ITALIA/PAESI BASSI: storia di droga, ‘ndrangheta e tulipani

Storia di droga, ‘ndrangheta e tulipani

mafia-droga-italia-paesi-bassiVincenzo Crupi da 20 anni gestiva un’azienda di export nel mercato di fiori più grande d’Olanda, ma il suo negozio era in realtà un centro dello spaccio europeo di droga

Per i clienti del famoso mercato dei fiori Royal FloraHolland vicino Amsterdam Vincenzo Crupi era uno dei tanti commercianti di tulipani in una nazione famosa per essere la maggior esportatrice di fiori al mondo.

Per la polizia, invece, era sospettato di avere legami con la mafia e di trafficare tonnellate di droga nascosta tra i fragranti bouquet di fiori che trasportava con i suoi camion in Italia.

Fiutata la traccia, le forze dell’ordine hanno iniziato a sorvegliare con cimici, microfoni e telecamere nascoste li suoi uffici nel mercato dei fiori. Hanno scoperto che Crupi passava le giornate di lavoro a parlare di affari legati alla mafia: accordi sullo spaccio di droga, traffico d’armi e sanguinose guerre di potere con le famiglie mafiose in Canada.

PIU: http://www.tpi.it/mondo/paesi-bassi/mafia-droga-italia-paesi-bassi

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DOUANE FRANCAISE (Christian Eckert – Ministre du Budget): ce que pourrait gagner l’État si la France légalisait le cannabis

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Même si le gouvernement tente actuellement de s’épargner un énième débat sur le sujet, l’hypothèse d’une dépénalisation -voire d’une légalisation- du cannabis se retrouve une nouvelle fois sur le devant de la scène. Réclamé par la gauche de la gauche, décrié par la droite, l’éventuel assouplissement de la législation suscite des réactions diverses au sein du PS.

Plusieurs données du problème semblent néanmoins acquises. D’une part, la consommation de cannabis est largement répandue dans l’Hexagone. D’après l’observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), 17 millions de Français l’ont déjà expérimenté, dont 4,5 millions au cours de l’année écoulée. Ils seraient également 1,4 million à fumer du cannabis régulièrement (au moins 10 fois dans le mois).

D’autre part, un éventuel assouplissement de la législation aurait un effet bénéfique sur les finances publiques. Les dernières estimations de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (Inhesj), datant de 2010, font en effet état d’un chiffre d’affaires supérieur à 1,1 milliard d’euros par an, sur lequel l’État n’a absolument aucune emprise. D’autant que les mesures de répression contre cette drogue, dont l’efficacité est remise en question par de nombreux experts, coûte près de 600 millions par an.

En cas de changement de cap, plusieurs cas de figure pourraient être envisagés.

Yann DUVERT

Journaliste

lire sur: http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/ce-que-pourrait-gagner-l-etat-si-la-france-legalisait-le-cannabis-966265.html

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FRANCE (Toulouse): 5 kilos de cocaïne dissimulés dans une voiture

La police a saisi 5 kilos de cocaïne dissimulés dans le pare-choc d’une voiture au péage de Toulouse-Nord. Le conducteur du véhicule a été placé en garde à vue. 

Les policiers ont découvert 5 kilos de cocaïne ce mardi matin en interceptant un véhicule au péage de Toulouse-Nord sur l’A62, a-t-on appris de source policière.

Les policiers ont fouillé la voiture et n’ont rien trouvé mais le chien policier de la brigade canine de la sureté départementale a « marqué » sous le véhicule. C’est là dans une trappe que les policiers ont trouvé la drogue.

Le conducteur a indiqué ne pas être au courant de ce qu’il transportait. Il a tout de même été placé en garde à vue à l’hôtel de police de Toulouse.

http://m.france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/haute-garonne/toulouse/toulouse-5-kilos-de-cocaine-dissimules-dans-une-voiture-973630.html

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FRANCE (Nantes): vente de drogue au vu de tous à la station Commerce – Breizh-info.com

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Que font les agents de l’Echelon DNRED de Nantes?

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12/04/2016 ‑ 06h00 Nantes (Breizh-info.com)

Commerce, Pirmil, Souillarderie. Ces trois stations du réseau de tramway de Nantes connaissent d’importants problèmes de deal de drogue, selon les syndicats de la SEMITAN (CFDT, CFTC, UNSA, CGT) qui ont rendu public le 3 mars un courrier traduisant l’exaspération des agents face aux agressions, aux incivilités et au trafic qui s’étale chaque jour sous leurs yeux. La première est située au centre de Nantes, la seconde donne accès aux quartiers de la rive sud de la Loire, la troisième est située près du quartier sensible de la Bottière, à l’est. Un mois après, au cœur de Nantes, qu’est-ce qui a changé ? Rien ou presque. Une image flagrante du laisser-aller total offert par les autorités à la délinquance quotidienne dans la capitale bretonne.

Les incidents avec les dealers à Commerce sont récurrents depuis la fin de l’année 2015. En février, la CGT de la SEMITAN signalait qu’une agression physique a été évitée de justesse, ainsi qu’un vol aux abords du local de la TAN à la station Commerce. Le 11 mars 2016, lors de la réunion des délégués du personnel, le sujet est abordé par les élus de la CFDT : « malgré les courriers aux autorités, une action de la BSTC le 29 février sur les quais de la ligne 1 à Commerce, les agents de la SEMITAN ne sont plus en sécurité. Est-ce qu’il faut attendre une agression sur un agent pour qu’un plan et une action de fond soient mis en place ? ». La direction répond alors que la police municipale et la police nationale seront présentes sur les lieux pour une durée indéterminée.

lire sur: http://www.breizh-info.com/2016/04/12/41714/nantes-vente-de-drogue-de-a-station-commerce

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LIRE ou Relire: « Cocaïne, fric et flics »

Cocaïne, fric et flics

L’arrestation ces derniers jours de policiers de la PAF, mis en cause dans un trafic qu’ils sont censés surveiller ; la disparition d’une cinquantaine de kilos de cocaïne dans la salle des scellés de la brigade des stups du quai des Orfèvres, autant d’affaires récentes qui plombent la police. Une seule raison : le fric. En octobre dernier, c’était un ancien chef d’Interpol qui était mis sous les verrous en Équateur, et l’on se souvient des nombreuses arrestations parmi les autorités de l’aéroport de la station balnéaire de Punta Cana, en République Dominicaine, après la découverte de 682 kg de cette drogue dans un Falcon 50 français, en mars 2014.

NarcopsLe trafic de stupéfiants, et notamment celui de la cocaïne, génère de tels bénéfices que tous les intermédiaires s’enrichissent… en une traînée de poudre – du moins s’ils ne vont pas en prison. Quant aux « cocotrafiquants », le fric les rend omnipuissants. Devant ces kilos de drogue qui défilent sous leur nez et qui disparaissent en fumée dans les incinérateurs, certains flics craquent. Ils passent du côté obscur. Même s’ils ne sont que quelques-uns, ils font mal à la corporation. Mais, comme dit le directeur général Jean-Marc Falcone, « la police nationale fait le ménage dans sa propre institution »

Sniff !

En France, d’après l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, la cocaïne se revend 68 € le gramme, pour une pureté moyenne qui tourne autour de 35 %. Ce qui met le produit pur autour de 200 000 € le kilo alors qu’il est acheté aux cultivateurs l’équivalent de 2 à 3000 €. On imagine les retombées que cela engendre tout au long de la chaîne d’intermédiaires ! Évidemment, les narcotrafiquants sont les premiers à passer à la caisse. Pour la seule cocaïne, leur chiffre d’affaires annuel se situerait dans une Prix des drogues 2013fourchette comprise entre 75 et 100 milliards de dollars (Rapport mondial sur les drogues de 2011). Un chiffre qui est d’ailleurs en baisse sur ces dix dernières années, notamment aux États-Unis, mais qui représente environ le quart du marché de l’ensemble des drogues. Même si l’on tient compte du prix du traitement (20 à 30% du prix d’achat), la marge est impressionnante. Certains analystes estiment que le trafic de drogue dans sa totalité équivaut à 1 % du PIB mondial.

Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (2009), les produits stupéfiants représenteraient environ un cinquième du produit du crime dans le monde et il faudrait un budget de 200 à 250 milliards de dollars pour couvrir les dépenses de santé annuelles liées à la consommation des « drogues illicites ». Je suppose que les drogues licites sont les médicaments !

Les moyens mis en œuvre pour lutter contre ce type de criminalité donnent le tournis. On a l’impression d’un petit monde qui s’agite en vase clos. Pour l’UE, les coûts cachés ou apparents liés aux produits stupéfiants oscilleraient entre 28 et 40 milliards d’euros par an. La cocaïne est la deuxième drogue la plus consommée en Europe.

Quant à la France, elle dépenserait plusieurs milliards d’euros (je ne suis pas sûr qu’il soit tenu une comptabilité), dont une grande partie pour lutter contre l’importation de la « bigornette », comme disait Francis Carco dans La dernière chance, en 1935. En effet, via les Antilles et la Guyane, notre pays est en première ligne.

Ainsi, le mois dernier, près de 30 tonnes de drogue ont été saisies lors d’une opération Interpol menée en Amérique centrale et dans les Caraïbes. En partie de l’héroïne et du cannabis, mais principalement de la cocaïne, pour une valeur estimée à 1,3 milliard de dollars. Cette opération baptisée Lionfish II a été menée conjointement par 39 pays, dont 4 de l’UE : l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et la France. Mais c’est la France qui a financé l’opération (je ne sais pas si l’UE participe). La partie opérationnelle est revenue à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) en coordination avec le secrétariat général d’Interpol. « L’opération a également permis de fermer une cinquantaine de laboratoires de fabrication de stupéfiants. La marine nationale colombienne a saisi un semi-submersible qui servait à transporter de la drogue, deux avions légers ont été saisis en Équateur et une vingtaine de pistes d’atterrissage dissimulées dans la forêt ont été détruites par les autorités colombiennes… », peut-on lire sur le site d’Interpol.

Comme on le sait, la cocaïne est cultivée et traitée dans le nord de l’Amérique Latine, essentiellement en Colombie, en Bolivie et au Pérou. Elle suit ensuite trois axes d’exportation « traditionnels », l’un vers les États-Unis et le Canada ; les deux autres vers l’Europe et l’Afrique (on peut se demander si la fin de l’embargo sur Cuba ne changerait pas la donne). L’UE est d’ailleurs fortement « attaquée » par des passeurs qui viennent d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique du Nord.

Observatoire français des drogues et des toxicomanies

Dans la mer des Caraïbes, la « Méditerranée américaine », la lutte contre les trafiquants est menée par les forces armées de différents pays. Pour ce faire, plusieurs accords ont été passés, trop sans doute, au point de ne pas s’y retrouver. Ce qui favorise la suprématie américaine. En 2008, un accord a été signé entre le commandant supérieur (COMSUP) de Fort-de-France et le commandant régional américain. Nom de code : Narcops. Et en novembre 2011, une première opération conjointe d’envergure pour lutter contre le trafic à destination de l’Europe et de l’Afrique du Nord a été mise sur pied.

La France dispose en permanence de deux bâtiments de guerre qui patrouillent le secteur avec chacun un hélicoptère embarqué. Parfois, un sous-marin nucléaire pointe son nez. En cas d’intervention sur un go fast, un tireur d’élite prend position pour neutraliser les moteurs. Puis il reste en appui pour protéger l’équipe d’intervention. En cas de nécessité, l’ordre d’ouvrir le feu doit venir de Matignon, via le Secrétariat général à la mer, qui assure la coordination interministérielle des actions de l’État en mer. Il faut dire que dans ce type d’opération, plusieurs ministères sont concernés : Défense, Intérieur, Justice, Finances et Santé. C’est une exception française.

La police judiciaire est également très active. Il existe une antenne de l’OCRTIS à Fort-de-France et deux détachements, l’un à Pointe-à-Pitre, l’autre à Saint-Martin, et les gendarmes disposent d’un patrouilleur. Mais depuis quelques années c’est la Guyane qui inquiète. Elle a déjà pris sa place dans un trafic de « mules » à destination de la métropole. Mais cela pourrait bien évoluer, notamment en raison de sa proximité avec des pays trafiquants, comme le Surinam et le Venezuela, et aussi d’une présence policière moins forte. Dans ce département où 40 % des moins de 30 ans sont au chômage et où 44% des travailleurs sont fonctionnaires, il doit être difficile de rêver sa vie.

Pour comprendre, comment on en est arrivé là, c’est-à-dire une situation inextricable malgré les moyens mis en œuvre, il faut jeter un coup d’œil en arrière…

De 1860 à 1910, la coca et la cocaïne sont des denrées qui s’exportent mondialement, notamment par deux réseaux principaux partant des pays andins, l’un vers l’Allemagne et le reste de l’Europe, l’autre vers les États-Unis. Les Américains deviennent alors les plus grands consommateurs au monde. Le revirement est brutal. En 1915, les États-Unis se lancent dans une croisade solitaire contre ce fléau qui ravage l’Amérique, diabolisant l’Allemagne en le dépeignant comme l’empire de la drogue. Peu à peu, différents pays emboîtent le pas au géant américain, jusqu’à l’interdiction mondiale en 1950.

En quelques décennies, un produit licite devient illicite et sa commercialisation échappe alors aux contrôles des États. Les filières légales disparaissent laissant la porte ouverte aux aventuriers et aux trafiquants de tout crin.

Au retour de la guerre du Vietnam, de nombreux soldats américains sont devenus héroïnomanes. Aussi, en 1971, le président Nixon déclare la guerre à la drogue, notamment à l’héroïne. Georges Pompidou reçoit le message 5 sur 5 et Marseille perd ses labos de morphine-base. Dans le même temps, la consommation de cocaïne explose aux États-Unis. Comme un pied-de-nez – plus gentiment nommé la contre-culture. La justice moralisatrice se met en place et le nombre d’incarcération explose. Les prisons sont remplies de jeunes, surtout des Noirs et des Latinos au point que certains s’interrogent : existerait-il une raison cachée à cette pénalisation à outrance ? Un peu comme en France on utilise la pénalisation de la consommation de cannabis pour contrôler les jeunes des cités. Toute proportion gardée, bien sûr !

Même si la consommation mondiale semble stagner, peut-être à cause des drogues de synthèse, la guerre contre le trafic de cocaïne n’est pas prête d’être gagnée. Trop de fric en jeu. Et l’amusant, si l’on peut dire, c’est que plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches.

Y a pas de morale à mon histoire !

http://moreas.blog.lemonde.fr/2015/01/31/cocaine-fric-et-flics/

FRANCE (Marseille): une ville gangrénée par le trafic de drogue

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/marseille-une-ville-gangrenee-par-le-trafic-de-drogue-792918.html

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DOUANE FRANÇAISE: le livreur de coke espagnol stoppé par les douaniers au péage de Saint-Martin de Crau

douanesC’est au beau milieu de la nuit de vendredi à samedi, que les Douanes de Marseille ont interpellé au péage de Saint-Martin de Crau, sur l’autoroute, dans le sens Espagne-Italie, un Espagnol de 27 ans, Augustin L.

Les douaniers ont découvert 1,150 kg de cocaïne, d’une valeur marchande, à 80 euros le gramme, d’environ 90 000 euros.

L’antenne des stups de Marseille a été saisie de l’enquête.

Le livreur de cette coke a comparu mardi après-midi en comparution immédiate, mais son procès sur le fond a été ajourné. Il a été écroué.

http://www.laprovence.com/actu/faits-divers-en-direct/3880383/le-livreur-de-coke-espagnol-stoppe-par-la-douane.html

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DROGUES: les ravages du narcotrafic et…le naufrage de la « guerre aux drogues »

guerredrogueFrançois Polet

Source : Alternatives Sud

Déchaînement de violence, corrosion des institutions, nouvelles inégalités – le narcotrafic s’impose comme un obstacle majeur à la démocratisation d’un grand nombre de pays au Sud. Promu depuis quarante ans par les États-Unis, le modèle de la « guerre aux drogues » a alimenté le phénomène et généré quantité d’effets pervers. Depuis l’Amérique latine notamment, la contestation du régime international prohibitionniste monte en puissance.

Avec autour de 200 millions de consommateurs et plus de 300 milliards de dollars de chiffre d’affaire, le commerce des drogues illicites se porte bien. Il s’agit même d’un secteur porteur :
entre 2008 et 2011 le nombre d’utilisateurs de stupéfiants aurait augmenté de 18 % d’après le dernier rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc, 2013), bien au-delà du taux de croissance de la population mondiale. Comme d’autres segments de l’économie, l’industrie des stupéfiants profite pleinement de l’augmentation du pouvoir d’achat et des changements de modèle de consommation dans les marchés émergents, en Asie et en Amérique du Sud en particulier.

L’enjeu de cette livraison d’Alternatives Sud est de mettre en lumière les effets de l’économie des drogues – et des politiques mises en oeuvre pour la combattre – sur les sociétés et les États du Sud. Si dans les pays occidentaux les impacts des drogues – de leur utilisation et de leur commerce – sont globalement maîtrisés par les pouvoirs publics, il en va tout autrement dans les nations en développement, où l’insécurité sociale et la faiblesse des institutions démultiplie la puissance économique et politique des narcotrafiquants. Les contributions rassemblées dans ce numéro l’illustrent sans détour : le noeud « narcotrafic – guerre aux drogues » constitue un obstacle majeur à la construction de relations sociopolitiques plus égalitaires et démocratiques dans un nombre considérable de pays du Sud.

Esquisse de géographie du narcotrafic

Du fait de la nature illicite des activités concernées, des évolutions complexes et permanentes auxquelles elles-sont sujettes et du manque de données dans un grand nombre de pays, les agences officielles cherchant à identifier les lieux, flux, volumes et acteurs du narcotrafic procèdent par estimations ou recoupements et présentent des fourchettes larges. Cela étant, un certain nombre de réalités dominent la géographie mondiale des drogues et peuvent sans trop de risque être dégagées.

Pour des raisons à la fois climatiques, historiques et politiques, la production mondiale des deux substances illicites les plus rentables – la cocaïne et l’héroïne – n’est le fait que de quelques pays du Sud seulement. La quasi-intégralité de l’offre mondiale de cocaïne est issue de trois pays andins – le Pérou, la Colombie et la Bolivie. La production de l’héroïne est géographiquement plus concentrée encore : environ 85 % provient des cultures de pavot à opium d’Afghanistan. La Birmanie, principal pays producteur jusqu’au début des années 1990, et le Mexique, fournissent le gros du volume restant.

A l’instar de bien des produits tropicaux, les principaux marchés de ces deux drogues sont situés au Nord. Principaux marchés en volume : 65 % de la cocaïne environ et plus de la moitié de l’héroïne y seraient consommés. [1] Mais aussi et surtout principaux marchés en valeur – le gramme de poudre est beaucoup plus cher dans les rues des villes occidentales que dans les métropoles du Sud. La demande du premier monde représenterait donc 80% des profits liés à la cocaïne et près de 70% de ceux de l’héroïne (Onudc, 2010). Effet de la mondialisation, ce tableau est cependant en train de s’infléchir, du fait d’un tassement de la consommation globale de ces deux drogues aux États-Unis et en Europe et de la croissance concomitante de la demande dans les pays émergents, notamment en Amérique du Sud (le Brésil serait devenu le deuxième plus gros consommateur de cocaïne derrière les États-Unis), en Chine et en Asie du Sud-Est. La hausse est également forte en Afrique, où le nombre de consommateurs de cocaïne serait passé d’un million environ à plus de deux millions entre 2004-2005 et 2011 (Onudc, 2013).

Á l’opposé de cette configuration, la géographie du cannabis est on ne peut plus décentralisée : on en consomme et on en produit dans toutes les régions du monde (avec une explosion des cultures indoors en Europe et aux États-Unis). La prédominance de ces circuits courts n’empêche pas l’existence d’un trafic international, dont les principaux flux vont du Maroc et de l’Afghanistan vers l’Europe, et du Mexique vers les États-Unis. Du fait qu’elles ne nécessitent pas de cultures végétales, l’offre et la demande des drogues de synthèse (amphétamines, méthamphétamines, ecstasy, etc.) sont elles aussi plus rapprochées géographiquement, avec cependant l’existence de commerces intra-régionaux notables en Europe, en Asie de l’Est (et Océanie) et en Amérique du Nord (du Mexique vers les États-Unis).

Les activités du narcotrafic ne se limitent bien entendu pas aux pays sources, abritant les cultures et laboratoires qui alimentent le marché mondial, mais affectent également les pays de transit, placés sur les voies reliant les sites de production aux marchés les plus lucratifs. Á la rigueur, du fait des changements de tactiques incessants des trafiquants et de la démultiplication des itinéraires indirects via les territoires moins contrôlés, aucune nation n’est épargnée. Certaines d’entre elles sont néanmoins plus concernées en ce qu’elles sont placées sur les « routes » principales du trafic. Le Mexique et les pays d’Amérique centrale en particulier ont le malheur de servir de voie d’acheminement principale de la cocaïne sud-américaine vers les États-Unis. Le Venezuela, mais aussi le Brésil (dont la frontière amazonienne avec les trois pays producteurs fait plus de 7 000 km) servent quant à eux de tête de pont pour l’envoi (par avion ou bateau) de la production andine vers l’Europe, dont une portion notable transite depuis une dizaine d’années par les pays d’Afrique de l’Ouest.

L’héroïne afghane est exportée suivant trois grandes routes. La « route des Balkans », qui relie l’Europe via l’Iran et la Turquie et dans une moindre mesure le Caucase. La « route du Nord », qui mène à la Russie via les républiques d’Asie centrale. La « route du Sud » qui passe par le Pakistan pour ensuite se fractionner en un vaste réseau d’itinéraires reliant l’Asie du Sud-Est, l’Afrique et l’Europe, notamment via les pays du Golfe. L’héroïne birmane alimente le marché chinois ainsi que les pays du Sud-Est asiatique, qui servent par ailleurs de transit vers le juteux marché australien. Quant au marché états-unien, il est quasi intégralement satisfait par l’héroïne mexicaine.

Escalade des profits, asymétrie des bénéfices

La dimension principale de l’économie internationale des drogues réside dans la valeur ajoutée disproportionnée aux étapes du transport et de la commercialisation du produit. Les marges sont énormes lors du franchissement d’obstacles physiques et douaniers – le prix du gramme de cocaïne triple du fait du « simple » franchissement du mur séparant le Mexique des États-Unis – et lors du fractionnement en petites doses sur les marchés de consommation (Labrousse, 2011). Une répartition du profit extrêmement inégale entre les différents intervenants de la chaîne en résulte.

L’exemple de la filière de la cocaïne vers les États-Unis est éloquent (Onudc, 2010) :

 en 2008, les dizaines de milliers de cultivateurs de coca alimentant le marché états-unien ont gagné environ 500 millions de dollars, soit 1,5 % seulement du profit global lié à ce trafic ;

 les trafiquants dans les pays andins qui ont collecté la matière première, l’ont transformée dans leurs laboratoires et ont vendu la cocaïne à des réseaux internationaux ont touché environ 400 millions de dollars, soit 1% du profit ;

 les réseaux colombiens et mexicains qui ont organisé son transport jusqu’aux grossistes états-uniens ont dégagé 4,6 milliards de dollars de bénéfice, soit 13 % du profit ;

 ces grossistes ont à leur tour empoché environ 5,3 milliards de dollars, soit 15 % du profit ;

 enfin les organisations et individus ayant orchestré et réalisé la distribution de la cocaïne dans les rues états-uniennes ont accumulé jusqu’à vingt-quatre milliards de dollars, soit 70 % du profit global.

La même asymétrie se vérifie s’agissant de l’héroïne afghane (Onudc, 2010). La vente « à la ferme » de l’opium a rapporté 400 millions de dollars aux cultivateurs de pavot en 2009, soit 0,6% seulement du revenu de la filière. Si l’on inclut les profits dérivant de la transformation et du trafic vers la frontière, l’économie afghane de l’opium a généré 2,4 milliards de dollars, soit 3,5% seulement des profits totaux de l’industrie des opiacés (héroïne, opium et morphine) en 2009.

Une économie politique plus complète des filières doit également prendre en compte les acteurs captant indirectement une partie considérable des profits du secteur : forces de sécurité et personnel politique arrosés par les narcotrafiquants, groupes rebelles en tout genre prélevant l’impôt « révolutionnaire », mais également sociétés de comptabilité et autres conseillers financiers facilitant le recyclage des profits et enfin secteurs économiques formels profitant de cet afflux d’argent en quête de respectabilité (immobilier, tourisme, sociétés financières des paradis fiscaux) et des dépenses somptuaires des barons de la drogue (industrie du luxe). D’après la littérature sur le blanchiment, les deux tiers environ des profits du narcotrafic seraient l’objet d’opérations de lavage, soit autour de 220 milliards de dollars par an (Onudc, 2011).

Coûts sociaux et politiques du narcotrafic au Sud

Dépendances, inégalités et droit du plus fort

C’est un fait, l’industrie de la drogue constitue une alternative économique – de survie ou d’ascension sociale – pour des millions d’habitants des campagnes et des périphéries impliqués dans les cultures illicites (paysans andins, afghans, marocains, etc.) ou le transport du produit fini (les « mules »). Au Mexique seulement, 468 000 personnes environ auraient tiré leurs revenus du secteur en 2008, faisant du narcotrafic le cinquième plus gros employeur du pays (Rios, 2008). Et plus d’un million d’individus seraient impliqués dans le transport d’héroïne à l’échelle mondiale (Onudc, 2010). Ces bénéfices économiques de court terme pour une partie des plus pauvres ne compensent cependant pas les effets sociétaux massivement déstructurants du narcotrafic.

Á l’échelle de la paysannerie tout d’abord, comme le décrivait Olivier Dabène à propos des pays andins, «  l’intérêt des paysans pour la culture du cocaïer a entraîné un relatif abandon des cultures vivrières comme le maïs, le riz ou la pomme de terre, et donc une hausse de leurs prix. Certains groupes ont été déplacés dans des zones amazoniennes totalement isolées, afin d’échapper aux contrôles. Mais lorsque les prix chutent, ces populations sont laissées à l’abandon, sans moyen de subsistance. (…) tandis que leur environnement subit des dommages irréversibles, en raison de l’utilisation intensive de produits chimiques et de la déforestation » (Dabène, 1996). Perte d’auto-suffisance alimentaire locale donc, mais aussi sujétion de territoires entiers à des réseaux criminels dont on attend le rachat des récoltes et des services de protection… ou dont on craint les représailles en cas de velléité d’émancipation.

Ce phénomène de détournement de la main d’oeuvre des activités traditionnelles ne se limite pas à l’agriculture – les revenus disproportionnés que procure la participation au trafic, même à ses plus bas échelons, par rapport aux autres types d’emploi, plongent des populations entières dans une situation de « dépendance économique » au narcotrafic difficilement réversible. Ce lecteur d’un journal régional mexicain ne dit pas autre chose : « Sinaloa est et a toujours été un État où l’argent vient du trafic de drogues. D’où pourrait-il bien venir d’autre ? Les industries agricoles et de la pêche sont fermées. On ne peut même plus tirer d’argent de l’industrie minière car les gens ne veulent plus y travailler. Les trafiquants de drogues paient les mineurs dix fois plus, juste pour surveiller la drogue. Qu’allons nous faire s’il n’y a pas d’autre endroit où obtenir de l’argent ? ». [2]

Du fait de la forte asymétrie dans la répartition des profits, le narcotrafic est par ailleurs facteur de renforcement ou de création de nouvelles inégalités. « En provoquant des changements rapides de train de vie, en produisant de nouveaux statuts, (la drogue) perturbe les rapports sociaux et économiques et remet en cause le système productif, politique et culturel du pays » expliquent Miguel de Barros, Patrícia Godinho Gomes et Domingo Correia dans leur article sur la Guinée-Bissau, où la présence de la drogue est pourtant « relativement faible ». Quand bien même certains parrains s’emploient à soigner leur image de « bienfaiteurs des pauvres » en redistribuant une petite partie de leurs bénéfices sous la forme de cadeaux divers, une partie autrement conséquente de leurs gains sont généralement réinvestis dans la terre, l’immobilier ou des activités de la région, constituant des mini-empires économiques peu compatibles avec un développement local démocratique.

La conséquence la plus spectaculaire du narcotrafic réside évidemment dans le climat de violence qu’il installe dans certaines régions de production ou de transit. Les guerres entre cartels pour la domination des villes frontières avec les États-Unis et la « guerre aux drogues » menée par les militaires ont fait 55 000 morts entre 2006 et 2011 au Mexique, soit le conflit le plus meurtrier de la planète sur cette période. Moins médiatisé, le taux d’homicides serait plus élevé encore dans les petits pays d’Amérique centrale traversés en amont par la même cocaïne. Comme l’indique cependant Luis Astorga dans sa contribution sur le Mexique, les niveaux de violence sont moins tributaires des quantités de drogues en jeu que de la configuration du champ criminel et de la capacité de l’État à réguler la compétition entre gangs.

Dans les périphéries des villes comme dans les zones rurales les plus isolées, le monopole de la violence que détiennent les gangs liés au narcotrafic sur la vie de territoires entiers a généré un archipel de zones de non-droit, ou plutôt de zones où les codes des gangs et l’allégeance au plus fort ont remplacé le droit formel. « Là se configurent de nouvelles strates, des codes où se mêlent les principes libéraux du marché et les règles qui organisent et protègent les activités illégales, comme cela se passe dans les structures organisées du « Primeiro Comando da Capital » et du « Comando Vermelho » de Rio de Janeiro, ou dans les « bacrim » (bandes criminelles émergentes), comme on les appelle en Colombie, telles que le « Bureau Envigado », « Les Urabeños », « Los Rastrojos » dans les quartiers de Medellín » relève Ricardo Soberón Garrido dans sa réflexion sur les paradoxes du narcotrafic en Amérique latine. On y constate la diffusion d’une culture de l’enrichissement personnel rapide par la violence criminelle qui fonctionne comme modèle de réussite sociale crédible, bien que hautement risqué, pour des millions de jeunes sans perspective autre d’ascension sociale.

Enfin le développement du narcotrafic dans une région donnée va généralement de pair avec un accès plus aisé aux drogues et une hausse de la consommation locale. Le phénomène se vérifie dernièrement en Afrique et dans les républiques d’Asie centrale, deux régions où les quantités en transit vers les gros marchés ont singulièrement augmenté. Les défis que cette hausse des niveaux de dépendance implique en matière de santé comme de sécurité publiques sont considérables. Or comme le relèvent Kwesi Aning et John Pokoo dans leur article sur l’Afrique de l’Ouest, «  les centres de soins de santé dans la région sont en sous-nombre et sous équipés, qui plus est les équipes médicales ne sont pas formées à la prise en charge des conséquences de la dépendance à la drogue ».

Corrosion des institutions, criminalisation du politique, conflits

Si la banalisation de la violence criminelle sous l’effet du narcotrafic est propre au continent latino-américain, aucun territoire de culture ou de transit des stupéfiants n’échappe à l’action délétère du trafic sur les institutions. Celle-ci découle « logiquement » de la puissance financière des mafias vis-à-vis des représentants de l’État dans les régions concernées. D’autant que, pour les sites de production comme pour les « routes » de la drogue, les préférences des trafiquants vont aux régions isolées, négligées par les pouvoirs centraux, où les autorités locales comme les agents des échelons inférieurs de la police ou de la douane sont mal payés et donc sensibles aux arguments « sonnants et trébuchants » des criminels. Il n’est qu’à imaginer la rencontre entre un garde-frontière guinéen ou malien dont le salaire, quand il est versé, dépasse à peine 50 euros et un « narco » colombien brassant des millions de dollars.

Mais l’influence corruptrice des trafiquants va le plus souvent bien au-delà des agents locaux pour toucher les niveaux supérieurs de la justice, de la police, de l’armée, de la classe politique, des services secrets. L’enjeu : obtenir par l’achat des autorités des conditions optimales pour le développement discret de leurs activités criminelles. Achat agrémenté d’intimidation lorsque l’autorité en question refuse de marchander sa probité. Mais les agents de l’État ne sont que rarement objets passifs de corruption. Dans bien des cas ce ne sont pas les trafiquants qui les approchent, mais eux-mêmes qui traquent les contrebandiers afin de monnayer leur libération. Aux Philippines notamment, Nex Benson nous apprend que le rançonnement des trafiquants, grands ou petits, est un véritable fléau au sein de la police anti-drogues.

Dans plusieurs pays, des responsables publics de haut rang vont jusqu’à devenir collaborateurs actifs des trafiquants, voire organisateurs directs de trafics. Phénomène de « criminalisation du politique » donc, mais aussi parfois de « politisation de la criminalité », lorsque des barons de la drogue rentrent en politique afin d’influer le cours des décisions dans le sens de leurs affaires. Principales incarnations des narco-États dans les années 1990, la Birmanie – longtemps considérée « État trafiquant type » (Labrousse, 1993) -, la Colombie, le Pérou, la Bolivie, la Turquie ou le Nigeria se sont vues déclassés par l’Afghanistan, la Guinée Bissau, le Mexique ou le Tadjikistan comme États les plus régulièrement associés au concept [3]. Plus généralement, si le poids politique du narcotrafic a baissé dans les pays andins, il aurait augmenté en Amérique centrale et au Mexique, dans les républiques d’Asie centrale, mais aussi en Afrique de l’Ouest.

Relevons enfin que les activités du narcotrafic contribuent au financement de dizaines de conflits politiques, religieux ou identitaires qui constituent autant de sources de déstabilisation politique et de crispations autoritaires. La récente prise du Nord-Mali par des groupes armés islamistes dont une partie des ressources provenait du rançonnement du trafic transsahélien de la cocaïne en constitue la dernière illustration. Les interactions entre drogues et conflits peuvent prendre des formes variées (Labrousse, 2011). Il existe parfois une proximité politique ou ethnique entre les producteurs de cultures illicites de régions marginalisées et les guérillas prétendant défendre leurs droits – cas des FARC « révolutionnaires » dans les régions pauvres de Colombie ou des talibans dans les provinces à majorité pachtoune d’Afghanistan.

Les organisations rebelles peuvent également tirer profit de la commercialisation des drogues, en taxant les trafiquants ou en assurant elles-mêmes le rôle d’intermédiaires – cas des Tigres tamouls du Sri Lanka. Enfin certaines d’entre elles finissent par s’impliquer dans les étapes les plus rentables de la transformation et de la distribution sur les marchés de consommation – cas du Parti des travailleurs du Kurdistan. Alain Labrousse relève aussi qu’au cours du conflit la drogue peut devenir un enjeu relatif, voire une fin en soi, les organisations politiques dégénérant en organisations purement criminelles. Ce processus de criminalisation concerne d’ailleurs tout autant les forces contre-insurrectionnelles chargées de mater les rebelles.

Libéralisation économique et expansion du narcotrafic

Si les responsabilités des élites du Sud ne peuvent être éludées, l’ampleur et les formes empruntées par l’économie du narcotrafic ces trente dernières années sont davantage le résultat d’un certain nombre de biais et d’asymétries de la gouvernance internationale. Sur le plan de la gestion de la mondialisation tout d’abord. Les politiques de libéralisation des économies et des marchés financiers promues depuis les grandes agences internationales ont indiscutablement contribué au renforcement du narcotrafic.

 La baisse des tarifs douaniers et autres barrières aux échanges a radicalement augmenté les flux de marchandises et de capitaux, ainsi que le caractère transnational des filières de production, notamment dans le secteur agroalimentaire. « Bien souvent les réseaux de trafiquants ont profité des instruments et des mécanismes qui libéralisent le commerce de biens et services pour transporter la drogue et d’autres produits illicites » indique Ricardo Soberón Garrido. Dans la pratique, la priorité à l’augmentation et à la fluidité des échanges qui commande le commerce international rend le contrôle systématique des containers virtuellement impossible.

 Les politiques d’ajustement structurel préconisées par la Banque mondiale, le FMI et le GATT/OMC aux pays latino-américains, africains et asiatique au cours des années 1980-1990 – ouverture aux importations de biens agricoles et démantèlement des politiques de soutien à la petite agriculture – ont objectivement renforcé l’attrait économique des cultures de pavot, de coca et de cannabis pour les paysans pauvres. Les autorités elles-mêmes ont parfois fermé les yeux sur des cultures illicites qui permettaient d’amortir les coûts sociaux de l’ajustement et d’accumuler des devises étrangères protégeant le pays d’une éventuelle crise de la dette (Dabène, 1996).

 Combinées aux effets de la crise économique et de la baisse des recettes d’exportation, ces mêmes mesures d’ajustement ont mené à un resserrement brutal des moyens des États. Les plus affaiblis, en Afrique notamment, ont d’une part réduit leur contrôle sur des pans entiers de leur territoire – y favorisant la prolifération d’activités criminelles -, d’autre part poussé une partie de l’élite politique et militaire à se reconvertir dans des activités illicites pour se maintenir au pouvoir, signant le passage de l’État « kleptocrate » à l’État « malfaiteur » (Bayart, Ellis et Hibou, 1997). Les nouveaux narco-États sont avant tout des États faillis.

 Les politiques de dérégulation de la sphère financière depuis les années 1980 ont quant à elles hautement facilité les opérations de blanchiment de l’argent sale. « Ce phénomène est venu renforcer la puissance des organisations criminelles transnationales les plus liées au commerce de la drogue » (Lalam, 2011). Malgré quelques avancées sur le secret bancaire suite au 11 septembre 2001 et à la crise financière de 2008, les pays riches ont les plus grandes difficultés à mettre de l’ordre dans l’entrelacs de places off-shore et autres paradis fiscaux servant de zone d’intersection entre les flux financiers licites et illicites.

Le régime international de contrôle des drogues

Le principal carburant du phénomène du narcotrafic réside cependant dans l’orientation adoptée depuis un siècle par la communauté internationale pour… réduire la consommation de drogues, à savoir la mise en place et le renforcement d’un régime international de contrôle des drogues axé sur la prohibition. Ce régime est aujourd’hui l’objet de vives critiques, du fait de son inefficacité et de ses effets pervers, mais également de son caractère asymétrique et de ses contradictions, reflets d’inégalités politiques historiques au sein de l’ordre international.

De La Haie à l’Initiative de Mérida : un régime déséquilibré

Le projet d’un système international de contrôle des drogues naît en 1912 lors de la Convention internationale de l’opium de La Haie, à laquelle seules une douzaine de nations participent. Visant à éviter toute production et distribution d’opium en dehors d’un cadre scientifique et médical strictement contrôlé, la rencontre est, déjà, le résultat de l’activisme des États-Unis, qui viennent de prendre les Philippines aux Espagnols et constatent avec effroi le degré d’intoxication de la population des îles, et plus largement de cette partie de l’Asie, suite au « libre » commerce imposé par les européens depuis les guerres de l’opium du 19ème siècle. La restriction de l’opium est à la fois un devoir moral et une manière d’affaiblir commercialement les puissances coloniales, tout en améliorant la relation entre les États-Unis et la Chine, principale victime du commerce de l’opium (Sinha, 2001).

Dès sa naissance donc, la diplomatie des drogues est animée par un mixte étonnant de motivations morales, économiques et géopolitiques. Les traités internationaux adoptés par la suite dans le cadre de la Société des nations, puis des Nations unies, en porteront tous la marque, notamment les trois principaux textes qui constituent l’armature juridique du régime de contrôle actuel : la Convention unique sur les stupéfiants (1961), qui ramasse les traités antérieurs en un seul texte et porte essentiellement sur l’opium, l’héroïne, la cocaïne et le cannabis ; la Convention sur les substances psychotropes (1971), suite au décollage de la consommation de LSD et autres substances de synthèse en Occident ; et enfin la Convention contre le trafic illicite de stupéfiant (1987), qui vise à harmoniser les législations nationales dans un sens nettement répressif.

Outre son orientation prohibitionniste et répressive, au détriment des considérations de santé publique et de droits humains, le régime de contrôle international consacré par ces textes connaît deux déséquilibres, particulièrement préjudiciables pour les anciennes colonies. Tout d’abord l’idée d’un contrôle souple sur les substances d’origine végétale, défendue par les États du Sud dont de larges pans de la population consommaient de manière traditionnelle les matières incriminées ou vivaient de leur production, a été écartée. A l’inverse, les besoins des industries pharmaceutiques occidentales ont été globalement épargnés – ceux-ci relevant des domaines « médical » et « scientifique » -, notamment au sein de la Convention de 1971 sur les produits de synthèse.

Par ailleurs, comme le signale Jai Sinha, en étant centrée sur l’offre de stupéfiants (la production et le trafic), elle déplace « le fardeau et les coûts du contrôle des stupéfiants principalement vers les pays en voie de développement asiatiques et latino-américains, qui n’avaient ni la disposition culturelle, ni les ressources requises pour procéder à une telle ingérence – ni la puissance économique ou militaire qui leur aurait permis de refuser ce qu’on leur imposait » (2001). Des pouvoirs étendus furent par ailleurs accordés à l’Organe internationale de contrôle des stupéfiants (OICS), organisme onusien sous influence états-unienne chargé de vérifier le respect des trois conventions. Dans la pratique, l’appareil de contrôle s’appliquera essentiellement dans un sens Nord-Sud, les pays occidentaux – États-Unis en tête -, s’appuyant sur la qualité juridiquement contraignante des conventions pour réclamer le durcissement des politiques anti-drogues dans le reste du monde.

L’ingérence au nom de « la lutte contre les drogues » franchit plusieurs paliers lorsque les États-Unis décidèrent de porter au coeur de l’Amérique latine la « guerre aux drogues » proclamée en 1971 par le président Nixon. Des opérations en terrain bolivien et péruvien de la Drug Enforcement Administration (DEA) dans les années 1980 à l’énorme programme d’assistance militaire à la Colombie dans le cadre du « Plan Colombie » au tournant du millénaire, l’implication états-unienne prit des formes de plus en plus massives et diversifiées dans les campagnes nationales de démantèlement des trafics. [4] Signe d’un déplacement du front principal de la guerre aux drogues, l’Initiative de Mérida, sorte de réplique à moindre échelle du Plan Colombie, vise à renforcer les forces armées mexicaines dans le cadre de la « guerre contre le trafic de drogues » décrétée en 2006 par un président Calderón en manque de légitimité. L’« initiative » soutient également les efforts de répression en Amérique centrale et dans les Caraïbes.

Instrumentalisation des trafics… et de la guerre aux trafics

Le régime international de contrôle des drogues n’est pas seulement biaisé dans ses orientations répressives et centrées sur l’offre. Á l’instar d’autres politiques internationales, il est aussi l’objet de bien des instrumentalisations géopolitiques. Le rôle de « croisé de la prohibition » que les États-Unis se donnent volontiers dans les enceintes de la diplomatie des drogues n’a pas empêché leurs services secrets de subordonner allègrement la « guerre aux drogues » à d’autres dimensions de leur politique extérieure. Des débris du Kuomintang réfugiés en Birmanie aux Contras du Nicaragua, en passant par les talibans afghans, l’objectif suprême du containment a régulièrement amené la CIA à tolérer, voire à soutenir directement la mise en place de réseaux d’écoulement d’héroïne ou de cocaïne permettant le financement clandestin de groupes armés objectivement alliés.

Avec la fin de la guerre froide et surtout les attentats du 11 septembre 2001, le narcotrafic devient un enjeu central de la doctrine sécuritaire des États-Unis et dans une certaine mesure des autres puissances. Pour les stratèges du Pentagone, l’Afghanistan démontre que le terrorisme et les réseaux de la drogue sont des phénomènes qui s’alimentent mutuellement, voire se confondent, dans les zones de non-droit délaissées par les États faillis, il s’agit donc de recourir aux grands moyens pour combattre le « narco-terrorisme » partout où il fait mine de s’enraciner. La force évocatrice de l’expression diabolise les acteurs, dépolitise les enjeux et est rapidement réappropriée par des pouvoirs nationaux en quête de légitimation de leurs stratégies répressives, de la Colombie au Sri Lanka. Les conseils, offres de services et pressions de toutes sortes se multiplient des États-Unis vers les États supposés manquer de fermeté ou de capacité d’action dans la répression du phénomène. Ces mêmes États que la doctrine d’hier jugeait pléthoriques et envahissants…

Et pourtant ce regain d’activisme international contre les trafics cohabite avec d’autres enjeux, à commencer par celui de la proximité géopolitique avec les États-Unis. Mercille le démontre dans son article sur l’Afghanistan, où Washington s’accommode d’alliés – Hamid Karzai et son entourage en l’occurrence – dont les liens avec le trafic d’héroïne ont suffisamment été démontrés, tout en menant une « guerre aux drogues » sélective visant uniquement les trafiquants liés aux talibans. Une même compréhension a prévalu dans le contexte colombien face à la tolérance du président Uribe vis-à-vis de groupes paramilitaires d’extrême droite tout autant, si pas plus impliqués dans le narcotrafic que les FARC. Le fait que les États-Unis avaient dû fermer leur base militaire au Panama en 1999 et que l’ex-président colombien mettait à leur disposition l’accès à plusieurs bases n’y était certainement pas pour rien.

Le conditionnement géopolitique de la guerre aux drogue apparaît aussi clairement dans le très controversé processus de « certification » auquel les États-Unis s’adonnent annuellement afin d’évaluer la coopération des pays de production ou de transit au système de contrôle international. D’une part l’objet de cette évaluation, qui peut déboucher sur une suppression de l’aide états-unienne, réside moins dans l’engagement des gouvernements dans la lutte contre la drogue que dans leur collaboration avec les agences anti-drogues américaines. D’autre part il est évident que les considérations stratégiques pèsent lourdement dans la classification des États. Ainsi les deux pays ayant récemment rejoint la Birmanie dans la catégorie des pays ayant « clairement échoué à remplir leurs obligations » en matière de respect des conventions internationales ne sont pas la Guinée Bissau ou l’Afghanistan mais… le Venezuela et la Bolivie.

Le régime international de contrôle en question

Développement sans précédent dans l’histoire de la diplomatie des drogues, l’idéologie prohibitionniste qui imprègne le régime international de contrôle des stupéfiants est depuis quelques années l’objet d’un mouvement de contestation au plus haut niveau politique. Les contributions rassemblées dans ce numéro s’en font toutes l’écho d’une manière ou d’une autre.


Effet ballon et criminalisation de la pauvreté

Ces remises en question naissent d’abord de la constatation de l’échec de l’approche outrancièrement répressive de la « guerre aux drogues ». Cet échec se lit d’abord dans les chiffres. En 1998, lors de la session spéciale de l’Assemblée générale des Nations unies sur les drogues (UNGASS), les gouvernements s’étaient donné dix ans pour libérer le monde des drogues (« a drug free world »). En 2008, le nombre de consommateurs d’opiacés dans le monde avait pourtant augmenté de 34 %, celui de cocaïne de 27 %, celui de cannabis de 8 % (Commission mondiale pour la politique des drogues, 2011). Non seulement l’approche répressive ne s’est pas montrée efficace, mais elle s’avère contre-productive car c’est l’interdiction des drogues elle-même qui multiplie le prix de celles-ci et suscite les activités criminelles liées à son commerce. En témoigne le précédent historique du fabuleux enrichissement de la mafia et de l’expansion de son pouvoir corrupteur durant les années de la prohibition de l’alcool aux États-Unis.

La lutte frontale contre les trafiquants a bien permis de démanteler tel cartel ou de « nettoyer » telle région, mais elle n’a jamais débouché sur une baisse globale de la production. Car, à demande égale, la réduction de telle ou telle filière entraîne un renchérissement du produit qui stimule les trafiquants à augmenter la production ou le trafic ailleurs. Un phénomène de géographie économique qualifié d’« effet ballon » [5]. Ainsi la performance du système de surveillance états-unien dans les Caraïbes dans les années 1990 n’a pas entraîné de baisse de l’entrée de cocaïne sur le territoire états-unien, mais un déplacement du trafic par l’itinéraire centro-américain et mexicain. De même, le succès du « bridge denial » entre le Pérou et la Colombie au début des années 1990 a mené à une chute de la production de coca au Pérou mais à une augmentation concomitante des cultures colombiennes. Quelques années plus tard, les campagnes d’éradication forcenées du Plan Colombie ont mené à une (petite) baisse de la production colombienne… immédiatement compensée par un rebond des productions péruvienne et bolivienne.

La focalisation de la répression sur la production et le trafic a par ailleurs des effets pervers dramatiques, qui démultiplient les coûts sociaux et politiques du narcotrafic et en créent de nouveaux. En s’efforçant de démanteler les gangs, les forces de l’ordre perturbent les positions acquises et déclenchent régulièrement de sanglantes guerres de succession. A fortiori lorsque, comme c’est souvent le cas, elles mènent des campagnes à géométrie variable et concentrent leurs forces sur certains réseaux en en épargnant d’autres. La militarisation de la lutte contre les trafics a également comme conséquence une hypertrophie des appareils de sécurité militaire et policier (au détriment des dépenses sociales), un nivellement par le bas du respect des droits humains et une criminalisation des populations pauvres qui fournissent l’essentiel des « petites mains » de la production et du trafic.

Par ailleurs, les campagnes d’épandage aérien telles qu’elles ont été pratiquées à grande échelle en Colombie ont eu des conséquences désastreuses sur la végétation environnante. Plus généralement, les campagnes d’éradication forcée en Colombie ou au Pérou alimentent indirectement la déforestation en incitant les trafiquants à déplacer leurs plantations dans des régions toujours plus isolées de la forêt amazonienne, où ils entrent en contact avec les populations indigènes qui utilisent traditionnellement les terres convoitées. La prophétie de Ricardi Soberon à ce propos est pour le moins inquiétante : « De plus en plus, le bassin de l’Amazone sera confronté à une colonisation progressive et désordonnée, catalysée par les activités économiques illicites. Cela entraînera non seulement la destruction rapide, mais aussi l’implication graduelle des sociétés rurales ancestrales dans cette spirale associée à la criminalité. »

Quant aux programmes de développement alternatif menés parallèlement aux campagnes d’éradication pour détourner les paysans des cultures illicites, ils ont donné des résultats mitigés. Dans leur contribution sur le « miracle » de San Martin (Pérou), Mirella van Dun, Hugo Cabieses Cubas et Pien Metaal identifient les faiblesses de la majorité de ces expériences : focalisation sur les monocultures d’exportation, dépendance des financements internationaux, mauvaises gestion et méconnaissance des causes structurelles de l’implication des populations dans les cultures incriminées. Sans compter le fait que, étant donné « l’effet ballon », la moindre production dans telle région est rapidement compensée par une extension des cultures dans la région voisine.


Fronde latino-américaine

Il en va de la politique des drogues comme de bien d’autres domaines de la diplomatie interaméricaine : la prééminence de la vision états-unienne ne va plus de soi. « Un développement décisif » pour reprendre le titre de l’article d’Amira Armenta, Pien Metaal et Martin Jelsma, qui reviennent dans le détail sur les ressorts du désaccord latino-américain. Cette insatisfaction largement partagée vis-à-vis du modèle prohibitionniste imposé de l’extérieur a des tonalités variables suivant les contextes nationaux.

L’évolution la plus remarquable a paradoxalement été initiée par deux chefs d’États conservateurs et proches des États-Unis, les présidents Otto Perez Molina (Guatemala) et Juan Manuel Santos (Colombia), qui ont mis sur la table lors du Sommet des Amériques d’avril 2012 la nécessité d’une révision réaliste des politiques de contrôle des drogues sur le continent. Avec leurs homologues du Costa Rica et du Mexique notamment, ils estiment que leurs sociétés paient un prix exorbitant à la guerre aux drogues orchestrée depuis Washington, notamment sous la forme d’une escalade de la violence et d’un encombrement de leurs systèmes carcéraux. Si aucune alternative n’a fait l’objet d’un consensus, des options autrefois inimaginables sont en cours de débat entre présidents centro-américains, en ce compris la « dépénalisation » du transit et la réglementation de la production, du commerce et de la consommation de drogues.

La dissidence du président bolivien était plus prévisible. Porté par un large mouvement populaire de réappropriation « nationale » des ressources naturelles, Evo Morales est aussi un syndicaliste cocalero qui, à ce titre, a plusieurs fois été la cible des opérations de la DEA durant les années 1980. « Coca oui, cocaïne non ! » – pour le leader aymara, la feuille de coca mastiquée par des millions d’indiens depuis des millénaires doit être réhabilitée en tant que symbole de l’identité nationale et les conventions internationales qui la criminalisent doivent être modifiées. Les agents de la DEA seront expulsés en 2008, une question de «  dignité et de souveraineté ». Cinq ans plus tard, le gouvernement affirme, chiffres à l’appui, que la nationalisation de la lutte contre le narcotrafic s’est traduite par une plus grande efficacité. Ce rejet de l’ingérence états-unienne est sans surprise partagé par les voisins vénézuélien et équatorien.

Moins spectaculaire, l’évolution des pays du cône sud (Argentine, Brésil, Uruguay) dans le sens d’une dépénalisation de la possession de drogues « pour usage personnel » traduit cependant un changement important dans les mentalités et la montée des préoccupations de santé publique. En pointe dans le débat, l’Uruguay envisage de mettre en place un « Institut national du Cannabis » qui, d’une part, distribuerait des licences de production, d’autre part, vendrait directement le produit, ce qui ferait du petit pays sud-américain le premier « fournisseur officiel » de cannabis au monde. Notons par ailleurs que l’ex-président brésilien Fernando Enrique Cardoso est président de la Commission mondiale pour la politique des drogues, une initiative de tout haut niveau (y participent notamment deux anciens présidents du Mexique et de Colombie, ainsi que l’ex-Secrétaire général de l’ONU Kofi Annan) visant à sortir le monde de la « guerre aux drogues ».

La fronde latino-américaine débouchera-t-elle sur une réforme du régime international des drogues ? Si pour Armenta, Metaal et Jelsma le déblocage du débat est irréversible, l’adoption de propositions communes de changements de la part des nations latino-américaines n’est pas pour demain. La conjoncture internationale est pourtant favorable, souligne Carolina Cepeda, avec une présidence Obama ayant pris ses distances avec les accents les plus répressifs de la lutte contre les drogues (l’éradication forcée notamment) et débarrassé son lexique de l’expression « guerre aux drogues ». Un assouplissement qui ne va cependant pas jusqu’à sortir du paradigme prohibitionniste… et qui pourrait même s’assimiler à une tactique pour diviser les pays critiques, d’après Luis Astorga. D’autant que les partisans de la ligne dure comptent des alliés de poids dans le reste du monde, à commencer par la Russie et la Chine. Mais le choix récent de deux États états-uniens de légaliser l’usage du cannabis est peut-être annonciateur d’une évolution plus nette des positions américaines. Et les États latino-américains devraient pouvoir compter sur des alliés, notamment européens, pour faire bouger les lignes dans les enceintes internationales.

Bibliographie

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Dabène O. (1996), « Les narcodémocraties andines », Les Études du CERI n°20, septembre.

Labrousse A. (1993), « Drogues et réseaux » in P. Boniface et J. Golliet (sous la dir. de), Les nouvelles pathologies des États dans les relations internationales, Paris, Dunod.

Labrousse A. (2011), Géopolitique des drogues, Paris, Puf.

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Rios V. (2008), Evaluating the economic impact of Mexico’s drug trafficking industry, Mimeo, http://www.gov.harvard.edu/files/Rios2008_MexicanDrugMarket.pdf

Sinha J. (2001), L’historique et l’évolution des principales conventions internationales de contrôle des stupéfiants, Direction de la recherche parlementaire, Bibliothèque du Parlement canadien, Ottawa.


Notes

[1En incluant la Russie, premier pays consommateur d’héroïne. Quant à l’opium afghan (non transformé en héroïne), il est très majoritairement consommé en Asie, en particulier en Iran (environ 40% pour ce seul pays).

[2Cité dans Rios (2008).

[3Un concept dont le contenu comme l’application, il faut le souligner, sont l’objet de controverses scientifiques et d’instrumentalisations géopolitiques.

[4Pour autant, comme le précisent Tickner et Cepeda dans ce numéro à propos du Plan Colombie, l’adoption de ces dispositifs d’assistance externe anti-drogues répond aussi aux stratégies des gouvernements locaux.

[5En référence au fait que si l’on comprime un ballon gonflable en un endroit, l’air à l’intérieur de celui-ci ne diminue pas mais se déplace.

 

http://www.cetri.be/Ravages-du-narcotrafic-naufrage-de

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TOULOUSE (France): trafic de drogue à la Reynerie, plus de 200 000 € saisis

Jeudi matin à la Reynerie./Photo DDM Thierry BordasJeudi matin à la Reynerie./Photo DDM Thierry Bordas

 

Neuf personnes étaient toujours en garde à vue, hier soir, dans les locaux du commissariat central de Toulouse, dans le cadre du coup de filet réalisé, jeudi matin, par les policiers de la sûreté départementale dans le quartier de la Reynerie à Toulouse.Ils sont suspectés d’avoir activement participé, depuis plusieurs mois, à un juteux trafic de cocaïne et de cannabis

http://www.ladepeche.fr/article/2016/04/09/2321751-trafic-drogue-reynerie-plus-200-000-e-saisis.html

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FRANCE (Belfort-Héricourt-Montbéliard): 58 kilos d’héroïne saisis chez un habitant, un vaste réseau démantelé

Montbéliard : 58 kilos d’héroïne saisis chez un habitant, un vaste réseau démantelé

Prise record en novembre dernier chez un Montbéliardais qui avait tenté d’échapper aux policiers.

Un vaste réseau a été démantelé en mars, sept …

http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2016/04/08/montbeliard-58-kilos-d-heroine-saisis-chez-un-habitant-un-vaste-reseau-demantele

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CYBERDOUANE INFO: les ados passent maintenant par Tinder et Instagram pour acheter de la drogue | NOVAPLANET

Un match, et de la défonce.

Les ados passent maintenant par Tinder et Instagram pour acheter de la drogue

Si l’ère du web 2.0 a considérablement facilité la plupart des échanges (ou détériorés pour certains d’entre eux…) il en reste néanmoins quelques-uns qui demeurent toujours difficiles. Un des obstacles est notamment l’illégalité, et acheter de la drogue sur Internet est certes désormais possible mais implique pour les consommateurs de se cacher en passant par le Dark Web et des moteurs de recherche cryptés comme Tor.

De manière générale le processus d’achat de drogue illégal n’est jamais une vraie partie de plaisir… Mais la nouvelle génération semble réellement déterminée à tout rendre plus facile et achète désormais sa drogue en ligne… Et sur Tinder qui plus est.

En Angleterre, le Guardian relate que la vente de drogue explose via les applications de réseaux sociaux comme Instagram et Tinder. Et les consommateurs sont souvent des adolescents.

Le processus est assez simple, vous swipez dans l’espoir de trouvez votre prochaine conquête et boom voilà que le profil suivant n’est autre qu’une grosse tête de weed, plus qu’à matcher avec votre dealer… Ou bien encore il vous suffit de browser le hashtag assez explicite #weedforsale sur Instagram.

Dès lors c’est très simple, un petit rendez-vous ou un paiement en ligne dans l’espoir d’être bien livré et vous voilà « visser » comme on dit dans le milieu. Même si ce procédé de paiement en ligne pour une livraison hypothétique fait évidemment planer bien des doutes, et pas sûr que Paypal s’engage à vous rembourser pour ce genre d’emplettes…

De plus en plus Instragram est dénoncé comme un espace qui a tendance à rendre la consommation de drogue glamour, avec des hashtag qui recensent des filles fumant de l’herbe et qui sont parmi les plus utilisés sur le réseau social, même si l’application se défend que la promotion de consommation de drogue viole leurs conditions d’utilisation.

Sinon pour les vrais amoureux de la weed il y encore plus simple, là où cela est légal et autorisé et que vous voulez faire des rencontres autour de votre passion commune de l’herbe, il y a toujours High There, LE vrai tinder de consommateurs de cannabis.

http://www.novaplanet.com/novamag/59590/les-ados-passent-maintenant-par-tinder-et-instagram-pour-acheter-de-la-drogue

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NARCOTRAFICO-MARITIMO: trece detenidos por introducir cocaína en España a bordo de veleros

dnredEn la coordinación de esta investigación también han participado agentes del Citco, de la Dirección de Operaciones Aduaneras francesa, la RST holandesa (equipo de investigación criminal) y la Dirección Antinarcóticos Colombiana.

En esta investigación dirigida por un Juzgado de Ribeira, las fuerzas de seguridad han requisado 115 kg de droga, armas y munición. La sede judicial barbanzana instruye el proceso al tratarse de una pieza separada que surgió en el marco de otra investigación por tráfico de drogas

Javier RomeroRibeira / La Voz, 08 de abril de 2016. 

Agentes de la Policía Nacional y de la Guardia Civil han desmantelado, con la detención de 13 personas, una organización de narcotraficantes que introducía droga en España por vía marítima, a bordo de veleros, y han requisado armas, munición y 115 kilogramos de cocaína.

Según ha informado este viernes la Dirección General de la Policía, la organización camuflaba los estupefacientes en el interior de bombonas de gas y de baterías eléctricas con el objetivo de trasladar la sustancia ilegal procedente de Sudamérica.

La investigación, dirigida por el Juzgado de Instrucción número tres de Ribeira (A Coruña), se inició en octubre del 2014 por parte de la Policía Nacional al tener conocimiento de que un grupo afincado en Galicia tenía como objetivo la introducción de grandes cantidades de cocaína en España. La sede judicial barbanzana instruye este proceso al tratarse de una pieza separada que surgió en el marco de otra investigación por tráfico de drogas, y que también instruye dicho juzgado ribeirense.

Las primeras pesquisas hicieron pensar a los agentes que los narcotraficantes pensaban introducir la droga por vía marítima, utilizando para ello embarcaciones recreativas tipo velero.

Según avanzó la investigación se pudo determinar que la organización tenía ramificaciones en otras partes del territorio nacional, como las Islas Canarias, País Vasco y Madrid, así como a nivel internacional en Cuba, Grenada o Bonaire.

Las investigaciones se centraron desde su inicio en las actividades del líder de la organización asentado en la isla de Gran Canaria, el cual se dedicaba a la introducción y distribución de grandes partidas de cocaína procedentes de Sudamérica, a donde viajó personalmente para acordar la adquisición de la droga y encargarse de proporcionar la logística necesaria para su organización.

Para ello adquirió en las Islas Canarias diversos veleros, los cuales, una vez modificados por otros miembros de la organización, eran conducidos hasta el Caribe, donde se aprovisionaban de la cocaína y regresaban a costas españolas.

Además de importantes medidas de seguridad, la organización utilizaba alta tecnología en las comunicaciones e inspecciones periódicas que realizaban a las embarcaciones para la búsqueda de dispositivos de geolocalización.

También efectuaban contra-vigilancias, lo que dificultó en gran manera el avance de las investigaciones.

A mediados de diciembre del 2015 se localizó una de las embarcaciones de la organización a mil millas al sur de las Azores, la cual fue detenida por el Buque Oceánico Río Miño de la Guardia Civil y trasladada al puerto de Las Palmas de Gran Canaria.

Durante el registro de la embarcación se localizaron 115 kilos de cocaína perfectamente camuflados en el interior de diversas bombonas de gas y en baterías eléctricas, acondicionadas para dar una apariencia de normal funcionamiento.

Posteriormente a la detención del patrón de la embarcación, se produjeron otras doce detenciones y 16 registros en varios puntos del territorio español, localizados en Gran Canaria, Madrid, Vizcaya y Álava, en los que se incautaron armas cortas tipo revólver, armas largas semiautomáticas, munición, gran cantidad de dinero en efectivo y vehículos de alta gama.riomino

Igualmente se intervinieron otras dos embarcaciones, una de las cuales estaba totalmente dispuesta para realizar un viaje transoceánico para transportar otro cargamento de cocaína y la otra preparada tecnológicamente y con el correspondiente equipamiento para pasar largas temporadas en el mar sin precisar de abastecimiento en puerto alguno.

En la coordinación de esta investigación también han participado agentes del Citco, de la Dirección de Operaciones Aduaneras francesa, la RST holandesa (equipo de investigación criminal) y la Dirección Antinarcóticos Colombiana.

http://www.lavozdegalicia.es/noticia/barbanza/2016/04/08/trece-detenidos-introducir-cocaina-espana-bordo-veleros/00031460113355517909272.htm

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COLOMBIA (Operación Neymar): lavaban el dinero de droga

Desmantelan en EE.UU. una red de dos cárteles

MIAMI (Notimex).— Autoridades de Florida confirmaron ayer el desmantelamiento de una sofisticada red de lavado de dinero del narcotráfico que tenía sede en Colombia y era operada por miembros del mexicano Cártel de Sinaloa y sucesores del colombiano Cártel de Cali.

La llamada “Operación Neymar” —porque uno de los sospechosos usaba el nombre del futbolista brasileño— reveló que el grupo lavaba un millón de dólares al mes a través de 11 negocios en Miami-Dade, informó la fiscal en dicho condado, Katherine Fernández Rundle.

Las autoridades presentaron fotos de 22 integrantes de la red, de los cuales sólo tres fueron arrestados, dos de ellos en Miami.

“Era un complejo y sofisticado sistema financiero global para mover sus ganancias de las drogas a través de las fronteras”, declaró la fiscal, quien comentó que los integrantes de la red utilizaban apodos como “Neymar”, “Vito Corleone” y “Tony Montana”.

“Las transacciones fueron hechas en nombre del Cártel de Sinaloa en México y los sucesores del Cártel de Cali en Colombia”, agregó la funcionaria ante la prensa.

En 5 continentes

La red operaba en los cinco continentes, en Estados Unidos, México, Canadá, España, Italia, Holanda, Panamá, Guatemala, Colombia, Venezuela, Ecuador, Reino Unido, Australia y China.

El dinero tuvo su origen en 14 estados de Estados Unidos, entre ellos Arkansas, California, Florida, Georgia, Illinois, Kentucky, Massachusetts y Michigan.

“El dinero sucio era lavado a través de cuentas de negocios asociados con algunas de las instituciones financieras más grandes del mundo”, apuntó Fernández Rundle, aunque sin mencionar alguna en específico.

Durante la investigación, que duró dos años, las autoridades decomisaron más de un millón de dólares producto de la venta de drogas. La red utilizaba el “mercado negro” de cambio del peso en Colombia. Según las autoridades, el esquema se iniciaba con el cártel mexicano pagando en dólares para comprar la cocaína en Colombia y posteriormente enviarla a Estados Unidos.

Según se informó, los pagos se hacían a representantes en Estados Unidos del cártel colombiano, quienes a su vez ofrecían divisas a empresas importadoras en Cali a un precio más barato que el cambio oficial para cubrir sus pedidos de equipos electrónicos, tecnología y otros bienes. De regreso en Colombia, esos negocios legítimos podían devolver el dinero a los agentes, quienes finalmente lo entregan al cártel.

Las autoridades desvincularon de este caso a Juan Manuel Álvarez Inzunza, del Cártel de Sinaloa arrestado el mes pasado por autoridades mexicanas.

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http://yucatan.com.mx/mexico/lavaban-el-dinero-de-droga

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FRANCE (Toulouse): 32 kg de cannabis saisis dans une opération anti-drogue – France 3 Midi-Pyrénées

Michel Pech

Dix hommes étaient en garde à vue jeudi en fin d’après-midi pour « association de malfaiteurs » et « trafic de stupéfiants » après une opération anti-drogue menée dans le quartier du Mirail à Toulouse

Au total, quinze personnes avaient été interpellées par 180 fonctionnaires de police, dont le RAID, dans le cadre d’une enquête de plusieurs semaines de la brigade des stupéfiants de la sûreté départementale, avec la collaboration des autres services.

Une saisie de taille
Les perquisitions ont permis la saisie de 29,7 kilos d’herbe de cannabis, 7,2 kg de résine de cannabis, 750 g de cocaïne ainsi que du numéraire, entre 70.000 euros et 85.000 euros, l’argent étant en cours de comptage.

Dix gardés à vue
Parmi les personnes interpellées, dix hommes, dont un mineur de 17 ans, devaient se voir notifier une prolongation de garde à vue qui peut aller dans le cadre des affaires de stupéfiants jusqu’à 96 heures.
Tous les hommes en garde à vue, dont le plus âgé a 30 ans, sont connus des services de police et certains sont en état de récidive légale.

police
© Maxppp

http://m.france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/haute-garonne/toulouse/toulouse-32-kg-de-cannabis-saisi-dans-une-operation-anti-drogue-970687.html

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FRANCE (Drôme): 300 kilos de cannabis saisis lors de l’interception d’un go-fast

peage a7Drôme: 300 kilos de cannabis saisis lors de l’interception d’un go-fast

Mis à jour le 07/04/16

Cinq hommes, en provenance d’Espagne, ont été interpellés…

Ils étaient visiblement décidés à gagner au plus vite la région lyonnaise. Mais la police a freiné leurs ardeurs. Mercredi soir, aux alentours de 20 heures, les hommes de la police judiciaire de Grenoble et de la Brigade de recherche et d’intervention de Lyon (BRI) ont intercepté, dans la Drôme, un go-fast transportant 300 kg de résine de cannabis.

En direction de Lyon

Au péage de Tain-l’Hermitage, ils ont arrêté un fourgon qui s’apprêtait à quitter l’A7 et dans lequel se trouvait la drogue. Les trois hommes présents dans le véhicule ont été interpellés. Dans le même temps, deux autres personnes, à bord d’une voiture « ouvreuse », chargée de rouler devant le véhicule chargé de drogue afin de signaler la présence éventuelle des forces de l’ordre, ont également été arrêtées, un peu plus loin sur la RN7, relate ce jeudi Le Dauphiné Libéré.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les cinq personnes interpellées, placées en garde-à-vue, remontaient d’Espagne et s’apprêtaient à gagner la région lyonnaise.

http://m.20minutes.fr/lyon/1821707-20160407-drome-300-kilos-cannabis-saisis-lors-interception-go-fast

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FRANCE (Paris): le cannabis était livré dans des boîtes de raviolis ! Oui, mais des « PANZANI »!

Publié le Mercredi 06 Avril 2016

Illustration. Un dealeur a été interpellé samedi boulevard Voltaire alors qu’il livrait de l’herbe dans des boîtes de conserve de ce type. (LP/Thomas Salomon.)

Il livrait son cannabis dans des boîtes de raviolis ! Arrêté en pleine livraison, le drôle d’épicier devra s’expliquer devant la justice. Les faits remontent à samedi dernier. Boulevard Voltaire, les policiers de la brigade anticriminalité du XIe repèrent un homme qui se gare à scooter et se dirige vers un immeuble avec plusieurs boîtes de conserve dégageant une « forte odeur d’herbe de cannabis ». Les fonctionnaires le suivent et le surprennent en pleine transaction. Le dealeur, âgé de 28 ans, défavorablement connu des services de police, a déclaré effectuer ces livraisons depuis environ une semaine et demie afin de rembourser une dette de 5 000 € d’un membre de sa famille. Lors de la perquisition de son domicile, les enquêteurs ont découvert tout le matériel de conditionnement ainsi qu’une sacoche contenant 600 € et une liste manuscrite d’une centaine de clients avec adresses et codes d’accès.

http://m.leparisien.fr/paris-75/paris-le-cannabis-etait-livre-dans-des-boites-de-raviolis-06-04-2016-5691975.php

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OCRTIS: le grand flic, son « indic » et les 15 tonnes de cannabis

Au sièges des douanes, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), le 18 octobre 2015, les sept tonnes de cannabis saisies la veille.LE MONDE | 06.04.2016 à 11h28 • Mis à jour le 07.04.2016 à 07h35

Par Julia Pascual et Soren Seelow

Au sièges des douanes, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), le 18 octobre 2015, les sept tonnes de cannabis saisies la veille. | Benjamin Girette / IP3

Rarement les révélations d’un indic auront été attendues avec autant de fébrilité par le service de police qui l’a recruté. Il faut dire que S. a la particularité d’être tout à la fois un informateur de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) et l’un des principaux importateurs de cannabis du pays. Interpellé le 22 février en Belgique dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen, il a été transféré en France par hélicoptère, mardi 5 avril, et mis en…

http://mobile.lemonde.fr/police-justice/article/2016/04/06/le-grand-flic-son-indic-et-les-15-tonnes-de-cannabis_4896831_1653578.html?xtref=acc_dir

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VIDEO: DOUANE (Pays Basque): près d’une tonne de cannabis saisie par les douaniers en deux prises

Douanes bayonneLa direction régionale des douanes de Bayonne a réalisé deux belles prises la semaine dernière…

Près d’une tonne de cannabis en deux prises. Le 30 mars, la direction régionale des douanes de Bayonne a saisi grâce à l’intervention de ses agents 957 kg de cannabis lors du contrôle de deux véhicules qui arrivaient d’Espagne pour une valeur estimée à 5,7 millions d’euros sur le marché des stupéfiants.

LIRE: DOUANE FRANÇAISE: 2 saisies de cannabis dans le Sud-Ouest

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http://m.20min
utes.fr/bordeaux/1821791-20160407-video-pays-basque-pres-tonne-cannabis-saisie-gendarmes-deux-prises

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DOUANE FRANÇAISE: 2 saisies de cannabis dans le Sud-Ouest

Près d’une tonne de cannabis saisie dans le Sud-OuestPublié le : jeudi 7 avril 2016 |
Cache aménagée pour dissimuler du cannabis | © Douane
Deux saisies en moins de 24 heures par les douaniers de Bayonne grâce au scanner mobile et au chien anti-drogue.

En moins de 24 heures, les douaniers de la direction régionale des douanes de Bayonne ont saisi 957 kg de cannabis lors du contrôle de deux véhicules en provenance d’Espagne. La valeur de la drogue est estimée à plus de 5,7 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants.

SMSLa première prise est réalisée le 30 mars par les douaniers de la brigade de Bayonne et ceux du scanner mobile spécial (SMS) suite au contrôle d’un poids lourd avec deux personnes à bord. Préalablement sélectionné par les motards sur l’autoroute A63, le camion est scanné sur une aire d’autoroute à l’aide du SMS pour vérifier la présence éventuelle de marchandises de fraude dissimulées parmi les palettes de légumes.

L’examen des résultats radioscopiques permet aux agents d’identifier une zone sombre suspecte au niveau du plancher. Les palettes de légumes sont déchargées mettant alors à jour un plancher aménagé au niveau de la zone suspecte. Après plusieurs heures de manutention et de découpe du plancher, les agents extraient 626 kg de résine de cannabis.

Le lendemain, ce sont les douaniers de la brigade d’Hendaye qui interceptent du cannabis dans le camping-car d’un couple d’allemands au niveau de la commune d’Urrugne (64). Le passage du chien anti-stupéfiant permet de trouver de la résine de cannabis dissimulée dans un faux plancher sous les couchettes. Au total, les agents saisissent 331 kg de résine.

La saisie en images

 

En 2015, la douane française a saisi 88 tonnes de stupéfiants dont près de 63 tonnes de cannabis.

Contacts presse

  • Nicolas BARRAUD, Service de Presse de la douane :
Auteur : Direction régionale de Bayonne

https://plus.google.com/+DouaneGouvFrance/posts/3mJMs4J1aJd

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LÉGALISATION (Lutte contre la drogue): « La France sera-t-elle le dernier pays à bouger ? » s’interroge Jean Viard (2/3)

Dans un entretien accordé à Gomet’, le sociologue Jean Viard dénonce l’aveuglement du gouvernement dans la politique de lutte contre la drogue alors que d’autres pays légalisent le cannabis sous condition à commencer par certains Etats aux les Etats-Unis

Lire: http://www.go-met.com/lutte-contre-drogue-france-sera-jean-viard/

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