Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
C’est KnacK qui nous rapporte que dans les NarcoFiles, des données pourraient présenter un risque mortel pour des agents. C’est une cyberattaque contre le ministère public colombien qui a révélé l’identité de plus de 100 agents de la DEA (Drug Enforcement Administration) des États-Unis et d’autres agences américaines, ainsi que de dizaines de leurs homologues colombiens et internationaux.
Les noms d’au moins 90 agents de la DEA et d’au moins 15 agents du Homeland Security Investigations ont été révélés dans la fuite, qui comprend plus de 7 millions d’e-mails.
‘Nachtmerrie’
De DEA werd zelf niet gehackt, en journalisten die de gelekte documenten konden inkijken publiceren de namen of identificerende informatie over de agenten niet. Maar feit is dat het lek aantoont dat Colombia, een strategische bondgenoot van de VS in de strijd tegen drugskartels, onvoldoende veiligheidsmaatregelen neemt.
A 51 ans, c’est la première fois que le commissaire divisionnaire Stéphane Lapeyre, jugé pour «complicité de trafic de stupéfiants», se retrouve du côté des prévenus avec Jocelyn Berret. Il faut un début à tout!
Quelle chance pour Jocelyn Berret et Stéphane Lapeyre d’être des fonctionnaires ! Présumés innocents, les deux policiers jugés à Paris ont non seulement bénéficié du soutien inconditionnel de leur hiérarchie, mais ils ont aussi été promus.
C’est Emmanuel Fansten de LIBÉRATION qui nous rapportent les propos de Stéphane Lapeyre, conscient de l’importance de chaque mot. Il parle de «vide juridique» et de doctrine «fluctuante» pour justifier certaines entorses à la procédure, insiste sur son «investissement sans faille» durant près de trente ans, évoque son envie constante de «faire des affaires» et cette «ligne de crête» si ténue dans les dossiers de stups.
Puis, face à l’accumulation de dysfonctionnements établis par l’enquête, l’ancien chef de la division opérationnelle et numéro 3 de l’Office des stups (Ocrtis, devenu Ofast) finit par esquisser un timide ‘mea culpa’. «On a sans doute été trop présomptueux, concède-t-il. Cet instinct de chasseur nous a peut-être un peu grisés.» oubliant de dire que le gibier chassé ne permettait en aucun cas de lutter efficacement contre le narcotrafic.
Les faits pour lesquels il est poursuivi avec son ancien subordonné, Jocelyn Berret, remontent à tout juste dix ans
A l’époque, l’OCRTIS (Office des stups) brille par ses résultats et multiplie les saisies records, pour le plus grand bonheur des grands patrons de la police judiciaire et des ministres qui se succèdent Place Beauvau, de Claude Guéant à Manuel Valls, ravis de venir prendre la pose à côté des ballots de drogue.
A travers cette affaire, se dessine en creux la problématique ô combien sensible des indics, éternel nœud gordien des affaires de stups
«La question des informateurs est quelque chose de périlleux et même de dangereux, rappelle Stéphane Lapeyre. C’est du saut à l’élastique tous les jours.» Interrogé par le tribunal sur la méthode qui consiste à «infiltrer» des indics dans une organisation, au risque de les impliquer pleinement dans le trafic sans les garanties pénales offertes aux policiers infiltrés, le commissaire reconnaît que cette technique «expérimentale» a été utilisée par son service à «quelques reprises».
Des affaires pour lesquelles l’OCRTIS est allé jusqu’à fournir des faux papiers à ses informateurs. Lors des débats, la présidente Isabelle Prévost-Desprez évoque même une réunion de 2009 entre François Thierry et le directeur de cabinet du préfet des Hauts-de-Seine, destinée à fluidifier la procédure de fabrication de ces faux documents administratifs. «Sur ce point, il n’y a pas de vide juridique, s’agace la présidente. Un informateur avec un faux passeport, c’est un faux et un usage de faux. Et complicité de faux pour celui qui lui fournit.»
Rapports administratifs dithyrambiques
Soucieux de replacer l’affaire dans le contexte de l’époque, Stéphane Lapeyre rembobine à la barre, citant l’affaire Neyret, du nom de l’ancien chef de l’antigang lyonnais condamné pour avoir profité des largesses de ses indics, et surtout la saisie de 7 tonnes de cannabis en octobre 2015, boulevard Exelmans, à Paris, qui a brusquement mis en lumière les méthodes de l’OCRTIS et précipité la DNRED (Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières) dans les bras des enquêteurs de la Gendarmerie qui ont dégommé ces deux services d’intelligence (oubliée).
Les pratiques de ces services, qu’ils soient douaniers ou policiers , qui font l’impasse sur le respect du Dalloz et de ses procédures imposées, ne datent pas d’hier
Dès les années 80, la DNED (Direction Nationale des Enquêtes Douanières), avant qu’elle ne devienne DNRED grâce à Jean Henri Hoguet, avait commencé à recruter des agents ‘free-lance’ en France comme à l’étranger, n’hésitant jamais à mettre en péril ces derniers, voire à les oublier pour se protéger des foudres possibles de la Justice. Et lorsque le théâtre des opérations se passaient sur différents pays, l’atteinte des objectifs à satisfaire ne pouvait attendre que nos magistrats entament les procédures avec leurs homologues espagnols, anglais, américains, canadiens , colombiens, belges , italiens, bataves et allemands.
Imaginons que lors de négociations de transports de cargaisons de came, les acteurs sortent un volume du dernier ‘Code de procédure pénal’, pour réclamer une pause dans la réalisation de l’opération en cours ! DALLOZIENS !
Du coup, et c’est Stéphane Lapeyre qui le rappelle: «Les relations avec les magistrats se sont progressivement dégradées, le climat de défiance était de plus en plus important. Certaines pratiques instaurées n’étaient plus à l’ordre du jour.»
Alors, les services et dans ce cas présent, Lapeyre et Berret qui sont des flics chevronnés se sont passés de la bénédiction « urbi et orbi ».
Présumés innocents, les deux policiers Lapeyre et Berret jugés à Paris ont non seulement bénéficié du soutien inconditionnel de leur hiérarchie, mais ils ont aussi été promus.
Stéphane Lapeyre est aujourd’hui numéro 2 de la PJ de Bordeaux. Quant au capitaine Jocelyn Berret, il a été élevé au grade de commandant divisionnaire fonctionnel, chef de service à l’antenne OFAST de la PJ de Versailles. Tous deux peuvent notamment faire état de rapports administratifs dithyrambiques versés à la procédure judiciaire, qui mettent en avant leur «loyauté» et leur «absolue intégrité». Et pour cause : ces rapports ont été rédigés par deux policiers partie prenante du dossier. L’un émane de François Thierry ; l’autre de Stéphane Lapeyre lui-même.
Résultat des courses
C’est deux ans de prison avec sursis qui ont été requis mardi contre l’actuel numéro deux de la police judiciaire de Bordeaux et son ancien subordonné Jocelyn Berret.
Le parquet, coincé dans sa stricte lecture du Dalloz, a pointé le rôle « important » et « anormal » de Stéphane Lapeyre et de Jocelyn Berret, dans le cadre d’une importation de cocaïne en 2013, lors d’une opération qui n’apparaît nulle part en procédure. Dans cette affaire, « nous ne sommes pas dans une opération de livraison surveillée », a soutenu le procureur-adjoint de la République Hervé Tétier, en référence à cette technique policière consistant à laisser passer de la drogue aux frontières pour démanteler, en aval, des réseaux de revente.
En février 2022, la police colombienne a intercepté un appel d’un individu soupçonné de trafic de drogue. Le gars finalisait une vente en gros de cocaïne à un acheteur au Mexique. Il se vantait d’avoir une quantité importante sous la main qui pourrait être livrée à Denver, Miami et dans toutes les Caraïbes.
La cocaïne dont parlait le vendeur était cultivée au Guatemala, un pays situé à 2 000 kilomètres au nord-ouest des principaux pays producteurs et qui sert traditionnellement de point d’arrêt aux trafiquants.
Par Jonny Wrate (OCCRP), David Espino (El Universal), Jody García (Plaza Pública), Angélica Medinilla (Agencia Ocote), Enrique García (Ojoconmipisto), Víctor Méndez (Narcodiario), Arthur Debruyne, Brecht Castel (Knack), Juanita Vélez (CLIP-OCCRP)
Este artículo es parte de ‘NarcoFiles: el nuevo orden criminal’, una investigación periodística transnacional sobre el crimen organizado global, que explora cómo innova y cómo se extiende por el mundo. El proyecto, liderado por OCCRP con el apoyo del Centro Latinoamericano de Investigación Periodística (CLIP), se inició con una filtración de correos electrónicos de la Fiscalía General de La Nación de Colombia que fue compartida con medios de todo el mundo. Los periodistas examinaron y corroboraron el material junto a cientos de documentos, bases de datos y entrevistas.
Le projet journalistique international, en coopération avec plus de 40 autres médias dans le monde, a été mené par le collectif Organised Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), en collaboration avec le Centro Latinoamericano de Investigación Periodística (CLIP)
La Colombie produit environ 60 % de la cocaïne consommée dans le monde
Les NarcoFiles donnent également une idée de ce qui se passe avant qu’une grosse cargaison de cocaïne n’arrive au port d’Anvers. Par exemple, les contrebandiers utilisent des vedettes rapides pour monter sur un porte-conteneurs à l’aide d’une échelle, ou pour récupérer des « cajas de mar », des tubes métalliques remplis de coke qui sont fixés à la coque d’un navire.
Depuis 2019, les plongeurs du port d’Anvers vérifient également la présence de ces derniers.
NarcoFiles: The New Criminal Order is an international investigation into modern-day organized crime and those who fight it. A collaboration between more than 40 media outlets, it is the largest investigative project on organized crime to originate in Latin America, a region hit hard by drug trafficking and the violence and corruption that come with it.
The project was sparked by a leak of emails from the Colombian prosecutor’s office, known as Fiscalía General de la Nación. The leak was shared last year with OCCRP and several Latin American outlets, including Cerosetenta / 070, Vorágine, and the Centro Latinoamericano de Investigación Periodística (CLIP).
OCCRP collated the data and brought in media organizations from 23 countries across the Americas and Europe to analyze the contents. The resulting stories provide a rare window into how criminal groups are collaborating, communicating, and innovating in a globalized world.
Where does the leak come from?
In 2022, a group of “hacktivists” known as Guacamaya obtained the emails by breaking into the Microsoft Exchange Server, a platform used by the Colombian prosecutor’s office. In a press release attributed to the collective, Guacamaya said they had targeted institutions they accused of enabling corruption and organized crime.
Microsoft had asked its clients to make a security update earlier in the year, but many companies and institutions in Latin America failed to do so. Guacamaya was able to exploit this vulnerability to hack the prosecutor’s office as well as several other military and police institutions, regulatory agencies, and companies across Latin America.
They shared the data with two organizations: Distributed Denial of Secrets, a collective that distributes and archives leaked data of public interest; and Enlace Hacktivista, a web page that publishes information about hacking tools and news. These two groups shared the leak with OCCRP and several Latin American media outlets.
The Colombian prosecutor’s office launched a criminal investigation into the breach in October 2022. The office also said it was looking into the contractor in charge of its IT infrastructure. In January this year, Deputy Prosecutor Martha Mancera said the office was taking measures to tighten cybersecurity.
OCCRP and its partners in Colombia contacted the prosecutor’s office to request an interview and sent a set of questions about the leak. By the time of publication, the office had not responded.
What’s in the leak?
At five terabytes, the leak contains more than seven million emails from the Colombian prosecutor’s office, including correspondence with embassies and other authorities around the world. The files — which also comprise audio clips, PDFs, spreadsheets, and calendars — date to 2001, though most of the information is concentrated between 2017 and 2022.
Documents in the leak reveal rare details about the inner workings of transnational criminal gangs and law enforcement’s efforts to dismantle them. In their stories, reporters explored six main themes:
Criminal Empires investigates how organized crime groups have fanned out around the globe, permeating economies, corrupting authorities, and expanding their reach across borders.
Narcotics Inc. looks at how criminal gangs are innovating and evolving their business models in the face of new economic incentives and opportunities for experimentation.
Drowning in Drugs dives into the murky world of commercial ports that have become a hotbed of criminal activity, from Antwerp and Rotterdam to Gioia Tauro, Guayaquil, Santa Marta, and Limón.
Dark Money investigates underground flows of illicit drug profits and the financial professionals who help enable these crimes.
Green Crimes exposes the environmental impact of organized crime, and how their activities are destroying wildlife, polluting rivers, and threatening protected areas.
Police and Thieves looks at the role of law enforcement agencies who are on the front lines in the fight against organized crime — but sometimes become part of the problem.
How did reporters verify information found in the leak?
To confirm the leak’s authenticity, reporters cross-checked identifying data, such as court case numbers, with publicly available information. National identification numbers were checked against public databases, and company names and ownership information were verified in corporate registries. The names of prosecutors and agents were also checked on agency webpages.
To further corroborate the data, reporters filed public information requests, reviewed hundreds of public and private documents and databases, and interviewed police, convicted criminals, experts, and victims of the drug trade.
After sorting through the emails, reporters identified leads that were used as starting points for further investigation. In most cases, documents from the leak ended up comprising only a small portion of the sources used in each story. Measures were also taken to protect third parties and to avoid disrupting ongoing investigations.
Why did OCCRP and its partners decide to report on this leak?
Organized crime fuels corruption, devastates the environment, sows inequalities, and slows economic development. That is why it is essential for investigative journalism to expose the people behind drug trafficking and other criminal activities and show how they operate.
In Colombia, citizens have the right to access information of public interest, and media outlets have the right to publish this information, regardless of the source. One of the country’s highest tribunals, the Constitutional Court, has ruled that no sources are inherently off limits for journalists.
Jonathan Bock, director of the Foundation for Press Freedom, a Colombian advocacy organization known by its Spanish acronym FLIP, told OCCRP that “the right to freedom of expression means that the media have the right to disseminate information according to their own editorial criteria, as long as they act in compliance with the law and under [the principles of] journalistic responsibility.”
How many media outlets participated?
Journalists from more than 40 media outlets published investigations in the NarcoFiles project. The organizations include:
Agencia Ocote (Guatemala)
Aristegui Noticias (Mexico)
Armando.info (Venezuela)
Berlingske (Denmark)
BIRD (Bulgaria)
Cerosetenta / 070 (Colombia)
Centro Latinoamericano de Investigación Periodística (Latin America)
CNN en Español (United States)
Con Criterio (Guatemala)
Contracorriente (Honduras)
Cuestión Pública (Colombia)
De Tijd (Belgium)
Der Standard (Austria)
Die Dunkelkammer (Austria)
El Universal (Mexico)
Expresso (Portugal)
Frontstory.pl (Poland)
Het Parool (Netherlands)
InfoLibre (Spain)
InSight Crime (Latin America)
Investigace.cz (Czech Republic)
IrpiMedia (Italy)
Knack (Belgium)
La Prensa (Panama)
Mexicanos Contra la Corrupción y la Impunidad (Mexico)
Miami Herald (United States)
Mongabay Latam (Latin America)
Narcodiario (Spain)
No Ficción (Guatemala)
Ojoconmipisto (Guatemala)
OjoPúblico (Peru)
Paper Trail Media (Germany)
piauí (Brazil)
PlanV (Ecuador)
Plaza Pública (Guatemala)
Profil (Austria)
Quinto Elemento Lab (Mexico)
Siena (Lithuania)
SVT (Sweden)
Univisión (United States)
UOL (Brazil)
Verdad Abierta (Colombia)
Vorágine (Colombia)
ZDF (Germany)
Fact-checking was provided by the OCCRP Fact-Checking Desk.
#NarcoFiles: España, meeting point del crimen organizado
Los grandes cárteles mantienen oficinas en España: la Mocro Maffia, el Balkan Cartel, la mafia rusa, la ‘Ndrangheta, el clan irlandés Kinahan, colombianos y mexicanos / Tres organizaciones gallegas tienen capacidad para completar el negocio de principio a fin; el resto de los españoles trabajan para los extranjeros / Narcodiario e Infolibre publican en exclusiva en España los NarcoFiles, una investigación internacional coordinada por el consorcio OCCRP con el apoyo del CLIP en la que participan más de 40 medios
Víctor Méndez / Begoña P. Ramírez (Infolibre)
Los grandes capos colombianos llegaron a España en los años 80 tras una violenta espiral que azotó Cali y Medellín y el asesinato del ministro de Justicia Rodrigo Lara Bonilla.
Pablo Escobar y, con más firmeza, Gilberto Rodríguez Orejuela, echaron raíces a este lado del Atlántico para introducir su cocaína en Europa. Un negocio que ya era floreciente para ellos en dirección a Miami o Nueva York precisaba de nuevos mercados y París, Madrid, Londres o Milán eran perfectos. En la década de 1990, los traficantes locales ya tenían sus propias redes y sus conexiones perfectamente engrasadas para introducir la sustancia, que principalmente entraba en lanchas rápidas por la costa noroeste española.
Los hermanos Rodríguez Orejuela / Narcodiario
En ese tiempo, coincidiendo con el crecimiento económico y social del país tras los Juegos Olímpicos de Barcelona y la Exposición Universal de Sevilla, también comenzaron a llegar a la Península Ibérica excombatientes de la guerra de Los Balcanes. Muchos de ellos permanecían un tiempo en Italia, donde estrechaban lazos con la Camorra napolitana o la ‘Ndrangheta, la mafia calabresa. Unos –balcánicos, tanto albaneses como serbios y croatas– y otros –transalpinos– se asentaron en España, pero con especial arraigo en la Costa del Sol. Primero cometían robos o prostituían a sus compatriotas, incluso familiares directas, pero pronto apreciaron los mayores beneficios y el menor riesgo que les brindaba el narcotráfico.
Ahora dominan el mercado de la cocaína
En el cambio de siglo, con el boom del mercado inmobiliario y el auge del turismo, delincuentes de otras nacionalidades pusieron su pie en España, algunas por casualidad y otras por puro negocio. Entre estas últimas estaban los Kinahan irlandeses,el mayor cartel de la droga de las islas británicas y cuyos líderes encontraron un buen refugio en las costas andaluzas. También rusos, franceses, holandeses o suecos se asentaron en la Península. Algunos se fijaron en el sur de Europa en busca del apreciado hachís marroquí, aunque pronto se percataron de que la droga sudamericana les pasaba ante sus narices y apostaron fuerte para tomar su parte del pastel.
Punto de encuentro del crimen organizad
“Son auténticas cooperativas. Están establecidos en la zona de la Costa del Sol, claramente afincados allí, y tienen una gran capacidad de organización”, describe Macarena Arroyo, fiscal en el Campo de Gibraltar, y a cargo de la Operación Faukas –la parte española de la Operación Dessert Light coordinada por Europol–, que sirvió para acreditar que los grandes cárteles europeos mantienen oficinas estables en España, por ser la puerta de entrada de toda clase de drogas, y en Dubái, por ser el mejor lugar para refugiarse y para blanquear. “Si necesitan un proveedor, lo buscan; si necesitan un transportista, lo buscan; tienen una capacidad increíble para conseguir sus objetivos. Son cárteles que se están constituyendo como sucedió en su momento en Colombia y que ahora están creciendo con fuerza en Europa. Disponen de embarcaciones, teléfonos encriptados, dispositivos de localización…, tienen medios más potentes que las fuerzas de seguridad”, advierte la fiscal.
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Por su labor como periodista de investigación, Víctor Méndez Sanguos ha recibido los premios:
Nécora de Oro de la Fundación Galega Contra o Narcotráfico
Premio Policía Nacional de Periodismo
NARCODIARIO est le principal journal d’information sur le trafic de drogue en espagnol et son fondateur, c’est Víctor Méndez Sanguos, journaliste spécialisé, auteur de deux livres sur le trafic de drogue. Il est pleinement impliqué dans les enquêtes journalistiques liées au trafic de drogue au niveau international depuis 15 ans. Son objectif est que Narcodiario se consolide comme la référence de toute actualité sur le trafic de drogue.
NARCODIARIO vous dit TOUT (ou presque), en temps réel.
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Trés surpris que Víctor Méndez Sanguos que j’ai rencontré longuement à Bayonne en France n’est pas jugé intéressant de parler des années 90. Il est vrai que mon discours n’a jamais été obséquieux jusqu’à encenser les services officiels et qu’AVISEUR INTERNATIONAL n’est pas un blog à la gloire des services antistups.
Un peu des années 1990…
Les « historiens » du DEA avaient déja refait l’histoire de cette opération à laquelle a participé la DNRED par l’infiltration de NS 55!
Aujourd’hui, la DEA a fait encore plus fort… Cette opération a disparu des écrans du DEA.
C’est une enquête menée sur plus de 40 médias dans plus de 20 pays d’Amérique et d’Europe, dont Narcodiario, basée sur une fuite sans précédent, révèle comment la carte mondiale du crime organisé est en train de se modifier.
C’est le porte-hélicoptère Mistral, deuxième plus grand navire de guerre français après le porte-avion Charles de Gaulle, qui a été mobilisé pour cette saisie.
En provenance d’Amérique latine, un bateau de pêche a été intercepté samedi matin par la Marine française au large de l’Afrique de l’Ouest. Au total, 885 kg de cocaïne ont été découverts à son bord selon un communiqué publié ce dimanche 5 novembre par la préfecture maritime de l’Atlantique, qui a coordonné l’opération avec le procureur de la République de Brest (Finistère).
L’office anti-stupéfiants (Ofast) avait «sollicité l’intervention de la Marine nationale, à la lumière d’informations transmises par ses partenaires brésiliens, américains et britanniques».
Les autorités ont salué «la parfaite coopération entre les acteurs nationaux et internationaux de la lutte contre les stupéfiants, en particulier le centre opérationnel d’analyse du renseignement maritime pour les stupéfiants (MAOC-N) et l’Ofast»
C’est le Monde qui nous informe que les services de police redoutent l’arrivée en France de substances émanant de l’usage détourné, par les chimistes des mafias, de médicaments et de molécules utilisées dans l’industrie, donc légales, et qui peuvent servir à fabriquer des drogues de synthèse extrêmement dangereuses.
Un vrai casse-tête pour les enquêteurs
Des substances légales, dans un état de droit, restent légales! Mais ouf, on est sauvé, nos sénateurs enquêtent
Paris, le 30 octobre 2023. Comparution avec huit autres prévenus, du commissaire divisionnaire Stéphane Lapeyre (centre), ancien numéro 3 de l’Office des stups, devant la 10ème chambre du tribunal judiciaire de Paris. Il est accusé d’avoir monté une importation de cocaïne pour faire du chiffre.
EXTRAITS
C’est dans LIBERATION qu’on peut lire un premier compte rendu des premiers galops d’échauffement dans ce dossier explosif, au cours duquel des éléments cruciaux ont été dissimulés à la justice.
Stéphane Lapeyre et Jocelyn Berret ont été épinglés pour «entorses à la loyauté de la part des enquêteurs» et l’Ocrtis a fini par être dessaisi des investigations au profit de la gendarmerie. Pas de bol ! Méticuleux, nos militaires n’ont rien laissé passer.
La présidente du tribunal, Isabelle Prévost-Desprez cherche aussi à comprendre comment les policiers ont pu faire jouer un rôle aussi actif à leur indic en l‘«infiltrant» dans l’organisation criminelle, alors même que la technique d’infiltration est réservée à des officiers de police judiciaire dûment habilités pour des raisons évidentes de sécurité. «N’est-ce pas une façon de contourner une pratique très encadrée ?» interroge-t-elle sèchement. «Ce n’était pas le but, se défend Stéphane Lapeyre. A l’Office des stups, on a testé des choses. Certaines ont marché, d’autres non.»
C’est comme à la DNRED, les douaniers, eux aussi, ont testé des choses, certaines ont super bien marché, d’autres moins, mais ce qui est certain c’est qu’assumer une quelconque responsabilité, la hiérarchie n’a pas osé.
Le tribunal doit aborder à partir de jeudi les relations singulières entre les policiers et les juges.
C’est 20 minutes qui nous annonce que la commission des lois du Sénats’est réunie ce mardi à 14 heures pour acter de la recevabilité d’une demande d’enquête parlementaire formulée par le sénateur républicain Bruno Retailleau sur « l’impact du narcotrafic en France et les mesures à prendre pour y remédier ». Les présidents de groupe se réunissent à nouveau ce soir pour la lancer officiellement et en désigner le rapporteur.
Un détournement politique par la droite ?
« Il est probable que ce soit François-Noël Buffet, président de la commission des lois, qui en prenne la présidence car la demande vient de son groupe », explique à 20 Minutes le sénateur EELV Guy Benarroche. L’écologiste marseillais, qui avait été avec le sénateur communiste des Bouches-du-Rhône Jérémy Bachi à l’origine d’une première demande de commission d’enquête regrette toutefois que la droite, majoritaire au Sénat, leur ait coupé l’herbe sous le pied. « C’est une sorte de détournement politique par la droite. Le périmètre de cette commission d’enquête porte seulement sur le narcotrafic sans laisser de place aux questions sociales, de santé publique, et celle des familles des victimes. »
C’est dans CAPITAL de novembre 2023 que nous apprenons que durant plus de trente ans, la direction régionale des douanes de Dunkerque a en effet encaissé des montagnes de taxes auxquelles elle ne pouvait prétendre, lésant ainsi le fisc britannique.
ALLÔ, allô Isabelle Braun-Lemaire, étiez-vous au courant ?
Peut-être Michel Baronresponsable des affaires juridiques et contentieuses !
Jérôme Fournel ne pouvait pas ne pas le savoir, ni Hélène Crocquevielle, comme Rodolphe Gintz …
Alors on laisse pourrir la situation!
Comment ne pas apprécier les écrits du Docteur en droit, Maître Jean Pannier !
Car dans ces opérations insupportables menées contre les rares entrepositaires agréés qui résistent encore, l’objectif recherché n’est pas la voie pénale car la douane elle-même n’est pas dupe de ses manigances, sa stratégie consiste à attendrir la viande pour aboutir, au final après épuisement, à une transaction. Et la hiérarchie laisse faire ! Dans ce contentieux douanier particulièrement complexe voire impénétrable quand on en mesure l’incertitude tout le monde est perdant. La Justice est instrumentalisée, la Défense est démunie par manque de formation, les entreprises sérieuses sont pressurées, l’Union européenne tarde à régir et la douane elle-même y laissera des plumes pour avoir, une fois de plus, outrepassé ses prérogatives.
Quand les entrepositaires agréés auront disparu, la fraude aux accises pourra s’en donner à cœur joie. C’est un immense constat d’échec qui ne semble toujours pas émouvoir les pouvoirs publics ni d’ailleurs la Cour des comptes malgré les milliards de livres détournés au préjudice du budget de la Couronne.
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Et nos ministres, savaient-ils?
Demain, sur Aviseur international, un dossier un peu plus consistant sur les dérives de la Douane française!
C’est Emmanuel Fansten qui nous rapporte et c’est à lire dans Libération qu’aujourd’hui s’ouvre à Paris le premier procès emblématique des dérives de la lutte antidrogue.
« L’ex-numéro 3 de l’Office des stups (Ocrtis, devenu Ofast) et actuel patron adjoint de la PJ de Bordeaux, Stéphane Lapeyre, va être jugé à Paris à partir du lundi 30 octobre pour «complicité de trafic de drogue» aux côtés de huit autres prévenus, dont son ancien subordonné Jocelyn Berret.«
Le point de vue de Marc Fievet
Ce n’est pas à mon avis le premier procès de ce type. Nos éminents « dalloziens », puisqu’aucun procureur n’aura pu classer verticalement ce dossier, vont s’employer à disséquer ces faits qui amènent ces fonctionnaires devant eux.
Espérons que le magistrat Christian De Rocquigny, adjoint à Stéphanie Cherbonnier, la cheffe de l’OFAST, viendra éclairer les magistrats chargés de juger ces fonctionnaires, sur les réalités du terrain, qu’il ne peut ignorer aujourd’hui.
Certes l’utilisation du parapluie, de l’ombrelle voire du parasol est devenue une priorité absolue aujourd’hui pour les fonctionnaires, qu’ils soient de l’OFAST direct, du 36, de la DNRED et des militaires de la Gendarmerie, puisque toutes les « hautes hiérarchies », toujours exigeantes pour l’obtention de résultats destinés à satisfaire des ministres plus ou moins belliqueux , savent toujours se déresponsabiliser sans élégance et sans honneur.
Pas moins de 750 kilomètres de côtes françaises sur l’Atlantique. Une aubaine pour les trafiquants de drogue internationaux qui utilisent le plus souvent les voies maritimes pour les stupéfiants.
C’est.3 nouvelle aquitainequi nous annonce quepour lutter contre les trafics par voie maritime, une nouvelle instance de coordination « de l’Arc Atlantique » a été créée ce 27 octobre pour permettre plus de collaboration entre les différents acteurs : police, gendarmerie, douane et justice.
EUREKA
L’idée est d’organiser une remontée des informations des acteurs du terrain qui permettra une analyse pour plus d’efficacité. Cet Arc Atlantique a donc été créé officiellement ce 27 octobre lors d’une réunion à laquelle assistaient des procureurs généraux, de procureurs de la République, la préfecture maritime, des gendarmes, policiers et douaniers.
Et Bordeaux est au cœur du dispositif regroupant des acteurs de Rennes, Poitiers, Bordeaux et Pau. « C’est un bureau de liaison, une coordination entre la juridiction interrégionale spécialisée de Rennes (JIRS) et la JIRS de Bordeaux« , explique Frédérique Porterie, la procureure de la République de Bordeaux. « À Bordeaux, quatre magistrats sont dédiés à la lutte contre la criminalité organisée (trafic de stupéfiant, trafic d’armes, etc…) dont un référent« . Il s’agit d’une mise en commun des renseignements des forces de sécurité intérieures.
Pas moins de 750 kilomètres de côtes françaises sur l’Atlantique. Une aubaine pour les trafiquants de drogue internationaux qui utilisent le plus souvent les voies maritimes pour les stupéfiants.
Ce trafic ne cesse de progresser comme chez nos voisins européens. « Anvers, Rotterdam, puis Le Havre, puis Dunkerque, puis Marseille ont été des ports dans lesquels les trafiquants ont importé beaucoup de cocaïne« , liste Pierre-Yves Couilleau, Procureur Général près la cour d’appel de Bordeaux (JIRS). Mais aujourd’hui, les trafiquants s’adaptent en permanence à chaque fois qu’une livraison est interceptée, un trafic déjoué, un réseau démantelé. Souvent bloqués à Marseille ou au Havre, ils se tournent alors vers d’autres ports de moindre importance. « Nous ne voulons pas subir et nous tentons d’anticiper« , assure Pierre-Yves Couilleau, qui fait partie du personnel mobilisé dans cette coordination.
Et tous en sont bien conscients, comme Pierre-Yves Couilleau, il s’agit d’un travail colossal à effectuer « dans l’ensemble des ports de commerce, ports de pêche, ports de plaisance et même des ports accueillant des bateaux de croisière« . On parle ici de dresser un diagnostic du Mont Saint-Michel à la Bidassoa soit « près de 640 points d’atterrissages potentiels« , comprenez de lieux où un trafic par voie maritime est susceptible d’accoster.
SYDNEY, Oct 26 (Reuters) – Australian police have arrested seven members of an alleged Chinese crime syndicate for laundering hundreds of millions of dollars through one of the country’s largest money remitters after a giant sting operation involving U.S. Homeland Security.
Police said on Thursday the Chinese Long River crime syndicate allegedly laundered A$229 million ($143 million) through the Changjiang Currency Exchange, one of the country’s largest independently-owned remitters with dozens of shops nationwide, between 2020 and 2023.
C’est Var Matin qui rapporte l’ouverture du procès d’un notaire, Maître Postillon, par un titre alléchant:
Jet privé, transports de chevaux… Les folles dépenses d’un notaire niçois à la tête de la dixième étude de France
Bahamas, Delaware, Luxembourg, Guernesey, îles Caïman,… le récit des turpitudes supposées de Me Patrick Postillon, notaire niçois, par la présidente Marion Menot devant le tribunal correctionnel de Nice, ressemble à un voyage avec escales dans des paradis fiscaux.
Pour ‘Nice Matin’, ça commence par:
« Menteur », « Voleur », ambiance délétère entre notaires au deuxième jour du procès Postillon
Du coup, curieux de nature, je lis et là je tombe sur le nom de Christophe Sormani…Tout un programme !
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D’abord, et oui, d’abord il y a le « Texte intégral de l’Arrêt de la COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE 1″, suite à l’audience publique du mercredi 16 octobre 2013, qu’il faut lire!
Ok, c’est compliqué et ennuyeux, mais c’est PRESQUE notarial !
Cour de cassation, civile, Chambre civile 1, 16 octobre 2013, 12-27.713 12-27.714, Inédit
LA COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE, a rendu l’arrêt suivant :
Vu leur connexité, joint les pourvois n° W 12-27. 713 et X 12-27. 714 ;
Sur les premiers moyens de chaque pourvoi, qui sont identiques :
Vu l’article 6 § 1 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
Attendu que les arrêts attaqués, rendus dans l’instance disciplinaire engagée à l’encontre de M. X…, notaire, mentionnent que le procureur général, entendu en ses observations, a sollicité la confirmation de la décision déférée ;
Attendu qu’en se déterminant comme elle l’a fait, sans préciser si le ministère public avait déposé des conclusions écrites préalablement à l’audience et, si tel avait été le cas, sans constater que M. X… en avait reçu communication afin de pouvoir y répondre utilement, la cour d’appel n’a pas mis la Cour de cassation en mesure d’exercer son contrôle ;
PAR CES MOTIFS, sans qu’il y ait lieu de statuer sur les seconds moyens de chaque pourvoi :
CASSE ET ANNULE, dans toutes leurs dispositions, les arrêts RG n° 2012/ 529 et 2012/ 530 rendus le 13 septembre 2012, entre les parties, par la cour d’appel d’Aix-en-Provence ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant lesdits arrêts et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel de Montpellier ;
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Il me semble que l’on oublie de préciser certains faits dans ce procès :
Allez, le volet aérien, par exemple !
Patrick Postillon possédait en effet un avion, un Piper Cheyenne immatriculé N85GC resté longtemps abandonné, ses moteurs enlevés, sur l’aérodrome de Sarlat-Domme (à deux pas des antennes satellites des espions français !)
L’avion, démantelé depuis -en 2019-, avait été acheté le 8 juillet 2008, pour la somme de 600.000 euros, via sa société « Hats Bury Holding Ltd », aux Bahamas, grâce à la vente de sa société SCI Le Koudou. C’est le 29 octobre 2008 que Patrick Postillon avait créé la société « Magic Line Project SA », au Luxembourg, qui louait le « N85GC » à la SCP Postillon pour 16 000 euros par mois jusqu’au 30 septembre 2009. Le Cheyenne avait été immatriculé au nom de « ISIS-GB Aviation inc, Wilmington », dans le Delaware le 25 novembre 2008.
« Magic Line Project » avait prolongé la location du « N85GC » à la SCP Postillon du 1er octobre 2009 au 31 mars 2010. Or en juillet 2010, l’appareil est suspecté, seulement suspecté, par les douaniers, encore eux, d’avoir effectué des livraisons de drogue du Maroc vers la France.
Le 9 juillet 2010, Claude Sauber, administrateur luxembourgeois de la société « Magic Line Project », démissionne de ses fonctions. Le 24 juillet, « ISIS-GB Aviation » vend le « N85GC » à « Magic Line Project », mais n’informe pas la FAA (qui refuserait qu’une société luxembourgeoise devienne propriétaire d’un avion immatriculé aux États-Unis).
La FAA demande le 2 mai 2013 à la société « Magic Line Project », Luxembourg, France (!) de renvoyer son imprimé dans les 60 jours. Son courrier est retourné le 22 mai avec motif « n’habite pas à l’adresse indiquée ». De ce fait, la FAA radie l’immatriculation « N85GC » le 30 août 2013 au motif d’expiration du certificat de navigabilité.
Mais peut-on imaginer que nos gabelous suspectent pour suspecter?
Non!
Mais peut-on dire que la parole des douaniers est assimilable à une parole d’évangile ?
Le doute me vient quand je me remémore les dénégations de Christian Gatard, le boss de l’échelon DNRED de Nantes, questionné par la « Guardia Di Finanza » sur un cargo, en escale dans le port de Cagliari en Sardaigne, répondant au nom de MELOR, battant pavillon de « Saint Vincent et Grenadines », puisqu’il affirma qu’il ne connaissait pas ce navire ni son propriétaire, alors que ce cargo avait été financé à 50% par le trésor public français et qu’il m’avait envoyé ses hommes Lesquert et Capitaine apportait les fonds en liquide à l’hôtel Novotel d’Anvers. Le propriétaire n’étant que Marc Fievet, AKA NS 55. De lui non plus, il n’en avait jamais entendu parler!
Pour revenir à notre notaire Patrick Postillon (photo à droite), à l’époque lui avait prétendu que l’avion ne lui appartenait pas, que l’on avait pas trouvé de traces de drogue à l’intérieur mais il avait fait néanmoins démonter juste après les turbines PT-6 alors qu’il se trouvait sur l’aéroport de Sarlat-Domme. Pourtant le pilote de l’avion responsable des voyages au Maroc s’appelait Christophe Sormani, et pas de chance, c’est ce même Sormani qui pilotait aussi un hélicoptère Ecureuil immatriculé F-GKMR.
Or le 3 juillet 2010, Sormani a effectué un aller-retour Espagne-Maroc-Espagne avec 450 kg de drogue dans le F-GKMR. Il est revenu le lendemain à Cannes à vide.
Le 25 juillet, il avait livré à nouveau 450 kg de drogue du Maroc en Espagne, et même une troisième fois le 8 septembre 2010. Sormani a été arrêté à Paris le 5 octobre suivant, puis condamné à 7 ans de prison le 30 avril 2013.
Domicilié depuis au Venezuela après avoir été condamné dans cette affaire dite « Çannes-Marbella » celle de l’hélicoptère déjà cité, avec 22 autres co-accusés.
Parmi ceux-ci figure un personnage devenu grand cuisinier à Uzés, couronné en 2021 au Michelin pour sa bouillabaisse : Krishna Léger, surnommé dans le milieu « Le Grand » qui a été condamné à 12 ans de prison en 2005 en Espagne, pour avoir apporté une tonne de cocaïne dans un voilier venu du Venezuela. Évadé, puis rattrapé en 2009, il avait écopé de 21 ans de prison, dont il a effectué 13 années 1/2 aux Baumettes.
Et c’est dans The Guardian qu’on en parle le mieux.
Chapeau pour la reconversion !
Alors Patrick Postillon, intermédiaire privilégié du TRACFIN, blanchisseur ou plus ?
Notre justice indépendante le blanchira ou le condamnera, affaire à suivre assurément !
En France, que fait Thomas Cazenave, à part nous dire et nous répéter que la Douane est présente sur tout le territoire, oubliant seulement de préciser que les sous-effectifs empêchent une présence physique aux frontières.
Les premiers partisans du trafic de conteneurs ont privilégié une stratégie que les autorités appellent «à l’intérieur du chargement», où la cocaïne est camouflée dans les exportations quotidiennes.
La technique qui consiste de placer ses expédition de cocaïne au sein de la charge oblige les trafiquants à gérer des sociétés écrans, qu’ils créent eux-mêmes ou qu’ils achètent afin de pouvoir être les propriétaires d’entreprises ayant une longue histoire d’exportations propres. Ensuite c’est un jeu d’enfants que de cacher la cocaïne dans leurs exportations ostensiblement légales.
La plupart du temps, cela consiste simplement à fourrer des briques de cocaïne dans des conteneurs, mais dans d’autres cas, les trafiquants ont tout utilisé, des ananas évidés aux barils de produits chimiques dangereux, et ont même transformé chimiquement la cocaïne pour la déguiser en produits comme la nourriture pour animaux de compagnie ou les engrais.
Quand aux cargaisons de bananes contaminées par la coke, c’est un secret de polichinelle et la fluidité est le ‘maître mot’ généralisé à Anvers, Rotterdam et dans les ports français !
Le chargement permet donc aux trafiquants d’avoir un contrôle direct sur l’expédition. Cependant, depuis que les autorités ont commencé à enquêter et à profiler les entreprises d’exportation à la recherche de schémas suspects, le risque d’interception a légèrement augmenté.
Cela a conduit à un changement vers la méthode de rip-off, où les trafiquants évitent le profilage en ouvrant les conteneurs d’exportations légitimes pour expédier les drogues, puis utilisent des scellés douaniers clonés pour dissimuler la falsification. Au départ, le rip-off était pratiqué par les petits trafiquants qui envoyaient des dizaines de kilogrammes. Mais à mesure que cette méthode gagnait en popularité, les expéditions ont augmenté en taille, les transports de plusieurs tonnes étant désormais monnaie courante.
Dans la plupart des cas, les conteneurs sont contaminés car ils attendent d’être chargés, ce qui signifie que les trafiquants doivent accéder aux zones portuaires. Bien qu’il y ait eu au moins un cas de soi-disant «ninjas» glissant dans des ports cachés dans des compartiments secrets dans des camions, il est beaucoup plus facile de recruter des travailleurs portuaires. Au Pérou, par exemple, le contrôle violent exercé par le gang Barrio King sur les équipages de dockers lui a permis d’appliquer un quasi-monopole sur le trafic via le port de Callao. Cependant, dans d’autres cas, les trafiquants n’entrent jamais dans le port, comme au Costa Rica, où les trafiquants recrutent des chauffeurs corrompus, des entreprises de transport et des ouvriers de la cour à conteneurs pour charger de la drogue dans des conteneurs alors qu’ils parcourent la longue route entre la zone agricole de San Carlos et le port de Limón.
Des sources dans plusieurs pays affirment également que les trafiquants cherchent de plus en plus à éviter les risques liés au profilage en cachant des drogues dans la structure même du conteneur. Les trafiquants enfoncent des briques de cocaïne dans les cavités des murs, des plafonds, des planchers et des portes, ou dans l’équipement d’isolation ou de refroidissement des conteneurs réfrigérés – appelés «reefers». L’utilisation des structures de conteneurs réduit les risques que les autorités détectent de faux scellés douaniers, mais cela nécessite la complicité des personnes au sein des compagnies maritimes ou des chantiers de conteneurs. Certains narcotrafiquants ont contourné ce problème en créant des sociétés écrans pour altérer les conteneurs, comme au Costa Rica, où plusieurs sources ont décrit comment les trafiquants ont créé une société d’entretien des conteneurs pour masquer leurs activités.
Les autorités ont répondu à la montée en puissance de ces méthodes de trafic par l’utilisation de scanners dans les ports, qui sont déployés à la fois au hasard et à la suite du profilage des risques. Cependant, dans certains endroits, comme le port de Santos au Brésil, les trafiquants ont réagi en contaminant des conteneurs déjà inspectés – les ouvrant au dernier moment possible avant le chargement.
Ce ‘modus operandi’ dépend généralement d’une corruption importante au sein de l’équipage. Mais les autorités de Guayaquil, en Équateur, signalent également que des bandes armées montent maintenant à bord des navires et forcent les équipages à prendre des charges sous la menace des armes. Les largages se produisent maintenant non seulement lorsque les navires se mettent en route, mais aussi lorsqu’ils traversent les eaux d’autres pays, des sources signalant que l’état de Falcón au Venezuela est un point chaud particulier. Pour l’instant, les autorités s’attaquent à cette méthode de trafic à l’aide de l’appareil GPS du navire, qui donne des informations sur la vitesse du navire. Si un navire ralentit ou s’arrête soudainement, une alarme retentit.
Les trafiquants, cependant, explorent déjà de nouvelles options, n’ayant qu’un seul objectif: l’efficacité!
Dans le même temps, en France, on continue de réfléchir et de se refiler le dossier de ministères en ministères puis de services en services pour savoir si l’on va équiper nos ports de systèmes performants de contrôles qui existent!
Que du bonheur pour les narcos qui savent pouvoir compter sur le pinaillage et les luttes intestines des administrations françaises pour les laisser continuer à exporter des cargaisons de drogues et aujourd’hui d’armes.
C’est PressAfrik qui nous signale que les agents de l’OCRTIS de Kaoalck (Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants) ont mis la main sur une cargaison de 100 kilos de chanvre indien dans la région de Kaolack.
Les agents de l’OCRTIS ont aussi réussi à appréhender deux personnes identifiées comme S. Ba, surnommé Moussa, un cultivateur, et A. Sow, un berger. Ces deux suspects ont été pris en flagrant délit avec quatre colis renfermant 100 kilos de chanvre indien.
C’est jeudi 19 octobre dans l’après-midi que les policiers de l’Office anti-stupéfiants et de la Brigade de recherche et d’intervention de la police judiciaire d’Orléans ont serré deux Orléanais qui faisaient l’objet d’une surveillance de la part de la police quand ils ont été pris en flag alors qu’ils chargeaient des valises marocaines dans un utilitaire.
Immatriculé en Espagne
Ce sont environ 300 kilos de résine de cannabis qui ont été découverts dans un semi-remorque, immatriculé en Espagne, sur un parking de la zone commerciale de Chécy, dans le secteur du magasin Leclerc.
C’est OUTREMER 360° qui nous rapporte la situation actuelle rencontrée à l’aéroport international de Cayenne Félix-Eboué.
Le préfet Antoine Poussier, qui a pris des arrêtés préfectoraux depuis le 31 octobre 2022, parfois même à l’encontre de personnes qui se présentent à plusieurs reprises, n’hésite pas à dire :
« On ne prétend pas que ce contrôle va éradiquer le trafic de cocaïne, on essaie d’empêcher ce mode de transport par des particuliers »
En Guyane, 80% des 982 kilos de drogues saisis en 2022 l’ont été à l’aéroport, avait affirmé le directeur régional des douanes Richard Marie en mai dernier.
Depuis le début de l’opération, les quantités de cocaïne saisies en Guyane sont supérieures aux années précédentes. Pour le préfet, « cela prouve une pression judiciaire efficace ». Entre le 31 octobre 2022 et le 10 novembre 2023, 808 kilos de drogue ont été interceptés et 574 personnes interpellées, selon les chiffres de la préfecture.
Il faut ajouter à cela « les quantités potentielles transportées par les personnes empêchées d’embarquer », poursuit Antoine Poussier. Car, en cas de doute, les forces de l’ordre peuvent interdire l’embarquement à certains passagers sur une durée de plusieurs jours grâce à des arrêtés préfectoraux.
Instauré il y a un an, le contrôle systématique en Guyane des voyageurs à destination de l’Hexagone, afin d’empêcher les mules d’acheminer de la drogue, a permis de diminuer fortement les saisies de stupéfiants à l’arrivée dans l’Hexagone, mais certains contestent en justice une dérive arbitraire.
10 000 arrêtés
En septembre, deux voyageurs ayant fait l’objet de tels arrêtés en ont appelé à Davy Rimane, député GDR de la deuxième circonscription de Guyane. « On est dans une dérive de l’autorité préfectorale », dénonce cet élu. Les arrêtés concernant ces deux personnes ont été suspendus par la justice administrative après une action en référé-liberté. « Nous allons saisir le tribunal sur le fond pour attaquer ces arrêtés qui n’ont aucune base juridique viable », prévient Davy Rimane.
L’avocat Patrick Lingibé, qui a obtenu les deux suspensions, affirme qu’il s’agit « d’une attaque à la liberté d’aller et venir ». Pour lui, en France hexagonale, ce système entraînerait un tollé, « ça ne passerait pas devant une juridiction au niveau national », assure-t-il.
Le député Davy Rimane dénonce lui un « contrôle au faciès », ce que réfute le préfet. « Les deux grands axes du contrôle sont l’attitude et l’organisation du voyage », rappelle Antoine Poussier, assurant que l’origine des passagers ne fait pas partie de ces axes.
Pour TRACFIN, « Les crypto-actifs permettent un transfert facile et rapide » des fonds, et que les NFT en particulier présentent « un haut niveau de pseudonymisation, et un faible taux de réglementation« .
Dans un communiqué publié à l’occasion de la sortie de cette ultime partie du rapport Tracfin pour 2022, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire et le ministre des Comptes publics Thomas Cazenave « saluent » l’action de l’organisme, qui a signalé l’an dernier « plus de 2,1 milliards d’euros d’enjeux financiers, dont près de 1,5 milliard en matière de fraude fiscale, sociale ou douanière ».
Malheureusement, les deux ministres n’ont pas encore réussi à aborder sérieusement l’indemnisation de #StéphanieGibaud. Ils se tâtent, ils y pensent , surtout Bruno, le soir, lorsqu’il devient romancier.
Pour l’instant, nos deux principaux locataires de Bercy notent également « le recours croissant aux crypto-actifs parmi les tendances observées », et précisent que les moyens de la cellule « seront consolidés dans les années à venir ».
Peut-être pourraient-ils autoriser au plus grand nombre de signaler des anomalies évidentes. Allez Bruno et Thomas, un peu de courage, vertudieu, voyez ça avec Jérôme Fournel, pour qu’il vous tricote le décret. Ou alors demandez donc à Morgane, la compagne de Florian Colas, elle saura faire!
En 2022, Tracfin a reçu 162.708 déclarations de soupçons, en hausse de 46% depuis 2020. L’organisme de son côté a transmis 3.085 notes d’information à la justice et aux services de renseignements notamment.