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FRANCE (Le Chesnay): Les douaniers surveillent le courrier provenant des Antilles

Deux facteurs au cœur d’un trafic de Cocaïne provenant des Antilles

Par Pierre Lacombe

Publié le 25/09/2015 | 11:48, mis à jour le 25/09/2015 | 11:50

Deux facteurs ont été interpellés mardi au Chesnay, en région parisienne, en flagrant délit d’importation de cocaïne, indique Le Parisien.

© FRANK PERRY / AFP
© FRANK PERRY / AFP

La méthode des facteurs était étonnamment simple. Un mystérieux correspondant Antillais envoyait des enveloppes avec des adresses fantaisistes dans le secteur de Versailles : la trésorerie, la mairie, etc. Le duo de facteurs récupérait alors les produits stupéfiants avant de les revendre.

« Ce sont les douaniers, qui surveillent le courrier provenant des Antilles, qui ont repéré le trafic des deux facteurs. Pour prendre l’un d’entre eux en flagrant délits, ils ont substitué un kilo de cocaïne par de la farine », précise Le Parisien qui cite une source proche de l’affaire. Dans la foulée un second facteur, soupçonné d’être son complice, a été arrêté à son tour.
Les deux hommes, inconnus des services de police, sont passés aux aveux complets après avoir passé deux jours en garde à vue dans les locaux de la brigade des stupéfiants de la police judiciaire de Versailles. Ils devraient être déférés aujourd’hui au palais de justice de Versailles, avant d’être vraisemblablement mis en examen. Il est probable que la suite des investigations soit délocalisée aux Antilles.

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Le Pouvoir de la drogue dans la politique Mondiale

Moncomble Yann

2_ Le Pouvoir de la drogue dans la politique mondiale - Moncomble Yann - photos A

Le capitalisme de la drogue… de banques à banques. « Comment blanchir des narco-dollars ? »

C’est ainsi que débute une remarquable étude parue dans Science et Vie Economie Magazine de novembre 1989, sous la signature de Mohsen Toumi. Nous la lui empruntons car c’est clair, net et précis.

« Le 18 septembre dernier, les représentants de quinze pays riches se sont réunis à Paris pour renforcer la coordination internationale contre le « blanchiment » de l’argent de la drogue. Nos responsables politiques se sont en effet aperçus que la lutte portait surtout sur le trafic des produits eux-mêmes et très peu sur les circuits financiers.

Et que, au-delà de la guerre contre les intermédiaires et les producteurs (comme en Colombie), il serait au moins aussi efficace de frapper les gros trafiquants au tiroir-caisse. « Il faut dire qu’il y a de quoi faire : l’ensemble du trafic de stupéfiants aurait généré, en 1988, 500 milliards de dollars. Soit l’équivalent du PIB de la France en 1985 !

Ce chiffre repose bien entendu sur l’estimation du volume physique de drogue consommée. Et dans ce domaine on ne peut qu’extrapoler à partir des saisies effectuées. Les autorités américaines et françaises estiment, dans le cas de l’héroïne, que ces saisies représentent tout juste 5 % de la production mondiale. Au total, l’an dernier, la consommation de feuilles (coca, marijuana, haschisch) aurait atteint 30 000 tonnes et celle de poudre (cocaïne et héroïne) 800 tonnes.

En multipliant ces quantités par les prix de vente au détail pratiqués un peu partout dans le monde, on obtient des montants variant entre 300 et 500 milliards de dollars. M. Kendall, secrétaire général d’Interpol penche plutôt pour le second chiffre (1). Mais quel que soit leur montant, ces narco-dollars représentent une énorme masse d’argent liquide. Et c’est là que commencent les problèmes pour tous ceux qui perçoivent la majeure partie de ce pactole.

C’est-à-dire les transformateurs de produits-base, les transporteurs et les grossistes. Le premier est tout bêtement un problème physique : comment stocker et transporter une telle quantité de billets ?

Il paraît difficile de se déplacer à longueur de journée avec un fourgon blindé en guise de porte-feuille et, naturellement, il est suspect d’effectuer toute une série de transactions en liquide. D’ailleurs, dans de nombreux pays, au-delà d’un certain montant, les paiements en cash ne sont pas admis. Impossible, par ailleurs, de déposer une valise entière de billets à la banque ; c’est la meilleure manière d’éveiller les soupçons, du moins dans les grands établissements qui ont pignon sur rue. Deuxième problème : cet argent, s’il reste liquide, ne rapporte rien. Il faut donc l’investir et le placer.

« D’où la nécessité de le « blanchir », c’est-à-dire à la fois de lui faire changer de nature (le transformer en monnaie scripturale), de lui donner une apparence respectable (en dissimuler l’origine délictueuse) et de l’utiliser de manière profitable (le transformer en actifs mobiliers ou immobiliers).

L’Expression de « blanchiment » n’est pas récente : elle remonte à l’époque de la prohibition aux Etats-Unis, où les revenus des ventes d’alcool illicite, tous en billets de banque, étaient investis dans des blanchisseries de quartier, légalement inscrites au Registre du commerce. Le système était simple. À l’époque, il était tout à fait possible d’acheter une boutique en liquide.

L’avantage était double :

d’une part l’argent « sale » était investi dans un commerce légal, d’autre part, les clients payant tous en espèces, il était facile d’augmenter la recette normale de la semaine en y ajoutant les bénéfices provenant du trafic d’alcool.

Le gérant portait le tout à sa banque qui n’y voyait que du feu. « Aujourd’hui, il existe de nombreux et souvent meilleurs moyens pour blanchir les narco-dollars. Pour commencer, le vieux système de la « blanchisserie » du temps de la prohibition est encore utilisé.

L’achat d’un commerce, dans lequel les clients paient en liquide, est une valeur sûre.

Encore que, selon les spécialistes, il est difficile de faire la part dans ces investissements de ce qui provient de la drogue, ou d’autres formes de délinquance. « Certains capitaux d’origine douteuse utilisent aussi le monde du show-business pour se refaire une virginité. Le procédé est apparemment très développé en Italie, en France et en Belgique. La « tournée triomphale » de la vedette (qui en réalité fait un bide partout) permet de mettre sur un compte en banque tout l’argent « sale » qui est présenté officiellement comme la recette des spectacles.

De même, certaines sociétés créées dans des paradis fiscaux servent de relais pour recueillir les recettes de films diffusés dans de nombreux pays. S’il est impossible de vérifier le nombre exact de spectateurs, il est facile en revanche de recycler ainsi de l’argent douteux.

« Plus sérieux, car portant sur des sommes nettement plus importantes, le système du casino. Le principe est simple : on achète pour 500 000 dollars (par exemple) de jetons dans un casino.

On ne joue à rien mais quelques heures plus tard on échange les plaques contre un chèque du casino, de même montant, que l’on va tout simplement déposer sur son compte. Officiellement, il s’agira, en cas de contrôle, d’un gain au jeu. Le système fonctionne très bien dans sa variante internationale. Après avoir échangé un gros paquet de billets contre des jetons qu’on n’utilise pas, grâce à un simple télex on peut transférer la somme dans un casino américain ou moyen-oriental appartenant à la même chaîne.

Là on va prendre ses jetons, on ne joue toujours à rien et on va tranquillement les changer contre un chèque à la caisse en sortant. Rien à dire.

Et l’argent est bel et bien blanchi. Même si ces méthodes permettent de traiter de gros montants, le blanchiment bancaire est, de loin, celle qui permet actuellement d’en recycler la majeure partie.

Certaines affaires ont permis depuis quelques mois aux autorités internationales de se faire une idée assez précise sur les mécanismes mis en œuvre. Comme on va le voir, les trafiquants ont su largement exploiter la mondialisation des transferts de capitaux qui caractérise la finance moderne.

Aéroport de Los Angeles, 27 novembre 1986. Craignant un attentat à la valise piégée, la police décide de faire sauter trois valises laissées dans un coin par leur propriétaire. Elles se révèlent inoffensives : elles contiennent deux millions de dollars en petites coupures ! La police américaine a, sans le savoir, mis la main sur un transfert de narco-dollars. Partout dans le monde, des passeurs transportent l’argent liquide, en utilisant les mêmes chemins et les mêmes techniques que pour transporter la drogue. L’objectif est de pouvoir déposer cet argent dans une banque. Mais pas n’importe quelle banque :il faut un guichet complaisant pour accueillir les liasses suspectes. En réalité, il existe principalement deux catégories de banques susceptibles d’accepter de tels dépôts : les banques installées dans des paradis fiscaux, qu’elles soient ou non filiales de grandes banques internationales, et les banques suisses.

« Les places financières offshore que sont les Bahamas, Panama, les îles Vierges, les îles Caïmans, Chypre, etc., ne sont pas vraiment regardantes sur la nature et l’origine des fonds qui sont déposés à plein tombereau.

Les autorités de ces petits Etats ont parfois permis aux banques de disposer de postes de débarquement spéciaux dans les aéroports, sans contrôles policier ou douanier contraignants.

Aux îles Vierges britanniques, une filiale de la vénérable Barclay’s Bank a même installé un héliport privé.

Dans tous ces endroits de la zone caraïbe, les trafiquants peuvent donc déposer tranquillement leurs liquidités en provenance directe de Colombie ou de Miami.

À ces paradis fiscaux, il faudrait ajouter toute une série de places financières où le fait de déposer une valise entière de billets de banque n’étonne personne : toute l’Amérique centrale, certaines place du Moyen-Orient (le Souk El Manach à Koweit, le Liban), la Malaisie, l’île Maurice, Hong Kong…

« La Suisse, c’est bien connu, offre depuis longtemps une entrée libre et illimitée pour l’or et les devises de toutes provenances. Il se réalise chaque année en Suisse 65 milliards de dollars de transactions diverses en billets, soit 8 % de l’ensemble de ces transactions dans le monde ! Et certaines affaires récentes ont mis en évidence le rôle particulièrement actif de quelques-unes des principales banques du pays dans le recyclage de narco-dollars : l’Union de banque suisse et le Crédit Suisse.

« Le système helvétique comporte deux phases. Dans un premier temps, les passeurs déposent de grosses quantités de narco-dollars chez un intermédiaire qui peut être un avocat, un notaire ou un agent de change.

En Suisse, ces professions ont la particularité de pouvoir fonctionner comme un établissement financier sans être soumis à la législation bancaire. Un passeur peut donc tout à fait légalement déposer une caisse entière de billets de banque dans le cabinet d’un avocat. Cette première opération correspond à ce que les spécialistes appellent le « prélavage ».

Dans un deuxième temps, après avoir perçu ses honoraires, cet avocat va déposer ces sommes dans des banques réputées, sans être obligé de révéler l’identité de son client. L’argent ainsi déposé sur un compte numéroté, en vertu du fameux secret bancaire suisse, est bon pour le service : on pourra effectuer des virements de compte à compte sur toute la surface du globe.

La Suisse, outre ces facilités, est très prisée en raison de la qualité du service offert : les transferts peuvent se faire en quelques heures seulement. « Mais pour justifier ces virements, encore faut-il pouvoir fournir des raisons honorables. Ces justifications constituent la seconde étape du blanchiment. Les techniques utilisées sont toujours assez simples quant à leur principe mais complexes dans leur mise en œuvre : les virements sont multipliés d’un point à l’autre du globe au profit de multiples intermédiaires ou hommes de paille. …

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Lien :  Le Pouvoir de la drogue dans la politique mondiale -Moncomble Yann –

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NARCOTRAFIC: de la cocaïne dans des sacs de riz d’un programme alimentaire de l’ONU

24 Sept. 2015, 00h10 | MAJ : 24 Sept. 2015, 00h44
Quelque 920 sacs de riz imprégné de cocaïne ont été interceptés le week-end dernier dans le port de Rosario, en Argentine
Quelque 920 sacs de riz imprégné de cocaïne ont été interceptés le week-end dernier dans le port de Rosario, en Argentine
STR/TELAM/AFP
Pour passer de la cocaïne d’Amérique du Sud en Afrique, des trafiquants argentins et colombiens ont trouvé une nouvelle méthode : imprégner de drogue du riz destiné à un programme de l’ONU de lutte contre la faim.Le chargement -920 sacs- a été intercepté le week-end dernier dans le port de Rosario, en Argentine, a annoncé mercredi le directeur général des douanes du pays, Guillermo Michel, jugeant le procédé «sophistiqué et innovant».
Un coup d’essaiD’après les enquêteurs, les trafiquants comptaient d’abord envoyer la marchandise au Brésil, première étape d’un long périple avec l’Europe comme destination finale. Il y avait au plus 30 kg de cocaïne. «C’était certainement un essai, et si cela avait fonctionné, ils auraient continué avec des quantités plus importantes», a estimé le fonctionnaire argentin.

Sept Colombiens soupçonnés de liens avec le cartel del Norte del Valle, quatre Argentins et un Guatémaltèque ont été arrêtés lors du coup de filet de la police argentine. L’Argentine est essentiellement un pays de transit et de blanchiment de l’argent de la drogue, provenant des régions andines et destinée au marché européen.

Leparisien.fr

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DNRED (OPERATION « EIGHTY»): GOD SAVE THE DGDDI !!

Pour initiés !!!

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solidaoEuh … ça va?!?

C’est un peu la question que l’on se pose quand on voit certaine frénésie ou agitation administrative.
La vaillante DNRED a donc «fêté» ses 80 printemps. La belle affaire … Un moment super sympa, avec discours chaleureux et sourires radieux sur les photos. Le tout aussi sec moins de 24 heures après, en une d’Aladin. Ça, c’est de la com …
Oui, c’est (juste) de la «com».
Pour qui?
Pour quoi?
L’affaire avait laissé les agents pour le moins indifférents. Le matraquage du lendemain en a, par contre, «gavé» plus d’un. Cette «énergie»
commence quelque peu à lasser et paraît surtout décalée par rapport au contexte.
Les agents ne se sont guère enthousiasmés. Voilà sûrement la marque de la toute puissance de ces p…de syndicats qui avaient encouragé une forme de boycott. Et bien, non. Même pas. Le mouvement fut en quelque sorte «naturel» et il montre bien la réalité du ressenti. Le côté «artificiel» de cette tendance administrative à être beaucoup plus dans l’image que dans le fait, n’en est que plus manifeste.
Sur les photos qui ont atterri sur tous les écrans, on peut se livrer à un petit jeu: «cherchez l’agent» .
On n’en voit pas pléthore … Quant à l’expo, c’est mignon, mais un rien grisounet. Mention spéciale pour les anciens: pour quoi donc avoir retenu l’opération de la rue Sedaine (2004) parmi les faits de gloire?!? «
Cheval de feu», (on s’en souvient plutôt sous l’appellation «Année du singe»(sic)…), avec le fugace Renaud Dutreil sous-ministre de l’époque, qui croyait être entouré de policiers, est quand même l’un des plus belles pantalonnades commises (imposées) par la DNRED.
Mais heureusement, on a de beaux discours, consultables en ligne (yeeesss…).
A ce propos, Hélène, quelle est donc cette analogie un peu curieuse avec la reine d’Angleterre ?!!? La DNRED serait une vieille dame, toujours digne. Ah non, c’est faux et inacceptable: la DNRED n’a jamais porté de
chapeaux moches!!! Mais à ce train (shuttle forcément) – là, et sans vouloir offenser la royauté britannique, pourquoi pas « la DNRED a mal à ses jambes » ou encore «la DNRED fait parfois pipi sous elle». Shocking! En plus, Queen Elisabeth va gaillardement sur ses 90 ans. Imaginons (sans vouloir lui porter la poisse) qu’elle décède dans les temps qui viennent, cela ferait vraiment une belle comparaison! Et qui pourrait bien faire le prince Charles? Le SNDJ? (faites voir vos oreilles …)
Allons, allons, Hélène … il faudra soigner les images!
Redevenons un peu sérieux. Cette affaire des 80 ans ne mériterait certes pas tant de battage. Mais elle entre bien dans cette espèce de course folle à une image créée de toutes pièces. Plus le contexte est incertain, plus on s’agite et on matraque des choses (en interne et en externe). Parfois, on en vient à se demander si cette administration n’est pas devenue un peu dingue ou si elle a perdu ses repères, entre la « comm » à deux sous et les cris «opérateurs, je vous aime!», on se pose des questions dans les rangs. Si nos hiérarques ne le voient pas (plus vraisemblablement, ils font comme si), c’est assez grave.
Enfin, gardons l’espoir. Et, pour rester dans les pas d’Hélène
: GOD SAVE THE DGDDI !!
section DNRED – Solidaire Douane
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ARGENTINA (Buenos Aires): intentaban traficar cocaína a España en rodillos para entrenamiento de ciclistas

Los agentes de la Administración Federal de Ingresos Públicos (AFIP), a través de la Aduana, realizaron el procedimiento en las últimas horas en el Aeropuerto de Ezeiza

17 de septiembre de 2015
Más de diez kilos cocaína fueron detectados en la Aduana cuando iban a ser enviados a la ciudad de Barcelona ocultos en rodillos para el entrenamiento de ciclistas.

Los agentes de la Administración Federal de Ingresos Públicos (AFIP), a través de la Aduana, realizaron el procedimiento en las últimas horas en el Aeropuerto de Ezeiza, donde se detectó la droga, un total de 10,4 kilos, en tres envíos internacionales, informaron fuentes del organismo.

En un procedimiento de rutina, perros entrenados utilizados por los agentes marcaron los rodillos, los cuales fueron revisados con un escáner, que mostró las irregularidades que terminaron siendo la droga.

Por el momento, no se habían producidos detenciones en torno al intento de contrabando de droga.

El cargamento que aparentaba corresponder a rodillos de entrenamiento de ciclistas de pista y montaña fue enseguida secuestrado y puesto a disposición del juez nacional en lo Penal y Económico número 4, Alejandro Catán.

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ARGENTINA: hallaron veinte kilos de cocaína impregnada en arroz en el puerto de Rosario

La droga iba a ser enviada por barco con destino a Europa. Hay nueve colombianos y cuatro argentinos detenidos, entre ellos un abogado

La serie de allanamientos realizados entre el último jueves y el sábado a la mañana en torno a un cargamento de arroz en el puerto de Rosario revelaron lo que sería uno de los más significativos botines narco de los últimos tiempos.

En un barco con destino al país africano de Guinea-Bisáu, se encontraron veinte kilos de droga impregnadas en 1.027 bolsas de grano, revelaron altas fuentes judiciales a Infobae. La metodología, para el narcotráfico en el país, es toda una novedad.

Europa sería el destino final, con Portugal y España como países sospechados: desde Rosario, el barco haría un paso por Buenos Aires para luego seguir rumbo a África.

La causa está a cargo del juez federal Sergio Torres en los tribunales de Comodoro Py, con allanamientos hechos por Gendarmería, Aduana y divisiones especiales de la Policía Federal. En procedimientos ordenados por el magistrado se secuestraron cerca de 5 millones de pesos y otra cantidad sin determinar en moneda extranjera. Hay detenidos por el cargamento: nueve colombianos y cuatro argentinos, con varios prófugos buscados.

Hay también un ala económica en la investigación: entre los detenidos de nacionalidad argentina figura un abogado, sospechado de ser el encargado de las finanzas de la banda. El material contable de los presuntos narcos ya está en manos de organismos como la UIF y PROCELAC para ser analizado.

Se sospechan, por otra parte, vínculos temibles: fuentes cercanas al expediente hablan de posibles lazos con casos recientes como el de una organización enviada a juicio oral por el fiscal Federico Delgado que intentó enviar 60 kilos de cocaína a Europa disimulada en un cargamento de biodiésel con el cartel de Los Urabeños, con su notorio presunto líder, Henry de Jesús Londoño, alias « Mi Sangre ».

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DNRED (Douane française): retour sur le « Narcotour » de l’agent infiltré NS 55

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RUSSIE: les douaniers russes saisissent 500 kilos de cocaïne dans un chargement de viande du Brésil

18:00 18.09.2015URL corto

Los aduaneros de la ciudad rusa de Kaliningrado detuvieron un lote de carne picada de producción brasileña en la que encontraron 490 kilos de cocaína.

“Durante el control aduanero del contenedor con carne picada congelada, proveniente de Brasil, (…) se hallaron ‘bricks’ con un total de 490 kilos de cocaína”, dice el comunicado de la aduana.

Hace tres semanas en el mismo puesto de control se interceptó otra carga con 172 kilos del estupefaciente, también proveniente de Brasil.

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VENEZUELA: porte-avions de la drogue et tremplin vers l’Europe et l’Afrique

Coke en stock (LXXXII) : le Venezuela, porte-avions de la drogue

Encore un avion « abattu » ?

On en été resté là, pendant quelques mois, jusqu’en ce jour où où le ministre des armées, l’ineffable Vladimir (Padrino Lopez) annonçait encore une fois la même chose encore : la chute présumée d’un avion de narcotrafiquant qui aurait été « abattu » par l’intraitable aviation bolivarienne ; à qui aucun avion porteur de drogues ne faisait plus peur, visiblement, comme le clamaient en cœur avec Lopez les officiels, sûrs de leur « terrifiante » aviation dotée de K-8 chinois. Effectivement, l’image montrée est éloquente : l’appareil est effectivement réduit à des cendres, à peine si on le reconnaît (la queue relevée en T semblant bien être celle d’un Beechcraft Super King 300, comme on peut le constater… un appareil connu (très connu, même, des vénézuéliens, comme on va le voir).

Un avion absolument pas « abattu » !

Un premier blogueur curieux et attentif s’étonne là encore de la version donnée  : l’appareil est resté bien en ligne, et n’a pas impacté le sol (il n’y a pas de cratère de visible) : son train est encore sorti (il s’est effondré dessus en brûlant) et surtout… ses hélices sont en drapeau (leurs pales grises ont deux traits blancs à leur sommet) signe qu’il s’était posé d’abord plutôt tranquillement et qu’il a été incendié après. Un terrible incendie, qui a ravagé tout le fuselage et laissé seulement visibles les fuseaux moteurs, bien noircis… et la queue, restée relativement intacte. D’après les vestiges, on a bien affaire à un Super King Air 300. Mieux encore, avec la découverte d’un second blogueur, qui laisse plutôt sans voix. Les vestiges visibles des dessins figurant sur la queue pointent en effet selon lui… vers le fameux YV2351 qui a servi à faire le show à Tareck El Aissami, (voir l’épisode précédent) !!! Indubitablement, on a affaire au même appareil, et donc à une sérieuse mise en scène, car l’avion a à nouveau été sorti de la base militaire de la Carlota pour être disposé en plein Apure !!! Quelle mascarade ! Le gouvernement vénézuélien n’hésite donc pas à sacrifier des appareils valant encore quelques centaines de milliers de dollars pour faire croire à l’efficacité de sa lutte contre le trafic de drogue, mettant de ce fait sérieusement en doute cette dernière !!! En conclusion, le Beechcraft aura assuré aussi deux fois le show !!!

Le Venezuela, porte-avions des appareils bourrés de coke

Le fait est, et c’est indéniable, que le Venezuela est devenu un véritable porte avion pour porteurs de drogues, avec des appareils parfois dissimulés dans la jungle, en attendant qu’on vienne tout simplement les utiliser. C’est ce qu’on avait déjà découvert le 20 septembre 2012 lorsque le « Service d’Intelligence bolivarienne » (ou Sebin), tombe (par hasard ?) sur un avion abandonné, un Cessna 421 blanc et bleu, immatriculé B-KDP, dissimulé sous des filets de camouflage sous les arbres, en plein parc national Aguaro Guariquito, près de la municipalité Sebastian Francisco de Miranda, dans l’État de Guarico. Autour de l’avion, il y a 22 fûts de kérozéne dont 7 encore pleins et 15 trouvés vides. L’appareil n’était qu’à quelques mètres d’une piste de décollage et d’atterrissages clandestins ! L’avion avait tout du candidat à la traversée de l’Atlantique, comme ses confrères décrits ici. Ce n’était pas le premier ainsi découvert « prêt à l’emploi » sous un filet de camouflage. Le 27 octobre 2011, c’est un Beechcraft King Air 200 qui avait été trouvé de la même façon au lieu dit de “Las Matas” a 54 miles à l’est d’Elorza.. L’avion immatriculé N-871C, d’une valeur de 2,5 millions de dollars attendait sagement son tour… l’avion avait été volé quelques jours auparavant vers 3 heures du matin, alors que l’aéroport d’El Higüero (Joaquín Balaguer), en République Dominicaine, était encore fermé (ici en photo, à Punta Cana, autre fief du transit de la drogue).

Une épidémie de bimoteurs en Apure

Et les bimoteurs ou même les biréacteurs tombent comme à Gravelotte, dans l’état d’Apure. Venant directement de Colombie. Ou plutôt se posent, et sont incendiés par l’armée, mais sont présentés comme ayant été abattus par l’armée. Des blogueurs suspicieux le relèvent vite en effet, en remarquant sur la plupart des photos des bimoteurs présentés comme « abattus », le train de l’avion, encore visible malgré la quasi-incinération est sorti et les hélices restées en drapeau, signe que l’appareil s’est posé tranquillement avant d’être incendié. L’armée bolivarienne maquille manifestement les faits, en prétendant avoir « abattu » ces avions, qui se sont soit posés sous la contrainte, soit plutôt ont été découverts après coup, ce que l’on suppose davantage avec la volonté montrée de vouloir en faire à tout prix des victoires aériennes. Et comme aucune boîte noire n’est jamais montrée ni étudiée sur les biréacteurs incendiés (les petits bimoteurs à hélice n’en ayant pas), on se convainc vite que là encore, c’est bien l’armée qui efface les traces d’un trafic compromettant pour elle, davantage que des appareils poursuivis par des hypothétiques avions vénézuéliens. Les vénérables F-16, achetés par le prédécesseur de Chavez en 1983 paraissent fort mal lotis pour en effectuer la chasse, et quand aux fameux K-8 chinois montrés en exemple par ce même Chavez, la flotte s’en est réduite, avec le crash d’un appareil lors… d’une démonstration aérienne destinée à fêter l’anniversaire des forces aériennes bolivariennes.

La grande esbrouffe du pouvoir

Non, résolument, tout est du flanc, et fort peu de crashs montrés dénotent d’une chute de l’appareil (ici à gauche un avion retrouvé – incendié au sol- à Pedro Camejo danss l’Apure) un ou deux exemples seulement montrent un avion lourdement tombé à plat, moteurs enfoncés dans la boue (comme celui ci-dessus avec un avion piloté par un jeune pilote colombien : celui-là est vraiment tombé de haut, tel quel , et pourrait avoir été abattu : mais c’est pratiquement le seul dans ce cas Cet avion, un Beechcraft Super King Air avait ainsi annoncé comme volé le 25 mai dernier à Atlixco au Mexique dans l’état de Puebla. Son propriétaire, qui venait juste de l’acheter sur une adjudication du gouvernement mexicain (le Secrétariat des Finances et du Crédit public ou SHCP, l’avion aurait donc pu faire l’objet déjà d’une saisie précédent pour trafic de drogue !) avait été menacé chez lui (ou plutôt on l’avait appelé pour dire que son enfant avait été enlevé, ce qui était faux !) s’il ne donnait pas par téléphone à l’aéroport les codes permettant de faire voler l’avion. L’homme déposera le 27 mai une plainte au commissariat portant le numéro 1127/2014 pour dénoncer les faits. Le 28 mai, on retrouve l’appareil crashé, profondément enfoncé dans la boue d’un terrain de l’Apure au Venezuela, l’occasion pour l’impayable général Vladimir Padrino López, de faire le fanfaron et Twitter une photo avec la légende : « Une fois de plus notre FANB (la force aérienne bolivarienne) a fait respecter notre souveraineté. Un King-Air 300 abattu au sud-est de Bruzual, Apure ». Celui-là, en effet, pourrait l’avoir été…

L’affaire n’est pas pour autant terminée, une famille mexicaine cherchant depuis le 26 son fils, le pilote professionel Mario Nocove Fernando Muñoz découvrant l’information s’inquiétant du silence de leur enfant. C’est le 13 juin où le journal El Universal a publié un (excellent) article intitulé : « Apure, zone à risque pour les avions ». Le fils aurait été contacté en mai pour faire un voyage en Colombie, puis pour se rendre ensuite à Mexico où il a été hébergé à dans l’hôtel Century Zona Rosa, d’où il avait affirmé être fatigué par les trajets aériens. Le 26, son ex épouse l’avait eu une dernière fois au téléphone… il appelait, selon, elle de Bogota même, où elle-même réside . Le 6 juin, le père de Fernando se rendait auprès de son ex belle fille, qui reçevait toujours des coups de fils de personne ayant croisé son fils, dont un dénommé « Kiko » qui lui a appris la mort de son fils… à Bruzual. Lors d’un rendez-vous avec le dénommé « Koko », le père apprenant par la même occasion qu’il y a quatre endroits concernés par le trafic et où se trouverait sans doute le corps de son fils : le premier est bien sûr le Mexique, le second la zone de Bruzual les, troisième et quatrième étant Guasdualito au Venezuela et Arauca, en Colombie, décrivant ainsi les points-clés du trafic. Le trajet effectué par le bimoteur était sans aucun doute celui d’Arauca-Bruzua, le trajet « parallèle » étant de Bogota-Guasdalito.

Une découverte de plus

Avec toujours la façon de montrer les choses allant dans le sens d’avions « interceptés en vol », ce qui est rarement le cas. Le 9 février, un hélicoptère (Puma) de l’armée venezuélienne survolant l’Apure se fait accueillir par une volée de mitraille. L’engin est alors au dessus de Cararabo, à 25 km seulement de la frontière, à proximité de Cinaruco, dans la petite municipalité de Pedro Camejo de Apure.  Aucun blessé chez les militaires, qui posent leur Puma à côté d’un nouveau venu : un Embraer 820, avec de « fausses immatriculations » selon les venezuéliens. Effectivement : sur les côtés du fuslage (où l’on peut voir des impacts de balles en réponse des militaires), on découvre des… autocollants découpés à la va-vite et mal collés, annonçant le YV-2155 (c’est le numéro d’un Cessna 402B en fait). Sa silhouette est reconnaissable de loin : c’est le Piper PA-31 Navajo construit sous licence au Brésil (le reportage photo est ici) !  Dedans, l’armée découvre, encore sagement ficelés, des paquets faisant plus d’une tonne au total de cocaïne. Et aux côtés de l’avion intact, des bidons d’essence pour le remplir : visiblement, celui là avait envie de redécoller !  Le communiqué des vénézuéliens évite soigneusement, comme on peut le voir d’indiquer l’origine exacte de l’appareil. Faut dire que c’est une… nouveauté (les Embraer de ce type sont plus rare que les Piper d’origine). Mais une recherche approfondie nous fait découvrir l’oiseau qui a gardé sa livrée d’origine : c’est bien le PT-LHO, photographié ici au São José do Rio Preto Prof. Eribelto M. Reino… au Brésil !!! Un Embraer N°820122 qui se trouve facilement, car, surptise, il figure sur Wikipedia  ! Les trafiquants ont-il eu recours à l’Encyclopédie du net pour le choisir, voilà qui est quelque peu surprenant !

Les erreurs à répétition de Padrino

Quant au ministre de la défense vénézuélienne, Vladimir López Padrino, devrait surtout réviser ses gammes, car ça cafouille toujours autant au sommet de l’Etat, dès qu’il s’agit d’expliquer les « interceptions » d’avions de la drogue.. Le 13 juin 2014, il annonce ainsi que ses avions ont « abattu » un « Beechcraft C90 king Air » dans l’Etat d’Apure. Pour fêter ça, il poste sur son compte twitter une photo où il spécifie lui-même le type de l’appareil « abattu ». L’homme est un habitué : il avait déjà fait de même en décembre 2013 avec un autre appareil, visiblement posé au sol et non abattu. Manque de chance pour lui, cette-fois ci ça n’est absolument pas un C-90 à turbopropulseurs, et certainement pas non plus un avion « abattu », mais une fois encore un appareil incendié une fois au sol, visiblement. Les moteurs encore reconnaissables sont des moteurs classiques de type Lycoming en cylindres à plat. Les caractéristiques, plutôt, d’un Piper Navajo. La roulette avant encore munie de son compas d’amortisseur et les entrées d’air des moteurs confirment en effet le type de l’appareil. Même boulette en septembre, mais pas sur le même registre, avec un avion qui s’est écrasé à Casigua el Cubo près de Jesús María Semprún, à 60 km environ du lac Maracaibo.

Des cadavres pris en otage !

Cette fois-ci, c’est bien un Beechcraft, immatriculé YV1537, et on ne parle plus cette fois d’avion « abattu ». Il venait de décoller d’Anaco, près de Santa Bárbara, dans l’Etat de Zulia. Mais on indique tout d’abord que « pour des raisons de sécurité les sauveteurs ne peuvent pas atteindre le site, car seule la Sebin est autorisée à le faire, car c’est dans une région près de la frontière colombienne, et apparemment des information indiquent que l’avion est lié au trafic de drogue »’. Les indications suivantes précisant que les trois occupants de l’appareil ont été retrouvés morts. « Ils ont trouvé les corps sous les décombres de l’avion. Efrain Alberto Blanco Castro était le pilote le navire. Il était accompagné par Gerardo José González Villarroel en tant que copilote et José Luis Turnes Muria en tant que passager. Une source policière a déclaré que l’Armée et la Sebin ont bouclé environ 10 km autour de la zone de l’incident ». Un cliché montre en effet l’appareil, dont le corps central a été incendié, à la suite du crash, pense-t-on. Un site internet, étrangement, montre une autre photo du crash ; mais avec les mêmes commentaires : or c’est un tout autre crash, celui survenu en novembre 2013 en Bolivie à un avion d’Aerocon Airlines, un Swearingen 227 fort reconnaissable par ses grandes jambes de train. On en reste là, quand le 25 septembre qui suit, coup de théâtre : Efrain Castro et Alberto González Blanco José Gerardo Villarroel, âgés respectivement de 54 et 26 ans, signalent à leurs proches qu’ils sont tous deux vivants, et communiquent à la presse une bien étrange histoire : ils afffirment que « leur passager, José Luis Turnes, a tenté de s’emparer de l’aéronef Beechcraft King 90, numéro YV1537, appartenant à l’entreprise Restinca, (il est répertorié comme appartenant effectivement à « Repuestos y servicios tecnicos industriales c.a. ») alors qu’ ils étaient à environ 20 minutes de vil après le décollage, entre Anaco et Santa Bárbara del Zulia, vendredi à 17h30. L’histoire contée par White et Villarroel dit que Turnes les a menacés avec une arme et forcés à atterrir sur un chemin de terre, à 6 km de Casigua Le Cube. Il a également obtenu d’éteindre le dispositif qui permet la localisation de l’avion. Ils ont dit qu’ils ont ensuite été aveuglés par un bandeau et placés dans un véhicule, avant d’être libérés à San Fernando. Ils n’indiquent pas pourquoi. L’aéronef a subi un dysfonctionnement après l’atterrissage. Les sources du service de sauvetage que l’appareil a été remorqué avec un tracteur vers une zone boisée et incendié ». L’avion, encore une fois a été incendié alors qu’il était au sol. Pourquoi donc Padrino a-t-il menti, en laissant les familles des « disparus » dans l’incertitude, on ne le saura jamais. Début mars de la même année, il avait déjà posté sur son compte twitter une photo d’appareil incendié à Guasdualito, en Apure, dont on ne distinguait plus que la queue noircie, en affirmant qu’il avait aussi été abattu (notez le « copyright Vladimir Padrino »… ). Sans préciser autre chose sur l’avion, un Beechraft C-90 dont on ignore encore tout à ce jour… un de plus ! Pas davantage en effet de renseignements dans la bible « AviationSafetyNetwork » !!! Même pas le numéro de série !!!

Le tremplin vers l’Europe et l’Afrique

Au bilan final, le 3 novembre dernier, José Ignacio Mayorca, du magazine vénézuélien El Nacional, parlait désormais du Venezuela comme le « trampoline » des vols de drogue vers le monde entier, le tremplin plus exactement. Les avions y rebondissent en venant de Colombie ou du Pérou, où viennent charger leur cargaisons de coke en venant du Mexique, pour y repartir aussitôt (ou dans les pays voisins). « Le rapport et les comptes du ministère de l’Intérieur, Justice et Paix de 2013 indiquent qu’au cours de cette année (…) l’impunité pour les vols illicites dans cette période a été de 63% (…). Nous sommes devenus comme un tremplin pour la drogue (…). La FANB a trouvé des preuves que les pilotes des vols illicites, font ces voyages la nuit et se posent sur les pistes dans des États comme ceux de Bolívar et Falcon, guidées par des systèmes de positionnement par satellite. Sur des pistes improvisées balisées avec des ampoules ou des torches « . Le même journaliste, en parlant du dernier Gulfstream II atterri en pleine piste de terre, décrit dans ces récents épisodes, évoquait « une opération illégale majeure « . On ne saurait moins dire. Demain nous plongerons un peu plus encore dans les compromissions gouvernementales vénézuéliennes, si vous le voulez bien, qui mettent en danger sa démocratie, en laissant les militaires véreux faire ce qu’ils souhaitent (à savoir s’enrichir !). Nous sommes loin encore, pourtant, d’en avoir fini avec les avions de la drogue au Venezuela…

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxii-le-venezuela-160618

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FRANCE (les cadavres dans le placard de Charly): pour Boulin, l’affaire est dans le SAC

 
Boulin

Les cadavres dans le placard de Charly (14) : pour Boulin, l’affaire est dans le SAC

Et pour terminer cette série, la mort d’un autre ministre, encore plus révélatrice des turpitudes opposant les giscardiens aux gaullistes. Un combat à mort, dont a fait les frais Robert Boulin… son affaire vient de connaître avant hier un ultime rebondissement. On notera simplement qu’on ouvre à nouveau son épais dossier une fois Charly disparu. Une coïncidence qui en dit long sur les méandres de l’affaire… une des pires de la carrière de Jacques Chirac, vers qui converge, il faut le dire, l’ensemble de l’enquête.

jacques-chirac-et-edouard-balladur-6c611-e86c8Les relations entre giscardiens et gaullistes ont toujours été exécrables. C’est le Canard Enchaîné qui suit le décès de Charly avec une page entière consacrée à la disparition d’un de ses meilleurs clients côté bons-ou mauvais- petits mots, qui nous le rappelle de façon plutôt amusante : « En pleine campagne présidentielle de 1981, et juste après l’affaire des diamants de Bokassa, révélée par « Le Canard », de mystérieux commandos piratent les affiches électorales de Giscard. De petits papiers en forme de diamant sont collés à la place des yeux sur les portraits du président sortant. Effet électoral garanti ! Attribuée à tort aux Jeunes socialistes, l’initiative vient, en fait, de Pasqua et de ses amis du SAC (Service d’action civique), une officine gaulliste où se croisent barbouzes et truands, et qui a longtemps compté Charly parmi ses dirigeants. Cinq ans plus tard, en 1986, une brochure aussi anonyme que fielleuse, intitulée « L’autre visage de Raymond Barre », sort à la veille des législatives. Il s’agit alors de couper la route de Matignon à l’ancien Premier ministre de Giscard. Coïncidence ? Quelques mois plus tard, alors que Pasqua de vient Ministre de l’Intérieur, une vague de cambriolages frappe successivement Raymond Barre et son entourage, puis des proches de Mitterrand. Chaque fois, des dossiers ont été fouillés ou ont disparu. Et Charly de jurer, la main sur le cœur : « Ce n’est pas moi qui les ai volés. J’ai bien rigolé quand j’ai vu ça, mais ce n’est pas moi. » Parole d’expert… »

images-3-21-73609-d62aaL’homme n’a jamais hésité à flinguer… en politique, et sa cible préférée a toujours été les centristes, qu’il détestait. Pensez-donc, aucun n’avait aimé De Gaulle. Crime de lèse-majesté, pour Charly. Le plus gros coup de l’homme de chez Ricard demeure quand même, en ce cas, l’élection du rival de Giscard. Et pour ça, il va y mettre les moyens, et surtout, mouiller tout le monde, ce qu’il adorait faire : « pour mettre le plan de son leader –faire battre le président sortant– sur orbite, Pasqua n’hésite pas à actionner les plus secrètes officines », comme le raconte Frédéric Charpier dans son livre, Les Officines. Trente ans de barbouzeries chiraquiennes,publié en 2013 aux éditions du Seuil« Pour faire battre Giscard, on est même prêt à faire alliance avec l’ennemi socialiste à condition, bien sûr, que cette alliance reste secrète », écrit Charpier. « Charles Pasqua a convaincu Jacques Chirac de franchir le pas, sans scrupule ni états d’âme, en appelant à voter Mitterrand. » Reste à trouver un intermédiaire de contact : ce sera Philippe Dechartre, un temps vu aux côtés de Jacques Foccart et du « sulfureux » note Slate Colonel Barberot. En 1981, il est secrétaire général du Mouvement socialiste pour la solidarité par la participation, une organisation satellite du RPR. En tant que « gaulliste de gauche », il veut appeler à voter Mitterrand. L’idée est d’envoyer une lettre à tous les adhérents du RPR… mais ça coûte cher (rappelons aux plus jeunes qu’Internet, Facebook et Twitter n’existaient pas à ce moment-là !). On s’accorde sur William Abitbol, un des conseillers de Charles Pasqua, membre du RPF, député européens et souverainiste (?) : or c’est une ancien militant d’Occident, d’extrême droite, pour la rédaction du texte. Pasqua fournit la liste, fournie par Dominique Vescovali, adjoint au maire du XIIIe arrondissement de Paris. Il y a 800 000 adresses à faire, et le coût de l’opération avoisine le million de francs. Giscard, qui avait ses propres espions, se doutait de la manœuvre dans son dos. Il téléphonera à une permanence RPR pour demander pour qu’il il fallait voter. Il se verra répondre « pour Mitterrand ».

giscard-2-350d3-285d3En 2006, la plaie n’était toujours pas refermée : Giscard se déclarant toujours « victime d’un complot », affirmant que Mitterrand lui avait dit ‘il n’aurait jamais été élu en 1981 « sans l’apport des voix de Chirac », ce que Pasqua avait nié, comme il savait si bien le faire…. en 2009, il rajoutera une couche en clamant que Bongo avait aussi financé la campagne de Chirac. Ce qui est aussi exact, ce que lui avait confirmé Bongo en personne ... « Il a expliqué qu’en 1981, « normalement on n’acceptait pas des versements de fonds provenant de pays étrangers qui soutenaient des candidats en France ». Il était président de la République quand il a appris « que Bongo soutenait financièrement Jacques Chirac ». Il explique alors avoir appelé le président gabonais et lui avoir demandé très directement si tel était le cas. Après « un temps mort », Omar Bongo lui répond finalement « Ah, vous le savez ». A partir de ce moment là Valéry Giscard d’Estaing a « rompu (ses) relations personnelles avec lui ». Un dossier sérieux, qui avait vu Charles Pasqua, ancien ministre de l’Intérieur, mis en examen dans l’affaire Elf au Gabon : et qui avait finalement bénéficié d’un non lieu… comme à l’habitude, dira-t-on….

barre_avec_vge-000_arp1311552_retaillee-55f36-71012Une ambiance délétère donc régnait entre les deux partis. Elle existe toujours. Giscard, en quête d’un nouveau premier ministre à la place du fort peu charismatique commence à s’intéresser à Robert Boulin. Barre a remplacé Chirac, qui a claqué la porte en 1976 avec fracas. L’homme affiche 15 ans de carrière ministérielle, a été ministre sous DeGaulle et Pompidou, et sa réputation d’intégrité n’est plus à faire, il est alors ministre du Travail en 1979. Mais il y a un hic : Boulin est gaulliste, et les fidèles de De Gaulle ne peuvent supporter qu’un des leurs trahisse leur cause pour rejoindre Giscard, qu’ils détestent tous de façon viscérale.tournet-1e60d-df5ea Alors, pour empêcher cela, on va mettre en place une campagne de dénigrement, lancée d’une officine dont la méthode rappelle beaucoup celles du SAC. L’homme est réputé irréprochable ? « On » lui – découvre un petit bout de terrain à Ramatuelle, où il a fait bâtir une petite maison de vacances, acquis par l’intermédiaire d’un « ami », appelé Henri Tournet. On l’a un peu oublié depuis, mais Tournet était aussi l’ami et l’associé de Jacques Foccart (qu’il a connu quand il s’appelait encore Jacques Koch-Foccart), membre fondateur du Service d’action civique… avec Charles Pasqua. Après l’affaire, il s’était exilé à Santiago du Chili… certainement par peur de représailles. Pourquoi avait-il mis autant de distance avec… Ramatuelle. Qui avait pu lui faire aussi peur ???

boulin-0c355-8cad9Selon Boulin, l’achat provenait de l’héritage de sa mère. Mais la presse s’en est déjà emparé : Minute et Le Canard enchaîné avaient révèlé que l’opération était douteuse… en se fiant à des déclarations de celui qui se serait présenté comme l’ami du ministre, un dénommé « Patrick Blanck« , un « communicant » désireux d’aider le ministre qui en fait ne souhaitait en rien en faire la publicité ! Fait moins connu, un proche, Luc La Fay fut pendant sept ans le conseiller en communication de Robert Boulin, décrira l’envoi à son cabinet d’une « double page à paraître dans un journal mettant en cause son fils, Bertrand, dans une affaire de pédophilie. Tout était faux, mais il en a été très affecté ». En somme, on a cherché à le miner, pour le pousser au suicide. L’opération sent fort le coup fourré politique de la grande période de l’OAS et du SAC !!!

On songe aussitôt à un Chirac pas du tout décidé à laisser son rival lui prendre une partie de son électorat. « Dès le printemps de 1979, la désignation, à Caen, d’un jeune et fougueux juge d’instruction, Renaud Van Ruymbecke, pour s’occuper du dossier de Ramatuelle – soutenu par un parquet qui se charge de pousser les feux – convainc Boulin qu’on ne lui fera pas de cadeau. Que son image d’homme intègre est en cause. Au moment précis où il voit s’entrouvrir, devant lui, les portes de Matignon. Ne parle-t-on pas de lui pour succéder à Raymond Barre à la tête du gouvernement ? La consécration, pour le maire de Libourne, de vingt ans d’une vie politique sans histoire. Une opération qui, dans la perspective de la présidentielle de 1981, renforcerait la position de Valéry Giscard d’Estaing en lui ralliant l’aile tiède du RPR. Mais qui ôterait, du même coup, toute chance au chef du parti, Jacques Chirac. Boulin n’en serait certainement pas marri. Il tient en piètre estime l’ambitieux Corrézien. Il n’a guère apprécié de le voir jouer Giscard contre Chaban lors de la consultation de 1974. Ni la manière dont, quelques mois plus tard. Chirac a conquis le secrétariat général de l’UDR opération que Boulin a osé appeler un « coup de force scandaleusement antidémocratique » et qui l’a poussé à quitter, un temps, le parti » écrit l’Express en 1988.

corps-2-80c09-4254eLe 30 octobre 1979 on le retrouve noyé dans l’étang du Rompu à Saint-Léger-en-Yvelines… dans 50 cm d’eau. C’est à à peine 200 mètres de la D138, qui relie Saint-Léger-en-Yvelines à Montfort-L’Amaury. Un des policiers ayant retrouvé le corps avait été appelé le 30 octobre 1979 à 7 heures avec ses hommes pour un « renfort aux étangs », avec pour « mission de rechercher ‘une haute personnalité susceptible de mettre fin à ses jours’ ». Ils seront selon lui « dessaisis » de l’enquête « 30 minutes » après la découverte du corps ». Ce policier c’est Francis Deswarte, qui remet en cause en 2011 la thèse officielle du suicide : « Je suis catégorique. Robert Boulin n’est pas mort noyé. Ce n’est pas possible. Il était quasiment à quatre pattes. La tête hors de l’eau ». Voici les propos de Francis Deswarte à l’époque chef à la brigade motorisée de Poissy (Yvelines) et aujourd’hui retraité. Dans un entretien au quotidien gratuit 20 Minutes publié jeudi, Francis Deswarte précise qu’il a été le premier à apercevoir le corps à la surface de l’étang. « Ma conviction, c’est qu’il tentait de ramper jusqu’à la berge. Et puis, il avait des traces sur le visage. Comme des griffures rouges », ajoute-t-il. « Il était à genoux » et « regardait vers sa voiture », une Peugeot « 305 » garée tout près, insiste-t-il. Francis Deswarte, 70 ans aujourd’hui, assure aussi que « deux ou trois mois plus tard », lors de l’audition, « les gendarmes ont voulu (lui) faire changer (sa) version ». « Alors que je parlais des traces sur son visage, ils m’ont expliqué que les pompiers avaient fait tomber le corps en le sortant de l’étang. Mais ce n’est pas vrai. J’étais là. Les pompiers l’ont sorti sans aucune difficulté », ajoute-t-il. « J’ai entendu beaucoup de mensonges. Il est temps de dire la vérité », dit encore le gendarme pour expliquer sa décision de parler. « 

Un Boulin, manifestement mort avant la date avancée pour son suicide matinal : « en septembre 2005, Yann Gaillard, sénateur (UMP) de l’Aube, ancien directeur de cabinet de Robert Boulin, confirme aux policiers avoir appris le décès du ministre du travail, à l’hôtel Matignon, vers 2 heures du matin le 30 octobre 1979, de la bouche de Philippe Mestre, directeur de cabinet du premier ministre Raymond Barre. Cette affirmation contredit les informations inscrites au dossier, selon lesquelles le corps de Robert Boulin avait été retrouvé le 30 octobre 1979 à 8 h 45 par une patrouille motocycliste, dans un étang en forêt de Rambouillet, face contre terre, noyé dans une cinquantaine de centimètres d’eau. Interrogé à son tour, M. Mestre dément ces allégations. Dans un ouvrage du journaliste Benoît Collombat – Un homme à abattre (Fayard) –, d’autres témoins, dont Raymond Barre, corroborent la version de M. Gaillard. L’ancien premier ministre (1976-1981) de Valéry Giscard d’Estaing se souvient avoir été alerté de la disparition de Robert Boulin vers 3 heures du matin. Même version chez Marie-Thérèse Guignier, membre du cabinet de M. Boulin. Elle aurait été réveillée, entre 1 h 30 et 2 heures, dans la nuit du 29 au 30 octobre 1979, par le procureur général de Versailles Louis-Bruno Chalret, qui lui aurait annoncé que le corps de Robert Boulin venait d’être retrouvé ».

Le problème, le gros problème, c’est que le fameux Louis-Bruno Chalret est aussi… une barbouze du SAC !!! « L’amie intime de ce magistrat très spécial, Marie-Thérèse Guignier, une proche des milieux gaullistes, ancienne collaboratrice de Robert Boulin (Fonction publique, Santé), nous avait confirmé, lors de plusieurs entretiens que Chalret avait immédiatement prévenu les principaux services de l’Etat et l’Elysée grâce au REGIS (Réseau électronique gouvernemental inter-administratif spécial), l’interministériel de l’époque, avant de se rendre sur place, à l’étang Rompu, où le corps de Boulin a été retrouvé, avec une équipe d’hommes de confiance, que Chalret avait alors qualifié de « gendarmes ». Quelques jours plus tard, le Procureur général confie à son amie : « C’est un truc à emmerdes. On a tout fait minutieusement comme il fallait. J’ai tout surveillé. Rien n’a été laissé au hasard. » « Chalret était l’homme qu’il fallait pour ce genre de choses » , nous explique Marie-Thérèse Guignier. »

Un drôle de procureur que ce Chalret, comme avait pu le constater France-Inter :  « c’est un document explosif jamais entièrement dévoilé jusqu’ici. Dix pages d’écoutes téléphoniques de la Préfecture de police de Paris faisant état de « liens étroits existant » entre l’avocat Pierre Lemarchand, député de l’Yonne dont le nom est cité dans l’affaire Ben Barka, le magistrat Louis-Bruno Chalret qu’on retrouve dans l’affaire Boulin, et « des membres de la pègre ». Ce document daté du 22 novembre 1966 se conclut ainsi : « La nature des relations entre le député et la pègre est abondamment démontrée : il s’agit d’un trafic d’influence d’autant plus sordide et plus scandaleux qu’il touche le haut banditisme, le plus difficile à maîtriser. » C’est le Journal du dimanche, le 29 novembre 1981, qui évoque pour la première fois l’existence de ces écoutes, mais de façon partielle, en citant quelques extraits mettant en cause Pierre Lemarchand. Outre Pierre Lemarchand, ces écoutes mettent en évidence le rôle central joué par le Procureur général, Louis-Bruno Chalret, alors détaché auprès du ministère de l’Intérieur dirigé par Roger Frey. » A ce stade, difficile de parler de coïncidence !!!

sanguiUn cas plutôt étonnant, donc dénoncé par Lucien Aimé-Blanc en personne : Lucien Aimé-Blanc revient sur le parcours de Chalret dans les années 1960 auprès du ministre de l’Intérieur, Roger Frey, chargé de la lutte anti-OAS, aux côtés notamment d’Alexandre Sanguinetti (voir plus haut), en liaison avec le SAC et des truands « chargés d’infiltrer l’OAS ». « Chalret était un personnage central chargé d’organiser les libérations conditionnelles de voyous, explique Lucien Aimé-Blanc. Le contrat était simple : on vous fait sortir de prison, mais vous travaillez pour nous ! » « Chaque fois qu’on arrêtait des truands [liés au gang des Lyonnais] à la BRI, trois-quatre mois après, ils étaient relâchés, après intervention de Chalret », ajoute Lucien Aimé, qui rappelle les 10 pages d’écoute le démontrant… on peut croire au hasard, certes, mais l’apparition d’un tel personnage au milieu de l’affaire fait davantage pencher vers l’assassnat de type barbouzard qu’autre chose…. « Pour Lucien Aimé-Blanc, Chalret était « l’homme idoine » pour « écraser » l’affaire Boulin et « donner une orientation différente à l’enquête de ce qu’elle aurait dû avoir. » Alexandre Sanguinetti, un des fondateurs du SAC, déclarera avant sa mort devant Jean Charbonnel connaître « le nom des deux assassins de Robert Boulin » ; celui du commanditaire et celui de l’exécutant. « Jean Charbonnel convient que la chose lui était apparue tellement énorme qu’il l’avait prise pour de l’outrance. « Le nom du commanditaire, si c’est bien lui, est très connu. Celui de l’exécutant ne me disait rien en 1979. Depuis, je me suis renseigné. L’un comme l’autre sont encore en vie. Si la justice veut les interroger, il faut néanmoins qu’elle se presse (ça date de juillet 2015). » Cela signifiait nécessairement que l’un des deux sentait sa fin prochaine. Selon Sanguinetti, ce n’était que la suite des autres meurtres expliqués dans l’épisode précédent : « selon lui, si la confidence de Sanguinetti s’avérait exacte, cela provoquerait aujourd’hui encore un séisme politique. « Si personne n’a rien voulu voir et entendre, c’est que les répercussions auraient été trop fortes, sans doute. » Comment une telle chose a-t-elle pu se produire ? « Nous vivions une période de transition. C’était la fin du gaullisme gaullien (…) Les réseaux issus de la guerre, de l’OAS, ceux du SAC étaient encore actifs, sans véritable chef à la tête. Les barons du gaullisme, dont certains avaient lâché Chaban en 1974, avaient créé du vide. Les meurtres de Brooglie, Boulin et Fontanet ont eu ce vide pour toile de fond. » 

buck-77fb4-f4316-1Or le jour de son décès, Boulin qui avait dit à sa femme qu’il allait régler ses problèmes et dit à Ivan Levaï à un cocktail que « demain mes détracteurs seront confondus » avait rencontré le dénommé Heman Stromberg (ici à gauche), qui était membre… du SAC. Une autre barbouze. Une de plus. L’homme sera entendu par la police. Boulin lui aurait remis des documents, ainsi qu’au député RPR Charles Bignon. Selon les deux, Boulin aurait discuté l’après-midi même à Montort-Lamory avec Alain Peyrefitte (le Garde des Sceaux) et Christian Bonnet (le ministre de l’Intérieur), le rendez-vous avec Herman Stromberg étant pour extrader Tournet en Amérique du Sud. Un autre véhicule inattendu était présent avec à bord Erst Sigrist, associé suisse de Tourrnet, accompagné de gorilles et du dénommé Kopp, un membre connu de la French Connection : c’est un ancien nazi devenu le chimiste du trafic d’opium !!! Stromberg et Bignon auraient retrouvé Boulin « inanimé » (déjà mort) au bord d’un chemin, une fois les gorilles repartis . Des policiers leur disant alors de partir…(tout est visible ici). Tournet niera tout. Selon le reportage, Boulin s’apprêtait à dénoncer les agissements de Paul Nemegyei, faux-médecin roumain devenu propriétaire de plusieurs cliniques escroquant la Sécurité Sociale. Lui aussi décédera au bob moment : « le décès de Paul Nemegyei a été annoncé très opportunément, alors que la justice se rapprochait dangereusement de lui. Personnage trouble de la Ve République, il avait ses introductions dans plusieurs cénacles du Tout-Paris. Son nom apparaît notamment dans l’affaire des terrains de Ramatuelle, qui avait permis de piéger le ministre gaulliste Robert Boulin afin de le discréditer et donc, de l’éliminer de la vie politique. S’il n’avait pas bénéficié de protections haut placées, Paul Nemegyei aurait-il pu obtenir des pouvoirs publics qu’ils effacent l’ardoise des ses escroqueries ? Toujours est-il qu’en 1986 le préfet de Seine-Saint-Denis impose le rachat de l’ex-clinique Victor-Hugo par les Hôpitaux de Saint-Denis, au prix exorbitant de 12,5 millions de francs. Soit 2,3 millions au-dessus du prix fixé par les Domaines ! Au total, 33 millions de francs d’argent public seront engloutis dans le rachat et la mise en conformité d’un établissement qui, bien que basé à Pierrefitte, a été artificiellement rattaché au centre hospitalier d’une autre commune. Une opération dont se seraient bien passés les Hôpitaux de Saint-Denis. Cet achat forcé semble être l’une des causes de leurs difficultés financières actuelles. Une affaire qui nous réservera, sans aucun doute, bien des surprises... »

797-2-2708b-81c1c-1Or le même Bignon (ici à droite) sera retrouvé mort quelque temps plus tard. Dans de biens étranges conditions : le 29 mars 1980 à 1h45 du matin sur l’autoroute A 10, près de Rambouillet, sa voiture étant broyée par un camion !!! L’un des procédés favoris du SAC… L’oublié de l’histoire de la vie politique tumultueuse de Jacques Chirac. Bignon, jusque là obscur membre du parti gaulliste était aussi le président de la commission des conflits du RPR et pour cela avait vu passer un bon nombre de dossiers embarrassants à une époque où son leader s’appelait Jacques Chirac. Ceux, notamment, où apparaissaient un peu trop souvent le nom de Charles Pasqua, l’homme damné du gaullisme, celui du SAC et l’exécuteur des basses œuvres d’un De Gaulle qui n’était pas l’oie blanche que l’on avait décrite, loin de là. Le premier a annoncé la mort de Boulin à sa femme sera Guy Aubert, ami de Robert Boulin, qui lui dira le soir même vers 18h30, en parlant « d’enlèvement ». Il dira plus tard 20H30. Selon lui, c’est une secrétaire du ministre, Armelle Montard, qui lui aurait dit. Ce qu’elle nie.

L’enquête a un peu vite conclu au suicide, donc. Car trop d’erreurs l’entachent. Le cadavre a des lividités sous le corps, preuve qu’il n’est pas mort à genoux mais bien sur le dos, il a le nez fracturé, ce que l’autopsie n’a même pas vu, (il faudra la seconde de novembre 1983 pour ça) les bocaux contenant ses poumons ont été volés, des viscères enfouies dans un carré du cimetière de Thiais. Deux heures après la découverte du corps, le parquet parle de suicide alors qu’aucune autopsie n’a encore démarré, le Dr Xavier de Crépy, du Perray-en-Yvelines a rédigé l’acte de décès sans même avoir examiné le corps, et parmi les 14 courriers reçus par ses amis annonçant son intention de se donner la mort, aucune lettre n’est originale, ce sont toutes des photocopies (ce qui est rarissime, chez un suicidé, car on ne voit pas l’intérêt pour lui de garder les originaux !!). Sur les textes, qui s’en prennent aux envoyeurs, les caractères parlant du suicide ne sont pas les mêmes que le reste de la page. On ne retrouvera pas le document original. Et la machine à écrire du bureau de Boulin n’a même pas été examinée !!! Cela fait un peu beaucoup pour un « suicide »…

Sans oublier le mystérieux « MrPaul », un des hommes de main du Service d’action civique (SAC) appelé par Debizet pour aller récupérer des documents chez un ami de Robert Boulin… en 1983, venu le raconter en 2011 seulement, et incognito. Une récupération déguisée en vol commis par un gang : « Pierre Debizet est resté trois jours à Bordeaux. Le premier soir, il est venu me voir. Il m’a dit : « Il y a des documents très importants à récupérer dans le Libournais, Est-ce que tu veux t’en occuper ? » Je ne savais pas de quoi il s’agissait, j’ai dit oui. Il m’a alors demandé de me mettre en relation avec Regis D. C’était un cadre du SAC bordelais. Je le connaissais. Ancien des services secrets, il a viré truand à la fin de sa vie et est mort d’un cancer il y a trois ans. Le troisième jour, avant le départ de Pierre Debizet, nous avons dîné tous les trois. C’est là qu’ils m’ont dit que les documents concernaient Robert Boulin. Régis D. était très bien renseigné : il connaissait l’adresse et le lieu exact où ils étaient cachés, à l’intérieur d’une résidence secondaire d’un notable dans le Libournais. Régis D. a établi le mode opératoire. Je devais infiltrer un groupe de truands sans envergure qui avaient l’habitude de faire des casses dans des baraques de la région. « Je les ai suivis sur quelques coups, puis j’ai glissé l’adresse que m’avait donnée Régis D. Au cas où nous nous ferions arrêter par la police, on m’avait donné un numéro de téléphone à appeler. Pendant que les truands mettaient la maison sens dessus-dessous, j’ai visité la pièce qu’on m’avait indiquée. En quelques secondes, j’ai récupéré le dossier. Il était épais d’une dizaine de centimètres. Je ne l’ai pas ouvert. Ce n’est qu’après que j’ai compris l’importance de ces documents. Le soir même, j’ai tout remis à Régis D. avec qui j’avais rendez-vous dans un bar bordelais où le SAC avait ses habitudes. Il les a regardés et il a pris un avion. Je pense qu’il a tout remis à Debizet »... Que contenait ce dossier ? On n’en sait rien mais l »idée de monter un tel stratagème pour le récupérer indique qu’il devait avoir une certaine importance !!!

images-4-16-ace61-7313d-1Et surtout, on a oublié depuis que Boulin et Pasqua avaient eu des mots entre eux peu de temps avant la mort du premier, obligeant Chirac à trancher… en faveur du même : « Embarqué, l’année suivante, dans le RPR naissant, par raison autant que par attachement au gaullisme, il supporte de plus en plus mal le poids des amis de Chirac dans l’appareil. Et aussi, certaines meneurs du Rassemblement. Par exemple, les tripatouillages des scrutins internes. Il rend Charles Pasqua, l’animateur des fédérations, responsable de cette cuisine malsaine, qui tend à écarter des responsabilités les opposants au maire de Paris. Le 20 juin 1979, à l’hôtel Lutétia, le dépouillement des élections au conseil politique fait déborder le vase du mécontentement. La voix de Robert Boulin résonne haut et fort dans le concert des protestations. Six jours après, le président du RPR annule les élections et limoge Pasqua, qui ne rentrera en grâce qu’un an et demi plus tard. Boulin, lui, vient de se faire un ennemi de plus ». Le Canard Enchaîné du 8 juillet dernier raconte à ce propos une anecdote assez phénoménale… « A entendre l’ami Pasqua, les élections internes au mouvement gaulliste ont toujours été un modèle de démocratie, à l’époque où il mettait la main à la pâte. En témoigne cette scène touchante révélée par le Palmipède en juin 1979, après une réunion des instances dirigeantes du RPR à l’hôtel Lutetia. Un dirigeant du parti, André Fanton, surprend, dans les cuisines (cela ne s’invente pas…), un proche de Pasqua en train de tripatouiller les procès-verbaux pour assurer l’élection de Charly comme secrétaire général du RPR. Alerté, Chirac temporise. Il faudra que Fanton menace : « Tu le vires et tu annules les élections ou j’alerte la presse » pour que Pasqua accepte de quitter son nouveau poste. Et l’ancien Premier ministre Michel Debré de commenter : « Pasqua ? Jamais sur le pont, toujours dans les soutes… » Et quelles soutes !  » Charly, via son homme de main surpris de tripatouiller sa propre élection dans une cuisine, alors qu’il venait de la perdre à cause des probes du RPR qui en avaient eu assez de ces tripatouillages précédents, et qui se retrouve éjecté, avouez que ça vous donne sinon un mobile, du moins disons un fort ressentiment…

41Gy0jzgUeL._SX316_BO1,204,203,200_On a oublié aussi une autre chose, montrée par François Audigier dans son Histoire du SAC : selon lui, bien qu’étant resté fort discret sur le sujet, Robert Boulin était lui aussi membre du SAC !!! A Libournes, en effet, c’était le suppléant du député, Bertrand de Garnier des Garets qui s’occupait de l’organisation. « Cette collaboration entre le SAC et Robert Boulin existait également à l’échelle nationale puisque le ministre assistait volontiers aux grands rassemblements du service d’ordre. Le 28 octobre 1972, il avait participé avec Jacques Foccart et Jacques Godfrain à une réunion nationale du SAC tenue dans les salons du Lutétia et consacrée à la préparation des législatives de 1973. Lorsque, dans son Journal, Jacques Foccart citait parmi le personnel parlementaire et gouvernemental ceux qui étaient proches de la rue de Solférino, il ne manquait jamais d’évoquer sa personne » écrit Audigier, qui sort cette fort étonnante anecdote : « Lors des obsèques du ministre le 2 novembre 1979, une large délégation du service d’ordre assista à ses obsèques. Devant la commission, le journaliste James Sarazin (qui avait été menacé physiquement par des gens du SAC) rapporta une anecdote. Parmi les gerbes envoyées par les proches, les associations et la présidence de la République, on pouvait en apercevoir une relevant du SAC. Comme cette dernière gênait par ses dimensions les photographes présents, ceux-ci demandèrent à l’entourage de la pousser un peu pour qu’ils puissent faire leur travail. Cette initiative dut déplaire aux amis de Jacques Foccart puisque, quelques minutes plus tard, arriva un quarteron d’individus costauds aux cheveux courts, porteurs d’une gerbe qui étajt l’exacte réplique de la précédente. Sur la couronne on pouvait lire l’inscription : « À notre regretté ami, Robert Boulin, le SAC de Gironde »… »

dormeur-val-fabienne-boulin-burgeat-L-5PYNclLe 19 mai dernier encore, Fabienne Boulin-Burgeat, 63 ans, la fille de Robert Boulin (ici à gauche) espérait encore savoir un jour la vérité. Un homme, l’un des créateurs du SAC, vient de l’embarquer avec dans sa tombe, sans jamais rien révéler. Ironie du sort, elle habite toujours dans la maison incriminée par la campagne de dénigrement de son père. Il lui faut agir : l’affaire sera prescrite en janvier 2016. Elle a raconté cette anecdote saisissante : « peu de temps après la mort de mon père, le Président du Conseil Constitutionnel et maire de Neuilly est venu proposer à ma mère beaucoup d’argent contre son silence, en ajoutant que mon frère serait le suivant sur la liste si elle refusait cette offre. Ce qu’elle fit cependant, en lui lançant tout de go : « je sais tout ». Sur quoi il lui rétorqua : « alors faites sauter la République ! » Monsieur Achille Peretti, également co-fondateur du SAC, vous aura ainsi répondu… » Un homme avait assisté à la proposition : Alain Morlot, le « kiné » de Robert Boulin, resté caché durant l’entretien, qui annonce que Perreti, se jour-là, avait parlé d’offrir un ou deux milliards de francs… pour obtenir le silence de la veuve de Robert Boulin.

Il était temps, in extremis même (le délai de prescription était tout proche) qu’on ouvre à nouveau l’enquête. C’est chose faite depuis le 10 septembre dernier. Mais sans Charly, qui en aurait eu beaucoup à raconter, pourtant, sur cette sordide affaire.

 

sources :

http://www.atlantico.fr/decryptage/affaire-boulin-suicide-ou-assassinat-ombre-jacques-chirac-dans-deux-cas-benoit-collombat-622297.html

http://www.atlantico.fr/decryptage/affaire-boulin-suicide-ou-assassinat-ombre-jacques-chirac-dans-deux-cas-benoit-collombat-622297.html/page/0/1

Selon Collombat dans l’article ; « En 1979, l’autopsie est sabotée sur ordre du procureur : interdiction d’examiner le crâne, en invoquant une volonté familiale qui n’a jamais existé. Tous les prélèvements du sang de Robert Boulin et les organes du ministre sont ensuite détruits dans des conditions troubles. Rien n’a été fait pour prouver scientifiquement la soi-disant noyade de Robert Boulin, dont le visage ressemblait plus à un boxeur qu’à un noyé. Et ça continue aujourd’hui puisqu’en 2010 on a appris que des scellés judiciaires ont mystérieusement disparu, avant de réapparaître un mois plus tard, après la non-réouverture du dossier. » Or ce procureur, justement, c’est Louis-Bruno Chalret !

http://rue89.nouvelobs.com/2010/12/15/pasqua-jai-pris-beaucoup-de-risques-pour-chirac-180918

ou l’étrange aveu de Charly sur Chirac : « j’ai pris beaucoup de risques pour Chirac »…

http://destins.notrejournal.info/L-HISTOIRE-des-BARBOUZES

https://www.youtube.com/watch?v=DRwXowXleiU

http://www.liberation.fr/politiques/2015/09/11/l-affaire-robert-boulin-en-6-unes-de-liberation_1380637

Trois livres de référence :

François Audigier « Histoire du SAC, la part d’ombre du gaullisme ».

Fabienne Boulin-Burgeat. « Le dormeur du Val »

Benoît Collombat « Un homme à abattre : Contre-enquête sur la mort de Robert Boulin »

gulfstreamLe livre contient une autre révélation : « Au cours de ses recherches, Collombat a découvert que le corps de Boulin avait été retrouvé juste à côté de la résidence de René Journiac, le «monsieur Afrique» de Giscard, considéré comme le fils spirituel de Jacques Foccart, fondateur du SAC et parrain de la Françafrique. Mort des années plus tard dans un étrange accident d’avion, Journiac a disparu avec ses secrets. Une zone d’ombre, parmi beaucoup d’autres, sur laquelle va désormais pouvoir se pencher la justice » écrit Libé, et Télérama ajoute : « L’avion utilisé par Journiac avait été prêté par Omar Bongo…«  L’avion était un Grumman-Gulfstream immatriculé TR-KHD.

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

source: http://www.centpapiers.com/les-cadavres-dans-le-placard-de-charly-14-pour-boulin-laffaire-est-dans-le-sac/

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BELGIQUE (Brussels Airport): 56 kilos de cocaïne trouvés dans un container à bagages

Le container est arrivé via un vol régulier en provenance de la République Dominicaine.
 Photo d’illustration © Belga

Photo d’illustration © Belga

Les services de douane ont découvert mercredi 56 kilos de cocaïne dissimulés dans un container à bagages arrivé à l’aéroport de Zaventem (Brussels Airport) via un vol régulier en provenance de République dominicaine, a indiqué jeudi le SPF Finances.

Le modus operandi indique qu’il s’agit vraisemblablement d’un « airport-crime », soit un délit commis au sein de l’aéroport. Des collaborateurs de sociétés de manutention ou de restauration qui ont accès aux zones « air-side » de l’aéroport sont approchés par des organisations criminelles et recrutés afin de faire entrer illégalement de la drogue qui sera cachée dans l’avion ou dans le matériel de catering ou de manutention.

La méthode dite « airport-crime » est un mode de trafic de drogue qui a été découvert pour la première fois à Zaventem, en 2005. En 2012, lors d’une constatation similaire, 90 kg de cocaïne avaient été saisis par la Douane.
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DNRED (80 ans): ils sont venus, ils étaient tous là (ou presque)…

http://www.passion-horlogere.com/index.php/le-fonds-documentaire/les-articles-2/1923-exclusif-une-montre-pour-la-douane

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Messieurs Guy Gouin, Gérard Estavoyer, Joseph Le Louarn et Jean Henri Hoguet sont venus au siège de la DNRED pour fêter avec Jean Paul Garcia, l’actuel « boss » de la DNRED, et Hélène Crocquevieille, la directrice générale des Douanes, le 80 ème anniversaire du service de renseignement de la douane française.

Etait également présent le lotharingien Gérard Schoen, aujourd’hui DI à Metz.

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Quand le DI de la DNRED, Joseph Le Louarn, mentait effrontément… Mais ça, c’était hier!

De notre envoyé spécial à Toulouse Elles avaient infiltré sans contrôle un trafic de cocaïne, leurs victimes ont été libérées. Une grosse tonne de cocaïne vient de…

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2, mail Monique-Maunoury
TSA 90313
94853 Ivry-Sur-Seine Cedex

Téléphone : +33 9 70 28 10 00

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La DNRED s’appelait à l’origine la Direction nationale des enquêtes douanières (DNED). Elle lutte contre l’importation illégale de produits sensibles comme les stupéfiants et les armes ou ceux qui sont l’objet d’une contrebande importante (tabac, contrefaçons).

C’est en 1988 qu’a été adjointe une direction du renseignement.

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DNRED (Douane française): retour sur le « Narcotour »

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ITALIA: quasi mille chili di cocaina in 3 anni Gli esordi di Locatelli, re dei narcos

Nella sentenza che lo condanna in via definitiva a 26 anni il primo grande traffico di «Mario di Madrid», con base a Milano. E spunta una nuova inchiesta a Bergamo

Quasi una tonnellata di cocaina movimentata in tre anni, dalla fine del 1989 all’inizio del 1992. Gli albori della carriera di Pasquale Claudio Locatelli, da Brembate Sopra, sono nero su bianco nella sentenza della Corte di Cassazione che ha confermato la sentenza di primo grado del tribunale di Milano: 26 anni di reclusione, per associazione a delinquere finalizzata al traffico internazionale di stupefacenti, con l’aggravante degli ingenti quantitativi.
Per Mario di Madrid, così ribattezzato dopo la sua ascesa da mediatore del narcotraffico mondiale soprattutto in Spagna, è la prima condanna definitiva in Italia. Tempi lunghi, anche a causa delle numerose eccezioni che il boss della coca ha sempre sollevato: fissare la competenza territoriale sui fatti a lui contestati, a cavallo tra più continenti, non è mai stato facile. I 26 anni di reclusione sono comunque il verdetto più alto rimediato finora da Mario di Madrid, che ha fatto anche scattare l’estradizione in Italia, nel carcere di Rebibbia, su richiesta della Dda di Milano e della procura di Bergamo.
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ITALIA (estradato Pasquale Claudio Locatelli): la storia del « secondo » di Pablo Escobar

Estradato
Il sessantatreenne, uomo di fiducia del capo del « cartello di Medellin », rintracciato dai carabinieri di Milano in un carcere spagnolo. Venerdì in Italia per scontare ventisei anni di carcere

Milano 7 agosto 2015

Questa volta difficilmente riuscirà a fuggire. Questa volta, forse definitivamente, pagherà il suo conto con la giustizia italiana.

I carabinieri del nucleo investigativo di Milano hanno identificato Pasquale Claudio Locatelli, sessantatré anni, originario di Brembate Sopra, criminale famoso per essere stato a lungo l’uomo di fiducia di Pablo Escobar, il boss del narcotraffico a capo del cartello colombiano di Medellin.

I militari lo hanno individuato nel carcere spagnolo di Puerto Santa Maria, dov’era detenuto da ormai cinque anni. Venerdì, lo stesso Locatelli sarà estradato a Milano, dove deve scontare – su ordine della procura del capoluogo – una condanna definitiva a ventisei anni di carcere per traffico internazionale di stupefacenti.

I carabinieri sono riusciti a trovarlo seguendo le tracce lasciata dalla compagna dell’uomo, la sessantaseienne Loredana Ferraro, anche lei colpita da un ordine di cattura per una condanna a dodici anni per associazione a delinquere finalizzata al traffico internazionale di cocaina.

Gli investigatori hanno scoperto che la donna andava a trovare regolarmente il compagno nel carcere spagnolo e hanno fatto scattare l’operazione.

Locatelli è “famoso” non solo per aver legato il suo nome a quello di Escobar. Il criminale bergamasco, infatti, è diventato negli anni anche l’uomo delle evasioni impossibili, essendo riuscito per ben due volte a sparire nel nulla.

Il primo colpo, nel lontano ’89, fu la fuga da un carcere francese. Un gruppo di fuoco entrò in azione, uccidendo un gendarme, e riuscì a liberarlo, garantendogli poi una lunga latitanza in Spagna. Trovato, venne estradato in Francia e poi di nuovo spostato via mare da Marsiglia a Barcellona. Ma proprio durante il trasferimento riuscì a scappare attraverso un oblò della nave.

N.F.

http://www.treviglio.tv/web/index.php?option=com_content&view=article&id=3949:qarrestatoq-pasquale-claudio-locatelli-la-storia-del-qsecondoq-di-pablo-escobar&catid=40:articoli-politica&Itemid=220

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DNRED (Douane française): DROGUES, LUTTE ET INFILTRATIONS

Avatar de Marc FievetAVISEUR INTERNATIONAL

DÎNER-CONFÉRENCE

Cet événement est situé à Saintes (17100)

INFOS GÉNÉRALES DE L’ÉVÉNEMENT

Date : Le 18/09/2015

Titre : DÎNER-CONFÉRENCE DROGUES LUTTE ET INFILTRATIONS
Description :
A 19h00 conférence-dîner, dans le cadre des rencontres du Saint-Georges Club,

7764337469_marc-fievet-sur-rtl-le-6-septembre-2013

par Marc Fievet, ancien agent infiltré de la DNRED (Direction National du Renseignement et Enquêtes Douanières).

En présence de Jean-Henri Hoguet, ancien Directeur National du Renseignement et Enquêtes Douanières.

Conférence et dîner de 30 à 35 €.
Conférence seule 7 € avec verre de l’amitié.
Réservations obligatoire exclusivement au 05 46 93 50 99

Adresse : Relais du Bois St-Georges – 132 cours Genet – Tel : 05 46 93 50 99
source
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Voir l’article original

DNRED (Douane française): DROGUES, LUTTE ET INFILTRATIONS

DÎNER-CONFÉRENCE

Cet événement est situé à Saintes (17100)

INFOS GÉNÉRALES DE L’ÉVÉNEMENT

Date : Le 18/09/2015

Titre : DÎNER-CONFÉRENCE DROGUES LUTTE ET INFILTRATIONS
Description :
A 19h00 conférence-dîner, dans le cadre des rencontres du Saint-Georges Club,

7764337469_marc-fievet-sur-rtl-le-6-septembre-2013

par Marc Fievet, ancien agent infiltré de la DNRED (Direction National du Renseignement et Enquêtes Douanières).

En présence de Jean-Henri Hoguet, ancien Directeur National du Renseignement et Enquêtes Douanières.

Conférence et dîner de 30 à 35 €.
Conférence seule 7 € avec verre de l’amitié.
Réservations obligatoire exclusivement au 05 46 93 50 99

Adresse : Relais du Bois St-Georges – 132 cours Genet – Tel : 05 46 93 50 99
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DOUANE FRANCAISE (Aéroport de Nice): des aérosols bourrés de coke

Retards possiblesLes douaniers ont appréhendé, dimanche à l’aéroport de Nice, une femme de 38 ans et un homme de 39 ans, tous deux de nationalité brésilienne. Ils transportaient 6,3 kilos de cocaïne dans des aérosols.

Ils arrivaient de Belo Horizonte et devaient se rendre en Italie. Elle à Milan avec ses bombes de laque, lui à Leccia avec ses bombes de mousse à raser.

lire plus: http://www.nicematin.com/nice/des-aerosols-bourres-de-coke-a-laeroport-de-nice.2339431.html

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COLOMBIE (narcotrafic): Les forces de l’ordre colombiennes et mexicaines ont saisi près de deux tonnes métriques de cocaïne camouflées dans des contenants d’encre en poudre.

Fernando Vergara / The Associated Press

BOGOTA – Les policiers de l’aéroport d’El Dorado, à Bogota, ont été alertées par un chien renifleur, Mona, qui a détecté la drogue dans une cargaison destinée à l’État mexicain de Sinaloa.

Leurs homologues mexicains ont ensuite trouvé une quantité comparable de drogue dans une cargaison arrivée quelques heures plus tôt.

La Colombie est le principal fournisseur de drogues vers les États-Unis. Les narcotiques arrivent dans la rue par l’intermédiaire des cartels mexicains.

La cocaïne avait été mélangée à l’encre en poudre et devra maintenant en être extraite.

source: http://journalmetro.com/monde/837287/la-colombie-saisit-deux-tonnes-de-cocaine/

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The Informant – Películas completas en español

Un francés expatriado en Gibraltar, trabaja como un agente infiltrado para la DNRED, el servicio especial de las Aduanas Francesas.

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MEXICO (narcotrafico): la policía descubre una tonelada de « cocaína negra » procedente de Colombia

Las autoridades mexicanas se incautaron de una tonelada de « cocaína negra », en el aeropuerto internacional de Ciudad de México.

El cargamento llegó al aeropuerto internacional de Ciudad de México procedente de Bogotá, informaron las autoridades.

Imagen de la Policía Federal de MéxicoLa droga fue incautada gracias a una operación conjunta en la que participaron funcionarios de la Policía Federal y de la Procuraduría General de México.

« Se estima que en el mercado ilegal de sustancias, la venta de esta droga asegurada podría superar los US$18 millones de dólares« , informó la Policía en su página de Facebook, en la que colgaron un video de la operación.

Lea también: ¿Ha servido el plan contra las drogas en México financiado por EE.UU.?

La droga venía oculta en 40 costales de 25 kilos cada uno que tenían una etiqueta que indicaba que su supuesto contenido era óxido de zinc.

La llamada « cocaína negra » es el resultado de una mezcla que realizan los traficantes de droga en la que añaden a la cocaína base otras sustancias que ayudan de disimular su olor y aspecto para tratar de disfrazarla y hacerla indetectable.

fuente: http://www.bbc.com/mundo/noticias/2015/09/150904_cocaina_negra_mexico_colombia_ab

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