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BLANCHIMENT (Panama Papers): des barons de la drogue mis en cause

Parmi les clients de Mossack Fonseca figurent « des trafiquants de drogue du Mexique, du Guatemala et d’Europe de l’Est » qui ont fait l’objet de sanctions.

Source AFP

Publié le 06/04/2016 Le Point.fr
Le cabinet d'avocats de Panama Mossack Fonseca, au coeur du scandale des Panama Papers.
Le cabinet d’avocats de Panama Mossack Fonseca, au coeur du scandale des Panama Papers. © RODRIGO ARANGUALe cabinet d’avocats de Panama Mossack Fonseca, au coeur du scandale des Panama Papers, a eu pour clients des barons de la drogue, ou des personnes ou sociétés faisant l’objet de sanctions européennes ou américaines, révèle mercredi le Süddeutsche Zeitung. Le journal allemand, à l’origine avec d’autres médias internationaux de révélations fracassantes, affirme que dans la liste des clients du cabinet figurent « des trafiquants de drogue du Mexique, du Guatemala et d’Europe de l’Est » qui ont fait l’objet de sanctions.« Un probable financier du Hezbollah, des personnes soutenant les programmes nucléaires iranien et nord-coréen et deux soutiens présumés du président du Zimbabwé, Robert Mugabe » apparaissent également dans ces fichiers, poursuit le journal sans toutefois donner l’identité des personnes ou des sociétés mises en cause. « Au moins 22 personnes et au moins 24 sociétés » avec qui Mossack Fonseca a fait des affaires étaient ou sont sur des listes visées par des sanctions américaines ou européennes, selon la même source.

140 personnalités

Le Süddeutsche Zeitung ajoute que dans certains cas, la collaboration s’est achevée avant que les sanctions n’entrent en vigueur, mais que dans d’autres, elle s’est au contraire poursuivie durant des années. Actuellement, quatre entreprises ayant leur siège aux Seychelles font l’objet de sanctions des États-Unis et toutes les quatre ont été « au moins durant un certain temps » créées ou administrées par le cabinet panaméen. Dans les îles Vierges, 15 firmes font l’objet de sanctions américaines et 6 d’entre elles ont été manifestement enregistrées ou gérées par Mossack Fonseca.

Le quotidien français Le Monde avait déjà divulgué dans le cadre de cette même enquête journalistique que le régime syrien avait pu contourner les sanctions internationales et financer sa machine de guerre grâce entre autres à trois sociétés-écrans basées aux Seychelles. L’enquête sur la base de documents provenant du cabinet d’avocats panaméen a révélé des avoirs dans les paradis fiscaux de 140 responsables politiques ou personnalités de premier plan.

Consultez notre dossier : L’affaire Panama Papers

http://www.lepoint.fr/economie/panama-papers-des-barons-de-la-drogue-mis-en-cause-06-04-2016-2030409_28.php

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PANAMA: traficantes de droga estaban entre los clientes de Mossack Fonseca

 AFP   06/04/2016

Traficantes de droga estaban entre los clientes de Mossack Fonseca

Los llamados “Papeles de Panamá” lastran en cierto modo los esfuerzos de Panamá por cambiar su imagen en el exterior y dejar de ser considerado un paraíso fiscal. LA PRENSA/EFE

El despacho de abogados panameño Mossack Fonseca, de donde fueron filtrados millones de documentos confidenciales, tuvo como clientes a varios traficantes de droga o compañías sancionados por Europa y Estados Unidos, indicó este miércoles el Süddeutsche Zeitung.El periódico alemán, que junto a otros medios de todo el mundo está publicando las revelaciones de los llamados “Panama Papers”, asegura que entre los clientes del despacho había “traficantes de droga de México, Guatemala y Europa del Este”.

Lea: Latinoamérica calla ante escándalo

También aparecen en la lista un posible financiero de Hezbolá, varias personas que apoyaron los programas nucleares de Irán y Corea del Norte y dos presuntos aliados del presidente de Zimbabue Robert Mugabe, asegura el periódico.

http://www.laprensa.com.ni/2016/04/06/internacionales/2013902-traficantes-de-droga-estaban-entre-los-clientes-de-mossack-fonseca

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FRANCE (Marseille): Mennucci relance le débat de la légalisation du cannabis

Marseille_Vieux_Port_NightLes règlements de compte liés au trafic de drogue ont fait dix victimes à Marseille depuis le début de l’année. Face à cette violence, des voix s’élèvent pour réclamer la dépénalisation du cannabis et enrayer les trafics.

http://www.bfmtv.com/societe/marseille-legaliser-le-cannabis-pour-enrayer-les-reglements-de-compte-l-idee-qui-fait-debat-964066.html

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​DNRED (Douane française): saisie de 7 tonnes de cannabis à Paris, le trafiquant-indic transféré de la Belgique en France

OCRTIS1Ce trafiquant présumé, qui est aussi un « indic » de l’Office central de lutte contre le trafic de stupéfiants a été transféré mardi 5 avril au palais de justice de Paris, puis présenté aux deux juges d’instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jrs) de Paris avant d’être mis en examen pour « trafic de stupéfiants international », à la fois pour les 7 tonnes de cannabis saisies à Paris et pour 6 autres tonnes saisies en Belgique.

Mardi après-midi un hélicoptère de la gendarmerie nationale a quitté la maison d’arrêt de Bruges. A l’intérieur de l’engin, ce n’est pas Salah Abdeslam contrairement à la rumeur mais le trafiquant indic présumé arrêté en Belgique dans l’affaire des sept tonnes de cannabis saisies par les douanes à Paris en octobre dernier. L’homme qui a été interpellé fin février faisait l’objet d’un mandat d’arrêt européen émis par la France. Reste à savoir désormais, ce que le prévenu va raconter aux juges lorsqu’il sera auditionné. L’affaire promet sans doute encore des rebondissements.

dnred%20enqu%EAteL’affaire était trop belle. Quatre fourgons suspects, garés dans les beaux quartiers de la capitale, au bas des immeubles haussmanniens du boulevard Exelmans, dans le 16e arrondissement. Dans les coffres de trois des utilitaires, 7 tonnes de résine de cannabis que les agents de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) découvrent le 17 octobre dernier. Une « saisie record » pour Paris intra-muros, saluée dès le lendemain par François Hollande. Le président fait le déplacement jusqu’aux locaux de la DNRED, à Ivry-sur-Seine, où, devant les piles de « valises marocaines », il déclare espérer qu’il s’agit là d’un « coup fatal » porté aux trafiquants. Mais dans ce dossier, la réalité est bien plus complexe : l’enquête va surtout révéler que l’importateur de la drogue, interpellé fin février en Belgique, était surtout un « indic » de l’Office central de lutte contre le trafic de stups.

Un grossiste en cavale…

L’enquête des douanes débute quelques jours avant la saisie du boulevard Exelmans, dans la nuit du mardi 13 au 14 octobre, sur la base d’un renseignement. Le conducteur d’une voiture suspecte est interpellé au péage d’Ancenis, près de Nantes, sur l’autoroute A11, dans le sens Paris-Nantes. Pour les enquêteurs de Bercy, il ne fait aucun doute qu’il s’agit là de la voiture ouvreuse d’un convoi de livraison de drogue. La découverte d’un fourgon abandonné sur une aire d’autoroute en amont du péage leur donnera raison : à l’intérieur, les douaniers saisissent 1,9 tonne de résine de cannabis.

C’est en remontant la piste du « shit » nantais que les enquêteurs de la DNRED se retrouvent donc boulevard Exelmans. 7 tonnes de résine de cannabis, le chiffre est certes un record, mais le « coup porté » est à nuancer. Dans le jargon, on parle d’une « saisie sèche », car elle ne mène à aucune interpellation. Et si une facture et des traces ADN retrouvées dans l’un des véhicules permet de remonter jusqu’au grossiste présumé du trafic, celui-ci a disparu. Un grossiste, peu précautionneux, dont les revenus lui permettaient de louer un luxueux penthouse… boulevard Exelmans, juste au-dessus des fourgons chargés de shit.

…et « indic » de l’Office central des stups

Les investigations sur ce trafic sont immédiatement confiées à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), à Nanterre. Il en est cependant dessaisi à peine une semaine plus tard, par le procureur de Paris, François Molins. Et pour cause : le grossiste en shit du boulevard Exelmans est enregistré officiellement au Bureau central des sources (BCS) de la DCPJ… comme indicateur. Un « tonton », dit-on dans le jargon policier, de l’OCRTIS, le service même qui est censé enquêter sur son trafic. Les investigations atterrissent finalement au 36 quai des Orfèvres, à la Brigade des stupéfiants de la préfecture de police de Paris.

Originaire de Mulhouse, dans le Haut-Rhin, le trafiquant en question a été condamné en 2011 à 13 ans de prison et deux millions d’euros d’amende pour avoir animé un trafic international de cannabis, alors qu’il se trouvait déjà en prison, en 2002. Selon nos informations, c’est l’ancien patron de l’OCRTIS en personne qui l’a recruté. Les 7 tonnes saisies par les Douanes faisaient en fait partie de ce qu’on appelle dans le jargon, une « livraison surveillée ». En clair, il s’agit d’une technique d’enquête destinée à attraper du gros gibier. On laisse importer et acheminer, là en l’occurrence depuis le Maroc, une grosse quantité de drogue par un « trafiquant-indic » afin d’interpeller derrière les grossistes qui vont se répartir la marchandise. Ces livraisons se font sous les contrôles de la police avec la bénédiction de la justice. Selon nos informations, le TGI de Perpignan était avisé, mais pas le parquet de Paris. L’histoire ne dit pas si les douanes ont court circuité volontairement ou involontairement la livraison surveillée par l’OCRTIS.

Le trafiquant ’indic. a finalement été interpellé le 22 février, à Gand, en Belgique dans le cadre de l’exécution d’un mandat d’arrêt européen émis par le juge d’instruction qui dirige l’enquête. Placé en détention provisoire, il devrait être transféré en France rapidement.

La sensible question de la gestion des indics

Cette affaire met en lumière les liaisons sulfureuses et dangereuses entre flics et indics. Longtemps, les relations flics-tontons sont restées tabous. Elles étaient régies par le principe du fameux 10% : l’indic repartait avec 10% de l’argent ou de la drogue saisie, avec tous les risques que cela comportait pour les fonctionnaires de police. Mais en 2004, la loi Perben II a reconnu officiellement et encadré le recours aux indics, comme leur rémunération. A l’instar de ce « tonton », les indics sont enregistrés confidentiellement au Bureau Central des Sources (BCS), qui dépend du service interministériel d’assistance technique (SIAT). Ainsi, les « primes » perçues par les « tontons » oscillent environ (officiellement) entre 50 et 10.000 euros. « On a besoin de gens qui sont immergés au plus près des terreaux de délinquance et de la grande criminalité. Il faut rester lucide sur ce que l’on permet de faire à un indic et sur ce que l’indic va nous permettre de réaliser à l’affaire », précise Isabelle Trouslard, secrétaire nationale du syndicat Synergie-officiers, précurseur sur le combat de la gestion des indics. Pour la syndicaliste, « les textes en la matière restent insuffisants ».

Aujourd’hui, neuf affaires de drogue sur dix sont résolues grâce à des indics. Et plus l’affaire est importante, plus le trafiquant informateur est souvent élevé dans la hiérarchie de la voyoucratie. Ce qui est le cas de cet indic.. « Une tonne c’est environ 5 millions d’euros à la revente au détail, la prime c’est entre 10.000 et 20..000 euros, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre », constate un ancien grand flic à la retraite. Et d’ajouter : « les politiques font de la lutte contre le trafic de drogue leur priorité, ils veulent des résultats mais ne veulent pas savoir comment on les obtient. Après c’est facile de jouer les vierges effarouchées. Aujourd’hui l’OCRTIS est quasiment le seul service à s’attaquer au démantèlement des réseaux de trafic internationaux »…

Article rédigé par Jean-Michel Decugis (@jmdecugis) – Crédit photo AFP

http://www.itele.fr/justice/video/saisie-de-7-tonnes-de-cannabis-a-paris-le-trafiquant-indic-transfere-de-la-belgique-en-france-160255

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CORSE (Trafic de cocaïne et de cannabis à Bastia): cinq condamnations

Publié le 04 avril 2016 à 16h54, mis à jour le 04 avril 2016 à 22h20

Saisie d'argent et d'arme

© Emilie Arraudeau | Résultat de la saisie entre les deux appartements fouillés, le 4 avril 2016. La drogue n’apparaît pas, elle a été détruite par la police.

France 3 Corse ViaStella

Cinq prévenus sont passés en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Bastia ce lundi 4 avril pour deux affaires de drogue, une de cocaïne et l’autre de cannabis, en lien l’une à l’autre. Le tribunal les a condamné à de l’emprisonnement.

Une descente dans un appartement de Bastia, le 30 mars dernier, a permis de mettre au jour un trafic de cocaïne. Deux personnes sont prises en flagrant délit de revente de stupéfiants. Le lendemain, le propriétaire de cet appartement est interpellé à son tour.

Une arme saisie

Cette affaire, découverte par les policiers de la sûreté départementale trouvera rapidement un lien avec une autre affaire, elle, prise en charge par la police judiciaire, celle d’une plantation de cannabis à Biguglia.

Plantation de cannabis à Biguglia.
© Police judiciaire | Plantation de cannabis à Biguglia.

Ce lien, c’est le revendeur de cocaïne arrêté le 30 mars, un parent du prévenu, soupçonné de cultiver du cannabis. La saisie entre les deux appartements est importante : 51 grammes de cocaine, une cinquantaine de plants de cannabis, un pistolet 9 mm et 2500 euros en liquide.

Saisie de drogue d'argent et d'arme
© DDSP | La cocaïne (à droite) avant qu’elle ne soit détruite par la police.

Trois prévenus étaient dans le box, deux pour acquisition, détention et revente de cocaine. L’un des revendeurs, Karim El Mansouri, a été reconnu coupable et a été condamné à 18 mois de prison, maintenu en détention, à une amende de 3000€ et à une interdiction de détenir des armes pendant cinq ans. L’autre, Steeve Benoist, est condamné à 18 mois de prison, maintenu en détention et à une amende de 3000€.

Le troisième, propriétaire de la plantation de cannabis chez lui, Marc Woifflard écoppe de deux ans d’emprisonnement dont un an avec sursis et une mise à l’épreuve pendant deux ans, une obligation de travail et de soins et une amende de 1500€. Il est maintenu en détention. A la barre, deux consommateurs comparaissent libres. Le premier, Jean-Noël Biancarelli est coupable et condamné à six mois de prison, et le deuxième, Cyril Albertini également reconnu coupable, douze mois, 1500€ d’amende mais pas de détention. Ils étaient tous de connus de la police pour des affaires de stupéfiants.

http://m.france3-regions.francetvinfo.fr/corse/comparutions-immediates-pour-trafic-de-cocaine-et-de-cannabis-bastia-968031.html

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DROGA: ‘Torta negra’, la cocaína ‘invisible’ que los narcos buscan introducir en España

Operativo en España donde fue hallada 'torta negra'
Operativo en España donde fue hallada ‘torta negra’
Por Diego Caldentey
    • Los traficantes utilizan un producto químico para ‘camuflar’ la cocaína, que permite cambiar radicalmente el color, la forma y el olor de la droga.
    • España se está convirtiendo no solo en país receptor de esta sustancia, sino que también se han detectado recientemente laboratorios para ‘tratar’ el estupefaciente.

 No son polvos blancos camuflados en maletas, bolsos y otros equipajes. En apariencia parecen trozos de carbón, terrones de azúcar o láminas… todas negras. En verdad, se trata de cocaína, denominada ‘invisible’ en la jerga policial, ya que es una de las modalidades mediante las cuales los narcotraficantes latinoamericanos intentan introducir drogas en España. No se trata de algo novedoso (ya que hay constancias de que a finales de la década del 90 comenzó a desarrollarse esta práctica delictiva) pero sí ha cobrado auge en el último año.

Del otro lado del Atlántico, en los países exportadores de esta sustancia (principalmente en Colombia, Perú y Bolivia) se le conoce popularmente como ‘torta negra’.  Los traficantes utilizan un producto químico para ‘camuflar’ la cocaína, que permite cambiar radicalmente el color, la forma y el olor de la droga.  La ‘torta negra’ se obtiene mezclando clorhidrato de cocaína con carbón, cobalto, polvo de hierro y, en algunos casos, cloruro de hierro.

En algunas ocasiones, ese proceso permite hasta que se obtenga un aspecto similar al del caucho y, en otros, puede hasta pasar por tinta de impresora. Todo esto hace que sea más difícil de detectar en los controles de los aeropuertos. Ahora, en nuestro país, la tendencia se torna más preocupante: España ya no solo es un país receptor y uno de los accesos secundarios de la droga a Europa, sino que existen indicios de que puede comenzar a transformarse en epicentro para el ‘tratamiento’ y camuflaje de la cocaína a través de este sistema.

A comienzos de este año, la Guardia Civil detectó en  Torrelles de Foix, en el Alt Penedès (Cataluña), un laboratorio clandestino donde trataban el polvo de cocaína para convertirlo en ‘torta negra’. En la operación, que se extendió a Sitges, Barcelona y Santa Cruz de la Palma (Canarias), se incautaron nada menos que 375 kilos de droga ya camuflada. El procedimiento también se saldó con seis detenidos.

A partir de ese indicio, las fuerzas de seguridad españolas están intentando seguir el rastro de cómo los narcos buscarían introducir en el mercado esta droga (y también cómo camuflarla). Lo primero que hay que señalar es el origen de la ‘cocaína negra’. Todo se remonta a Lima, Perú, cuando en 1999 la brasileña Katia Cardoso se dispuso a abordar un avión rumbo a su país. Allí, la policía antidrogas le encontró una maleta de doble fondo con un polvo negro. Se trataba de cocaína. Y los policías estaban desconcertados, hasta que descubrieron el mecanismo.

Pero hay algo más singular a la hora de observar los orígenes de esta droga. En el imaginario popular se la relaciona con el dictador chileno Augusto Pinochet. Según el ex general trasandino Manuel Contreras, la historia de la cocaína negra comenzó a mediados de los años 80 en la ciudad de Talagante, cerca de Santiago de Chile. « El ex general declaró a un juez que el dictador Augusto Pinochet había ordenado al ejército la construcción de un laboratorio clandestino para encontrar una manera de camuflar la cocaína. Lo consiguieron, según el hombre que había sido la mano derecha del dictador, y Pinochet y su hijo organizaron una red de producción masiva de droga camuflada para enriquecerse vendiendo de manera clandestina en Europa y Estados Unidos. Ambos lo negaron », señala el medio ara.cat.

De Colombia a España, pasando por Panamá

Según diversos informes internacionales, el estupefaciente tratado químicamente suele ser exportado desde Colombia a Estados Unidos y Europa, a través de diversas ‘rutas’ y escalas que incluyen Panamá y Perú. En nuestro continente, el país receptor por excelencia hasta ahora era principalmente Holanda. Ahora, los narcos tienen en la mira puesta también en España.

Los primeros indicios de su presencia en nuestro país datan de 2008. En febrero de ese año, la Policía incautó 16 kilos de cocaína en el fondo del equipaje de dos mujeres rumanas que habían viajado a Madrid desde Río de Janeiro.

La Dirección Nacional contra las Drogas (Dinandro) de Perú señala que la cocaína negra « original » es producida en Colombia. Su ‘fabricación’ a gran escala nació en el temido e histórico Cártel de Cali, pero ahora también es producida en México.

En el mencionado operativo policial en Torrelles de Foix, hace escasos meses, se encontraron 57,5 kilos de pasta de cocaína, 1.050 litros de productos químicos, además de herramientas de laboratorio. Hay otros indicios que señalan a España como país de destino ’emergente’ de la ‘cocaína negra’: hace exactamente un año, 70 kilos de esta sustancia tratada químicamente fueron incautados en la ciudad de Timisoara, en Rumania. La droga había sido camuflada en el interior de un cargamento de muebles que tenía como destino España y era transportada por un colombiano, un venezolano y un rumano.

http://noticias.lainformacion.com/espana/Torta-cocaina-invisible-introducir-Espana_0_905010927.html

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RENSEIGNEMENT (hélicoptères et avions légers de surveillance): la douane française devrait voir ses moyens augmenter

Dans Actualité Défense
Publié le 04/04/2016 à 13h15, par Jean-Marc Tanguy
La douane devrait voir ses moyens augmenter
Beechcraft King Air 350O © Beechcraft

La douane aéroterrestre (DAT) va faire évoluer ses moyens. Initialement prévue la semaine dernière, la décision doit être officialisée courant du mois de mois de mai.

cessna dfMalgré une activité plutôt soutenue, les gabelous volants doivent faire face à un parc vieillissant : deux hélicoptères AS355 sans capteur embarqué, deux avions monomoteurs Cessna 206 (dont l’un a été gravement endommagé l’an dernier) et un avion biturbopropulseurs F406 régulièrement utilisé par la douane aéromaritime (DAM), en manque d’avions pour s’entraîner.Afficher l'image d'origine

Mais les choses pourrait changer. La DAT pourrait récupérer l’un des cinq hélicoptère EC135 utilisés par la DAM, rendu possible avec l’arrivée progressive, mais toujours lente, des avions Beechcraft King Air 350. Ces derniers ne seront pas utilisés de la même manière que le F406 en service.

Résultat, cela permettra d’épargner un EC135, qui offrira une bien meilleure disponibilité que les hélicoptères AS355 en dotation. Ces derniers affichent rarement plus de 50% de disponibilité par appareil.

L’achat d’un deuxième EC135 reste, pour l’instant, hypothétique. Il faut dire que l’essentiel des moyens est siphonnés par les commandes de Beechcraft. Au final, la capacité avions demeure problématique. Une solution pourrait être de rendre l’utilisation des King Air 350 de la DAM par la DAT plus ponctuelle.

source: http://www.air-cosmos.com/la-douane-devrait-voir-ses-moyens-augmenter-68279

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FRANCE: à Marseille, la guerre des gangs pour le trafic de drogue a fait quatre morts en deux jours

LE MONDE | 05.04.2016 à 10h30 | Par Luc Leroux (Marseille, correspondant)

Un policier sur le lieu d'une fusillade à Marseille, lundi 4 avril.

« Nous sommes face à un Everest de folie meurtrière », a résumé le procureur de la République, Brice Robin, lundi 4 avril, au lendemain de deux règlements de comptes qui ont coûté la vie à quatre hommes à Marseille en quarante-huit heures.

Marseille connaît un regain de violence, avec onze tués depuis le début de l’année lors de règlements de comptes, sur fond de guerre des clans pour contrôler le trafic de drogue dans les quartiers nord. Samedi 2 avril, vers 22 heures, trois hommes ont tiré à l’arme automatique à l’extérieur puis à l’intérieur de l’épicerie située au centre de la cité Bassens (15e arrondissement), l’une des plus déshéritées de la ville et longtemps l’un des plus juteux points de vente de drogue marseillais – au détail mais aussi en gros et demi-gros pour alimenter les autres cités.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/04/05/a-marseille-la-guerre-des-gangs-pour-le-trafic-de-drogue-a-fait-quatre-morts-en-deux-jours_4895867_1653578.html#61vBiZg1s0XJELiE.99

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DROGUE (Lutte contre la drogue): « Nous sommes dans l’absurde » selon le sociologue Jean Viard (1/3)



Dans un entretien exceptionnel accordé à Gomet’ le sociologue estime qu’il est grand temps de revoir la politique française de lutte contre la drogue et prône la légalisation encadrée du haschich.

Jean Viard Cette stratégie d’affrontement, elle ne marche pas.

Concernant la lutte contre la drogue, est-ce que le gouvernement mène aujourd’hui selon vous la bonne stratégie ?

Jean Viard : Ce que je pense, c’est que la demande ne diminue pas, elle augmente. Or ce qui crée un marché c’est la demande. Donc tant que les jeunes des quartiers Sud, et les Aixois, des réseaux de toute la France du sud, s’approvisionneront dans les quartiers Nord, on peut faire ce qu’on veut il y aura toujours le même marché. Et en plus, aujourd’hui avec la politique actuelle, je pense qu’on augmente la tension entre les bandes de dealers. Une fois qu’on arrête un réseau, un autre tente de prendre la relève et ils s’affrontent d’où la série de règlements de compte. Cette stratégie d’affrontement ne marche pas. Quand on regarde le seul type de meurtre qui augmente en France, ce sont les meurtres entre jeunes. Et cette violence entre jeunes est très souvent liée au trafic de drogue. Tout cela c’est un bilan totalement négatif. Et quand on regarde le nombre de policiers que l’on met sur ce dossier, le nombre de places de prison que l’on utilise et l’absence totale de lutte contre les désirs de la consommation, on est quand même dans quelque chose d’absurde. D’autant que depuis un demi siècle la consommation augmente sans cesse en France.

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PANAMA: un pays très complaisant à la croissance record

PANAMA: l’immobilier est utilisé par les narco-trafiquants de Colombie et du Nicaragua, et d’autres mafias, comme une énorme machine à recycler l’argent sale»

Carte Panama

Connu pour son canal, le Panama est un petit pays en plein développement qui a construit son économie sur son pavillon de complaisance (20% de la flotte mondiale) et l’activité de centaines de milliers de sociétés plus ou moins réelles. Malgré sa mauvaise réputation, le Panama a reçu le satisfecit du Gafi, organisme regroupant les principaux Etats dans la lutte contre le blanchiment.

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Panama City en 2015. En quelques années, une ville moderne a poussé avec son quartier d’affaires et ses tours. © RODRIGO ARANGUA / AFP
Panama, son canal, ses banques, ses tours… et même sa Trump Tower. Aujourd’hui, cet Etat d’Amérique latine est montré du doigt dans l’affaire des «Panama Papers». Avec ses 75.420 km² et ses 3,6 millions d’habitants, le Panama est un petit pays à la croissance rapide. Plus de 6% par an en moyenne, notamment grâce à son canal, mais pas seulement. Pour le FMI, sa «forte intégration dans le commerce mondial et le système financier apporte des avantages substantiels à Panama». Cette intégration ne fait pas de doute à voir les informations rapportées par les «Panama Papers». La finance est aussi un moteur du succès de ce pays. Même si celle-ci peut avoir des origines douteuses. «Plus de 150 buildings sont actuellement en chantier. Mais pour y loger qui? On n’en parle pas mais tout le monde le sait. L’immobilier est utilisé par les narco-trafiquants de Colombie et du Nicaragua, et d’autres mafias, comme une énorme machine à recycler l’argent sale», confiait au Monde un juge anticorruption.

Il est vrai que créer une société au Panama est simple. «Le Panama est le domicile légal pour les sociétés au Panama et plus de 500.000 Fondations du Panama, ce qui en fait le deuxième territoire le plus populaire d’incorporer (lire création de sociétés, NDLR) dans le monde, à côté de Hong Kong», se vante un site panaméen de création de sociétés en ligne (pour 3.200 dollars), qui décrit les avantages fiscaux du pays.

Site panaméen pour créer société
Site panaméen pour créer une société. Forfait tout compris pour sociétés offshore. © DR

 

 

 

«Des progrès significatifs»
Pourtant, les autorités internationales semblent avoir donné quitus au pays pour ses engagements dans la lutte contre le blanchiment d’argent. Ainsi, le Gafi a reconnu que le Panama a «fait des progrès significatifs dans l’amélioration de» son régime «de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme». Ce quitus du Gafi (ce Groupe d’action financière est un organisme intergouvernemental créé en 1989 par les Ministres de ses Etats membres. Ses objectifs sont «l’élaboration des normes et la promotion de l’efficace application de mesures législatives, réglementaires et opérationnelles en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et les autres menaces liées pour l’intégrité du système financier international») date de février 2016…

Le drapeau Panama
Le pavillon du Panama abrite toujours la plus importante flotte au monde. Mais la croissance du pays provient surtout du canal et de sa place financière. © Sergio Pitamitz / Robert Harding Heritage / robertharding

Faibles impôts, sociétés fictives, secret…
Et le pays semble vouloir s’intégrer dans les règles de plus en plus strictes officiellement voulues par le G20 et définies par l’OCDE. Le Panama s’est en effet plié aux principes de l’échange automatique de renseignements en matière fiscale. Une décision qui devrait s’appliquer en 2018 et qui n’a été prise que fin 2015. Mais les progrès affichés par le Panama ont connu un coup d’arrêt… au point que l’OCDE a totalement changé de position. Affirmant en octobre 2015 que le pays était «conforme pour l’essentiel», l’Organisation pour la coopération et le développement économique affirmait en 2016 découvrir que «le Panama n’a pas l’intention d’échanger ses informations conformément au standard défini par l’OCDE à la demande du G20. Mais au cas par cas, avec les pays de son choix et selon ses propres règles. Nous le sortons donc de la liste officielle des pays engagés dans l’échange automatique», affirmait au Monde Pascal Saint-Amans, le directeur du Centre de politique et d’administration fiscales de l’OCDE.

Comme quoi la tradition d’abri fiscal semble bien implantée dans le pays. Le site Alteréco raconte que «dès 1919, le Panama permet à la Standard Oil d’échapper aux impôts et aux régulations Etats-uniennes en offrant un statut de pavillon de complaisance. A partir de 1927, le pays développe toutes les caractéristiques habituelles des paradis fiscaux : faibles impôts, sociétés fictives, secret.» Il faut cependant relativiser l’importance de la place financière panaméenne. Selon Alternatives economiques, Panama ne pèse pas plus lourd que l’île de Man (paradis situé entre le Royaume-Uni et l’Irlande).

Paris ne place d’ailleurs pas le Panama dans la liste des pays «non coopératifs au regard de la transparence et de l’échange d’informations en matière fiscale». Mais la France reste «cependant attentive à l’évolution des échanges avec Panama, Bercy précisant que la coopération aux demandes d’information des autorités françaises n’est aujourd’hui pas satisfaisante».

Il est vrai que pour la France, le nom de Panama garde depuis la fin du 19e siècle un parfum de scandale qui avait failli emporter la IIIe République même si les «chéquards» de l’époque ne sont plus les mêmes qu’aujourd’hui.

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FRANCE (Brive): au terme d’une enquête de plusieurs mois, douze individus ont été interpellés cette semaine à Brive par la police.

le numéraire et la drogue qui ont été saisisPar Henrique Vieira Campos, France Bleu Limousin et France Bleu

vendredi 1 avril 2016

le numéraire et la drogue qui ont été saisis – ©crédit: police nationale

Douze personnes suspectées de trafic de drogue ont été interpellées à Brive cette semaine. Ce coup de filet a aussi permis la saisie de près de 8 kilos de résine de cannabis et presque 3000 euros en espèces.

Le trafic était organisé autour d’un café du quartier de Tujac et semblait particulièrement lucratif. D’après la police: « certains dits  » charbonneurs » pouvaient faire un profit de trois à quatre mille euros par mois d’autres revendeurs ayant un salaire de 1500 euros par quinzaine sachant qu’un point de vente pouvait rapporter jusqu’à 1000 euros par jour ».

Les quatre principaux responsables du trafic ont été présentés à un juge d’instruction du TGI de Brive. Trois d’entre eux ont été placés sous mandat de dépôt. Les cinq autres personnes interpellées ont été placés sous contrôle judiciaire.

L’un des mis en cause est considéré comme le plus grand distributeur de cannabis du département.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/brive-12-arrestations-pour-trafic-de-drogue-1459521524

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FRANCE (Drogue à Bagnolet-quartier de La Capsulerie): le maire reçu au ministère de l’Intérieur

tonydimartinoA.L. et F.L. | 03 Avril 2016
Le maire PS de Bagnolet, Tony Di Martino, est reçu ce lundi au ministère de l’Intérieur par François Mainsard, le conseiller police du ministre Bernard Cazeneuve. L’objectif : évoquer le trafic de drogue du quartier de La Capsulerie, jugé l’un des points les plus difficiles d’Ile-de-France.

Et surtout décrocher la création d’une brigade spécialisée de terrain (BST), « comme cela avait été proposé par le préfet de police de l’agglomération, lors d’un précédent rendez-vous en décembre dernier », assure un communiqué de la ville qui demande la mise en place urgente de forces de police dédiées au quartier……

lire: http://www.leparisien.fr/bagnolet-93170/drogue-a-bagnolet-le-maire-recu-au-ministere-03-04-2016-5682997.php

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SVA (Agencia Tributaria): 19 detenidos y 3.000 kilos de hachís intervenido en una operación contra un grupo de narcotraficantes franco-marroqui

escudo bsvaPosted: 02 Apr 2016 12:03 PM PDT

Agentes de la Policía Nacional, en una operación conjunta con la el Servicio de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria, unidades francesas de la Oficina Central Estupefacientes –Ocrtis– y la Policía Judicial de Nantes han desarticulado un presunto grupo de narcotraficantes que utilizaba España para trasladar droga desde Marruecos a Francia.

En total han sido arrestadas 19 personas en diferentes provincias españolas, así como en Francia y Marruecos, todas presuntamente involucradas en la organización, y se han intervenido más de 3.000 kilos de hachís.
La investigación se inició en el mes de diciembre de 2014, cuando las autoridades francesas informaron a los agentes españoles sobre un grupo de origen franco-marroquí que, al parecer, se había asentado en el sur español con la intención de introducir grandes cantidades de estupefaciente desde Marruecos a España.

El destino final de la droga sería Francia, donde la organización contaba, según las informaciones de la policía francesa, con una importante red de distribución. Tras realizar las primeras gestiones, los investigadores consiguieron averiguar la identidad del presunto principal responsable de la red y de uno de sus colaboradores, personas ambas que se encargaban de negociar, principalmente en las provincias de Málaga, Cádiz y Huelva, la entrada de la droga por vía marítima con transportistas asentados en España, y después la trasladaban al país galo por carretera.

Avanzada la investigación, se averiguó que la red pretendía hacer un pase de droga desde Marruecos al sur de España, y para ello se había provisto de una embarcación semirrígida.

Tras cargar la droga en el municipio marroquí de Larache, fondearon el estupefaciente a una distancia máxima de diez millas de la costa española con la intención de que un barco, que habitualmente faenaba en las aguas, la acercase a solo dos millas de la costa, donde dos embarcaciones más rápidas la recogerían.

Después de varios intentos, los miembros de la organización lograron recuperar varios fardos de hachís y se dirigieron a la costa a través del río Carreras, próximo al municipio onubense de Isla Cristina, con el objetivo de introducir la mercancía ilegal en España, según indica la Policía, que explica que, allí, agentes del Servicio de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria intervinieron la embarcación, aunque sus tripulantes ya habían huido.

Los investigadores localizaron ocho fardos de droga en la embarcación con un peso aproximado de 285 kilogramos, ya que los presuntos narcotraficantes habían conseguido arrojar al mar gran parte del cargamento.

A partir de este momento, las investigaciones siguieron su cauce con el objetivo de detener a los tripulantes de la embarcación intervenida y al resto de los miembros de la organización, los cuales trataban de recuperar la parte del cargamento de droga que permanecía en el fondo del mar.

Una vez tuvieron el hachís en su poder, dos individuos se dispusieron a trasladar por carretera parte del estupefaciente. Al mismo tiempo, y fuera del marco de la operación, una patrulla de la Guardia Civil interceptó dicho coche, al sospechar que podría estar relacionado con algún tipo de delito y, después de comprobar que transportaban un cargamento de hachís, detuvo a sus dos ocupantes.

1.000 kilos de hachís

Tras entrevistarse con los arrestados averiguaron que se dirigían hacia el domicilio de un colaborador. Por este motivo los agentes de la Guardia Civil realizaron un registro en la propiedad del destinatario del estupefaciente –una finca ubicada en Ayamonte (Huelva)–, donde se intervinieron de 975 kilogramos de hachís.

Inmediatamente, y gracias a la buena cooperación entre las Fuerzas y Cuerpos de Seguridad del Estado, los investigadores tuvieron conocimiento de las dos detenciones y del registro que habían realizado los agentes de la Guardia Civil.

Poco después se averiguó que el propietario de la finca era uno de los responsables de la organización y que el resto de la droga que los narcotraficantes habían recuperado con éxito del fondo del mar, había sido trasladada desde la provincia de Huelva a Francia.

Una vez realizadas estas gestiones se localizó a varios integrantes en el país vecino y se detuvo a cuatro personas, así como se intervinieron 100 kilos de hachís. Tras estos arrestos, uno de los miembros huyó a Marruecos, donde fue arrestado en virtud de una Orden Internacional de Detención. Esta primera fase culminó a finales de septiembre de 2015 con la detención de siete personas y más de 1.000 kilos de hachís incautados.

En enero de este año supuestamente intentaron sin éxito realizar otro transporte de hachís desde Marruecos a España, atravesando ésta vez el Delta del río Guadalquivir. Al observar presencia policial arrojaron el cargamento al agua en un punto del río denominado ‘Caño de la Torre’. Poco después, los agentes recuperaron en esa ubicación 59 fardos de hachís con un peso aproximado de 1.850 kilos.

Doce detenidos

El pasado mes de febrero, con la intención de detener al resto de los implicados, se organizó un dispositivo en las localidades de Huelva, Sevilla y Cádiz que culminó con la detención de otras once personas; en concreto, cuatro en Sevilla, cinco en varios municipios de Huelva y dos más en la provincia de Cádiz. Unos días más tarde se detuvo al último miembro de la organización en la localidad gaditana de Chipiona.

Así las cosas, la operación ha culminado con la detención de un total de 19 personas implicadas en la introducción en España de hachís procedente de Marruecos. Se han intervenido más de 3.000 kilos de hachís,16.000 euros en efectivo, un vehículo de alta gama y tres embarcaciones. Además, se han realizado tres registros en varios domicilios, uno en la provincia de Huelva y dos en Francia.

La operación se ha llevado a cabo por agentes de la Brigada Central de Estupefacientes de la Udyco Central, el Greco-Costa del Sol de la Brigada Central de Crimen Organizado pertenecientes a la Comisaría General de Policía Judicial, Udyco-Sevilla de la Jefatura Superior de Andalucía Occidental y la Brigada Local de Policía Judicial de Sanlúcar de Barrameda en una operación conjunta con el Servicio de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria, unidades francesas de la Oficina Central de Estupefacientes –Ocrtis– de la Dirección General de Policía Judicial y la Policía Judicial de Nantes, y con la colaboración de la Guardia Civil.

http://noticiassva.blogspot.fr/2016/04/19-detenidos-y-3000-kilos-de-hachis.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+DiarioDeNoticiasSva+%28DIARIO+DE+NOTICIAS+SVA%29

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FRANCE (Marseille): la fusillade à fait 3 morts

marseille-BASSENSTrois hommes ont été tués par balles samedi vers 22h30 au cours d’une fusillade à la cité Bassens dans les quartiers nord de Marseille. Trois individus ont été également légèrement blessés dans ce qui semble être un règlement de comptes au pistolet automatique.

On compte déjà 10 morts à Marseille et ses environs depuis le début de l’année.
En 2015, les règlements de compte dans la cité phocéenne avaient fait 18 victimes.

LIRE:

http://www.liberation.fr/france/2016/04/03/fusillade-a-marseille-trois-morts_1443618

http://www.franceinfo.fr/fil-info/article/fusillade-marseille-un-nouveau-reglement-dans-la-cite-bassens-779351

VIDEO

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/trois-morts-et-trois-blesses-lors-d-une-nouvelle-fusillade-a-marseille-8730016.html

————————–

C’est le plus lourd bilan dans un règlement de compte, depuis le début de l’année. A Marseille, samedi soir, 3 personnes ont été tuées. Des règlements de compte qui continuent dans la ville malgré des signaux positifs en 2015, suite à des chiffres en baisse de la délinquance.

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NARCOTERRORISME: mythes et réalités

par Benoît Lasnier 

2005
Texte produit dans le cadre du cours CRI 6224
Pour tout commentaire contactez ERTA

Le phénomène narcoterroriste a fait couler beaucoup d’encre dans les dernières années, plus particulièrement depuis les événements du 11 septembre 2001. Comme de nombreux groupes terroristes anti-États-Unis ont été reliés d’une manière ou d’une autre au trafic de stupéfiants, les autorité étatsuniennes concernées ont considérablement accru leurs efforts répressifs. Toutefois, il semble que plusieurs bénéfices secondaires sous-jacents découlent du fait d’étiqueter comme « narcoterroriste » un groupe opposé aux politiques étatsuniennes. Le narcoterrorisme est-il une réalité ou n’est-ce qu’un construit élaboré dans le but de justifier certaines manoeuvres politiques extérieures? Afin de distinguer la réalité du mythe, différentes typologies visant à décrire le narcoterrorisme seront présentées, de même que les méthodes d’opération vraisemblablement utilisées dans le but de pratiquer le trafic de substances illicites. Les actions répressives menées par les agences de lutte au terrorisme et au trafic de stupéfiants seront finalement illustrées afin d’établir une comparaison avec les méthodes d’opération au niveau de l’efficacité. Bien que plusieurs documents cités par la suite se révèlent être de source étatsunienne, devant ainsi être considérés partiaux dans une certaine mesure, un effort particulier sera apporté à la présentation de la situation d’un point de vue objectif.
Le phénomène narcoterroriste semble prendre racine dans le fait que, contrairement à ce qui se faisait par le passé, le parrainage par des États est hautement surveillé et condamné par la justice internationale. Auparavant, des représentants d’États pouvaient aisément supporter un mouvement terroriste par le biais de dons en argent, les avantages retirés de cette pratique étant qu’ils s’assuraient un support inconditionnel des terroristes, que ce soit pour assurer la sécurité du territoire, pour affaiblir un adversaire ou pour se procurer des armes plus puissantes. Dans les dernières années, cependant, le resserrement de la surveillance internationale aurait amené les différents groupes terroristes à rechercher une autre source de financement. Le trafic de drogue est ainsi apparu à plusieurs comme la solution idéale, du fait qu’elle permet des gains faramineux pour un niveau de dépense accessoire.
Selon Steven W. Casteel, cadre de la Drug Enforcement Administration (DEA), dans sa présentation devant le Comité Judiciaire du Sénat en mai 2003, il existe deux principaux types de narcoterrorisme, soit politique et religieux. Il les différencie par la portée de leurs objectifs, chacun ayant des préoccupations portant sur une sphère d’influence spécifique. Afin de mieux comprendre la différence entre un groupe terroriste et un groupe narcoterroriste, on peut considérer les définitions proposées par la DEA, postulant que le terrorisme est constitué de « toute forme de violence motivée politiquement et perpétrée contre des cibles non-combattantes » et que le narcoterrorisme se comprend plutôt comme étant « toute activité menée par un groupe organisé dans le but de faciliter ou d’effectuer le trafic de drogue, cela afin de financer ou de perpétrer des actes violents contre des cibles non-combattantes ».

Narcoterrorisme politique

Au niveau du narcoterrorisme à motivation politique, il apparaît que les objectifs premiers des divers groupes terroristes sont d’acquérir plus de pouvoir et d’influence par le biais d’achat d’armements divers et de ressources visant à maintenir le groupe opérationnel, tel que des appareils de communication et des biens matériels de survie (nourriture, logement). De tels groupes se retrouvent un peu partout sur la surface du globe, de l’Amérique du Sud à l’Océanie en passant par l’Europe centrale, plus précisément dans les pays où la situation politique présente des instabilités structurelles.
En Amérique du Sud, il existe, selon le Département d’État, trois organisations paramilitaires pouvant être considérées comme étant narcoterroristes. Elles sont toutes trois localisées en Colombie et ont en général les mêmes objectifs, soit le renversement du gouvernement colombien actuel et l’instauration d’une administration militaire à la tête du pays. Effectivement, l’Armée de Libération Nationale, les Groupes d’Autodéfense de Colombie et les Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes visent tout d’abord à prendre le pouvoir politique en Colombie, et recourent ainsi au trafic de drogue pour financer l’entretien de leur armada. Selon des sources informatives étatsuniennes, ces organisations seraient responsables de plus de 3 500 meurtres et de 3 000 enlèvements en 2002 seulement. Il est intéressant de noter que les groupes narcoterroristes politiques ont souvent tendance à diversifier leurs activités illégales de financement, passant du trafic de stupéfiants au vol qualifié en passant par le kidnapping et l’extorsion. Plusieurs figures importantes de ces groupes narcoterroristes ont déjà été appréhendés par les autorités étatsuniennes relativement à des accusations de trafic de drogue. Au cours de l’année 2002, un commandant des Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes, Tomas Molina-Caracas, fut arrêté dans le district de Colombie pour production et distribution de cocaïne destinée au marché nord-américain. Dans la même année, l’opération White Terror fut menée afin de démanteler un réseau de trafic de drogue mené par des dirigeants des Groupes d’Autodéfense de Colombie, menant à l’arrestation de Fernando Blanco-Puerta, Elkin Arroyave-Ruiz, Uwe Jensen, et Carlos Ali Romero-Varela. Les deux premiers se seraient eux-mêmes désignés comme étant des officiers des Groupes d’Autodéfense de Colombie lors de leur arrestation.
En Europe et au Moyen-Orient, les autorités étatsuniennes semblent accorder une attention particulière au Parti Travailliste Kurde, une organisation terroriste opérant sous la couverture d’un parti politique. Ce groupe s’est développé dans les années 70 sous la tutelle de Abdullah Ocalan et constitue une organisation socialiste révolutionnaire qui a pour but premier d’instaurer l’indépendance du Kurdistan. Dans les années 90, de nombreux conflits armés (comprenant certains actes de terrorisme urbain) entre les forces militaires turques et les révolutionnaires kurdes ont entraîné plus de 30 000 décès et ont entraîné des dépenses d’environ 7 millions de dollars par année à l’administration turque. La plupart des gouvernements occidentaux considère le Parti Travailliste Kurde comme une organisation narcoterroriste, le gouvernement turc signalant leur responsabilité dans la majorité des transactions de substances illicites en Turquie. La presse turque avance même que le Parti Travailliste Kurde produirait environ 60 tonnes d’héroïne chaque année et recevrait de la vente une somme annuelle de 40 millions de dollars. Certains rapports de la DEA précisent que les activités de trafic de l’organisation ne se limitent pas au marché turc, se répandant vraisemblablement au-delà des frontières dans la plupart des pays européens.
Pour ce qui est de l’Asie du sud-est, trois groupes narcoterroristes semblent avoir retenu l’attention des autorités étatsuniennes, à tout le moins selon M. Casteel. Il s’agit des Tigres Tamouls, du United Wa State Army et d’Abu Sayyaf. Ces trois groupes terroristes séparatistes sont respectivement basés au Sri Lanka, en Birmanie et aux Philippines. Les trois organisations sont reconnues comme narcoterroristes du fait qu’elles assurent quasiment à elle seules l’approvisionnement de drogues illicites dans l’archipel sud-asiatique. Le problème majeur que cause l’action des Tigres Tamouls au Sri Lanka consiste en la monopolisation de l’attention des services de sécurité côtière. Effectivement, les autorités sri lankaises doivent investir tout leurs effectifs dans la lutte au trafic de drogue activement mené par l’organisation, affaiblissant par le fait même leurs capacités de patrouiller adéquatement les quelques 1700 kilomètres formant leur côte frontalière pour réprimer efficacement le trafic de drogue maritime mené par des organisations criminelles extra-territoriales. Le United Wa State Army pose également de grands problèmes au Burma, étant tellement influents qu’une partie de territoire est désormais sous leur contrôle politique (Northeastern Shan State). Il s’avère donc très problématique de superviser leur action, plus précisément en ce qui concerne le trafic de stupéfiants. Leur territoire, selon certaines sources de la Communauté du renseignement étatsunienne, servirait même de point de convergence entre plusieurs organisations criminelles tirant profit du commerce des drogues illégales. Finalement, lorsqu’on considère le cas d’Abu Sayyaf, on s’aperçoit que cette organisation constitue en fait un dérivé d’un groupe extrémiste afghan ayant existé dans les années 80. Au cours des années suivantes, elle a déplacé ses activités vers les Philippines où elle tente à présent d’établir un État islamique indépendant. Pour atteindre son objectif, Abu Sayyaf s’est impliqué au fil des ans dans une variété d’entreprises criminelles, incluant, autre le trafic de drogue, le kidnapping, la contrebande d’armes et l’extorsion. Nous pouvons penser ici au kidnapping de Martin et Gracias Burnham, ayant entraîné la mort du premier. En dernier lieu, soulignons qu’Abu Sayyaf est réputé entretenir des liens avec Al Qaïda à travers le groupe Jemaah Islamiya, bien connu pour avoir été impliqué dans l’attentat à la bombe à Bali.

Narcoterrorisme religieux

Le second type de narcoterrorisme identifié par Casteel s’avère être le narcoterrorisme à caractère religieux. Il diffère du narcoterrorisme politique au sens où il n’a pas pour objectif avoué de modifier la situation politique d’une nation. Il cherche plutôt à imposer son idéologie religieuse à d’autres cultures, jugeant ses principes moraux supérieurs et seuls valides à l’atteinte d’un idéal spirituel. Il y a toutefois certaines réserves à émettre quant à la typologie de Casteel, car il n’apparaît pas certain que des groupes narcoterroristes considérés comme étant de type religieux n’ont pas d’objectif politique sous-jacent à leurs revendications religieuses. Ainsi, des groupes terroristes d’origine arabe, donc islamistes, pourraient avoir pour but de réinstaurer la puissance politique qu’avait l’Empire Ottoman dans les siècles derniers. Sous le couvert de motivations spirituelles, ces dernières apparaissant plus justes du fait qu’elles n’indiquent pas de volonté de domination politique, des organisations terroristes pourraient en fait travailler à renverser l’hégémonie économique étatsunienne.
Quoiqu’il en soit, il semble que les organismes de contrôle étatsuniens adhèrent à cette vision de la problématique, et ont ainsi désigné plusieurs organisations terroristes reconnues comme étant en fait « narcoterroristes ». La grande majorité des groupes narcoterroristes à caractère religieux identifiés par les autorités étatsuniennes sont de religion musulmane, dont Hezbollah, Al Qaïda, le Hamas et le Mouvement Islamique d’Ouzbekistan. Hezbollah et le Hamas sont les deux groupes les plus actifs en Amérique du Sud, alors qu’Al Qaïda et le Mouvement Islamique d’Ouzbekistan ont plus tendance à exercer leurs activités au Moyen-Orient. La tactique de ces groupes diffèrent grandement de celle des groupes narcoterroristes à motivation politique, au sens où ces derniers regroupent leurs agents dans leur territoire d’origine. Les narcoterroristes religieux préfèrent largement s’installer dans des pays étrangers qu’ils cherchent à influencer, à s’infiltrer en quelque sorte. Pour ce faire, les agents de ces groupes terroristes s’introduisent au pays en utilisant de faux papiers d’identité, assimilant ensuite la culture et les manières de faire propres à la nation hôte. Typiquement, on signale que la plupart de ces individus travaillent dans le milieu commercial, celui-ci étant propice aux rencontres entre agents. On soupçonne ainsi la présence de plusieurs agents d’Al Qaïda et d’Hezbollah en Amérique du Nord, ces derniers préparant vraisemblablement les prochaines actions terroristes et supervisant le transit de la drogue des pays producteurs jusqu’aux États-Unis et au Canada.
On peut noter une autre divergence entre les objectifs des groupes narcoterroristes politiques et ceux des organismes narcoterroristes religieux. En effet, selon plusieurs organismes de contrôle gouvernementaux, les groupes motivés par un objectif politique pratiqueraient le trafic de drogue dans le seul but de financer leurs activités terroristes, alors que les organisations à motivation religieuse (surtout les extrémistes islamistes) cherchent à atteindre un autre objectif que le financement de leurs actions. On affirme que la conduite du Jyhad par la vente de subtances psychoactives serait une tactique ayant la préférence de ce type d’organisation. L’idée cachée derrière la vente de drogues dures en Amérique du Nord est, dans ce cas de figure, que la consommation de ce type de substances entraîne de graves conséquences pour la santé des occidentaux, ce qui provoque une augmentation des coûts reliés à la santé au Canada et aux États-Unis tout en affaiblissant les deux nations au niveau politique et économique. Selon de récentes publications de l’Office of National Drug Control Policy, la consommation de drogues dures engendrerait, aux États-Unis seulement, des coûts environnant 160 milliards de dollars par année. Cette stratégie d’affaiblissement de l’Occident est notamment l’apanage d’Hezbollah qui, déjà dans les années 80, voyait son utilisation du trafic de drogue comme arme contre les non-croyants sanctionné par un édit religieux (fatwa) se lisant comme suit : «Nous fabriquons ces drogues pour l’Amérique satanique et les Juifs. Si on ne peut les tuer avec des armes, nous les tuerons avec des drogues.» Un autre avantage de l’utilisation de l’arme narcotique contre l’Amérique du Nord tient du fait qu’elle permet plus facilement l’endoctrinement de nouveaux membres dans ces organisations terroristes. Les dirigeants de ces groupes utilisent la situation d’abus de substances illicites en Amérique du Nord comme indice de la dégénérescence de l’Ouest, et justifient ainsi leur désir de détruire des sociétés présentées comme corrompues.

Méthodes de trafic de drogue et de blanchiment d’argent

De nombreux groupes terroristes soupçonnés de se financer par l’entremise du trafic de drogue possèdent des réseaux s’étendant largement au-delà des cellules responsables d’attentats ou encore de la vente de stupéfiants. Dans son volume intitulé Funding Evil ; How Terrorism is Financed, l’auteur Rachel Ehrenfeld explique que des organisations terroristes telles qu’Al Qaïda ou Hezbollah utilisent des réseaux financiers appelés hawalas pour blanchir les profits du trafic de stupéfiants. Le système des hawalas constitue un réseau informel de transfert de fonds, utilisé depuis des siècles par des entreprises et des familles provenant d’Asie et du Moyen-Orient. Ce système assure un service à bas prix efficace et surtout confidentiel dans les régions non desservies par le système bancaire traditionnel. On comprend aisément que les organisations terroristes désirant préfèrent faire affaire avec un courtier des hawalas lorsqu’on apprécie le fait que ce système ne laisse pas de traces documentaires, ces dernières pouvant être exploitées par d’éventuels enquêteurs. Aux États-Unis, les courtiers des hawalas tendent à détenir des fonds importants, provenant majoritairement des gens d’affaires d’origine asiatique ou arabe. Le procédé est simple : un individu donne au courtier une certaine somme d’argent en lui demandant de livrer à un autre individu, résidant dans un autre pays, la même somme. Le courtier contacte ensuite, souvent par l’entremise d’Internet, un confrère résidant dans la ville où l’argent doit être livré. Il l’informe alors de l’identité du destinataire et l’argent est livré sans autre forme de procès. Conséquemment, les fonds sont échangés sans qu’aucune trace ne soit laissée dans une base de données bancaire.
Une autre méthode utilisée par les narcotrafiquants pour blanchir leurs fonds illégalement acquis, connue sous le nom de « Black Market Peso Exchange System (BMPE) », est principalement utilisée par les organismes faisant le trafic de stupéfiants en Amérique du Sud. Bien qu’étant surtout utilisé par les organisations criminelles colombiennes, certains groupes narcoterroristes, tels Hezbollah ou le Hamas, s’en servent pour transférer à leurs agents étatsuniens le produit de la vente de narcotiques. Le BMPE est un système d’échange étant capable de gérer plusieurs milliards de narcodollars chaque année, étant en fait le principal moyen par lequel les cartels convertissent les dollars US acquis par le trafic de drogue en pesos colombiens. Ce système a un impact dévastateur sur l’économie colombienne, parrainant des échanges contrebandiers qui privent le gouvernement du pays de centaines de millions de dollars de revenu. Jusqu’à présent, la taille et la structure exacte du système BMPE n’ont pu être déterminées avec précision par les autorités étatsuniennes, mais on estime qu’entre 3 et 6 milliards de dollars sont blanchis annuellement par son action. Encore une fois, le procédé d’action est ici assez simple. Le processus débute lorsqu’une organisation criminelle ou narcoterroriste organise un envoi de drogues dures aux États-Unis. Les substances illicites sont distribuées aux revendeurs américains en échange de devises étatsuniennes, qui sont par la suite livrées à un courtier du BMPE. Ce dernier contacte alors un confrère colombien pour lui demander de déposer un montant équivalent, en pesos, dans le compte d’un membre de l’organisation criminelle ou narcoterroriste en question. Par ce procédé, qui présente définitivement des ressemblances avec le système des hawalas, les narcotrafiquants évitent de laisser des traces de leurs transactions, ce qui profite autant aux cartels colombiens qu’aux groupes narcoterroristes.
Bien qu’aujourd’hui les Talibans ne contrôlent plus le trafic d’opiacés en Afghanistan, il semblerait qu’al Qaïda continue toujours de profiter de cette source de revenu. En effet, le Mouvement Islamique d’Ouzbekistan, mené par Muhammed al-Zawahiri, a récupéré le territoire occupé auparavant par les forces talibanes. Muhammed étant le frère d’Ayman al-Zawahiri, premier conseiller d’Ousama ben Laden, on ne peut que constater l’étroitesse des liens existant entre le commerce des opiacés en Afghanistan et Al Qaïda. Selon Interpol, 70% de l’héroïne et de l’opium transitant hors de l’Afghanistan par la route des Balkans appartiendrait au Mouvement Islamique d’Ouzbekistan. Les narcoterroristes utilisent fréquemment la route des Balkans pour exporter des substances illicites hors de l’Afghanistan, cette dernière n’étant que très peu fréquentée par des patrouilles de surveillance.
Un autre centre névralgique du trafic de drogue international se retrouve dans la région désignée par les autorités étatsuniennes sous le nom de « South American Tri-border region ». Comme son nom l’indique, cette région est située à la frontière de trois pays d’Amérique du Sud, soit le Brésil, l’Argentine et le Paraguay. Étant donné qu’elle est presque entièrement constituée de forêt vierge, étant ainsi extrêmement difficile à surveiller, cette région constitue le coeur des activités narcoterroristes islamistes en Amérique Latine. Des groupes comme al Qaïda, Hezbollah ou le Hamas utilisent notamment des embarcations civiles et de petits avions bimoteurs pour transporter la cocaïne colombienne et bolivienne en Europe et en Asie, alors que l’héroïne et l’opium provenant d’Afghanistan font le trajet en sens inverse. Environ une centaine de pistes d’atterrissage non-répertoriées tapissent le sol du South American Tri-border region, ce qui assure aux narcoterroristes la confidentialité de leurs opérations. Un fait intéressant à noter ici est qu’ Hezbollah est réputé utiliser cet espace clandestin pour effectuer des transactions de drogues et d’armes avec d’autres organisations terroristes, dont l’Armée de Libération Nationale et les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie.

Méthodes de lutte au narcoterrorisme

Le narcoterrorisme, comme le mentionne Deborah McCarthy, employée du International Narcotics and Law Enforcement Affairs (INL), n’est pas seulement une préoccupation étatsunienne depuis les attentats du 11 septembre. On avait déjà, aux États-Unis, commencé à s’intéresser sérieusement à la problématique; au cours des années 90, le INL travaillait à démanteler des réseaux de production et de distribution de drogue à travers le pays. Toutefois, les incidents de 2001 ont considérablement accru l’intérêt des décideurs pour la politique de répression du narcoterrorisme. En 2003, le Congrès allouait plus de 900 millions de dollars US aux organismes chargés d’enquêter sur les groupes terroristes soupçonnés de se financer en trafiquant des substances illicites. Cette responsabilité échouant avant tout au State Department’s Office of Counterterrorism (S/CT), la majorité des fonds leur a été attribué. Le INL joue en fait un rôle de support dans l’effort répressif, fournissant aux agents de la formation en contreterrorisme et de l’équipement à la fine pointe de la technologie en matière de surveillance.
Afin de contrer efficacement l’établissement de réseaux entre les groupes terroristes et d’autres organisations criminelles pratiquant le trafic de stupéfiants, le INL a commencé à intégrer les programme anti-crime et anti-narcotiques, dans un effort d’élargissement des politiques répressives visant à stopper la menace avant qu’elle n’atteigne le sol américain. McCarthy précise que cette initiative se veut un amalgame d’actions à moindre échelle cherchant à favoriser à l’étranger l’élaboration de systèmes judiciaires mieux préparés au contrôle du narcoterrorisme à l’intérieur de leurs frontières respectives. Cela bien entendu dans le but d’étouffer la menace dans l’oeuf, avant qu’elle n’atteigne les États-Unis. De tels efforts impliquent un apport étatsunien accru à l’étranger en ce qui a trait au contrôle frontalier, son resserrement étant supposément garant de sécurité. Plus concrètement, cet apport s’est traduit par l’implantation d’un système de contrôle informatique, le Terrorist Interdiction Program qui, étant donné qu’il contient des données exhaustives, est vraisemblablement en mesure de permettre aux contrôleurs des aéroports internationaux de mieux identifier les individus susceptibles de transporter des substances illicites ou de commettre des actes terroristes.
Le INL travaille également à établir des liens diplomatiques avec d’autres nations et des organismes de répression internationaux dans le but de développer de plus hauts standards de régulation financière et de limiter les failles du système judiciaire permettant souvent aux narcoterroristes d’échapper à la justice. McCarthy conclut ici que les différents programmes menés par le S/CT et le INL sont en fait parties intégrantes des efforts anti-crime étatsuniens, la corruption politique entraînant souvent des difficultés lorsque des réformes visant à combattre le narcoterrorisme et la criminalité en général sont entreprises au niveau légal, politique, économique ou social.
Une nouvelle stratégie élaborée par les services répressifs étatsuniens, en collaboration avec d’autres organismes de contrôle (canadiens, européens, sud-américains ou asiatiques) consiste en la propagation de puissants mycoherbicides spécifiquement élaborés pour rendre certains types de sol impropres à la culture de drogues illicites. Ces mycoherbicides ont déjà été testés sur le terrain et s’avèrent sécuritaires autant au point de vue écologique qu’environnemental. La logique entourant cette opération est la suivante : en éradiquant les sources principales de narcotiques, on atteint le double objectif de réduire les fonds disponibles aux groupes terroristes pour maintenir leurs activités tout en éliminant une part importante de coûts humains reliés à la consommation de drogue.
Alors que le S/CT et l’INL travaillent surtout à assurer l’imperméabilité des frontières étatsuniennes au trafic de drogue, une section spéciale de la DEA, désignée par l’appellation « Counterterrorism Task Force » (CTF), se concentre plus particulièrement sur la coordination de l’information relative aux activités narcoterroristes à l’échelle mondiale. Le CTF est formé de personnel appartenant à plusieurs agences de traitement de l’information, soit l’Office of Domestic Operations, l’Office of International Operations, l’Intelligence Division et l’Office of Diversion Control. Le but premier de cette section de la DEA est de réviser et de catégoriser les dossiers d’information générale et les dossiers d’enquête identifiés par la DEA comme étant reliés au terrorisme, au narcoterrorisme ou à des activités terroristes particulières, ceci afin de permettre à toutes les agences oeuvrant dans le domaine du contreterrorisme de partager leurs sources d’information respectives.
De plus, le CTF compile et met régulièrement à jour la liste des organisations narcoterroristes identifiées par les sources informatives étatsuniennes, ce qui assure un suivi complet de la situation mondiale et permet l’identification de menaces terroristes potentielles en Amérique du Nord. Si on considérait toutes les agences nord-américaines contre-terroristes comme un réseau, le CTF constituerait son centre nerveux, au sens où il dirige vers l’organisme principalement concerné par un cas particulier toute l’information disponible sur le sujet. Cette organisation de l’information permet donc aux différents organismes répressifs d’obtenir sans délai les renseignements dont ils ont besoin pour faire avancer leur enquête.

Narcoterrorisme : mythe ou réalité ?

Il semble que les autorités étatsuniennes aient le beau jeu en ce qui a trait à l’étiquetage des groupes terroristes. Il apparaît stratégiquement utile de qualifier une organisation pratiquant des activités terroristes de « narcoterroriste » puisque ceci contribue à la rendre encore plus menaçante aux yeux du grand public et des autres nations. Ainsi justifiés dans leurs interventions, les organismes de lutte au narcoterrorisme sont libres de mettre en place tout plan d’action explicitement conçu pour limiter l’impact public recherché par les groupes terroristes. La lutte idéologique tient une grande place dans l’affrontement ayant lieu entre les forces répressives internationales et les organisations terroristes, ce qui explique en grande partie l’énergie avec laquelle les organismes anti-terrorisme cherchent à discréditer leurs opposants.
Cela dit, nul ne peut mettre en doute la quantité d’informations compromettantes amassée par les services de renseignement étatsuniens montrant la culpabilité de ces organisations. Lorsque l’existence de liens entre al Qaïda, Hezbollah et des organisations narcotrafiquantes sud-américaines est plus que probable, on est en droit de se demander quelle est véritablement la nature de leurs relations. Pourquoi entretiendraient-elles des liens si ce n’était pour faciliter leurs opérations respectives de trafic de stupéfiants ? Malgré tout, un observateur éclairé ne peut s’empêcher de se demander quel intérêt ont les autorités étatsuniennes à imbriquer la problématique terroriste à celle du trafic de drogue. Comme le précise Casteel dans sa présentation, les deux questions étaient traitées séparément avant les événements du 11 septembre 2001. Depuis la survenue de ces attentats terroristes, la DEA a intégré la répression de la problématique terroriste à ses activités, ceci indiquant la reconnaissance de liens inextricables entre les deux secteurs d’activités illégales.
Pour comprendre les subtilités des politiques étatsuniennes on peut considérer la situation existant présentement en Colombie. Dans ce pays, les liens entre la drogue et le terrorisme sont particulièrement importants, ce qui en apparence explique l’intérêt que porte le système répressif étatsunien à ses institutions. Officiellement, la politique étatsunienne est de supporter le gouvernement colombien dans ses efforts de renforcement de sa structure démocratique, tout en promouvant le respect des droits de la personne et de la loi. Cependant, on constate avant tout dans l’intervention des États-Unis en Colombie un souci de protection de ses propres intérêts. Les autorités étatsuniennes sont particulièrement concernées par le danger exponentiel que provoque la collaboration entre les organisations criminelles locales et certains groupes narcoterroristes islamiques. Leurs interventions sont donc élaborées selon un niveau de priorité, ce dernier étant établi selon le niveau potentiel de dangerosité des actions pouvant être entreprises contre les États-Unis. En effet, on a bien peu entendu parler de l’action américaine en Irlande du Nord dans les années 80, où l’IRA recourait fréquemment à la violence pour faire entendre ses revendications. Comme leurs actions ne mettaient pas directement les États-Unis en danger, ces derniers ne se sont que très peu impliqués dans le conflit.
C’est dans ce sens que j’entends que le narcoterrorisme pourrait être un mythe. Le phénomène est réel, mais les mesures prises pour le contrer diffèrent grandement selon l’importance de la menace qu’il représente pour l’Amérique du Nord. Bien sûr, il existe outre-mer des organismes répressifs dont les fonctions se révèlent être similaires à leur contrepartie nord-américaine. Il est plus que possible que des situations présentant une menace pour ces nations soient prises en charge de manière conséquente, mais on ne peut négliger le fait que les États-Unis ont tout de même un pouvoir hégémonique en ce qui concerne la répression du terrorisme. Ainsi, on peut considérer que les autorités étatsuniennes désignent comme narcoterroriste tout groupe terroriste n’agissant pas selon ses intérêts, alors qu’une organisation terroriste ne leur posant pas de problème significatif pourrait tout simplement être ignorée.
En fait, chaque camp cherche à démoniser son adversaire, afin de justifier le caractère radical de ses actions. Bien qu’on ne puisse pas qualifier l’action répressive d’aussi radicale que le terrorisme en tant que tel, on constate tout de même que certaines actions entreprises pour enrayer l’arme terroriste se révèlent aussi violentes qu’une action terroriste (on n’a qu’à penser au bombardement de Baghdad). On peut donc conclure ici que la perception de ce qu’est réellement une organisation terroriste diffère selon le point de vue de l’observateur, celui-ci variant selon son système de valeur et ses croyances. La composante différenciant un groupe narcoterroriste d’un groupe terroriste, soit toute activité reliée au trafic de stupéfiants, prête également le flanc à une évaluation subjective. Ainsi, les construits que nous étudions lorsque nous nous intéressons au phénomène narcoterroriste proviennent majoritairement de sources étatsuniennes ou européennes, ce qui laisse place au doute quant à leur objectivité. Pour réellement comprendre le narcoterrorisme, il serait nécessaire d’avoir en main des données provenant de sources extérieures, ce qui, en vérité, semble utopique

http://www.erta-tcrg.org/cri6224/2004-2006/narcoterrorisme.htm

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NARCOTRAFIC: trois tonnes de cannabis saisies par les polices espagnole et française

SPAIN02 Avril 2016
JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Trois tonnes de cannabis ont été saisies récemment par les polices française et espagnole dans le cadre du démantèlement d’un vaste trafic de stupéfiants entre 2013 et février 2016, annonce samedi la police française.

L’enquête s’est déroulée en plusieurs étapes qui avaient déjà fait l’objet de communications et le bilan définitif a été divulgué samedi par la Direction générale de la police nationale (DGPN). Dix-sept personnes ont été interpellées au total et trois bateaux appartenant aux présumés trafiquants ont été saisis.

polijudiEn décembre 2013, les enquêteurs de la police judiciaire de Nantes avaient intercepté un «go fast» transportant 114 kg de cannabis, rappelle la DGPN. Les premiers éléments d’enquête permettaient d’établir qu’il s’agissait d’un trafic de stupéfiants en provenance d’Espagne et destiné à alimenter le marché français (Ile-de-France et grand ouest). Les investigations se sont poursuivies en collaboration entre les enquêteurs de Nantes, de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTRIS) et de leurs homologues espagnols. Elles ont «mis en lumière l’existence d’un vaste réseau d’import-export de résine de cannabis à travers l’Europe», indique la DGPN.

En octobre 2015, les policiers français ont mis la main sur les «objectifs français du réseau» et cinq personnes ont été écrouées. En février, les policiers espagnols, aidés des Français, ont interpellé à leur tour, avec l’assistance des enquêteurs français, les douze autres suspects, et saisi les trois tonnes de cannabis. La DGPN souligne que ce démantèlement «est le résultat d’une parfaite collaboration entre les polices judiciaires française et espagnole, engagées au quotidien dans la lutte contre le trafic de stupéfiants».

http://www.leparisien.fr/faits-divers/trois-tonnes-de-cannabis-saisies-par-les-polices-espagnole-et-francaise-02-04-2016-5681089.php#xtref=http%3A%2F%2Fnews.google.fr

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TRACFIN INFO: blanchir de l’argent…

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Charasse cohibaDans les années 90, Michel Charasse, l’homme aux bretelles, fumeur de « cohiba », ministre du budget et donc patron de la Douane française m’avait suggéré d’ouvrir une banque pour mieux remonter les blanchisseurs.

J’avais alors approché un jeune directeur du Banco Atlantico de Gibraltar qui était partant!

En 1994, j’ai eu un contact avec un agent du TRACFIN dans une chambre d’ hôtel parisien réservée par Christian Gatard de la DNRED Nantes.

Les services anglais du « HM Customs excise » aidés des services canadiens de la « RCMP » ne m’ont pas permis de finaliser la création et l’implantation de cette banque en Croatie, alors que des contacts avaient été pris au plus haut niveau de la jeune Croatie, à peine sortie de la Yougoslavie….

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Écoutons Denis Robert qui aujourd’hui nous parle du meilleur circuit de blanchiment!

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A LIREgibraltar

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EXTRAIT

de

l’Archipel des soumis

Et c’est  l’esprit libre, avec la certitude du devoir accompli que je prends l’avion pour Venise, via Milan, où m’attendent l’avocat Pascuale Ciolla et Giuseppe Laveneziana.

palace zagrebLe Palace Hotel de Zagreb

Nous nous rendons en voiture, puis en train à Zagreb où je vais mettre en place le projet  fou que Michel Charasse avait approuvé : ouvrir une banque avec les fonds de la drogue pour mieux contrôler le cheminement de l’argent sale.

D’abord surpris par cette idée, Mario (Claudio Pasquale Locatelli) en a vite saisi tout l’intérêt. Il a décidé d’investir dans différentes industries croates et a chargé un avocat local de recenser toutes les entreprises cherchant acquéreur.

La création de sa propre  banque ne peut que favoriser ses plans.

Nous sommes accueillis dans le pays comme des ministres. Les autorités militaires nous gratifient d’une escorte qui nous ouvre la route lors de nos déplacements. C’est un gros 4X4 Mercedes piloté par un militaire qui nous sert de taxi.  Un problème administratif qui aurait pu retarder certaines démarches est réglé en cinq minutes devant le tribunal de Zagreb, moyennant cinq mille dollars payés cash et sans reçu.

Nous sommes entre gens dynamiques et performants…

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Début janvier 1994, je passe voir Jean Paul Garcia, l’attaché des douanes françaises en poste à Madrid.  Je lui apporte les dernières factures que la compagnie anglaise Marconi m’a fait parvenir pour le règlement des factures de communication par satellites du télex embarqué sur le Melor.

Par hasard, je réussis à faire dire à Jo Le Squere  de l’Echelon DNRED de Nantes que les numéros de télex relevés sur les factures de Marconi remises à Jean Paul Garcia à Madrid, ont permis de savoir que mon navire, le MELOR,melor11 alors qu’il était chargé de plus de trente tonnes de cannabis afghan, était en communication avec un télex sur liste rouge dans le département du Var en France et avec une grande banque américaine de New York.

Je ne pourrais pas obtenir le nom et l’adresse de ces correspondants !

Le MELOR au mouillage à Gibraltar

Par ailleurs, une réunion est organisée par Christian Gatard et Hervé Maignier dans un hôtel du XVe arrondissement avec un agent du TRACFIN,  service rattaché au ministère des Finances chargé du traitement du renseignement et de l’action contre les circuits financiers clandestins. C’est évidemment de l’ouverture de ma banque à Zagreb que je dois l’entretenir. Je m’aperçois très vite que cet agent est à mille lieux des réalités. Ficelé à ses certitudes, et à sa culture livresque, il ne me croit pas et préfère s’en tenir à ses dossiers. La fin de la réunion sera marquée par une démonstration éloquente de l’attitude de nos chers fonctionnaires qui ne pensent avant tout qu’à leur petite carrière. J’osais suggérer à l’homme du TRACFIN de démissionner puisqu’il reconnaissait ne pas pouvoir agir efficacement! Sa réaction fut immédiate, en se dressant, il s’exclama: « Certainement pas« !

L’humour n’est pas apprécié par certains fonctionnaires de Bercy….

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Lire aussi: NARCOTRAFIC: l’implication du pouvoir… et des banques

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ALGERIE (Tlemcen): la délégation marocaine participant à la conférence internationale sur le narcotrafic, a quitté la salle

ONDUCLe chiffre d’affaires généré par le narcotrafic, selon les études du Bureau de lutte contre la drogue des Nations unies, est estimé entre 300 et 500 milliards de dollars annuellement, et que les bénéfices des narcotrafiquants est évalué à plus de 200 milliards de dollars.

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Coup de théâtre hier à Tlemcen. La délégation marocaine participant à la conférence internationale sur le narcotrafic, a quitté la salle. Et pour cause, l’intervention du bâtonnier du barreau de Tlemcen, Mohamed Sefahi, n’aura pas été du goût des Marocains.

Prenant la parole devant les participants à la rencontre internationale sur la lutte contre la drogue, à laquelle participent 11 pays, dont les USA et la France, Sefahi s’est attaqué de front au Maroc et à son Roi. «J’appelle le Maroc à cesser la plantation du haschich et la production des psychotropes, et j’en appelle aussi à la conscience du roi Mohammed VI, l’émir des croyants et président de la commission d’El Qods, pour qu’il mette un terme au trafic de la drogue.» Ce qui a mis dans l’embarras le ministre algérien de la Justice, Tayeb Louh, sachant que parmi les participants figurent deux Marocains qui n’ont pas d’ailleurs tardé à manifester leur colère en quittant la salle. Ce qui est sûr, c’est que la réaction de la délégation marocaine peut être perçue comme étant un aveu implicite du rôle du Maroc dans l’inondation de l’Algérie par le kif et autres stupéfiants. A noter que le ministre de la Justice, qui inaugurait auparavant la rencontre internationale sur la lutte contre les stupéfiants, a, lors de son allocution, fait une analyse exhaustive sur ce phénomène transnational «qui menace la stabilité sociale et politique des Etats et entrave leur développement économique» et qui a pris des dimensions multiples et des proportions alarmantes. Il a indiqué, à ce titre, que le chiffre d’affaires généré par le narcotrafic, selon les études du Bureau de lutte contre la drogue des Nations unies, est estimé entre 300 et 500 milliards de dollars annuellement, et que les bénéfices des narcotrafiquants est évalué à plus de 200 milliards de dollars. Ces chiffres ne prennent pas en compte le commerce des psychotropes et des neuroleptiques, mais concernent uniquement le trafic de la cocaïne, l’héroïne et le haschich et que, selon la même étude, il a été recensé, à travers le monde en 2013, plus de 264 millions de jeunes toxicomanes, dont 27 millions sont issues de l’Afrique. Des pays pauvres qui ne disposent, dira le ministre, d’aucune infrastructures sanitaire ou psychologique pour les désintoxiquer et les prendre en charge en plus des maladies liées directement à la drogue comme le sida et les hépatites qui font des ravages dans ces pays».
Ce qui place l’Afrique au rang de continent le plus touché par ce fléau, et les causes, selon le ministre, «sont d’ordre politique, social et économique, et que la pauvreté encourage le commerce et la consommation de la drogue en Afrique».
L’aspect sécuritaire a été également évoqué. La connexion a été établie entre le crime organisé, le narcotrafic et le terrorisme ; ce qui comporte «un risque majeur pour la stabilité politique et sociale des Etats de la région toute entière», dira le ministre, et de souligner que «la situation géopolitique qui prévaut actuellement dans notre région et dans le Sahel, va amplifier cette instabilité». Il a appelé la communauté internationale à se mettre devant ses responsabilités et adopter une stratégie régionale et internationale pour aider en urgence les Etats du Sahel et subsahariens à mettre en place des plans nationaux de développement, mais cela exige aussi la volonté de toutes les parties à lutter efficacement contre le phénomène de la drogue en privilégiant l’intérêt national et international et sans tenir compte des intérêts étroits».
Dans le même sillage, il a été relevé que l’Algérie a mobilisé tous ses moyens pour lutter contre la drogue et qu’à partir de 2007 le pays a adopté en parallèle une politique de prise en charge des toxicomanes en milieu carcéral. A ce titre, il a été formé des médecins, des spécialistes et des psychologues pour les prendre en charge. Notons que lors de cette visite, le ministre a inauguré un tribunal à Tlemcen et un autre à Sebdou.B. S.

http://www.letempsdz.com/index.php/132-actualite/177168-conf%C3%A9rence-internationale-sur-le-narcotrafic-%C3%A0-tlemcen-les-marocains-quittent-la-salle

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FRANCE (Lille): deux gros trafics d’héroïne démantelés

polijudiÀ Lille, les « supermarchés » d’héroïne et de cocaïne ne manquent pas. La PJ de Lille vient d’en démanteler deux qui alimentaient, chacun, une centaine de clients par jour.

Dans la nuit du 14 au 15mars, après des surveillances, un homme d’une trentaine d’années est interpellé à son domicile de Bondues, dans la métropole lilloise. Il vient de revenir en voiture de Rotterdam (Pays-Bas), où il s’est approvisionné en drogue. Les policiers mettent la main sur 3kg d’héroïne et 500g de cocaïne. Le jeune homme, déjà connu pour trafic, avoue se fournir souvent aux Pays-Bas.

LIRE sur: http://www.lavoixdunord.fr/region/lille-deux-gros-trafics-d-heroine-demanteles-ia19b0n3422809

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INDE: dans les vallées reculées de l’Himalaya, les trafiquants produisent l’un des hashish les plus purs au monde.

En exclusivité, FRANCE 24 a pu accompagner les policiers lors de raids anti-drogue dans la région de Manali, au Nord de l’Inde.

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