350 douaniers surveillent les 3 millions de conteneurs qui passent par les quais chaque année
Considéré comme la principale porte d’entrée de la cocaïne en France, le port de conteneurs du Havre, en Normandie, est aussi le terrain idéal pour observer la réponse des pouvoirs publics à cette forme de criminalité, qui explose depuis le covid.
Depuis le fort napoléonien qui domine la ville – les Jardins suspendus – la ville du Havre a tout d’une petite ville tranquille avec le quadrillage de son quartier reconstruit, sa longue plage de galets et l’église Saint-Joseph, comme un phare guidant les énormes cargos qui arrivent du bout du monde. Lentement, ces monstres des mers et leurs conteneurs multicolores se dirigent vers l’embouchure de la Seine et s’amarrent sous les gigantesques grues qui les attendent, un peu plus loin, entre le terminal de croisière flambant neuf et le pont de Normandie qui pointe vers le ciel son impressionnante armature. Depuis cette vue imprenable, on ne peut pas voir le bal qui se trame ensuite : les dockers comme des fourmis qui s’agitent autour des bateaux, les cavaliers qui promènent leurs chargements et les dizaines de chauffeurs routiers qui attendent patiemment de recevoir leur précieuse cargaison et les 350 douaniers qui surveillent les 3 millions de conteneurs qui passent par les quais chaque année. On ne peut pas voir non plus toute l’ingénierie de la chaîne logistique permettant à cet orchestre de fonctionner en parfaite harmonie.
On est loin d’imaginer également qu’une chaîne logistique internationale fonctionne en parallèle : celle du trafic de cocaïne qui pollue quotidiennement le réseau logistique.
0000

