realidad esta petición?

En los últimos años se han producido avances notables en la consideración ciudadana y en el replanteamiento del papel del sector privado de la seguridad, reconociéndose, cada vez más, la importancia, eficacia y eficiencia de las alianzas público-privadas como medio para hacer frente y resolver los problemas acuciantes y variados de seguridad que se producen en la sociedad. Cada vez más, se considera a la Seguridad Privada un verdadero socio en el conjunto de medidas destinadas a la protección de la sociedad. Esta es una realidad incuestionable que no cabe desconocer y que seguramente será tenida en cuenta a la hora de abordar la nueva regulación legal de las actividades de Seguridad Privada en España.

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Esta incuestionable realidad también ha sido vista y reconocida por el conjunto de la ciudadanía española, como lo demuestra el notable hecho de que en estudios de opinión sobre la percepción de la Seguridad Privada, más de tres cuartas partes de los españoles entrevistados afirmen que aumenta su percepción de seguridad cuando van a un sitio o están en un lugar en el que hay Seguridad Privada, especialmente con la presencia de vigilantes, a los que ven como figuras de autoridad a las que se puede recurrir para pedir ayuda en caso de necesidad, señalando su predisposición a que la Seguridad Privada asuma nuevos ámbitos de actuación, como pueden ser los espacios abiertos, sólo limitados por el actual marco normativo vigente.

– ¿Considera que este sector está preparado para desempeñar algunas funciones que ahora están restringidas a las Fuerzas y Cuerpos de Seguridad?

En materia de seguridad, forma parte de la responsabilidad del Gobierno de la nación establecer el marco legal adecuado en el que puedan funcionar los organismos de Seguridad Pública y Privada. En consecuencia, y teniendo en cuenta el exitoso modelo español de Seguridad Privada, que resulta un recurso externo complementario a las Fuerzas y Cuerpos de Seguridad, la participación de ésta en funciones encomendadas a la Seguridad Pública, dado su actual grado de desarrollo y preparación, puede ser una fórmula a contemplar en la futura legislación.

– ¿Qué opina de la posibilidad de que los vigilantes de seguridad vuelvan a adquirir la condición de ‘agente de la autoridad’?

Dada la cada vez mayor participación y responsabilidad que asume este personal en la prestación de servicios de seguridad con clara vinculación o repercusión en la Seguridad Pública, una de las posibles novedades a incorporar en materia de personal en la futura legislación, y a la que ya he hecho alusión, es la referida a la tradicional reivindicación del sector de que el personal de Seguridad Privada pueda ser considerado, en los supuestos que contemple la nueva norma, como ‘agentes de la autoridad’, condición que perdieron con la Ley de 1992 y que, por razones de justicia, considero que resulta necesario replantearse.

– ¿Qué ideas le gustaría transmitir a los representantes de las empresas y trabajadores de la Seguridad Privada en cuanto a la relación que mantendrá con ellos la Comisaría General de Seguridad Ciudadana en esta nueva etapa?

Desde esta Comisaría General y desde el Cuerpo Nacional de Policía en su conjunto, las empresas y los trabajadores de la Seguridad Privada pueden tener la certeza de contar con nuestra consideración y apoyo a su trabajo, así como nuestro reconocimiento y agradecimiento por la valiosa colaboración que permanentemente nos prestan. Como dijo el comisario Esteban Gándara en el acto de presentación de Red Azul, “para crear hay que creer”, y el Cuerpo Nacional de Policía cree en la Seguridad P0rivada española.

http://www.seguritecnia.es/seguridad-publica/fuerzas-y-cuerpos-de-seguridad/el-intercambio-de-informacion-y-el-apoyo-mutuo-son-la-base-para-establecer-una-colaboracion-fructifera

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FRANCE (NS 55 DNRED): le « SECRET DEFENSE »!

SECRET DEFENSEAVIS
Avis n° 2005-03 du 27 janvier 2005
NOR: CSDX0508078V

Vu la loi n° 98-567 du 8 juillet 1998, et en particulier ses articles 4 (2e alinéa), 7 et 8 ; Vu la lettre de saisine du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie en date du 16 décembre 2004 et la demande présentée le 17 novembre 2004 par Mme Sophie Clement, vice-présidente chargée de l’instruction au tribunal de grande instance de Paris, dans le cadre de l’instruction ouverte à son cabinet sur plainte de M. Marc Fievet concernant ses relations avec les douanes françaises ;

La Commission consultative du secret de la défense nationale, régulièrement convoquée et constituée, ayant examiné l’ensemble des documents classifiés qu’elle a recueillis au terme des investigations conduites par son président en vertu des pouvoirs que lui confèrent les articles 5 et 6 de la loi susvisée,
Emet un avis défavorable à la déclassification des pièces contenues dans le dossier établi au nom de M. Fievet, en sa qualité d’aviseur de la direction générale des douanes et droits indirects.

Fait à Paris, le 27 janvier 2005.
Pour la Commission consultative du secret de la défense nationale :
Le président,
P. Lelong

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6686A6840C8BCEDB3986A4EB25B2F9E9.tpdila13v_1?cidTexte=JORFTEXT000000629551&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000000002264

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DROGUES (Cannabis, Héroïne, Cocaïne, Méthamphétamines etc.etc.): le coût de la politique de lutte contre les drogues en France et dans le monde

A défaut d’avoir une analyse exhaustive du coût de la guerre aux drogues en France dans le périmètre utilisé par la Commission mondiale des drogues, nous disposons de données objectives sur le coût direct de la politique gouvernementale de lutte antidrogues.

La dernière source d’information, difficilement contestable, est un rapport parlementaire publié en novembre 2014.

Une enquête parlementaire

Les données présentées ci-dessous sont issues du rapport d’information de la mission d’évaluation de la politique de lutte contre l’usage des substances illicites publié par l’Assemblée nationale le 20 novembre 2014. Ce rapport est le fruit du travail réalisé par des députés dans le cadre du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC) de l’Assemblée nationale. Suite à la décision du Conseil d’Etat relative au projet de salle de consommation à moindre risque, le CEC avait en effet inscrit le 31 octobre 2013 à son programme de travail une évaluation de la politique de lutte contre l’usage des substances illicites, proposition formulée par le groupe SRC. Anne-Yvonne Le Dain et Laurent Marcangeli ont été désignés rapporteurs le 5 décembre 2013.

http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i2385.asp

La face émergée de l’iceberg

Les données collectées par la mission parlementaire d’information sont issues du document de politique transversale (DPT) annexé au projet de loi de finances 2014 et intitulé « politique de lutte contre les drogues et la toxicomanie » (rappel : un DPT permet d’individualiser le coût, pour l‘Etat, d’une politique publique). Le DPT 2014 regroupe ainsi les contributions de 26 programmes à cette politique publique. Dit autrement, il s’agit des crédits directement consacrés par l’Etat à la politique publique de lutte contre les drogues. Le coût total de ces programmes publics est de 1,185 milliard euros. Cet argent de l’Etat est dépensé dans trois directions.

Premier bloc : il s’agit des programmes qui traduisent l’activité répressive de l’Etat, en application de la loi de 1970 (répression des infractions à la loi sur les stupéfiants, de l’usage simple au trafic). Le poids budgétaire de cette activité répressive est de 850 millions d’euros, soit près des trois quarts des sommes totales consacrées par l’Etat à la lutte contre les drogues illicites (72%).

Détail

  • police : 225 millions
  • douanes : 252 millions
  • gendarmerie : 167 millions
  • services judiciaires : 101 millions
  • coopération : 48 millions
  • marine nationale : 21 millions

Il conviendrait d’ajouter à ces crédits traduisant l’activité répressive de l’Etat le coût des incarcérations en raison des ILS. Si l’on applique le ratio identifié par la Commission mondiale des drogues, un quart des 65 000 personnes détenues en France seraient donc en prison en raison d’une sanction pénale prise au titre de la loi du 31 décembre 1970, soit 16 000 personnes. Rappelons que le coût annuel moyen d’un détenu en France est de 30 000 euros. En appliquant ce coût moyen au nombre estimé de personnes en prison pour ILS, le coût total annuel pour le budget de l’Etat serait donc de 480 millions d’euros… qui seraient dès lors à ajouter aux montants précédents. Si l’on prend l’hypothèse minimaliste de 5% des détenus en France incarcérés pour usage simple (voir section 2, page 10), cela fait 3 250 détenus, soit un coût annuel total de 97,5 millions d’euros.

Second bloc : programmes de prévention de toutes les addictions (et pas seulement les produits classés comme stupéfiants) : 300 millions d’euros

  • enseignement élémentaire : 4 millions
  • enseignement secondaire : 274 millions
  • politique des sports : 9 millions
  • politique de santé publique : 11 millions

Troisième bloc : solde (35 millions)

  • animation interministérielle : 19 millions (notamment le fonctionnement de la MILDECA)
  • différents programmes transversaux (dont recherche)

A ces coûts directs imputés sur le budget de l’Etat, il convient d’ajouter le coût des dépenses de santé directement liées à la prise en charge des addictions et à la politique de Réduction des Risques. Ces coûts sont imputés sur le budget de l’Assurance-maladie à hauteur de 830 millions d’euros :

  • FNPEIS (dont le budget de l’expérimentation des salles de consommation à moindre risque)
  • CAARUD & CSAPA (les dispositifs médicosociaux dédiés aux usagers de drogues problématiques) : 375 millions (2013) – mais qui incluent aussi la partie alcoologie.
  • Filière hospitalière :
    • consultations hospitalières ou des équipes de liaison en addictologie : 100 millions (2012)
    • activité addictologie des autres établissements de santé : 285 millions (2011)
  • Prise en charge des traitements de substitution aux opiacés : 69 millions (2013) / NB : c’est la seule ligne de cette enveloppe « santé » qui concerne exclusivement les stupéfiants.

TOTAL coûts directs : 2 milliards euros = 0,1% PIB

[1] Office des Nations unies de lutte contre la drogue et la criminalité, l’agence spécialisée du système des Nations unies, et dont le siège est à Vienne.

[2] Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté par l’Assemblée générale des Nations unies le 16 décembre 1966. Dans son article 6 consacré à la peine de mort, la convention précise que cette peine, dans les Etats où elle n’est pas abolie, ne peut être utilisée que pour « les crimes les plus graves ».

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Le coût mondial de la guerre aux drogues

Depuis une dizaine d’années, de nombreux instituts de recherches et organisations non gouvernementales publient des rapports documentant l’échec de la « guerre aux drogues », mais aussi son coût. En 2011, un groupe d’anciens responsables politiques de haut niveau, dont des anciens chefs d’Etat d’Amérique latine et l’ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, ont décidé de former la Commission mondiale des drogues (www.globalcommissionondrugs.org). Ce groupe, qui agit comme un think tank de haut niveau ciblant les décideurs publics actuels, collige régulièrement toutes les évidences produites pour documenter l’échec de la guerre aux drogues, et son coût ainsi que ses effets contreproductifs. Le dernier rapport produit par la Commission mondiale des drogues en septembre 2014 a brillamment synthétisé ce qu’il a appelé une « défaite » dans la guerre aux drogues. Source : http://www.globalcommissionondrugs.org/reports/.

Ce rapport présente « l’addition » d’une guerre ratée, au travers de six conséquences désastreuses pour le bien-être des individus, des communautés et des Etats. Les propos suivants reprennent in extenso les pages 12 et 13 du rapport de 2014.

UNE DÉFAITE!

La communauté internationale est plus que jamais aux antipodes d’un « monde sans drogues ». La production, l’offre et la consommation de stupéfiants continuent d’augmenter, malgré l’accroissement des ressources consacrées à la répression.

  • La « meilleure estimation » de l’ONUDC[1] du nombre de consommateurs dans le monde (usage pendant l’année précédant l’estimation) est passée de 203 millions en 2008 à 243 millions en 2012, ce qui représente, en quatre ans, une hausse en valeur absolue de 18 %, correspondant à une augmentation de la prévalence de l’usage de drogue en population générale de 4,6 % à 5,2 %.
  • La production illégale d’opium dans le monde a crû de plus de 380 % depuis 1980, passant de 1 000 tonnes à plus de 4 000 tonnes aujourd’hui. Simultanément, le prix de l’héroïne s’est effondré de 75 % en Europe depuis 1990, et de 80 % aux États Unis depuis 1980, malgré une augmentation du degré de pureté.
  • Le système international de contrôle des drogues « patauge », du propre aveu de ses représentants, face à la prolifération de nouvelles substances psychoactives (NSP). En 2013, le nombre de ces substances dépassait celui des drogues interdites en vertu du cadre international de contrôle des drogues.

UNE MENACE POUR LA SANTÉ PUBLIQUE ET LA SÉCURITÉ

L’application de lois punitives pour lutter contre la drogue attise la criminalité et accroît les risques sanitaires liés à l’usage de drogue, en particulier chez les personnes les plus vulnérables. En effet, la production, l’expédition et la vente au détail des drogues sont laissées entre les mains du crime organisé, et les usagers de stupéfiants sont criminalisés, au lieu d’être aidés.

  • La production et la vente au détail clandestines aboutissent souvent à la mise sur le marché de drogues frelatées, dont la puissance et la pureté sont inconnues et qui s’accompagnent de risques nettement supérieurs. Deux exemples : l’héroïne contaminée par de l’anthrax ou la cocaïne coupée avec du lévamisole, un vermifuge.
  • Plus du tiers (37 %) des 1,8 million de personnes qui s’injectent des drogues en Russie sont infectées par le VIH. En raison d’un choix des autorités russes pour la criminalisation des utilisateurs, l’accès à des services vitaux de réduction des risques, tels les programmes d’échange d’aiguilles et de seringues (PES), est très restreint voire, dans le cas des traitements de substitution opiacés (TSO), totalement interdit.
  • Le régime actuel de contrôle des drogues a créé des obstacles légaux et politiques à la distribution d’opiacés aux fins d’atténuation de la douleur et de soins palliatifs. Plus de 5,5 milliards de personnes ont un accès gravement limité – ou n’ont aucun accès – aux médicaments dont ils ont besoin.
  • Les politiques restrictives augmentent le risque de mort prématurée par surdose ou réaction aiguë à la prise de drogues. En 2010, par exemple, plus de 20 000 morts par surdose de drogue illégale ont été dénombrées aux États-Unis. Or la naloxone, médicament en mesure de contrer les effets des surdoses d’opiacés, n’est toujours pas disponible partout (c’est le cas en France).

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DISCRIMINATION ET ATTEINTES AUX DROITS HUMAINS

Les approches politiques punitives en matière de drogues portent atteinte aux droits humains dans toutes les régions du monde. Elles conduisent à l’érosion des libertés civiles et des normes d’équité des procès, à la stigmatisation de personnes et de groupes – particulièrement les femmes, les jeunes et les minorités ethniques – et à l’imposition de peines abusives et inhumaines.

  • Bien que la peine de mort pour des infractions liées à la drogue soit illégale en vertu d’un pacte international[2], elle est encore appliquée dans 33 pays. Ainsi, au motif de telles infractions, plus de 1 000 personnes sont exécutées chaque année dans le monde.
  • L’application des lois contre la drogue a fait exploser le nombre de détenus (peines d’emprisonnement, détention provisoire ou internement administratif). De nombreuses personnes sont en outre internées dans des centres de détention obligatoire pour toxicomanes, en particulier quelque 235 000 personnes en Chine et en Asie du Sud Est.
  • Dans le monde, davantage de femmes sont emprisonnées pour des infractions liées à la drogue que pour tout autre crime. Une femme sur quatre derrière les barreaux en Europe et en Asie centrale a été incarcérée pour une telle infraction, et dans de nombreux pays d’Amérique latine cette proportion est encore plus élevée, comme en Argentine (68,2 %), au Costa Rica (70 %) et au Pérou (66,38 %).
  • L’application des lois antidrogue affecte les minorités de manière disproportionnée. Aux États-Unis, les Afro-américains constituent 13 % de la population, pourtant ils comptent pour 33,6 % des arrestations liées à la drogue et 37 % des personnes incarcérées pour des condamnations liées à la drogue. Des disparités raciales similaires ont été observées et documentées ailleurs, comme au Royaume-Uni, au Canada et en Australie.

UN STIMULANT POUR LE CRIME ET L’ENRICHISSEMENT DES CRIMINELS

Au lieu d’apaiser la criminalité, les politiques basées sur l’application des lois antidrogue la stimulent activement. La cherté des drogues illégales donne un motif de profit aux groupes criminels pour entamer le commerce de ces drogues et pousse certains usagers dépendants à commettre des crimes afin de financer leur consommation.

  • La prohibition des drogues a alimenté un marché mondial illégal de l’ordre de plusieurs centaines de milliards, selon l’estimation de L’ONUDC. D’après les données de 2005, la production aurait atteint une valeur de 13 milliards de dollars, le commerce de gros, 94 milliards, et la vente au détail, 322 milliards. La taille du marché mondial de gros des drogues dépasserait l’estimation équivalente pour les céréales, le vin, la bière, le café et le tabac combinés.
  • Les marchés de la drogue clandestins, non réglementés, sont violents par nature. Paradoxalement, les efforts d’interdiction couronnés de succès et les arrestations de chefs de cartels de la drogue et de trafiquants ont tendance à créer une vacance du pouvoir, qui entraîne à son tour un regain de violence, les acteurs restants se disputant les parts de marché libérées.
  • Le trafic de drogues illégales peut renforcer des groupes armés opérant dans des zones étrangères à l’État de droit. Le commerce de l’opium, par exemple, rapporte jusqu’à 500 millions de dollars par an à des groupes paramilitaires qui sévissent le long de la frontière du Pakistan et de l’Afghanistan.

UNE ENTRAVE AU DÉVELOPPEMENT ET A LA SÉCURITÉ ET UNE SOURCE DE CONFLITS

Les producteurs de drogue clandestins et les trafiquants prospèrent dans des régions du monde fragiles, affectées par des conflits et sous-développées, où l’exploitation de populations vulnérables est facile. Il est largement admis que la corruption, la violence et l’instabilité engendrées par les marchés non réglementés de la drogue constituent une menace pour la sécurité et le développement.

  • Les estimations du nombre de morts violentes liées au commerce illégal de la drogue au Mexique depuis la guerre contre le trafic déclarée en 2006 ont changé d’échelle, passant de 60 000 à plus de 100 000.
  • Les profits tirés des drogues illégales alimentent les instabilités régionales en contribuant à armer des groupes rebelles, paramilitaires et terroristes. Le détournement des investissements intérieurs et étrangers des priorités sociales et économiques vers les secteurs militaires et policiers a un effet néfaste sur le développement.
  • En Colombie, des produits chimiques toxiques ont été appliqués par pulvérisation aérienne sur une superficie d’un million d’hectares environ entre 2000 et 2007 dans le cadre d’efforts d’éradication de cultures illicites. Malgré leur effet destructeur sur les moyens de subsistance et les terres, le nombre de lieux de culture illégaux de coca s’est accru pendant la période.

DES MILLIARDS GASPILLÉS ET DES ÉCONOMIES MINÉES

Des dizaines de milliards sont dépensés chaque année pour appliquer les lois antidrogue. Bien que ces milliards profitent à l’industrie de la défense, ils représentent un coût secondaire désastreux, tant sur le plan financier que sur le plan social.

    • L’accent mis sur des stratégies contreproductives d’application des lois pour s’attaquer aux stupéfiants entraîne un « déplacement » des politiques. Autrement dit, il détourne l’attention et les ressources d’interventions sanitaires éprouvées, d’autres priorités policières et d’autres services sociaux.
    • Le commerce de drogues illégales crée un environnement hostile pour les affaires légales. Il décourage l’investissement et le tourisme, crée des conditions de volatilité sectorielle et de concurrence déloyale (associées au blanchiment d’argent) et perturbe la stabilité macroéconomique de certains pays impliqués dans la production et le transit.
    • Le commerce de drogues illégales affaiblit également la gouvernance. Une étude mexicaine de 1998 révélait que les trafiquants de cocaïne dépensaient une somme de l’ordre de 500 millions de dollars par an en pots-de-vin, soit davantage que le budget annuel du Bureau du Procureur général du Mexique. En 2011, les groupes de trafiquants de drogue mexicains et colombiens auraient blanchi jusqu’à 39 milliards de dollars procurés par les revenus tirés de la distribution de gros.

http://gdgr.fr/section-5-les-couts-de-la-guerre-aux-drogues

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FRANCE (affaire Michel Neyret): la police, c’est une aventure, un défi. On empoigne le réel et parfois le réel vous salit… par Philippe Bilger

« On parle de banditisme, de grosses affaires. Mais tout ça c’est pas du papier millimétré. C’est forcément borderline. Si on n’accepte pas ça, on reste à la maison et on fait du repassage »

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photo_bilger_1Michel Neyret : quel roman policier !

Depuis quelques jours, la pensée de Michel Neyret ne me quitte pas.

A partir du 2 mai, il sera jugé par le tribunal correctionnel de Paris pour « des faits de corruption en tous genres » et trafic d’influence (TF1).

Surtout cette actualité a favorisé, sur le plan médiatique, la rédaction d’au moins deux exceptionnels portraits de cette personnalité qui a pu être considérée, quand elle était « patron historique de la BRI lyonnaise », comme le « meilleur flic de France ». En effet Raphaël Malkin, pour Society, et Patricia Tourancheau, pour L’Obs, ont décrit avec talent et précision un destin qui ne laissera personne indifférent.

J’ai senti chez moi une curiosité telle que j’ai regretté de n’avoir jamais rencontré Michel Neyret, et que j’ai, pour la première fois, éprouvé une nostalgie à l’égard d’une vie professionnelle qui aurait pu me permettre de me trouver face à lui comme ministère public.

Il m’est arrivé de nouer des liens d’amitié avec de très grands professionnels de la police comme Martine Monteil ou de croiser Olivier Marchal qui, avec son abord et sa vision lugubre de son ancien métier, détournait d’un questionnement sans préjugés.

Michel Neyret, j’aurais tellement aimé discuter avec lui, le voir à l’oeuvre.

5573893_000-par6548592_545x460_autocropJ’imagine si bien ce qu’il a été à l’époque de sa gloire policière quand sa réputation, dans un corps pourtant où l’admiration est trop souvent battue en brèche par la jalousie, était au comble de la part de ses collègues et de ses patrons dont certains expriment leur point de vue dans les deux articles que j’ai évoqués.

Une capacité technique hors de pair, une intuition sans pareille pour les interpellations, jamais trop tôt jamais trop tard, un chef qui ne demeurait pas dans son bureau mais « qui allait au contact du milieu. Il aimait sentir la ville ». Un meneur d’hommes qui savait aussi bien les entraîner, les stimuler que leur payer « une bonne gamelle » à Noël.

« Le premier flic de terrain de France qui eut le record national de saisies de drogue une année » selon son ami, l’avocat David Metaxas également renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour recel de violation du secret professionnel et qui espère sa relaxe.

Après avoir arrêté, en 2003, après une longue filature, les « évadés de Luynes », une bande de « braqueurs sudistes », dans un petit hôtel de la Drôme, il est décoré de la Légion d’honneur en 2004.

« Les ripoux de Lyon », des militants de l’ETA, l’islamiste Khaled Kelkal, une tonne de haschich débarquée d’un voilier et saisie…
648x415_20mn-70191A l’évidence une joie d’accomplir ce dur, cet éprouvant métier mais si riche d’émotion et de fraternité. Étrangement aussi avec ceux qu’on combat.

Il y a plus de connivence entre les aventuriers et les compagnons du risque, de quelque côté qu’ils se situent, qu’entre la police de terrain et les bureaucrates. Je n’ai aucun mal à deviner l’allégresse d’un Michel Neyret persuadé de dominer son sujet, adoré par son équipe, intouchable, exemplaire.

Mais lucide. Conscient qu’on ne peut pas faire de la bonne police sans indicateurs. On les appelle « tontons ». Lui, et c’est symptomatique, les qualifie « d’amigos » comme pour les décharger de l’opprobre qui pourrait les entraver dans leur relation avec lui.

En 2004, Michel Neyret prend en charge l’antenne judiciaire de Nice après deux décennies à Lyon. Sans son épouse qui continue à exploiter un hôtel trois étoiles près de Vienne.

Est-ce cette solitude, ce changement de monde, l’abandon de la structure qui donnait sens à son existence qui l’ont conduit à certaines transgressions qu’il a admises ? Apparemment il aurait reçu des cadeaux, eu des bénéfices en contrepartie de fiches Interpol. Comme si un ressort était cassé. Comme si les faiblesses d’un homme livré à lui-même sans une tutelle vigilante et aimante avaient surgi au jour niçois.

Quand il revient à Lyon en 2007 en qualité de numéro deux de la police judiciaire, il n’est plus le même. Il déteste la paperasserie, continue à humer l’air du dehors mais lui qui était ouvert, limpide, transparent est sur ses gardes et ferme sa porte. Il déjeune beaucoup et ses préoccupations, pour ceux qui l’observent, ne sont plus celles du Neyret flamboyant et charismatique d’avant. Il reste peut-être toujours « un grand flic » mais il y a des ombres, des incertitudes. Il n’est plus l’homme sur lequel on comptait pour les solutions, il est devenu une question, on s’interroge.

Le 29 septembre 2011, il est placé en garde à vue. Sa chute sera largement commentée. On saura tout de lui mais j’espère qu’à partir du 2 mai, des problématiques essentielles seront abordées. En tout cas elles m’habitent, lancinantes, à son sujet.

Ce n’est pas un policier médiocre qui a fauté qu’on va juger. Michel Neyret a des collègues qui sont encore des inconditionnels, d’autres qui n’oublient pas ses réussites nombreuses en ne méconnaissant pas ses failles, quelques-uns qui n’appréciaient pas du tout sa personnalité et son comportement mais personne n’en fait l’un de ces fonctionnaires banalement corrompus qui surgissent parfois d’une quotidienneté trop soumise à des influences délétères.

Michel Neyret a été et demeure un « flic » exceptionnel. En tout cas il sera impossible d’oublier qu’il l’a été et tout ce qu’il aura accompli ne sera pas gangrené par l’image négative de ses indélicatesses et de ses malhonnêtetés. Il ne sera pas simple d’affirmer, comme Christian Lothion, directeur de la DCPJ, « il était policier, ce n’est plus un policier ».
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Souvent j’ai eu tendance, quand des êtres de pouvoir avaient viré au pire, à souligner qu’ayant plus de responsabilités et de privilèges que les autres plus modestes, ils devaient être sanctionnés plus sévèrement.

Je ne suis pas persuadé qu’avec Michel Neyret, je ne mettrais pas sur un plateau l’actif énorme pour compenser – non pas pour faire pardonner – le passif indiscutable.

Sans doute suis-je trop sensible au romantisme forcément équivoque d’une mission même quand elle est exercée avec rectitude. On ne peut pas impunément pousser le plus loin possible les vertus d’audace, d’action, de légitime violence et de réalisme sans jamais risquer d’aller au-delà, dans cette zone où on croit qu’on peut tout se permettre parce qu’on demeure, malgré tout, intimement, du bon côté. Qu’on ne deviendra jamais un ripou comme ceux qui croient vous corrompre alors qu’on sera toujours plus propre que leurs manigances et leurs misérables dons.

Je devine bien ce qui, en plus d’une solitude ennemie, a incité Michel Neyret à quitter le chemin d’une absolue exemplarité. On n’est pas, dans la police, un professionnel que la drogue de l’intensité, de l’excitation et des « coups » intoxique, sans être imprégné, un jour ou l’autre par le versant sombre de cette existence. Irais-je jusqu’à oser affirmer que le risque des caractères exceptionnels pour le meilleur est qu’il soient paradoxalement trop proches du pire ?

Neyret n’a pas trahi parce qu’il n’aurait pas compris le changement d’époque, non.

Mais parce que la police, c’est une aventure. Un défi. On empoigne le réel et parfois le réel vous salit.

Un collègue dit tout. « On parle de banditisme, de grosses affaires. Mais tout ça c’est pas du papier millimétré. C’est forcément borderline. Si on n’accepte pas ça, on reste à la maison et on fait du repassage ».

A partir du 2 mai, justice et police feront bon ménage. La loi de la première n’oubliera pas qui est l’incarnation de la seconde.

http://www.philippebilger.com/

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FRANCE (Affaire Neyret): la grande tartufferie avec un nombre incalculable de faux culs, de vierges effarouchées et de Dalloziens coincés !

Affaire Neyret : un système à la barre

Par Emmanuel Fansten 1 mai 2016 

neyret22Le long procès qui s’ouvre ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris n’est pas seulement celui de Michel Neyret, 60 ans, ancien numéro 2 de la PJ lyonnaise soupçonné d’avoir basculé dans la voyoucratie. Poursuivi (entre autres) pour «corruption», «trafic d’influence», «violation du secret professionnel», «trafic de stupéfiants», «détournement de scellés» et «association de malfaiteurs», l’ex-star de l’antigang incarne aussi la dérive d’un système longtemps toléré. Trois autres policiers comparaissent avec lui (lire l’interview ci-contre), poursuivis pour avoir souscrit à ses méthodes policières «borderline».

Au travers du cas particulier de Michel Neyret, qui risque dix ans de prison, le procès parisien sera aussi celui de certaines méthodes policières, qui ont permis à la PJ lyonnaise de réaliser ses plus belles prises.

Une époque, pas si lointaine, où les entorses au code de procédure pénale étaient monnaie courante,…………………..lire sur: http://www.liberation.fr/france/2016/05/01/affaire-neyret-un-systeme-a-la-barre_1449869

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Tout le monde connaissait les méthodes de Michel Neyret.

Sa hiérarchie, mais aussi les magistrats, les parquetiers, les politiques.

Puis, quand l’affaire a éclaté, tout le monde a crié au loup en dénonçant des méthodes archaïques qui n’ont plus lieu d’être. Mais en Rhône-Alpes, les grosses affaires se sont quasiment arrêtées pendant quatre ans après la chute de Neyret. C’est d’une grande hypocrisie. Quand les douanes saisissent en octobre 7 tonnes de résine de cannabis sous les fenêtres d’un indic rémunéré par l’Etat, de quoi s’agit-il sinon d’un trafic de stups toléré ? On permet à un indic de transporter de la drogue d’un point A à un point B sous le contrôle de l’Etat. Où est la logique ? Si on veut laver plus blanc que blanc, il faut le faire tout le temps.

http://www.liberation.fr/france/2016/05/01/tout-le-monde-connaissait-les-methodes-de-michel-neyret_1449870

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EXTRAIT

Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse

Quand Michel Charasse était interviewé par Elise LucetMichel Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Ouais…
Michel Charasse : On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.
Elise Lucet ; Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Miche Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’Etat de droit qui est assez flexible…

Lire la totalité de l’interview: http://marcfievet55.skyrock.com/2.html

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FRANCE (Dalloziens): le procès de Michel Neyret (PJ lyonnaise) s’ouvre ce lundi à Paris…

Avatar de Marc FievetThe international informant

michelneyret

par Caroline Girardon

Publié le 01.05.2016

Michel Neyret, un flic à l’ancienne «plein de paradoxes»

Un homme « attachant », « un flic redoutable et détestable ». C’est ainsi que David Metaxas, souvent dépeint comme l’enfant terrible du barreau de Lyon, décrit Michel Neyret, « son meilleur ennemi » à qui il a d’ailleurs consacré un livre et avec lequel il partageait bon nombre de soirées mondaines.

LIRE sur http://www.20minutes.fr/lyon/1837611-20160501-lyon-michel-neyret-homme-attachant-plein-paradoxes

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Pour mémoire

Un douanier niçois blanchi se confie sur l’affaire Neyret

vita piazzoli

Publié le jeudi 10 septembre 2015 à 19h45

Me De Vita, ici en face de Piazzoli(Photo Ch. Perrin)

Dans l’affaire Michel Neyret, flic à l’ancienne fréquentant certains caïds, plusieurs personnes de son entourage professionnel ont été éclaboussées. Dont Jean-Paul Piazzoli, directeur adjoint des enquêtes douanières, qui se confie.

Le commissaire Michel Neyret, flic à l’ancienne fréquentant caïds et indics, gueule de cinéma, avait marqué de son empreinte la PJ de Nice lors de…

Voir l’article original 263 mots de plus

TRACFIN INFO: blanchir de l’argent…

bercy2——————

Charasse cohibaDans les années 90, Michel Charasse, l’homme aux bretelles, fumeur de « cohiba », ministre du budget et donc patron de la Douane française m’avait suggéré d’ouvrir une banque pour mieux remonter les blanchisseurs.

J’avais alors approché un jeune directeur du Banco Atlantico de Gibraltar qui était partant!

En 1994, j’ai eu un contact avec un agent du TRACFIN dans une chambre d’ hôtel parisien réservée par Christian Gatard de la DNRED Nantes.

Les services anglais du « HM Customs excise » aidés des services canadiens de la « RCMP » ne m’ont pas permis de finaliser la création et l’implantation de cette banque en Croatie, alors que des contacts avaient été pris au plus haut niveau de la jeune Croatie, à peine sortie de la Yougoslavie….

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Écoutons Denis Robert qui aujourd’hui nous parle du meilleur circuit de blanchiment!

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A LIREgibraltar

infiltre2

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EXTRAIT

de

l’Archipel des soumis

Et c’est  l’esprit libre, avec la certitude du devoir accompli que je prends l’avion pour Venise, via Milan, où m’attendent l’avocat Pascuale Ciolla et Giuseppe Laveneziana.

palace zagrebLe Palace Hotel de Zagreb

Nous nous rendons en voiture, puis en train à Zagreb où je vais mettre en place le projet  fou que Michel Charasse avait approuvé : ouvrir une banque avec les fonds de la drogue pour mieux contrôler le cheminement de l’argent sale.

D’abord surpris par cette idée, Mario (Claudio Pasquale Locatelli) en a vite saisi tout l’intérêt. Il a décidé d’investir dans différentes industries croates et a chargé un avocat local de recenser toutes les entreprises cherchant acquéreur.

La création de sa propre  banque ne peut que favoriser ses plans.

Nous sommes accueillis dans le pays comme des ministres. Les autorités militaires nous gratifient d’une escorte qui nous ouvre la route lors de nos déplacements. C’est un gros 4X4 Mercedes piloté par un militaire qui nous sert de taxi.  Un problème administratif qui aurait pu retarder certaines démarches est réglé en cinq minutes devant le tribunal de Zagreb, moyennant cinq mille dollars payés cash et sans reçu.

Nous sommes entre gens dynamiques et performants…

………………

Début janvier 1994, je passe voir Jean Paul Garcia, l’attaché des douanes françaises en poste à Madrid.  Je lui apporte les dernières factures que la compagnie anglaise Marconi m’a fait parvenir pour le règlement des factures de communication par satellites du télex embarqué sur le Melor.

Par hasard, je réussis à faire dire à Jo Le Squere  de l’Echelon DNRED de Nantes que les numéros de télex relevés sur les factures de Marconi remises à Jean Paul Garcia à Madrid, ont permis de savoir que mon navire, le MELOR,melor11 alors qu’il était chargé de plus de trente tonnes de cannabis afghan, était en communication avec un télex sur liste rouge dans le département du Var en France et avec une grande banque américaine de New York.

Je ne pourrais pas obtenir le nom et l’adresse de ces correspondants !

Le MELOR au mouillage à Gibraltar

Par ailleurs, une réunion est organisée par Christian Gatard et Hervé Maignier dans un hôtel du XVe arrondissement avec un agent du TRACFIN,  service rattaché au ministère des Finances chargé du traitement du renseignement et de l’action contre les circuits financiers clandestins. C’est évidemment de l’ouverture de ma banque à Zagreb que je dois l’entretenir. Je m’aperçois très vite que cet agent est à mille lieux des réalités. Ficelé à ses certitudes, et à sa culture livresque, il ne me croit pas et préfère s’en tenir à ses dossiers. La fin de la réunion sera marquée par une démonstration éloquente de l’attitude de nos chers fonctionnaires qui ne pensent avant tout qu’à leur petite carrière. J’osais suggérer à l’homme du TRACFIN de démissionner puisqu’il reconnaissait ne pas pouvoir agir efficacement! Sa réaction fut immédiate, en se dressant, il s’exclama: « Certainement pas« !

L’humour n’est pas apprécié par certains fonctionnaires de Bercy….

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Lire aussi: NARCOTRAFIC: l’implication du pouvoir… et des banques

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DNRED (DOD): l’ancien directeur des opérations (jusqu’en 2014) au sein de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) a été placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE)

dnredL’information est confirmée par le parquet de Paris : l’ancien directeur des opérations (jusqu’en 2014) au sein de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) a été placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) un service de la police judiciaire parisienne. La DNRED est une des 6 composantes de la communauté française du renseignement au même titre que la DGSI ou la DGSE. L’audition sous contrainte avait débuté mardi matin. Elle s’est terminée mercredi en fin d’après-midi. Le directeur n’a pas été déféré devant un magistrat à l’issue de sa garde à vue.

Les magistrats enquêtent sur les méthodes des services de lutte contre les stupéfiants. Après l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtris), ce sont les douanes qui font l’objet de la curiosité des juges. En janvier, ils ont perquisitionné les locaux de la DNRED, dans une atmosphère houleuse selon des témoins. La justice tente de savoir si les douanes, avisées par des indics, laissent entrer des tonnes de produits stupéfiants sur le territoire national puis procèdent à la saisie de la marchandise en en laissant une partie aux dealers-informateurs.

Ces livraisons sont encadrées par la loi. Mais elles peuvent susciter la convoitise ou la corruption de certains fonctionnaires. Dans un premier temps, les magistrats ont épluché le train de vie des douaniers mis en cause et n’ont pas pu démontrer d’enrichissement personnel à ce stade.

http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-l-ex-patron-du-renseignement-des-douanes-en-garde-a-vue-17-03-2016-2026045_23.php

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LIRE aussi:  FRANCE (Grand Bal des « Faux-culs »): tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et … le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez »

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OCRTIS (Office anti-drogue): le patron muté sous la pression judiciaire ?

D’après les informations de M6, François Thierry devrait être prochainement muté de son service. Un départ précipité par une affaire judiciaire.
Publié le 19/03/2016 à 18:45 | Le Point.fr

François Thierry, commissaire divisionnaire de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants

François Thierry, commissaire divisionnaire de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants © Copyright 1999 Adobe Systems Incorporated/ PATRICK

Thierry, actuel commissaire divisionnaire de l’ Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), devrait être muté à la sous-direction antiterroriste (SDAT) dans les prochaines semaines. C’est en tout cas ce qu’affirme M6, qui va même jusqu’à expliquer que cette promotion serait en réalité due aux récents démêlés de l’office anti-drogue avec la justice.

« La justice s’intéresse depuis plusieurs mois au fonctionnement de certaines sections de l’OCRTIS, et des relations entretenues entre les responsables de ces groupes, et les indicateurs qui fournissent les informations permettant les saisies », explique M6. Certains fonctionnaires seraient en effet soupçonnés de ne pas avoir coopéré entièrement avec la justice dans le cadre d’une saisie de sept tonnes de cannabis fin 2015 dans le 16e arrondissement de Paris. Dans cette affaire, un ex-patron des douanes avait été placé en garde à vue le 17 mars.

« Dysfonctionnements supposés »

En poste depuis six ans à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants, François Thierry est connu dans les médias depuis plusieurs années comme le visage de la lutte anti-drogue. D’après des sources policières, la mutation de ce fonctionnaire respecté et médiatique permettrait « d’apaiser les tensions internes et externes » autour du service, et de « renouer des relations de confiance avec certains magistrats qui rechignaient parfois à saisir un office, peut-être victime d’égarements de certains de ses cadres ». Une promotion qui n’empêcherait pas cependant François Thierry d’être entendu prochainement devant les juges pour expliquer les « dysfonctionnements supposés de son futur-ex service », explique M6.

http://www.lepoint.fr/justice/office-anti-drogue-le-patron-mute-sous-la-pression-judiciaire-19-03-2016-2026583_2386.php

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DROGUE (Consommation de cannabis): médaille d’or pour la France

coq bleu blc rgeUne étude de l’Organisation Mondiale de la Santé a réalisé un classement de la consommation de cannabis par pays et par âge.

L’étude s’intéressait plus globalement au comportement des jeunes de quinze ans face à la drogue, et ce, dans plus de quarante-deux pays (en Europe, au Canada et en Israël). Alors que la moyenne internationale situe à 15% la part de la population âgée de quinze ayant déjà consommé du cannabis, la France explose le record avec un taux moyen de 29% pour les garçons et 26% pour les filles. Il n’est pas simplement question d’expérimentation dans ces chiffres mais bien de consommation régulière, puisque là encore les petits français…

lire sur:http://m.gqmagazine.fr/pop-culture/news/articles/la-jeunesse-francaise-recoit-la-medaille-de-la-plus-grosse-consommatrice-de-cannabis-deurope/32658

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IRLANDA: la guerra de las mafias irlandesas sacude Marbella (Costa del Sol – Andalucia)

Entierro de David Byrne en la iglesia de San Nicolás de Dublín. reuters

Dos grandes clanes se enfrentan por el control del tráfico de drogas a la isla desde España

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Las mafias irlandesas de la droga han entrado en guerra y uno de los dos bandos, el poderoso clan de los Kinahan, mueve sus piezas desde la Costa del Sol. El reciente asalto al Hotel Regency de Dublín, donde media docena de hombres armados con fusiles AK-47 mataron el pasado 5 de febrero a uno de los lugartenientes de la familia, ha sido la peor afrenta sufrida por los Kinahan en su largo reinado sobre el tráfico de drogas y armas a la isla. La magnitud del ataque ha puesto en jaque a la policía irlandesa y ha alertado también a la de España. Los investigadores vinculan a la familia con una decena de asesinatos en los últimos años, tres de ellos ocurridos en la provincia de Málaga.

leer: http://politica.elpais.com/politica/2016/03/05/actualidad/1457213465_215509.html

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DUBLIN: retour de l’IRA continuité ou guerre des gangs ?

David_ByrneDavid Byrne

READ: http://www.dailymail.co.uk/news/article-3443686/Armed-checkpoints-police-patrols-surround-three-day-wake-Irish-gangster-murdered-boxing-weigh-amid-fears-mourners-shot-rival-mob.html

11/02/2016 – 07h00 Dublin Breizh-info.com) – Vendredi 5 février 2016 : un commando déguisé en policiers du SWAT fait irruption dans la salle de réunion du Regency Hôtel, à Dublin. Une pesée de boxe a effectivement lieu dans l’hôtel à ce moment là, en prévision d’un match. Les membres du commando sont armés de fusils d’assaut (AK47) et ouvrent le feu, tuant David Byrne et blessant deux autres individus avant de prendre la fuite. David Byrne, 33 ans, est connu pour être lié au milieu de la drogue à Dublin. Un milieu qui, chaque année, écoule une marchandise entrainant la dépendance, la violence, la mort chez de nombreux jeunes Irlandais.

Lundi 8 février : un individu appelle la BBC et revendique, au nom de l’IRA-Continuité (CIRA), l’exécution. L’IRA Continuité explique notamment que David Byrne était lié à l’assassinat, en septembre 2012, d’Alan Ryan, membre de l’IRA provisoire (une autre branche de l’armée de libération irlandaise). L’homme annonce également qu’une lutte contre les trafiquants de drogue va s’engager : « Ce ne sera pas un incident isolé. Les unités d’IRA-Continuité ont été autorisées à mener d’autres opérations. D’autres dealers et criminels vont être ciblés. »

Lundi 8 février toujours : d’autres individus se revendiquant de l’IRA Continuité assurent que l’organisation n’a rien à voir avec le meurtre du vendredi et que toute cette opération vise à salir la cause républicaine irlandaise.

Mardi 9 février : toujours à Dublin, un deuxième meurtre est commis . C’est Eddie Hutch qui est abattu ; il était chauffeur de taxi de 59 ans connu de la police notamment pour des vols mais également le frère de Gerry Hutch (figure de la criminalité dublinoise, aussi surnommé « The Monk »), et l’oncle d’un autre criminel, Gary Hutch, tué en Andalousie en septembre 2015.

A Dublin, la police est sur les dents ; des barrages filtrants ont même été mis en place à plusieurs endroits de la capitale irlandaise. Difficile de savoir si ces meurtres sont imputables uniquement à une guerre entre gangs de la drogue ou si – comme la revendication de lundi le laisse entendre, l’IRA Continuité reprend du service. Depuis les accords de paix de 1998 et le renoncement à la violence intervenu en 2005, l’IRA (Armée Républicaine Irlandaise) a laissé la place à plusieurs groupes dissidents, refusant le processus de paix. Il s’agit notamment, de l’IRA véritable et de l’IRA continuité qui sont suspectés de plusieurs exécutions ou attentats ces dernières années. En 2014 des engins explosifs furent envoyés dans des centres militaires en Irlande du Nord. Mais c’est la lutte contre le trafic de drogue et les dealers qui semble constituer le plus gros de l’action de ces nouveaux militants nationalistes irlandais radicaux. En 2014, le magazine Vice avait consacré un reportage à ces groupes, notamment à Derry, qui mènent une véritable guerre – salutaire aux yeux de nombreux Irlandais, catholiques comme protestants – contre la drogue.

Selon le quotidien Irish Times, ces deux meurtres s’inscrivent dans la guerre entre des gangsters du nord de Dublin et un groupe criminel irlandais basé en Espagne, les «Christy Kinahan». Ces gangs se disputent des «territoires» à Limerick et Dublin et dans les banlieues voisines de Crumlin et Drimnagh. Cette guerre des gangs aurait déjà fait plus de 30 morts ces quinze dernières années.

De leur côté, les anciens membres ou proches de l’IRA devenus des notables respectables et respectés, comme Gerry Adams, condamnent avec fermeté cette violence , le Sinn Fein allant même jusqu’à refuser toute filiation entre l’IRA historique et l’IRA continuité.

Implication ou pas de l’IRA dans ces deux meurtres, en cette année de centenaire de Pâques 1916 , mais aussi, pour les protestants irlandais, de centenaire de la bataille de la Somme, un sérieux regain de tension n’est pas à exclure. Avec comme fond un mélange de communautarisme et de lutte contre le trafic de drogue qui s’étend en Irlande.

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Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

source: http://www.breizh-info.com/2016/02/11/39021/dublin-guerre-gangs-ira-continuite

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FRANCE (Grand Bal des « Faux-culs »): tous, du BCS en passant par la DCPJ, la DNRED, l’ IGPN, l’ OCRTIS, le SIAT et … le Parquet vont rivaliser dans le port de « faux-nez »

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Quand une saisie record révèle les liaisons dangereuses entre « stups » et « indics »

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En octobre dernier, les douanes effectuent une saisie record de 7 tonnes de résine de cannabis dans l’ouest parisien. Problème : le trafiquant présumé est aussi un « indic » de l’Office central de lutte contre le trafic de stups.
L’affaire était trop belle.Quatre fourgons suspects, garés dans les beaux quartiers de la capitale, au bas des immeubles haussmanniens du boulevard Exelmans, dans le 16e arrondissement. Dans les coffres de trois des utilitaires, 7 tonnes de résine de cannabis que les agents de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) découvrent le 17 octobre dernier. Une « saisie record » pour Paris intra-muros, saluée dès le lendemain par François Hollande. Le président fait le déplacement jusqu’aux locaux de la DNRED, à Ivry-sur-Seine, où, devant les piles de « valises marocaines », il déclare espérer qu’il s’agit-là d’un « coup fatal » porté aux trafiquant. Mais dans ce dossier, la réalité est bien plus complexe : l’enquête va surtout révéler que l’importateur de la drogue, interpellé fin février en Belgique, était surtout un « indic » de l’Office central de lutte contre le trafic de stups.
>> La visite de François Hollande dans les locaux de la DNRED, le 18/10/15 :

Le Président de la République, François Hollande, et le ministre des Finances, Michel Sapin, en présence de la directrice générale des douanes, Hélène Crocquevieille, et du directeur adjoint, Jean-Michel Thillier, sont venus féliciter les agents de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) pour la saisie exceptionnelle de 7,1 tonnes de résine de cannabis. Cette affaire a été réalisée dans la nuit du 17 au 18 octobre en plein Paris.

Un grossiste en cavale…

L’enquête des douanes débute quelques jours avant la saisie du boulevard Exelmans, dans la nuit du mardi 13 au 14 octobre, sur la base d’un renseignement. Le conducteur d’une voiture suspecte est interpellé au péage d’Ancenis, près de Nantes, sur l’autoroute A11, dans le sens Paris-Nantes. Pour les enquêteurs de Bercy, il ne fait aucun doute qu’il s’agit là de la voiture ouvreuse d’un convoi de livraison de drogue. La découverte d’un fourgon abandonné sur une aire d’autoroute en amont du péage leur donnera raison : à l’intérieur, les douaniers saisissent 1,9 tonne de résine de cannabis.

C’est en remontant la piste du « shit » nantais que les enquêteurs de la DNRED se retrouvent donc boulevard Exelmans. 7 tonnes de résine de cannabis, le chiffre est certes un record, mais le « coup porté » est à nuancer. Dans le jargon, on parle d’une « saisie sèche », car elle ne mène à aucune interpellation. Et si une facture et des traces ADN retrouvées dans l’un des véhicules permet de remonter jusqu’au grossiste présumé du trafic, celui-ci a disparu. Un grossiste, peu précautionneux, dont les revenus lui permettaient de louer un luxueux penthouse… boulevard Exelmans, juste au-dessus des fourgons chargés de shit.

…et « indic » de l’Office central des stups

Les investigations sur ce trafic sont immédiatement confiées à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), à Nanterre. Il en est cependant dessaisi à peine une semaine plus tard, par le procureur de Paris, François Molins. Et pour cause : le grossiste en shit du boulevard Exelmans est enregistré officiellement au Bureau central des sources (BCS) de la DCPJ… comme indicateur. Un « tonton », dit-on dans le jargon policier, de l’OCRTIS, le service même qui est censé enquêter sur son trafic. Les investigations atterrissent finalement au 36 quai des Orfèvres, à la Brigade des stupéfiants de la préfecture de police de Paris.

Originaire de Mulhouse, dans le Haut-Rhin, le trafiquant en question, Sofiane H., a été condamné en 2011 à 13 ans de prison et deux millions d’euros d’amende pour avoir animé un trafic international de cannabis, alors qu’il se trouvait déjà en prison, en 2002. Selon nos informations, c’est l’ancien patron de l’OCRTIS lui-même qui avait recruté ce trafiquant lors de sa détention en Espagne. Les 7 tonnes saisies par les Douanes faisaient en fait partie de ce qu’on appelle dans le jargon, une « livraison surveillée ». En clair, il s’agit d’une technique d’enquête destinée à attraper du gros gibier. On laisse importer et acheminer, là en l’occurrence depuis le Maroc, une grosse quantité de drogue par un « trafiquant-indic » afin d’interpeller derrière les grossistes qui vont se répartir la marchandise. Ces livraisons se font sous les contrôles de la police avec la bénédiction de la justice. Selon nos informations, le TGI de Perpignan était avisé, mais pas le parquet de Paris. L’histoire ne dit pas si les douanes ont court circuité volontairement ou involontairement la livraison surveillée par l’OCRTIS.

Sofiane H. a finalement été interpellé le 22 février, à Gand, en Belgique dans le cadre de l’exécution d’un mandat d’arrêt européen émis par le juge d’instruction qui dirige l’enquête. Placé en détention provisoire, il devrait être transféré en France rapidement.

La sensible question de la gestion des indics

Cette affaire met en lumière les liaisons sulfureuses et dangereuses entre flics et indics. Longtemps, les relations flics-tontons sont restées tabous. Elles étaient régies par le principe du fameux 10% : l’indic repartait avec 10% de l’argent ou de la drogue saisie, avec tous les risques que cela comportait pour les fonctionnaires de police. Mais en 2004, la loi Perben II a reconnu officiellement et encadré le recours aux indics, comme leur rémunération. A l’instar de Sofiane H, les indics sont enregistrés confidentiellement au Bureau Central des Sources (BCS), qui dépend du service interministériel d’assistance technique (SIAT). Ainsi, les « primes » perçues par les « tontons » oscillent environ (officiellement) entre 50 et 10.000 euros. « On a besoin de gens qui sont immergés au plus près des terreaux de délinquance et de la grande criminalité. Il faut rester lucide sur ce que l’on permet de faire à un indic et sur ce que l’indic va nous permettre de réaliser à l’affaire », précise Isabelle Trouslard, secrétaire nationale du syndicat Synergie-officiers, précurseur sur le combat de la gestion des indics. Pour la syndicaliste, « les textes en la matière restent insuffisants ».

L’opération semblait avoir été un succès. Plus de sept tonnes de cannabis avaient été saisies dans le 16e arrondissement. Mais aucun des commanditaires n’avait été arrêté dans l’opération, au cours de laquelle les Douanes ont court-circuité la police. Plus embarrassant encore, un homme a été arrêté en Belgique : trafiquant, il était aussi un indic très utile pour les forces de l’ordre.

Aujourd’hui, neuf affaires de drogue sur dix sont résolues grâce à des indics. Et plus l’affaire est importante, plus le trafiquant informateur est souvent élevé dans la hiérarchie de la voyoucratie. Ce qui est le cas de Sofiane H. « Une tonne c’est environ 5 millions d’euros à la revente au détail, la prime c’est entre 10.000 et 20..000 euros, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre », constate un ancien grand flic à la retraite. Et d’ajouter : « les politiques font de la lutte contre le trafic de drogue leur priorité, ils veulent des résultats mais ne veulent pas savoir comment on les obtient. Après c’est facile de jouer les vierges effarouchées. Aujourd’hui l’OCRTIS est quasiment le seul service à s’attaquer au démantèlement des réseaux de trafic internationaux ».

Reste à savoir désormais, ce qu’aura à raconter Sofiane H. lorsqu’il sera rendu à la France et se retrouvera confronté aux enquêteurs du 36, et peut-être un jour de l’IGPN, la police des polices.

L’affaire promet sans doute encore des rebondissements…

http://www.itele.fr/justice/video/drogue-quand-une-saisie-record-revele-les-liaisons-dangereuses-entre-stups-et-indics-155824

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OPERATIONS UNDERCOVER: qui se souvient de Fausto Cattanéo? A l’OCRTIS peut-être!

Afficher l'image d'origine«La lutte contre le crime organisé est impossible sans opérations undercover»

Fausto Cattanéo

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Casquette de base-ball et lunettes de soleil sur la visière, Fausto Cattanéo, 58 ans, a repris sa tenue de commissaire de la police antidrogue suisse. Pendant plus de dix ans, le Suisse-Italien a enfilé les habits des «parrains» ­ Rolex en or, fringues de luxe italiennes, «bague à 55 000 francs suisses prêtée par un ami joaillier» ­ pour «traiter d’égal à égal» dans des palaces en Suisse, à Miami, Istanbul, Rio de Janeiro, avec langoustes, champagne à gogo et cigares cubains. Agent undercover (sous couverture), en opérations financées par l’Etat et contrôlées par la justice. Pour décapiter les mafias, le représentant masqué de la loi a dû s’acoquiner avec les hors-la-loi, pseudo- conseillers financiers ou avocats véreux, capables de blanchir des millions de narcodollars en Suisse.

Jusqu’au vertige!

Replié dans une modeste maison rose de la banlieue de Locarno (Suisse), le retraité du double jeu a accroché ses trophées : médailles et écussons des polices antidrogue américaine et européenne, «cravate en or» des carabiniers italiens, faux passeport au nom de Pierre Consoli, «mon oncle préféré», une photo de son pote «Sam» de la DEA (douanes américaines) et de «Consoli» enlacés devant un monticule de paquets bruns d’héroïne iranienne : «100 kilos! Ça vaut 4 millions de dollars», siffle l’agent. Une belle prise et un réseau démantelé, à l’issue d’une infiltration ponctuée de péripéties et de gages, de mensonges et d’improvisations.

Flic par hasard à 27 ans, ce fils de bûcheron et de cordon-bleu, surnommé «Tato» (le petit dernier de quatre enfants), a remisé ses «deux rêves de jeunesse», pilote d’avion ou cuisinier. Le voilà commissaire, agent de sécurité de la Swissair, «à côté du cockpit», bombardé chef du service antidrogue de Locarno en 1975. Contre son gré. «Je ne connaissais rien aux stupéfiants.» Mais le polyglotte (cinq langues) n’y a pas coupé. Ramasser les cadavres de toxicos lui a donné la rage et la «force» de s’attaquer aux filières via les blanchisseurs helvètes implantés à Lugano, grosse place financière qui brasse de l’argent sale, aux portes de l’Italie, à 50 kilomètres de Milan.

Afficher l'image d'origineA ses débuts, en 1980, un versement à Lugano de 6 millions de dollars de La Paz le met aux trousses de «Miss Bolivie» et d’un fils Suarez, puissante famille qui détient le monopole de la cocaïne. Le commissaire s’infiltre à Miami pour les tractations avec le fils Suarez, puis en Bolivie pour embarquer la marchandise. Sur une piste d’atterrissage aménagée à Cochabamba, «c’est l’équipe paramilitaire de Suarez, les Fiancés de la mort, des fascistes italiens, suisses et allemands dirigés par Klaus Barbie alias Altman, qui charge les 600 kilos de pâte de coca». Au procès, à Miami, Suarez Junior a pointé deux doigts en direction de Cattanéo et «a fait mine de tirer».

L’agent undercover qui s’éclipsait au moment des arrestations n’a jamais compris pourquoi la procureure Carla Del Ponte (aujourd’hui présidente du Tribunal pénal international) a versé au procès du fils de Pablo Escobar son «journal de bord d’infiltré» du cartel colombien, une pièce d’ordinaire confidentielle. Au risque de l’exposer. Trop «incontrôlable» et jusqu’au-boutiste aux yeux de la magistrate. L’ex-commissaire dénonce sa «frilosité» : «La lutte contre le crime organisé est impossible sans opérations undercover.» Avant d’atteindre Escobar junior, le flic a passé une année à manipuler son ambassadeur, Mario Calderón, à le «tenir en dépendance psychologique», à jouer sur son point faible, l’alcool, pour mieux le lui reprocher ­ «je ne veux pas travailler avec un type qui boit» ­, jusqu’à l’arrivage à Francfort de 390 kilos de coke cachés dans les doubles fonds de barils de bile de taureau destinés à l’industrie cosmétique.Afficher l'image d'origine

Sans protection de l’Etat, Fausto Cattanéo, qui n’a toujours pas d’adresse publique mais une boîte postale, reçoit encore des menaces des trafiquants. L’ex-agent se fait du mauvais sang, pas tellement pour sa grande carcasse ­ 1,80 m et 80 kg ­ mais pour sa blonde femme brésilienne, Isabel Maria, qui l’a aidé voilà dix ans à traquer les cartels de Rio de Janeiro lors de son ultime opération dite «Mato Grosso», sabordée par des magistrats helvètes. Une enquête «trop dérangeante» qui a révélé de sales pratiques de flics des stups français, brésiliens, suisses et italiens. En 1991, l’agent undercover s’est immiscé entre deux acheteurs, des Napolitains de la Camorra et les fournisseurs boliviens, par l’entregent d’un «chasseur de primes».

A Rio de Janeiro, il mise sur une livraison de cinq tonnes de cocaïne du Brésil en Europe, évoquée dans les conversations téléphoniques. Et tombe amoureux d’Isabel Maria, une vendeuse de bijoux, qui l’a démasqué : «Tu es agent secret, toi !» Elle l’aide ensuite à traduire les écoutes.

En janvier 1992, un commissaire de l’office des stups français (Ocrtis) se plaint de Cattanéo au ministère public fédéral suisse : «Trois chasseurs de primes ne veulent plus travailler avec lui car il fréquente une prostituée.» «Des ragots qui auraient dû être traités par le mépris», peste encore l’ex-flic. Or, ses supérieurs l’ont éjecté de l’opération Mato Grosso et relégué à l’Institut de criminologie de Lausanne. Il enrage, enquête, tombe sur une histoire de ripoux. Un indic lui balance une livraison à Nice de 50 kilos de cocaïne montés par des «collègues» des stups français et suisses, avec pour livreurs deux chasseurs de primes qui ont empoché les 800 000 dollars de la vente.

( FRANCE (OCTRIS année 1989): un grand cru pour Mario Le Corff)

Cattanéo trouve les preuves et les apporte au juge suisse chargé d’une enquête interne sur son cas. Il doit encaisser la riposte : «La presse et la rumeur ont colporté que j’avais enfilé les habits des trafiquants, quitté le commissariat pour entrer dans l’organisation criminelle… Ma mère de 82 ans et mon frère juge sont morts dans le doute.» En 1993, Cattanéo plonge dans une «dépression vertigineuse» et oscille au bord du suicide, face au lac Majeur, le doigt sur la détente de son calibre 9 de service. Broyé et ruiné, avec 350 francs suisses par mois, le flic pleure, impuissant, à des milliers de kilomètres d’Isabel Maria, menacée à Rio et qui se cache dans les favelas, «les endroits les plus malfamés mais les plus sûrs», pour échapper à ses tueurs. Il repart au Brésil, se marie et exfiltre sa belle à bord «d’un bus plein de contrebandiers», 3 000 km jusqu’à Asunción, au Paraguay.

Le 27 juin 1994, l’enquête interne démontre que Fausto Cattanéo a accompli sa mission «en toute légalité».

Réhabilité, le flic opte pour la retraite anticipée avec plein salaire, l’équivalent de 40 000 F par mois.

A Locarno, Isabel Maria tient une boutique de fringues et Fausto Cattanéo se dope au vélo tout-terrain, grimpe 20 km à flanc du mont Motti, pédale 10 000 bornes par an pour se «gonfler» et raconte tout dans un livre sur ses opérations undercover (1). «J’ai été envoyé au feu sans protection. Qui peut prétendre sortir indemne de ce grand jeu ? Pour être crédible, il faut jouer avec ses tripes», écrit le flic suisse, qui en veut à l’Etat de l’avoir laissé tomber. «On sort rarement intact de ce genre d’exercices schizophrènes.».Fausto-Cattaneo

photo MARC VANAPPELGHEM

(1) Fausto Cattanéo. Comment j’ai infiltré les cartels de la drogue. Editions Albin Michel.

Fausto Cattaneo en 8 dates

15 février 1943 : Naissance au village de Mecolcina, en Suisse italienne.

1969 : Ecole des commissaires de police.

1975 : Chef du service antidrogue de Locarno.

1988 : Représentant de la Suisse

à l’étranger pour les enquêtes sous couverture.

1992 : Conflit avec sa hiérarchie sur l’opération «Mato Grosso» au Brésil.

1992 : Envoyé à l’Institut de criminologie de Lausanne. Mariage avec la Brésilienne Isabel Maria.

1994 : Réhabilité par une enquête interne.

2001 : Livre sur ses opérations d’infiltration des cartels

http://www.liberation.fr/portrait/2001/03/10/une-vie-stupefiante_357355

LIRE aussi:

REMEMBER l'Opération COTUGRE et ses suites: Alessandro Troja a été tué le 17 octobre 1990C’est Alessandro Troja qui permit l’arrestation de Claudio Pasquale Locatelli avec 42 kilos de cocaïne dans le sud de la France par l’OCTRIS de Mario Le Corff.

 

http://marcfievet55.skyrock.com/3176736767-REMEMBER-l-Operation-COTUGRE-et-ses-suites-Alessandro-Troja-a-ete-tue.html

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Le 27 novembre 1993, le commissaire Fausto Cattaneo, responsable du Service « Informations sur la drogue » de la police suisse, transmet un rapport à toutes les autorités judiciaires suisses compétentes, dont Carla Del Ponte, rapport qui restera sans suites. Malheureusement…


Un rapport dont le contenu a été repris dans un livre intitulé « Comment j’ai infiltré les cartels de la drogue », paru chez Plon en 2001 (dont a également été tiré le film Dirty Money, l’infiltré), où le commissaire Fausto Cattaneo explique que dans le cadre de l’opération Mato Grosso, infiltré parmi les trafiquants de drogue brésiliens auprès de qui il se fait passer pour un avocat mafieux, l’un d’eux, un certain Juan Ripoll Mary, lui parle de l’empire économique et financier de Silvio Berlusconi, qui serait impliqué dans le blanchiment d’argent des narcotrafiquants…

Source: http://adscriptum.blogspot.fr/2010/09/liceberg-silvio-berlusconi-la-partie.html

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FRANCE (Affaire « Sonia »): quant à la gestion des informateurs

Affaire « Sonia », la gestion des informateurs

Si les enquêteurs sont parvenus rapidement à remonter la piste menant au lieu de nomadisation d’Abdelhamid Abaaoud et ensuite à sa « planque » (à ne pas confondre avec un appartement conspiratif…) de Saint-Denis, cela a été rendu possible par le recueil d’un signalement essentiel adressé aux autorités via le numéro vert 197 mis en place dès les attentats perpétrées, les appels à témoins, la diffusion des photographies des suspects dans les médias, au renseignement scientifique et renseignement technique. Cela confirme la réflexion de Freud : « Celui qui a des yeux pour voir et des oreilles pour entendre constate que les mortels ne peuvent cacher aucun secret. Celui dont les lèvres se taisent bavarde avec le bout des doigts ; il se trahit par tous les pores. C’est pourquoi la tâche de rendre conscientes les parties les plus dissimulées de l’âme est parfaitement réalisable. »

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Lors d’événements graves, de nombreux citoyens peuvent être désireux d’apporter leur concours aux services. Peu avant la seconde guerre mondiale, l’American legion désireuse de lutter contre l’espionnage et la subversion avait proposé de créer un service de renseignement reposant sur ses très nombreuses sections réparties à travers tout le territoire des États-Unis. Chaque section se proposait de remettre manuels d’instruction et insignes à chacun de ses membres qui serait appelé à diligenter des enquêtes pour ensuite établir un rapport qui serait remis au Federal Bureau Investigation. Il n’était pas question pour le gouvernement de laisser s’implanter un service parallèle (un pays proche du nôtre l’a fait et cela lui a plutôt été profitable), mais il convenait de ménager les patriotes. Hoover fit une contre proposition. Il proposait de mettre à sa place une liaison visant à établir le contact entre les légionnaires et les agents spéciaux affectés aux différentes antennes locales maillant le territoire. Chaque légionnaire détenteur d’informations pourrait remettre celle-ci directement à l’antenne concernée, qui à son tour se chargerait de l’enquête. Cette proposition fut finalement acceptée en novembre 1940 lors du congrès de l’American legion d’Indianapolis.

Les policiers ne travaillent pas toujours sur commission rogatoire, il opèrent aussi en « préliminaire » et nombre d’affaires s’engagent en l’absence de plainte ou de requête du parquet. Le fonctionnaire ne peut être partout à la fois et ne peut pour différentes raisons infiltrer certains milieux. Sans informateurs, un service est sourd et aveugle. Les informateurs sont à la base du renseignement et tout service se doit à disposer d’un réseau capable de l’alerter d’un délit en préparation ou à diriger les investigations pour en interpeller les auteurs et les complices. Les différents services recherchent leurs sources en fonction de leurs besoins : hôteliers, concierges, garagistes, imprimeurs, armuriers, loueurs de voitures, tenanciers de boites de nuit, etc., et parmi des milieux dont le citoyen est loin de se douter.

L’informateur dans le propos nous concernant n’est pas à confondre avec un délateur ou une « balance » (l’argot policier dispose d’une dizaine de mots pour désigner ceux-ci), il s’agit d’un acte citoyen responsable visant à épargner directement ou indirectement des vies et dont l’informateur ne retire aucun bénéfice (cas « Sonia »). L’emploi des informateurs s’appuie sur une jurisprudence du 6 juillet 1894 et le service n’est pas tenu à en révéler le nom à la justice, du moins légalement. Il suffit au fonctionnaire de rédiger un « blanc », c’est à dire une note sans mentionner sa source. Dans la réalité des faits, le fonctionnaire veut se couvrir et mentionne le nom de sa source en faisant de facto un témoin dont le nom apparaîtra dans la procédure. C’est comme cela que l’identité, l’adresse et le numéro de téléphone de « Sonia » se sont retrouvés consignés dans le PV d’audition ! Quand bien même le fonctionnaire réaliserait tardivement les conséquences de sa bévue, il lui est impossible de revenir à un état antérieur. Le PV est joint à la procédure. Là où le bât blesse, c’est que toutes les personnes mises en examen et les parties civiles peuvent avoir accès au dossier via leur avocat et que certains proches de l’enquête n’éprouvent aucun problème de conscience à violer le secret de l’instruction et à informer des journalistes se rendant complices de la mise en danger de la vie d’autrui.

« Sonia » souhaiterait pour des raisons de sécurité pouvoir bénéficier de nouveaux documents d’identité, mais aucun texte ne le lui permet. Le statut de repenti adopté en 2004 est entré en application en 2014, les modalités sont du ressort de la Commission nationale de protection et de réinsertion et la gestion assurée par le Service interministériel d’assistance technique. Le code pénal dispose de deux niveaux de protection pour les témoins : la possibilité de domiciliation (commissariat ou gendarmerie notamment) et le témoignage sous « X » pour les faits punis d’au moins trois ans d’emprisonnement. Lors d’une confrontation, le témoin peut être entendu à distance et sa voix modifiée. Comment apprécier des faits quand on ne connait pas le lien de subordination direct ou indirect entre le mis en examen et le témoin ?

L’informateur est la cheville ouvrière des services. La police judiciaire dispose d’environ 2 000 informateurs « réguliers » et autant sont immatriculés comme aviseurs auprès des douanes et un millier auprès de la gendarmerie. Ce chiffre reste faible par rapport au nombre de la population, plus de 66 millions d’habitants plus les rats des villes et ceux des champs. Au début du XIX° siècle, Fouché pouvait compter sur 10 000 « écouteurs à gages » en région parisienne, 5 000 en province et cinq cents à l’étranger. Parmi les professions les plus représentées ont trouvaient : le personnel de maison, les cafetiers, les prostituées, les petits commerçants, les repris de justice et les oisifs fréquentant les cercles. Les employés de la voirie de la ville de Paris, par exemple, recevaient la somme de 100 francs pour la dénonciation d’un émigré clandestin… Quand je vous disais que ce ne sont pas les moyens qui manquent mais la volonté, en voilà un exemple direct.

Les récentes affaires, Merah et compagnie, ont braqué l’éclairage sur la difficulté qu’il y a à contrôler un informateur. Si le B.A BA consiste à éplucher les antécédents du « cousin », il n’est pas toujours facile pour le service de savoir où il met les « pieds ». Le recours aux indicateurs n’est pas exempt de risque, on les surnomme d’ailleurs les « casseroles » ! Recruter un informateur est une affaire délicate mais ce qui est encore plus difficile, c’est de le guider secrètement, de le protéger, de se prémunir des retours de « manivelle ». Leurs informations sont à utiliser avec une extrême prudence. Précisons que l’informateur n’« appartient » pas à un fonctionnaire, il appartient à un service et depuis la loi Perben (2004) il est immatriculé. Le fonctionnaire dispose d’un carnet relationnel dans lequel il doit noter toutes les rencontres, qu’il s’agisse de source occasionnelle ou de sources immatriculées.

La manipulation d’informateurs nécessite : patience, esprit critique, humilité, de l’expérience et une extrême prudence, faute de quoi le traitant pourra aller à la « faute » et être à l’origine d’un scandale qui rejaillira sur tout le service. Il est parfois préférable de se passer des services d’un informateur qui pourrait se révéler nuisible, voire dangereux. Ce risque est d’autant plus à craindre que le traitant n’est pas familiarisé avec le milieu en question. Plongez un universitaire frais émoulu dans le milieu du trafic d’armes ou du terrorisme et vous ne tarderez pas à constater qu’il sera immédiatement « détronché ». Il faut dans ce cas envoyer un « agent » hors cadre sous fausse identité.

Une affaire peut occuper un informateur pour quelques heures ou plusieurs années, tout dépend de la nature de l’affaire, du milieu à infiltrer, de la prudence de l’informateur et de la sécurité des rencontres avec son traitant. Le terrorisme est dépendant de « milieux » divers ou d’accointances pour se procurer : des armes, des faux-papiers, des « planques », et des subsides provenant de trafics et d’escroqueries divers et variés. La création d’une cellule autarcique n’est pas encore à leur portée.

Le traitant se doit de « cultiver » l’informateur, cela s’apparente parfois au travail de psychologue, de confesseur, il faut écouter leurs petits problèmes sans oublier lors de la rencontre suivante de s’enquérir d’une amélioration quelconque de leurs tracas. Cultiver la relation c’est parfois rendre un petit service afin de rendre l’informateur redevable (principe du don et contre-don), mais ce petit jeu peut parfois conduire devant le conseil de discipline. Tout est affaire de jugement. Il est bon de savoir que celui qui incite autrui à commettre un délit ou un fait délictuel est considéré comme complice (art 121-7 CP). Les faits sont d’autant plus graves lorsque la provocation a été accompagnée de dons, promesse, menace, abus d’autorité ou de pouvoir, de machination ou artifice coupable. Le provoqué pourrait ensuite invoquer une contrainte morale et prétendre que sa volonté n’a pas été recueillie librement. Cela pourrait suffire à faire disparaître l’élément moral de l’infraction.

Le décret du 18 mars 1986 portant sur le code de déontologie de la police nationale fait mention des méthodes de provocation active ; dans le cas où le fonctionnaire ne se borne pas à constater une infraction préexistante à sa venue. Il est arrivé dans certaines affaires que le policier ait été sanctionné alors qu’il avait lui même été provoqué par un informateur ! Il suffit que l’action policière n’ait pas été déterminée par la volonté du fonctionnaire. En clair, un fonctionnaire peut surveiller les opérations et même intervenir dans une affaire, mais il ne saurait être question d’inciter un informateur à organiser un délit. Dire que cela est toujours respecté aurait un côté angélique irréel. La hiérarchie qui a le devoir de veiller au contrôle de ses services n’en est pas toujours informée, ou pire, il lui arrive de fermer les yeux, mais il s’agit le plus souvent d’une non exploitation des informations. Certains d’entre-vous le regretteront sûrement, rien ne vaut un bon « pot de miel » pour attirer l’ours et l’obliger à sortir de sa tanière. Et « croyez » moi, les astuces ne manquent pas, des délinquants pourtant chevronnés sont tombés dans des pièges que certains lecteurs qualifieraient un peu trop hâtivement de ridicules, et certaines pratiques ne manquent pas de sel… Petite phrase du jour : l’aveugle ne peut parler que de ce qu’il a entendu et le sourd de ce qu’il a vu.

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/affaire-sonia-la-gestion-des-177418

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DNRED: qu’en est-il du soutien de Christian Eckert?

marc-fievet-sur-rtl-le-6-septembre-20131Les policiers de la PJ parisienne sont allés perquisitionner les locaux de la DNRED sur commission rogatoire du juge d’instruction, Beaudoin Thouvenot, de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris.

Une information judiciaire avait été ouverte le 13 février 2012 pour trafic de stupéfiants et détention de marchandises prohibées, association de malfaiteurs et blanchiment.

Au départ de l’affaire un certain Javier M. 59 ans, un colombien mis en examen pour « trafic de drogue en bande organisée ». Il affirme, preuve à l’appui, que les douaniers ont joué les apprentis sorciers en organisant eux-mêmes l’importation de la drogue.

Au cœur du dossier : l’importation de 30 kg de cocaïne.

En réalité, Javier M, serait un aviseur (informateur) de la Direction nationale des renseignements et des enquêtes douanières (DNRED).

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Souvenirs, souvenirs pour NS 55!

Dans les années 80,  Michel Ribatet, chef d’échelon de Lyon,  Pierre Tardy, agent de la DNRED Lyon,  Jacques Dorey, inspecteur à Dijon et Jean-Pierre Caze, inspecteur divisionnaire de Lyon, tous agents de la DNRED, s’étaient déjà confrontés à la Justice et la Police.

Le Ministre Michel Charasse les avaient alors soutenus.

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Toutes informations dans le livre!

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Lire aussi: DNRED (un peu de son histoire): c’était hier!

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SPAIN: three tons of cocaine seized, 12 arrested in Spain drugs bust | News , World | THE DAILY STAR

MADRID: Spanish police said Tuesday they had seized three tons of cocaine and arrested twelve suspected drug smugglers from Spain, Britain and The Netherlands in a major drugs bust in the north of the country.

The seizure in the northwestern Galicia region was « the biggest for this type of drug on Galician soil since 1999 », the police said in a statement, without revealing when the operation took place.

The cocaine was bound for an important smuggling ring based on the Costa del Sol in southern Spain, the statement added.

« Twelve people were detained including those transporting the merchandise, who were Spanish, and the sellers and buyers of the drugs, who were Dutch and British respectively. »

Spain’s proximity to north Africa, a key source of hashish, and its close ties with former colonies in Latin America, the world’s main cocaine-producing region, have made it a major gateway into Europe for drug consignments.

Last month, police said they had seized 40 pallets made out of 1.4 tons of compressed cocaine made to look like wood that arrived on a shipping container from Colombia.

And in November, police announced they had arrested Michael Roden, a suspected drug trafficking boss who is listed among Britain’s 10 most wanted fugitives.

Roden, also known by his nickname « Dodge », was wanted by British police in connection with the importation of 70 kilos of cannabis into Britain from Spain in 2013.

That same month, police also detained fellow Briton Robert Dawes, one of Europe’s most wanted drug lords, who was arrested at his luxury villa on the Costa del Sol after an eight-year probe into his alleged links to the Italian mafia and South American cartels.

He has since been extradited to France, where he is wanted in connection with the discovery of 1.3 tons of cocaine in a Paris airport in 2013.

Spain’s southern Costa del Sol – once dubbed the « Costa del Crime » – has been known as a hideaway for British criminals in the past, especially in the late 1970s and 80s when there were no extradition agreements with Britain.

But the situation changed in 2004 with the introduction of European arrest warrants, making it easier to bring British criminals home to face justice.

https://www.dailystar.com.lb/News/World/2016/Jan-05/330289-three-tons-of-cocaine-seized-12-arrested-in-spain-drugs-bust.ashx

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ESPAGNE: grosse prise de trois tonnes de cocaïne pour la police espagnole

ESPAGNE

policeepaC’est la plus importante saisie de ce type de stupéfiants réalisée en Galice depuis 1999…

Un grand succès pour la police espagnole. Elle a annoncé mardi la saisie de trois tonnes de cocaïne dans le nord-ouest de l’Espagne et l’interpellation de douze trafiquants présumés, de nationalités espagnole, néerlandaise et britannique.

Il s’agit de la «plus importante saisie de ce type de stupéfiants réalisée à terre en Galice depuis 1999», s’est félicitée la police nationale dans un communiqué. «Les trois tonnes de cocaïne allaient être achetées par un important groupe de trafiquants de drogue basé sur la Costa del Sol», dans la province de Malaga (sud), ont assuré les enquêteurs dans ce communiqué sans révéler la date de la découverte.

«Douze personnes ont été interpellées dont les transporteurs de la marchandise, de nationalité espagnole, et les vendeurs et acheteurs de la drogue, respectivement de nationalités néerlandaise et britannique», a indiqué la police.
La porte d’entrée en Europe pour de nombreuses drogues

La péninsule ibérique est considérée comme la principale porte d’entrée en Europe de la cocaïne provenant d’Amérique latine. Par la péninsule transitent aussi des cargaisons de cannabis provenant du Maroc.

Ainsi, le 11 décembre, la police avait déjà annoncé la saisie dans le port de Valence (est) de 1,4 tonne de fausses palettes en bois importées de Colombie qui étaient «en réalité faites de cocaïne» et l’interpellation de douze suspects en Espagne, aux Emirats arabes unis et au Royaume-Uni.

Le 12 novembre, un Britannique considéré comme l’un des plus importants trafiquants de drogue d’Europe, Robert Dawes, avait été arrêté dans sa luxueuse villa d’une station balnéaire de la province de Malaga, en Andalousie, puis écroué en France.

Il était notamment soupçonné d’implication dans l’importation, sur un vol Caracas-Paris, d’1,3 tonne de cocaïne saisie à l’aéroport de Roissy en 2013. La police devrait livrer davantage de détails sur la saisie dans le nord de l’Espagne lors d’une conférence de presse à la mi-journée.

http://m.20minutes.fr/monde/1759915-20160105-grosse-prise-trois-tonnes-cocaine-police-espagnole

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NARCOS: Mexican Aircraft Fired Upon by Drug Traffickers Near El Chapo’s Hometown

According to Mexico News Daily, the navy has been patrolling that area—which happens to be Guzmán’s birthplace—since the massacre of 12 men there on December 12. The aircraft that were hit were two army helicopters called in to provide support to naval ground forces under attack by traffickers.

The Washington Post reported that the seized marijuana had been packaged for shipment. Due to the location of the seizure, the marijuana likely belonged to the Sinaloa cartel. The report did not indicate if the military forces sustained any casualties, and the navy did not specify what kind of patrol was being conducted.

Mexican military and police forces have been fervently hunting for Guzmán since he escaped from a high security prison in July 2015, only 16 months after being recaptured in the Mexican resort city of Mazatlan. Earlier this year, authorities were searching for Guzmán in the mountainous regions of Sinaloa state not far from Badiraguato. Some reports at the time stated Guzmán had narrowly averted capture.

Rumors of Guzmán’s whereabouts have flourished since his escape placing him in Costa Rica, Brazil, and even Spain. Several weeks ago, news reports stated a vehicle transporting his daughter’s pet monkey was stopped en route from Mexico City to Sinaloa state, providing authorities with clues as to his possible location. All airports have been on high alert for signs Guzmán may be trying to leave the country, but high levels of corruption among security forces in Mexico has cast much doubt over the country’s ability to truly keep Guzmán from fleeing to an international destination.

Sylvia Longmire is a service-disabled veteran, border security expert, and Contributing Editor for Breitbart Texas. You can read more about cross-border issues in her latest book, Border Insecurity: Why Big Money, Fences, and Drones Aren’t Making Us Safer.

http://www.breitbart.com/texas/2015/12/29/mexican-aircraft-fired-upon-drug-traffickers-near-el-chapos-hometown

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FRANCE (DNRED): 7 098 kg de shit saisis, mais pas de dealer !

En octobre dernier, les douanes annonçaient une saisie record de cannabis. Mais elles faisaient, au passage, échouer une enquête des Stups. Les revendeurs, eux, courent toujours.
Saisie record, paris – WITT/SIPA

Il y avait Blanche-Neige et les sept nains, voici le conte de Noël 2015 : François Hollande, les douanes, les stups et les 7 t de shit. Une histoire qui, pour le grand public, commence par un cri de victoire en provenance de Bercy, qui abrite une unité d’élite des douanes, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (Dnred). La crème des gabelous, avec des fonctionnaires capables d’infiltrer les réseaux de trafiquants les plus fermés.

Les trompettes victorieuses sonnent un dimanche, le 18 octobre dernier. Une saisie record vient d’avoir lieu. « La plus grosse prise jamais réalisée dans la capitale », titre la presse. Pas moins de 7 098 kg de résine de cannabis découverts à bord de quatre camionnettes stationnées en plein XVIe arrondissement, entre le boulevard Exelmans et une petite rue voisine. Deux Fiat, une Ford et une Mercedes, toutes blanches, toutes immatriculées en France. Conditionnés en plaquettes réparties dans quelque 200 ballots en toile de jute, précise les douanes. Des « valises marocaines », comme on les appelle dans le jargon, directement importées du Rif, le grenier à shit du royaume du Maroc.

Les enquêteurs étaient mobilisés depuis plusieurs jours, nous raconte-t-on à chaud, « plusieurs jours » qui deviennent vite « plusieurs mois ». Des riverains se seraient étonnés de la présence de ces véhicules, glisse-t-on, comme si l’on pouvait croire que des quidams aient eu, comme premier réflexe citoyen, de prendre attache avec la Dnred plutôt qu’avec le commissariat du coin. Facilité scénaristique ? A ce stade, l’attention reste focalisée sur la quantité de drogue confisquée aux trafiquants et sur le sel de l’histoire : qu’ils aient choisi de garer leurs fourgonnettes dans ce quartier chic, probablement jugé plus sûr que la porte de Montreuil. Et assez proche d’une zone où la clientèle est à la fois friande et peu regardante sur les tarifs.

« Si l’on remonte jusqu’à ces fourgons, c’est parce que nous avons des renseignements, déclare une source au Parisien. On s’efforce de connaître les habitudes des trafiquants et leurs nouvelles manières d’opérer. On s’adapte comme eux quand ils innovent. » Après les poids lourds, après les go-fast et ses voitures légères, auxquels ont succédé les « go-slow », les logisticiens de la drogue seraient passés aux camping-cars, en attendant ces camionnettes.

« Coup fatal »

Mais, comme dans Blanche-Neige, tout n’est pas rose. Le premier accroc, c’est l’absence de toute arrestation. Sept tonnes, zéro garde à vue. Un succès peut-être, mais qui sonne un peu creux tant la guerre contre la drogue ne marque de points que lorsqu’elle met hors jeu ses acteurs, la marchandise étant disponible à l’infini, ou presque. Michel Sapin, ministre des Finances et autorité de tutelle, ne voit pas les choses sous cet angle.

Il saute sur l’occasion pour faire bénir le joli coup de ses hommes par l’autorité suprême : si le programme de François Hollande n’est pas trop chargé en ce dimanche, il est le bienvenu à Ivry-sur-Seine, où a été stockée la marchandise. Personne ne tique au Château, le directeur de cabinet, coutumier des affaires policières, n’est d’ailleurs pas là lorsque la décision est prise. Et l’on voit le président de la République débarquer à la Dnred, où il se félicite de la saisie et espère qu’un « coup fatal » a été porté au trafic de drogue.

Un « coup fatal » a en effet été porté ce jour-là, mais pas à ceux que l’on croit. Les trafiquants mettront une dizaine de jours à se refaire de leurs pertes financières, mutualisées comme il se doit, l’heure étant aux commandes groupées confiées à des équipes spécialisées dans le transport. François Hollande ne le sait pas, mais le vrai coup n’a pas été porté au crime, mais à la police judiciaire. Peut-être pas fatal, mais sérieux, comme on le découvre dans les jours qui suivent. Les douaniers sont allés trop vite.

Les douaniers sont allés trop vite. Ils ont oublié, pas forcément volontairement, de consulter avant d’entrer en piste le fameux fichier des sources, où ils auraient découvert que le principal suspect n’est autre qu’un informateur attitré et déclaré de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). Un simple coup de téléphone aux lointains collègues du ministère de l’Intérieur aurait permis d’éviter le crash en plein vol d’une enquête prometteuse, les enquêteurs des stups guettant le moment où ces 7 t allaient être ventilées entre cinq ou six grosses équipes de revendeurs de la région parisienne.

Ils étaient aux aguets, non loin des camionnettes, on leur a soufflé l’affaire sous le nez pour une pêche miraculeuse sans lendemain, outre les primes, la gloire momentanée et le plaisir d’afficher en fin d’année des saisies forcément à la hausse : 157,3 t de cannabis dans l’escarcelle des douanes en 2014, chiffre à battre.

Traiter avec l’ennemi

Mais le pire est à venir. L’enquête en flagrance est confiée à… l’OCRTIS, où l’on n’est pas très serein, même si à la base des collègues des douanes ont décroché leur téléphone pour dire aux policiers qu’ils désapprouvaient cette mauvaise manière. L’exploitation des empreintes et de l’ADN permet de remonter jusqu’à un homme qui n’a pas pris tant de précautions que cela, puisqu’il s’agissait en réalité d’une livraison « contrôlée » ; autrement dit, réalisée sous l’œil attentif de l’office des stups, une affaire en or comme les policiers aimeraient en faire tous les mois, le tout sous le contrôle des magistrats…

Ces empreintes, ce sont celles d’un trafiquant bien connu, l’un de ces millionnaires de la drogue qui a émergé sur le marché ces dernières années. Un caïd qui a grandi du côté de Mulhouse et qui à 39 ans a connu à peu près tout, du règlement de comptes à la prison en passant par l’évasion. Un rescapé des guerres de bandes qui n’a apparemment rien trouvé de mieux, pour poursuivre sa route, que de collaborer avec la police. Une manière à ses yeux de contracter une forme d’assurance vie, indispensable lorsque l’on brasse de telles quantités de stupéfiants.

Son nom sort dans la presse, en même temps que son pédigree. Condamné à cinq ans de prison en 2002 pour trafic de stups, Sofiane H. avait aussitôt repris son business, promettant au téléphone à un complice, qui avait détourné 1,5 t. de marchandise, de lui « trouer les genoux avec perceuse » ; interrogé, ce forcené du trafic avait expliqué qu’il voulait pousser les enquêteurs à le libérer pour qu’il les conduise à son fournisseur… Renvoyé devant le tribunal pour complicité de trafic de stupéfiants en récidive légale, il a été condamné par défaut à dix-huit ans de prison en mars 2007, alors qu’il était en fuite en Espagne…

Un profil idéal, avec la dose de vice qu’il faut, pour accepter de traiter avec « l’ennemi », ces « deks », comme ces caïds appellent les condés, qui les inquiètent autant qu’ils les fascinent. A charge pour eux, et c’est là toute la question, de ne pas se laisser déborder. D’exercer un contrôle suffisamment fort pour que la source ne se sente pas autorisée à faire tout et n’importe quoi… Sofiane H. a-t-il tenté de déborder ses traitants ? Cette enquête délicate est désormais confiée à… la brigade des stupéfiants parisienne.

http://www.marianne.net/7-098-kg-shit-saisis-pas-dealer-100239180.html

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LIRE: DNRED (Douane francaise): Hollande prend la pose devant une opération anti-drogue… ratée ! – Le Point

FRANCE (OCRTIS): quant à la lutte contre le narcotrafic!

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