FRANCE 🇨🇵 (BSI du Perthus – DR de Perpignan- DI de Montpellier – DGDDI Montreuil) : saisie de 263 kilos de pollen de cannabis au Boulou

Le mercredi 9 septembre, les agents de la Brigade de Surveillance Intérieure des douanes du Perthus procèdent à un contrôle de routine à hauteur de la barrière de péage du Boulou, dans le sens Espagne-France. Le véhicule contrôlé, immatriculé en France, est spécialement aménagé pour le transport de personnes handicapées.

Les douaniers découvrent plusieurs sacs de sport entassés à l’arrière du fourgon. À l’intérieur : 263 kilos de pollen de cannabis.

Retenue administrative, et affaire refilée à l’OFAST.

Source

0000

SAHEL (Mali 🇲🇱, Niger 🇳🇪 et Libye 🇱🇾 : le narcotrafic au Sahara, un business florissant qui fragilise les Etats et nourrit les violences entre groupes armés

Selon le Gi-Toc, l’État islamique au Sahel (EIS) est l’un des groupes qui a le plus profité des ressources liées au trafic de cocaïne depuis la fin de l’année 2023. (© DR)

La piste de la poudre blanche reste fraîche, voire très fraîche au Sahara, selon le dernier rapport du Global Initiative against transnational organized crime (Gi-Toc), publié en août. Le phénomène avait éclaté aux yeux du grand public à l’occasion de l’affaire Air Cocaïne, en 2009, après la découverte dans le désert malien de la carcasse d’un Boeing, incendié après avoir été délesté de sa cargaison de plusieurs tonnes de drogue. Certes, les routes terrestres étaient déjà très prisées des trafiquants de cannabis depuis le début des années 1990, et elles restent secondaires par rapport aux voies maritimes, toutes substances confondues. Mais leur contrôle est très convoité par les différents acteurs armés de la région.

Ces trafics affaiblissent les États de la région, rongés en profondeur par les organisations du crime organisé qui y trouvent des complicités ou contournés et combattus par des adversaires armés enrichis par l’argent de la drogue quand les autorités tentent (très rarement) d’y mettre bon ordre. Derrière des façades politiques diverses – souverainistes, indépendantistes, djihadistes ou communautaires –, les organisations et États de la région se rendent ainsi complices d’activités illicites qui enrichissent au premier chef les mafias latino-américaines et sahéliennes, et nourrissent les tensions locales. « Les revenus issus du trafic renforcent les économies de protection, dénaturent les institutions de sécurité et incitent les acteurs armés et politiques à maintenir le statu quo », écrit l’organisation basée à Genève dans son rapport intitulé « Cocaïne et conflit : Mali, Niger et Libye ».

Les groupes armés, y compris djihadistes, au cœur du trafic

Source et plus

0000