DOUANE (Méditerranée): qui va protéger les frontières françaises?

Le Patrouilleur des douanes « Jean François Deniau » est immobilisé à priori pour plusieurs mois suite à un incident et la vedette des douanes de NICE, la DF33 Levante, est partie pour une mission de plus d’un mois en Italie sous l’égide de FRONTEX…pour contribuer en Sicile à la sécurité de nos frontières extérieures!

Certes, il était prévu que la DF 33 Levante, financée à 90 % par l’Europe, via Frontex serait mobilisée au moins un mois par an pour des missions extérieures, mais vu l’incident survenu au patrouilleur Jean françois Deniau, c’est donc la Côte d’Azur qui ne sera  plus surveillée pendant ce temps par les douanes!

Vincent Thomazo, le secrétaire général du syndicat douanier UNSA s’ est fendu d’un communiqué de presse avant le départ de la DF 33 Levante pour alerter la Direction générale de la Douane française en précisant:

La situation que nous connaissons arrive au pire moment.

Le mois de mai est celui qui connait la plus forte fréquentation de navire en France dans le secteur sud-est.

Ne plus avoir de surveillance douanière sur la côte d’azur est inconcevable. Les pouvoirs douaniers sont bien spécifiques; aucune autre administration ne peut les mettre en œuvre.
Le syndicat UNSA DOUANES demande à ce qu’on remette en place des moyens maritimes permettant d’effectuer nos missions douanières parallèlement à nos participations aux missions pour le compte de Frontex.

Que dire…si ce n’est que Vincent Thomazo, se référant aux propos de Gérald Darmanin qui disait il y a quelques mois, parlant des fonctionnaires: « Ils sont l’ossature de la République« , espérait ramener à la raison des décideurs lointains du 11 Rue des Deux Communes à Montreuil ou d’ailleurs qui ne semblent pas concernés par cette ouverture d’une route maritime sans contrôles pour les narcotrafiquants qui ne manqueront pas d’en profiter.

Le communiqué de presse a été repris par Aviseur International et… Nice Matin le vendredi 28 avril qui a interrogé, Vincent THOMAZO, le secrétaire général du syndicat UNSA DOUANES, qui repose ouvertement la question:

 » Qui va surveiller les côtes françaises? Qui va protéger les frontières intérieures françaises, et faire ce qu’on attend des douaniers, accomplir des missions douanières? « 

Rodolphe Gintz, le collègue Directeur général qui a son bureau 11 Rue des Deux Communes à Montreuil semble ne pas aimer l’article de Nice Matin! Même, on peut dire qu’il semble agacé, n’hésitant pas alors à entamer une polémique allant jusqu’à parler de « fake news »!

Le TWITT étant mode de communication désormais usuel entre collègues douaniers, Rodolphe Gintz fait désormais dans la provoc en twittant:

« Bon vent à la DF33 Levante et à son équipage qui vont contribuer en Sicile à la sécurité de nos frontières extérieures. »

Aujourd’hui, nous attendons toujours les réponses aux questions posées par le syndicat UNSA DOUANES.

Certes, Rodolphe Gintz a répondu à Vincent Thomazo hier…via Twitter:

« La réponse vous parviendra par courrier confidentiel compte tenu de ma sensibilité de l’information et pas sur Twitter. Ainsi vous serez bien informé. »

Qui va protéger les frontières françaises?

Est-ce que le dossier est classé ‘SECRET DEFENSE »?

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FRANCE (Notre-Dame-des-Landes): des drogues dures circulent sur la ZAD, y compris de l’ecstasy, des métamphétamines ou de l’héroïne

« Des drogues dures circulent sur la ZAD, y compris de l’ecstasy, des métamphétamines ou de l’héroïne », nous confirme un proche du dossier. « C’est lié à la fois au fait que les zadistes veillent jour et nuit pour résister aux forces de l’ordre et au fait que nombre d’entre eux étaient déjà drogués avant d’arriver sur la ZAD. Comme ils ne sont pas tous pauvres, loin de là, et qu’ils disposent de divers moyens de payer leur consommation, ils continuent. Des camarades les ravitaillent ».

Routes coupées, affrontements entre gendarmes et irréductibles zadistes, casse mémorable dans Nantes, l’opération d’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes lasse les riverains – cependant bien conscients de la nécessité d’en finir avec la zone de non-droit – et encore plus les Nantais confrontés à un afflux des troupes de choc de l’extrême-gauche française, sarouels et cagoules au vent, djembés en bandoulière.

Mais s’il y a des gens qui sont ravis que cela continue, ce sont les dealers de la banlieue nantaise.

En effet, selon nos informations, jamais la vente de drogue n’a aussi bien marché dans les banlieues nantaises, et ce grâce aux défenseurs de la ZAD qui consomment beaucoup et font des aller-retours entre la ZAD et Nantes pour ravitailler leurs camarades. « J’ai rencontré un zadiste qui était enlisé dans mes terres », confirme un agriculteur installé près de la ZAD, « il m’a paru drogué jusqu’aux yeux – révulsés – et très énervé. Il m’a confirmé que comme beaucoup, il se droguait pour tenir ».

Avec 29 des squats de la ZAD – situés principalement dans le centre-est de la ZAD, les gendarmes ont aussi détruit, dès mardi 10 avril, un nombre important de plants de cannabis en pleine floraison, éparpillés dans les chemins entre les cabanes. Privés d’une bonne part de leur approvisionnement local, les zadistes irréductibles sont forcés de s’approvisionner à l’extérieur. Mais pas seulement en beu (herbe de cannabis) ou en shit (résine).

Émilie Lambert

[ccBreizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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GUADELOUPE (Port de Jarry): la douane saisit 468 kilos de cocaïne et c’est l’OCRTIS qui confirme à l’AFP…Que fait le BIC*?

468 kilos de cocaïne ont été saisis jeudi par la douane suite aux renseignements récoltés sur le « FLEUR N », un porte-conteneurs, dans un port du centre de la Guadeloupe, selon une information de Radio Caraïbes International confirmée aujourd’hui par l’AFP.

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C’est Jean-Damien Moustier (à droite sur la photo), chef de l’antenne Caraïbe de l’OCRTIS qui a confirmé à l’AFP que » le « FLEUR N », battant pavillon chypriote, avait un chargement qui allait de Colombie vers l’Espagne« .

Ce chargement avait la « particularité » de ne pas se trouver dans un conteneur mais « dans la structure du bateau« , a-t-il ajouté.

Pourquoi Philippe Richard, le Directeur de la DOUANE, ne s’est pas exprimé ?

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*Bureau Information et communication de la Douane française

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BLANCHIMENT (Frontière Franco-Suisse): la BSE de Saint Julien (Douane Française) sait faire preuve de mansuétude

Dominique Perben et son épouse sont un couple hors du commun

ils ont oublié de déclarer 15 000 euros en liquide à la frontière suisse, en rentrant en France.

D’où viennent ces beaux billets de 500 euros?

Les agents de la Douane française qui verbalisent, ne s’intéressent pas, ou plutôt, ne sont peut-être pas autorisés à mettre en retenue administrative douanière le couple Perben pour connaitre l’origine des fonds!

Le TRACFIN, ce service créé par Michel Charasse, lui est aux abonnés absents et son patron de Procureur, l’excellent Bruno Dalles, ancien créateur de la Douane judiciaire, ancien procureur de Melun qui est à la tête de la super cellule de Bercy chargée de la lutte contre le crime organisé, le financement du terrorisme et le blanchiment, ne semble pas concerné par cette affaire.

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Une absence d’investigation contraire à l’usage, assure Le Canard enchaîné, qui a dévoilé l’affaire.

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Le DG, Rodolphe Gintz, silencieux sur Twitter

Tandis que les douanes refusent de commenter, Dominique Perben, frappé d’Alzheimer, a pour sa part assuré à l’hebdomadaire n’avoir « aucun souvenir » de ce contrôle…

C’est pourtant le 25 septembre 2017 à Saint-Julien-en-Genevois, en Savoie, à la frontière suisse, que les douaniers ont contrôlé une Volkswagen rentrant en France.

À son bord, l’ancien ministre de la Justice Dominique Perben et son épouse, avec sur eux 15 000 euros en argent liquide, bien que le couple ait assuré n’avoir rien à déclarer.

Au total, les agents des douanes trouvent 10 000 euros en billets de 500 dans le sac de la femme de l’ex-garde des Sceaux, tandis que Dominique Perben avait 5 000 euros en petites coupures dans ses poches.

Mme Perben n’expliquera pas d’où provient cet argent, mais assurera qu’il est destiné à l’achat d’une montre.

source

Le secret défense n’a pas encore été prononcé…Mais ne désespérerons pas, ça devrait arriver!

Circulez les connards, y a rien à voir!

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FRANCE (Justice): après la Perben II, cette loi légalisant les actions d’infiltration, bientôt une Perben III ?

Section 2

« De l’infiltration

« Art. 706-81. – Lorsque les nécessités de l’enquête ou de l’instruction concernant l’un des crimes ou délits entrant dans le champ d’application de l’article 706-73 le justifient, le procureur de la République ou, après avis de ce magistrat, le juge d’instruction saisi peuvent autoriser qu’il soit procédé, sous leur contrôle respectif, à une opération d’infiltration dans les conditions prévues par la présente section.
« L’infiltration consiste, pour un officier ou un agent de police judiciaire spécialement habilité dans des conditions fixées par décret et agissant sous la responsabilité d’un officier de police judiciaire chargé de coordonner l’opération, à surveiller des personnes suspectées de commettre un crime ou un délit en se faisant passer, auprès de ces personnes, comme un de leurs coauteurs, complices ou receleurs. L’officier ou l’agent de police judiciaire est à cette fin autorisé à faire usage d’une identité d’emprunt et à commettre si nécessaire les actes mentionnés à l’article 706-82. A peine de nullité, ces actes ne peuvent constituer une incitation à commettre des infractions.
« L’infiltration fait l’objet d’un rapport rédigé par l’officier de police judiciaire ayant coordonné l’opération, qui comprend les éléments strictement nécessaires à la constatation des infractions et ne mettant pas en danger la sécurité de l’agent infiltré et des personnes requises au sens de l’article 706-82.
« Art. 706-82. – Les officiers ou agents de police judiciaire autorisés à procéder à une opération d’infiltration peuvent, sur l’ensemble du territoire national, sans être pénalement responsables de ces actes :
« 1° Acquérir, détenir, transporter, livrer ou délivrer des substances, biens, produits, documents ou informations tirés de la commission des infractions ou servant à la commission de ces infractions ;
« 2° Utiliser ou mettre à disposition des personnes se livrant à ces infractions des moyens de caractère juridique ou financier ainsi que des moyens de transport, de dépôt, d’hébergement, de conservation et de télécommunication.
« L’exonération de responsabilité prévue au premier alinéa est également applicable, pour les actes commis à seule fin de procéder à l’opération d’infiltration, aux personnes requises par les officiers ou agents de police judiciaire pour permettre la réalisation de cette opération.
« Art. 706-83. – A peine de nullité, l’autorisation donnée en application de l’article 706-81 est délivrée par écrit et doit être spécialement motivée.
« Elle mentionne la ou les infractions qui justifient le recours à cette procédure et l’identité de l’officier de police judiciaire sous la responsabilité duquel se déroule l’opération.
« Cette autorisation fixe la durée de l’opération d’infiltration, qui ne peut pas excéder quatre mois. L’opération peut être renouvelée dans les mêmes conditions de forme et de durée. Le magistrat qui a autorisé l’opération peut, à tout moment, ordonner son interruption avant l’expiration de la durée fixée.
« L’autorisation est versée au dossier de la procédure après achèvement de l’opération d’infiltration.
« Art. 706-84. – L’identité réelle des officiers ou agents de police judiciaire ayant effectué l’infiltration sous une identité d’emprunt ne doit apparaître à aucun stade de la procédure.
« La révélation de l’identité de ces officiers ou agents de police judiciaire est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 EUR d’amende.
« Lorsque cette révélation a causé des violences, coups et blessures à l’encontre de ces personnes ou de leurs conjoints, enfants et ascendants directs, les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et à 100 000 EUR d’amende.
« Lorsque cette révélation a causé la mort de ces personnes ou de leurs conjoints, enfants et ascendants directs, les peines sont portées à dix ans d’emprisonnement et à 150 000 EUR d’amende, sans préjudice, le cas échéant, de l’application des dispositions du chapitre Ier du titre II du livre II du code pénal.
« Art. 706-85. – En cas de décision d’interruption de l’opération ou à l’issue du délai fixé par la décision autorisant l’infiltration et en l’absence de prolongation, l’agent infiltré peut poursuivre les activités mentionnées à l’article 706-82, sans en être pénalement responsable, le temps strictement nécessaire pour lui permettre de cesser sa surveillance dans des conditions assurant sa sécurité sans que cette durée puisse excéder quatre mois. Le magistrat ayant délivré l’autorisation prévue à l’article 706-81 en est informé dans les meilleurs délais. Si, à l’issue du délai de quatre mois, l’agent infiltré ne peut cesser son opération dans des conditions assurant sa sécurité, ce magistrat en autorise la prolongation pour une durée de quatre mois au plus.
« Art. 706-86. – L’officier de police judiciaire sous la responsabilité duquel se déroule l’opération d’infiltration peut seul être entendu en qualité de témoin sur l’opération.
« Toutefois, s’il ressort du rapport mentionné au troisième alinéa de l’article 706-81 que la personne mise en examen ou comparaissant devant la juridiction de jugement est directement mise en cause par des constatations effectuées par un agent ayant personnellement réalisé les opérations d’infiltration, cette personne peut demander à être confrontée avec cet agent dans les conditions prévues par l’article 706-61. Les questions posées à l’agent infiltré à l’occasion de cette confrontation ne doivent pas avoir pour objet ni pour effet de révéler, directement ou indirectement, sa véritable identité.
« Art. 706-87. – Aucune condamnation ne peut être prononcée sur le seul fondement des déclarations faites par les officiers ou agents de police judiciaire ayant procédé à une opération d’infiltration.
« Les dispositions du présent article ne sont cependant pas applicables lorsque les officiers ou agents de police judiciaire déposent sous leur véritable identité.

Dominique Perben, à l’Assemblée nationale

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La Perben III pourrait donc autoriser les allers-retours avec des liasses de « biffetons » de la France vers des paradis fiscaux et retour le cas échéant… pour toutes les autorités, député(e)s, sénateurs ministres, ex ministres et tous autres mamamouchis de la République française!

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TRACFIN (Douane française): selon que l’on soit puissant ou misérable, disait la fable

BLANCHIMENT ?: à la frontière Suisse, la douane française sait faire preuve de mansuétude

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Avatar de Marc FievetThe international informant

Dominique Perben s’est sorti d’un contrôle douanier en rentrant de Suisse avec 15 000 euros en billets de 500 avec… une simple amende.

Ah, les bons garçons que les hommes à Rodolphe Gintz!

En effet, aucune enquête n’a été ouverte pour retracer l’origine de cet argent liquide depuis que l’ex-ministre de la Justice a été contrôlé en septembre dernier.

Quant au TRACFIN…et bien… Rien!

Pourtant des billets de 500 euros peuvent être retracés ! Les Perben ont ils fait l’aller retour en Suisse avec ces 15 000 euros, ou ont-ils sorti cet argent d’une banque suisse?

Voir l’article original

MEXICO (Tijuana): Facebook, vecteur de distribution de la drogue

TIJUANA

Un nombre incalculable de pages Facebook sont utilisées pour vendre des drogues douces comme la marijuana, mais aussi des drogues dures comme l’héroïne, la cocaïne, et les acides hallucinogènes; ceci, sans restriction même si le réseau social ne permet pas de réaliser des transactions de ce type.

La grande majorité de ces transactions sont déguisées !

Pour accéder à ces  » groupes  » aucune exigence spécifique n’est nécessaire, c’est juste une question de recherche et, une fois trouvé, une demande d’admission, qui est facile.

Accepter, ils ne proposent pas la marijuana ou d’autres drogues d’entrée, non, mais si quelqu’un poste qu’il veut acheter, il y a beaucoup de gens qui répondent et se mettent d’accord pour définir ce dont il a besoin.

Il y a des espaces virtuels qui ont jusqu’à 500 000 abonnés de partout au Mexique, qui sont utilisés pour acheter et vendre de la drogue et tout cela, sous la couverture des réseaux sociaux.

Source

En France, nous avons la CYBERDOUANE, alors, on est sauvé de ce fléau!

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FRANCE (Douane): de nouveaux moyens pour lutter efficacement contre le narcotrafic et la contrebande.

Mexico – de notre aviseur local

Les autorités mexicaines viennent de signer un contrat avec la Direction générale de la Douane française pour la fourniture de 10.000 kilomètres de filet destiné à attraper les contrebandiers de tabac et autres transporteurs de drogue.

Des filets de type ‘Maginot’

Déployés aux frontières de l’hexagone, ils ont la particularité de n’attraper que les petits contrebandiers et autres individus (mules) se livrant au transport de stupéfiants.

Des couloirs ont été prévus pour les gros faiseurs afin de ne pas perturber ce secteur florissant de notre activité économique qui n’apparaissant nulle part ne pénalise donc pas notre balance commerciale*.

Il est prévu de faire appel à nos chers inspecteurs des finances qui hantent Bercy pour, sous la responsabilité de Jérôme Fournel, installer ces ‘filets maginot‘!

Une directive devrait sortir très vite pour préciser qu’il sera important de ne pas perturber le trafic des gros faiseurs.

*Par contre, et là, c’est officiel, l’Insee va prendre en compte les revenus de la drogue dans les comptes de la nation à partir du mois de mai 2018.

La France va donc comptabiliser l’argent de la drogue dans son PIB.

« L’impact sera compris entre 2 et 3 milliards d’euros, selon les années, indique à L’Express l’institut. Soit de l’ordre de 0,1% du PIB. Cela n’aura donc pas d’impact significatif sur les taux ».

On reste ainsi assez loin de ce que pèse l’activité dissimulée, c’est-à-dire l’ensemble des activité légales, mais non déclarées, dont le poids sur l’économie française « oscille entre 3 et 4% du PIB ». Soit entre 60 et 80 milliards d’euros.

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FRANCE (Douane Française – DNRED): journée de promulgation des résultats 2017

Par Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED

C’était  jour de fête à Gennevilliers.

Gérald Darmanin et Rodolphe Gintz ne tenaient que des propos aimables pour nos valeureux douaniers qui lors de cette année 2017 auraient battu des records, malgré la politique de démantèlement mené tambour battant par Bercy et son bras armé, Rodolphe Gintz, le successeur de Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille, les fossoyeurs de la douane de ces dernières années.

Certes les résultats des différentes saisies pourraient paraître spectaculaires, alors qu’elles ne correspondent qu’à une explosion de la consommation des stupéfiants illicites et donc du narcotrafic destiné à répondre à la demande.

Les succès enregistrés en matière de contrefaçon n’arrivent pas à provoquer chez moi le moindre sentiment de satisfaction, considérant que la Douane n’a pas à être une police économique mise à disposition de LVMH et consort depuis le passage du DG Pierre Mathieu Duhamel au sein de LVMH New York. Que ne dirait-on pas si nos gendarmes et policiers se mettaient au service du grand capital et des banques pour préserver leurs avantages et les intérêts des actionnaires en facilitant l’évasion fiscale qui est une des raisons d’être de ces entreprises. Certes LVMH fabrique encore un peu en France, mais si peu…Alors que fiscalement, que se passe-t-il Gérald Darmanin?

Pour le tabac, la contrebande prospère chaque jour et du coup la lutte contre ce phénomène sera une priorité a précisé Gérald Darmanin. Plus de 238 tonnes de tabac ont été saisis l’an dernier sur le sol français, soit une baisse de 8% par rapport à 2016.

En Ile-de-France, c’est près de 22 tonnes de tabac qui ont été confisqué l’an dernier. « Avec l’augmentation du prix du tabac il y aura une augmentation de l’intérêt à la fraude donc pour moi la lutte contre la contrebande de tabac sera une priorité en 2018 » dit Jean-Roald L’hermitte. Ouf, on est sauvé!  Mais, dimanche, j’ai reçu un appel d’un de mes amis qui passait en Espagne par Biriatou et qui me dit:  « les douaniers contrôlent à la sortie de France, toi qui connait, tu peux m’expliquer…le trafic de cigarettes et d’alcool, c’est dans le sens Espagne-France!« …Faudra m’expliquer pour que je lui explique!

Pour moi, comme pour beaucoup de citoyens de ce pays, les stups restent une des plaies de notre société, de nos société et je constate que la plus haute hiérarchie se gargarise avec des résultats très loin en dessous de ceux qu’il aurait fallu atteindre pour seulement commencer à être efficace dans la lutte contre la drogue.

Aujourd’hui, Hubert Avoine, qui a travaillé pendant des années en secret pour l’ OCRTIS, (Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants) et auteur de L’Infiltré, de la traque de Chapo Guzman au scandale français des stups (éd. Robert Lafont), était l’invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio. Parlant des résultats 2017 de la Douane française et des saisies de cocaine s’élevant à plus de 9 tonnes, il constate:

« On parle de saisie, mais qu’a-t-on fait des réseaux ? Qui a-t-on arrêté ? Qu’a-t-on démantelé ? », s’est interrogé Hubert Avoine, pour qui « le trafic est en train de se développer parce que la société tend vers cela ».

« Il y a plus de consommation, c’est indéniable, donc les saisies sont en comparaison de la demande, a-t-il ajouté. Il semble que la consommation de cocaïne est en hausse. On la rencontre dans des endroits où c’était assez peu courant. On avait l’habitude de la voir plus sur les Champs-Élysées qu’en banlieue, aujourd’hui, on la voit un peu partout. »

Écoutez son interview sur:

https://www.sudradio.fr/faits-divers/saisie-record-de-cocaine-qua-t-fait-des-reseaux-qua-t-demantele

En ce qui me concerne, autre époque, puisqu’il ne s’agissait pas d’El Chapo, mais des frères Orijuela, les premiers successeurs de Pablo Escobar, j’ai travaillé pendant 6 années pour la DNED, puis la DNRED à partir de 1988 en commençant d’abord par faire du renseignement à Gibraltar avant d’être amené à débuter des actions d’infiltrations qui m’ont amené au plus haut niveau de la hiérarchie du narcotrafic des années 1990. Les résultats furent spectaculaires puisqu’en 6 ans, l’agent NS 55 que j’étais devenu, agissant sous mon vrai nom ou empruntant diverses identités parfaitement connues des autorités douanières françaises comme Charles Henri De Bossieu et William Blazenko, a permis la saisie de 105 tonnes de drogues illicites (Plus de 5 tonnes de cocaïne et 100 tonnes de cannabis) dans diverses opérations menées en Atlantique nord et dans l’océan indien.

En récompense, l’agent NS 55, sur les conseils appuyés des émissaires de Bercy, a dû plaider coupable d’actions de narcotrafic devant les juridictions anglaises et canadiennes, récoltant au passage une condamnation à perpétuité!

La Direction Générale de la Douane française, en parfaite oie blanche, ayant refusé d’assumer les actions terrains de son service de renseignement, n’a pas hésité à laisser entendre que l’agent NS 55 s’était mis à son compte…! Propos démenti par la juge d’instruction parisienne, Sophie Clément qui a rendu le 16 mai 2006 un non-lieu explosif puisqu’elle assure: « Il n’y a pas lieu de poursuivre quiconque pour complicité de trafic de drogue car « les investigations entreprises, les auditions réalisées, l’étude des documents figurant en procédure, ne permettent pas de caractériser à l’encontre de Marc Fiévet les faits de trafic de stupéfiants ». Cette décision de justice est toujours refusée par les administrateurs Thomas Charvet et Michel Baron qui n’ont su que s’enfermer dans la réécriture de faits dont ils ignorent la réalité.

Alors, certes les résultats enregistrés démontrent l’importance de la présence douanière sur le terrain, sans pour autant donner pleine satisfaction puisque la mission régalienne première de la Douane ne fait plus partie de ses priorités.

Au train ou vous allez, à quand la privatisation des missions régaliennes douanières?

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FRANCE (Douane): Gérald Darmanin et Rodolphe Gintz ont présenté les résultats de l’action des douaniers français

Le Ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a présenté mardi 13 mars 2018, sur le port de Gennevilliers, les résultats de la douane française pour l’année 2017, en présence de M. Rodolphe Gintz, Directeur général des douanes et droits indirects.

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FRANCE (Douane): saisies en hausse de cocaïne et d’avoirs criminels en 2017

Les douanes ont saisi plus de neuf tonnes de cocaïne et quelque 860 millions d’euros d’avoirs criminels au cours de l’année 2017, selon leur bilan annuel présenté mardi.

Avec 9,2 tonnes de cocaïne interceptées en France et en haute mer l’année dernière, les douaniers battent leur précédent record établi en 2015 (8,6 tonnes).

Lire:

http://www.europe1.fr/faits-divers/douane-saisies-record-de-cocaine-et-davoirs-criminels-en-2017-3598010

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FRANCE (Douane): l’interview de Gérard Schoen suite à la fermeture de la BSI de Sarreguemines

C’est une page de l’histoire douanière locale qui se tourne.

Fin février, le dernier bastion des douanes à Sarreguemines a fermé ses portes. La brigade de surveillance et d’intervention de la cité faïencière a fusionné avec celle de Saint-Avold. Et les deux derniers douaniers qui étaient encore en poste dans les vastes locaux de la rue Pasteur prennent désormais leur service auprès de leurs collègues naboriens.

Un changement radical, mais une décision qui ne date pas d’aujourd’hui.

Le point avec Gérard Schoen, directeur interrégional des douanes.


L’INTERVIEW

Quand a été prise la décision de fusionner les deux brigades ?

Gérard SCHOEN : « Cela fera bientôt deux ans au mois de mai. C’est le fruit d’un long travail de réflexion. Quand j’ai pris mes fonctions, il y a cinq ans, les deux brigades étaient en train de mourir d’attrition. Il ne restait alors que six agents à Sarreguemines pour dix à Saint-Avold. Un effectif réduit qui impactait les résultats. Les brigades étaient peut-être vouées à disparaître. »

Pourquoi Sarreguemines disparaît ?

« J’ai procédé à une étude sur l’activité, les lieux de contrôle, le temps de déplacement, les moyens dont on avait besoin. On est arrivés à la conclusion que Sarreguemines était mal positionnée : il fallait faire de longs déplacements avant de commencer à travailler. Et, si Sarreguemines disparaissait, Saint-Avold pouvait suivre derrière. »

Pourquoi avoir conservé Saint-Avold ?

« L’étude a montré qu’il était important qu’il y ait un verrou à Saint-Avold. Un positionnement à côté de l’autoroute pouvait être intéressant ; des déplacements sur certaines zones étaient nécessaires et la coordination avec d’autres brigades indispensable. Il fallait ce trait d’union entre l’Alsace et Metz-Thionville. »

Qu’est ce qui change avec la fusion ?

« Il fallait une brigade avec des moyens, avec des locaux adaptés avec un quai de déchargement pour les camions ; un pont élévateur, des salles d’audition, une autre pour les médecins, des cellules qui répondent aux normes, etc. À l’évidence, les locaux de Saint-Avold ne répondaient pas davantage à ces besoins. C’est pour ça que l’entreprise a pris beaucoup de temps, car il a fallu que je trouve des moyens de financement pour une construction. »

LIRE la suite: https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-sarreguemines-bitche/2018/03/11/douanes-construction-d-une-nouvelle-brigade-a-saint-avold?preview=true

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EQUATEUR: avec l’UIACE, les agents de la DNRED et de la CELTIC disposent d’informations avec cette « Unité des stupéfiants Intelligence avec la coordination européenne »

Unité des stupéfiants Intelligence avec la coordination européenne (UIACE) a été créé le 31 Août 2012, par la résolution n ° 2012-708-CSG-PN du Conseil général de la police nationale, sous l’égide du « National Anti-stupéfiants de la police nationale de l’Equateur« , selon le projet respectif envoyé par le directeur de la planification de la police nationale; conformément à l’article 31 du Règlement général de la loi organique de la police nationale.

Le UIACE est une unité des opérations de renseignement pour lutter contre le trafic de drogues et les infractions connexes, qui offre la confiance et de la sécurité à l’unité du pays, dont les hommes et les femmes ont les plus hauts niveaux de professionnalisme, des principes et des valeurs.

Cette unité, dans sa recherche nationale et internationale des stupéfiants et des substances psychotropes et des crimes connexes et la désarticulation des différentes organisations impliquées dans ce trafic illicite, utilise des méthodes et des procédures techniques pour empêcher la perpétration de ce crime en Europe.

La coopération, la coordination et l’échange d’informations, pour identifier les moyens mis en œuvre en itinéraires de camouflage et diverses expéditions, sur les questions du trafic de drogue et des crimes liés à l’extérieur du pays et en Europe pour mener des recherches pour neutraliser et démanteler les réseaux de narcotrafiquants et les crimes connexes au niveau national et international .

Source:

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FRANCE (Douane): grandeur et décadence!

Par Pierre Delval, illustré et commenté par Marc Fievet


François Mongin – DG de la Douane française de 2002 à 2007

La douane française évolue résolument avec son temps. Mais elle n’a probablement jamais connu de bouleversements aussi importants que depuis ces 20 dernières années. Historiquement, cette grande administration a toujours été une référence internationale et apporte, encore aujourd’hui, de véritables innovations réglementaires pour nombre de pays. Pourtant, elle ressort profondément meurtrie de 5 années de révision générale des politiques publiques.

En application des règles du marché commun, le territoire de l’Union constitue un territoire douanier unique. Ce sont les douaniers, aux points d’entrée, qui procèdent au contrôle des marchandises et qui perçoivent les droits de douane. Le trafic entrant sur le territoire de l’Union représente 16% de l’ensemble des importations mondiales et plus de deux milliards de tonnes de marchandises par an. Les transports de marchandises sont assurés pour 90% d’entre eux par la voie maritime. Pour le fret, bien qu’il n’en déplaise, les ports français ne sont pas l’essentiel des importations maritimes en Europe. Les principaux points d’entrée sont situés à Anvers et Rotterdam. Les douaniers français sont donc contraints de se remettre à la vigilance de leurs collègues européens.

Bien que les administrations douanières européennes doivent appliquer les mêmes normes réglementaires, la mise en œuvre de ces normes communes reste pour l’instant illusoire.

Seul un produit sur 10.000 est vérifié par les douanes avant d’entrer sur le territoire européen. Pire encore, seul le premier Etat membre en charge d’accueillir la première escale d’un navire sur le territoire de l’Union reçoit les données des marchandises.

A l’exception d’informations avérées suspectes, les données ne sont pas retransmises par ce premier Etat membre aux autres pays de l’UE concernés par les escales suivantes. La France n’étant pas le plus souvent l’escale d’entrée dans l’UE, sa douane a de grandes difficultés à cibler automatiquement les marchandises déchargées. Sans un effectif consolidé, la douane française est dans l’incapacité d’une surveillance systématique, malgré ses efforts sur l’amélioration des ciblages et la dématérialisation des bordereaux de détaxe de TVA. De même, la concurrence entre les différents ports européens accroît les impératifs de fluidité croissante du trafic. La rapidité de dédouanement devient un élément essentiel de la compétitivité des douanes européennes. Les exportateurs le savent et choisissent leur première escale en conséquence. Dans un tel contexte, à quoi sert le zèle d’un douanier si la performance du délai d’immobilisation d’une marchandise en douane doit être de moins de 5 minutes ?

L’efficacité de l’ICS démontre aussi ses limites, notamment sur le partage des profils de ciblage.

Pour les douanes belges et hollandaises, l’ICS est perçu comme un moyen d’espionner les flux et parts de marché des ports et aéroports les plus fréquentés ainsi que sur l’efficacité des moyens de contrôle. La Hollande, par exemple, défend le principe selon lequel l’important est le résultat des contrôles et non le nombre de contrôles effectués. D’où le faible taux de contrôle constaté de conteneurs, de l’ordre de 0,79% (contrôles physiques et par scanner). Avec de pareilles statistiques, le port de Rotterdam est particulièrement attractif, puisque peu pénalisant pour les opérateurs économiques !

La France, pour sa part, a développé la DSDT (déclaration sommaire de dépôt temporaire), un dispositif « sûreté et sécurité » renforcé construit autour d’une analyse de risque automatisée et d’éventuels contrôles sur toutes les marchandises arrivant par voie maritime ou aérienne dans l’hexagone. Mais, sans une parfaite coopération des douanes des autres Etats membres et le sérieux des opérateurs, la DSDT démontre elle aussi ses limites.

Jérôme Fournel (2)- DG de la Douane française de 2007 à 2013

En conséquence, malgré des transformations importantes conduites par la douane française au cours des 12 dernières années, et les difficultés occasionnées pour les personnels par ces transformations qui n’ont pas toujours été conduites dans de bonnes conditions de dialogue social, la douane française connaît aujourd’hui un tournant décisif pour son avenir, avec toutes les conséquences que cela pourrait engendrer.

En 2013, un emploi douanier disparaissait chaque jour, confirmant ainsi la réduction des effectifs de 22000 au début des années 80 à près de 16000 au début de l’année 2014. Sans le drame des attentats de Paris en 2015, les effectifs douaniers auraient continué leur dégraissage, inéluctablement, sans que les technocrates de l’Etat ne se posent sérieusement la question : qui est en première ligne pour filtrer les trafics de marchandises aux frontières, qu’ils soient licites ou illicites ? Le contexte du marché commun réduit en ce sens la portée réelle de la douane en France. Pourquoi ?

Dans un monde où la libre circulation des marchandises devient un vecteur essentiel de l’économie mondiale, la douane est perçue comme un frein au développement et non un atout pour la régulation et la richesse d’un pays. Comme indiqué précédemment avec l’exemple des Pays-Bas, pour renforcer l’attractivité de quelques plateformes de dédouanement (port et aéroport), certains Etats ont pris le parti de réduire sensiblement le nombre de contrôles, réduisant à leur tour le temps de passage en douane. Cette course à la performance a créé une concurrence malsaine entre les administrations douanières européennes, au détriment de la sécurité des Etats membres et de leur population ainsi que du commerce loyal des entreprises. Dans ce contexte, la France n’a pas eu d’autres choix que de suivre la tendance opérée par ses voisins, en mettant en place un projet stratégique de la douane (PSD) qui définit les conditions d’intervention de ses fonctionnaires à l’horizon 2018. Le PSD planifie, entre autre, une suppression d’effectif d’environ 400 agents par an, ayant pour objectifs saugrenus d’augmenter l’efficacité des services et de remplir les objectifs budgétaires pour la loi de finance 2014. Ces objectifs très technocratiques n’ont évidemment pas tenu compte des menaces criminelles et terroristes – pourtant déjà prévisibles, mais néanmoins volontairement ignorées – qui embrasent aujourd’hui l’Europe. Or, en la matière, la réalité des chiffres pour la période 2006 à 2012 démontre une vraie dégradation de la situation.

Selon les chiffres émanant directement des services douaniers, le nombre de contentieux à enjeux « lutte contre la fraude » sur la période 2011/2013 passe de 8831 contentieux à 6300, soit une baisse de 28,5%. Concernant les saisies de stupéfiants, on constate une baisse de 50% entre 2008 (65,7 tonnes) et 2012 (33,8 tonnes). Les saisies qui baissaient depuis 2010, se placent, pourtant, en 2014 à des niveaux élevés. Ainsi, la baisse des saisies constatée par la douane française démontre qu’elle n’est malheureusement pas liée à une baisse des consommations de stupéfiants, mais tout simplement impactée par une réduction des effectifs. Car il ne suffit pas de réorganiser et de spécialiser les services pour obtenir des résultats! Il convient aussi de maintenir la pression sur le terrain par des contrôles fréquents, en maintenant les irremplaçables expériences et intuitions qui prévalent dans le corps des contrôleurs des douanes. Sans un effectif adapté 24h sur 24 et 7 jours sur 7, la douane est incapable d’assurer le premier filtre de la sécurité en France.

Douanes 2018

Malgré les nombreux enjeux économiques et sécuritaires de ces prochaines années, la direction française de la douane (DGDDI) entreprend un vaste plan de modernisation « Douanes 2018 » défavorable au bon fonctionnement des contrôles douaniers: poursuite de la dématérialisation des procédures, tant fiscales que douanières, adaptation des moyens et de l’organisation de l’action douanière, allègement des contrôles pour les opérateurs offrant des garanties suffisantes et renforcement du dispositif de lutte contre la fraude. Cette modernisation, de prime abord, semble cohérente au vu de l’évolution du trafic mondial des marchandises et des impératifs européens. Mais elle n’est pas sans conséquences. A commencer par le principe de contrôler moins mais mieux, cher aux hollandais. Or, cette démarche ne peut être valable que si le corps des contrôleurs est sérieusement formé aux risques de demain, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Pour exemple, le décèlement précoce ne fait pas partie du programme de sensibilisation des douaniers. Leur capacité d’anticipation reste limitée, alors que les méthodes frauduleuses ne cessent d’évoluer.

En matière de cybercriminalité, la DGDDI a créé une Cyberdouane dotée d’une dizaine d’analystes. Or, depuis 2014, la France est passée du 15ème au 14ème rang mondial des pays où la cybercriminalité est la plus active avec une hausse de 25% sur un an. La vente en ligne de produits illicites augmente dans des proportions insoupçonnées.

En limitant l’effectif des analystes, la DGDDI n’a pas reconnu le niveau de priorité nécessaire. Ce n’est pas dix personnes, mais cinquante au minimum qu’il conviendrait dorénavant de mettre en place pour permettre à la douane d’identifier les personnes physiques ou morales dissimulées derrière des pseudonymes sur les sites de vente, de forums, de blogs et réseaux sociaux.

De même, sur le terrain, le traitement différencié des flux intracommunautaires impose des compétences dédiées en matière de fret postal ou express. Là encore, les douaniers ont besoin d’un renforcement des effectifs de contrôle, ainsi qu’une formation adaptée en matière d’analyse de risques, d’amélioration de la connaissance de la menace et d’orientation des contrôles a posteriori sur les flux.

Dans un tel contexte, le bouleversement des méthodes de travail douanières, dans une explosion mondialisée des flux de marchandises et dans un environnement criminel de plus en plus tendu, implique une refonte en profondeur des dispositions prises par les politiques. Ces derniers doivent en tirer toutes les conséquences en termes d’investissement dans les nouveaux moyens technologiques, dans le recrutement et la formation des agents. Dans un domaine aussi sensible que celui des ciblages et des analyses, la sous-estimation des dispositifs ne peut être acceptable, surtout en matière de financement du terrorisme et de développement des nouveaux commerces criminels.

L’Etat ne peut, par une simple règle de calculs dans les réductions des déficits budgétaires, procéder au dépouillement d’une administration indispensable à la sûreté de l’Etat et à la sécurité de ses concitoyens.

La France accuse un grand retard dans les capacités de contrôle de premier niveau, dans les ports comme dans les aéroports, dans la cybercriminalité comme dans le décèlement des signaux faibles. Il est plus qu’urgent de doter enfin une douane dite moderne d’outils adaptés face à l’ampleur du trafic qu’elle doit surveiller. D’autant qu’aujourd’hui, ses performances non contestables rapportent à l’Etat 15% de ses recettes.

Hélène Crocquevieille (2)- DG de la douane française de 2013 à 2017

Alors que les actes terroristes répétés de 2015 en France avaient amené le Président Hollande à annoncer la création de 1000 emplois dans la Douane, la DGDDI ne semble pas vouloir changer de cap et continue ses suppressions de bureaux et de brigades entraînant irrémédiablement une perte significative des effectifs (moins de 500 entre fin 2014 et début 2016).


La responsabilité de François Mongin, Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille est entière comme celle des cadres supérieurs de la DGDDI qui n’ont su que courber l’échine pour favoriser un déroulement parfait de carrière personnelle!


Que va faire Rodolphe Gintz, le nouveau DG de la Douane française depuis février 2017

Sachant que l’argent du trafic de drogue, de la contrefaçon et du blanchiment d’argent est l’une des principales sources de financement du terrorisme, et malgré les rapports détaillés en 2015 de la Cour des comptes et du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques de l’Assemblée nationale en faveur d’une réorganisation de la douane tout en maintenant, voire en renforçant ses effectifs, il semble difficile de comprendre l’entêtement de la DGDDI de poursuivre son « détricotage » acharné.

 

1http://www.douane.gouv.fr/articles/a12330-tout-savoir-sur-le-systeme-de-controle-des-importations-import-control-system-ics

2https://ns55dnred.wordpress.com/2017/02/12/douane-francaise-jerome-fournel-et-helene-crocquevieille-ont-jete-largent-du-contribuable-par-les-fenetres/

DNRED (Cyberdouane): le narcotrafic serait-il absent des préoccupations du Directeur Général de la Douane française Rodolphe Gintz?

Lundi 1er septembre 2014, après plusieurs semaines d’investigation menées conjointement par le service spécialisé Cyberdouane et les enquêteurs de  l’échelon DNRED de Nantes, était acquis la certitude qu’un individu agissant sous un pseudonyme se livrait à la vente de cannabis sur la partie cachée du Web, ou DarkNet, et que sa marchandise était produite à domicile.

Une fois l’individu identifié puis localisé à Laval, les enquêteurs de l’échelon DNRED de Nantes étaient intervenus au domicile et dans la villa louée par le trafiquant.

La quantité saisie qui était peu importante montrait, pour le moins l’attention que portait la douane à lutter contre toutes les formes de trafic, y compris les plus sophistiquées. Elle démontrait également qu’il n’y avait aucune impunité pour les délits commis sur internet.

C’est effectivement ce que nous laissait penser Serge Pucetti, chef du bureau information communication de la douane française à l’époque.

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En 2015, les services douaniers ont intercepté près de 2,6 millions de contrefaçons commercialisées par fret express et postal. La plupart de ces produits étaient commercialisés en ligne. Alors comment repérer les contrefaçons sur Internet et éviter les arnaques de certains sites marchands peu scrupuleux ?

Les conseils de Serge Puccetti, de la direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI).


En réalité, en ce début d’année 2018, comment ne pas relire l’interview donné par Anne Azoulay-Fravel fin 2017, bien qu’en émettant une réserve, puisque Anne Azoulay-Fravel n’aborde que la contrefaçon si chère à Pierre Mathieu Duhamel, un DG de la Douane française qui était parti pantoufler à New York chez LVMH avant de revenir comme directeur du Budget de la France et qui,  par directives, avait rebasculer les priorités douanières vers la lutte contre les contrefaçons au détriment de la lutte contre le narcotrafic.

Lors de cet interview donné à Alexandre Fache du journal ‘L’HUMANITÉ’, Anne Azoulay-Fravel, secrétaire nationale du Syndicat national des agents des douanes CGT,  dénonçait le manque de moyens de sa profession, notamment pour l’efficacité des contrôles et la lutte antiterroriste.

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« Faute d’agents, moins de 1 % des produits importés sont contrôlés »

 

Alexandre Fache:

Comment s’effectuent concrètement les contrôles des douaniers ?


Anne Azoulay-Fravel

Lors de la déclaration à l’importation, ils peuvent sélectionner quelques déclarations en ligne qui seront ciblées. Ils ont alors deux possibilités : faire un contrôle documentaire (pour vérifier la cohérence et la conformité des documents), ou physique, afin d’en vérifier aussi la provenance, l’origine, les normes, etc. Si un doute subsiste, alors la marchandise peut être envoyée au laboratoire. Ce qui pose problème, c’est le nombre de contrôles, dangereusement bas, alors que la Direction des douanes annonce elle-même que 35 % des contrôles de norme font apparaître une grande dangerosité des produits. Malgré cela, le nombre de contrôles n’augmente pas, tranquillité du commerce oblige. Aujourd’hui, moins de 1 % des produits importés (tous produits confondus) sont contrôlés ! À titre d’exemple, sur la plateforme de Roissy, il y a quatre bureaux dédiés au fret express. Or, il arrive 3,8 millions de colis pour une petite trentaine d’agents…

Quelles sont les conséquences du développement du commerce en ligne ? Cela démultiplie-t-il les risques ?

Anne Azoulay-Fravel.

Le commerce en ligne a été intégré par la Direction des douanes, qui a créé il y a quelques années Cyberdouane. « Magnifique sur le papier, ce service ne comportait toutefois que sept douaniers. »

Un rapport parlementaire d’octobre 2013 (1) a pointé le manque d’effectifs dans ce service, notamment pour l’efficacité des contrôles, mais aussi la lutte antiterroriste… Un douanier a d’ailleurs été assassiné l’an passé lors d’une livraison surveillée de quelqu’un qui commandait sur Internet des pièces détachées d’armes à feu. À la suite de ce rapport, la Direction a augmenté l’effectif… de trois personnes. Une misère !

Vous n’avez donc pas les moyens de faire face ?

Anne Azoulay-Fravel. Concrètement non. Au minimum, s’il y avait une volonté politique de s’adapter aux nouvelles techniques commerciales et de fraude, le service devrait comporter au moins 40 personnes.

Quels sont les risques inhérents aux jouets contrefaits ?

Anne Azoulay-Fravel. Le plus immédiat est évidemment la dangerosité du produit : des pièces qui se détachent, des normes électriques pas respectées, des peintures au plomb, des matières inflammables… Mais il y a aussi des risques annexes : la fraude aux droits de douane, à la TVA, la fabrication de ces produits dans des pays où les droits sociaux ne sont pas respectés, la concurrence déloyale, l’impact sur l’emploi, etc.

Y a-t-il une hausse des saisies par rapport aux années précédentes ?

Anne Azoulay-Fravel. Nous n’avons pas encore les chiffres officiels, mais la tendance est bien à la hausse. Près de 32 millions de Français font leurs achats de Noël sur Internet, soit 2 millions de plus que l’an passé. Ces achats sur Internet constituent autant de risques supplémentaires d’acquérir un bien contrefait. En 2013, la douane française avait saisi 7,6 millions de contrefaçons, dont 350 000 contrefaçons de jouets.

Comment éviter de tomber sur des contrefaçons ?

Anne Azoulay-Fravel.

Réclamer plus de douaniers ! Nous avions lancé une pétition citoyenne « 6 000 douaniers supprimés, 66 millions de consommateurs en danger », à l’occasion de notre dernière mobilisation de 2017.

Elle est toujours d’actualité.

(1) https ://www.senat.fr/notice-rapport/2013/r13-093-notice.html

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DNRED (échelon de Toulouse): du temps de Joseph Le Louarn, on mentait déjà effrontément aux magistrats…Mais ça, c’était hier!

ANNÉE 1994

De notre envoyé spécial à Toulouse,

les agents de la DNRED, sans contrôle et sans prévenir le moindre procureur qui d’ailleurs n’aurait rien pu couvrir, avaient infiltré un trafic de cocaïne, leurs victimes ont été libérées. La saisie près de Toulouse, en janvier 1994, de deux stocks de 171 et 881 kilos de pure cocaïne colombienne avait pourtant été bien réelle.

Le tribunal correctionnel qui jugeait cette semaine les trois Italiens interceptés avec la marchandise vient de souffler sur ce qui n’apparaît plus désormais que comme un montage grand’guignolesque à visée auto publicitaire.

Les trois inculpés en question sont ressortis hier libres et acquittés du palais de justice de Toulouse.

L’histoire a commencé vers Caracas avec des ‘James Bond’ de la DNRED des Douanes françaises infiltrant un réseau international de cocaïne.

Elle s’est terminée prés de Toulouse par l’arrestation des malfrats et l’opportune disparition dans le feu de l’action des fonctionnaires infiltrés. Le 21 janvier 94, alors que LIBERATION racontait cet épisode, le patron national de ces services, Joseph Le Louarn, affirmait que cette version des faits n’était qu’une « affabulation rocambolesque et que les très valeureux services policiers et douaniers de l’Etat ne devaient cette « prise historique » qu’à leur travail persévérant et à un « coup de fil anonyme « .

Sacré Joseph Le Louarn! T’es vraiment un artiste du mensonge et de la désinformation!

Savoir si le réseau était effectivement infiltré ou non est d’importance pour la justice. L’article 67 bis du code des Douanes autorise bien le travail de taupes mais cette sorte d’opération ne vaut devant les tribunaux qu’à la condition expresse que toutes les autorisations, y compris celle de la chancellerie, figurent dans la procédure pénale. Ce qui, en l’occurrence, n’était pas le cas comme dans la plupart des affaires en cours.

Les Douaniers reconnaissent le coup monté!

Le président Ducassé était déjà fatigué de voir son procès patauger dans les contradictions. Il a fini par prendre le mouche en entendant les douaniers cités par les avocats avouer au tribunal que « oui « , finalement  » qu’il s’agissait bien d’un coup monté depuis le début « .

Surprenant pourtant que personne ne se pose la question de la provenance de la marchandise et de son acheminement…Plus d’une tonne de coke sur le territoire français sans que l’on pose la moindre question!

Du coup, Le président Ducassé fait citer le procureur de la République Francis Fréchet, qui a confirmé à la barre avoir lui-même donné le feu vert avec l’accord de son ministère…Ouf!  Il ajoutait encore qu’il avait choisi de ne pas produire les documents adéquats lors de l’instruction dans le seul but de préserver la vie de ces fonctionnaires de la lutte antidrogue.

Silence dans le prétoire…

Le président Ducassé lui a alors incidemment fait remarquer qu’existe pourtant la « cancellation* », l’entourloupe légale qui consiste par prudence à masquer le nom de ce genre d’agents très spéciaux.

Le propos a paru se perdre dans les oreilles du procureur peut-être atteint de surdité passagère! C’est une pathologie qui touche fréquemment nos régaliens.

« C’ est le retour des lettres de cachet! ».

Les avocats des trois contrebandiers arguant de la « vérité nécessaire des actes de justice », sont tout de suite montés sur leurs grands chevaux car rien ne permettait; selon eux, de juger du degré de responsabilité de leurs clients qui pourraient certes ressembler à des caïds de la cocaïne mais aussi n’être que trois lampistes manipulés dans un trafic organisé de bout en bout depuis la France.Le substitut du procureur, pas en manque de textes, avait réclamé dix ans de prison pour chacun des Italiens.

Le tribunal a préféré faire comme si cette histoire n’avait jamais existé.

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Pour mémoire, c’était Corinne Cléostrate qui était la Cheffe de division des enquêtes spécialisée à la DED (direction des enquêtes douanières) de la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) en 1994-1995

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Exemple : Le magistrat procède à la cancellation de lacte.

 

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FRANCE (Anti-stups): les infiltrés seraient-ils condamnés à n’être que des mythomanes et des fusibles pour les hautes hiérarchies policière et douanière

Article d’ Emmanuel Fansten , revu par Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED

Hubert Avoine, 55 ans, est cet ancien infiltré qui en octobre 2015, date de sa première lettre au procureur de la République de Paris, François Molins, dénonçait les étranges méthodes de l’ OCRTIS (office central de la répression des trafics illicites) et de son ancien boss, François Thierry.

Il avait informé et précisé, ‘textos’ de François Thierry à l’appui, qu’il avait été mandaté, en avril 2012, pour garder une villa à Estepona, en Andalousie dans le sud de l’Espagne, où il avait constaté que des policiers avaient chargé et déchargé 19 tonnes de cannabis destinées au marché français. Pour cette mission, Hubert Avoine avait été payé 32 000 euros en billets usagés, sans le moindre reçu.

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Mais d’où vient ce cash?

De la trésorerie générale ou de la vente de stups?

Décidément c’est une habitude chez nos régaliens, j’ai en mémoire le cash en livres sterling (billets usagés) anglaises qu’avait remis à mon épouse le divisionnaire de la douane française Hervé Maignier de l’échelon de Nantes, venu spécialement à Malaga pour lui remettre dans un parking en sous-sol de l’aéroport…pour « faciliter » mon plaidoyer de culpabilité au Canada.        Marc Fievet

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Après le premier témoignage d’Hubert Avoine dans le journal Libération, sous pseudo, au printemps 2016, plusieurs pontes de la PJ avaient d’abord laissé entendre en off que l’ancien infiltré était un mythomane, la police ne trempant pas dans ce genre de magouilles.

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Marc Fievet avait aussi été traité de mythomane par certains hauts fonctionnaires de Bercy et de la DG de la Douane française, qui n’ont pas hésité à refuser le témoignage de son officier traitant Christian Gatard dans toutes les réponses produites par Thomas Charvet, administrateur civil et Michel Baron, administrateur des douanes. Dans ce témoignage destiné à être produit en justice Christian Gatard, l’ancien chef d’Echelon de la DNRED à Nantes écrivait:

« Officier traitant de Marc Fievet de 1988 à 1994, j’atteste de l’exactitude des faits relatés de son action au sein de l’organisation LOCATELLI. Je certifie l’exactitude des éléments et des faits pour en avoir été le témoin ou en avoir été informé en ma qualité d’officier traitant de Marc Fievet durant cette période. Je tiens à ajouter que Marc Fievet a toujours fait preuve de la plus grande loyauté à l’égard des douanes françaises notamment dans le cadre de son infiltration au sein de l’organisation LOCATELLI qui l’a exposé à de très nombreux dangers.« 

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Depuis, le commissaire François Thierry a été mis en examen pour «complicité de trafic de stupéfiants» et la procédure distincte basée sur les révélations d’Avoine, dépaysée à Lyon, inquiète au plus haut niveau. Pour preuve, cette écoute téléphonique versée au dossier judiciaire, qui relate une conversation enregistrée le 23 août 2017, la veille de l’audition fatidique du commissaire Thierry.

C’est le magistrat Patrick Laberche (ici en photo avec François Hollande), ancien procureur à la section antiterroriste du parquet de Paris, bras droit du patron des Stups, qui contacte un certain Rick, le correspondant auprès de l’office de la DEA, l’agence antidrogue américaine.

«Salut Rick, ça va ? attaque Laberche. Tu as le bonjour de François.

Il va bien ?

Oui, ça va. On a discuté beaucoup hier soir. Euh… Ouais, il a l’air assez offensif, assez combatif. […] Il est prévu qu’il soit entendu jeudi par le juge d’instruction […].

Ouais.

Voilà, donc je lui ai donné le document que tu m’as transmis mais c’est pas pour qu’il le remette, hein, parce qu’il a bien compris que, euh, c’était un truc qui devait rester confidentiel comme tu l’avais écrit, mais c’est pour constituer ses dossiers, si tu veux, pour faire un panorama de tous les dossiers de manière un peu exhaustive dans sa tête, quoi.»

Quel est donc ce document confidentiel ?

Transmis par les Américains pour « étoffer » la défense de François Thierry, ce document auquel la justice ne semble pas avoir eu accès semble très sensible puisqu’il apparait clairement qu’Hubert Avoine a également travaillé pour le compte du département américain de la Justice, comme en attestent des documents authentifiés par Libération.

Barbouzes

Cette collaboration fait d’ailleurs l’objet d’une question sibylline de Patrick Laberche au cours de la même conversation. «Dans le dossier Avoine, comme… ça n’a pas changé, la situation a pas changé par rapport à ce qu’on avait dit il y a quelque temps, hein ? Tu te souviens ?» s’enquiert le bras droit du patron des Stups auprès de son interlocuteur. «Je peux te dire entre nous qu’Avoine a travaillé pour le FBI, pas pour la DEA, OK ? Il aurait dû savoir la différence», rétorque le dénommé Rick.

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En 1994, Marc Fievet rencontrait régulièrement David May du bureau DEA de Paris. Ce fonctionnaire lui avait remis 10.000 US dollars en billets usagers pour défraiement d’une mission à Saint Martin aux Caraïbes, mais s’est opposé à tous témoignages réclamés par la justice…

Quelle était la provenance de ces liasses de petites coupures remises en présence du douanier Jo Lesquert, adjoint de Christian Gatard, dans les locaux de l’Ambassade américaine?

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Une distinction fondamentale aux yeux des Américains : alors que la DEA n’hésite pas à recourir à des barbouzes pour certaines de ses missions, le FBI agit dans un cadre juridique beaucoup plus strict, sous le contrôle étroit du département de la Justice.

Un nouveau front qui pourrait pousser les magistrats français à se rapprocher de leurs homologues américains.

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NARCOTICS (OCRTIS France): 3 tonnes de cannabis qui risquent de peser lourd dans la défense de François Thierry

7 février 2015 – Port espagnol d’Adra

Ce soir-là, peu avant minuit, un bateau de pêche enregistré au Maroc, le Zaidi 3, s’amarre dans la partie la plus isolée du port. En à peine une demi-heure, 110 ballots de résine de cannabis (plus de 3,3 tonnes) sont déchargés du bateau avant d’être empilés dans un camion.

Cinq policiers espagnols observent discrètement la scène sans intervenir, se rappelant peut-être l’époque du GAL.. Mais aujourd’hui, c’est à la demande expresse de l’OCRTIS (L’office des stups français) qu’ils vont surveiller le déchargement puis escorter le camion jusqu’à la frontière, où des policiers français doivent prendre le relais.  La marchandise va ainsi remonter jusqu’à un entrepôt situé au Grand-Quevilly, dans la région de Rouen, sous le contrôle étroit de l’Office des stups.

Opérations «Myrmidon»

Dans sa demande officielle de livraison surveillée adressée le 11 décembre 2014 à son homologue espagnol, le patron de l’OCRTIS François Thierry évoque l’action de «différents groupes de trafiquants résidant dans les régions de Montpellier et Bordeaux» et livre des détails sur le dispositif en cours : «Les clients français font l’objet d’enquêtes judiciaires en France, et cette phase cruciale permettra de procéder à des arrestations et au démantèlement de plusieurs organisations.»

En réalité, le bilan s’avérera bien plus maigre que prévu. Sur plus de 3 tonnes de cannabis importées à cette occasion sous l’égide de la police française, seuls 210 kg seront saisis quatre mois plus tard par les douanes. Même pas un dixième de la quantité totale.

Interrogé en août 2017 sur cette étrange disparition, François Thierry a juré avoir fait le nécessaire en informant les autorités locales. «Il a été annoncé de manière certaine à la PJ de Rouen et au parquet de Rouen l’arrivée d’une quantité importante de cannabis ainsi que l’adresse de l’entrepôt et il leur appartenait d’y donner les suites classiques», a-t-il affirmé face aux juges.

«On a passé la main à la PJ locale, je ne peux pas être comptable de ce qu’ont fait ou n’ont pas fait les services destinataires des informations qu’on leur donne.» a martelé François Thierry.

Pour le patron de la PJ de Rouen, Jérôme Martin: «Je ne sais absolument rien de cette opération, à cette date, nous n’avons aucune information, ni moi ni aucun de mes collaborateurs, sur une arrivée de produits stupéfiants dans la région rouennaise, il est évident que sur une quantité de stupéfiants aussi importante, le parquet aurait été immédiatement avisé et une grosse partie du service mobilisé pour des surveillances continues.»

Où sont passées les 3,3 tonnes importées sous la protection de l’Office des stups ? A qui cette drogue était-elle destinée ?

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Des juges «pas informés»

Selon les explications fournies à la justice par François Thierry, cette importation avait d’abord pour objectif de crédibiliser Sofiane Hambli (photo) en tant que logisticien afin de lui permettre d’infiltrer une organisation rivale. Baptisée «Janissaire», l’opération ultra-secrète, présentée comme «inédite en Europe», visait à mettre en œuvre «une logistique complète d’importation de stupéfiants pour éradiquer plusieurs réseaux d’acheminement».

Sauf qu’aucun réseau n’a été démantelé et que la mystérieuse opération continue d’intriguer les magistrats.

En clair, ni les magistrats ni les services de police concernés par l’importation n’en auraient été informés.

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SAINT MARTIN (CARAÏBE): rien ne se faisait sans l’approbation des Fleming

Par Marc Fievet

De retour d’un voyage d’observation à Saint Martin en 1990, j’avais alerté mon officier traitant Christian Gatard, le responsable de l’échelon DNRED de Nantes, des particularités de l’île sous la coupe des Fleming!

La lecture du « Saint Martin’s Week » de septembre 2008, le journal gratuit qui parait 2 fois par semaine sur l’ île, m’avait permis de constater que sur cette île, certains citoyens étaient un peu plus protégés que d’autres, notamment Albert Fleming, l’ancien maire de Saint Martin, resté aux commandes de la mairie de 1983 à 2007.

Ce pouvoir qui lui avait permis de construire sans permis, d’embaucher des illégaux pour faire des travaux dissimulés et lorsqu’enfin, on finit par le traduire en justice, le procès fut ajourné pour vice de forme.

Et quand on sait que fut élu président de la Communauté d’Outre Mer nouvellement créée Louis Constant Fleming, parent du sus nommé Albert, je continue de penser qu’on nous prend vraiment pour des cons.

Louis-Constant Fleming fut adjoint au maire de Saint-Martin de 1977 à 1989, puis conseiller municipal (tête de liste Rassemblement des Saint-Martinois) de 1989 à 1995 et à nouveau conseiller municipal (tête de liste USM) de 2001 à 2002.

Il est conseiller régional de Guadeloupe de 1986 à 1992, puis conseiller général de Guadeloupe de 1992 à 1998 et à nouveau de 2004 à 2007.

Il devient, du 15 juillet 2007 au 25 juillet 2008, le premier président du conseil territorial de Saint-Martin. Il est déclaré inéligible à ce poste pour un an.

Le 21 septembre 2008, il est élu sénateur de Saint-Martin, par 17 voix sur 24 grands électeurs. Dirigeant du parti local Union pour le progrès, il est, au Sénat, membre du groupe parlementaire Union pour un mouvement populaire.

Le 14 septembre 2010, il est débarqué du conseil d’administration de la Société d’Économie Mixte de Saint-Martin (SEMSAMAR) dont il fut un des membres fondateurs en 1985 et le premier président jusqu’en 1989.

Le 27 décembre 2013 le sénateur Fleming annonce sa démission de son mandat de sénateur à la date du 31 décembre, se retirant par la même occasion de la vie politique. La raison ayant provoqué sa démission fut l’obligation faite aux sénateurs de déclarer publiquement l’ensemble de leur patrimoine, ceci à partir du 1er janvier 2014 (soit dès le lendemain de sa démission).
Les prochaines élections sénatoriales étaient prévues en septembre 2014 (soit dans un délai inférieur à un an), conformément à la Loi, il ne fut donc pas procédé à une élection partielle et le siège est resté vacant jusqu’à la date du dit scrutin.

En janvier 2017, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a annoncé avoir saisi la justice concernant la déclaration du patrimoine de Louis-Constant Fleming.

Vous me rétorquerez alors que tout va bien, oui, il y a une justice, tu vois, détends toi, les lois de la république sont sauves et respectées.

-Sauf que Saint Martin est une putain de république bananière ou tu peux faire ce que tu veux pourvu que t’aies des potes dans l’ administration!

-Les Fleming sont des malins.

-Faut être pote avec eux pour entreprendre quoi que ce soit!

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SAINT-MARTIN (Caraïbe): saisie de 522 kilos de coke en 1990

Cinq cent vingt deux kilos de cocaïne ont été saisis en 1990 dans la partie française de l’île franco-hollandaise de Saint -Martin aux Antilles.

La partie française de Saint-Martin connaît un boom immobilier impressionnant, grâce à l’argent de la drogue, depuis 1986, et ce grâce à la loi de défiscalisation qui permet de soustraire sur sa déclaration de revenu jusqu’à 65 % des investissements réalisés en France d’outre-mer.

Le maire de droite de la partie française, M. Albert Fleming, s’était fait remarquer en organisant une journée «île morte» pour s’opposer à l’implantation d’une brigade de douaniers de la DNRED, spécialisée dans la lutte contre le trafic des stupéfiants.

Son beau-frère, Léo Artsène, était parmi les deux trafiquants arrêtés.

L’avion, un King Air, fut préempté par la Douane française pour éventuellement servir aux déplacements de Michel Charasse.

Le pilote en prit pour 18 ans et termina sa sentence à la centrale de Lannemezan!

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