Des rues de Moscou à Séoul, en passant par les champs de bataille de l’Ukraine, les narcotrafiquants russes prospèrent sur le darknet (la face sombre du web), avec paiements en cryptomonnaie et commercialisation physique. Ce système pourrait servir de modèle à d’autres régions du monde.
À tout moment, en Russie, des milliers de paquets de drogue sont enfouis dans le sol, attachés par des aimants à des lampadaires ou collés sous des rebords de fenêtres, attendant d’être ramassés par des clients. Fini, « l’achat de drogues de la main à la main avec un dealer qui peut mettre des heures à arriver, avec des voyous qui peuvent ensuite vous dépouiller », raconte un expert de l’Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée, qui a travaillé sur la question avec le journaliste britannique du Guardian et avec Patrick Shortis, spécialiste de la criminalité financière pour un rapport édifiant. Et d’insister : les achats se font en ligne, sur le darknet, la face cachée et opaque d’Internet. Les narcotrafiquants s’offrent des sites web somptueux, note le journal en ligne russe Lenta.
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