TANGER (Maroc): le cannabis en débat sur ses terres

http://leconomiste.com/article/995426-le-cannabis-en-d%C3%A9bat-sur-ses-terres

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MAROC (Cannabis): des conférenciers appellent depuis Tanger à une intervention royale

Par Amyne Asmlal le 20/03/2016 © Copyright : DR

Kiosque360.
Lors de la déclaration finale de la conférence organisée, à Tanger, sur le cannabis, les participants ont appelé à la dépénalisation de la culture de cette plante.
Ils proposent des alternatives juridiques et socio-économiques à la politique de répression et de pénalisation actuelle.

Les participants à la «Conférence internationale sur le cannabis et les drogues» ont adressé au Souverain une motion sollicitant son intervention pour réglementer la culture du cannabis, rapporte le quotidien Assabah dans son édition du lundi 21 mars. La rencontre a été organisée, ce week-end, par la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, dans son siège de Tanger, et a connu la présence remarquée d’une partie du corps diplomatique accrédité à Rabat.

Le communiqué final de la conférence comporte une autre motion, également soumise au Souverain, afin que le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) réalise une étude, en concertation avec tous les intervenants concernés, sur la possibilité de revoir le volet du code pénal qui porte sur la drogue, notamment sa culture et sa consommation. Laquelle étude devrait prendre particulièrement en compte l’angle des droits de l’Homme.

Les conférenciers ont, de même, appelé les Nations Unies à adopter de nouvelles approches et politiques dans le domaine de la lutte contre la drogue. Approches qui prendraient en compte le droit au développement durable, la santé publique et les droits de l’Homme. Cette révision d’approche est dictée, affirme le communiqué final de la conférence, par les retombées néfastes et non productives de la politique de répression et de pénalisation actuellement adoptée par l’ONU.

De même, ils ont appelé tous les Etats à s’engager pour apporter aide, soutien et protection aux dépendants de drogues.

Selon Ilyas El Omari, président de Région, cité par le quotidien, «l’objectif central de cette conférence a été de proposer des alternatives juridiques qui prennent en compte le droit à la santé, à la dignité, au développement et à la prospérité et des alternatives socio-économiques qui permettent un développement global et durable tout en respectant le patrimoine et les usages des habitants».

Le quotidien Akhbar Al Yaoum s’est également intéressé au sujet dans son édition du lundi 21 mars. Ilyas El Omari, également secrétaire général du PAM, défend la culture du cannabis, et ses adversaires politiques l’accusent de servir un agenda électoral, affirme le journal. Citant le secrétaire général du PAM, le quotidien affirme que la déclaration d’indépendance des Etats-Unis est rédigée sur une feuille fabriquée en chanvre. De même qu’une plante de kif, produite localement, contient entre 50 et 60 substances pharmaceutiques pouvant entrer dans le traitement de plusieurs maladies, dont des maladies du cœur.

Malgré cela, affirme la même source, ce sont près de 40.000 agriculteurs de condition très modeste qui vivent actuellement dans les montagnes du Rif, dans la peur et sans papiers d’identité. Ils sont privés de tous leurs droits, dont les plus élémentaires, parce qu’ils sont recherchés pour culture de cannabis. En même temps, les personnes poursuivies, entre barons de la drogue et membres de réseaux de trafics de stupéfiants, sont au nombre de 400, soit à peine 1% de l’ensemble des personnes poursuivies en justice.

http://m.le360.ma/page.php?link=http://www.le360.ma/fr/politique/cannabis-des-conferenciers-appellent-depuis-tanger-a-une-intervention-royale-65507

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MAROC: la culture marocaine du cannabis mise à l’index

http://www.liberte-algerie.com/actualite/la-culture-marocaine-du-cannabis-mise-a-lindex-244188

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MAROC (Pétition): remplacement des 85 000 hectares de culture de cannabis (zone du Rif) par des cultures vivrières.

http://www.mesopinions.com/petition/sante/remplacement-85-000-hectares-culture-cannabis/18819

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MAROC (Aéroport international Mohammed V): saisie de près de 3 kg de cocaïne dans les bagages d’un Nigérien

m6casaUn Nigérien a été arrêté à l’aéroport international Mohammed V, à Casablanca, en possession de 2.995 g de drogue dure, apprend-on d’une source policière. En fouillant ses valises, les éléments de la sûreté à l’aéroport ont découvert la drogue dissimulée dans de petits tubes pour machines à coudre.

LIRE: http://aujourdhui.ma/faits-divers/aeroport-international-mohammed-v-saisie-de-pres-de-3-kg-de-cocaine-dans-les-bagages-dun-nigerien

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MAROC: des policiers accusés d’avoir détourné de la cocaïne

Des policiers accusés d’avoir détourné de la drogue issue de saisies sont actuellement sous le coup d’une enquête. Parmi les accusés, on compte des officiers, des inspecteurs et un commissaire affectés au quatrième district de police Yacoub El Mansour à Rabat.

Tout a démarré après l’arrestation d’un baron de la drogue à Rabat, rapporte le journal Assabah. Durant son arrestation, une quantité importante de drogue est saisie, de même que des portables et de l’argent. Et c’est justement cette drogue qui est aujourd’hui au centre de cette affaire. Selon le journal, un haut responsable de ce district a été informé la semaine dernière d’un possible détournement de drogue dans lequel sont mêlés plusieurs policiers.

lire:

http://www.bladi.net/policiers-maroc-detournement-cocaine,44711.html

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MAROC: saisie de près de 4t de cannabis à El Guergarate

Saisie de près de 4t de cannabis à El Guergarate

LIRE: http://www.medias24.com/Quoi-de-neuf/162425-Saisie-de-pres-de-4t-de-cannabis-a-El-Guergarate.html

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MAROC (Casablanca): 4 tonnes de drogue détectées grâce aux chiens renifleurs

Casablanca :  4 tonnes de drogue détectées grâce aux chiens renifleurs

Plus de quatre tonnes de Chira ont été saisies, dimanche 13 mars 2016, lors d’une opération menée par des éléments de la Gendarmerie royale d’Ain Sebâa dans un entrepôt de la zone industrielle de Sidi Bernoussi.

Selon les autorités locales, cette opération a été menée en étroite collaboration avec la Gendarmerie royale d’Aousserd, dans le cadre de la lutte contre le crime organisé sous toutes ses formes.

« La drogue a été soigneusement dissimulée dans des emballages en plomb et empaquetée dans des tuyaux métalliques destinés à l’irrigation », a précisé le capitaine Anas Lahlou, notant que cette importante quantité de Chira a été découverte grâce aux chiens renifleurs de drogues.

D’après la même source, les trafiquants comptaient exporter la drogue vers des pays subsahariens. Par ailleurs, les investigations entreprises sous la supervision du parquet ont permis l’arrestation d’un trafiquant, alors que les recherches se poursuivent toujours pour mettre hors d’état de nuire les autres complices.

http://aujourdhui.ma/faits-divers/casablanca-4-tonnes-de-drogue-detectees-grace-aux-chiens-renifleurs

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MAROC: un trafiquant de drogue de gros calibre arrêté à Tétouan

5 mars 2016

Un homme sous le coup d’un mandat d’arrêt pour trafic de drogue a été interpellé mercredi par la police judiciaire de Tétouan et celle de Martil.

Agé de 39 ans, l’individu faisait l’objet de onze avis de recherche au niveau national, indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué, précisant qu’il était impliqué dans des opérations de trafic de drogue.

lire: http://www.bladi.net/trafiquant-drogue-tetouan,44626.html

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MAROC: toujours un des plus gros producteurs de résine de cannabis au monde

MarocRifCannabisLe Maroc est l’un des plus gros producteurs de résine de cannabis au monde et continue de fournir l’Europe, selon le rapport de l’année 2015 publié par l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS).

La plupart de la résine de cannabis destinée à l’Europe est acheminée clandestinement depuis le Maroc, note le rapport de l’OICS, un organe indépendant chargé de surveiller l’application des conventions internationales des Nations Unies relatives au contrôles des drogues.

« Le Maroc demeure l’un des plus gros producteurs de résine de cannabis et reste l’un des principaux pays d’où provient la résine acheminée clandestinement vers l’Europe », révèle le document, soulignant que « le Maroc faisait partie, ces dix dernières années, des trois pays les plus fréquemment cités comme source ou zone de transit de la résine saisie au monde ».

En 2014, le Maroc, l’Afghanistan, le Liban et le Pakistan ont fait partie des pays d’origine et d’envoi de la résine de cannabis saisie en Europe occidentale, est-il mentionné dans le rapport de l’OICS.

LIRE: http://www.aps.dz/monde/37726-le-maroc,-un-des-plus-gros-producteurs-de-r%C3%A9sine-de-cannabis-au-monde

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MOROCCO: over 18 Tons of Hashish Seized Northern Morocco

Saturday 27 February 2016

Over 18 Tons of Hashish Seized Northern Morocco
Rabat – Moroccan authorities on Saturday seized 18.15 tons of Hashish (cannabis resin) aboard a TIR truck and arrested two suspects, the General Directorate of National Security (DGSN) said.

According to the first elements of the investigation, the banned substance, which was carefully concealed in a shipment of agricultural products, was discovered upon inspection of the cargo vehicle that was about to embark to Europe, the same source pointed out, adding that the driver and his companion were arrested.

The suspects, aged 30 and 39, were placed in custody pending the completion of the investigation.

https://www.moroccoworldnews.com/2016/02/180797/over-18-tons-of-hashish-seized-northern-morocco/

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MAROC: plus de 18 tonnes de drogue saisies au port Tanger Med

27 février 2016 – 14h10 – Société

 Une saisie record de plus de 18 tonnes de drogue a été opérée par la police ce samedi matin au port Tanger Med.

Soigneusement dissimulée dans un chargement de produits agricoles, la drogue a été découverte suite au contrôle de la cargaison juste avant son embarquement vers l’Europe, indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué.

Le conducteur du camion et un passager, respectivement âgés de 30 et 39 ans, ont été placés en garde à vue en attendant la fin de l’enquête qui tentera de déterminer les destinataires de cette cargaison de chira.

http://www.bladi.net/drogue-chira-saisie-tanger-med,44555.html

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ITALIA: su furgone 180mila euro hashish, arresti

Polizia sequestra 60 chili a Torino, marocchini in manette

http://www.ansa.it/sito/notizie/cronaca/2016/02/26/su-furgone-180mila-euro-hashish-arresti_e7e26765-6415-47d7-8550-cd50df3851f1.html

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MAROC: deux nouvelles saisies de cocaïne à Casablanca

casaDeux opérations distinctes ont été effectuées dans le cadre de la lutte contre la drogue. La première, entreprise à l’aéroport Mohammed V, a permis aux éléments de police à mettre en échec une tentative de trafic de cocaïne, en arrêtant un individu en provenance de Sao Paulo (Brésil).

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MALI (Trafic de drogue dans le nord): sujet tabou au sein de la communauté arabe de Gao

Par
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Alors qu’elle était une occasion propice pour dénoncer le trafic de drogue dans le Nord du Mali, l’assemblée générale des Arabes de Gao a plutôt expressément éludé le sujet.

Lors de l’assemblée générale de la communauté de Gao en fin de semaine, les débats ont tourné autour des questions de cohésion, du terrorisme, de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation. La communauté arabe a vu la participation des alliés, notamment le Gatia, représenté par l’ambassadeur du Mali au Niger, Alhamdou Ag Ilienne. Celui-ci a tenu à faire passer un message ; à savoir : l’accord d’Anefis qui a scellé un pacte entre la Coordination et la Plateforme.

L’ancien gouverneur de Kidal qu’il a été a déclaré que cette rencontre a été initiée par l’Etat malien et non les groupes comme présenté jusqu’ici. Cette clarification est justifiée par les rumeurs qui font état d’un pacte de sang entre les deux signataires au détriment du gouvernement malien.

A la suite d’Ag Ilienne, c’est le député de Bourem, Mohamed Ould Mataly, qui s’est prononcé en faveur d’un consensus au sein de la CMFPR afin que le  processus de paix avance. En plus des déclarations fortes qui ont émaillé la rencontre, un bureau de la communauté arabe de Gao a été mis en place. Il est dirigé par Hanoune Ould Ali.

Connu comme un opérateur économique, ce dernier est aussi, selon des sources, le bras financier de la Plateforme, notamment sa branche armée. D’aucuns disent même qu’il serait le bailleur qui a fourni les véhicules de combat au Gatia. Cependant, son passé lourd rend la situation complexe aux yeux de certains observateurs. Mais au cours de cette assemblée générale, il n’a pas eu de difficulté à se faire élire président de la communauté arabe de Gao.

Autre fait qui dérange dans ces assises, c’est la question du trafic de drogue qui n’a pas été débattue alors qu’il constitue une préoccupation majeure. Une évidence, le sujet a été le grand tabou, certainement, en raison du fait que des figures emblématiques de ce trafic de drogue étaient présentes à cette assemblée de la communauté arabe qui aurait pu être une tribune de désapprobation de ce commerce florissant dans le désert.

A . M. C.

Source: L’Indicateur du Renouveau

http://malijet.com/actualte_dans_les_regions_du_mali/rebellion_au_nord_du_mali/147726-trafic-de-drogue-dans-le-nord-sujet-tabou-au-sein-de-la-communau.html

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FRANCE: saisie douanière d’1,2 tonne de cannabis sur l’A6

Saisie douanière record d'1,2 tonne de cannabis sur l'A6Saisie douanière record en Bourgogne | © Douane
Il s’agit de la saisie de stupéfiants la plus importante jamais réalisée en Bourgogne.

Les services douaniers de Bourgogne viennent d’intercepter 1,2 tonne de cannabis, réalisant ainsi la plus importante saisie de stupéfiants jamais réalisée dans la région.

Le 16 février, les douaniers d’Auxerre contrôlent un poids lourd sur l’autoroute A6 sens sud/nord. Alors que le camion voyage à vide, les agents remarquent que les coffres latéraux de rangement pour palettes de la remorque sont fermés par des cadenas.

A l’ouverture des coffres, ils découvrent alors 39 valises intégralement remplies de résine de cannabis, soit 1240 kg de stupéfiants, estimés à plus de 7,2 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants.

Le chauffeur et la drogue ont été remis aux services de gendarmerie de Dijon. Les suites judicaires ont été confiées à la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris.

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12717-saisie-douaniere-record-d-1-2-tonne-de-cannabis-sur-l-a6

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MAROC: l’entraîneur de football était en fait un trafiquant de cocaïne

17 février 2016

C’est une histoire à laquelle beaucoup d’habitants de Skhirat ont toujours du mal à croire. Un entraîneur de football d’une équipe amateure locale a été arrêtée par la police pour trafic de cocaïne.

Les faits sont rapportés aujourd’hui par le journal Al Ahdath Al Maghribia. D’après ce journal, la police de Rabat a interpellé l’entraîneur de football qui a utilisé son activité au sein du club pour s’adonner au trafic de cocaïne, activité très juteuse puisqu’elle lui a permis d’amasser beaucoup d’argent.

L’homme avait un système bien rodé. Pour se fournir en drogue, le trafiquant se rendait dans le nord du pays, notamment à Nador pour s’acheter la drogue et parfois il était accompagné de sa femme.

Après avoir fait une filature, la police arrête finalement le trafiquant samedi dernier à la gare routière de Rabat. Accompagné encore une fois de sa femme, il revenait de Nador avec une grosse quantité de drogue. Durant son interrogatoire, le trafiquant avoue tout aux policiers.

L’entraîneur ainsi que sa femme ont été mis à la disposition de la justice avant d’être incarcérés.

http://www.bladi.net/entraineur-trafiquant-cocaine,44426.html

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MAROC: les cultivateurs de cannabis en attente d’une loi pour les sauver

MarocRifCannabis17 Février 2016 10:11

On parle souvent du cannabis provenant du Maroc, de ses trafiquants, de ses dealers.. Mais qu’en est-il de ses cultivateurs ? Ya t’il une loi qui les protège ? Sont-ils libres de cultiver ces champs qui s’étendent sur les plaines du Maroc ?
Une enquête sur place a été faite par nos confrères de dune-voices, sur les plus hauts sommets de la ville de Chefchaouen au Nord du Maroc.

Avec beaucoup d’hésitation et une peur bien visible, El Mokhtar se présente à ceux qui ne le connaissent pas comme « agriculteur » ou « cultivateur ». Mais au fur et à mesure qu’on discute avec lui, on découvre les côtés ténébreux de sa profession. Imperceptibles d’emblée, les aspects inavoués de son activité peuvent mener à la prison au Maroc ou, au mieux, à une vie de perpétuelle angoisse et de soupçons incessants à l’égard de son plus proche entourage.

« Je cultive le hachich ou le cannabis comme vous préférez l’appeler », c’est ainsi que nous répond El Mokhtar, après une longue hésitation et au bout d’une mise en confiance qui a duré des heures. Une fois rassuré de nos intentions et de l’objectif de la visite  que nous effectuons dans cette région située sur les plus hauts sommets de la ville de Chefchaouen au Nord du Maroc, il s’est confié à nous en ajoutant : « Notre vie est très difficile car, avec nos familles, nous risquons toujours d’être arrêtés à n’importe quel moment. De plus, on est souvent rackettés par les autorités locales qui savent très bien quel type de culture nous pratiquons et c’est ce qui nous pousse à réfléchir par deux fois avant d’adresser la parole à n’importe quel étranger en visite dans notre village ».

Les harcèlements subis par les habitants de la région ne s’arrêtent pas là. El Mokhtar affirme en effet que les jeunes du village sont sans arrêt sujets à des fouilles et à des questionnaires, chaque fois que quelqu’un d’entre eux manifeste sa volonté de quitter le territoire national et de voyager quelque part. En effet, sa seule appartenance à une région connue pour être un fief de la culture du cannabis suffit pour faire de lui un objet de soupçons. Et, pour prouver le contraire, il est contraint de présenter ce qu’il faut d’informations et de documents attestant qu’il ne fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire.

« Nous n’avons pas choisi de cultiver le cannabis ; c’est la terre qui en a voulu ainsi ! Rien d’autre ne peut y pousser et n’importe quel agriculteur qui choisirait de nager contre le  courant peut être certain de voir ses efforts et son argent emportés par le vent car toute sa récolte ne suffirait pas alors à lui donner de quoi manger pour une seule journée », affirme El Mokhtar en déplorant l’état où se trouve désormais son village avant d’ajouter : « Si les agriculteurs avaient trouvé une alternative à la culture du « kif », ils l’auraient immédiatement choisie au lieu de vivre dans une peur continue et d’être tout le temps angoissés ».

A son tour, Hamid vit de la culture de la drogue. Il avait fréquenté l’unique école de son village où il avait très tôt appris beaucoup de connaissances très utiles. Mais il a très vite compris que ce type de culture est l’unique voie accessible pour mener une vie décente, dans la mesure où la région à laquelle il appartient ne dispose pas de beaucoup de ressources permettant de travailler et de gagner sa vie. Il n’y a en effet ni commerces ni industries ni même des usines proches. C’est ce qui l’a finalement décidé à exercer la profession de ses parents et de ses aïeux qui, du reste, n’est aucunement considérée dans son milieu comme une activité honteuse. Il a fait donc son choix, ignorant toutes les mises en gardes qui lui ont été faites par la plupart de ses amis qui, eux, ont choisi de partir en ville et d’abandonner la vie rurale derrière eux.

Comprenant tous ces enjeux, Hamid est toujours au courant de toutes les nouveautés survenant à ce sujet dans le Royaume. C’est d’ailleurs ce qui lui fait accueillir avec beaucoup d’enthousiasme le projet de loi présenté par les partis de l’opposition marocaine et visant à rendre légale la culture du cannabis, ce qui promet, comme il dit, de donner une sorte de quiétude aux agriculteurs.

Les partis d’opposition au sein du Parlement marocain, en l’occurrence le Parti de l’Authenticité et de la Modernité (PAM), le parti Al Istiklal et aussi le parti de l’Union Socialiste des Forces Populaires, ont en effet présenté un projet de loi proposant de permettre aux agriculteurs la culture du cannabis sous l’égide d’une institution publique qui délimite les surfaces cultivables et supervise la commercialisation à usages médicaux et industriels.

Défendant le projet présenté par son parti, Hakim Benchammas, président du groupe parlementaire du PAM à la Chambre des Conseillers, affirme qu’il faut briser les tabous sociaux et juridiques à ce sujet, expliquant que cette question est soumise à des préjugés dont les plus grandes victimes sont les agriculteurs vulnérables vivant dans ces contrées du nord marocain. Il considère aussi que ce projet de loi contribuerait à la mise en place d’une économie de rechange dont profiteraient les cultivateurs et le Trésor Public à la fois, dans la mesure où le cannabis serait exploité dans l’industrie pharmacologique, ainsi que dans d’autres utilisations légales dont l’efficacité n’est plus à prouver comme l’attestent les expériences de nombreux pays dont essentiellement les Etats Unis d’Amérique et la Hollande.

Ben Chammas considère également que le fait de réussir à rendre légale la culture du cannabis au Maroc signifie « mettre fin à la souffrance des agriculteurs et des familles vivant dans les zones concernées par les contrôles sécuritaires et réparer l’image négative répandue du Maroc à l’étranger par rapport à cette activité ». Des statistiques non officielles disent en effet que plus de quarante mille personnes parmi les habitants des régions où se cultive le cannabis ont fait l’objet de mandats d’arrêts de la part des pouvoirs policiers locaux ; et ce pour culture et trafic de drogue.

Pour sa part, Abdelaziz Aftati, le parlementaire du parti au pouvoir, « Justice et Développement », trouve cette initiative louable du point de vue de l’exploitation médicale et industrielle du cannabis. Il redoute cependant qu’elle ne profite aux mafias et aux gangs spécialisés dans le trafic des stupéfiants qui dominent ce type de culture et qui risquent de tourner à leur avantage cette légalisation afin d’étendre leurs opérations de contrebande et de se faire des fortunes colossales sur le dos des petits agriculteurs. Des conséquences aussi négatives sont bien entendu le contraire de ce qui est prévu au départ.

Aftati explique encore que si les expériences internationales ont prouvé l’efficacité de cette solution, le Maroc reste toutefois un pays différent des autres qui a  ses particularités et ses spécificités. C’est ce qui rend difficile donc de se prononcer sur les conséquences de cette légalisation et de savoir si elle aurait les effets escomptés ou si elle faciliterait davantage la tâche aux grands contrebandiers.

En ce qui concerne l’usage médical du cannabis, Dr. Dalila Bouchetta, chercheur en pharmacologie et en intoxication médicamenteuse à l’Université Sidi Mohamed Ben Abdallah, assure que nombre d’études faites sur cette plante ont prouvé qu’elle peut être utilisée pour la fabrication de plusieurs médicaments et préparations cosmétiques. C’est d’ailleurs  ce que des pays tels que la France ont très tôt compris en intégrant le cannabis dans le protocole de fabrication de nombreux médicaments. Elle ajoute qu’en même temps, la plante peut servir également de tabac à rouler et à fumer, ce qui, à fréquentes expositions, nuit aux cellules du cerveau et aux poumons.

Le nombre d’agriculteurs vivant de la culture du cannabis au Maroc atteint les 800 mille dont la majeure partie se trouve dans le nord. Par ailleurs, selon des rapports rédigés par des activistes de la société civile, l’activité commerciale reliée à cette plante est estimée à 200 millions d’euros. Cependant, la surface consacrée à la culture du cannabis a reculé ces dernières années pour atteindre les 47196 hectares en 2013 contre 134000 hectares en 2003. C’est ce que les activistes expliquent par la peur insoutenable, ainsi que par la souffrance que vivent les agriculteurs dans ces régions et dont la solution demeure tributaire d’un compromis à trouver entre les divers acteurs partisans et politiques aussi bien dans le gouvernement que dans l’opposition.

Source : dune-voices.info

http://www.mosaiquefm.net/fr/4926/cannabis-les-cultivateurs-au-maroc-attendent-une-loi-pour-les-sauver.html

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MALI: comment les terroristes tirent profit du trafic de drogue au nord du pays

Carte-maliLe trafic de drogue a pignon sur rue en ce moment au Nord-Mali. En effet, ce commerce illicite constituerait la principale source de financement des groupes jihadistes qui pullulent dans cette région. C’est à juste titre que les autorités maliennes ont décidé de s’attaquer aux narcotrafiquants pour freiner l’avancée du terrorisme, nous rapporte Mediapart.

Le trafic de drogue, une voie royale pour financer le terrorisme.

Le trafic de drogue est en train de prendre des proportions inégalées dans la partie septentrionale du Mali. Véritable manne financière des groupes jihadistes, les autorités ont donc décidé de s’y attaquer de façon frontale. Le chef de l’Etat français, François Hollande semblait déjà tirer la sonnette d’alarme : « La lutte contre le trafic de drogue est un élément essentiel si nous voulons lutter contre le terrorisme, parce que le terrorisme se nourrit du trafic narcotique partout dans le monde et notamment en Afrique de l’Ouest. »

Même son de cloche du côté des autorités maliennes qui sont conscientes des effets néfastes du trafic du drogue. Le Nord-Mali est une vaste zone sahélienne qui échappe encore au contrôle et à la vigilance de Bamako. Les narcotrafiquants y ont élu domicile et trouvé en ces lieux un terrain de chasse pour s’adonner à leurs basse manoeuvres. Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop a lancé un appel en direction des Nations unies : « Nous devons combattre également les terroristes et les narcotrafiquants, sinon nous ne réussirons pas à avoir une paix durable au Mali. »

Au regard des résultats de l’enquête menée par le journal d’investigation français, Mediapart, et qui met à nu les dessous d’une pratique qui tend à prospérer, combattre le terrorisme reviendrait à s’attaquer prioritairement au réseau de la drogue. Cela aura le mérite de couper la véritable source de financement du terrorisme.

http://www.afrique-sur7.fr/18034/mali-comment-les-terroristes-tirent-profit-du-trafic-de-drogue-au-nord-du-pays/

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NARCOTRAFICO: cae una red de narcos gracias a los controles impuestos tras los atentados de París

La fuerzas de seguridad se han incautado 650 kilos de hachís

y han detenido a nueve personas

El teniente coronel de la Comandania de Huesca, Vicente Reig (i), la subdelegada del Gobierno, Teresa Lacruz, y el comisario de la Policía Nacional de la provincia, Fernando Pascual, observan el cargamento de hachís. - EFE EFE
01/02/2016

El teniente coronel de la Comandania de Huesca, Vicente Reig (i), la subdelegada del Gobierno, Teresa Lacruz, y el comisario de la Policía Nacional de la provincia, Fernando Pascual, observan el cargamento de hachís.

– EFE

Agentes de la Policía Nacional y de la Guardia Civil han desarticulado una red francesa de narcotráfico que introducía droga a través del Pirineo, en una operación conjunta que se ha saldado con la intervención de 650 kilos de hachís y la detención de nueve personas.

Los detalles de la operación, que se inició a raíz de la intensificación de los controles de fronteras tras los atentados de París del pasado noviembre, han sido detallados hoy en rueda de prensa por la subdelegada del Gobierno en Huesca, María Teresa Lacruz, el comisario provincial de policía, Fernando Pascual, y el jefe de la Comandancia de Guardia Civil, Vicente Reig.

Los detenidos, nueve franceses de origen marroquí y una mujer española asentada en Melilla que servía de « pantalla legal » para la red a la hora de contratar pisos y garajes, introducían la droga desde Marruecos a través Estepona (Málaga) y la transportaban rápidamente a viviendas de Sabiñánigo y Jaca, en el Pirineo oscense.

Según los investigadores, la droga era custodiada en los garajes de dichas viviendas mientras varios miembros de la red inspeccionaban en vehículos, dotados todos de matrículas falsas de distintas nacionalidades, los accesos a Francia a través de los pasos fronterizos para dar el aviso de que el paso estaba libre.

Mediante este procedimiento, denominado « go fast » (envío rápido), los miembros de esta organización, todos en prisión tras prestar declaración ante el Juzgado de Instrucción número 1 de Jaca, trataban de esquivar la vigilancia fronteriza y transportar la droga a Francia.

La operación se inició hace tres meses, al detectar los investigadores la presencia en Jaca y Sabiñánigo de una organización criminal internacional que podría servirse de varios garajes para ocultar cargamentos de droga, antes de su transporte a territorio francés.

El transporte con droga, una vez activado el aviso de la inexistencia de controles, era realizado con rapidez, sin paradas en gasolineras y áreas de servicio para evitar ser detectados.

Los agentes, con la colaboración de la policía francesa, pudieron determinar que los sospechosos contaban con multitud de antecedentes policiales en Francia por tráfico de drogas, tenencia de armas, robos, uso de matrículas falsas, amenazas y lesiones, así como que la base principal de operaciones se encontraba en Estepona.

La primera fase de la operación se llevó a cabo en Jaca, tras detectar los investigadores la llegada de un gran alijo procedente de Estepona que había sido ocultado en el interior de un vehículo estacionado en un garaje de la localidad pirenaica y listo para emprender el viaje.

En el registro de dicho vehículo, los agentes se incautaron de 24 fardos con 646 kilogramos de hachís de distinta pureza, valorada toda en más de 2 millones de euros, y procedieron a la detención de seis miembros de la red y a la intervención de 3.325 euros y de cuatro vehículos, uno de ellos de alta gama.

Los agentes, según ha explicado el comisario jefe de Huesca, investigaron si los detenidos mantenían algún contacto con organizaciones yihadistas, opción que, según ha subrayado, fue descartada de forma inmediata.

La segunda fase de la operación permitió el desmantelamiento de la base de operaciones en una urbanización de lujo en Estepona y la detención de los dos cabecillas de la organización, uno de los cuales era fugitivo de la justicia francesa, con condenas pendientes de 12 años de prisión y peticiones fiscales por otros casos de 9 años de cárcel.

Estos dos detenidos, quienes habían elegido una localidad con gran población flotante para tratar de evitar la vigilancia policial, se encargaban de realizar las operaciones de compra desde dicha urbanización, donde fueron intervenidos 4.555 euros en metálico y un tableta de 100 gramos de hachís que utilizaban de muestra.

La organización contaba, además, con la colaboración de una mujer española de 25 años residente en Melilla, detenida en tres ocasiones por colaborar con bandas de narcotráfico, que se encargaba de suscribir los contratos de alquiler de viviendas y garajes, así como los de vehículos y de hoteles.

A los detenidos se les imputan presuntos delitos de pertenencia a organización criminal, tráfico de drogas y falsificación documental.

En la operación han participado, además, las unidades de Drogas y Crimen Organizado de Huesca, Jaca, Estepona y Melilla, y el grupo de operaciones especiales de la Jefatura Superior de Policía de Zaragoza.

http://www.elperiodicodearagon.com/noticias/aragon/desarticulada-red-francesa-narcotrafico-incautados-650-kilos-hachis_1084786.html

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