AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

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NARCO-BUSINESS (Dubaï 🇦🇪 ) : depuis des décennies, Dubaï est une place incontournable des narcotrafiquants

Deux Néerlandais, dont un d’origine marocaine, ont été arrêtés à Dubaï pour trafic international de drogue à grande échelle. Ils font partie des 49 membres d’un « super cartel » arrêtés pour trafic de cocaïne en Europe.

Zouhair B., d’origine marocaine, et Edin G., d’origine bosniaque, et les autres membres du réseau ont été arrêtés en collaboration avec les autorités judiciaires d’Espagne, de France, de Belgique, des États-Unis et des Émirats arabes unis, entre autres. En tout, plus de 30 tonnes de cocaïne ont été saisies.

Zouhair B., 37 ans, a été arrêté à Dubaï le 16 novembre et y est toujours détenu.

Edin G., 40 ans, actif dans le monde de la drogue depuis des décennies et à la tête des gangs Tito et Dino, est considéré par la DEA américaine comme l’un des 50 plus grands trafiquants de drogue au monde.

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FRANCE 🇫🇷 (Loon-Plage – OFAST) : les douaniers ont trouvé 160 kilos de cannabis, de la cocaïne, de l’héroïne et de la kétamine dans un seul camion

Information Delta FM

Un routier roumain de 32 ans a été arrêté et contrôlé par les douaniers alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour l’Angleterre.

A bord de son camion, les gabelous ont découvert 160 kilos de cannabis, 34 kilos de cocaïne, plusieurs kilos d’héroïne et une grosse quantité de kétamine.

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FRANCE 🇫🇷 (Bretagne – Ploërmel) 12 interpellations et plusieurs kilos de cannabis saisis par les gendarmes

« Plusieurs biens, de grande valeur, mal acquis, ont pu être saisis, dont plusieurs véhicules haut de gamme, des objets de luxe, de même que plusieurs milliers d’euros en numéraire et plusieurs kilos de stupéfiants » indique la gendarmerie dans un communiqué publié sur sa page Facebook.

L’affaire a démarré après une simple enquête de stups dans un village près de Ploërmel dans le Morbihan.

Les gendarmes de la compagnie ont alors « tiré les ficelles » et mis à jour le réseau. « Certaines personnes menaient un train de vie qui ne correspondait pas du tout à leurs revenus, détaille un gendarme. Ils roulaient dans des voitures haut de gamme que très peu de gens peuvent s’offrir. »

Après des mois d’enquête, sous la direction du juge d’instruction de Vannes, ils ont interpellé douze personnes, principalement dans le Morbihan mais aussi hors des limites de la Bretagne.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : inquiétante progression des nouvelles drogues de synthèse

Sur une table, Frédéric Barozzi étale un caleçon, des affiches, des timbres, des flacons de liquides… Certains portent des inscriptions comme « Spice » ou « Tribe ». D’autres sont à l’effigie du dessin animé Les Simpson. Tous ces objets ont cependant un point commun : ils ont servi à cacher de la drogue. Le responsable du domaine stupéfiants et médicaments au service commun des laboratoires d’Île-de-France (un service qui travaille notamment pour les douanes) n’est plus étonné par l’inventivité des dealers . « On a même vu un tapis entier dont les fibres étaient imprégnées de drogue », explique-t-il.

Ses équipes analysent les poudres, les végétaux, les cristaux mais aussi les liquides saisis par les douanes pour savoir de quelles substances il s’agit. Et elles ont constaté que sur les 10  000 échantillons testés en moyenne par an, 10 à 20% appartiennent désormais à la catégorie des nouveaux produits de synthèse, qu’on appelle des NPS. Dans ce cas, « on regarde dans notre base de données si cette molécule est connue. Si ce n’est pas le cas, il faut décortiquer sa structure et lui donner un nom », précise l’ingénieur.

La cellule investigation de Radio France passe commande

Cette drogue se développe d’autant plus facilement qu’elle se commande très simplement par internet. Pas besoin d’aller sur le darkweb ou de faire appel à un dealer via Telegram ou WhatsApp. La cellule investigation de Radio France a pu le vérifier en surfant sur un site hollandais qui propose des « produits de recherche ». Pour une soixantaine d’euros, nous avons pu commander de la 3-MMC et de la 3-MMA, une autre drogue de synthèse similaire. Le paiement pouvait se faire par virement en euros ou en cryptomonnaie sur un compte en Espagne. Une fois le virement effectué, nous avons pu suivre le parcours de notre colis de Rotterdam à Paris. Et nous avons reçu au bout de cinq jours un paquet contenant une serviette de plage dans laquelle étaient cachés deux sachets de cristaux et de poudre.

Des conséquences graves

Certains de ces produits peuvent pourtant entraîner de sévères troubles neurologiques. Une lycéenne de Tarbes (65) a dû être hospitalisée en avril 2022 pour avoir inhalé un cannabinoïde de synthèse. En 2021, 80 jeunes mineurs, dans le nord de la France et la région de Reims, ont également fait des malaises après avoir consommé ce qu’on appelle du « Buddha Blue » ou du « Pète ton crâne ». « Cette substance a une affinité pour les récepteurs dans le cerveau beaucoup plus forte que la plante de cannabis », explique le professeur Nicolas Franchitto, chef du service d’addictologie de l’hôpital Purpan à Toulouse. Même pour des gens qui ont déjà consommé du cannabis, « le risque, c’est la crise convulsive, des troubles neurologiques, cardiaques ou des insuffisances rénales ». Selon une enquête réalisée lors de la journée de défense et de citoyenneté en 2017, près de 4% des adolescents interrogés reconnaissaient avoir consommé un NPS, principalement un cannabinoïde de synthèse.

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FRANCE 🇫🇷 (Saint TROPEZ) : les gendarmes du Var ont dégommé l’équipe de dealers en place, mais le marché reste ouvert

Dix individus être mis en examen et deux kilos de cocaïne saisis ainsi que 500 grammes d’ecstasy, d’héroïne et de cannabis.

Les gendarmes ont également mis la main sur des armes à feu et 75.000 euros en numéraire.

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FRANCE 🇫🇷 (Vaucluse – SURV de la Douane – BSI d’Avignon) : 4 kilos de cocaïne et un trafiquant arrêté lors d’un contrôle des douaniers

Les douaniers de la BSI d’Avignon, lors d’une opération sur l’aire de Fournalet, à Sorgues, en début de semaine, ont tapé 4 kilos de coke.

De la routine aujourd’hui !

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POLYNÉSIE 🇵🇫 (Tahiti) : colloque international sur la lutte contre le trafic de stupéfiants dans le Pacifique du 14 au 16 novembre.

La presse n’aura accès qu’aux discours d’introduction du colloque, lundi matin. « Il y aura des échanges opérationnels, l’idée c’est que ça ne soit pas sur la place publique. D’ailleurs toutes les invitations sont parties, donc ceux qui n’en ont pas eu, ça veut dire qu’ils ne sont pas invités, » précise Thomas Pison.

Une vingtaine de personnes font le déplacement.

Depuis Paris, avec la présence d’Olivier Christen, directeur des Affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice, qui interviendra sur la politique pénale et sa déclinaison au plan local ; d’un avocat général près la cour d’appel de Paris, qui parlera de l’organisation et du rôle des juridictions spécialisées ; d’Éric Serfass, procureur de la République adjoint près le tribunal judiciaire de Paris, dont le sujet sera la coopération entre la Juridiction interrégionale spécialisée de Paris et le parquet de Papeete;

Stéphanie Charbonnier, directrice de l’Office français anti-stupéfiants (OFAST) interviendra sur le travail avec l’antenne locale de l’Ofast. Le Procureur général près la cour d’appel de Nouméa sera également présent, ainsi que deux représentants de l’ambassade de France à Washington DC.

Parmi les personnalités étrangères présentes, on compte le chef du service chargé de la répression du trafic international de stupéfiants, du blanchiment d’argent et du racket en Californie, qui expliquera l’approche américaine judiciaire et financière dans la lutte contre les trafics, et la cheffe des douanes américaines à l’aéroport de Los Angeles ; des représentants de la police et des douanes néo-zélandaises, de la police australienne et du parquet de Melbourne.

Au programme aussi, plusieurs interventions de personnalités du fenua, au premier rang desquelles le président Edouard Fritch et le haut-commissaire Éric Spitz, le contre-amiral Geoffroy d’Andigné, Thomas Pison ainsi que le Procureur de la République Hervé Leroy, et le premier président de la cour d’appel de Papeete Thierry Polle, le commandant de la gendarmerie en Polynésie, le général Frédéric Saulnier, le directeur territorial de la police nationale Mario Banner-Martin, et le directeur régional des Douanes Jean-François Tanneau.

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FRANCE 🇫🇷 (Indre-et-Loire) : 23 kg d’héroïne saisis au péage de Monnaie sur l’A10

Trois hommes ont été interpellés ce lundi 31 octobre sur l’A10, au péage de Monnaie près de Tours. Ils convoyaient 23 kg d’héroïne ainsi que 2,3 kg de cocaïne dans deux véhicules.

Les policiers du Raid ont suppléé les équipes de la sûreté départementale d’Indre-et-Loire lors de l’intervention.

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FRANCE 🇫🇷 (Stups) : l’OFAST se déchaîne entre Strasbourg, la Guadeloupe, Dijon, Marseille, Paris, Montpellier et Nice

Lu dans le JDD : l’approvisionnement de coke entre la Guadeloupe et Strasbourg devrait connaître quelques difficultés dans les semaines à venir suite à un coup de filet des deux côtés de l’Atlantique mais pas que…

C’est dans le cadre d’une livraison surveillée que quinze personnes, neuf à Strasbourg et six à Pointe-à-Pitre, ont été placées en garde à vue et qu’environ 180 kilos de cocaïne ont été saisis en Alsace. .

LOGISTIQUE HEXAGONALE

Du coté de Marseille, rien de nouveau sur les méthodes d’approvisionnement via la Belgique, État souverain en matière de cocaïne, qu’utilisaient les importateurs marseillais interpellés mardi et mercredi. Une dizaine d’importations de quelque 50 kilos à chaque voyage auraient été identifiés par les enquêteurs de l’OFAST (PJ) depuis cet été pour une redistribution vers Paris, le Jura, Nice, Montpellier au départ d’un un axe Dijon – Marseille.

Certes, 291 kilos de résine de cannabis ont été saisis et 13 kilos de cocaïne entraînant l’arrestation de vingt-deux personnes, avec pour certains des mises en examen et la case prison, une dizaine de voyages de 50 kilos sont passés permettant l’approvisionnement de 500 kilos de coke pour ce marché en pleine expansion.

En Île de France, deux arrestations et 291 kg de cocaïne saisis

Suite à un tuyau de première, les policiers du 2ème DPJ ont tapé un importateur de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), qui sous couvert d’importer des jus de fruits exotiques par fret aérien, faisait voyager la came cachée sous les bouteilles dans des caisses isothermes.

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L’omni-présent assoiffé de présence médiatique, le citoyen ministre de la place Beauvau, le bien nommé Gérald Darmanin, adresse toutes ses félicitations à Stéphanie Charbonnier pour ces remarquables résultats qui lui permettront , n’en doutons pas, de les utiliser, pour s’ auto-glorifier encore dans cette mascarade guerrière d’une autre époque.

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CARAÏBES (OFAST 🇨🇵) : 426 kilos de cocaïne saisis au Nord de l’île d’Aruba par les FAA

Vendredi 21 octobre, 426 kilos de cocaïne ont été saisis sur un speed-boat (embarcation de type go fast) au nord de l’île d’Aruba par les Forces Armée aux Antilles appuyées par des moyens aériens néerlandais.

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FRANCE 2022 🇫🇷 (TORCY – de 3000 habitants – Saône-et-Loire) : un bar mitraillé sur fond de trafic de drogue

35 impacts relevés après le mitraillage du Bar du Pilon dans la nuit de samedi à dimanche

A priori, une opération d’intimidation et d’avertissement.

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DROGUES & CERVEAU – OPIACES &TRANQUILLISANTS

INDOCHINE (Saïgon): quand la Douane vendait de l’opium pour le gouvernement français…

En 1881, l’État se fit fabricant de drogue à Saïgon, alors en Indochine française, comme il était fabricant de tabac en métropole.

Par Gérard-Michel Thermeau.

Tout avait bien commencé pourtant. La loi du 19 juillet 1845 assimilait l’opium à un poison, le rangeant, au même titre que la morphine, dans la liste des substances vénéneuses et renforçant son contrôle à la vente. À l’occasion de l’Exposition universelle de 1851, les Français dénonçaient vertueusement les méthodes britanniques en Inde : l’administration fiscale britannique avait créé des bureaux de débit de liqueurs et d’opium pour favoriser les recettes de la taxe dite akbarie. Seuls des Anglo-saxons pouvaient ainsi faire fi de la santé publique pour remplir les caisses de l’État.

Dix ans plus tard, toutes ces belles intentions et ces nobles indignations avaient été oubliées. La Cochinchine était devenue une possession française : la conquête de l’Indochine commençait. Avec l’arrivée d’immigrants chinois, la consommation d’opium allait se développer. L’administration coloniale française vit tout de suite les profits qu’elle pouvait en retirer : l’opium fut taxé comme l’était l’alcool. L’impôt fut d’abord affermé à des Chinois mais la redevance annuelle rapportait peu en regard de l’accroissement continuel de la vente.

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FRANCE 🇫🇷 (bénéfice de la protection fonctionnelle): Absurdistan juridico-administratif

Dans un arrêt en date du 13 janvier 2017, Mme Pauline Jolivet, rapporteur et le rapporteur public M. Edouard Crépey pour le Conseil d’État ont précisé, à propos d’un collaborateur du service public qui, en sa qualité d’aviseur des douanes avait été condamné pour trafic de stupéfiants par les juridictions anglaise et canadienne, qu’en estimant que si l’implication croissante de l’intéressé dans un réseau de trafiquants de drogue avait été encouragée à l’origine par l’administration des douanes, les faits pour lesquels il avait été condamné étaient dépourvus de tout lien avec les fonctions exercées en sa qualité d’ informateur de l’administration des douanes et étaient donc détachables du service.

En en déduisant qu’ils étaient constitutifs d’une faute personnelle de l’intéressé et que, dès lors, l’administration n’avait pas commis de faute de nature à engager la responsabilité de l’État en refusant de lui octroyer à ce titre le bénéfice de la protection fonctionnelle, la cour n’a pas commis d’erreur de droit ni d’erreur de qualification juridique des faits.

Dépourvus de tout lien avec les fonctions exercées…

Se basant uniquement sur les écrits de hauts fonctionnaires de Bercy et de la DG de la Douane française qui n’ont pris aucun renseignement auprès des acteurs de la période durant laquelle Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED, était infiltré dans l’organisation criminelle de Pascuale Claudio Locatelli, allant jusqu’à refuser le témoignage de Christian Gatard, l’officier traitant de Fievet, qui précisait que : «  Marc Fievet avait toujours fait preuve de la plus grande loyauté à l’égard des douanes françaises, notamment dans le cadre de son infiltration dans l’organisation Locatelli qui l’a exposé à de nombreux dangers.  » . Ce témoignage faisait suite à la confirmation et certification des faits énumérés des différentes opérations réalisées durant l’action d’infiltration de Fievet.

Mais de tout cela, personne, absolument personne, des administrateurs civils ou douaniers de Bercy, madame Elizabeth Melscoet et messieurs Michel Baron, Thomas Charvet et Erwan Guilmin agissant pour le ministre du Budget comme les magistrats du TA en allant jusqu’aux rapporteurs du Conseil D’État, Mme Pauline Jolivet et le Rapporteur public Edouard Crépey, personne n’en a tenu compte.

–Oublié le fait que Fievet a plaidé coupable en Angleterre sur injonction de l’attaché douanier en poste à Londres, Philippe Galy et sur demande insistante du patron de la DNRED Bernard Pouyanné qui avait garanti que Fievet puisse plaider ‘non coupable’ au Canada.

–Oublié que Christian Gatard, Bernard Roux , l’attaché douanier à Washington DC et le consul général de France, Olivier Arribe sont venus au Canada, dans les provinces maritimes lui demander de plaider coupable pour éviter de perturber le procès en cours contre les responsables des organisations criminelles canadiennes.

–Oubliées encore les plus de cent tonnes de stupéfiants saisies durant l’action de Fievet auprès de la DNRED, du British HM Custom Excise, du SVA espagnol, du DEA et des autorités douanières allemande, hollandaise et portugaise.

Pourtant, il résulte d’un principe général du droit que, lorsqu’un agent public est mis en cause par un tiers à raison de ses fonctions, et ce principe général du droit s’étend à toute personne à laquelle la qualité de collaborateur occasionnel du service public est reconnue, il incombe à la collectivité dont il dépend de le couvrir des condamnations civiles prononcées contre lui, dans la mesure où une faute personnelle détachable du service ne lui est pas imputable, de lui accorder sa protection dans le cas où il fait l’objet de poursuites pénales, sauf s’il a commis une faute personnelle, et, à moins qu’un motif d’intérêt général ne s’y oppose, de le protéger contre les menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations ou outrages dont il est l’objet.

Le requérant ayant été collaborateur du service public en sa qualité d’aviseur des douanes a été condamné pour trafic de stupéfiants par les juridictions anglaise et canadienne et Jean Henri Hoguet, un ancien patron de la DNRED, n’a pas hésité à parler du « chantier » monté contre Marc Fievet par les agents du HM Customs excise.

La cour a souverainement apprécié les faits dont elle était saisie, sans les dénaturer, en estimant que si l’implication croissante de l’intéressé dans un réseau de trafiquants de drogue a été encouragée à l’origine par l’administration des douanes, les faits pour lesquels il avait été condamné étaient dépourvus de tout lien avec les fonctions exercées en sa qualité d’ informateur de l’administration des douanes et étaient donc détachables du service.

« Dépourvus de tout lien avec les fonctions exercées… »

C’est donc ce que pensent les rapporteurs du Conseil d’État, certes des spécialistes des actions d’infiltration au sein des organisations internationales de narcotrafic et des opérations douanières en général, qui démontrent par là une totale méconnaissance des contraintes de ce type d’actions menées par les services spéciaux.

En déduisant qu’ils étaient constitutifs d’une faute personnelle de l’intéressé et que, dès lors, l’administration n’avait pas commis de faute de nature à engager la responsabilité de l’État en refusant de lui octroyer à ce titre le bénéfice de la protection fonctionnelle, nos éminents rapporteurs estiment que la cour n’a pas commis d’erreur de droit ni d’erreur de qualification juridique des faits.

SOURCE : Conseil d’État, 10ème – 9ème chambres réunies, 13/01/2017, 386799, Publié au recueil Lebon

https://www.youtube.com/c/MarcFievetns55dnred/videos

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CAYENNE 🇬🇫 (Cocaïne) : pour Gabriel Attal, la lutte contre les trafics est la mère de toutes les batailles…

En visite conjointe dans le département, le ministre de la justice, celui de l’intérieur et des outre-mer, Gérald Darmanin, et celui des comptes publics, Gabriel Attal, ont promis, vendredi 30 septembre, des renforts exceptionnels – quelque 150 policiers, gendarmes, magistrats et douaniers supplémentaires d’ici à la fin de 2025.

Les services régaliens affrontent un tsunami de drogue

L’Office anti-stupéfiants s’attend à intercepter 1 800 passeurs transportant 2,6 tonnes d’ici à la fin de l’année, « du jamais-vu », selon sa directrice, Stéphanie Cherbonnier.

Dans la galerie supérieure de la préfecture, les douaniers ont exposé aux ministres leurs prises : Thermos aux parois recouvertes de cocaïne, perruques pleines de sachets de poudre, fausses saucisses de porc, et, bien sûr, ovules bien étanches avalés par sac de 1 kilo ou plus. Tout explose dans ce trafic contrôlé par les cartels brésiliens et surinamiens, y compris le salaire de leurs « mules » – il est passé en quelques mois de 5 000 à 10 000 euros mensuels, selon de nouveaux chiffres.

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FRANCE 🇫🇷 (Douane – DR de Toulouse) : saisie par les douaniers de 20 kilos de coke à Blagnac

Lundi en soiré, deux femmes sont contrôlées par les douaniers de la BSE de Blagnac à la descente de leur vol. Toutes deux sont originaires de Cayenne en Guyane.

Dans les bagages de l’une d’elles, les fonctionnaires découvrent 20 kilos de cocaïne.

La passagére lestée a été refilée à l’OFAST qui va creuser !

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FRANCE 🇫🇷 (Marseille) : trente-cinq règlements de comptes, qui ont fait vingt-quatre morts et de nombreux blessés, ont déjà eu lieu au cours des neuf premiers mois de l’année dans la cité phocéenne.

La lutte contre la drogue est devenue un secteur économique à part entière, tant pour ceux qui livrent cette guerre aveuglément que pour les capos et les cartels, qui savent que leurs fabuleux bénéfices dépendent de l’illégalité du trafic. source

« Et moi, je vais l’éclater. Il faut trouver la moto. J’ai les soldats, des gens vaillants, j’ai les armes, j’ai une guitare [kalachnikov]. Tu fais mon pilote, si je l’éclate à lui ? Et on récupère toi et moi le charbon [plan de revente de drogue]. A 180 000 [euros] dans le mois, tu gagnes des sous là ! Toutes les semaines, tu as ton enveloppe. Nous, on monte pas au quartier. Quand y a un problème, on rafale, on tire, on les massacre ! » Lorsqu’ils captent cette conversation, le 14 avril 2020, grâce à un micro dissimulé dans le véhicule d’un homme qu’ils soupçonnent d’être un trafiquant, les policiers n’en croient pas leurs oreilles. Ils ont là les préparatifs d’un règlement de comptes destiné à reprendre le point de vente de stupéfiants de la cité marseillaise du Petit Séminaire (13e arrondissement).

Cinq hommes et une femme doivent être jugés à partir du 24 octobre devant le tribunal correctionnel de Marseille pour « association de malfaiteurs en vue de commettre un assassinat » et d’autres faits destinés à financer leurs projets criminels. Une illustration limpide des guerres de la drogue qui, depuis le début de l’année, se sont déjà soldées par trente-cinq règlements de comptes, qui ont fait vingt-quatre morts et de nombreux blessés. Lire aussi : Article réservé à nos abonnés A Marseille, l’extrême violence se banalise chez les jeunes impliqués dans le trafic de drogue

Bon nombre de ces fusillades sont qualifiées de tentatives d’assassinat, cela étant dû à la « maladresse » des auteurs ou à l’usage d’armes qui s’enrayent, signatures d’un certain amateurisme aux yeux des policiers. Dans une ville où même les médias tiennent la comptabilité morbide des règlements de comptes, la police judiciaire et les magistrats chargés de la lutte contre le narcobanditisme redoutent que le chiffre final soit, en 2022, plus élevé qu’en 2021, déjà une année noire, avec trente-cinq règlements de comptes et trente morts, marquée par un pic durant l’été, avec dix-neuf règlements de comptes.

Une page entièrement blanche

Confrontés à ces faits commis la plupart du temps la nuit, dans les quartiers nord de la ville, les enquêteurs et les magistrats chargés de la lutte contre le narcobanditisme confessent depuis quelque temps une certaine impuissance à décrypter ces règlements de comptes. « On ne s’estime pas à la ramasse, mais il est de plus en plus difficile de comprendre rapidement ce qui se passe », confie l’un d’eux. « Habituellement, les policiers allaient sur les lieux et, avec le nom de la victime, tenaient déjà une piste. Là, c’est le plus grand flou », reconnaît-on au palais de justice.

C’est ce qui se passe dans la nuit du 11 au 12 septembre, lorsque la police judiciaire découvre sur une autoroute périurbaine un véhicule criblé de balles, immobilisé au terme d’une course-poursuite. Deux hommes âgés de 25 ans et 30 ans sont morts sur le coup, tandis qu’un jeune homme de 20 ans est blessé par plusieurs impacts de balles. Des victimes inconnues à Marseille, venues de la région parisienne et d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), peut-être victimes d’une « réplique » après avoir tenté de s’emparer d’un plan stups… Les investigations démarrent sur une page entièrement blanche.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : près de 1 000 actions par mois » contre les points de deal

Stéphanie Cherbonnier , directrice de l’Ofast, revient sur l’évolution des trafics et le problème du narcobanditisme.

Extraits

Alors que les villes moyennes semblent de plus en plus concernées par le trafic de stupéfiants, et ce, quasiment partout en France, l’Office anti-stupéfiants (Ofast) lutte pour démanteler les points de deal. Stéphanie Cherbonnier , directrice de l’Ofast, revient sur l’évolution des trafics et le problème du narcobanditisme.

Un quart des saisies d’armes en France, dont des armes de guerre, interviennent lors d’enquêtes liées au trafic de drogue. Ces armes et cette violence servent à faciliter leur trafic et à conquérir de nouveaux territoires.
Il n’y a en France que trois départements – le Gers, la Haute-Loire et la Lozère – où aucun point de deal n’a été identifié et quatre villes de taille moyenne figurent dans le top 20 des villes qui comptent le plus de points de deal qui ne se limitent pas aux cités.


En dehors des enquêtes nationales et internationales de l’Ofast, comment s’organise la lutte contre l’enracinement de ce narco business dans les territoires ?
Ça ne veut pas dire que tous ces points ont définitivement disparu puisque ces organisations sont assez agiles et inventives pour investir de nouveaux lieux d’implantation ou se diversifier en utilisant les réseaux sociaux avec ce qu’on appelle l’ubérisation des trafics.

On signale régulièrement la présence de dealers originaires de région parisienne sur des points de deal dans des villes de province. Vous confirmez ?
Ces intérimaires du point de deal, souvent des jeunes en déshérence sociale et familiale, viennent monnayer leur expérience, leur expertise. Inconnus des policiers locaux, ils offrent moins de prises pour les enquêteurs.

La maire de Canteleu en Normandie et un de ses adjoints ont été mis examen en avril pour complicité de trafic de drogue. Un cas isolé ?
Dire que c’est un phénomène généralisé, non. Dire que c’est un phénomène sur lequel il faut être attentif, oui. Il y a un vrai sujet et il ne concerne pas que les élus. Les organisations criminelles ont besoin d’avoir accès à des informations, de la part de policiers, de douaniers, de dockers ; à des infrastructures pour stocker par exemple de la drogue dans un local municipal. Des individus impliqués dans les trafics peuvent tenter de se faire élire dans des conseils municipaux.

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FRANCE 🇫🇷 : Gérald Darmanin assure que plus de 700 points de deal de drogue ont été démantelés depuis janvier 2021

Un total de 719 lieux de vente de stupéfiants ont été démantelés sur les 3.952 recensés en janvier 2021 en France métropolitaine et en Outremer par le ministère de l’Intérieur, a affirmé Gérald Darmanin dimanche sur Twitter.

« Depuis janvier 2021, près de 1.000 opérations de pilonnage de points de deal sont menées chaque mois. Ces opérations ont permis de faire baisser le nombre de points de deal de près de 20%, de 3.952 à 3.233 », a tweeté le ministre de l’Intérieur, qui a fait de la lutte antistupéfiants l’une de ses priorités.

Un point de deal est défini par le ministère comme un lieu sur la voie publique où des trafiquants vendent quotidiennement des produits stupéfiants. Les plus importants peuvent rapporter plusieurs dizaines de milliers d’euros par jour.

« Organisations agiles et inventives »

« Ça ne veut pas dire que tous ces points ont définitivement disparu, puisque ces organisations sont assez agiles et inventives pour investir de nouveaux lieux d’implantation ou se diversifier en utilisant les réseaux sociaux avec ce que l’on appelle ’l’uberisation’ des trafics », a nuancé la cheffe de l’Office antistupéfiants (Ofast), Stéphanie Cherbonnier, dans un entretien au « Journal du dimanche ».

Mais, selon une note de la police judiciaire citée par le JDD, le phénomène du narcobanditisme « bien décrit et documenté à Marseille, où il est présent depuis plusieurs années (…) a essaimé pour s’inscrire dans d’autres villes du territoire national » de plus petite taille.

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NARCOTRAFIC (DNRED 🇫🇷 ) : l’interview

Quand, en septembre 2007, un avion appartenant à la CIA s’est écrasé au Mexique et l’on a découvert qu’il transportait plus de 4 tonnes de cocaïne, qu’avez-vous pensé ? Quel est le lien entre les agents de la CIA transportant des musulmans kidnappés illégalement et le transport de cocaïne ?

NS 55 DNRED: lorsque j’ai lu cette news, j’ai immédiatement pensé que malgré les années qui passent, les gouvernements et les dirigeants des grands services de renseignements utilisaient toujours les mêmes méthodes pour trouver des fonds. Comment ne pas se souvenir d’Oliver North du temps de Bush père et d’Air America pour ne citer que ces deux exemples qui sont tombés dans le domaine public. Ayant travaillé pour la DEA et ayant pu constaté le manque total d’éthique morale des fonctionnaires que j’ai rencontrés, je ne suis pas étonné de ce type de transport par ces avions occupés à plein temps pour « faciliter » le « travail » de la CIA ou du DEA.

M’étant affronté au GAL, mouvement terroriste officieux, du gouvernement espagnol de Felipe Gonzalez, je peux affirmer que la morale classique que l’on attend de tous citoyens pour vivre en bonne intelligence avec ses concitoyens, ne fait absolument pas partie des paramètres à respecter par la plupart de nos gouvernements.


Quel est le pourcentage des stupéfiants saisis parmi les quantités qui transitent par les frontières européennes ?

NS 55 DNRED : Il faut d’abord souligner que l’on ne donne pas aux services chargés de la lutte contre les narcotrafics les moyens d’agir efficacement. En Europe , on arrête que 5% de la drogue . C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on réglera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des États aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool?

Si plus de 95% des stupéfiants passent entre les mailles du filet, cela veut dire que les narcotrafiquants peuvent agir en toute tranquillité ?

NS 55 DNRED : Les trafiquants demeurent particulièrement tranquilles. J’ai compris, dès le début de mon action, qu’il n’y avait pas de volonté réelle d’enrayer les narcotrafics. Ce qui continue de me choquer est le fait que la plupart de ces trafiquants, parfaitement identifiés, sont laissés en liberté. Ceux dont j’avais donné le nom et signalés comme étant actifs dans la dernière organisation que j’ai infiltrée en 1993, n’ont jamais été poursuivis. Claudio Pascuale Locatelli, qui avait pour conseiller le magistrat Catenacci et l’avocat Ciolla n’a jusqu’à ce jour pas été poursuivi pour les faits pour lesquels j’ai dû plaider coupable sur les consignes des autorités françaises. Quant à Carlos Hernandez Reumbeault, un cubano-colombien-espagnol, bien qu’arrêté en Suisse puis extradé vers le Canada sur des preuves accablantes de participation à ce trafic de cocaïne, il a été relaxé par la cour de Moncton au Nouveau Brunswick. Les centaines de milliers de dollars qu’il dépensât pour obtenir sa relaxe ne sont pas à verser au crédit de la justice canadienne.

D’après ce que j’ai pu expérimenter sur le terrain, il n’y a pas de réelle volonté politique de s’attaquer aux narcotrafics. On arrête de temps en temps un gros trafiquant, mais en même temps on continue d’en laisser d’autres libres d’agir. Les autorités font juste ce qu’il faut pour faire croire aux gens que l’État les protège mais, dans les faits, elles ne font pas grand chose.

Avez-vous pu comprendre comment ce marché mondial des drogues fonctionne et comment son contrôle étatique occulte se met en place ?

NS 55 DNRED : J’ai compris que, plus les citoyens sont soumis à la drogue, plus les Etats peuvent trouver de prétextes pour instaurer des mesures de plus en plus coercitives voire liberticides qui n’ inquiètent pas vraiment les narcotrafiquants et les dealers mais qui, par contre, diminuent les libertés des citoyens – qui, eux, respectent les lois. Sont donc renforcés les pouvoirs établis. Pour le reste du fonctionnement, il y a une demande importante et des Etats disposés à faciliter ou le transit ou la production de ces produits. Les pays producteurs de stupéfiants dont les économies dépendent en grande partie des revenus dus à l’exportation de la drogue sont de plus en plus nombreux.

Ces métiers d’infiltration ne sont-ils pas le plus souvent exercés par des repris de justice, donc des gens facilement corruptibles ?

NS 55 DNRED : Il est vrai que les gens que l’administration française engage en qualité  d’ « aviseur » ou d’  « indics » sont généralement des gens issus de la partie « obscure » de la société. En ce qui me concerne j’agissais en qualité d’agent infiltré dans le cadre des douanes. Je crois, que l’on peut mener des actions d’infiltration, sans être soi-même tordu et issu de ce monde « obscur ». L’action d’un agent infiltré permet, entre autres, d’apporter aux autorités en charge de la lutte des informations pour mieux comprendre le fonctionnement des trafics illégaux et des organisations criminelles. Si l’on veut lutter efficacement contre ce fléau de la drogue, il n’y a pas d’autre solution que l’infiltration. Il faut, bien sûr, savoir se doter de « gardes fous » pour être capable de s’abstenir de tirer des profits financiers du milieu louche dans lequel on est obligé de s’immerger. Cela dit, je ne peux nier le fait qu’il y a certaines actions d’infiltrations qui, d’un point de vue moral, peuvent poser question. Mais dans mon cas, ce sont les directives données par Nicolas Sarkozy, dès son arrivée à Bercy au Budget pour supprimer toutes les actions d’infiltration sans exfiltrer les agents infiltrés qui m’ont entraîné dans cette odyssée carcérale.

Quand Maciej Zaremba dit par exemple, que le Kosovo est le royaume de la corruption, de l’illégalité et du crime, et que « les officiels de l’ONU mentent, car ils sont liés à la mafia albanaise » les citoyens ont de quoi s’interroger quant à savoir si la mafia n’a pas déjà pénétré toutes les sphères étatiques et privées ?

NS 55 DNRED : Oui, et cela a été démontré. La solidarité entre les possédants, les narco-trafiquants, les politiciens et les grandes entreprises est si étroite qu’en Colombie, un baron de la drogue a pu déclarer sans faire scandale que 35 % des parlementaires étaient sous son contrôle.
Le comportement du président Uribe, peu enclin à chercher un arrangement avec la guérilla pour tirer d’affaire Ingrid Betancourt, s’explique par le fait qu’il est lui-même un fleuron de cette narco-bourgeoisie. Uribe explique que son père a été assassiné par les FARC. C’est vrai ! Mais il ne dit pas que son père, politicien lié aux narcotrafiquants, prêtait sa propriété pour les entraînements des paramilitaires. Il est mort justement lors d’une attaque des FARC contre ce camp d’entraînement. Pour tenter de sauver son père, le futur président emprunta un hélicoptère à un ami… Pablo Escobar, parrain de la drogue, assassiné depuis.

D’autre part, il ne faut jamais oublier que le troisième marché mondial est celui de la drogue. Ce marché n’est pas pris en compte comme il se devrait par les gouvernements. Durant la campagne électorale de 2007 en France, j’ai essayé d’attirer l’attention de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy sur cette question, mais sans succès. Il y a un système mafieux qui s’est instauré au plus haut niveau des États et des gouvernements. Un système étatique mafieux qui a des intérêts économiques communs avec les mafias liées au crime organisé ; même si ces deux entités ne sont pas associées et ne se retrouvent jamais à la même table.

Où vont les revenus de ce marché parallèle ?

NS 55 DNRED : Il y a des banlieues entières qui vivent de ce marché souterrain lié à la drogue. J’étais dernièrement dans les quartiers nord de Marseille à la rencontre d’associations. J’ai pu constater que la drogue ne provoquait plus le même rejet qu’il y vingt ou trente ans. La drogue fait aujourd’hui partie du décor social ! Bien sur, ce ne sont pas les commissaires de quartier, plus occupé à remplir des stats qui vous confirmeront cette situation. Oui, il s’agit d’un marché colossal qui se chiffre à plus de 400 milliards de dollars (Le rapport de l’ONU diffusé en juin 2005 annonçait 320 milliards). Les bénéfices sont eux de l’ordre de 200 milliards de dollars et le blanchiment d’argent sale de 150 milliards. Les bénéfices et les sommes en jeu sont colossales. En effet, les profits des petits et grands trafiquants sont immenses. La drogue restant une marchandise prohibée, son commerce est extrêmement lucratif: le marché de la drogue est celui qui connaît actuellement la plus forte expansion.

Prenons l’exemple de la Costa del Sol en Espagne. Les grands travaux qui, en l’espace de peu de temps, ont doté cette région très pauvre d’une infrastructure touristique extraordinaire, n’auraient pu se faire sans les intermédiaires qui ont blanchi l’argent qui provenait de la drogue. Ces investissements n’ont pu se réaliser sans des complicités au sein de l’État, du gouvernement de M. Felipe Gonzalez.

Même chose, en France sur la Côte d’Azur. Des ressortissants russes arrivent, investissent des sommes colossales dans l’immobilier, sans qu’aucune autorité ne vérifie d’où viennent les fonds investis !

On légalise le blanchiment de l’argent lié au crime et aux narcotrafics, sur une échelle vertigineuse, partout dans le monde, sans que cela n’alerte les autorités. Pourquoi ? Parce que ces investissements qui permettent aux économies souterraines liées au marché de la drogue de blanchir en toute impunité, servent les économies officielles. Partout l’on constate qu’il n’y a pas de réel contrôle de la part des autorités quant à l’origine de tous ces fonds occultes. Car ces fonds parallèles contribuent au développement des économies locales. Alors on ferme les yeux.

Nos gouvernements, même s’ils n’ont aucun lien direct avec les trafiquants, seraient complices dès lors qu’ils ne vérifient pas de manière stricte les origines des fonds qui arrivent dans telle ou telle région ?

NS 55 DNRED : Les grands blanchisseurs, en France, sont les grandes Banques institutionnelles. M. Arnaud Montebourg, député socialiste, est venu me rencontrer à Fresnes durant la période où je me trouvais en prison, dans le cadre d’une commission parlementaire qui devait enquêter sur le blanchiment d’argent. J’ai répondu à toutes ses questions. J’ai déclaré les noms des banques que j’avais personnellement « testés ». J’ai donné le nom des banques qui, suite à mon travail d’infiltration, s’étaient avérées actives dans le domaine du blanchiment d’argent sale. J’ai déclaré que, alors que je m’étais présenté sous la couverture d’un armateur, je n’avais rencontré aucune difficulté à faire blanchir dans les banques citées, les milliards de lires qui provenaient de l’organisation Locatelli que j’avais infiltrée.

Quelles sont les banques en question ?

NS 55 DNRED : La Barclays Bank, Le Banco Atlantico, l’ABN AMRO, la Banque Indo Suez, ainsi qu’une officine qui se trouvait au Liechtenstein. Je suis persuadé que, dans ces banques, les salles destinées à compter le « cash » qui provient des narcotrafics existent encore. J’ai eu par la suite la grande surprise de découvrir que mes déclarations -dûment enregistrées par M. Arnaud Montebourg et transcrites sur 30 pages, qui précisaient les noms des gens et des banques comme étant capables de recycler des sommes d’argent colossales sans états d’âme- ont été écartées car, selon la loi française, on ne pouvait pas les poursuivre. Seul, l’agent infiltré qui avait déclaré aurait été poursuivi…Comment alors faire confiance à nos institutions ?

Quand l’État nomme des commissions, quand des députés de l’Assemblée nationale vont enquêter, les gens croient que l’État est vraiment engagé dans le combat contre les narcotrafiquants, mais en réalité il n’en est rien. L’enquête conduite par les députés Montebourg et Peillon a permis à la principauté de Monaco, qui faisait partie du peloton de tête des blanchisseurs les plus malins, de sortir innocentée et de continuer d’être une place forte offshore de blanchiment.

Les États ne se concertent pas pour s’attaquer au narcotrafic sur une échelle mondiale. Il y a des intérêts étatiques particuliers, qui sont en concurrence, selon qu’il y ait des juridictions plus permissives que d’autres. Des places financières comme Luxembourg, Liechtenstein ou Gibraltar, réputées comme assez perméables, permettent ce que d’autres États ne peuvent s’autoriser qu’officieusement.

Quels sont les États mis en concurrence ?

NS 55 DNRED : L’État le plus performant d’entre tous est indubitablement celui des États-Unis. Sous prétexte d’apporter à d’autres États de l’aide et des conseils pour lutter contre la drogue, les USA imposent une politique générale à mener qui correspond aux intérêts supérieurs des seuls USA.

Dick Marty a donc raison quand il affirme « qu’il y a d’autres menaces tout aussi dangereuses que le terrorisme », qui sont « en train de causer des désastres immenses partout sur la planète » et qu’il est important de combattre ?

NS 55 DNRED : Je suis d’accord. Plus il y a du terrorisme, plus il y a de drogue, plus cela permettra la mise en place de mesures liberticides. Les gens acceptant de perdre leur liberté en pensant que ces lois répressives servent l’intérêt général.

Quels sont les moyens consacrés et combien de taupes l’État français a-t-il engagées pour surveiller les gens dans la lutte contre le terrorisme, en comparaison des moyens consacrés à la lutte contre les narcotrafics ?

NS 55 DNRED : Je ne suis pas en mesure de répondre à cette question. Ce que je sais, c’est que le narcotrafic est devenu l’une des principales sources de financement des organisations terroristes depuis l’  « abandon » du sponsoring international d’Honecker ou Kadhafi. L’IRA que j’avais infiltrée en est un des exemples.

Vous qui avez fréquenté ce monde de l’espionnage, vous ne devez pas ignorer, qu’aujourd’hui, l’infiltration des milieux qui débattent des questions de société est devenue plus intense que jamais. De simples citoyens, dont l’opinion dérange les pouvoirs établis, sont mis massivement sous surveillance. Cela vous paraît-il normal ? Avez-vous une idée du nombre de personnes qui ont pour tâche d’espionner des gens à leur insu ?

NS 55 DNRED : Les agents secrets de la DST ou des RG infiltraient tout groupe et mettaient sous surveillance toute personne soupçonnée d’avoir des opinions « dissidentes ». Demain ce seront les agents de la DRI qui continueront cette action. On parle d’environ 4000 fonctionnaires.


Agent infiltré au service de la France, celle-ci vous a lâché quand vous vous êtes retrouvé en prison. Ce sont-là les risques inhérent au métier ?

NS 55 DNRED : Les risques inhérents aux actions d’infiltration devraient être assumés par les autorités qui utilisent ce type d’actions. De Michel Charasse en passant par tous les directeurs généraux de la Douane française, tous ont trouvé le bon argument pour ne pas assumer. Et le fait que mon dossier soit classé secret défense n’a pas permis aux juges français de l’obtenir. Les douanes françaises dont dépendait le service de la DNRED qui m’employait, m’oublièrent plus de 10 ans et demi en prison par lâcheté et manque totale d’éthique morale. Il a fallu attendre une décision de justice de juin 2006 pour que je sois enfin blanchi et qu’il soit reconnu que l’étiquette de narcotrafiquant que l’on m’avait collé n’était qu’une manipulation juridico-policière.

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FRANCE 🇫🇷 (BSI de Narbonne) : 448 kg d’herbe de cannabis saisis par les douaniers au péage des Plages

Jeudi dernier, vers 14 h 00, les agents des douanes de la brigade de Narbonne ont décidé de contrôler un véhicule utilitaire immatriculé en Allemagne au niveau du péage de Narbonne Est.


Le chauffeur de nationalité turque a déclaré aux douaniers venir d’Espagne et se rendre en Allemagne pour son travail.

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