
Gendarmes et policiers ont interpellé 16 personnes cette semaine, impliquées dans deux importants trafics de stupéfiants dans le pays de Saint-Brieuc et le centre Bretagne.
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Gendarmes et policiers ont interpellé 16 personnes cette semaine, impliquées dans deux importants trafics de stupéfiants dans le pays de Saint-Brieuc et le centre Bretagne.
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18 kg d’héroïne, majoritairement « brown » donc coupée avec différents produits pour être plus lucrative à la revente, ont été saisis dans la nuit de lundi à mardi dans le quartier de l’Argonne à Orléans.
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À Calais et Dunkerque
Dans un silence total des DI, DR et autres administrateurs, suite au feu vert donné par Rodolphe Gintz, le directeur général de la Douane française, ce jeudi matin, la police a engagé des discussions avec les douaniers pour qu’ils stoppent leur «grève du zèle».
Ce matin à Dunkerque. Le dialogue social en douane @gintz @douane_france @afpfr @CGTdouanes @cgt https://t.co/FsPxTMXb9Q

C’est officiel: l’autorité administrative et le pouvoir politique, plutôt que dialoguer, vient d’envoyer des policiers et gendarmes pour déloger des douaniers en uniforme et armés parce qu’ils bossent. Bienvenue dans le nouveau monde. @UNSADouanes
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Les collègues de Dunkerque ont donc interdiction de faire leur boulot au ferry de Dunkerque. Plus personne ne contrôle là bas. Pas de discussions, pas d’échange. L’avenir douanier semble bien sombre en France.
Le commissaire divisionnaire de la CSP Dunkerque à informé les douaniers qu’un contrôle douanier constitue un trouble à l’ordre public..
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« Si l’avion avait transporté de la cocaïne, et qu’il avait été contrôlé deux ou trois jours après, est-ce que le chien des douanes aurait marqué ? », avait questionné Me Dupond-Moretti, la semaine dernière, profitant du témoignage d’un policier qui venait de faire un exposé sur les odeurs persistantes qui accompagnent cette drogue.
« Il faudrait poser la question à un spécialiste des chiens, mais ça paraît compliqué de cacher ça au chien… »
Un défi lancé par Me Dupond-Moretti
Sauf qu’il n’y a aucune trace d’un tel contrôle dans le dossier d’instruction. « Si un avocat général un peu curieux demandait cette vérification, il le pourrait ? », s’était faussement interrogé Éric Dupond-Moretti.
Le pénaliste a été pris au mot par Marc Gouton qui a lancé sa petite enquête.
Il en ressort que l’avion a bien fait l’objet d’un contrôle le 13 décembre entre 21 h 35 et 22 h 05 (à l’époque, les investigations s’étaient limitées au 11 décembre !). « Ce contrôle s’est avéré négatif, a convenu l’avocat général. Mais aucune équipe cynophile ne travaillait ce soir-là. » Les pilotes ont soutenu « formellement » qu’il y avait bien un chien.
Hier, Me Antoine Vey, l’autre avocat des pilotes, a réclamé que les douaniers qui ont procédé à cette visite de l’avion soient entendus par la cour pour tenter d’y voir plus clair.
En vain, la requête a été rejetée dans la foulée.
E.M.
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C’est la règle pour les habitants du quartier de Kérihouais, à Hennebont. La commune d’un peu plus de 15 000 habitants fait face à une escalade de la violence sur fond de trafic de drogues digne des grandes cités de banlieue.
« Depuis, c’est la guerre des gangs », résume le maire, André Hartereau.
De gros trafiquants qui ne sont pas d’Hennebont ont installé, dans une partie des bâtiments de Lorient Habitat, le bailleur social, un « supermarché de la drogue ».
Pourtant à Kérihouais se trouvent aussi une supérette, un lycée, des écoles, un gymnase et une vie associative. Les habitants racontent des scènes à peine croyable de violences, de règlement de comptes.
Hier matin, Lorient habitat a été submergé d’appels. Les habitants du quartier veulent partir.
Les habitants qui tentent de résister subissent des intimidations. Des bagarres éclatent en pleine journée. « Ils sont terrorisés et se sentent abandonnés. »
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Pas entendu Corinne Cleostrate à ce sujet, pourtant la lutte contre le narcotrafic est encore au programme des agents de la DNRED.
Heureusement que cette mobilisation des douaniers guyanais depuis le 14 mars alerte l’opinion publique.

Une grève du zèle pour réclamer d’avantage de moyens pour lutter contre le trafic de coke, puique ce département français d’Amérique du sud est en effet une des portes de sortie de la cocaïne.
Une revalorisation de salaires est également demandée.

Quand on se targue d’être une nation riche et puissante, il serait grand temps que ces qualités servent à ceux qui servent l’intérêt général!
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FRANCE (NS 55 DNRED): le « SECRET DEFENSE »!
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Les agents du #Perthus reçoivent des ordres de @GDarmanin de ne pas effectuer de contrôles au #péage et sur l’#autoroute.
Aujourd’hui les #fraudeurs se frottent les mains.
En France, c’est ‘open bar’ pour les narco trafiquants.
Des tonnes de #drogue vont entrer.
Source: Twitter Vincent THOMAZO @vincentTHOMAZO il y a 1 heure
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Nous avons débuté il y a déjà quatre épisodes une recherche à propos du trafic historique de drogue arrivant en Europe.
Un trafic qui continue aujourd’hui comme on peut le constater. En réalité, tout a commencé dans les années 70 avec des transferts de plus en plus importants de cocaïne partie le plus souvent de l’île Margarita à destination de l’Europe, à savoir en premier lieu de l’Espagne. Toute une noria de skippers de voiliers ont été ainsi enrôlés par des trafiquants colombiens pour acheminer la coke vers l’Europe, via l’archipel des Açores notamment comme relais quand ce n’était pas le Cap-Vert. Aujourd’hui encore, cette route « historique » demeure très fréquentée…
Le point de départ de tout le trafic: un bateau nommé « Liberté » !
Revenons à Marbella dans les années 70.
Il faut bien nourrir désormais toute la côte en cocaïne. La jet-set qui déboule à faim de plaisirs. Et comme les jets ne sont pas encore très répandus (1), c’est à la voile que l’on traverse l’Atlantique avec une cargaison de coke pour les approvisionner, en passant d’abord par l’Italie (car le maître-d’œuvre est la mafia, et son représentant de Marbella est romain d’origine !). En 2001, les douaniers et la brigade financière de Goa interceptent en mer un voilier appelé le « Libera » (la Liberté !) à destination d’Anzio et le remorquent au port de Cala Galera, à Argentario. Là, il l’inspectent et trouvent, après quelques difficultés, une cargaison cachée. A bord, il y a 244 kilos de cocaïne pure, un record toutes catégories pour l’époque. Un passionnant document retrouvé 18 ans plus tard dans les archives du journal Repubblica nous en détaille l’arrivée (on notera bien son point de départ au passage) : « le voilier, appelé « Libera », avait un double fond dans un espace creux, mais le repaire n’avait pas trompé les enquêteurs qui surveillaient le bateau dès le 9 juin, alors qu’il avait largué ses amarres dans le port de Ile de Margarita (et oui, déjà, l’endroit est à l’origine du trafic !!!). « Le « Liberté » a été perquisitionné le 5 août et la nouvelle a été gardée cachée jusqu’à hier par la Guardia di Finanza, qui a travaillé de concert avec la police espagnole (à l’époque les vedettes de la brigade sont des Meattini de 20 m, ici à droite).

Au cours des derniers jours, le juge Laviola a émis sept ordonnances de détention provisoire en prison. Quatre personnes se sont retrouvées en prison, trois ont réussi à échapper aux menottes. Parmi les fugitifs, l’acheteur du gros lot de cocaïne (1520 milliard de lires la valeur en gros, au moins le quadruple au détail).(…).
Parmi les personnes arrêtées se trouve le nom de Luigi Protani, âgé de 47 ans, d’origine romaine mais résidant à Marbella depuis des années, entrepreneur en bâtiment et éditeur du célèbre magazine glamour (« Absolute », qui a donné son nom à l’enquête des finances). Personnage célèbre dans le magnifique monde de la Costa del Sol, Protani a été arrêté à la sortie de sa villa à Benalmadena, un véritable château avec piscine et terrains de football. L’homme était au volant d’une Ferrari avec à ses côtés sa magnifique et jeune compagne, une beauté de couverture de magazine qui s’est révélée être totalement étrangère à l’histoire. En prison ont été envoyés le frère de Protani, Giacinto, 53 ans, de Velletri, le cousin Fabio Lommi, 35 ans, de Genzano et Luigi De Angelis, 48 ans de Zagarolo.
Outre les Catalans, on trouve aussi le bras droit de Protani, Sasha Babic, un slave cosmopolite (ah tiens la filière « balkanique » existait déjà !) et le skipper du « Libera », Loris De Dominicis. Le playboy entrepreneur – et éditeur – était déjà depuis quelques années, dans le collimateur d’une vaste enquête antidrogue, mais les enquêteurs n’avaient pas réussi à l’arrêter. Luigi Protani a parcouru le monde de manière continue et a su éviter les interceptions et les traques. Ses contacts avec les Catalans se limitent à quelques conversations téléphoniques laconiques et il a fallu tous les efforts conjugués des policiers pour identifier le trafic de cocaïne qui s’est déplacé de l’Amérique du Sud vers la capitale. Selon les enquêteurs, Protani avait organisé au plus deux expéditions par an, selon les enregistrements. Sous la direction des services centraux de lutte contre la drogue, les enquêteurs ont également enregistré les dernières innovations internationales dans le domaine du trafic de drogue. L’héroïne « tient » et, après la chute des talibans, les gangs tentent de planter de nouvelles cultures en Amérique du Sud. Les gangs kosovars, qui gèrent maintenant presque tout, ont également essayé de cultiver la coca sur leur territoire, mais sans succès. Et c’est aussi une bonne nouvelle, du moins pour le moment ».
Dix ans plus tard, autre bateau qui relie directement à la filière des Balkans

Libero Quotidiano nous donnera en 2012 deux autres exemples de cette organisation bien rodée. On démarre par l’affaire du Blaus VII (ici à gauche) : « Les skippers cocaïne ont pour la plupart une quarantaine d’années et sont passionnés d’aventure. Vous les appelez des jeunes un peu lassés de la vie de bureau et de la routine; des difficultés qu’une tonne de cocaïne pure importait d’Amérique du Sud à bord de voiliers et de petits navires. Les deux personnes que nous avons rencontrées affirment avoir fait partie de l’équipage à bord du Blaus VII, un bateau chargé de deux ou trois tonnes de cocaïne en déplacement avant d’être saisi. Un navire si grand qu’il est maintenant utilisé comme navire-école pour les cadets de la marine portugaise ».
Le voilier appartenait à la famille Bellocco (un clan de la ‘Ndrangheta); « le groupe avait acheté les stupéfiants par l’intermédiaire d’une association basée en Bulgarie, importée en Italie et dont le centre d’opérations était Milan. Des enquêtes ultérieures coordonnées par le parquet du district anti-mafia de Milan ont montré que les Bulgares avaient apparemment exercé l’activité de courtage également en faveur des Italiens et des étrangers qui importaient effectivement de la cocaïne en provenance d’Argentine (…) Sept Italiens arrêtés. Fabio et Lucio Cattelan, considérés comme des organisateurs de voyages et de recrutement de skippers ».

Dans l’ouvrage fondamental « ZeroZeroZero: Look at Cocaine and All You See Is Powder. Look through cocaïne and you would see the world .. »de Roberto Saviano, on trouve d’autres noms de bateaux ayant été recrutés par les frères Cattelan: le Mariposa, le Linnet, le Kololo II, skippé par un romain de 40 ans (les deux derniers interceptés sur les côtes de Sardaigne) mais aussi le Oct Challenger, un cargo de 62 mètres et cette fois arrêté en même temps que le Blaus VII.
Selon le livre, les deux skippers Gudo Massolino et Antonio d’Ercole venus de Turin, tous deux dépassant la soixantaine, auraient raté le rendez-vous aux Baléares et auraient disparu lors d’une tempête.

Un roi bulgare de la coke ?
Parmi les personnes arrêtées, on trouve un Bulgare comme organisateur du réseau. « En menottes également deux Paduans, père et fils, Antonio et Alessandro Melato.
Les deux ont pu organiser des équipages entiers transportant des croisières transocéaniques chargées de cocaïne, en particulier du Venezuela à l’Espagne.
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C’est expressément prévu dans le nouveau plan de sécurité signé ce mercredi matin à l’hôtel de ville: la coopération est renforcée entre la Police nationale et la Police municipale.
Ensemble, ils occupent le terrain tout au long de cette semaine au parc de Kérizac, à Ménimur.
Dealers et guetteurs ont dû leur céder la place…
Les forces de l’ordre assurent une présence permanente du matin au soir, tout au long de la semaine, au parc de Kérizac.
Cela redevient « un lieu de promenade pour les familles, comme ça devrait toujours l’être », se réjouit un policier.
SOURCE: Le Télégramme
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Nous voilà dans le quartier de La Défense, à l’ouest de Paris, le 12 décembre 2012.

Le Toulonnais Frank Colin, flanqué de Nicolas Pisapia, pousse les portes de l’agence Pyramides de la Société générale avec « des valises de billets », selon l’expression du président de la cour d’assises.
« Est-ce que les dépôts en espèces de 300 000 euros sont fréquents ? », interroge le magistrat. « Non, c’était la première fois », reconnaît, à la barre, l’ancienne directrice de l’agence où Frank Colin a déposé cette somme dans un coffre-fort.

« M. Colin m’a dit qu’il y avait des sommes d’argent qui devaient arriver [de ses activités professionnelles en Roumanie]. Il était clair dans ses explications, il n’y a jamais eu de contradiction dans ses propos », explique le témoin qui a fini par demander un justificatif à son client quand il a réclamé un chèque de banque pour acheter une voiture (45 000 euros).
Le document fourni avec l’aide d’un douanier complaisant, sans véritable valeur, avait suffi. « C’était la première fois que je voyais un document comme celui-ci. »
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Même après une peine définitive, il y a de l’espoir, du moins en Italie.

Claudio Pasquale Locatelli, alias Mario de Madrid, 66 ans, né à Almenno San Bartolomeo était au moins jusque dans les années 90 considéré comme l’un des principaux trafiquants internationaux, un trait d’union entre l’Amérique du Sud et l’Europe.
En 2015, il a été extradé vers l’Italie à la suite d’une enquête considérée définitive sur le trafic de drogue entre la fin des années 1980 et le début des années 1990, sur la base d’une peine prononcée en 2012 de 26 ans de prison et il est incarcéré à la prison de Spoleto.

La prison de Spoleto
Après l’extradition, l’avocat de Mario de Madrid, le sicilien Vito Felici, avait ouvert un incident d’exécution, d’abord devant un tribunal de Milan, puis en cassation.
Un recours pour s’opposer à l’application de la peine puisque le prévenu, alors en fuite en Espagne, ne pouvait se défendre car ses avocats n’étaient pas informés de la procédure en cours.

Le château de Spoleto
La peine définitive de 26 ans d’emprisonnement pour 12 domaines d’inculpation différents, à donc été annulée pour une erreur bureaucratique, un défaut de notification dont seuls les magistrats en ont la responsabilité.
Il attend de sortir de la prison de Spoleto.
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Six ans après la saisie spectaculaire de 680 kilos de cocaïne sur un tarmac de Punta Cana en République Dominicaine, suivie de multiples rebondissements, le procès de neuf accusés s’ouvre ce lundi à Aix-en-Provence.
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Le procès d’Air Cocaïne s’ouvre ce lundi à Paris avec neuf hommes sur le banc des accusés.
Parmi eux, le Stéphanois Ali Bouchareb, un petit caïd qui s’est hissé au hit-parade des stups.
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C’est l’un des axes fixés, hier, par le procureur général Franck Rastoul lors de l’audience de rentrée de la cour d’appel. Il a aussi analysé les faits de violence et notamment les nouveaux phénomènes constatés l’an dernier
Concernant la lutte contre le trafic de drogue, après avoir évoqué les peines exemplaires prononcées en octobre dernier dans l’affaire des 15 kg de coke et les autres procédures engagées, Franck Rastoul s’est dit préoccupé par « la multiplicité des saisies, la diversité et les quantités de produits (résine de cannabis, cocaïne, héroïne) jusqu’à ces dernières années inconnues en Corse. Cela traduit un incontestable accroissement du marché local et un enracinement des trafiquants dans l’île, loin de l’image d’un effet de ricochet venu du continent ».
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Le trafic provenait en grande majorité d’Ukraine, d’Arménie et de Roumanie.
Des dizaines de suspects, plus de 200 militaires déployés dans six régions et un trafic qui tombe.
Le parquet de Rennes vient d’annoncer avoir démantelé une importante filière internationale de contrebande de tabac.
Le coup de filet a été mené le 14 janvier et a permis l’interpellation de 21 personnes. Le GIGN de Nantes, mais aussi les douanes, des agents d’Europol et de nombreux gendarmes ont frappé au même moment pour dissoudre cet important trafic. Treize personnes ont été présentées à un juge et mises en examen. Neuf suspects ont été placés en détention provisoire et quatre placés sous contrôle judiciaire.
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Alors que la Ville de Villeurbanne a lancé, le 10 décembre dernier, un débat citoyen sur la question du cannabis, l’adjoint à la sécurité Didier Vullierme assure que « les études montrent une hausse de la consommation de cannabis depuis 15 ans à Villeurbanne et dans d’autres villes en France. »
Évoquant le « malaise » des habitants sur ce sujet, avec « de vrais trafics » dans certains quartiers, l’adjoint souhaite ouvrir le débat sur la dépénalisation et la législation sur le cannabis. « Le gouvernement ne pourra pas faire autrement que de se saisir de la contribution des Villeurbannais sur ce sujet. »
L’intégralité de l’interview est à lire dans les colonnes de l’édition du dimanche 6 janvier.
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Les explications du chef de la brigade des douanes de Saint-Laurent, Thierry Massonie-Rouane:
« Ce trafic concerne entre 4000 et 5000 jeunes personnes qui partent tous les ans pour la Métropole chargés avec de la cocaïne et qui en font, un peu, leur projet de vie également. On envisage ça comme une ressource perenne au lieu de travailler. On fait la mule et on va avoir un revenu régulier grâce à cela. »
Tout est bon pour faire passer la drogue en Europe ingérée dans l’estomac, cachée dans des soutiens-gorges ou dans de la nourriture.

De la cocaïne saisie à Saint Laurent mais surtout à l’aéroport avant d’embarquer vers Paris mais de plus en plus, les mules guyanaises sont arrêtées dans l’hexagone.
L’an dernier, 850 kilos ont été saisis de l’autre côté de l’Atlantique.
En Guyane, l’évolution des effectifs des services de contrôle n’a pas suivi l’explosion du trafic.
Dans l’ouest de la Guyane, les douaniers sont vingt-cinq pour surveiller plusieurs centaines de kilomètres de frontière fluviale sans moyen nautique. Il suffirait de remplacer quelques DR et DI et de réaffecter les sommes récupérées pour recruter et équiper cette frontière.
Il est vrai que la gabegie de Jérôme Fournel et Hélène Crocquevieille dans le remplacement des moyens aéronautiques douaniers a eu un coût énorme.
La Douane Française est devenue aujourd’hui une véritable armée mexicaine où les gradés sont devenus plus nombreux que les opérationnels.
A quand des BSCD (brigade de surveillance composée de directeurs) avec régulièrement la participation de Rodolphe Gintz.
Peut- être verra t-on enfin, alors, des moyens à la hauteur des tâches à accomplir!
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Robert Dawes, 46 ans, né à Nottingham, est accusé d’avoir dirigé une opération de contrebande de 1,3 tonne de cocaïne, en France par un vol en provenance du Venezuela en 2013.
Accusé d’être l’un des importants trafiquants de drogue en Europe, Dawes a été arrêté en 2015 dans sa somptueuse villa située sur la Costa del Sol, en Espagne.
L’arrestation fait suite à une opération internationale initiée par la National Crime Agency (NCA) britannique, qui a révélé un réseau de responsables européens corrompus et des failles de sécurité ayant de graves conséquences pour le terrorisme.

L’OCRTIS, une des agences françaises de lutte contre le narcotrafic, était dans le coup en tant que « bagagistes corrompus » à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle à Paris pour intercepter 31 valises contenant de la cocaïne appartenant à des passagers «fantômes» arrivant du Venezuela.
Des éléments de preuve indiquant que Dawes et ses collaborateurs britanniques avaient organisé l’envoi à l’aide de téléphones cryptés ont été trouvés.
Nathan Wheat, qui aurait utilisé le pseudonyme de Marcus, a organisé une réunion à la Tour Eiffel avec des agents français de l’OCRTIS, pour donner des instructions pour que la cocaïne soit livrée en quatre lots de 300 kilos. Le premier chargement qui est sorti sans encombres de l’aéroport a été intercepté à la frontière allemande et tous les suspects ont été arrêtés en France en 2013, à l’exception de Robert Dawes.
La chasse au Boss de l’opération a ensuite commencé sérieusement dans le cadre d’une opération conjointe de la NCA et de la police espagnole. Son arrestation en Espagne a été considérée comme le plus grand succès de la NCA depuis sa création en 2013 par Theresa May, alors secrétaire à l’intérieur.
François Thierry qui a comparu en tant que témoin au jugement de Robert Dawes a noyé le poisson par un long discours sur la méthodologie policière de l’OCRTIS en refusant de répondre aux questions des avocats de la défense. Pourtant, la vérité sur cette opération aurait permis de mieux comprendre cette affaire puisque François Thierry, ancien responsable de l’agence française OCRTIS, était aux manettes! Sofiane Hambli, un important narcotrafiquant, qui était la caution morale de François Thierry dans cette opération, a refusé de témoigner invoquant le fait qu’il n’avait pu prendre conseil auprès de son avocat!
Depuis, François Thierry a été soupçonné de complicité de trafic de drogue et a perdu sa qualité d’OPJ (officier de police judiciaire). Robert Dawes, de son coté, aurait accusé un représentant d’un cartel colombien d’avoir fait passer de la drogue en contrebande dans la plupart des aéroports et ports européens en utilisant un réseau de fonctionnaires corrompus…
Les sentences devraient être prononcées vendredi 21 décembre.
Ce sera l’hiver à coup sûr pour Robert Dawes!
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