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http://www.ambafrance.org.do/Celebration-du-14-juillet-a-la-Residence-de-France
Une note confidentielle adressée au chef de la police antidrogue dominicaine et signée par Michel Segura, un policier de l’ambassade de France en République dominicaine, serait en partie à l’origine des ennuis des quatre Français impliqués en 2013 dans l’affaire dite « Air Cocaïne » et condamnés à vingt ans de prison (vidéo), selon Philippe Heneman, président du comité de soutien aux deux pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos. Ce document daté du 23 mars 2013, soit quatre jours après leur arrestation sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana après la découverte de 700 kilos de cocaïne dans leur avion, est le compte rendu de l’interrogatoire du policier français.
« Aller voir des gars qui sortent de 48 heures de cachot, se présenter comme quelqu’un de l’ambassade sans décliner sa qualité de policier, enregistrer une déposition sans le dire, la transmettre à la justice dominicaine hors de tout cadre de coopération, ce n’est pas exactement une assistance consulaire, explique ce commandant de bord à Air France. Cette note a immédiatement été exploitée par le procureur dominicain. Le juge des détentions, vu l’ampleur de l’affaire, a envoyé tout le monde en cabane pour un an. »
« Aucune connaissance du contenu exact des valises »
Transportaient-ils autre chose que de la cocaïne ? « Et même s’ils transportaient une cargaison d’or… Est-ce illégal ? Non ! Il suffit de payer la TVA à l’arrivée. Et pour être très franc, c’est en substance ce qu’ils ont dit au policier français, raconte cet ancien de l’Aéronavale. Les deux pilotes lui ont dit ne pas avoir connaissance de la nature du chargement et que c’était peut-être des valeurs ou de l’or, quelque chose comme ça, ce qui n’est pas illégal. C’est un transport de valeurs qui est reconnu et admis. »
Les pilotes se sont-ils dit qu’ils allaient peut-être transporter de l’or ? « Oui, voilà, peut-être quelque chose comme ça, mais jamais de la cocaïne », répond Philippe Heneman. Selon la note connue de la justice dominicaine depuis le début, et qui n’a jamais été rendue publique, les pilotes ont déclaré n’avoir « aucune connaissance du contenu exact des valises chargées dans l’avion. Leur mission était de piloter cet avion peut-être avec un chargement de valeurs (or ou devises) à destination de la France ». S’il y avait de l’or dans le Falcon 50, où est-il passé ?
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NOR: INTC1513051A
Version consolidée au 01 novembre 2015
La garde des sceaux, ministre de la justice, et le ministre de l’intérieur,
Vu le code de procédure pénale ;
Vu le décret n° 2003-390 du 24 avril 2003 modifié portant création des directions interrégionales de la police judiciaire et relatif à l’organisation des services territoriaux de police judiciaire de la police nationale ;
Vu le décret n° 2003-734 du 1er août 2003 portant création et organisation des services déconcentrés de la direction centrale de la police aux frontières ;
Vu le décret n° 2008-633 du 27 juin 2008 modifié relatif à l’organisation déconcentrée de la direction centrale de la sécurité publique ;
Vu le décret n° 2009-1727 du 30 décembre 2009 relatif à l’inspection générale de la gendarmerie nationale et modifiant le code de la défense (partie réglementaire) ;
Vu le décret n° 2012-328 du 6 mars 2012 relatif à l’organisation territoriale de la direction centrale de la police aux frontières ;
Vu le décret n° 2013-728 du 12 août 2013 modifié portant organisation de l’administration centrale du ministère de l’intérieur et du ministère des outre-mer ;
Vu le décret n° 2013-784 du 28 août 2013 modifié relatif aux missions et à l’organisation de l’inspection générale de la police nationale ;
Vu le décret n° 2014-445 du 30 avril 2014 relatif aux missions et à l’organisation de la direction générale de la sécurité intérieure ;
Vu l’arrêté du 5 août 2009 modifié relatif aux missions et à l’organisation de la direction centrale de la police judiciaire ;
Vu l’arrêté du 30 décembre 2009 modifié relatif aux attributions et à l’organisation de l’inspection générale de la gendarmerie nationale ;
Vu l’arrêté du 1er février 2011 modifié relatif aux missions et à l’organisation de la direction centrale de la police aux frontières ;
Vu l’arrêté du 1er février 2011 modifié relatif aux missions et à l’organisation de la direction centrale de la sécurité publique ;
Vu l’arrêté du 6 mars 2012 modifié relatif à l’organisation territoriale de la direction centrale de la police aux frontières ;
Vu l’arrêté du 12 août 2013 modifié portant organisation de la direction générale de la gendarmerie nationale ;
Vu l’arrêté du 28 août 2013 modifié relatif à l’organisation de l’inspection générale de la police nationale ;
Sur la proposition du directeur général de la police nationale, du directeur général de la sécurité intérieure et du directeur général de la gendarmerie nationale,
Arrêtent :
Sont autorisés à procéder aux actes définis par les articles 706-2-2, 706-35-1, 706-47-3 et 706-87-1 du code de procédure pénale les officiers et agents de police judiciaire spécialement habilités à cette fin, affectés à l’un des services ou unités suivants :
1. Services et unités relevant de la direction centrale de la police judiciaire :
– la sous-direction antiterroriste ;
– la sous-direction de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière ;
– la sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité ;
– les directions régionales et interrégionales de la police judiciaire.
2. Services et unités relevant de la direction centrale de la sécurité publique :
– les directions départementales de la sécurité publique ;
– les sûretés départementales ;
– les circonscriptions de sécurité publique.
3. Services et unités relevant de la direction centrale de la police aux frontières :
– l’office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre au sein de la sous-direction de l’immigration irrégulière et des services territoriaux ;
– l’unité de coordination opérationnelle de la lutte contre le trafic et l’exploitation des migrants ;
– les brigades mobiles de recherche ;
– la brigade des chemins de fer.
4. Services et unités relevant de l’inspection générale de la police nationale :
– la division nationale des enquêtes ;
– les délégations de l’inspection générale de la police nationale à Paris, Lille, Lyon, Marseille, Bordeaux, Rennes, Metz et Fort-de-France ;
– le bureau de l’inspection générale de la police nationale à Nice.
5. La direction générale de la sécurité intérieure.
6. Services et unités relevant de la préfecture de police :
– à la direction du renseignement : la sous-direction chargée de la lutte contre l’immigration irrégulière et le travail illégal des étrangers ;
– à la direction régionale de la police judiciaire : la sous-direction des brigades centrales, la sous-direction des affaires économiques et financières et la sous-direction des services territoriaux ;
– à la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne : la sûreté régionale des transports au sein de la sous-direction régionale de la police des transports et les sûretés territoriales au sein des directions territoriales de sécurité de proximité.
7. Services et unités relevant de la direction générale de la gendarmerie nationale :
– la sous-direction de la police judiciaire ;
– le service technique de recherches judiciaires et de documentation ;
– les sections de recherches de la gendarmerie départementale et des gendarmeries spécialisées ;
– les sections d’appui judiciaire ;
– les brigades départementales de renseignements et d’investigations judiciaires ;
– les brigades de renseignements et d’investigations judiciaires de la gendarmerie d’outre-mer et des gendarmeries spécialisées ;
– les brigades de recherches de la gendarmerie départementale et des gendarmeries spécialisées.
8. Services et unités relevant de l’inspection générale de la gendarmerie nationale :
– le bureau des enquêtes judiciaires.
Les officiers et agents de police judiciaire jugés aptes, après une formation spécifique, à procéder aux actes définis par les articles 706-2-2, 706-35-1, 706-47-3 et 706-87-1 du code de procédure pénale sont spécialement habilités à cet effet par le procureur général près la cour d’appel dans le ressort de laquelle ils exercent habituellement leurs fonctions après agrément accordé, selon le cas, pour la police nationale, par le directeur central de la police judiciaire, le directeur central de la sécurité publique, le directeur central de la police aux frontières, le directeur, chef de l’inspection générale de la police nationale, le directeur général de la sécurité intérieure, le directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne, le directeur régional de la police judiciaire de Paris, le directeur du renseignement de la préfecture de police, pour la gendarmerie nationale, par le sous-directeur de la police judiciaire de la direction générale de la gendarmerie nationale, par le chef de l’inspection générale de la gendarmerie nationale, en fonction de leur service ou unité d’affectation.
Cette habilitation ainsi que l’agrément peuvent être retirés à tout moment par les autorités les ayant délivrés ou accordés. Le retrait de l’agrément rend caduque l’habilitation.
A abrogé les dispositions suivantes :
A modifié les dispositions suivantes :
– Arrêté du 30 mars 2009
L’arrêté du 24 juin 2013 relatif à l’habilitation d’officiers ou agents de police judiciaire mettant en œuvre des techniques d’enquêtes sous pseudonyme portant sur les infractions mentionnées au sixième alinéa de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse lorsque celles-ci sont commises par un moyen de communication électronique est abrogé.
Les habilitations délivrées en application des articles 706-2-2,706-35-1 et 706-47-3 du code de procédure pénale et en cours de validité à la date de publication du présent arrêté demeurent valables.
Le directeur général de la police nationale, le directeur général de la sécurité intérieure, le directeur général de la gendarmerie nationale et le directeur des affaires criminelles et des grâces sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 21 octobre 2015.
Le ministre de l’intérieur,
Bernard Cazeneuve
La garde des sceaux, ministre de la justice,
Christiane Taubira
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000031393686
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L’ opération d’exfiltration ne serait-elle qu’un complot d’extrême droite qui n’est qu’une infime partie de l’iceberg?

L’extrême droite française, on le sait, est prête à tout pour arriver à ses fins. L’occasion s’est présentée récemment de faire un « coup » pendable à un gouvernement qu’ils haïssent. L’occasion, c’est bien entendu le retour extravagant des deux pilotes condamnés à 20 ans de prison en République Dominicaine, et qui sont revenus sur le sol français d’une manière qui a surpris tout le monde. Pourquoi ont-ils eux-mêmes accepté cette méthode, qui les a poussés à le faire, on les laissera en juger eux-mêmes. Ils disent aujourd’hui souhaiter se présenter devant la justice française, néanmoins, qui leur promet pourtant d’être mis en examen pour avoir participé à un trafic de drogue (1) qui a démarré bien avant l’affaire sur l’aérodrome de la Môle (2), celui qui dessert toute la jet-set de Saint-Tropez. Revenir se jeter dans la gueule du loup est plutôt rare, et c’est cependant bien à quoi on vient d’assister… à la surprise générale !
Tout est hors norme dans cette affaire : le volume de coke saisi, près de 700 kilos, l’avion utilisé (appartenant à Afflelou a-t-on pu lire, mais c’est un peu plus compliqué que cela), le nombre de pilotes à bord, puisqu’un troisième s’était invité à bord : Alain Castany, le pilote habituel d’un autre avion étonnant… celui, un temps, d’Alexandre Balkany, (on distingue ici à gauche ses cheveux blancs,à bord du F-GMMC, de Saint-Ex Aero, photographié au Bourget en juin 2009) l’homme avait enfilé au dernier moment une des deux vestes des pilotes pour tenter de se ranger parmi ceux qui en cas d’arrestation, doivent bénéficier du doute, on le sait, en cas de cargaison délictueuse.( C’est donc qu’il savait la cargaison sans facture et documents d’origine – NS 55 DNRED) (à droite on le voit également dans le HB-VWW de Dralla SA, le 8 mars 2012;, l’ex Saint-Ex F-GMMC (3)) Mais aussi la justice dominicaine, qui a réussi à arrêter une cinquantaine de personnes pour en relâcher pas mal et en disculper bien d’autres, pour rejeter au final l’ensemble des responsabilités sur les seuls quatre français, alors qu
e l’on sait à quel point le pouvoir en place est corrompu et noyé jusqu’au trognon dans le trafic : il n’y a pas si longtemps, un gigantesque coup de filet avait mené au responsable du trafic de coke local, qui n’était
autre que le chef de l’antidrogue du pays, Francisco Guerrero Hiraldo: il a été extradé depuis aux Etats-Unis. L’ancien directeur en personne de la DNCD de 2006 à 2008, qui a fini par être démasqué comme étant lui-même un trafiquant, dont les Etats-Unis, qui travaillaient étroitement avec lui avec la DEA demande aussitôt l’extradition pour être jugé en Amérique et non dans son pays d’origine. L’enquête menée sur la DNCD avait révélé qu’Hiraldo possédait des millions de dollars sur des comptes bancaires et plusieurs de ses propriétés ont été confisqués depuis.
Son complice étant Quirino Paulino, un capitaine de l’armée !!! Ziraldo a été condamné à 4 ans de prison le 4 juin dernier seulement !
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Hors norme aussi, le forum associé à l’affaire sur un site français, ‘Parole de Gaulois », qui affiche la couleur dès l’entrée (« Le Gaulois du XXI siècle est un français qui ne se reconnait plus dans son pays et qui a décidé de le crier haut et fort », clame-t-il), et qui a atteint il y a peu les 600 pages de débats, entre les partisans de « tous coupables », pilotes compris et une belle frange d’ex de l’aéronavale venus polluer les discussions avec une défense bec et ongles de leurs deux anciens collègues.
Un forum a (longuement) parcourir, pour y découvrir plein de choses intéressantes sur les personnes mises en cause, d’où ressort avant tout les aventures précédentes des deux restés sur place : l’aide d’un homme inculpé pour trafic par une juge française, et un ancien broker de Caravelle (et oui, et pas n’importe lesquelles, vous allez être bientôt surpris), également pilote du fils Balkany (voir ci-dessus) à qui vient d’arriver un bien étrange accident sur place (se faire renverser par une moto !). Aujourd’hui, il se retrouve plutôt virulent envers ses deux collègues d’infortune, s’estimant lâché et surtout craignant lors du procès d’appel subir les conséquences de la fuite de ses deux anciens collègues de cellule… sur le fameux forum, une rapide enquête ayant mobilisé 46 participants affiche 72% de partisans de « tous coupables » parmi les 4 arrêtés à Punta Cana… (la photo de l’arrestation provient du Point).
Hors norme également, la mise en scène et la manipulation de leur exflitration par un habitué des écrans de TV sous le registre d’expert en sécurité. Un homme qui a laissé derrière lui pas mal de traces, et de casseroles, dont celle en 2013 d’une retentissante affaire de surveillance ratée au sein de la firme IKEA, ou un souvenir impérissable lors d’une enquête d’Elise Lucet sur les « « Fabricants de peur », ces fameux « Spin Doctor » à l’américaine dont est si friande la chaîne privée française BFM, surnommée depuis quelques mois déjà BFN, tant elle privilégie à l’antenne les idées nocives du mouvement politique de Jean-Marie LePen, dont on a oublié qu’il passait toutes ses vacances d’hiver… Punta Cana, et ce, depuis des dizaines d’années (on y trouve plutôt habituellement Rihanna, mais bon) ! Naudin, qui en mars 2014 avait carrément écrit au au Président de la République Dominicaine Danilo Medina Sánchez, en termes fleuris : « je vous accuse de ne pas intervenir et d’autoriser officiellement un déni de justice. Combien de temps encore, allez-vous tolérer cette situation ? » avait-il dit. Au passage, il avait dans la même lettre déjà disculpé les deux pilotes seulement, affirmant que les 26 valises n’appartenaient qu’aux deux autres individus de l’affaire… ce qui consistait à les charger sans aucune hésitation : en voilà un qui avait déjà clairement choisi son camp, en tout cas.
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Sidérante encore la deuxième récupération de l’opération par un individu qui s’est empressé de se montrer en photo au milieu des deux revenants (le cliché provient de son compte internet) un ex-toujours compagnon de Marine lePen (au FN ce n’est jamais simple : viré par sa patronne pour propos ant-islam, il continue à la soutenir en Twitts islamophobes rageurs), un homme très proche des militaires, qu’il formait au Collège interarmées de défense (CID) avant là aussi d’être exclu pour dérives lexicales sur le 11 Septembre par le ministre des armées de l’époque (l’ineffable et transparent Hervé Morin, qui avait été ensuite désavoué !). L’homme en question
s’appelle Aymeric Chauprade, qui a aussi reconnu avoir été pendant quatre ans le « conseiller » du président précédent de la République Dominicaine (Leonel Fernández) au moment où celui-ci s’attirait les foudres de la DEA américaine, pour ses mauvais résultats à propos du trafic de cocaïne et son laxisme évident sur le contrôle du trafic, malgré des discours lénifiants sur ses capacités à enrayer ce même trafic (4) . Dans Paris-Match du 29 octobre, le même Chauprade fanfaronne en déclarant et en revendiquant : « j’étais le chef de l’équipe 1« clame-t-il, en posant en fier à bras. Ce qui laisse supposer… une deuxième, celle de Naudin bien sûr !
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Sidérant encore, le mode opératoire consistant à prendre un avion commercial comme si de rien n’était pour le vol de retour vers la France, ou plutôt même deux, faits via Air Caraïbes puis via Corsair (du même groupe…vendéen de Jean-Paul Dubreuil !). Une opération rendue seulement possible par l’octroi de faux papiers, des faux passeports (5) dont Naudin ne souhaite rien dire sur l’origine. Le même Naudin, qui chiffrait complaisamment il n’y a pas si longtemps le nombre de « faux permis de conduire à 30 000 » et le tarif de la réalisation des faux papiers : « selon Christophe Naudin, le prix de faux papiers s’échelonne selon la qualité de 300 euros pour une mauvaise imitation de permis de conduire à 1.500 euros pour très bonne vraie-fausse carte de séjour valable dix ans. » Le même avait clamé partout en 2011 que cette FRAUDE « coûtait des milliards d’euros à la France !!! Un expert en fraude sur BFM utilisant sans vergogne des faux papiers (il était dans l’avion de retour avec les deux pilotes !) avouez qu’il y a de quoi sourire… « Ils ont fait le voyage grâce à des cartes d’identité refaites récemment, selon les informations de France 2, » écrit France TV-Info.
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Surprenant encore l’absence de réaction gouvernementale; telle celle d’un Laurent Fabius, qui ne souhaite peut-être pas trop en ce moment se retrouver à la une des journaux, au quel cas il ne serait pas seul, et celle d’un ouvrage (« Air Cocaïne, mafias et jets privés ») sorti sur l’affaire qui ne contient que fort peu de choses que l’on ne sache déjà, et qui a surtout servi à renforcer l’idée de deux pilotes plutôt innocents (6) ce dont la justice française prendra en compte à sa juste valeur, je pense, maintenant qu’ils sont revenus sur le sol français. Des pilotes (7) ayant fui un pays souverain et venus faire deux extravagantes apparitions sur les écrans… la seconde d’un surréalisme total, le ténébreux pilote s’en prenant à l’infortuné présentateur en termes cinglants et virulents qui lui ont valu de vives remarques sur le net, et la première apparition en compagnie d’un des ténors français du barreau… En 2011, cet avocat avait défendu
celui qui était considéré comme le cerveau français du circuit de coke par avion vers l’Afrique de l’Ouest, qui avait arrêté en Mauritanie, puis relâché quelque temps après et depuis cet été – et ça c’est nouveau également (8) -, qui est à nouveau recherché par le gouvernement mauritanien, revenu sur sa décision, semble-t-il berné par des juges dont on avait grassement payé la mise en liberté de leur prisonnier. Celui-là court toujours, on le pense réfugié au Sénégal, dans son fief de Saly, qui a été aussi le lieu de villégiature d’un certain Michel Neyret… ou même pourquoi pas en France, qui sait…
Il travaillait en cheville avec d’autres français, dont un fort particulier qui mérite une nouvelle explication. L’homme, lui aussi un temps arrêté au Mali et lui aussi relâché (c’est une manie ou quoi ?), est en train de remettre en place, discrètement, dans un pays voisin, une structure mafieuse similaire à celle qui l’avait mené à venir en aide à au moins deux reprises, avec sa propre société d’aviation, a des trafiquants utilisant des jets pour amener la cocaïne à la tonne sur le territoire africain (notamment en Guinée Bissau). Car cela continue depuis, sans interruption, malgré la guerre ou la chasse au terroriste. Il faut savoir en effet que même pendant l’opération militaire française Barkhane, au Mali, lancée en aout 2014, deux autres appareils ont réussi à se poser à proximité de l’endroit où le fameux Boeing 727 avait été découvert en novembre 2009, ces deux-là avec à bord avec environ 600 kilos de cocaïne, alors que les militaires français étaient déjà sur place… avec leurs moyens de surveillance aériens, dont des Bréguet Atlantic II et des Predators flambant neuf (9) ! C’est dire le degré d’organisation des trafiquants, et leur maîtrise de la corruption à tous les niveaux : du départ, au Venezuela ou en République Dominicaine, à l’arrivée sur la côte Ouest de l’Afrique, jusqu’aux profondeurs du Mali !!!
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Bref, il va falloir que vous sachiez les attenants exacts de ce qui vient de se passer, ce que je vous propose de découvrir dans les jours à venir… en plusieurs épisodes, tant il y a à dire et expliquer sur ce fléau qu’est la circulation de la cocaïne dans le monde entier et dont cette surprenante affaire n’est qu’un petit bout d’iceberg émergeant.
« Entre 50 et 60 % de la cocaïne qui circule en France aurait transité par la République dominicaine, selon l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants » (10). Hier encore, l’ancien général dominicain Antonio Valentín Jáquez López, venu donner son avis sur l’opération a eu cette phrase symptomatique : « Les éléments et les caractéristiques de cette affaire nous conduisent à penser que cette est une opération de trafic de drogue et de crime organisé », a déclaré l’ancien responsable de la Direction nationale des enquêtes (DNI). Selon l’expert, une manœuvre de cette nature ne pouvait pas être exécutée de façon unilatérale si des dominicains n’avaient pas participé à sa coordination logistique »… Vous n’êtes donc pas encore au bout de vos surprises ! Loin de là !!!
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(1) selon le quotidien le Monde en date du 28 octobre : « l’enquête française a été ouverte en mars 2013, dans la foulée de l’interception du Falcon 50 que les deux pilotes français s’apprêtaient à faire décoller de l’aéroport de Punta Cana avec 680 kg de cocaïne à bord. Elle a été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille. La juge d’instruction chargée de l’enquête travaille toutefois sur un trafic plus vaste encore que celui sur lequel s’est penchée la justice dominicaine. Il concerne une dizaine de vols transatlantiques au départ de Punta Cana ou de Quito en Equateur (…) Une dizaine de personnes sont actuellement mises en examen pour importation de stupéfiants en bande organisée et association de malfaiteurs. Dans ce volet français de l’affaire dite « Air Cocaïne », on retrouve les principaux protagonistes du dossier dominicain – dont les deux pilotes – mais aussi François-Xavier Manchet (http://www.varmatin.com/la-mole/air-cocaine-le-douanier-toulonnais-remis-en-liberte.1654695.html), un douanier français, basé dans le Var ou encore les responsables d’une société de location d’avions, la Société nouvelle trans hélicoptère service (SNTHS). »
(2) Selon Var-Matin, « les policiers dominicains et l’agence américaine anti-drogue surveillaient de près les rotations du jet privé, au-dessus de l’Atlantique. Sa piste était retrouvée dans le Var, dans un aéroport plutôt connu pour les déplacements de VIP et d’hommes d’affaires, à moins de vingt kilomètres de Saint-Tropez. L’aéroport de La Môle aurait vu se poser ce Falcon 50, « cinq ou six fois en 2012 », apparemment pour des vols intérieurs. »
(3) l’avion est devenu depuis N88ME, on peut le voir ici avec son immatriculation provisoire en auto-collant, une photo prise par un spotter au Robin Hood (Doncaster Sheffield) Airport le 26 mars 2013.
(4) Il avait été interpellé juste après sa réélection de par le sénateur Wilton Guerrero, le représentant la province Peravia où un assassinat fort étrange s’était produit : « le 5 août (2008), sept cadavres criblés de balles ont été retrouvés en bordure d’un champ de canne à sucre à proximité de cette ville réputée pour ses mangues et ses pâtes de fruits. Parmi les victimes, menottées et ligotées, se trouvaient un Vénézuélien, plusieurs Colombiens et un Dominicain. Seul le Nicaraguayen Holi Gomez a survécu, se faisant passer pour mort. Blessé de trois balles, « il fait mine d’être fou pour ne pas répondre aux questions », dit un enquêteur. Les autorités ont qualifié ce massacre à la Al Capone de « règlement de compte du narcotrafic international« . Le seul témoignage est celui de la domestique de la maison où résidaient les victimes à Ojo de Agua, un village près de Bani. Selon cette employée, Mercedes Carvajal, les assassins, lourdement armés, portaient des gilets pare-balles de la Direction nationale du contrôle de drogues, l’agence chargée de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Ils ont chargé plusieurs sacs à bord d’un camion. Selon un enquêteur, ces sacs contenaient 1 200 kilos de cocaïne, qui venaient d’arriver par bateau, et plus de 200 000 dollars ». Le sénateur a révélé qu’il avait remis, il y a deux ans, un épais dossier au ministre de l’intérieur et au conseiller juridique du président, détaillant les complicités des autorités de sa province avec les narcotrafiquants. Aucune suite n’avait été donnée à ses démarches ».(4) les deux se connaissent très bien » Nous nous connaissons bien et depuis longtemps. J’ai édité son «Histoire de l’identité individuelle» aux éditions Ellipses et je l’ai fait inviter en République Dominicaine, en 2010, lorsque j’étais conseiller du président Leonel Fernandez. Nous avons été amenés à nous intéresser à cette affaire «Air Cocaïne» par des biais différents: lui en tant qu’expert en aviation, moi en tant qu’élu des français de l’étranger. Nous partageons la même conviction : ces deux pilotes sont innocents ». Un peu plus loin il affirme : « nous avons travaillé en binôme. L’idée était de monter deux équipes distinctes: l’une en République Dominicaine pour l’exfiltration Terre-Mer et l’autre pour le retour en métropole. J’étais le chef de l’équipe 1 -Dans l’ordre chronologique de réalisation- et Christophe celui de l’équipe 2. Nous avons formé nos équipes séparément, en évitant de se donner les détails parce que plus il y a d’étanchéité plus l’opération est préservée ».
(5) dans le forum déjà décrit, en page 571 du 20 octobre, un intervenant au nom de Yannix avait posté cette phrase : « pour ma part, au vu de la merdouille dans laquelle ils sont, je ferais appel aux comités de soutien pour payer les faux passeports et un voyage vers l’une des 193 nations (selon l’ONU) qui n’a pas de convention d’extradition avec la RD ou la RF. Ce à quoi il lui avait été répondu « Voilà une idée qu’elle est bonne. Complicité de faux et usage de faux, complicité d’association de malfaiteurs. Voilà de quoi re-remplir les prisons… »
(6) Présentés comme tels, mais avec une phrase intrigante laissée à l’opinion du lecteur à propos de Pascal Fauret : « le 21 janvier 2013, Pascal Fauret a envoyé un très étrange SMS au dirigeant de la SNTHS, Pierre Marc Dreyfus : « Vu ce midi avec Alain Castany. Le vol (déjà payé) attendra la réouverture de la Môle prévue vers le 15 février. Le conditionnement du chargement a été revu à une dimension plus pratique, son acheminement « plus classique », et une liste de passager « plus vacances ». Nature du chargement confirmée, provenance : m’en parler ! Je rentre chez moi commander la piscine. » C‘est à la page 38 du livre « L’affaire Air Cocaïne : Mafia et jets privés ». Visiblement, Fauret s’attendait donc avant de partir à un « chargement », en prime « conditionné ».
(7) ce ne sont pas n’importe qui en effet : « les deux hommes, âgés d’une cinquantaine d’années, sont tous deux d’anciens pilotes de chasse chevronnés de l’aéronavale française. Ils ont été décorés à plusieurs reprises pour les services qu’ils ont rendus à la France lors de différentes opérations, notamment la médaille d’Or de la Défense nationale pour leurs actions en ex-Yougoslavie ou bien dans le Golfe. Comme le précise Ouest France, Pascal Fauret a obtenu le grade de lieutenant de vaisseau en 1991 et a fini commandant dans la marine en 1997. Bruno Odos, lui, était au service de la marine de 1981 à 1990 avant d’intégrer l’armée de l’air jusqu’en 1999. Des parcours prestigieux ». Un commandant de marine avait en 2010 un salaire oscillant entre 3000 et 3500 euros par mois. Pour le calcul des retraites, la participation à des opérations spéciales ouvre droit à des bonus, nous dit en plus le service des armées …
(8) « Nouakchott a sollicité le concours d’Interpol pour l’arrestation du français Eric Walter Amegan, libéré par les autorités mauritaniennes, en vertu d’une grâce présidentielle accordée par le Chef de l’Etat mauritanien le 15 avril 2011. On se souvient, le scandale d’Amegan et consorts, avait entraîné la radiation de quatre magistrats, soupçonnés d’avoir libéré des personnes condamnées pour un très important trafic de cocaïne. La Cour suprême avait annulé cette décision et ordonné la remise en prison des prévenus. Mais entretemps, trois d’entre eux avaient fui : deux Mauritaniens, Mini Ould Soudani et Sid’Ahmed Ould Taya, et le franco-africain, Eric Walter Amegan, au parcours pour le moins surprenant, objet de l’appel lancé par Nouakchott auprès d’Interpol. » Amegan avait pourtant entretemps déjà avoué (à des policiers français) être à l’origine de l’arrivée de l’avion de Nouadhibou, chargé de plus de 600 kilos de coke, en mai 2007. Parmi les personnes incriminées, Sidi Ahmed Ould Taya, qui n’est autre quel le commissaire de police mauritanien… chargé de la coordination avec Interpol !!!
« Immédiatement, les autorités mauritaniennes demandent son extradition. Mais l’homme a manifestement des relations. D’après une source policière française, Francis Spizner, ténor du barreau parisien et avocat de plusieurs dirigeants africains dont Théodore Obiang Nguema et Abdoulaye Wade, intervient auprès de la présidence sénégalaise pour empêcher cette extradition, affirmant qu’Amegan risque la peine de mort en Mauritanie. Le décret d’extradition sera pourtant bien signé le 20 avril 2009 par le chef de l’Etat et le Premier ministre sénégalais. Le procès s’ouvre début 2010, à Nouakchott. Décidément doté d’un bon carnet d’adresse, Eric Walter Amegan est défendu par deux avocats français bien connus, Jacques Vergès (cf mort le 15 août 2013 à Paris) et Eric Dupond-Moretti. Peine perdue. Il est condamné le 11 février 2010 à 15 ans de prison. Six autres personnes écopent de peines de prison, dont Sid’Ahmed Ould Taya, un commissaire de police, un ancien correspondant d’Interpol en Mauritanie, et l’homme d’affaires Mini Ould Soudani. L’affaire semble alors bel et bien terminée. Pourtant, Amegan bénéficie d’une étonnante mansuétude. Le 15 février 2011, il bénéficie ainsi d’une mesure de grâce présidentielle qui réduit de 15 à 10 ans la condamnation à la réclusion criminelle. Puis le 11 juillet 2011, coup de théâtre, il est acquitté par la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Nouakchott, ainsi que de nombreux co-accusés poursuivis dans le cadre de ce dossier. Il est libéré le lendemain et n’a pas été revu depuis ». Plus intrigante encore, la rencontre de l’ambassadeur français Michel Vandepoorter, le 12 septembre 2008, juste après le coup d’Etat, avec son auteur le Général Mohamed Ould Abdel Aziz, avait fait l’objet de bien des interrogations: le sort d’Amenant avait-il été évoqué ce jour-là ? D’aucuns le pensent.
(9) selon le Point, numéro spécial N°7 de juillet-août 2015, « Le vrai pouvoir des Mafias » page 200.
(10) selon Blandine Kreiss, l’ambassadrice française en République Dominicaine, « L’Ocrtis estime que 60% de la drogue découverte en France transite par la République dominicaine. Tout ce qui vient de Colombie, du Pérou, remonte et passe par la République dominicaine et Haïti. C’est une zone de rebond vers l’Europe. Paris est relié directement à Saint-Domingue par Air France, Air Caraïbes, sans compter les vols charters. Les Antilles françaises, la Martinique et la Guadeloupe sont dans notre environnement régional proche. En 2013, 10 tonnes ont été saisies ici et quasiment rien en Haïti. Outre les liaisons aériennes, le gros du trafic se fait par voie maritime, avec des volumes transportés pouvant aller jusqu’à 1,5 tonne sur des bateaux de plaisance et encore plus sur des conteneurs ». A noter que pour leur retour, les deux pilotes avaient pris un vol… Air Caraïbes… et qu’auparavant, ils avaient utilisé un bateau de plaisance..
Un résumé de l’affaire depuis le début
http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Actualite/Punta-Cana-Saint-Trop-ligne-de-coke-605539
une mise au point récente :
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Les frasques du jeune souverain de 29 ans lui vaudront-elles la décapitation dans son pays? Probablement pas, Sa Majesté a des relations. Et au pays de toutes les interdictions, le Captagon est légion. Cinquante-cinq millions de ces comprimés supprimant la douleur et la fatigue tout en boostant les performances sexuelles sont saisis chaque année en Arabie saoudite, selon un rapport des Nations Unies.
Très prisée dans les pays du Golfe, cette drogue stimulante produite à partir d’une molécule amphétaminique nommée Fénéthylline est aussi très appréciée des djihadistes du groupe Etat islamique (Daech). Plus de coups de barre, plus de sentiments (des fois qu’ils en aient encore), plus faim, plus mal et même plus peur. Idéal pour commettre l’indicible tout en restant de bonne humeur. Daech, qui prohibe pourtant officiellement le recours aux paradis artificiels, en a fait l’une de ses spécialités.
Production «délocalisée» en Syrie
Juteux trafic
LIRE sur http://mobile2.tdg.ch/articles/13412787
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By Leonardo Bianchi
Gianfranco Franciosi. Photo courtesy of Rizzoli
This article originally appeared on VICE Italy
Ten years ago, Gianfranco Franciosi was a just talented mechanic working in his small town’s shipyard in northern Italy. All that changed one morning in 2005, when Spanish kingpin Elías Piñeiro Fernandez made his way through the shipyard. Piñeiro Fernandez at the time was a mobster working closely with the Di Lauro clan (one of the most powerful Camorra clans in Italy) and largely operating as the intermediary between Colombian narcos and the European market.
It turned out that Piñeiro Fernandez needed Franciosi to build boats that would move Colombian cocaine around Europe. Instead of taking the money and starting a career within the drug cartel, Franciosi decided to report the whole thing to the Italian police, becoming in this way the first ever civilian to work undercover for the Italian anti-narcotics forces. He spent the next six years infiltrating the drug cartels, traveling through South America, getting arrested in France and taking part in risky operations on the high seas.
In 2011, Piñeiro Fernandez got arrested and Franciosi, along with his family, were granted a witness protection scheme. But the program was so badly operated that Franciosi ended up pressing charges against the Italian Ministry of Internal Affairs.
Franciosi’s story was first told by Italian journalist Federico Ruffo on the Italian TV show Presadiretta in early 2014. A few months ago, Ruffo and Franciosi turned it all into a book called Gli orologi del Diavolo [The Devil’s Watches]. The title refers to the Rolex watches the Spanish kingpin used to give to his racketeers as a present. Franciosi’s watch had come with a threat: « I’m going to give you another one on the day that I’ll kill you, » Piñeiro Fernandez had told him. I called Franciosi to talk about this episode and many others.
VICE: Hi Gianfranco. Can you tell me how it all started?
Gianfranco Franciosi: Back in 2002, I met a man who I later found out was part of the Magliana Gang [a crime syndicate based in Rome, particularly active throughout the late 1970s until the early 1990s]. I’d been building him dinghies for two years – he pretended they were for diving but apparently he used them for drug trafficking. One day, I turned on the TV and he was on the news. He had been killed in Rome by a local mafia gang.
As soon as I got over the initial shock, I called a good friend of mine who was a police officer. He told me to calm down. I had done nothing illegal myself and everything seemed to have been settled anyway. One morning, a couple of years later, I got to my shipyard and found two men waiting for me. As it turned out they were Elías Piñeiro Fernandez and Raffaele – a Di Lauro affiliate who is now fugitive.
This time around, they told me what they needed my boats for straight away. What’s more, they asked me to build special compartments in the boats to hide drugs and bigger fuel tanks for longer journeys. I went straight to the anti-narcotics burreau and reported everything: they told me to pretend everything was cool and to build the dinghy, so that’s what I did.

The cover of Gianfranco’s book. Photo courtesy of Rizzoli
Is that when you started working undercover?
Not exactly. At that point I was not an infiltrator, but an informer. What I had to do then was to build this boat and let the police place the tools to control the boat’s movements. My first job was simply to deliver the boat, take the money and try to collect information. That should have been all, nobody had asked me to be an infiltrator at that point.
What happened next?
In 2007, I delivered the first boat, in which the police had placed their bugs and GPS trackers. Six months later, the Italian police and the Spanish police made their first big drug seizure. Since the dinghies kept being intercepted, Elias decided to replace the Spanish pilots: he blamed them, not the boats. He came to me asking to teach another pilot how to control the boat. I went to the police again, and they told me to go for it.
So you started teaching to the Spanish pilots, and in that way the police managed to collect names. Have you ever been asked to transport a load of drugs?
I taught these smugglers how to control the dinghies, and a while later they asked me to transport the drugs myself because their trips were always unsuccessful. It was then that I became an infiltrator – unofficially. And it was due to this lack of formality that I ended up in prison in France.
That was when Elías Piñeiro asked you to deliver a boat to him in person and the French police stopped you offshore in Marseille. You had to spend nearly eight months in prison in Toulon-la-Farlède to avoid compromising all the work the police had done.
These were terrible months. I lost everything: my family, my faith. I became a bad person; I just wanted to take revenge both on the Italian government and on the traffickers – I didn’t even know which side to take. Fortunately, I can look after myself, otherwise I would have probably starved.
That experience changed my life completely. Today I can’t go to France, because I would get arrested if I did. I have been banished forever from the country, even after my real identity was made official.
Once you were released from prison, you started working undercover properly. In 2008, you played a major role in the Albatross operation, which led to the discovery of the « mothership » used by the traffickers and the seizure of a huge amount of cocaine.
I remember having a strong sense of freedom and satisfaction for what I had done, at least initially. The same night, I was told that Elías had not been on board and was therefore still at large. I felt like dying: I expected that he would have me killed, because at that point it was clear I had been collaborating with the police forces the whole time.
But the Spanish police, alongside with the Italian police, staged my escape. They reported that a dinghy flying the Italian flag had managed to escape the ambush. That’s what saved me.
Can you describe the mobsters you worked with? People tend to think about them as over-the-top Scarface types.
It’s kind of the opposite, at least publicly. It’s not like you’re going to see them drinking champagne in front of everyone. But when they’re somewhere safe, where no one can see them, then they start to act like your typical Tony Montana. But Elias did not tolerate drug use: If he ever caught one of his men snorting cocaine, he’d immediately kick them out.
In the book, you say that the mobsters used to visit you at the shipyard quite often.
That’s true. One day Elias’ brother, Jose Maria Fernandez Pinero, came to the shipyard together with some Spanish guy; the Spaniard said something that upset Nero – that was his nickname – so he stabbed him in the hand.
Another thing you mention in the book is that, after the first trip to South America, you started to « feel sympathy, perhaps even affection » towards these guys.
When Elias got arrested I was in a safe place and I have to admit I felt almost sorry for him. I mean, there have been times that it felt like I was talking to a friend– sometimes when he needed to vent he’d even tell me about some problem he’d had with his wife. If you spend so much time with someone, it is normal to build a connection.

One of the boats Franciosi built for the traffickers. Screengrab from a video on his Facebook page.
Let’s talk about the witness protection program. When did you start to realise that it wasn’t working?
Not long after we were put under protection. My bank account was frozen and overnight I found myself broke. I had to make ends meet with just 500 Euros [£372} – 500 Euros for the whole family. We had to pay bills and buy new clothes, because we were left with nothing. It took four days just to get the forms to apply for the money we needed to buy clothes.
A week later, in the house the police had put us into, I slipped on the balcony and dislocated my ankle. I needed to go to the hospital but I was told we couldn’t get out. Ten days later, they explained that our social security numbers had been canceled and that the new ones weren’t working. If we had gone to the hospital, our identity would have been exposed and me and my family would have needed to be transferred again. To make it short, it did not take much to figure out that the program was filled with problems.
Things only got worse from then on, right?
Yes, I gradually came to understand that it wasn’t just a matter of laws and their enforcement. Our family made a joint decision to quit the program, because our children were so burdened by the whole thing they were developing psychological issues.
Obviously there are many other things that led us to abandon the program and run away, including the fact that traffickers had already found us. What I want to know is what condition I’m in at the moment. If I am out of danger, I want it to be put into writing so I can decide what to do with my life. Am I safe now? Unfortunately, nobody has been able to answer that question yet.
Since you decided to go public with your story, you’ve gained a certain amount of media exposure. Does that translate into some form of « protection »?
It was my salvation. Going back to my hometown, after my story came out, I at least got a sense of who is behind me. But every day that goes by, my life is more and more at risk. My friends gave me a gravestone, as a joke, because I always say that I’m a dead man walking and I won’t even be able to afford one, since I get no money from the state.
If you were asked to do it all over again, would you?
When people invite me to speak at schools or universities, I don’t want to go because I feel that I’m sending the wrong message. I think I would do it all over again but the truth is that I wouldn’t recommend the same to a young person. If it were my son, I wouldn’t let him do what I did. I’d tell him to say a big « fuck off » to the police and the government and go on his way because that kind of life will get you in deep, deep shit.
source: http://www.vice.com/en_uk/read/gianfranco-franciosi-interview-876
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and: http://marcfievet55.skyrock.com/3215846691-When-Marc-Fievet-becomes-a-spy-for-French-customs.html
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Les internautes scandalisés par l’attitude de Bruno Odos, l’un des pilotes « Air cocaïne », au JT de France 2
Invités à s’exprimer pendant le journal télévisé de France 2 mardi 27 octobre, les deux hommes ont expliqué avoir été aidés « par des amis, des gens exceptionnels et quand ça nous a semblé jouable, on est partis ». « Je préférais l’action à la résignation », a avancé Pascal Fauret qui était sur le plateau du 20H.
Interrogé en duplex, Bruno Odos s’est cependant montré moins avenant face à Julian Bugier (voir la vidéo en tête d’article). Refusant de répondre à une première question sur « la peur, l’angoisse » pendant sa fuite, le pilote a déclaré: « Avant de poser la question de pourquoi on est partis, il faudrait aussi demander pourquoi on est resté », assurant s’être conformé à « tout ce qui [leur] avait été demandé » en République dominicaine « jusqu’à ce que [leur] confiance soit trahie ».
Alors que le journaliste a tenté d’en savoir plus sur les moyens utilisés pour s’échapper et les coûts de cette opération, Bruno Odos a estimé que ces thèmes « ne [l’intéressaient pas], ça n’a pas d’intérêt ». « Laissez moi terminer, a-t-il ensuite demandé à Julian Bugier qui voulait lui poser une nouvelle question, tout ça je m’en moque ».
Une fois la parole donnée à Pascal Fauret, Bruno Odos a de nouveau coupé l’entretien. « Vous m’avez demandé d’être chez moi, à votre disposition, alors si vous n’avez pas de questions à me poser, je vais retourner à mes occupations », a-t-il annoncé face au journaliste qui essayait « d’équilibrer les prises de parole ».
Une attitude qui a scandalisé bon nombre d’internautes. Sur Twitter, plusieurs messages critiquant la « condescendance », l' »impolitesse » ou encore l' »agressivité » de cet invité ont été publiés parmi les élans de soutien à Julian Bugier pour « son calme » et son professionnalisme », comme vous pouvez le voir ci-dessous.
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plus
Toute l’actualité sur http://www.bfmtv.com/ Bruno Odos, l’un des deux pilotes qui se sont échappés de République dominicaine, a témoigné mercredi sur BFMTV. L’ancien militaire n’avait pas participé à la conférence de presse organisée mardi par ses avocats en présence de l’autre pilote Pascal Fauret. Bruno Odos s’est voulu combatif: « je n’ai pas peur à partir du moment où je n’ai rien à me reprocher » mais il admet rester « prudent et attentif à tout ce qui se passe « . Le pilote demande que « sa vérité soit entendue » par la justice et il reste persuadé qu’elle servira à l’enquête.
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Par Jérémie Pham-Lê, publié le 28/10/2015 à 16:57 , mis à jour à 19:13
Les deux pilotes français Pascal Fauret et Bruno Odos affirment avoir fui la République dominicaine pour chercher la justice française.
AFP Photo / Erika Santelices
Déjouer les gardes-côtes dominicains, quitter la Martinique en avion et sans passeport… « L’exfiltration » des deux pilotes impliqués dans l’affaire Air Cocaïne semble être inspirée d’un film d’espionnage. Mais était-ce vraiment si compliqué à mettre en place? Pas sûr.
S’ils sont plutôt diserts pour clamer leur innocence, Pascal Fauret et Bruno Odos se montrent bien plus avares en commentaires lorsqu’il s’agit d’évoquer les coulisses de leur exfiltration. Les pilotes français sont parvenus à quitter la République dominicaine, où ils ont été condamnés à 20 ans de prison dans l’affaire Air Cocaïne, pour regagner la France. Les deux hommes étaient pourtant visés par une interdiction de quitter le territoire.
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octobre 28, 2015
Par Mazdak Vafaei Shalmani et Alice Papin

Stock de cocaïne de 166 kilos et d’une valeur de 10 millions d’euros caché dans les entrailles d’un bateau. Photo via Wiki Commons.
Avant de commencer l’interview, l’homme avec lequel nous avons rendez-vous nous accueille. Affable, il nous met à l’aise ; puis il nous demande nos noms, prénoms, adresses et dates de naissance. S’il a besoin de ces informations, c’est pour vérifier auprès des services compétents que nous ne mentons pas. En gros : il veut être certain que nous ne sommes pas des flics. Son contact à la Police Nationale lui affirme que non. La tension descend d’un cran. Il raccroche.
Ça fait de nombreuses années que notre contact, importateur de drogues en gros, réapprovisionne régulièrement Paris et sa périphérie en psychotropes de toutes sortes. À côté de ça, selon ses dires, il mène une vie rangée. Sa routine n’a rien à voir avec celle des membres du gang Corleone dans le film de Coppola. Il ne faut pas imaginer les barons de la drogue en short Prada, affalés sur des transats, commentant à voix haute les derniers résultats sportifs devant leur piscine chlorée. Ils bossent et se taisent. Lorsqu’on lui demande ce qu’il fait, il répond : « Homme d’affaires ».
En 2010, sur les quelque 13 000 interpellations pour usage de drogues dures en France, 4 679 étaient liées à la cocaïne et au crack. L’Observatoire français des drogues et de la toxicomanie (OFDT) précise que parmi les Français âgés de 11 à 75 ans, environ 2,2 millions en ont déjà consommé. Quelque 450 000 en ont tapé pour la seule année 2014, soit 0,8 % de la population française. Fin 2008, on estimait que le marché européen du trafic de coke était évalué à 31 milliards d’euros. Aux États-Unis, il avoisinait les 34 milliards. Tous les mois, après avoir payé tous ses intermédiaires, notre contact se fait dans les 120 000 euros. Ce qui ne l’empêche pas de rouler en Renault Clio.
On a discuté ensemble environ 40 minutes ; principalement de drogue, d’argent et de travail.

Cocaïne interceptée à Orlando, Floride, sur un passager en provenance du Panama. Photo via Wiki Commons.
VICE : Qu’est ce que vous faites pour gagner votre vie ?
Le grossiste : Je suis un homme d’affaires. Aujourd’hui j’investis dans plusieurs sociétés françaises, dont des sociétés nationales. Je dois en avoir une bonne vingtaine.
Et à la base, vous vendiez des produits illicites ?
Oui j’ai commencé très tôt, à l’âge de 15 ans. J’étais alors un simple dealer de drogue. Je vendais essentiellement du cannabis. C’est le cannabis qui m’a lancé car c’est ce qui est le plus accessible pour commencer. Il est très difficile de toucher à de la drogue dure quand on débute dans le milieu. Puis les années passent et la drogue dure vient s’ajouter au reste.
Vous avez donc gravi les échelons un à un.
Je n’ai pas vraiment suivi toutes les étapes. Je n’ai jamais été shouf par exemple [N.D.L.R. : ces jeunes chargés de prévenir les dealers de l’arrivée de la Police ]. Et je n’y suis pas monté palier par palier. Un plus grand m’a pris sous son aile ; il m’a tout appris.
Comment se passe un deal de drogue en gros ?
Tout commence lorsque je reçois un appel. On me prévient d’abord que la commande est prête. Des hommes à moi partent retrouver la marchandise dans tel ou tel coin de France, et notent sur un carnet la quantité qui est censée débarquer pour chaque ville. Cinq fournisseurs viennent alors chercher chacun leur part de marchandise pour la ramener dans les plus grosses villes de France : Paris, Nantes ou Bordeaux. Ces cinq fournisseurs alimentent ensuite les réseaux à l’intérieur même des grandes villes.
LIRE: http://www.vice.com/fr/read/la-vie-professionnelle-dun-grossiste-de-drogue-francais-347
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C’est une saisie record: dimanche dernier à Paris, François Hollande pose avec les enquêteurs de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières et quelques échantillons des sept tonnes de cannabis saisies dans le 16e arrondissement de Paris.
Une semaine plus tard, l’enquête a pris un tournant inattendu, rapporte Le Parisien ce dimanche: le premier suspect identifié pouvait être en « relation directe » avec les policiers de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) qui avait pris le relais pour mener l’enquête. En clair, il pourrait s’agir d’un indicateur qui n’a pas dans cette affaire joué son rôle.
L’homme, âgé de 39 ans, très connu des services de police et originaire de Mulhouse, est présenté comme un des « ténors » du trafic de haschich en France, assurant notamment « toute la logistique du transport sécurisé de la drogue entre le Maroc et la France », explique le quotidien.
« Condamné à treize ans de prison en 2011 – après son interpellation, en 2009, en Espagne alors qu’il était en cavale – il a été remis en liberté il y a un an, avant d’élire domicile quelque part en région parisienne ».
Régulièrement, son nom revenait des affaires de drogue importantes en France mais aussi à propos d’un réseau capable de faire venir chaque mois entre 6 et 12 tonnes de cannabis en France. Mais inscrit au fichier des brigades spécialisées comme ‘indic », il était laissé de côté pour ne pas mettre en danger sa sécurité.
Par conséquent, et alors que l’Octris nie tout mélange des genres, le procureur en charge de l’affaire a décidé de confier les investigations à la brigade des stupéfiants (BSP) de Paris.
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L’absence du Boss de la DNRED lors de la venue de François Hollande accompagné de son fidèle Michel Sapin, le ministre des Finances, en lieu et place du Ministre du Budget Christian Eckert me rend perplexe.
Bien sûr Hélène Crocquevieille, la directrice générale des douanes, avait répondu présente.
Jean Paul Garcia n’a t-il pas refusé de cautionner cette visite qui n’était qu’un coup de pub récupéré par les « politiques » toujours prêts à se mettre en valeur!
M’interpelle aussi le fait que l’on est saisi une telle quantité de cannabis sans avoir pu arrêter les narcos. Il suffisait de planquer autour de ces véhicules…Mais là, la tâche était peut-être trop dure pour nos encagoulés douaniers.
Enfin la douane a refilé la continuation de l’enquête à l’OCTRIS… Alors tous les espoirs sont permis.
Que le bon peuple de France se rassure, le président a dit: avec celle réalisée dans la région marseillaise cet été (6 tonnes de cannabis) »ces deux très grosses prises ont pu contribuer à porter un coup que j’espère fatal à des organisations criminelles... »
Je souhaiterais assister à l’incinération de cette Saisie exceptionnelle de 7,1 tonnes de résine de cannabis saisies à Paris
Marc Fievet – NS 55 DNRED
Dossier classé « SECRET DEFENSE » – Avis n° 2005-03 du 27 janvier 2005
NOR : CSDX0508078V – Vu la loi no 98-567 du 8 juillet 1998, et en particulier ses articles 4 (2e alinéa), 7 et 8 ;
http://www.admi.net/jo/20050211/CSDX0508078V.html
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Le dîner-conférence qui s’est tenu le 18 septembre 2015 au Relais du Bois St-Georges à Saintes (17100) a permis à Monsieur Jean Henri Hoguet, ancien directeur de la DNRED (Direction National du Renseignement et Enquêtes Douanières) de revenir sur les actions d’infiltration menées par son service pour lutter contre le narcotrafic et répondre aux souhaits de Michel Charasse, le ministre du Budget (29 juin 1988 – 2 avril 1992) , qui souhaitait alors des résultats dans cette importante mission de la Douane française.Marc Fievet, l’ancien agent de la DNRED infiltré dans les réseaux du narcotrafic, s’est exprimé longuement devant une assistance attentive et particulièrement intéressée par les moyens mis en œuvre par la Douane française pour lutter contre le narcotrafic.
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L’exposé de l’agent NS 55 (Marc Fievet) a duré plus de deux heures trente et s’est terminé par une séance de dédicace de son livre « Dans la Peau d’un Narco ».
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L’excellent dîner servi dans la magnifique salle de restaurant du Relais du Bois St-Georges permit à l’ensemble des convives de continuer à s’informer de l’histoire hors norme de l’agent infiltré.
Sur le Thème
DROGUES – NARCOTRAFIC – INFILTRATIONS
CONFÉRENCE (Gratuite) sur demande à
marcfievet@live.fr
ou
06 84 30 31 81
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Dans la nuit de samedi à dimanche, plus de sept tonnes de cannabis ont été saisies par la DNRED Paris (Douane française) .
La « marchandise » était stockée dans trois véhicules utilitaires dans le XVIe arrondissement de Paris.
PLUS:
http://www.directmatin.fr/france/2015-10-18/7-tonnes-de-cannabis-saisies-paris-713777
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Sept tonnes de cannabis ont été saisis à Paris
Le Monde.fr avec AFP | 18.10.2015 à 14h02 • Mis à jour le 18.10.2015 à 19h18
Une enquête menée à la suite de plusieurs prises réalisées depuis la fin de l’été a conduit à la plus grosse prise réalisée en France depuis deux ans avec la saisie de quelque 7,1 tonnes de cannabis, caché dans trois véhicules utilitaires, par la douane, dans la nuit de samedi à dimanche en plein Paris.
Cette découverte, dans le XVIe arrondissement, un des quartiers chics de la capitale, est le fruit d’une enquête de plusieurs semaines menée par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), après notamment 320 kg de résine de cannabis découverts début septembre à Bayonne, et 193 kg à Rouen le 7 octobre, ont indiqué des sources proches du dossier, qui confirmaient une information de BFMTV.
François Hollande s’est rendu dimanche à la DNRED, à Ivry-sur-Seine, où il s’est félicité de cette saisie. Le chef de l’Etat a dit espérer qu’il s’agisse là d’un « coup fatal » porté au trafic de drogue.
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Quelque 7,1 tonnes de cannabis ont été saisies dans des fourgons dans la nuit de samedi à dimanche. Aucune interpellation n’a eu lieu.
C’est une saisie record entourée de mystères. Quelque 7,1 tonnes de cannabis ont été saisies par la douane dans la nuit de samedi à dimanche. La drogue était stockée dans trois fourgons, stationnés en plein cœur de Paris, dans le très chic 16e arrondissement. La valeur de la marchandise s’élève à 20 millions d’euros. Pour l’heure, aucun suspect n’a été interpellé, les enquêteurs ont choisi de privilégier la sécurité, en saisissant les véhicules en pleine nuit.
Un riverain donne l’alerte. Ce qui surprend d’abord, c’est le lieu où la drogue a été saisie, preuve du culot et du sentiment de toute impunité des trafiquants. Les trois fourgons étaient garés en plein Paris, sur une artère passante, au pied d’immeubles bourgeois. Les utilitaires, deux Fiat, un Ford et un Mercedes, étaient garés à cet emplacement depuis une dizaine de jours. Cela a d’ailleurs fini par alerter certains riverains qui ont prévenu la police.
Les enquêteurs sur le coup depuis plusieurs mois. Mais cette découverte est aussi le fruit d’une enquête menée par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) à la suite de plusieurs prises réalisées depuis la fin de l’été, notamment les 320 kg de résine de cannabis découverts début septembre à Bayonne, et les 193 kg à Rouen le 7 octobre, a affirmé une source proche du dossier.
De la drogue en provenance du Maroc. Les agents de la douane, qui savaient qu’une quantité importante de drogue était en cours de stockage dans Paris, sont très vite intervenus. Ils ont donc ouvert quatre véhicules utilitaires, l’un était vide, mais sentait encore le cannabis. Les trois autres, remplis de drogue, comptaient quelque 200 ballots en toile de jute plastifiée, soit 7.098 kilos de résine de cannabis.
« Les stupéfiants étaient conditionnés dans ce qu’on appelle des valises marocaines. On est donc sur de la résine de cannabis qui vient du Maroc. Ensuite, c’est remonté par la voie maritime et la voie terrestre par la péninsule ibérique. Cela pouvait repartir vers les différentes régions françaises, voire les pays limitrophes », détaille le directeur des opérations à la Direction du renseignement et des enquêtes douanières, interviewé par Europe 1.
Pas d’interpellation par « sécurité ». Pour l’heure, les enquêteurs n’ont pas pu mettre la main sur les propriétaires de ces véhicules loués, immatriculés en France. Les policiers ont préféré intervenir vite, car les voitures étaient surveillées par des guetteurs, des personnes peut-être armées. « Nous avons choisi de ne pas attendre les trafiquants, car nous sommes à Paris, avec des populations qui pouvaient se promener dimanche matin. On imaginait mal, avec des organisations dont les membres sont armés, attendre. Ça aurait été trop risqué », confirme cette même source.
Des analyses en cours. L’enquête en flagrance a été confiée à l’office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) de la police judiciaire, selon une source judiciaire. Des analyses sont en cours pour exploiter les empreintes génétiques et digitales relevées sur place. « Un travail de police, technique et scientifique, est en cours d’opération. On espère retrouver des traces d’ADN sur les véhicules et les valises. On espère pouvoir démanteler le réseau », réagit le directeur des opérations à la Direction du renseignement et des enquêtes douanières.
Les enquêteurs évoquent un mode opératoire nouveau dans son mode de stockage. « Là où on s’inquiète, c’est qu’il y ait une quantité de drogue aussi importante, à Paris même. Et que ce ne soit pas caché », précise-t-il encore. La drogue sera détruite dans les jours qui viennent.
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Muestras incautadas en Buenaventura serán enviadas a laboratorios de la DEA.
Por: UNIDAD INVESTIGATIVA |
11:01 a.m. | 16 de octubre de 2015
El comandante de la Policía Antinarcóticos, general Ricardo Alberto Restrepo, y agentes antimafia de Estados Unidos le admitieron a EL TIEMPO que nunca habían visto el tipo de cocaína incautada ayer en el puerto de Buenaventura (Valle).
En el fondo de 114 canecas, que supuestamente contenían pulpa de guayaba, y que iban a ser exportadas a Barcelona (España), encontraron placas transparentes de goma, similares a un gel, que en realidad serían la nueva modalidad de envío de cocaína a Europa y Estados Unidos.
“No conocíamos esta técnica para convertir la cocaína en goma transparente, casi imposible de detectar. Vamos a enviar varias muestras a laboratorios federales de Estados Unidos para analizarlas y alertar a las autoridades portuarias de América y de Europa”, aseguró un agente federal que participó en el operativo de incautación liderado por la Policía Antinarcóticos y por oficiales de la Dijín. La cocaína, 350 kilos en total, iba camuflada en 22 toneladas de fruta procesada.
Según labores de inteligencia de la Policía, la droga llegó al puerto en un camión refrigerado afiliado a la empresa Copetrán, de placas YAP 409.
“La mercancía, supuestamente pulpa de fruta, fue declarada por un hombre que se identificó como José Manuel Velasco”, aseguró uno de los oficiales que participó en el operativo.
Los documentos fueron hechos a nombre de la empresa Agencia Colombiana de Aduanas Ltda., con sede en Buenaventura. EL TIEMPO estableció que, según documentos oficiales, el exportador de la pulpa es la firma Rojarmaes S.A.S. Se trata de una cultivadora de frutas creada en el 2013 con sede en Cartago (Valle), que cuenta con certificaciones internacionales de calidad.
Y como importador aparece Juvaem Congelados S.L., con domicilio en Carles Regas Cavalleria, Barcelona (España).
Según su sitio web, se dedica a la distribución de concentrados y pulpa de fruta en Europa. Los representantes de estas empresas serán citados por las autoridades para establecer si fueron utilizados por la mafia para mover la mercancía.
EL TIEMPO contactó a la firma Rojarmaes, en la que manifestaron que su jefe de seguridad se iba a comunicar, pero no se había obtenido ninguna respuesta.
“Los remitentes de la mercancía también tienen sedes en Cali y Pereira y han enviado grandes cantidades de mercancía al exterior; por eso creemos que no es la primera vez que sale este tipo de cocaína, totalmente desconocida para nosotros”, explicó el oficial antinarcóticos.
El barco alemán
La nave en la que estuvo a punto de ser embarcada la droga se llama Cap Isabel y pertenece a una sociedad naviera con sede en el puerto de Hamburgo (Alemania): Hapag Lloyd. Ya tenían destinado un contenedor con capacidad de 40 pies cúbicos que fue requisado un par de horas antes de que zarpara el barco.
“Uno de los escáneres de rayos X dejó al descubierto la sustancia extraña”, explicó la Policía Antinarcóticos. Agregó que, según el decreto 2155 del 2014, todos los puertos del país deberán implementar esta inspección no intrusiva para detectar este tipo de cargamentos.
UNIDAD INVESTIGATIVA
u.investigativa@eltiempo.com
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Saisie de 58 kilogrammes d’héroïne à Djalalabad, en novembre 2012. L’Afghanistan, à lui seul, produit 85% de la poudre consommée dans le monde. AFP PHOTO/Noorullah Shirzada
Des Etats-Unis à la Russie, cette drogue dérivée de l’opium fait des ravages. Comme au temps de la French Connection, l’Europe est touchée. L’Afghanistan inonde les marchés d’une poudre à bas prix, qui séduit de nouveaux clients. Un trafic dont filières mafieuses et terroristes tirent bénéfice.
Dès la sortie du métro, le parcours est balisé. Place du 8-Mai-1945, à côté de la mairie de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), des rabatteurs aiguillent le client potentiel. 300 mètres plus loin, les voies d’accès à la cité Cordon sont surveillées par les « choufs » (guetteurs), des mineurs en jogging et sweatshirt à capuche. Soudain, l’un d’eux hurle: « Pu! Pu! » Ce cri d’alerte – « Ça pue! » – signale l’arrivée d’une fourgonnette de police. A l’intérieur de la cité, les dealers remballent leur marchandise et les acheteurs s’éparpillent. Le business reprend dès que les flics ont tourné le dos. Pour se réapprovisionner, un vendeur va chercher des doses planquées dans le cimetière voisin.
« Une came disponible, parmi d’autres »
A l’image de la cité Cordon, une quinzaine de « fours » (points de vente) tournent à fond à Saint-Ouen, commune accolée aux XVIIe et XVIIIe arrondissements de Paris. Chaque jour, près de 2000 consommateurs – des jeunes banlieusards, des bobos, des salariés lambda – font leurs emplettes dans ce « supermarché de la drogue » à neuf stations de métro de la place de l’Etoile. La plupart d’entre eux sont là pour acheter de la résine de cannabis (10 euros la barrette de 2 grammes) ou de l’herbe (20 euros le sachet). Mais tous les types de stupéfiants sont en stock. Certains demandent de la « CC », la cocaïne, à 80 euros le gramme. D’autres cherchent « Hélène », alias H.: de l’héroïne. La plus dangereuse, la plus addictive des poudres. Moyennant 40 euros le gramme, Hélène arrive en quelques minutes…
Même tableau, trois stations de métro plus loin, à Saint-Denis: à deux pas de la basilique et du Stade de France, certains fours débitent des dizaines de grammes aux heures de pointe. 1 kilo a d’ailleurs été saisi, en avril, dans la cité Gabriel-Péri. « Il y a encore vingt ans, se défoncer à l’héro, c’était revendiquer une marginalité, des références culturelles: Baudelaire, William Burroughs, Lou Reed… explique Gérald, un musicien de 49 ans, dont quinze passés avec une seringue prête à l’emploi. Aujourd’hui, des jeunes consommateurs y arrivent presque par hasard, parfois sans le savoir. C’est une came disponible, parmi tant d’autres. » Lui-même continue, une ou deux fois par mois, de « chasser le dragon », technique consistant à inhaler la fumée libérée par la poudre chauffée sur une feuille d’aluminium.
Aux Etats-Unis, les autorités crient à l' »épidémie »
C’est ainsi: l’héroïne n’est pas seulement une drogue d’autrefois, estampillée années 1970, truands marseillais et French Connection. Ce film noir de 1972, ressorti en août dernier en version restaurée, renvoie à un temps lointain où elle se consommait avant tout par injection. Blanche ou brune, elle avait alors l’image d’une poudre tueuse de stars et de jeunes urbains plus ou moins marginalisés. L’émergence du sida, dans la décennie suivante, n’a fait qu’assombrir le tableau; l’héro et ses seringues sont apparues plus repoussantes encore, et nettement moins glamour, aux yeux des clients potentiels, qu’un sniff de cocaïne aux effets énergisants.
Cette époque-là est révolue. L’héroïne est bien de retour. Aux Etats-Unis, où les autorités crient à l' »épidémie ». En Russie, où le phénomène atteint des sommets. En Europe occidentale, où 1,3 million d’usagers dits « problématiques » sont recensés. En France, le nombre de personnes (11-75 ans) ayant expérimenté au moins une fois cette drogue dérivée de l’opium est passé de 500000 en 2010 à 600000 en 2014.
Prudent, le directeur de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), François Beck, rappelle que la population concernée demeure très inférieure à celle des adeptes de la cocaïne. Il préfère souligner la hausse de la consommation de l’ensemble des produits opiacés, notamment les médicaments détournés de leur usage. Il n’empêche, et l’Observatoire le relève dans ses études, l’héroïne attire de nouveaux consommateurs, habitués à passer d’une drogue à l’autre. « Dans les milieux festifs, son usage est dédramatisé, confirme Agnès Cadet-Taïrou, spécialiste du sujet à l’OFDT. En général, elle est sniffée ou inhalée à chaud. Seuls les héroïnomanes plus anciens utilisent encore des seringues. »
Si l’héroïne inquiète tant, c’est aussi parce que, après une période de relative pénurie (2010-2012), elle revient en masse sur le marché, en France comme à l’étranger. D’après l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la production mondiale d’opium n’a jamais été aussi élevée depuis les années 1930. Les prix s’en ressentent, qui ne cessent de baisser. A Paris, il faut débourser entre 35 et 40 euros pour 1 gramme, c’est-à-dire de quoi faire trois ou quatre doses. A Amsterdam, au plus près des fournisseurs, le coût peut chuter à une dizaine d’euros. Idem aux Etats-Unis.
L’Afghanistan en surproduction
Toutes les régions productrices contribuent au phénomène. L’Asie du Sud-Est, avec son « triangle d’or » Birmanie-Laos-Thaïlande, alimente les marchés en « blanche » (la qualité supérieure) et profite du boom économique des pays voisins, la Chine en tête, où la demande est forte. Mais l’Afghanistan domine largement, en fournissant à lui seul 85% de l’héroïne consommée sur la planète. Sa spécialité: la brune, plus répandue et moins onéreuse que la blanche.
A l’origine, le pavot à opium avait pour fief la province du Badakhchan, dans le nord-est du pays. Mais, ces trente dernières années, sa production s’est développée ailleurs, au gré des conflits successifs. Résultat: l’héroïne est devenue le nerf de la guerre, voire un enjeu. « L’Afghanistan est entré en surproduction depuis l’invasion soviétique de 1979, témoigne Olivier Maguet, administrateur de Médecins du monde, qui a mené plusieurs missions à Kaboul. A l’époque, les Américains ont laissé les moudjahidines profiter du trafic pour financer leur lutte contre le communisme. » En une décennie, la production annuelle d’opium est ainsi passée de 250 à 1200 tonnes.
Après le retrait de l’armée soviétique et sept années de guerre civile, le régime radical des talibans (1996-2001) prend le relais. Comme dans toute transaction commerciale classique, il taxe le trafic à hauteur de 5 à 10%. En 2000, les « étudiants en religion » font mine d’interdire la culture du pavot afin d’amadouer la communauté internationale. En réalité, la production d’opium grimpe à 4600 tonnes par an. En 2001, l’intervention militaire de l’Otan contre Al-Qaeda et ses soutiens talibans n’inverse pas la tendance.
Certes, la CIA tente de faire pourrir sur pied les fleurs de pavot grâce à un champignon parasite, mais la manœuvre échoue. En 2007, sous la présidence de Hamid Karzaï, allié de l’Occident, l’Afghanistan établit même un nouveau record annuel: 8200 tonnes!
Afghanistan: l’équivalent des Yvelines planté de pavot
« Aujourd’hui, les profits tirés du trafic rapportent chaque année 3,5 milliards d’euros à l’économie locale, soit davantage que le budget de fonctionnement de l’Etat, estime Karim Pakzad, spécialiste de l’Afghanistan à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Que ce soient les représentants d’un pouvoir corrompu, les insurgés talibans ou les seigneurs de guerre locaux, aucune des parties en présence ne veut s’en priver. »
La machine de mort tourne donc à plein régime. Au détriment, d’abord, de la population: plus de 1 million d’Afghans sur 38 millions sont dépendants. Selon l’ONUDC, la superficie des champs de pavot a augmenté de 7% entre 2013 et 2014, pour atteindre 2254 kilomètres carrés, soit la taille du département des Yvelines. Dans les provinces du Sud et de l’Est, sous contrôle des talibans, ces derniers tirent du trafic entre 10% et 15% de leurs revenus. Cette année, la production pourrait de nouveau franchir la barre des 7000 tonnes. Sans oublier que le pays compte des centaines de laboratoires clandestins de raffinage – notamment à Kaboul – capables de livrer quelque 400tonnes d’héroïne très pure.
Et la tendance n’est pas près de s’inverser. « Les producteurs profitent des recherches en agronomie pour utiliser de nouvelles graines à haut rendement », prévient le commissaire Clément Vivès, responsable de la Mission de lutte anti-drogue (Milad) au ministère de l’Intérieur.
La multiplication des circuits d’exportation prouve combien ce business est mondialisé . Le trafic d’opium et d’héroïne produits en Afghanistan rapporterait chaque année près de 70 milliards d’euros aux divers cartels qui en contrôlent la production et la distribution. Au passage, des groupes terroristes prélèvent leur dîme, comme l’indique un ancien cadre de l’Agence américaine de lutte contre la drogue (DEA), Edward Follis, dans l’entretien qu’il a accordé à L’Express.
Aux Etats-Unis, les cartels mexicains qui raflent la mise
Aux Etats-Unis, où le nombre d’usagers a doublé en six ans, ce ne sont pas les djihadistes mais les cartels mexicains qui raflent la mise. Et à grande échelle… Une opération menée d’avril à juillet par les gardes-côtes américains a abouti à la saisie de 2 tonnes d’héroïne. Il a fallu pour cela intercepter une trentaine d’embarcations et deux… sous-marins! Pour les mafieux mexicains, tout est une question de stratégie commerciale, voire de marketing. Leur chiffre d’affaires concernant la cocaïne étant en baisse et celui du cannabis perturbé par sa légalisation dans certains Etats, ils ont misé sur le retour en grâce de l’héroïne.
Explication de Christopher Wilson, spécialiste du sujet au Centre de recherche Wilson à Washington: « La forte demande s’explique d’abord par l’abus de médicaments opiacés, prescrits pour des douleurs aiguës, tels que l’OxyContin. Les gens les utilisent de plus en plus et en deviennent dépendants. Mais comme cela revient très cher, ils se tournent vers l’héro, bien plus abordable. »
Les cartels ont flairé le filon et inondé le marché de poudre brune (chiva) et de « black tar » (« goudron noir »), héroïne surnommée ainsi parce qu’elle se présente sous forme de pâte visqueuse ou de caillou. Pour s’assurer des parts de marché face aux Colombiens et aux réseaux concurrents, ils n’ont pas hésité à agrandir les plantations de pavot, ouvrir des laboratoires non loin de la frontière, enrôler des chimistes, améliorer la qualité des produits…
« Ces organisations, structurées comme des entreprises, ont vite cerné le profil des clients, précise Christopher Wilson. Ceux-ci ne vivent plus seulement en zone urbaine. Il y a aussi des gens installés en milieu rural, dans des endroits épargnés auparavant. » De récentes études montrent que l’héroïne attire de jeunes Blancs de la classe moyenne, alors que, dans les années 1960 et 1970, plus de 80% des usagers venaient des quartiers noirs. Le sujet préoccupe tant le pays qu’il fait débat dans la précampagne pour l’élection présidentielle de 2016. La candidate démocrate Hillary Clinton s’est d’ores et déjà engagée à lancer un plan de lutte estimé à 10 milliards de dollars.
En France, en zone rurale, un commerce de proximité
En France, de telles études manquent. Mais une évolution sociologique des consommateurs semble également se dessiner. L' »héro », à l’évidence, séduit un public moins « trash » que par le passé. « Des poly-usagers, qui vont d’une drogue à une autre et pratiquent le sniff », résume le commissaire Matthieu Pittaco, de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). « Le public concerné n’est plus le même qu’avant, confirme un intermittent du spectacle d’une quarantaine d’années, très au fait des pratiques dans le milieu alternatif. On est sorti de la caricature des junkies prêts à braquer pour une dose. Au tarif actuel de 35 euros, c’est abordable et facile d’accès.
A Paris, certains dealers, souvent originaires d’Afrique francophone, se déplacent à domicile sur un simple coup de fil. » Ce nouveau public, parmi lesquels des habitués du milieu techno, n’a pas toujours en mémoire les ravages d’autrefois ni la connaissance des usages liés à cette drogue très dangereuse. Certains feignent même d’ignorer qu’il s’agit d’héroïne (mot à consonance négative) pour la désigner sous le nom de « rabla » (« poudre » en arabe), mais aussi de « horse » (cheval) ou de « smack ». Ils en apprécient les effets planants et apaisants. « Elle aide à sortir en douceur d’une prise de coke à la suite d’une soirée, confie un habitué. C’est utilisé en phase d’atterrissage, comme un antidouleur surpuissant. Sauf que la dépendance vient vite, très vite… »
Selon la police, les réseaux du marché français ne sont pas comparables à ceux du cannabis ou de la cocaïne. En milieu rural, où le nombre d’usagers va crescendo, le deal s’apparente plutôt à un commerce de proximité. « Nous avons affaire à des acheteurs-revendeurs, poursuit Matthieu Pittaco. Ils vont aux Pays-Bas pour leurs besoins personnels, reviennent avec un peu de tout et vendent pour rentrer dans leurs frais, voire gagner un peu d’argent. Bref, c’est ce que nous appelons un trafic de fourmis. » D’après la Mission de lutte antidrogue, 99,4% des saisies effectuées en France sont inférieures à 5 kilos. En règle générale, il s’agit d’héroïne brune. La « blanche », destinée à une clientèle plus aisée, ne représente que de 5 à 10% de la consommation nationale.
L’émiettement du trafic s’accompagne de disparités régionales: l’héroïne est fortement présente dans le nord et l’est de la France, autrement dit à proximité des pays d’approvisionnement (Pays-Bas, Belgique, Allemagne), beaucoup moins dans le sud-ouest (Bordeaux, Toulouse), où les toxicomanes utilisent avant tout des médicaments opiacés. Autre constat: la drogue ne cesse de gagner en « pureté », c’est-à-dire en taux d’héroïne pure. Or, plus ce dernier est élevé, plus le risque d’overdose est grand. Surtout pour un public de consommateurs occasionnels, comme celui des rave parties et autres soirées techno, moins vigilant que les « anciens » face aux charmes mortels de l’éternelle « Hélène ».
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/alerte-a-l-heroine_1725138.html
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Trafic
Elle se focalisait sur le « démantèlement des activités de bandes criminelles actives dans l’immigration clandestine, le trafic de drogues, d’armes à feu et de véhicules », a encore précisé Europol. L’agence a contribué à coordonner l’opération depuis son quartier général de La Haye (Pays-Bas).
MDMA
Outre la cocaïne, 250kg de drogues synthétiques et 74 véhicules ont été saisis. En Australie, la police a, par exemple, mis la main sur 32kg de MDMA -plus communément appelée ecstasy- cachées dans des bouteilles envoyées par la poste depuis les Pays-Bas.
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Publié le : vendredi 16 octobre 2015 |La douane a saisi, en coopération avec les autorités américaines, 832 grammes de méthamphétamines ainsi que des armes au domicile d’un particulier.
Fin septembre, les autorités américaines identifient un colis en provenance du Nouveau-Mexique destiné à un homme résidant en France, renfermant près de 670 grammes de méthamphétamines.
Informés de cette découverte, et en étroite collaboration avec les autorités américaines, les agents de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) décident de suivre le colis jusqu’à son destinataire, résidant en France.
Sur place, les douaniers interpellent alors le trafiquant présumé et saisissent 163,7 grammes de méthamphétamines supplémentaires, 391,8 grammes de résine de cannabis, 86,6 grammes de MDMA (ecstasy) et 12 cachets d’ecstasy. Ils découvrent également trois pistolets, dont un revolver 44 Magnum avec 300 cartouches, ainsi que du matériel informatique et de pesée et trois fausses cartes d’identités parfaitement réalisées, retenus pour les besoins de l’enquête.
A l’issue de la procédure douanière, le trafiquant a été remis aux services de police judiciaire pour les suites de l’enquête.
La méthamphétamine, également appelée Ice, Crystal ou Meth, est une drogue extrêmement addictive et nocive pouvant se présenter sous la forme de cristaux, de poudre ou de cachet.
La plus importante saisie de méthamphétamines réalisée par la douane française sur le territoire national remonte au 22 juin 2015, lorsque les douaniers de Perpignan avaient intercepté 25 kg de cette drogue dans la voiture d’un trafiquant se rendant en Espagne.
En 2014, la douane française a réalisé 51 affaires de méthamphétamines pour un total de plus de 133 kg.
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Contacts presse
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La garde civile espagnole a démantelé un réseau de trafic de cannabis en provenance du Maroc comprenant sept Français, six Espagnols et deux Marocains, qui acheminaient la drogue à bord d’hélicoptères larguant le haschich en Andalousie (Sud), a-t-elle annoncé jeudi. La drogue était larguée lors de dangereuses expéditions nocturnes et « cachée dans des propriétés isolées de la côte de Malaga (sud de l’Espagne), d’où elle était expédiée vers plusieurs pays européens par voie terrestre », précise la Garde civile dans son communiqué. Quinze personnes ont été interpellées au fil de cette enquête qui s’est achevée début octobre, a précisé un porte-parole.
« En raison du danger des vols nocturnes à basse altitude (…), un des réseaux employait un instructeur expert en sauvetage de haute montagne et vols nocturnes, qui recrutait et entraînait d’autres pilotes », précise la Garde civile. Cet homme avait notamment officié dans les Pyrénées françaises et les Alpes suisses. Il a été interpellé à l’issue d’une mission en vue de la livraison de 600 kilos de cannabis au cours de laquelle il a aussi formé un autre pilote, utilisant « du matériel de vision nocturne dernière génération et des systèmes de navigation sophistiqués ».
Les autorités ont saisi au total 810 kilos de haschich et trois hélicoptères, d’une valeur de 2,5 millions d’euros. L’enquête de la garde civile a commencé après un accident d’hélicoptère, en mai 2014, entraîné par une collision avec des câbles électriques, et dans lequel s’était tué un pilote. Les suspects ont été inculpés pour trafic de drogue en bande organisée et détention d’armes notamment.
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Helicóptero siniestrado y abandonado en Níjar el pasado abril.
El misterio de los narcovuelos
El comandante Sokol Feka fue piloto de helicóptero de las fuerzas armadas albanesas durante 15 años. En el momento del accidente tenía 40 años y era instructor en la base aérea de Farka, en Albania. Todo un experto en vuelos de este tipo. Pero su pericia no le sirvió para esquivar la torre de alta tensión de la sierra malagueña contra la que él y su copiloto gaditano, de 32 años, se estamparon en plena noche abordo del BO-105 en el que volaban. Sus cuerpos y los 900 kilos de hachís que transportaban para una organización de narcos españoles quedaron esparcidos por la montaña. Sokol Feka quiso sacarse un sobresueldo durante sus vacaciones en España, pero ese último vuelo le costó la vida. El suceso, ocurrido el pasado 28 de enero, sirvió a la Guardia Civil para detener luego a 19 miembros de una organización de narcotraficantes que estaba a punto de de comprar dos helicópteros más para continuar con el lucrativo negocio del tráfico de hachís por aire procedente de Marruecos.
Helicóptero accidentado en Málaga que pilotaba un miltar albanés. Junto al aparato, los fardos de hachís que transportaba. / Guardia Civil
El cielo está de moda entre los traficantes de esta sustancia. Los vuelos son rápidos y efectivos. Pero los accidentes son frecuentes. Cada cierto tiempo, cuatro o cinco meses como mucho, aparece en un lugar de Andalucía un misterioso helicóptero abandonado. Suele estar volcado en alguna ladera, con las aspas rotas o sin algún pedazo del fuselaje. Carece de plan de vuelo y no queda ni rastro de la tripulación. Y lo más extraño, como sucedió en Níjar (en el Cabo de Gata, Almería) el pasado abril con un enorme aparato amarillo, es que nunca nadie reclama el artefacto, aunque pueda llegar a costar 500.000 euros. Aquel caso, que llamó enormemente la atención de los medios, sigue bajo secreto de sumario, pero fuentes de la Guardia Civil, que ya tiene prácticamente cerrada la investigación, no dejan lugar a otra posibilidad que otro narcovuelo fallido.
La Guardia Civil está a punto de cerrar la investigación del helicóptero amarillo de Níjar: no hay duda de que se trataba de un ‘narcovuelo’
Volar es más costoso y requiere de pilotos más experimentados que los que se buscan para las lanchas semirrígidas (se hace de noche y a muy baja altura para no ser detectados por los radares), pero permite a los narcos alijar su carga en infinidad de puntos de Andalucía. “La lancha obliga a llegar a costa, pero en el helicóptero el punto de llegada tiene un radio de acción más grande. Quizá es más caro, pero es más difícil de intervenir”, señalan en la Guardia Civil. Además, la velocidad de estos viajes permite a los cuerpos policiales operar con mucho menos margen. Avionetas fumigadoras, helicópteros, ultraligeros y hasta artefactos de radiocontrol. Cualquier aparato volador vale.

Avión teledirigido con el que se pretendía introducir dos kilos de bellotas de hachís. / Guardia Civil
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El futuro: los drones
De hecho, en los últimos tiempos muchos expertos apuntan ya a que lo siguiente que se encontrarán serán los drones no tripulados, como empieza a suceder en la frontera entre México y EE UU. La Guardia Civil ya ha hallado aviones teledirigidos flotando en el mar con pequeñas cargas de dos kilos de droga. “Pero para que eso pase a gran escala, tendrán que ser más potentes. De momento un dron no podría levantar ni los 30 kilos que suele pesar un fardo”, explica el Teniente Coronel de la Guardia Civil Andrés López, jefe de Operaciones en Andalucía. De vez en cuando también se utilizan avionetas robadas (algunas veces fumigadoras), que permiten aterrizar en infinidad de caminos de toda Andalucía.
En el caso de los helicópteros, las organizaciones suelen emplear tres modelos de aparatos que en el mercado de segunda mano pueden costar de 140.000 a 650.000 euros. Acostumbran a ser máquinas viejas, algunas veces compradas en subastas a ejércitos del norte de África o países del este, que demasiadas veces carecen de mantenimiento. Por eso son frecuentes los accidentes. Su capacidad alcanza a los 700 kilos (siempre por debajo de los 1.500 que puede llegar a transportar una embarcación semirrígida) y a bordo suelen viajar el copiloto y el piloto, en ocasiones militares de repúblicas exsoviéticas muy experimentados, ya que los vuelos requieren de equipos de visión nocturna y mucha habilidad para esquivar obstáculos en plena noche.

Ultraligero utilizado para pasar hachís de Marruecos a España.
La rentabilidad de estos viajes a corto plazo es menor (al transportar menos peso que en una embarcación tienen que ir y venir de Marruecos más veces), pero al mismo tiempo minimizan los riesgos de ser cazados. “La mayor dificultad son los tiempos de reacción, un vuelo de este tipo no dura más de una hora ida y vuelta; ese es el tiempo que tenemos para reaccionar; una vez que han sido localizados por nuestros radares del SIVE, los del Ejercito marroquí o los propios del Ejército del Aire”, explica el teniente coronel Andrés López. Quizá en parte por ello, el número de incautaciones de hachís es pequeño comparado con el que se produce en otras vías de tráfico. En lo que va de año, representa el 1,79% de todo lo que ha aprehendido la Guardia Civil en España (900 kg de 50.176). Los años anteriores fue de 0,6% y 0,8% respectivamente.
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Falta de mantenimiento
A veces, en plena noche, el radar de la Guardia Civil (el SIVE) detecta una aeronave cruzando por algún punto del Estrecho. Tras comprobar que no pertenece a ninguno de los cuerpos que operan en la zona, se activa el plan para interceptarla. Se calcula la ruta y el punto de intersección, y otro helicóptero, con un equipo de intervención, sale a darle caza. Normalmente, se espera a que tome tierra para abordarles y evitar que lancen la droga en pleno vuelo. “Pero a veces los dos o tres cargadores que esperan abajo se confunden de helicóptero y nos empiezan a hacer señas a nosotros”, explica López.
Las rutas cambian constantemente. Pero suelen cruzar el Estrecho hacia Marruecos por la zona de Algeciras-Tarifa, paran a cargar y regresan casi por el mismo itinerario para dejar la mercancía en las provincias de Cádiz o Málaga. Ahí guardan la aeronave hasta el próximo pase en algún hangar o nave industrial oculta en alguna finca privada. Es el momento cuando el aparato debería pasar su mantenimiento y dejarse en perfecto estado para el siguiente vuelo. Pero pocas veces sucede y llegan los accidentes. Y el abandono de la nave.
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Los aparatos más utilizados
BO-105 .
La capacidad de carga de estos aparatos está entre 800 y 900 Kgs.
El precio según la web (www.controller.com) varía entre 600.000 euros (año 1989) y 650.000 euros (año 2006).
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Robinson R-44.
La capacidad de carga de estos aparatos es de 300 Kgs aprox.
El precio varía entre 260.000 euros (año 2001) y 355.000 euros (año 2005).
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Ecouriel AS-350.
La capacidad de carga es de unos 600 kg aprox.
El precio es de 140.000 euros (año 1989).
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fuente: http://politica.elpais.com/politica/2015/06/25/actualidad/1435246233_669399.html
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La série Narcos, lancée par Netflix fin août dernier, a remis en lumière l’essor sans précédent du trafic de cocaïne en Colombie, au moment de l’apogée du cartel de Medellin. Une infographie retrace son histoire en 10 chiffres clés.
Narcos, dont on vous analysait le générique la semaine dernière, repose en grande partie sur des faits historiques. La série a pour ambition de dépeindre trafic de drogue colombien depuis l’avènement de Pablo Escobar, en évoquant aussi ses lourdes conséquences aux États-Unis.
Parfois, les chiffres sont plus parlants que les mots. Cette infographie détaillée revient sur les méthodes du cartel de Medellin. Fondé par Escobar, il a industrialisé le trafic de cocaïne, qui s’est alors exportée comme jamais dans son histoire. Fini les planques dans les cages à poisson, désormais les hélicos, les camions et les trains prennent le relais.

En regardant ces chiffres, on comprend mieux l’importance de la lutte du gouvernement américain contre le trafic de drogue en Colombie. Entre 1974 et 1980, la consommation de cocaïne est passée de 5.4 millions à 22 millions aux États-Unis ! Le cartel de Medellin devient le premier employeur colombien, avec 750 000 employés : mieux qu’Apple ou Amazon de nos jours. Son big boss, Pablo Escobar, se classe même 7ème
fortune mondiale par Forbes en 1989.
Plus de 20 ans après sa mort (le 2 décembre 1993), le fantôme de Pablo Escobar plane encore aux États-Unis, où 90% des billets présentent des traces de cocaïne.
SOURCE et voir plus: http://biiinge.konbini.com/series/narcos-trafic-cocaine-colombie-resume-infographie/
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