FRANCE 🇫🇷 (BSI d’Angers) : contrôle douanier tout à fait banal, encadré par une information préalable…comme très souvent !

Ce mardi après-midi, le trafic est peu dense au péage de Corzé à l’est d’Angers

Au milieu du ballet des camions étrangers, quelques voitures comme ce Renault Trafic immatriculé en Charente-Maritime intéressent l’équipe de six douaniers, sous le regard de leur chef de service Étienne Roger.  

lire

000000

FRANCE 🇨🇵 (DR de Toulouse) : le donneur de leçons J.M. Pillon dans le collimateur de la DG

Une enquête particulièrement documentée des médias catalans El món à RAC1 et La Vanguardia, ont démontré qu’il serait à l’origine de la transmission de faux documents concernant Xavier Trias. Le maire de Barcelone, est accusé en 2014 de détenir un compte UBS en Suisse sur lequel figureraient 12,9 millions d’euros. Une affaire qui avait secoué le monde politique espagnol et catalan suite à un rapport de Jean-Michel Pillon, fuité dans le journal El Mundo, comme l’a déjà indiqué France 3 Occitanie.

La direction générale des douanes confirme l’ouverture d’une enquête administrative le 24 janvier 2024 à nos confrères de Médiapart, après les révélations impliquant l’ancien directeur des douanes de la région de Toulouse, Jean-Michel Pillon.

Les documents recueillis par les deux rédactions catalanes, comprenant des e-mails, révèlent que Jean-Michel Pillon aurait concilié son rôle officiel de directeur des douanes avec des missions secrètes pour la police patriotique, en échange, d’environ 50 000 euros. 

Un réseau secret « soupçonné d’avoir forgé de toutes pièces des éléments de preuve pour affaiblir la formation politique Podemos et les dirigeant·e·s du mouvement indépendantiste catalan », pendant les périodes tumultueuses de « l’opération Catalogne », un dispositif mis en place par l’État visant à saper les efforts de la Catalogne pour se séparer de l’Espagne.

À la retraite

Coïncidence ou non, Jean-Michel Pillon est parti début décembre à la retraite. Y a-t-il été poussé avant que ces révélations ne soient publiées dans la presse ? 

 » Il était « retraitable » en tout cas », commente David-Olivier Caron, secrétaire général de la CFDT Douanes, syndicat majoritaire, surpris par l’affaire. « On n’avait pas d’informations laissant croire que c’était un barbouze au service d’une autorité étrangère et qu’il se faisait payer pour ça. Par contre, le fait que l’administration tente de protéger des responsables hiérarchiques qui ont de tels errements en les poussant à la retraite ou en essayant de couvrir des choses comme ça, cela nous surprend à peine« .

Un devoir d’exemplarité

Pour le syndicaliste, ce scandale entache fortement l’administration des douanes et sa hiérarchie, un mois après le lancement d’un grand plan de lutte anti-corruption par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et de tutelle des douanes. « On est dégoûté, car ce Monsieur Pillon donnait de grandes leçons à tout le monde pour qu’on soit exemplaire. C’est pour ça qu’on est choqué. L’administration est extrêmement sévère avec ses agents et ce n’est pas anormal, car on lutte contre la fraude, on n’a pas droit à l’erreur. » 

Le secrétaire général de la CFDT appelle au même devoir d’exemplarité envers Jean-Michel Pillon.

« La foudre s’abat sur les agents en matière disciplinaire d’une force sans nom, mais dès qu’il s’agit de hiérarchie, c’est beaucoup plus complexe avec des enquêtes internes qui durent des mois voire des années. »

« Je souhaite qu’il y ait des poursuites disciplinaires si l’enquête administrative confirme ces révélations au sujet de M. Pillon. L’exemplarité doit être déclinée à tous les étages. »David-Olivier Caron, secrétaire national de la CFDT Douanes

Au-delà de cette affaire, Jean-Michel Pillon a selon le représentant syndical laissé les agents de la direction des douanes de la région de Toulouse en souffrance. « Il y a eu beaucoup de conflits en interne que la hiérarchie n’a pas voulu traiter. Un déficit de management de M. Pillon comme de la part de la direction générale. Les équipes ne sont pas assez protégées. »

Le successeur de Jean-Michel Pillon est d’ores et déjà connu. Il s’agit de Max Ballarin, actuellement directeur du service garde-côtes des douanes de Méditerranée. Il est aussi l’ancien directeur de la direction du renseignement douanier…

Source

0000

FRANCE 🇨🇵 (les éternelles routes du trafic de haschich) : à la frontière espagnole, les douaniers jouent aussi aux mécanos

A lire l’article élogieux de SudOuest paru ce jour, on pourrait imaginer une présence douanière H24 sur le terrain. Nous en sommes très loin, car les effectifs ne sont pas à la hauteur des besoins pour couvrir les territoires frontaliers.

D’autre part, faire croire que les saisies ne seraient dues qu’à la perspicacité des agents des BSI, est faux. C’est délibérément oublier les multiples informations sans lesquelles les douaniers, malgré un flair de qualité, ne réussiraient qu’une faible part des saisies réalisées.

Le manque de chiens, le manque de Scanners et une présence sporadique sur le terrain, telle est la réalité.

Le reste, c’est de la propagande savamment distillée par les services presse de la Douane, donc de la désinformation !

0000

FRANCE 🇨🇵 (BSI d’Hendaye) : le camion espagnol ne transportait pas que de la salade

Dans la nuit du mardi 30 au mercredi 31 janvier, les douaniers de la BSI d’Hendaye ont contrôlé un semi-remorque immatriculé en Espagne.

Et comme d’habitude, c’est un contrôle de routine qui est déclaré…

Résultat : 165 kilos de cannabis et 11 kilos de cocaïne.

Source

0000

FRANCE 🇫🇷 (SURV – BSI de Dijon) : arrestation d’un Albanais qui conduisait une voiture immatriculée en France lestée de 86 kilos d’herbe de cannabis

Il a été intercepté sur l’aire de la villa des Tuilières, sur l’A31, à hauteur de Selongey (Côte-d’Or).

Les douaniers, alertés par « une forte odeur de cannabis » ont trouvé 78 sacs thermo-soudés contenant 86 kilos d’herbe de cannabis entre la banquette et le coffre.

Le conducteur, au passeport albanais, arrivait de Lyon et se rendait en Allemagne. Il a pris 18 mois en comparution le 22 janvier.

000000

EUROPE 🇪🇺 (narcotrafic) : sécurité dans les ports et harmonisation des mesures mises en place

Il n’est jamais trop tard pour bien faire

L’Union européenne a lancé mercredi à Anvers (Belgique), principal point d’entrée de la cocaïne sur le continent, une « Alliance des ports » pour harmoniser leurs mesures de sécurité contre le trafic de drogue et combattre leur infiltration par les réseaux criminels.

« Il est évident que nous ne pouvons pas faire des efforts uniquement dans un port, sinon les criminels se déplacent immédiatement vers un autre », explique la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson.

La responsable suédoise participera, avec la ministre belge de l’Intérieur Anneliese Verlinden, à la mise en place de ce partenariat, en présence des autorités de seize des principaux ports à conteneurs européens et de représentants d’association de compagnies de transport maritime notamment.

Les grands ports sont la cible de mafias locales, qui n’hésitent pas à corrompre dockers, agents portuaires ou chauffeurs routiers, douaniers et policiers parfois, afin de laisser les « petites mains » récupérer la drogue dans les conteneurs.

Plus

0000

FRANCE 🇫🇷 (Douane française) : Jean Michel Pillon aurait-il profité de sa position pour monter des dossiers bidons

Jean-Michel Pillon, ancien directeur des douanes de Perpignan et directeur régional des douanes d’Occitanie basé à Toulouse (« renouvelé dans son emploi jusqu’au 30 avril 2024 » par arrêté du 17 juin 2022 publié au Journal officiel) a-t-il utilisé ses fonctions, et son accès à un précieux fichier d’évadés fiscaux, la liste Falciani (du nom d’un lanceur d’alerte employé par HSBC à Genève, et contenant 9 000 noms d’évadés fiscaux fournis aux services fiscaux français en 2008) pour aider le gouvernement espagnol à affaiblir le mouvement indépendantiste catalan, dans son « opération Catalogne », lancée en septembre 2012 ?

Deux médias catalans (la radio RAC1 et le quotidien La Vanguardia) l’affirment après une enquête menée conjointement. Comme le précise La Dépêche du Midi, le parquet espagnol enquête désormais sur cette sombre affaire franco-espagnole.

°°°°

DNRED (Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières): lorsque Jean Michel Pillon « traitait » directement avec « le Chacal »

ESPAGNE 🇪🇸 : l’ « espion français » au service de l’Espagne n’était autre que Jean Michel Pillon, l’ex-directeur des douanes d’Occitanie

Contacté par le commissaire Enrique Garcia Castano, qu’il a connu lorsqu’il a ‘travaillé’ contre le groupe terroriste basque ETA, avec la participation du GAL, Jean Michel Pillon a élaboré un dossier de 31 pages sur Xavier Trias et l’a remis au commissaire espagnol.

Le document établit l’existence d’un compte en Suisse estimé à 13 millions d’euros.

Problème : le document est falsifié.

Le maire de Barcelone, proche de Carles Puigdemont n’a pas de compte en Suisse.

Surnommé « l’espion français »

Le dossier et les fausses preuves sont communiqués à la presse sans que personne ne prenne le soin de vérifier la véracité des informations. Le journal conservateur El Mundo, très hostile au nationalisme catalan, publie les fausses révélations à sa une, en octobre 2014, à quelques semaines des élections municipales que Xavier Trias perdra pour quelques poignées de votes.

Mais le travail du directeur de la douane ne s’arrête pas là. Toujours selon La Vanguardia, il a fait croire dans un autre document que le fils de Jordi Pujol, président de la Catalogne pendant 23 ans, apparaissait dans la liste Falciani, qui réunissait les noms de milliers de titulaires de comptes en Suisse dans la banque HSBC. Celui que la presse catalane appelle désormais « l’espion français » a été chargé d’autres missions sans que l’on en connaisse les résultats.

Selon le journal barcelonais, Jean Michel Pillon aurait reçu pour ces différents travaux autour de 50 000 euros pris sur l’enveloppe des fonds réservés du ministère espagnol de l’intérieur. Si, à l’époque, Xavier Trias avait mis quelques mois à prouver qu’il n’avait pas de compte en Suisse, c’est la première fois qu’on apprend qu’un étranger a participé à cette sombre opération.

SOURCE 1

000000

ARTE : Enquête sur un scandale d’État

INFILTRÉ

C’est ce que prétend Hubert Antoine. Cet indicateur de police dit être entré dans un cartel de trafiquants sur ordre du patron des Stups. Il faut voir. Dans sa villa de Marbella, Roschdy Zem, qui interprète cet homme pas très net, passe d’une pièce à l’autre, répond au téléphone, contemple, fébrile, l’horizon.

C’est cette histoire qui séduit Emmanuel Fansten, un journaliste de Libération.

J’ai regardé en replay… Je continue à être mal à l’aise avec cet infiltré que j’avais rencontré avec le journaliste de Libération dans une brasserie proche de la gare Montparnasse.

François Thierry, interprété par Vincent Lindon, qui avec ses méthodes pouvait alors faire des dégâts considérables dans la logistique et la haute hiérarchie du narco-business n’a pu poursuivre son action.

Ce dossier a t-il été monté avec l’aide de cet infiltré, qui, pour moi a trahi le patron de l’OCRTIS, pour le « dézinguer ».

Le rôle de la Justice, vaccinée au Dalloz, prête à toutes les lâchetés et autres aménagements et rétropédalages, ne me rassure guère sur ces régaliens qu’on appelle magistrats.

Les invités d’Arnaud Ardoin – LCP

J’avais été invité sur le plateau de la chaîne parlementaire avec Emmanuel Fansten, Dominique Perben, l’ex ministre de la Justice et Gilbert Collard.

Lors de ce plateau TV sur la Chaîne parlementaire, j’ai eu le sentiment que le journaliste de Libération en rajoutait sur la « morale » qui doit être appliquée dans ce type de lutte, en défendant l’État de droit,  le sacro-saint État de droit qui ne réussit qu’à berner les gogos.

Je reste sur ma faim et continue de penser que la lutte entre services, plus précisément entre la DNRED (Douane) et l’OCRTIS (Police) a permis de ‘démolir’ ce type d’opération et en particulier les « opérations Myrmidons » en permettant alors de sauver ceux, qui au plus haut niveau, tirent profit de ces trafics.

Erwan Guilmin entre Sapin (de dos) et Francois Hollande

Les exploits d’un spécialiste du caviardage et emploi fictif de Bercy, l’énarque Erwan Guilmin de la DNRED, trop heureux de parader avec le président Hollande à la suite de la saisie de Boulevard Exelmans, n’ont réussi qu’à précipiter ce service dans la tourmente que l’on connaît. Remake de l’arroseur arrosé !

°°°°

Le 12 décembre 2023, le parquet de Bordeaux a donné quitus à François Thierry en prenant des réquisitions de non-lieu à son égard, alors qu’il avait été mis en examen en août 2017 pour « complicité de trafic de stupéfiants ».

°°°°

Écoutez Marc Fievet dans l’émission de France Culture

°°°°

Le dossier de Marc Fievet est toujours classé « secret défense » . Pourquoi ?

000000

FRANCE 🇫🇷 (BSI de Dijon) : les douaniers ont encore tapé 800 kilos de haschich

Ça s’est passé le 6 janvier, quand les gabelous de Dijon, toujours aux aguets, dotés d’un flair hors du commun, parfois bien rencardés et chanceux aussi, ont contrôlé sur l’autoroute A6 un camion immatriculé en Espagne.

Le chauffeur, de nationalité espagnole, a présenté un CMR qui prouve qu’il transporte des produits textiles pour l’ Allemagne. Pourtant, les douaniers de la BSI contrôlent et découvrent « de nombreux paquets de formes rectangulaires, sous plastique de couleur noire, dissimulés sous les sacs de chargement« , précisent les douanes dans un communiqué.

Le chauffeur a déclaré transporter des produits textiles.
Le chauffeur a déclaré transporter des produits textiles. • © Douanes de la brigade de Dijon

Au final ce sont 20 valises contenant 640 kilos de pollen et 160 kilos de haschich

000000

FRANCE 🇫🇷 (BSI d’Hendaye) : les douaniers ont saisi 32 kilos d’herbe de cannabis, 25 kilos de résine de cannabis, mais aussi 64 kilos de MDMA

C’est à Urrugne que les douaniers d’Hendaye ont intercepté un fourgon dans lequel se trouvaient quatre hommes et des stupéfiants.

Le véhicule arrivait d’Espagne et se rendait aux Pays-Bas.

Les quatre individus de nationalité turque ont été arrêtés puis incarcérés.

source

000000

FRANCE 🇫🇷 (Narco-promotion-politique) : qu’importe le coût et l’échec à venir, pourvu que Gérald de Beauvau occupe le paysage médiatique

À Marseille comme ailleurs, les enquêteurs dénoncent facilement la tendance réformiste qui privilégie l’immédiateté de l’intervention à la lenteur des enquêtes.

L’un d’eux la juge avec sévérité : « Il est vrai qu’une enquête au long cours pour faire tomber un réseau donne des chiffres moins impressionnants à transmettre à la presse que des petites saisies quotidiennes. » 

Lassitude, colère, détermination, fatalisme, toutes les émotions traversent les récits policiers quand il est question du trafic de drogue. Mais l’humilité est la règle. « Je ne peux pas vous dire que j’ai la solution, c’est un trafic tentaculaire, ils ont une souplesse que nous n’aurons jamais, une logistique hallucinante, une organisation professionnelle, des moyens supérieurs aux nôtres, un recours à l’achat d’armes plus que préoccupant et l’appât du gain comme technique de recrutement redoutablement efficace », reconnaît un policier de terrain.

Comprendre que même le travail d’enquête, qui handicape parfois sévèrement les réseaux, a ses limites : « Ils ne mettent jamais très longtemps avant de remplacer ceux qui partent en prison, de rouvrir un point de deal ou de s’adapter avec d’autres moyens. »

TOUT LIRE

Honte à tous ces mafieux en place !

Pour info, alors que Marc Fievet avait infiltré au plus haut niveau le narco-business occidental et que les connections avec les pouvoirs établis pouvaient commencer à sortir….

Perpétuité que nos chères autorités lui ont mis sur la gueule.

000000

FRANCE 🇫🇷 (DNRED) : retour sur une opération de 10 tonnes de coke

L’opération n’est déclenchée que le 7 février 1994

Installé à Montréal, Mario (Claudio Locatelli) est régulièrement informé de la manœuvre par radio. Son compère Carlos Hernandez-Rembeault est aussi à Montréal et négocie l’enlèvement qui suivra cette première opération. Il tombe d’accord sur dix tonnes de cocaïne qui seront transbordées sur le Pacifico qui a déjà retenu du fret au départ de Philadelphie pour le Liban. Il est prévu qu’au passage en Méditerranée, au sud de la Sardaigne ; le Sea Harmony récupérera la marchandise avant de la décharger sur Propiano en Corse. Mais, pour l’heure, nous n’en somme qu’au début des opérations et je suis chargé de superviser la partie technique du parachutage par téléphone depuis l’Espagne. Avisé de condition météo détestables je décide d’interrompre l’opération et j’interdis au pilote d’un avion-cargo un dernier largage de trois tonnes. J’estime que l’état de la mer que l’on me décrit ne permettrait plus de récupérer la marchandise.

le MY Sea Harmony

Voilà que les trafiquants se mettent au marketing…

Au total, ce ne sont donc finalement que cinq tonnes quatre cents de coke – et non huit comme prévu – qui seront récupérées par l’équipage et cingleront vers le Canada, ce qui constitue tout de même un record. Autre grande première dans le monde du commerce illicite : non seulement les ballots de drogue sont livrés en même temps par plusieurs fournisseurs, mais la marchandise est également destinée à deux clients différents : Carlos Hernandez-Rembeault, et les Colombiens Bipe et Cardel.

Alors que le Pacifico approche de la Nouvelle-Écosse au Canada, les ballots de cocaïne reliés entre eux par un cordage sont jetés à la mer. Ils sont récupérés par un bateau de pêche, le Lady Terri Anne qui met aussitôt le cap sur le port de Shelburn. À peine arrivé à quai, le bateau est laissé au seul contrôle d’un homme d’équipage et ne sera envahi par une cohorte de policiers que plusieurs heures plus tard. La drogue est rapidement découverte et les responsables de la Gendarmerie Royale clament sur toutes les ondes : « C’est la plus grosse saisie jamais réalisée à ce jour dans le monde. »

Le lendemain, les gendarmes de la GRC sont glorifiés dans tous les journaux. La saisie du siècle est à la « une » de tous les quotidiens.

Dans le même temps, suite aux informations données par Raymond Leblanc au gendarme Fournier, le Pacifico est arraisonné en haute mer et dirigé vers Halifax. Des enquêteurs hélitreuillés fouillent le bord, ne trouvent bien sûr plus de drogue, mais se régalent avec des télex dont ils attribuent l’origine au propriétaire supposé du navire : c’est-à-dire moi.

La situation devient parfaitement ubuesque: alors qu’ils devraient me remercier, et m’offrir le champagne pour la formidable saisie record que je viens de leur servir sur un plateau, les Canadiens me condamnent!

Pourtant à l’origine de toutes ces opérations, les douaniers de la DNRED de Nantes ont permis à d’autres services d’intervenir, par incompétence, négligence, ou sottise, se privant de jolis succès et me plaçant dans une situation épouvantable. Je vais payer leur mollesse très cher. Et je la paye toujours.

En effet, dès le 7 février, sans même consulter les douanes françaises, les Anglais et les Canadiens font établir un mandat d’arrêt contre moi et contre Mario, m’imputant une conspiration depuis 1991, alors que je n’ai jamais mis les pieds au Canada.

Mon officier traitant de Nantes ne réagit pas

C’est David May le représentant à Paris de la DEA, la Drug Enforcement Administration, qui monte à Londres fin mars pour prendre ma défense et demander aux douaniers anglais de suspendre les poursuites contre moi.

En revanche, mes employeurs français, eux, ne semblent absolument pas concernés par ce qui arrive et se soucient comme d’une guigne du mandat lancé contre moi. Bien au contraire, je rencontre bientôt le nouveau directeur de la DNRED, Bernard Pouyanné, en compagnie de Christian Gatard dans une brasserie de la place de la Bastille et il me promet une prime de trois millions de francs si je réussis à faire charger le Sea Harmony toujours en réfection à Saint-Martin.

Afin que je puisse continuer à coopérer et à voyager, j’utilise mon passeport établi au nom de Charles-Henri de Bossieu et le divisionnaire Hervé Maignier, d’un aller retour à Jersey, s’est assuré que la photo y figurant est suffisamment sombre pour qu’on ne puisse pas comparer avec celle fournie par les Anglais pour le mandat d’arrêt. Me voilà tout à fait rassuré…Plus même, Hervé, lors de son déplacement à Jersey pour sécuriser cette identité, a désinformé les services de Jersey et téléphone aussi dès son retour à Nantes aux services anglais pour tenter d’obtenir des informations sur un certain Mark Van de Velde, une des identités que j’ai utilisée pour l’opération contre l’IRA. La réponse des Anglais est formelle, Van de Velde est inconnu par les services de sa très gracieuse majesté! Par hasard, je réussis à faire dire à Jo Le Squere que les numéros de télex relevés sur les factures de Marconi remises à Jean Paul Garcia à Madrid, ont permis de savoir que mon navire, le Melor, alors qu’il était chargé de plus de trente tonnes de cannabis afghan, était en communication avec un télex sur liste rouge dans le département du Var en France et avec une grande banque américaine de New York. Je ne pourrais pas obtenir le nom et l’adresse de ces correspondants ! C’est vrai, je ne suis qu’une merde d’infiltré!

Par ailleurs, une réunion est organisée par Christian Gatard et Hervé Maignier dans un hôtel du XVe arrondissement avec un agent du TRACFIN, service rattaché au ministère des Finances chargé du traitement du renseignement et de l’action contre les circuits financiers clandestins. C’est évidemment de l’ouverture de ma banque à Zagreb que je dois l’entretenir. Je m’aperçois très vite que cet agent est à mille lieux des réalités. Ficelé à ses certitudes, et à sa culture livresque, il ne me croit pas et préfère s’en tenir à ses dossiers. La fin de la réunion sera marquée par une démonstration éloquente de l’attitude de nos chers fonctionnaires qui ne pensent avant tout qu’à leur petite carrière. J’osais suggérer à l’homme du TRACFIN de démissionner puisqu’il reconnaissait ne pas pouvoir agir efficacement; il s’exclama en se dressant debout: Certainement pas! L’humour n’est pas particulièrement apprécié par ces fonctionnaires de Bercy. Ils se la pètent vraiment un max!1Christian Gatard me laissera un billet de 500 F pour participer au frais de la location de la chambre d’hôtel qui a servi de salle de réunion, le reste de la facture restant naturellement à ma charge… Ça fait plus de 21 mois que la DNRED ne m’a pas donné un sou ! Brusquement très demandé, je parviens pourtant à caler un rendez-vous avec mon défenseur David May à l’ambassade des États-Unis à Paris. Son homologue du bureau de Rome fait le déplacement pour me rencontrer à cette occasion et les deux hommes me prient d’effectuer pour eux une série de photos du Sea Harmony. Le même jour, à la demande d’Hervé Maignier, je révèle aussi l’exact rôle du juge Domenico Catenacci à l’attaché de la police italienne à Paris. Puis je prends l’avion pour Saint-Martin via Pointe-à-Pitre.

A mon retour je remets les photos du Sea Harmony à David May qui me donne chichement dix mille dollars en deux fois après m’avoir fait signer un reçu de caisse pour une mission officielle parfaitement bidon au nom de Marc Fiévet alors que j’étais entré sous l’escorte de Jo Le Squere et Hervé Maignier à l’Ambassade américaine avec mon identité de Charles Henri De Bossieu. C’est la première participation à mes frais que je touche depuis plus de 20 mois…Ce sera la seule! Dix mille dollars en vingt mois… puisque la dernière fois que Christian Gatard m’a donné de l’argent, c’est en septembre 1992 alors que j’étais à Saint Vincent dans les Caraïbes. Vingt mois durant lesquelles l’ensemble de la hiérarchie douanière se félicitait que je ne coûtais rien au service! Je crois que le record de la pingrerie administrative a été atteint!

Le 8 juin 1994, une nouvelle réunion au sommet se tient dans une villa du Pornic, sur la côte bretonne, au nord de Nantes. Christian Gatard ne vient pas, je le vois de moins en moins. Ce sont Jo Le Squere et Hervé Maignier qui nous reçoivent David May et moi. D’emblée mon défenseur américain m’informe:

-Ce matin, à Tampa, en Floride, il y a quelque heures, dans nos bureaux, installés au Département de la Justice, nos agents de la DEA ont transmis tous les renseignements que vous nous avez fournis sous le nom de code NS55 au gendarme Michel Fournier, représentant de la Bathurst Drug Section de la Police Montée canadienne. Ces renseignements portent essentiellement sur l’organisation mafieuse de Mario, Claudio Locatelli de son vrai nom et sur ses trafics de drogue. La liste des numéros de téléphone qu’il utilise nous a été précieuse. Merci.

Une fois de plus je me tourne vers Jo Le Squere:

-Mais pourquoi nous n’arrêtons pas Mario tout de suite ? Pourquoi laisser les Canadiens prendre ça en main ? Vous voulez que je lui passe les menottes moi-même ?

David May, l’homme du DEA Paris s’énerve:

-Mario, on l’arrêtera quand on voudra. C’est nous qui décidons.

Le divisionnaire Hervé Maignier de la DNRED renchérit:

-Le cas échéant, si c’était utile dans l’intérêt du service, est ce que tu serais prêt à le descendre?

-T’es cinglé…Mais t’es complètement ravagé ! C’est hors de question…

Cette simple idée me donne envie de vomir. Je suis outré que l’on ose seulement envisager cette hypothèse, mais pour Hervé, il imagine cette option comme tant d’autres ! J’ai hâte de quitter les lieux et de me rendre à Marseille où j’ai rendez-vous avec Pino et Lucien. Je dois leur confirmer qu’après tous ces déboires leurs dix tonnes de drogue seront bien livrées par le Sea Harmony. Quand et comment, je ne sais pas encore mais je promets ! Pour garantir ma sécurité, aucune couverture par les services qui ne me couvrira donc pas… Déjà que David May m’avait dit qu’il n’était pas envisageable de prévenir les Espagnols de mon infiltration, ne pas me suivre dans ces prises de contact n’était qu’une anomalie supplémentaire.

Après un bon repas dans un restaurant au pied du château d’Anne de Bretagne à Nantes, j’appelle Mario à partir du téléphone portable de l’agent DEA de Rome, qui m’informe avoir été en contact le jour même avec un Gilberto, un des frères Rodriguez Orejuela….Gros poisson, puisque c’est lui le successeur de Pablo Escobar ! Les mecs du DEA sont satisfaits !

En Août, lors du repas que nous prenons ensemble à Marseille, Pino me demande pourquoi je persévère alors que mes bateaux sont systématiquement arrêtés. Il s’étonne me disant: 

-Mais enfin, avec l’argent que vous avez gagné avec Mario, tu pourrais te mettre au vert ! 

©PHOTOPQR/LE PARISIEN/DELPHINE GOLDSZTEJN – LE 15/05/2009 – Un an d’emprisonnement avec sursis a été requis ce matin contre Charles Pasqua, juge en appel a Paris dans l’affaire de financement électoral illégal liée a la revente du casino d’Annemasse (Haute-Savoie) ARCHIVES Charles Pasqua, sénateur (app. UMP) des Hauts-de-Seine, ancien ministre de l’Intérieur, lors d’une interview le 14 mars 2007 au Sénat a Paris (VIe).

Comment lui dire que je n’ai pas un sou ! Il me prendrait pour le dernier des imbéciles. Je me tais ! Cette formalité accomplie je retourne sur la Costa del Sol, mais je repense, sans cesse, à notre dernière conversation dans le bureau de Christian à Nantes. J’ai dit à Jo Le Squere que j’irai jusqu’au bout et que je mettrais Pasqua au placard. David May est resté interloqué et sa suprême laideur, dont il use pour provoquer ses interlocuteurs par des manœuvres déstabilisatrices, ne me permettra pas de constater la moindre réaction…Mais, les gens du DEA connaissent bien les réseaux de Monsieur Pasqua. Les dernières informations recueillies à Marseille m’ont encore conforté dans ma position jusqu’au-boutiste ! Ce type qui est ministre de l’intérieur et qui vient, fort de sa position de ministre des cultes, de rencontrer Monseigneur Tauran, le ministre français des affaires étrangères du Vatican, le N° 3 du Pape, pour « s’occuper » de Jacques Gaillot, cet évêque impudent par les propos tenus dans son livre Coup de gueule contre l’exclusion contre lui, Charles Pasqua, le tout puissant magouilleur de la Vème république, ne mérite absolument pas la moindre réserve dans mon action. Bon d’accord, avec Jacques Gaillot, il ne va pas mobiliser l’arrière garde du SAC et refaire un « Auriol bis », mais sa position dominante de ministre va lui permettre d’obtenir la tête de Jacques Gaillot.

Ah, le terrible Monsieur Pasqua comme aimait à le dire François Mitterrand!

La DNRED connaît tout ça, et même plus, comme sur la nébuleuse Tranchant, oui, oui, Georges Tranchant, l’ex député RPR, à qui d’ailleurs des douaniers, égarés sans doute, piquèrent un gros paquet de biffetons en partance pour la Suisse… Affaire qui fut classée par Jean Henri Hoguet lui-même! La DNRED connaît aussi Benjamin, l’un des fils qui faisait de la trésorerie avec de la coke sans le savoir…

Discret, prudent, réservé, voire effacé jusqu’à l’insignifiance, telles sont les qualités indispensables du fonctionnaire de base

Mais tout ça ne doit pas être révélé au grand public et nos gabelous sont d’une discrétion à toute épreuve! Ah mon bon monsieur, au Bourget, ils savent quand il le faut s’absenter ! Surtout ne pas découvrir quelques turpitudes commises par nos puissants! Pour un fonctionnaire, cela correspondrait à coup sûr à un arrêt de mort pour le moins dans sa trajectoire professionnelle s’il persistait dans le constat de tels méfaits… Pour souvenir, ce gabelou qui fut durement sanctionné pour avoir osé constater qu’une intellectuelle qui accompagnait un président de la République avait profité de son voyage pour s’approvisionner en poudre colombienne…

1 Se la péter : Se prendre très au sérieux

000000

FRANCE 🇫🇷 (Roissy airport) : une mule guyanaise et un récupérateur comparaissaient, samedi soir, devant le tribunal correctionnel de Paris, pour trafic et importation de produits stupéfiants

Les investigations ont démarré il y a plusieurs mois, après que les enquêteurs de la brigade des stupéfiants ont recueilli une information sur l’existence d’un réseau d’importation de cocaïne, transitant par l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, en Seine-Saint-Denis. Elle s’est concentrée autour d’un agent de sécurité, qui “porte des dreadlocks” et “a grandi en Guyane”.

Avec cette info, la messe était dite!

Toujours selon Le Parisien, le trafic aurait perduré des mois d’avril à décembre 2023.

000000

FRANCE 🇫🇷 (OFAST): en 2023, les trafics de drogue toujours plus florissants et plus violents

Constat d’échec de la politique menée

« La menace a atteint un niveau historiquement élevé », décrit sans fard la patronne de l’Office antistupéfiants (Ofast), Stéphanie Cherbonnier. « Aucun territoire n’est épargné. » Nourri par une forte demande – 5 millions de consommateurs réguliers de cannabis, 600.000 de cocaïne, selon l’Office français des drogues et toxicomanies (OFDT) -, le marché national des stupéfiants produit un chiffre d’affaires annuel estimé à 3 milliards d’euros.

Extraits de l’article paru dans Les Échos

21.000 emplois à temps plein

De début janvier à mi-novembre, la police a recensé 315 faits d’homicides ou tentatives entre malfaiteurs liés aux narcotrafics, en hausse de 57 % par rapport à la même période de 2022. Rien qu’à Marseille, la guerre à laquelle se livrent deux organisations criminelles concurrentes pour le contrôle du juteux marché de la drogue a fait 47 morts, pour l’essentiel des « petites mains du trafic ». D’autres villes sont gangrenées par cette violence : Nantes, Besançon, Toulouse, Avignon ou Nîmes ont connu cette année leur lot de règlements de comptes.

Pour mener ce qu’il appelle « la mère de toutes les batailles », le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin n’a pas lésiné sur les moyens pour « pilonner » les points de deals et tenter de déstabiliser les trafics. Mais la tâche est titanesque. Selon les données de l’Ofast, 240.000 personnes vivent directement ou indirectement du trafic de stupéfiants en France, dont 21.000 à temps plein.

« Narchomicide »

Les produits ont une rentabilité élevée pour les organisations criminelles. « La cocaïne est achetée entre 28.000 et 30.000 euros le kilo et revendue entre 65 et 70 euros le gramme », détaille Stéphanie Cherbonnier. Sur ce marché dynamique, alimenté par une « production en hausse » et une « forte demande diversifiée, notamment en produits de synthèse », la concurrence est féroce et justifie le recours à la force.

« Il y a une volonté incontestable d’éliminer physiquement des concurrents », note le patron de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), Yann Sourisseau. Désormais, des commandos équipés d’armes de guerre n’hésitent plus à « rafaler » en pleine rue, observe un enquêteur. 

157 tonnes interceptées

Les petits soldats de cette guerre meurtrière sont jeunes, eux aussi. Sur les 450 victimes recensées en 2023 par la police, « 30 % ont moins de 20 ans », a récemment noté son directeur général, Frédéric Veaux. Et « 20 % des auteurs ont entre 16 et 19 ans », selon les statistiques de l’OCLCO.

Face aux narcotrafiquants, policiers, gendarmes, douaniers et magistrats bataillent pied à pied. En 2022, les saisies ont battu un nouveau record historique avec plus 157 tonnes interceptées, cannabis (128,6 tonnes) et cocaïne (27,7 tonnes) en tête. Mais elles ne concernent qu’une petite partie des volumes en circulation.

Sur le front des violences, 123 auteurs mis en examen et écroués, recense l’OCLCO. L’an dernier, « 8.000 armes ont été saisies, en hausse de 10 % par rapport à 2021 », ajoute Stéphanie Cherbonnier. Mais le constat demeure : malgré une répression tous azimuts, les trafics n’en finissent pas de se développer.

Plan national européen

« Les politiques pénales même sévères ne dissuadent pas » les trafiquants, reconnaît la préfète de police des Bouches-du-Rhône, Frédérique Camilleri. « Ils vont pour trente ans en prison et ça ne les dissuade pas. »

Alors certains redoutent déjà de voir la situation déraper comme en Belgique ou aux Pays-Bas.

Une difficile coopération judiciaire

Mais traquer les têtes des trafics bute sur l’écueil de la coopération judiciaire. « Les barons de la drogue […] sont réfugiés dans un certain nombre de pays où les processus d’extradition sont aujourd’hui interrompus », a résumé la procureure de Paris, Laure Beccuau. Sous le soleil du Maroc, d’Algérie et surtout de Dubaï, ils blanchissent leur argent et continuent à gérer leurs réseaux.

Même si, officiellement, les liens avec l’émirat se sont améliorés ces dernières années, les difficultés persistent. Plusieurs têtes de réseau recherchées par la France ont été interpellées ces dernières années à Dubaï. Mais à ce jour, seules deux ont été extradées.

000000

FRANCE 🇨🇵 (Affaire du Bd Exelmans) : non-lieu requis pour François Thierry, l’ex-patron de L’OCRTIS

Héléne Crocquevieille, Michel Sapin,Erwan Guilmin et Francois Hollande.

Le 17 octobre 2015, une équipe de douaniers de la DNRED avait ‘officiellement’ découvert une cargaison importante de cannabis dans des camionnettes garées boulevard Exelmans à Paris, au pied d’un immeuble habité par un trafiquant de haut vol, Sophiane Hambli, par ailleurs informateur de premier plan de François Thierry, le patron des stups.

Leurs relations avaient rapidement jeté le trouble sur l’affaire, la police des polices (IGPN) étant co-saisie de l’enquête, tandis que François Thierry était muté à la Sous-direction antiterroriste (Sdat).

Tout «élément intentionnel» écarté

Dans son réquisitoire définitif, que l’AFP a pu consulter, le parquet de Bordeaux considère que «l’existence de la remontée de produits stupéfiants du Maroc via l’Espagne ayant été signalée au préalable, même a minima, à l’autorité judiciaire», la complicité par abstention ne peut être établie. Le parquet écarte tout «élément intentionnel» du policier visant à favoriser les activités de Sophiane Hambli, retenant que sa gestion de l’informateur, en dépit de ses «manquements», visait seulement à démanteler le réseau d’un autre trafiquant d’envergure.

«Cet objectif s’appuyait sur le savoir-faire et le relationnel de Sophiane Hambli mais ne pouvait être assimilé, à l’issue des investigations (…), à une participation directe de François Thierry à un trafic de stupéfiants», estime le parquet. Il a requis en revanche le renvoi de Sophiane Hambli devant le tribunal correctionnel pour trafic de stupéfiants, avec une quinzaine de complices présumés.

Source

On peut donc penser que, cette décision de non poursuite de François Thierry, due au seul fait que tout élément intentionnel de narcotrafic a été écarté, pourra permettre aux autorités de revoir le non traitement du dossier de Marc Fievet, qui lui , a infiltré au plus haut niveau le narco-business et qui n’a reçu aucun soutien de François Auvigne, alors DG de la Douane Française.

Lire plus

0000

FRANCE 🇫🇷 (Narco-business et blanchiment) : l’avis de Christian Belpaire, consultant en sécurité

Nous avons vu « pousser » partout une multitude de #commerces de proximité qui ne sont que des circuits de #blanchiment. Au fil du temps nous avons connu : les #pointsphone, les #garages fantômes, les terminaux de cuisson ( dénommés improprement #boulangeries) les #sandwicheries, les épiceries avec 3 boîtes de coca et 2 paquets de chips, .. Lors des #contrôles parfois vous ne découvrez aucun gérant derrière le comptoir.

Il serait facile de lutter contre ces organisations criminelles :
1° / #Legiferons pour donner aux #Maires le droit d’autoriser ou pas un commerce sur sa commune. Il faut cesser avec cette vision de liberté d’installation commerciale sans contrôles et #autorisation municipale préalable.
2° / Croisons les fichiers du #cadastre pour identifier les propriétaires des murs de ces commerces. Examinons les modes de paiement des loyers et des charges.
3° / Les Maires doivent se réapproprier la loi engagement et proximité de 2019 qui leur donne des pouvoirs spécifiques.
4° / Les #policiersmunicipaux doivent recentrer leurs actions sur ces commerces : #AODP, enseignes, bruit, fermetures tardives, stationnements anarchiques a proximité,…Il faut expliquer aux policiers municipaux que ces types d’actions contribuent à la lutte contre les trafics et le crime organisé.
5° / Les #CSU ( lorsqu’ils existent) doivent apporter un appui en collectant les images des troubles pouvant être constatés : Les fermetures tardives, jets de déchets, stationnements anarchiques,… pour permettre des dénonciations art 40 aux parquets avec copie aux Préfets pour constituer des dossiers solides inattaquables devant les juridictions administratives et fermer ces lieux systématiquement non pas pour quelques semaines mais définitivement.

La lutte contre le crime organisé, notamment celui du trafic de stupéfiants, ne peut pas être qu’une stratégie consistant à renvoyer le sujet aux groupes d’enquêtes, aux opérations des CRS 8, 81, 82 ou uniquement dans le cadre d’opérations ponctuelles du CODAF. Tout ceci est utile mais existe depuis des années pour quels résultats ?

Les démantèlements des trafics sont nombreux mais se reconstituent immédiatement.
Les enquêteurs sont motivés mais épuisés et la justice fait ce qu’elle peut dans un contexte de droit contraignant et exigeant (ce qui est normal dans un état de droit)
La lutte est possible, mais elle doit être quotidienne, harcelante, mobiliser tous les acteurs et être synchronisée au plus près du terrain
.
L’insécurité n’est pas une fatalité.
C’est juste mon avis.
DIOMEDE CONSULTING SURETÉ § INVESTIGATIONS (D.C.S.I)
Audits, conseils en sûreté et sécurité pour le secteur public et privé.
vous accompagne au plus près du terrain.
consultant@diomede-consulting.com

°°°°

Un Préfet qui a parfaitement compris ou se trouve l’un des enjeux de la lutte contre le #crimeorganisé.

Pas un restaurant ne résiste à ses contrôles sanitaires et ses photos chocs sur les réseaux sociaux remportent un franc succès. Philippe Court, préfet du Val-d’Oise, est devenu malgré lui un « influenceur » de la sécurité alimentaire.

Lire

°°°°

Qu’en pense Stéphanie Cherbonnier de l’OFAST et Florian Colas de la DNRED ?

00000

FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : les côtes normandes face à une nouvelle « marée blanche »

C’est Le Télégramme qui nous informe que le sujet actuel de préoccupation des services de lutte antidrogue, c’est la multiplication des largages de ballots de cocaïne en mer (« drop off »), comme évoqué dans le premier volet, publié ce samedi, de l’ enquête consacrée au trafic de cocaïne.

Selon des informations portées à notre connaissance depuis, la Normandie fait actuellement face à une déferlante de paquets échoués : en trois semaines, près de deux tonnes auraient déjà été récupérées sur le littoral et en mer.

000000

FRANCE 🇫🇷 (Douane Française) : « Il ne faut pas se voiler la face, nos ports sont sujets au trafic », c’est Thomas Cazenave qui le dit

Depuis plusieurs années, Aviseur international alerte sur cette problématique importante qu’est le manque de contrôle à l’arrivée des conteneurs.

Les derniers articles

le 22 octobre 2023, cet article: EUROPE (trafic de cocaïne par conteneurs) : toujours pas de contrôles sérieux en vue

le 12 janvier 2023 : Allo ! Allo !En France, Bercy et Montreuil ne répondent pas ! Et aucun IGF pour se saisir du dossier sécurité.

-le 3 octobre 2021 : FRANCE (DNRED – CELTICS) : quand on dit que le port du Havre est une passoire, le ministre Olivier Dussopt ne nous croit pas !

le 21 septembre 2021 : WORLWIDE (NARCOTRAFIC MARITIME) : comment inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision?

Si seulement nos gabelous pouvaient faire preuve de la même efficacité pour lutter contre le narcotrafic que celle démontrée dans la pêche aux accises, on serait sur la bonne voie.

Lu dans Le FIGARO

«Nous devons être à la hauteur de la menace». Le ministre délégué aux Comptes publics, Thomas Cazenave, qui a en charge la tutelle des douanes, a annoncé ce jeudi dans une interview au Parisien plusieurs mesures pour lutter contre le trafic de drogue dans les ports français. «Il ne faut pas se voiler la face, nos ports sont sujets au trafic», a ainsi alerté le ministre interrogé par nos confrères. Selon une note des douanes consultée par le Parisien, les ports du Havre, de Dunkerque et de Marseille sont devenus des points d’entrée de la drogue, en grande majorité de la cocaïne. «Plusieurs réseaux criminels havrais ont pour commanditaires réguliers des acteurs de la Mocro Mafia », une mafia néerlandaise à l’origine de plusieurs assassinats et d’une tentative d’enlèvement contre le ministre de la Justice belge, est-il écrit dans la note des douanes.

«Au regard de l’évolution du trafic, nous devons muscler notre réponse. Nos services de renseignement et le travail de coopération internationale nous confortent dans l’idée qu’il faut faire de la lutte contre les stupéfiants dans les ports une priorité majeure de l’action de la douane pour les prochaines années», a encore averti le ministre des Comptes publics. Le développement économique des ports français – dû notamment à la saturation des ports du nord de l’Europe comme Rotterdam aux Pays-Bas, ou Anvers en Belgique – a ainsi entraîné une forte augmentation du trafic de cocaïne. «Les saisies ont été multipliées par cinq en dix ans dans les ports européens, a encore expliqué Thomas Cazenave . Tous les ports sont touchés, ceux d’Europe du Nord naturellement mais aussi les nôtres.»

000000

FRANCE 🇫🇷 (DNRED – CELTICS) : redéploiement de centaines de douaniers et installation de scanners mobiles

C’est Jean-Michel Décugis et Vincent Vérier, le 7 décembre 2023 qui nous informent dans le Parisien que « Les ports français sont infiltrés par la mafia de la drogue!

Quelle découverte !


« Nous devons être à la hauteur de la menace »

EXCLUSIF. Le ministre délégué aux Comptes publics, Thomas Cazenave, nous annonce en exclusivité le redéploiement à terme de centaines de douaniers et l’installation de scanners mobiles pour faire face à la corruption qui gagne les ports français.

« Sésame, ouvre-toi. » Ou comment les ports français comme Le Havre, Dunkerque et Marseille sont devenus en Europe des points d’entrée de la drogue, principalement de la cocaïne. Le phénomène s’est intensifié avec l’attractivité croissante de nos dessertes maritimes.

À tel point que dans une note des douanes que nous nous sommes procurée, il est relevé que « plusieurs réseaux criminels havrais ont pour commanditaires réguliers des acteurs de la Mocro Maffia ». Cette mafia néerlandaise puissante et très violente, à l’origine d’une dizaine d’assassinats aux Pays-Bas dont celui d’un journaliste, et d’une tentative d’enlèvement contre le ministre de la Justice belge.

Depuis plusieurs années, Aviseur international alerte sur cette problématique importante qu’est le manque de contrôle à l’arrivée des conteneurs.

le 22 octobre 2023, cet article: EUROPE (trafic de cocaïne par conteneurs) : toujours pas de contrôles sérieux en vue

le 12 janvier 2023 : Allo ! Allo !En France, Bercy et Montreuil ne répondent pas ! Et aucun IGF pour se saisir du dossier sécurité.

-le 3 octobre 2021 : FRANCE (DNRED – CELTICS) : quand on dit que le port du Havre est une passoire, le ministre Olivier Dussopt ne nous croit pas !

La CELTICS, par manque d’effectifs, n’avait pas ciblé ce conteneur de crevettes arrivant d’Équateur. Sa sortie du port du Havre se fit donc sans autres formes de contrôle officielle !

le 21 septembre 2021 : WORLWIDE (NARCOTRAFIC MARITIME) : comment inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision?

Si seulement nos gabelous pouvaient faire preuve de la même efficacité pour lutter contre le narcotrafic que celle démontrée dans la pêche aux accises, on serait sur la bonne voie.

000000

FRANCE 🇫🇷 (secret défense) : les « notes blanches » sont aujourd’hui utilisées pour fonder des mesures administratives restrictives de liberté d’une variété croissante

000000