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Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants
8 décembre 2011
L’O.C.R.T.I.S. a été créé par le décret du 3 août 1953 qui répondait aux recommandations de la Convention internationale sur les stupéfiants signée à la Société des nations le 26 juin 1936, reprises dans l’article 35 de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 de l’O.N.U. préconisant la création d’un service de coordination nationale de lutte contre les stupéfiants par État.
OCRTIS-Vectorisé-version-DL-2011
Ce décret de 1953 modifiait celui du 21 novembre 1933 qui créait un premier « Service central des stupéfiants ». Ce service remplaçait lui-même le « Service des stupéfiants et de la traite des blanches », rattaché alors au « Contrôle général des services de recherches judiciaires » de la Sûreté générale (1907-1908). Ce premier service était compétent sur l’ensemble du territoire, ports militaires inclus.
Avec le plan global de lutte contre le trafic de drogue élaboré en 2010, l’O.C.R.T.I.S. est aujourd’hui placé au centre d’un dispositif de renforcement de la répression du trafic illicite de stupéfiants et sa dimension opérationnelle et stratégique a été renforcée.
L’O.C.R.T.I.S. est rattaché à la Direction centrale de la police judiciaire (D.C.P.J.), au sein de la Sous-direction pour la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière (S.D.L.C.O.D.F.).
Composé de policiers, de gendarmes et d’un officier de liaison de la douane, l’O.C.R.T.I.S., dont le siège se trouve situé à Nanterre (92), possède également des implantations extérieures différentes :
un détachement sur le site de la plateforme aéroportuaire de Roissy-Charles-de-Gaulle, spécialisé en matière de trafic illicite international de stupéfiants par voie aérienne ;
et, conformément à l’arrêté ministériel du 15 avril 2013, quatre autres antennes placées pour emploi auprès du directeur inter-régional de la police judiciaire (D.I.P.J.) compétent au lieu de leur implantation. Une antenne antillaise à Fort-de-France avec deux détachements territoriaux à Pointe-à-Pitre et à Saint-Martin. Trois antennes métropolitaines, à Lille, Marseille et Bordeaux qui dispose d’un détachement implanté à Bayonne.
En septembre 2010, une nouvelle structure intégrée et interministérielle a été créée au sein de l’O.C.R.T.I.S. Il s’agit de la Division du renseignement et de la stratégie (D.R.S.), chargée d’améliorer la coordination de la lutte contre les trafics transnationaux de stupéfiants et de renforcer les capacités d’analyse et de traitement des menaces liées à ces trafics.
Les missions de l’O.C.R.T.I.S sont celles d’un organe d’administration centrale et d’un service de police judiciaire :
centraliser les renseignements pouvant faciliter la recherche, la prévention des infractions en matière de lutte contre le trafic illicite des produits stupéfiants ;
procéder à des enquêtes sur tout le territoire national pour l’identification et le démantèlement des filières de trafic de stupéfiants ;
coordonner sur le territoire national les enquêtes importantes, notamment les livraisons surveillées ;
apporter aide et assistance aux services locaux, si nécessaire dans certains domaines techniques (surveillance, détournement de produits chimiques…) ;
coordonner avec les partenaires institutionnels (Ministère des affaires étrangères, Ministère de la défense, douane) les interceptions de navires suspectés de se livrer au trafic illicite de produits stupéfiants par voie maritime ;
fournir à tous les services d’enquête des statistiques sur l’état du trafic et de l’usage des stupéfiants en France et de la documentation générale ;
représenter la police judiciaire française aux réunions des divers organismes nationaux et internationaux ; en sa qualité de correspondant Europol et Interpol, l’office sert de liaison entre les services nationaux et étrangers pour les questions de stupéfiants.
Service de police judiciaire à compétence nationale, l’O.C.R.T.I.S. procède à des enquêtes sur tout le territoire national pour la recherche des trafics nationaux et internationaux de stupéfiants.
L’office bénéficie du concours des officiers de liaison (O.D.L.) – criminalité organisée/stupéfiants – de la Direction de la coopération internationale (D.C.I.) implantés dans des zones stratégiques : pays de production (Maroc, Colombie, Pays-Bas…), ou pays de transit (Venezuela, Brésil, Espagne…). Ces O.D.L. assurent un relais opérationnel avec les autorités répressives locales et régionales.
Il assure le traitement des demandes étrangères adressées via le canal Interpol. Il exécute les délégations judiciaires et commissions rogatoires adressées à un juge français par des autorités étrangères.
L’office gère et met à disposition les informations statistiques transmises par les services répressifs (police, gendarmerie, douane) au travers de l’Outil de système d’informations relatives aux infractions sur les stupéfiants (O.S.I.R.I.S.), et donne accès à sa documentation opérationnelle.
L’office participe activement aux programmes de stages spécialisés stupéfiants en France et à l’étranger ; il effectue également des actions d’information et de sensibilisation auprès de diverses administrations partenaires.
Dans le domaine de la compétence internationale, l’O.C.R.T.I.S. a initié et contribué activement, avec ses partenaires européens, à mettre en place des structures internationales destinées à renforcer le contrôle opérationnel des vecteurs maritimes et aériens du transport de la drogue à grande échelle :
Le M.A.O.C-N. (Maritime Analysis and Operation Center-Narcotic) implanté à Lisbonne en septembre 2007 dont l’action vise à prolonger la lutte contre le trafic de stupéfiants engagée dans les Caraïbes, sur la façade Atlantique ;
Le Ce.C.L.A.D-Med. (Centre de coordination pour la lutte anti-drogue en Méditerranée) implanté à Toulon en décembre 2008 et dédié à la lutte anti-drogue en Méditerranée ;
Deux plates-formes régionales d’échanges de renseignements, l’une installée à Dakar (Sénégal) et l’autre à Accra (Ghana)
Près de 960 kilos de cocaïne ont été repêchés ce samedi 28 février au large de la ville côtière belge d’Ostende. La tonne de drogue, saisie par la police, aurait une valeur marchande de 50 millions d’euros. Ces seuls trois derniers mois, ce sont près de 3 tonnes de drogues qui ont été récupérées dans les eaux glaciales de la Mer du Nord qui bordent la Belgique.
Ostende est une ville néerlandophone du royaume de Belgique et qui fait face à la Mer du Nord. C’est à une vingtaine de kilomètres au large de celle-ci que flottaient ce week-end seize sacs de sport.
Un bateau-pilote, chargé d’aider à la navigation des grands navires, qui croisait ce samedi matin dans la zone, a repéré les paquetages et a lancé l’alerte. La police est ensuite venue récupérer la marchandise manifestement larguée ici par des trafiquants. Un remorqueur équipé d’une grue s’est déplacé sur zone pour ramener la tonne de cocaïne hermétiquement emballée au port d’Ostende. L’affaire a été confiée au parquet de Bruges.
Depuis le début de l’année deux saisies du même type ont été effectuées au large de la Belgique — une première de 800 kilos et une seconde de 1 200 kilos. Ce type de saisie, s’il est répété semble pour le moins récent.
Contacté par VICE News ce mardi matin, le parquet de Bruges nous a confirmé que « Les largages de drogue au large des côtes belges semblent être un nouveau phénomène, puisqu’il ne s’agit pas de la première découverte de ce type dans la zone. C’est apparemment une nouvelle manière de travailler pour les narcotrafiquants. »
« La ville d’Ostende est en proie à des problèmes de drogue mais comme partout ailleurs, ni plus, ni moins, » nous précise le parquet belge. « Chaque heure, des porte-conteneurs [et des cargos] passent dans la zone située au large d’Ostende. La police de la navigation est en charge de la surveillance et la police fédérale s’occupe de l’enquête. »
Marc Fiévet est un ex-agent des douanes françaises célèbre pour avoir infiltré parmi les gros réseaux de narcotrafics internationaux. Son expérience et son histoire ont inspiré des livres films et documentaires. Il est l’auteur en autres du livre Dans la peau d’un narco. Il nous explique que « La technique manifestement utilisée ce week-end au large de la Belgique est assez simple. Les colis sont reliés entre eux par une corde en nylon et ils sont jetés par-dessus bord. Un quart d’heure plus tard, un petit bateau vient réceptionner la marchandise pour la ramener à terre. Les radars ne peuvent donc pas voir de rapprochement entre deux navires et donc lancer une surveillance, » explique à VICE News l’ancien agent.
« Cette technique a été maîtrisée par les narcotrafiquants britanniques. Ils laissaient même parfois un homme en mer équipé d’une combinaison et d’une mini-balise pour récupérer la marchandise. Aujourd’hui, ils se servent probablement des mêmes balises utilisées par les pêcheurs pour repérer leurs caisses de homards. Comme on a pu le voir ce week-end, la technique n’est pas infaillible mais c’est une des plus retenues par les narcotrafiquants parce que c’est sans doute la plus sure, » détaille Fiévet.
Authorities in Belgium pulled in a massive catch on Saturday after they recovered a ton of cocaine that was spotted floating 15 miles off the Belgian port of Ostend in the North Sea.
A pilot boat that transports personnel to and from ships noticed duffel bags laden with 16 sealed packages containing the drug while conducting maneuvers in the area. Maritime police used a tugboat with a crane to collect the contraband bring it ashore. The investigation has since been handed over to the prosecutor in Bruges.
The loot weighed in at more than 2,100 pounds and has an estimated street value of 50 million euros ($56 million). To evade customs, smugglers have been increasingly tossing illegal goods over the sides of shipping vessels to be retrieved by accomplices trailing behind. This is the third such discovery in recent weeks — 2,650 pounds of cocaine were found in the sea in December, along with another 1,770 pounds in January.
« As the chance of getting caught in the ports increases, criminals are trying out other, sometimes novel, methods in order to avoid the classic controls, » Belgian magistrate Ken Witmas remarked to local newspaper Het Nieuwsblad. « More and more traffickers are trying it and this is a growing phenomenon with us. »
The « queen of Belgian seaside resorts, » as Ostend is affectionately known in Belgium, has become a transit point for French dealers who go there to buy drugs smuggled in from the Netherlands.
Former undercover French customs officer Marc Fiévet infiltrated several major international drug rings during his time in the field, during which he developed close knowledge of their distribution methods.
Les enquêteurs des douanes viennent de démanteler un réseau de distribution de drogues de synthèse qui étaient acheminées par convois de « go-fast ».
Les agents de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) de Belfort viennent de démanteler un réseau de distribution de drogues de synthèse basé dans l’agglomération de Besançon. La drogue était acheminée par convois de « go-fast » depuis les Pays-Bas.
Les investigations menées par les enquêteurs depuis la fin de l’année 2014 ont permis de déterminer la date d’un voyage d’approvisionnement le 21 février 2015.
Un dispositif de contrôle est alors mis en place, dans la nuit du 20 au 21 février 2015, dans le secteur de Saint-Sauveur (70). A 1h30, les agents positionnés sur la route nationale 57 appréhendent un véhicule circulant rapidement avec deux individus à bord. Lors du contrôle, ils constatent qu’une deuxième voiture, avec une personne à bord, fait demi-tour subitement à la vue du dispositif douanier.
Les agents décident alors de poursuivre ce deuxième véhicule et procèdent à son interception sur la commune de Luxeuil-les-Bains. Sur autorisation de la permanence du parquet de Vesoul, ils conduisent la personne contrôlée au siège du service en vue de réaliser une inspection complète du véhicule. Les opérations de fouille et de démontage permettent de découvrir une cache aménagée accessible à partir du passage de roue, renfermant huit sachets de couleur blanche contenant des cachets en forme de « 8 » de couleur bleue.
Au total, 21 262 cachets d’ecstasy d’une valeur à la revente de 159 465 euros sont saisis par les agents. Les premiers éléments d’enquête confirment que la première voiture servait d’éclaireur au véhicule chargé.
Les suites judiciaires ont été confiées à l’antenne de police judiciaire de Besançon.
Contact presse
Service de Presse, Nicolas Barraud :
Benoît Pascal, Direction des opérations douanières (DNRED) :
Auteur : Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières
Publié le 02/03/2015 à 06h00 , modifié le 02/03/2015 à 08h57 par Jean-Michel Desplos
Six kilos de drogue arrivant de Colombie et de République dominicaine ont été saisis par la police judiciaire. Les dealers sont également impliqués dans une affaire de trafic de cannabis à Agen
Cela faisait plusieurs mois que les enquêteurs de l’antenne de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) de la Direction interrégionale de la police judiciaire de Bordeaux patientaient. Ils attendaient une « mule » qui devait arriver en Gironde, depuis la Colombie, une valise chargée de cocaïne.
Le 18 février, le voyageur, parti de Bogota, a rejoint Paris puis un hôtel, à Cestas, mais a rapidement disparu, échappant de justesse aux policiers. Son départ a été semble-t-il précipité et, s’il n’a pas été retrouvé, les 6,2 kg de cocaïne qu’il transportait et avait soigneusement cachés dans sa chambre, ont en revanche été saisis. Leur valeur marchande, à la revente, est estimée à plus d’un million d’euros.
Les dealers impliqués dans la transaction sont tombés dans la nasse des enquêteurs de la PJ bordelaise mais aussi des gendarmes de la section de recherches (SR) d’Agen, travaillant quant à eux sur cette même affaire dans le cadre d’un trafic de résine de cannabis en provenance du Maroc.
Dans la préfecture lot-et-garonnaise, deux frères de 23 et 29 ans, commerçants, faisaient partie de ce vaste trafic international dont les principales ramifications sont situées à Montauban et en Gironde. Au total, neuf personnes ont été interpellées sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Bordeaux. Six ont été mises en examen et placées en détention provisoire, vendredi, dans la soirée, dans les maisons d’arrêt de Gradignan, Saintes, Angoulême, Montauban et Mont-de-Marsan.
Depuis octobre 2013
Comment souvent, les policiers de l’OCRTIS ont remonté la piste des trafiquants à partir d’un renseignement. Celui-ci est parvenu à leurs oreilles en octobre 2013.
Mais cette fois, la cocaïne n’était pas importée depuis la Sierra Leone, pays habituellement rencontré dans ce type de dossier, mais de Colombie et de République dominicaine.
Après un long travail d’identification des différents protagonistes, les policiers ont lancé l’opération « Perce-neige » et attendu la livraison du produit qui devait avoir lieu en début de semaine dernière. Après plusieurs contacts et alors que les négociations portant sur la quantité et le prix de la drogue entre les trafiquants semblaient devoir durer plus longtemps que prévu, policiers et gendarmes sont passés à l’action. Les acheteurs voulaient manifestement s’assurer de la qualité de la cocaïne qu’ils s’apprêtaient à couper à la revente pour en tirer de substantiels bénéfices.
Lors des perquisitions aux domiciles des suspects, les policiers ont également découvert un fusil à canon scié, deux armes de poing, 700 euros en numéraire et 700 grammes de résine de cannabis.
Les enquêteurs du Groupe d’intervention régional (GIR) Aquitaine s’intéressent désormais au volet patrimonial de l’affaire.
Deux comptes bancaires garnis de plus de 50 000 euros ont d’ores et déjà été saisis. Des immeubles et des commerces, acquis selon toute vraisemblance grâce au blanchiment des revenus générés par ce trafic, devraient l’être prochainement.
Il aura bien tenté de se débarrasser d’un élément fort compromettant mais les policiers l’ont rattrapé juste à temps…
Un membre présumé d’un important réseau de trafiquants de drogue, implanté dans la cité de la Sauvagère, situé en zone de sécurité prioritaire (ZSP), dans le Xe arrondissement à Marseille (Bouches-du-Rhône), a été arrêté, ce mercredi 18 février, par les enquêteurs de l’antenne de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS).
A l’arrivée des policiers, ce suspect, âgé de 20 ans, a jeté un sachet contenant près de 2 kg de cocaïne par la fenêtre de son appartement, avant de prévenir un de ses complices pour aller récupérer la précieuse marchandise d’une valeur de 70 000 € à l’achat. Ce dernier, rapidement interpellé en possession de cette drogue, a été placé en garde à vue ainsi que quatre autres suspects.
Les enquêteurs de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) ont été mis sur la piste de ce réseau après l’interpellation par les agents des douanes, au mois d’août 2014, de deux jeunes habitants de la cité de la Sauvagère, situé dans les quartiers Sud de la cité phocéenne, au péage du Boulou (Pyrénées-Orientalses).
Ces deux hommes avaient été arrêtés alors qu’ils venaient de franchir la frontière franco-espagnole avec près de 25 kg de résine de cannabis, dissimulés dans leur voiture. «L’identité du principal commanditaire de ce trafic au cœur de la cité de la Sauvagère, âgé de 22 ans et déjà connu pour des faits de braquage et de vol de fret, avait alors été rapidement établie, confie une source proche de l’affaire. Après plusieurs mois d’investigations, la structure et les membres présumés de son réseau ont tous été identifiés».
Trois des cinq suspects ont finalement été placés en détention provisoire.
Publié le 14/02/2015 | 11:44, mis à jour le 14/02/2015 | 11:44
En un mois de campagne en mer des Antilles, la frégate a participé à la surveillance et à la lutte contre le trafic de drogue en partenariat avec les autorités de la zone. Une importante somme d’argent et une tonne de marijuana ont été interceptées.
Parti pour une mission de lutte contre le narcotrafic pendant un mois, l’équipage du Ventôse n’est pas revenu bredouille. C’est au cours de la fouille d’un navire de pêche vénézuélien, le 3 février, qu’une importante somme d’argent pouvant correspondre au paiement d’une quantité de cocaïne estimée à plusieurs dizaines de kilos a été découverte. Le bateau, ses sept passagers et l’argent ont été pris en charge par les gardes-côtes vénézuéliens.
Marijuana et cocaïne
Plus récemment, dans la nuit du 12 au 13 février, la frégate est de nouveau intervenue pour poursuivre un Go fast (bateau à grande vitesse) qui se dirigeait vers la Guadeloupe, sur informations de l’OCRTIS (Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants) et des garde-côtes de Sainte-Lucie. Seul l’hélicoptère Panther est à même de poursuivre l’embarcation qui file à près de 30 noeuds. Les occupants en profitent pour jeter des ballots par dessus bord. Bilan : une tonne de marijuana récupérée en mer et transmise à l’OCRTIS pour destruction à Fort-de-France.
Durant son déploiement, le Ventôse a également participé à la localisation d’un cargo suspect en pleine mer. Celui ci a été pris en chasse par les gardes-côtes américains qui sont intervenus à proximité de Porto Rico, lors du transfert de sa cargaison vers la terre, et ont trouvé plus d’une tonne de cocaïne.
Shimon Yelinek est un homme d’affaire Israélien basé au Panama. Derrière ce masque anodin se cache en vérité l’un des criminels les plus polyvalents que l’on trouve parmi les clients de HSBC à Genève : trafiquant d’armes, de diamants et de drogue, il a aussi participé au financement du terrorisme.
Son plus grand fait d’arme ? L’opération Otterloo.
Fin 2001, un chargement de 3 117 kalachnikovs et 5 millions de cartouches quitte le navire Otterloo, dans le port de Turbo, en Colombie. Achetées à l’armée du Nicaragua, les armes étaient destinées en théorie à la police du Panama. Yelinek s’arrange en fait pour les livrer aux Autodéfenses Unies de Colombie (AUC), un groupe paramilitaire d’extrême droite.
Ses compétences et son réseau de trafiquant d’armes, Yelinek, né en Israël en 1961, les développe en Afrique entre 1980 et 2001. Dans les années 80 et 90, Yelinek est le chef de la sécurité de Mobutu Sese Seko, le dictateur du Zaïre (actuelle République démocratique du Congo). C’est là qu’il se lie d’amitié avec Aziz Nassour, un diamantaire libanais. Proche collaborateur du dictateur Mobutu, ce dernier exporte à Anvers des pierres du Liberia et de Sierra Leone, entre autres. Tous deux sont ou seront clients de HSBC.
Al-Qaida a besoin de diamants
En 2000, Al-Qaida prend contact avec Aziz Nassour. La raison ? Le groupe terroriste désirait sortir son argent des banques pour acquérir des diamants, afin d’éviter d’éventuelles sanctions bancaires. Le groupe terroriste, qui avait déjà frappé les deux ambassades américaines de Tanzanie et du Kenya, avait besoin de préserverses liquidités en préparation des attentats du World Trade Center, en septembre 2011. Le marché du diamant en Afrique de l’Ouest était une cible parfaite, comme le souligne un rapport de l’organisation non-gouvernementale Global Witness dévoile les étapes de cette affaire. En décembre 2000, deux membres d’Al-Qaida, Ahmed Ghailani et Fazul Abdullah Mohammed, approchent donc Nassour à Kinshasa. Ils sont notamment connus pour leur participation aux attentats contre les ambassades de Dar es Salaam et Nairobi en août 1998. Le contact se révèle prometteur.
À l’époque, Aziz Nassour montait une opération avec son cousin Samih Ossaily pour acheter des diamants au Revolutionary United Front (RUF). Soutenu par Charles Taylor, le RUF tentait de répliquer en Sierra Leone le coup d’état réussi de ce dernier au Liberia. L’affaire était donc conclue d’avance : le RUF avait besoin de vendre des diamants et Al-Qaida était preneur.
Les remords d’un diamantaire
Quel rôle Yelinek joua-t-il dans cette affaire ? Dans une des clauses de l’accord, Nassour s’engageait à procurer des armes au Président Taylor et aux rebelles qu’il soutenait, les RUF. Fin 2000, Nassour contacte son vieil ami Yelinek. Alors basé au Marriott de Miami et répondant au téléphone sous le nom de code « Sierra », le trafiquant israélien transmet la demande à son collègue Ori Zoller. Ancien membre des forces spéciales israéliennes, ce dernier exerce dans le commerce des armes au Guatemala. Le choix n’est pas sans raison : Zoller prend part à l’opération Otterloo qui est en train de se dérouler.
Des documents de la police belge, obtenus par Le Monde, ainsi que les emails échangés entre Yelinek et Zoller, dévoilent la composition et la technicité du deal. La cargaison devait notamment contenir des kalachnikovs, des lance-roquettes, des canons antiaériens et des canons antichars. Pour contourner l’embargo des Nations Unies sur les armes imposé au Liberia et à la Sierra Leone, Nassour se procure un certificat d’utilisation finale ivoirien. Utilisé dans les transferts internationaux, ce document sert à certifier que l’acheteur est bien le seul et l’unique utilisateur de la marchandise.
Cependant, l’affaire s’effondre. Début 2001, Ali Darwish, un diamantaire de Sierra Leone, décide de se repentir. Il avait notamment mis en lien Nassour avec Ibrahim Bah, confident du Président Charles Taylor et proche des rebelles du RUF. Il informe les autorités américaines du trafic d’armes illégal. Celles-ci n’agissent pas mais la confiance ne règne plus entre RUF, trafiquants et diamantaires.
Au même moment, la découverte du chargement de l’Otterloo fait scandale dans la presse latino-américaine. Yelinek est sous le feu des projecteurs. Après avoir été incarcéré au Panama entre 2002 et 2004 puis relâché grâce à des pots-de-vin virés de son compte HSBC, il disparaît dans la nature. Il refait surface en 2011. Il est alors le sujet d’une enquête de la Drug Enforcement Administration (DEA) et du Département du Trésor des Etats-Unis pour ses liens supposés avec le réseau de trafic de drogue colombien de Cifuentes Villa. Ce dernier est affilié au fameux et violent cartel mexicain de Sinaloa.
Les données recueillies par Le Monde dans les documents « SwissLeaks » indiquent que Yelinek a pu maintenir des comptes chez HSBC Private Bank (PB) jusqu’en 2007. À cette époque, Yelinek possédait encore 860 000 dollars dans cette institution. Ses comptes étaient liés à des sociétés écrans : Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc. Avec la collaboration de journalistes de la Süddeutsche Zeitung, Le Monde s’est procuré les certificats de constitution de ces entreprises. Possédant déjà des entreprises écrans au Panama, Yelinek a voulu varier. D’après les documents originaux, Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc. furent créées en avril et juin 2004 dans les îles Vierges britanniques, respectivement au nom de Yelinek et sa femme, Limor Yelinek.
Malgré son profil de trafiquants d’armes et de blanchisseur d ‘argent pour le compte d’un cartel colombien, la filiale HSBC PB n’a pas ordonné la fermeture des comptes de Yelinek. Elle ne pouvait cependant pas ignorer les agissements de son client. Il avait été fiché à plusieurs reprises entre 2000 et 2011 par des agences de sécurité américaines, belges et latino-américaines.
Plus accablant encore pour HSBC, le Washington Post avait mentionné Yelinek dans l’enquête menée sur la filiale diamantaire d’Al-Qaida en Afrique de l’Ouest début 2000.
Après l’affaire Otterloo en 2001, son nom était partout dans la presse latino-américaine. HSBC PB semble donc fautive de complicité. Consciente ou pas ?
Cela reste à définir. Avec autant de signaux d’alertes, l’ignorance n’est cependant pas une excuse valable.
En los archivos de la Secretaría General de la Organización de Estados Americanos en Washington hay un informe de 40 páginas con siete anexos titulado: “Sobre el desvío de armas nicaragüenses a las Autodefensas Unidas de Colombia”. El documento 3687, de enero de 2003, confirma que Panamá sirvió de fachada para que los paramilitares recibieran en el golfo de Urabá 3 mil AK47 y 2 millones y medio de municiones traídas en el trasatlántico Otterloo.
Peloticas de goma declaradas en el manifiesto de aduanas ocultaban los fusiles. A finales de 1999 se configuró un canje de armas, en apariencia legal, entre la Policía Nacional de Nicaragua y GIR, una agencia privada de comercio de armas de Guatemala: la primera entregaba 5.000 fusiles AK y municiones de sus excedentes a cambio de pistolas y ametralladoras mini-Uzi de origen israelí. GIR encontró en Panamá a un interesado en los fusiles y municiones, el israelí-panameño Shimon Yelinek, quien a su vez presentó una orden de compra de ese arsenal por parte de la Policía Nacional local, que resultó falsa. El mismo Yelinek comisionó a la compañía marítima panameña Trafalgar Maritime Inc. para cargar 14 contenedores de armas en su único buque, el Otterloo, y transportarlos entre Nicaragua y Panamá, como declaró al zarpar el 3 de noviembre de 2001. Sin embargo, hizo travesía directa hacia Turbo, Colombia, donde lo recibieron dos días después empleados de Banadex, filial de la multinacional norteamericana Chiquita Brands, y lo descargaron otros de la naviera Turbana. El DAS de Colombia, disuelto entre otros motivos por su complicidad con el paramilitarismo, registró la llegada y no encontró nada irregular. El barco terminó anclado en Panamá en diciembre de 2001, después de ir a Venezuela y Surinam. El 14 de junio de 2002 el barco fue vendido por el panameño Julio Matute al colombiano Édgar Enrique Aarón Villalba, quien se lo habría llevado a Belice, mientras la naviera Trafalgar era disuelta. “El mejor gol que metimos”, celebró el después asesinado comandante paramilitar Carlos Castaño. Hubo cinco embarques similares hasta reunir 13 mil fusiles. Según la Fiscalía, el cartel de los Castaño llegó a contar con no menos de media docena de barcos, además de embarcaciones rápidas y aeronaves, que se movían hacia el istmo desde el Atlántico y el Pacífico.
Le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, en visite au Maroc, a annoncé samedi que Paris décorerait prochainement le patron du contre-espionnage marocain, visé par une plainte pour « torture » en France, ce qui avait entraîné une crise diplomatique entre les deux pays.
Le Maroc et la France, deux proches alliés, viennent de tourner la page d’une année de brouille née du dépôt d’une plainte à Paris pour « torture » contre Abdellatif Hammouchi. Rabat avait aussitôt suspendu la coopération judiciaire, qui n’a été rétablie que fin janvier, à la faveur d’un accord entre les deux gouvernements.
Alors que la coopération sécuritaire a également été fortement entravée durant cette crise, Bernard Cazeneuve a loué samedi « l’expertise » et « l’efficacité » du Maroc « dans l’échange de renseignements », évoquant « un partenaire clé » de la France « pour assurer sa sécurité ».
DROGUE – Deux policiers ont été déférés, jeudi, dans le cadre d’un vaste trafic de drogue en provenance de République dominicaine.
En poste à Roissy, ils sont soupçonnés d’avoir facilité le passage de valises remplies de cocaïne et bénéficié de 40.000 euros chacun à chaque passage réussi.
Deux policiers sont soupçonnés d’avoir facilité la sortie de la drogue de l’aéroport et d’en avoir profité. Photo : AFP/illustration
Des agents en poste depuis quelques années à Roissy ont été interpellés dimanche en possession de deux valises qu’ils venaient de récupérer auprès de passagers contrôlés, contenant de la cocaïne. Ils ont été déférés jeudi devant le parquet avec neuf autres personnes. Selon les investigations des enquêteurs de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), épaulés par la police judiciaire de Versailles (Yvelines), les deux policiers sont soupçonnés d’avoir laissé passer plusieurs valises de ce type, contenant d’importantes quantités de cocaïne en provenance de République dominicaine, et d’en avoir obtenu des gains.
Lors de l’arrestation de Clément J. et Christophe P., l’un d’entre eux venait de récupérer deux passeurs et leurs bagages. Selon Le Parisien, la prime touchée par chacun pour laisser passer ces valises de cocaïne se serait élevée à 40.000 euros pour chaque passage réussi.
« La police nationale fait le ménage »
Kamel B., 39 ans, à la tête du vaste réseau de trafiquants de drogue, a été sérieusement blessé au ventre par balle par un policier au cours de son interpellation à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Par ailleurs, sept autres suspects ont été présentés à la justice jeudi. Au cours des perquisitions des domiciles des membres présumés de ce gang, les enquêteurs ont également saisi 4 kilos de cocaïne et 10 kilos de résine de cannabis, ainsi que près de 400.000 euros en petites coupures. Sur cette somme, 150.000 euros auraient été retrouvés au domicile de l’un des policiers, indique France Info.
Une information que n’a pas démentie le directeur de la police nationale, Jean-Marc Falcone, invité de France Info ce vendredi matin. « C’est inconcevable et inacceptable », a-t-il condamné. « Si les faits s’avèrent, ils n’ont rien à faire dans la police nationale ». Le DGPN a tenu à préciser que l’arrestation avait été réalisée par des membres de la police nationale, des collègues de Clément J. et Christophe P. « La police nationale, c’est tout à son honneur, fait le ménage dans sa propre institution », a-t-il félicité.