MAROC 🇲🇦 (Rabat): un trafiquant de drogue qui avait blessé une policière à Montpellier a été interpellé

Les autorités marocaines ont interpellé le 19 novembre un trafiquant de drogue qui était recherché par la brigade des stupéfiants de la Sûreté Départementale du Rhône.

Il avait foncé en voiture et blessé une policière des stups de Lyon, lors d’une opération de démantèlement menée à Montpellier.

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MEXIQUE 🇲🇽 (Narcos): Salvador Cienfuegos Zepeda a travaillé pour les narcos sous le nez du général Luis Crescencio Sandoval, l’actuel chef de la Sedena

Andrés Manuel López Obrador

Après la libération du général Salvador Cienfuegos Zepeda par la direction du gouvernement d’Andrés Manuel López Obrador , la journaliste Anabel Hernández a réagi de manière critique, suite au retour de Salvador Cienfuegos Zepeda accusé de trafic de drogue aux États-Unis, qui a réussi à rentrer au Mexique sous la pression de groupes de pouvoir qui savent désormais maîtriser le gouvernement.

Pour la journaliste d’investigation Anabel Hernández, après avoir négocié le retour de l’ancien chef du ministère de la Défense nationale, détenu aux Etats-Unis pour quatre chefs d’accusation liés au trafic de drogue, le président Andrés Manuel López Obrador a démontré qu’il était prêt à reculer pour lutter contre la corruption.

Anabel Hernández lors de la remise des  insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur à l’ambassade de France de Mexico

Pour Anabel Hernández, « Cienfuegos appartient à la faction des politiciens, des hommes d’affaires, des militaires et de la police que le président a réuni dans la soi-disant mafia du pouvoir, qu’il a promis de combattre dans son administration. Mais le fait d’intervenir pour que les accusations du général soient rejetées dans le pays nord-américain montre des signes d’incongruité, de faiblesse et de capitulation dans le discours politique de López Obrador.« 

«La rétractation publique et le sauvetage de Cienfuegos marquent en rouge la ligne de démarcation de la portée de la« Quatrième Transformation (Q4) promise, révélant son incongruité, sa faiblesse, ses lacunes et sa reddition. Désormais, ce sera le paramètre avec lequel d’autres groupes de pouvoir au Mexique mesureront AMLO », a publié la journaliste dans sa chronique Contracorriente de Deutsche Welle.

Eh bien, López Obrador a changé d’avis du jour au lendemain à propos de l’arrestation du général. Le 16 octobre, alors que 24 heures ne s’étaient même pas écoulées depuis la nouvelle, le président était quelque peu joyeux et a utilisé le cas pour renforcer son discours selon lequel il s’agissait « d’un signe sans équivoque de la décomposition du régime », allant jusqu’à utiliser les mots  » dégradation »et« décomposition »pour désigner le fait. Mais les paroles n’engagent que ceux qui les croient!

López Obrador a parlé d’un nettoyage dans l’armée pour retrouver ceux qui étaient liés à Cienfuegos, puisque « les accusations étaient graves, la corruption par le trafic de drogue au sommet de la direction militaire » en précisant qu’il n’allait « couvrir personne ».

Mais le lendemain, il recula…

Lors d’une visite à Tapanatepec, Oaxaca, il a dit aux médias qu’il attendrait les preuves et que la conduite criminelle présumée du général n’avait pas entaché l’institution. Il a attaqué la Drug Control Administration (DEA) qui, selon AMLO, aurait décidé des opérations que les forces armées ont seulement exécutées.

le général Luis Crescencio Sandoval

D’autre part, Anabel Hernández a déclaré qu’après avoir appris l’arrestation, Andrés Manuel López Obrador a dû renvoyer le général Luis Crescencio Sandoval, actuel chef du Sedena nommé par le président.

Sandoval avait été promu en 2017 au grade de général de division par Cienfuegos et le président de l’époque Enrique Peña Nieto.

Dans les mêmes années que le gouvernement des États-Unis accusait Cienfuegos d’avoir fait le trafic de drogue et d’avoir travaillé pour le cartel H2 (2012-2018), Sandoval était l’un de ses hommes les plus fiables, occupant le poste stratégique de chef adjoint de l’état-major. de 2013 à 2016.

En d’autres termes, Cienfuegos aurait travaillé pour les trafiquants de drogue sous le nez de l’actuel chef de la Sedena », a déclaré l’auteur de ‘Los Señores del Narco’ qui n’aurait rien vu, rien entendu…Cela nous rappelle la haute hiérarchie des régaliennes françaises qui dans le domaine de l’amnésie sélective sont des virtuoses.

Anabel Hernández a confirmé que l’arrivée de Cienfuegos, lors de son retour des States, a été organisé au hangar officiel de la République, le 18 novembre,  mais, bizarrement les gardes ont été démis de leurs fonctions sur ordre du général Sandoval.

Celui qui dirigeait le Sedena a été emprisonné pendant 34 jours aux États-Unis, arrêté le 15 octobre à l’aéroport international de Los Angeles, en Californie.

Son affaire a été portée devant le tribunal du district est de New York, où, après négociation avec le bureau du procureur américain, les accusations de trafic de drogue ont été rejetées, car l’affaire devra être traitée au Mexique. Entre-temps, Cienfuegos reste libre.

Les menaces d’expulser la DEA, de mettre sur la table des accords de coopération en matière de sécurité et même la promesse de capture d’un ‘narcocapo’ , auraient été les conditions pour renvoyer le général Cienfuegos à la maison…

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INDIAN OCEAN: French Navy Frigate Seizes 450 Kilos of Methamphetamine

The crew of a French frigate with Combined Maritime Force (CMF) 150 recently seized about 456 kilos of methamphetamine and 364 kilos of heroin, marking the third CMF drug seizure in the last two months.

On November 18, the French frigate Floréal captured the drugs from a suspicious vessel during a counter-narcotics boarding in the Northern Indian Ocean. The drugs were seized on a route known for smuggling, and the narcotics were openly visible, according to Combined Task Force 150 (CTF 150).

The Combined Maritime Forces (CMF) is a multinational partnership that works to counter illicit activity on the high seas in the Arabian Gulf, the Red Sea, Gulf of Aden, Indian Ocean and Gulf of Oman. CTF 150 is currently led by the Royal Saudi Naval Force.

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GUYANA 🇬🇾 (Narcologistique): un point de transit idéal pour la cocaïne

Une série d’interceptions très médiatisées d’opérations internationales de trafic de drogue a confirmé que le Guyana reste un point de transit crucial pour la cocaïne à destination des États-Unis et de l’autre côté de l’Atlantique.

InSight Crime a examiné le rôle essentiel de la Guyane en tant que plaque tournante du trafic de drogue qui relie l’Amérique latine aux marchés lucratifs de la cocaïne.

Une extradition historique

La récente extradition d’un ancien officier de police guyanais vers les États-Unis pour trafic de stupéfiants met en lumière la pertinence actuelle de la Guyane en tant que point de transit vers le pays du nord.

Le 10 novembre, le ministère américain de la Justice a publié un communiqué de presse annonçant que Shaun Nebblett, alias «Dapper», était le premier ressortissant guyanais à faire face à des accusations fédérales aux États-Unis depuis 1999.

La DEA affirme que Nebblett a recruté des mules en Guyane pour prendre des vols commerciaux vers les États-Unis en transportant plusieurs paires de chaussures « chargées de cocaïne » dans leurs bagages.

Les États-Unis entretiennent une collaboration constante avec le Guyana pour lutter contre le trafic de drogue entre les deux pays.

Les agents guyaniens ont bénéficié de la formation supplémentaire offerte dans le cadre de la Caribbean Basin Security Initiative (CBSI), financée par les États-Unis, qui vise à aider les autorités guyaniennes à intercepter la cocaïne qui passe par ce pays, en provenance en particulier de La Colombie.

Un point de transit idéal

La situation stratégique du Guyana et la corruption dans ses ports favorisent le rôle actuel du pays en tant que point de transit  pour la cocaïne à destination de l’Amérique du Nord comme de l’Europe et au-delà.

Les frontières poreuses du pays avec les principaux pays trafiquants de drogue – dont le Brésil et le Venezuela – en font un tremplin idéal pour les trafiquants qui transfèrent de la cocaïne aux États-Unis, au Canada, en Europe et dans les pays de transit d’Afrique de l’Ouest et des Caraïbes.

James Singh, nouvellement nommé chef de l’Unité de lutte contre les stupéfiants des douanes du Guyana (CANU), a déclaré à InSight Crime que le pays est ciblé par des réseaux de trafic de drogue qui opèrent entre les pays de «l’offre» et de la «demande».

Il a ajouté que les solides mesures anti-stupéfiants adoptées par les pays voisins ont provoqué un «effet ballon», qui a conduit les trafiquants à ouvrir de nouvelles routes via le Guyana.

Selon le rapport du Département d’État sur le contrôle des stupéfiants, la cocaïne colombienne est introduite au Venezuela et se poursuit au Guyana par voie maritime ou aérienne. La drogue peut également traverser les frontières terrestres et le réseau fluvial partagé par le Brésil, le Venezuela et le Suriname avant d’atteindre le pays.

Le rapport ajoute que les narcotrafiquants «profitent des ports mal gardés du pays, des pistes d’atterrissage éloignées, des réseaux fluviaux complexes, des frontières terrestres poreuses», ainsi que d’un «environnement permissif créé à la suite de la corruption».

Pendant des décennies, le Guyana a offert aux narcotrafiquants un point de transit idéal pour la cocaïne sud-américaine à destination des États-Unis et de l’Europe.

Diálogo, un magazine militaire américain en ligne, a rapporté qu’à la fin de 2012, les autorités malaisiennes avaient intercepté un volume considérable de cocaïne, d’une valeur de 7,1 millions de dollars américains, dans des boîtes scellées de lait de coco expédiées du Guyana. Des inspections supplémentaires ont porté sur la cocaïne expédiée du territoire guyanais au Niger et en Chine.

Compte tenu de son utilisation comme centre de transit, le pays a attiré les années précédentes de grandes organisations criminelles, dont la mafia italienne.

Par exemple, début 2014, les autorités américaines et italiennes ont interrompu une opération de trafic de drogue d’un milliard de dollars impliquant des membres de la fameuse famille criminelle Gambino de New York et des «Ndrangheta du sud de l’Italie».

Aujourd’hui, comme hier, on ne peut que faire le constat de l’incapacité des autorités d’enrayer tout ou partie du trafic et ce malgré la coopération mise en place.

L’Unité des stupéfiants travaille avec plusieurs agences internationales des drogues à travers le monde, notamment avec le Canada (GRC et ASFC), le Royaume-Uni (NCA), le Brésil (police fédérale et militaire), la France avec la DNRED de la Douane française et la Marine française, l’Afrique du Sud (unité HAWKS), Unités de lutte contre la drogue des Caraïbes (police et douanes), ainsi que la DEA, l’Agence américaine de lutte contre les drogues, qui est maintenant hébergée au Guyana.

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MAROC 🇲🇦 (Fès): un camionneur intercepté avec une demi-tonne de drogue

Lors des fouilles,la police a récupérer une cargaison de drogue composée de 20 ballots, pour un poids total de 500 kg de chira, « dissimulée avec soin dans une cavité aménagée à cet effet dans le châssis du camion », précise la Sûreté nationale. 

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EUROPOL 🇪🇺 (Blanchiment): 18 personnes arrêtées et saisie de 4 millions d’avoirs criminels en espèces, appartements, camions, voitures et comptes bancaires

Les sections de recherches de Lyon, Chambéry, Nîmes et Montpellier, appuyées par une unité d’Europol spécialisée dans la traque du blanchiment, ont arrêté 18 personnes et saisi 4 millions d’avoirs criminels (espèces, appartements, camions, voitures, comptes bancaires), a-t-elle détaillé dans un communiqué.

Le juge d’instruction a décidé du placement en détention provisoire de 14 d’entre elles. Les quatre autres ont été placées sous contrôle judiciaire.

Au dire des enquêteurs, le réseau réinvestissait les 90 millions d’euros dans l’immobilier au Maroc.

Lors des perquisitions, ils ont également saisi 37 kilos de cannabis, 5 kilos de cocaïne, deux fusils de chasse et un pistolet automatique. 2018 marquera le début de cette affaire baptisée «  Cash Collect  » par les enquêteurs. Les gendarmes lyonnais ont découvert «  qu’une flotte d’une quinzaine de poids lourds immatriculés au Maroc servait au transport de marchandises mais aussi de l’argent sale de trafiquants de drogue connus des services  ».

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MAROC 🇲🇦 (Assilah): saisie de plus de 2 tonnes de drogue

Le suspect, âgé de 43 ans, a été appréhendé lors d’une intervention menée au quartier « Khondkiyyin » à Assilah pendant une opération de déchargement de drogue d’un véhicule tout terrain vers un entrepôt, indique la DGSN.

Lors des fouilles, les policiers ont mis la main sur 66 paquets 2,3 tonnes de chira, soupçonnés être destinées au trafic par voies maritimes.

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MAROC 🇲🇦 (Agadir): six personnes arrêtées suite à la saisie de une tonne 68 kilos de chira

Le service préfectoral de la police judiciaire d’Agadir a interpellé, samedi soir, six individus âgés entre 36 et 46 ans

La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a indiqué que les mis en cause ont été appréhendés dans le cadre de l’enquête menée par la police judiciaire suite à la mise en échec, par les services de Douane et de Sûreté du port d’Agadir, d’une tentative de trafic d’une tonne et 68 Kg de chira contenue dans une cargaison de produits de pêche surgelés, à bord de deux conteneurs destinés à l’export international.

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SÉNÉGAL 🇸🇳: le patrouilleur « Le Fouladou » de la marine nationale a intercepté le 30 octobre vers 01h30 au large de Cap Skirring un navire de pêche qui convoyait de la drogue.

Au cours d’une opération conduite dans la nuit du 30 au 31 octobre 2020 dans les eaux internationales, le patrouilleur « Le Fouladou » de la marine nationale a intercepté le 30 octobre vers 01h30 au large de Cap Skirring un navire de pêche qui convoyait de la drogue.

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MAROC 🇲🇦 (aéroport Mohammed V): les douaniers trouvent 1 tonne 500 dee cannabis dans des babouches destinées au Pays-bas

Les éléments de la gendarmerie poursuivent leurs recherches pour trouver les individus impliqués dans la tentative d’exportation d’1,5 tonne de chira, saisie vendredi dernier à l’aéroport Mohammed V.

Le quotidien Assabah rapporte, dans sa dernière édition, qu’en inspectant le dépôt de marchandises, les douaniers ont été intrigués par une grosse cargaison de babouches provenant de la région de Driouch, dans la province de Nador, et destinées à être exportées vers les Pays-Bas. En outre, ce n’est pas la période à laquelle les commerçants importent des produits artisanaux marocains.

Le flair des douaniers va s’avérer payant puisqu’ils vont découvrir les plaques de chira dissimulées dans les semelles des babouches et minutieusement enveloppées par le cuir. Après avoir inspecté tout le lot, les douaniers ont avisé les services de la gendarmerie de l’aéroport, qui relève de la province de Nouaceur, pour diligenter une enquête sur la provenance et les individus impliqués dans ce trafic de drogue.

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NARCOTRAFIC: les routes de la drogue se multiplient en Afrique, avec le Maroc 🇲🇦 comme épicentre des expéditions de cocaïne vers l’Europe 🇪🇺 et le Maghreb

Photo tirée d’une video diffusée par LCI en novembre 2019

Par Abdelkader Abderrahmane

Analyste géopolitique et consultant international sur les questions de paix et de sécurité en Afrique

Le Maroc est depuis des décennies le plus grand cultivateur de haschich au monde.

Et si Rabat s’est engagé à partir de 1992 dans une «guerre contre la drogue», diminuant de manière considérable les surfaces de terres utilisées pour cette culture, la production de résine de cannabis n’a toutefois pas diminué dans les mêmes proportions.

En outre, au fil des années, du fait de sa position géographique et de sa longue histoire de producteur de cannabis, le Maroc est aussi devenu une voie de transit-clé pour d’autres trafics de drogues, telles que la cocaïne, l’héroïne et les drogues de synthèse. Ce faisant, le royaume chérifien est en passe de devenir aussi un pays de consommation, créant ainsi de nouveaux défis de santé publique pour la société marocaine et au-delà.

EXTRAITS des différents paragraphes

Histoire du cannabis

Les premières plantations de cannabis au Maroc sont apparues au XVe voire au VIIe siècles, sans doute introduites par les Arabes après leur invasion de l’Afrique du Nord. Au XIXe siècle, le sultan Moulay Hassan autorisa ensuite la culture du cannabis dans des zones restreintes. Cette politique fut poursuivie sous les protectorats espagnol et français, puis pour des raisons économiques, sous le règne du roi Mohammed V qui toléra lui aussi cette culture après l’indépendance du Maroc en 1956.

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Culture hybride

La raison pour laquelle la quantité de drogue n’a pas diminué en parallèle de la diminution des terres utilisées pour la culture du cannabis est essentiellement due à la nouvelle culture hybride du cannabis, de plus en plus utilisée par les trafiquants marocains. Selon Pierre-Arnaud Chouvy et Kenza Afsahi, auteurs de Le haschich marocain, du kif aux hybrides, c’est l’introduction de variétés hybrides, au rendement trois à cinq fois supérieur au cannabis traditionnel qui explique que malgré une baisse réelle des surfaces utilisées pour la culture du cannabis, la production de résine de cannabis demeure stable.

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De producteur de cannabis à consommateurs de drogues

En sus du trafic de résine de cannabis, la cocaïne ainsi que d’autres stupéfiants ont aussi fait leur entrée sur le territoire marocain depuis plusieurs années. Si la cocaïne demeure encore inaccessible pour la plupart des Marocains, au cours des quinze dernières années, le prix d’un gramme de cocaïne a toutefois considérablement diminué, coûtant aujourd’hui environ 600 dirhams (60 euros). Cette baisse est aussi une indication de la disponibilité croissante de la cocaïne au Maroc, en particulier au sein des classes moyennes. Ceci dit, le pays est surtout devenu une zone de transit vers l’Europe ou les pays du Golfe à travers les routes du Sahel, du Maghreb et maritimes.

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Drogues de synthèse

Mais comme dans le reste de la région du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest – voire à travers le monde –, c’est la présence croissante de drogues de synthèse qui est en train de faire une percée au sein de la population marocaine. Tramadol, Captagon, Rivotril, Lyric ou encore Artane (aussi connu sous le nom de Madame Courage) sont de plus en plus populaires parmi la jeunesse marocaine. Ces drogues de synthèse, telles que le karkoubi ou al shaghala anglyzyya (une colle) utilisée en Egypte ne sont pas sans conséquence pour la santé des utilisateurs souvent très pauvres. Le karkoubi, très répandu au Maroc, est un mélange de psychotropes, tels que le Xanax, le Valium ou le Rivotril. L’utilisation croissante de ce médicament est due au fait qu’il est facilement disponible ainsi qu’à son prix extrêmement bas, qui varie de 1 à 10 dirhams (0,50 à 1,00 euro) par dose selon les régions. Ces prix bas qui les rendent attrayants pour de nombreux consommateurs aux ressources et aux revenus limités représentent un énième défi sanitaire pour les autorités marocaines.

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Violence et questions sanitaires

Cette consommation croissante de drogues est devenue source d’inquiétude et de préoccupations pour les autorités marocaines et professionnels de la santé. Contrairement aux drogues traditionnellement dominantes, telles que le cannabis – il est estimé que près d’un million de Marocains sont des consommateurs réguliers de cannabis –, ces médicaments, qui devraient normalement être obtenus sur ordonnance, sont souvent utilisés à des fins récréatives et leurs effets addictifs ont des conséquences négatives sur la santé des utilisateurs, les rendant souvent très agressifs. La criminalité et la violence des jeunes sont d’ailleurs souvent imputables à la drogue. En outre, beaucoup au Maroc s’interrogent sur le fait que la consommation croissante de substances n’érode la morale culturelle et cultuelle.

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Business as usual

Comme l’indiquent les trafics de cocaïne et de drogues de synthèse provenant respectivement d’Amérique latine et d’Asie, le Maroc est devenu en quelques années un hub majeur pour toutes sortes de trafics de drogues liés à l’Europe et à l’Afrique de l’Ouest. Le fait que les Marocains consomment de plus en plus de drogues autres que le cannabis ne fait que renforcer cela.

Le trafic de drogues au Maroc a ainsi de beaux jours devant lui. Et si les difficultés de transports et d’acheminements vers l’Europe et ailleurs se dressent devant les trafiquants de manière régulières, ceux-ci ne sont pas à court d’idées pour poursuivre leurs activités illégales. Dans le passé, de la cocaïne a bien été trouvée dans des copies du Coran dont les pages avaient été arrachées au préalable !

Par ailleurs, le trafic de drogues de manière générale bénéficiant aussi à de nombreux notables, officiers de l’armée et autre fonctionnaires, il demeure donc très peu probable que cela cesse de sitôt.

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par Marc Fievet

Le Mahkzen est-il impliqué et jusqu’à quel niveau ?

Le rôle confirmé de la structure financière Attijariwafa Bank dans la dissimulation des fonds engrangés par le trafic de cannabis ne laisse aucune place au doute quant à l’implication personnelle du roi Mohammed VI dans ces activités criminelles.

En juin 2015, à Mornas, une bourgade du Vaucluse, les douaniers français mettent la main sur la somme rondelette de 300 000 euros en espèces à l’intérieur d’un véhicule.

L’affaire est confiée à des enquêteurs de Marseille, membres d’une section spécialisée dans la délinquance financière. En coopération avec leurs confrères de plusieurs pays d’Europe, un travail de fourmi permet de remonter la filière aux ramifications importantes et dont le quartier général se situerait au sommet de l’Etat marocain.

Comme toujours, la DG des douanes, bien qu’interrogée, n’avait pas souhaité communiquer.

La conférence de presse animée par Xavier Tarabeux, le procureur de Marseille, restera dans les annales de la justice française.

Les 300 000 euros saisis à Mornas, ce n’est donc que de la petite monnaie. Selon l’AFP, Xavier Tarabeux, qui représente le ministère public, annonce le chiffre faramineux de 400 millions d’euros qui ont été blanchis sur ces quatre dernières années.

Une partie aurait transité par la France où Attijariwafa Bank possède plusieurs agences.

Parce que si la presse française avait évoqué une «Hawala (système traditionnel de paiement informel dans la culture arabe)», les milieux initiés n’ignorent pas que la banque marocaine Attijariwafa Bank couvre un important flux financier, notamment en Afrique de l’Ouest. Malgré la bienveillance des autorités de ces pays et malgré le système de blanchiment efficace, les experts antiterroristes ont repéré, dès l’année 2012, les mécanismes frauduleux du financement de groupes terroristes proches du Makhzen tel le Mujao dont les mercenaires ont tenté d’infiltrer les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf en même temps qu’ils ont investi le nord du Mali avant de disparaître dans la nature…

Ou comment faire pour que ça fasse ‘Pschitt’ !

En novembre 2016, des dizaines de personnes ont été arrêtées en France, en Belgique et aux Pays-Bas, et la montée au créneau des relais de Mohammed VI ont réussi à liquéfier cette affaire d’État, à coups de gros millions ou de demeures somptueuses à Marrakech (Rien de plus anonyme qu’une SCI …), dans les limites de corruptibilité des responsables européens chargés de l’enquête et… comme il est toujours bon de le rappeler, la complaisance créent toujours beaucoup d’amis!

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AQMI, main dans la main avec les cartels de drogues

L’Ameripol s’est aussi penchée dans son rapport sur le conflit malien qui, pour les cartels, n’a fait qu’interrompre momentanément les principales routes de la cocaïne dans la région.

L’A-10 (autoroute 10), nom donné à cette route par les experts, est la voie la plus importante au large du 10e parallèle menant en Europe. Le rapport cite Alain Rodier du Centre français de recherche sur le renseignement, lequel assure que «les trafiquants ont démontré leur capacité à anticiper la politique internationale et continuent à faire des affaires à travers d’autres voies». Mathieu Guidere, spécialiste en géopolitique et en histoire immédiate du monde arabe et musulman, souligne, quant à lui, que «les trafiquants de drogues payent aux mouvement islamistes radicaux un droit de passage représentant 10% de la valeur totale de la cargaison. Certains groupes armés «facturent» plus pour garantir la protection du convoi».

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TUNISIE 🇹🇳 (aéroport de Tunis Carthage): saisie de 2,5 kg de cocaïne et du cannabis avec quatre subsahariennes

La police des frontières a saisi 2,5 kilos cocaïne et 265 grammes de cannabis “zatla” 265g, en possession de quatre femmes de nationalités d’Afrique subsaharienne.

La drogue était cachée dans des zones intimes de leur corps.

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GIBRALTAR (ou la recette du bon petit polar) sera diffusé sur ICI télé au Canada

Gibraltar, sur ICI Télé, le dimanche 1er novembre, à 1 h 09.

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Pour Marc Fievet: « l’esprit reste, mais c’est pas mon histoire »

C’est vrai que c’est tellement gros, ce qu’il raconte, Marc Fiévet.

Présenté par la Douane française aux autorités espagnoles du SVA comme l’agent mis en place sur la Costa del Sol, la Douane ouvrira un restaurant à Estepona en Andalousie avec Fievet et financera l’acquisition d’un cargo. Par la suite, il sera présenté aux autorités anglaises (HM Customs excise), allemandes et américaines (DEA), permettant l’interception de plus de 100 tonnes de stupéfiants.

Un scandale d’État, maintes fois évoqué.

Approché en 1988 par les douanes françaises alors qu’il réside à Gibraltar, il devient aviseur, chargé de mettre l’administration sur la piste des narcotrafiquants. Il est bon, Fiévet, c’est même le meilleur, dit-on de lui à Paris. Mais il est arrêté en Espagne en 1994, puis extradé au Canada, à la suite de l’arraisonnement d’un navire contenant plusieurs tonnes de cocaïne. Il fera par la suite « 3 888 jours de prison, une balade carcérale à travers l’Atlantique Nord ». Le pacte qui le liait avec les douanes françaises a été rompu par François Auvigne, un nouveau directeur général de la Douane française, un IGF, qui n’avait rien à faire de son histoire et qui a refusé d’accéder aux demandes insistantes de Jean Puons le patron d’alors de la DNRED.

Lâché par des pleutres

Cela fait vingt ans qu’il remue ciel et terre pour que ce « lâchage injuste et majeur » soit reconnu. La justice l’a blanchi en 2006, sans que la responsabilité de l’État soit établie. Il a écrit des livres (L’Aviseur, Gibraltar, Dans la peau d’un narco, Infiltré), effectué un tour de France en camping-car en 2007, squatté les médias…

Aujourd’hui, à 76 ans, Marc Fievet est chauffeur routier sillonnant l’Europe au volant d’un frigo de 44 tonnes, se levant à 3 h du matin quand il ne passe pas la nuit au volant pour livrer viande ou autres denrées périssables.  « Je dois travailler pour vivre et assurer mes responsabilités familiales », dit-il, sans sembler nourrir quelque amertume de sa situation. « Je ne suis pas malheureux ! J’ai vécu six ans dans le stress (ses années d’infiltré) puis j’ai fait onze ans de prison, alors… »

Il a profité et profite encore aujourd’hui de l’exposition médiatique du film pour « dénoncer et dénoncer encore l’irresponsabilité des hauts fonctionnaires de la Douane Française ».

Coscénariste dans une première mouture du projet, il n’a finalement pas participé à l’élaboration du long-métrage, qu’il juge « édulcoré  » par rapport à ce qu’il a vécu.  » L’esprit reste, mais c’est pas mon histoire. Nulle part n’apparait le fait que j’ai été adoubé par Michel Charasse, le ministre du Budget de l’époque! Par contre la lâcheté de la Douane française est bien démontrée. « 

Le dossier de Marc Fievet est toujours classé « secret défense »

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ALGÉRIE 🇩🇿 (police Judiciaire d’Oran): saisie de 10,8 kilos de kif

Les éléments de la brigade de recherche et d’intervention du service de wilaya de la police Judiciaire d’Oran ont arrêté, dans une opération, trois (3) personnes de cette bande, en exploitant des informations faisant ressortir que des individus transportent de la drogue à bord d’un camion, a-t-on indiqué.

Après avoir suivi les mouvements de cette bande, un de ses membres a été arrêté au niveau du rond point de haï « USTO » à bord d’un camion où ils ont découvert à l’intérieur, lors de la fouille, deux colis de kif traité conditionné dans 10 plaquettes pesant 10,8 kg, ainsi qu’une somme de 200.000 DA.

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MAROC 🇲🇦 (Tanger): plus de 2000 comprimés de psychotropes saisis par la DGSN

Deux suspects ont été interpellés au niveau du point de contrôle routier à Gzenaya à Tanger dès leur arrivée à bord d’un véhicule léger, poursuit la DGSN en informant que l’opération de fouille du véhicule a abouti à la saisie de 2.272 comprimés de psychotropes, dont 292 unités de type « Ecstasy » et 1.980 comprimés médicaux de type « Rivotril », de trois armes blanches, de quatre téléphones portables et d’une somme d’argent, qui pourrait provenir de ces actes criminels, précise la même source. L’un des suspects était recherché au niveau national par les services de la police judiciaire de Rabat pour son implication présumée dans deux affaires de trafic de drogue et de coup et blessures à l’aide de l’arme blanche.

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MAROC 🇲🇦 (Essaouira): une Française arrêtée pour trafic de cocaïne

Plusieurs personnes impliquées dans le trafic et la consommation de cocaïne sont tombées dans les filets de la police judiciaire d’Essaouira.

Dans le lot, bien des touristes et des résidents étrangers qui seraient en relation avec un réseau de trafic de drogue dure. 7 personnes impliquées dans ce trafic de cocaïne, parmi lesquelles, trois étrangers, ont été placées en garde à vue, rapporte le quotidien Al Akhbar, précisant que parmi les mis en cause, se trouvent une fille et trois étrangers, dont une Française. Tout est parti de la saisie d’une petite quantité de cocaïne chez des consommateurs et chez une femme étrangère, à la tête d’une unité touristique qui fournissait de la drogue à ses clients, indique la même source.

 

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NARCOTRAFIC: quand la drogue passe par des fruits et légumes exotiques

Maroc-Espagne-Turquie, ainsi que les ports d’Anvers et du Havre, tout comme l’aéroport de Zaventem, ce sont les circuits empruntés par une bande de trafiquants pour convoyer en Belgique du cannabis, de la cocaïne et de l’héroïne, en les dissimulant dans des cargaisons de fruits et légumes.

Le procès des 23 individus suspectés d’appartenir à ce réseau s’est ouvert ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles.

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FRANCE 🇫🇷 (Coke en stock – CCCXVI): l’implication française et ses conséquences

Le Boeing oublié de Tarkint, dix ans après, c’était la révélation du nouveau chemin choisi par les producteurs colombiens pour envahir le marché européen si prometteur.

Leur allié sur place, la ‘Ndrangheta était là pour les accueillir et assouvir tous leurs souhaits. Les deux partis y avaient tout à gagner. Le chemin du Sahel, c’était le palliatif aux efforts européens pour tenter de juguler les arrivages directs par container, dont Anvers était devenu la plaque tournante.

Pour y arriver il avait fallu bâtir toute une structure capable de s’occuper d’au moins deux très gros porteurs, un éclaireur et son doublon de secours, selon un scénario qui a été reconstitué après coup.

Un système qui a dû négocier avec les terroristes sahéliens, ravis d’augmenter ainsi plus que sensiblement leurs revenus pour se procurer de nouvelles armes et des Toyota neuves. La ‘Ndrangheta, de cette manière, restait fidèle à elle-même, celle d’être un groupe lui-même terroriste, opposé à toute idée d’Etat démocratique.

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MAROC 🇲🇦 (commune rurale d’Asrir, à quelque 15 km de Guelmim): saisie d’une tonne et 630 kg de chira

Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), les procédures de recherche et les perquisitions menées par les services de la Gendarmerie royale compétents territorialement dans une zone située à la commune rurale d’Asrir, à quelque 15 km de Guelmim, ont permis la saisie d’une cargaison de drogue composée de 57 paquets de chira, d’un fusil de chasse, d’un véhicule tout terrain, d’une motocyclette et d’une arme blanche sous forme de sabre, ainsi que de deux téléphones portables.

La drogue saisie avait été enterrée dans une zone saharienne près d’une tente non habitée, a ajouté la même source, précisant que les recherches et investigations sur le terrain se poursuivent pour interpeller les complices liés au réseau criminel impliqué dans cette opération.

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MAROC 🇲🇦 (Al-Hoceima): saisie de 4 tonnes de haschich

Une patrouille pédestre de la Marine Royale marocaine a saisi mardi 20 octobre quatre tonnes de résine de cannabis près d’une plage proche d’Al-Hoceima (nord), a annoncé l’agence MAP en citant une source militaire.

Les trafiquants qui se trouvaient sur place ont pris la fuite, laissant une cargaison de 117 ballots qui ont été saisis, selon la même source.

Une autre opération a permis de découvrir 1,6 tonne de résine de cannabis enterrée dans le désert près d’une tente inhabitée dans la région de Guelmim, selon la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

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