AVISEUR INTERNATIONAL

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Coke en stock (CIV) : retour en Arkansas, à la Mena

coke en stock

9 novembre 2015

Et puis dans ma longue saga sur l’historique des transferts de cocaïne, a émergé soudain une découverte, fortuite, à  vrai dire, et initiée… par mes lecteurs. L’un d’entre eux m’ayant remis en tête récememment la vente de biréacteurs Caravelle en fin de vie à  des personnes susceptibles de les utiliser à  des fins indélicates, je me suis remis à fouiner… pour tomber sur un pan complet fort instructif de la grande période des transferts massifs de cocaïne de Colombie directement vers la Californie via des avions réaction, bien aidé il est vrai par une rencontre sur le net fort au courant de l’aviation. Et tomber sur le cas de ce biréacteur français qui démontre par l’exemple que l’affaire du Boeing de la cocaïne couvert au Mali en 2009 a eu un précurseur français… 14 ans auparavant. Retour -en plusieurs étapes- sur ce fait historique, une livraison encore une fois de plusieurs tonnes de coke en plein désert… mexicain cette fois, et non malien. Avec à  l’autre bout… des comptes bancaires suisses. Comme quoi rien n’est vraiment nouveau ! Tout avait commencé en fait sous Bill Clinton, en son fief de l’Arkansas… avec le trafiquant Barry Seal, qui travaillait pour la CIA. Avant de parler Caravelle, on va (à nouveau) parler d’autres avions et… de l’Arkansas.

mena-db623Tout part de la mena, encore une fois, ou plutôt des multiples pistes au fin fond de l’arkansas ou des etats-unis, où atterrissaient les petits bimoteurs de Barry Seal et de ses collègues de la Cia, en plein fief cliftonien. Même s’il n’y avait pas qu’au hangar de Rich Mountain aviation, à la Mena, tenu par l’association de Seal et, Fred Hampton, que les opérations de rapatriement de drogue colombienne se faisaient. Seal, un agent de la DEA, c’est à  noter, était donc aussi un trafiquant de drogue, voilà  qui détermine tout de suite un des points forts du système : ceux chargés de poursuivre les trafiquants l’étaient eux-mêmes, et le sont encore pourrait-on dire, A  constater l’inefficacité totale de la lutte antidrogue de la DEA en Amérique Centrale et du Sud depuis des années. DEA et CIA travaillent en effet la main dans la main, c’est que révèle¨à l’évidence toute l’affaire Barry Seal…

L’avion de Seal
barry sealUn journaliste, Micah Morrisson, dans le Wall Street Journal, va décrire parfaitement ce qui s’y passe dans cet endroit reculé des USA, dès le le 29 juin 1994 (à droite un passage bas d’avion attribué à Barry Seal dans un documentaire US): « Mena est un bon endroit pour un mystère. Les forêts de pins et de feuillus des montagnes Ouachita qui l’entourent depuis longtemps sont un paradis pour les hors la loi, des générations de bouilleurs à la maison ou pour les agriculteurs de contrebande de marijuana aux chemises rouges de terre En 1981, le passeur de cocaïne Adler Berriman (« Barry ») Seal est arrivé sur les lieux, et a établi une base d’opérations à l’aéroport de Mena. Le dossier de M. Seal est bien connu des forces de l’ordre, il a été souvent présenté comme ayant fait plus de 50 millions de dollars avec ses activités illégales. Travaillant chez Rich Mountain Aviation, l’une des entreprises locales qui s’est transformé en un centre de remise en état des aéronefs de Mena, M. Seal a importépour près de 1,000 dollars de cocaïne par mois à partir de la Colombie dans les années 1980, selon l’enquêteur de Arkansas State Russell Welch, qui suit le cas de Seal depuis plus d’une décennie. passage bas barry sealEn 1984, M. Seal a « basculé » pour la DEA, devenant l’un de ses informateurs les plus importants. Il a pris l’avion pour la Colombie et recueilli des informations sur les dirigeants du Cartel de Medellin dont la cheville ouvrière est Lehder Carlos et a témoigné dans d’autres affaires très médiatisées. Quant à l’associé de M. Seal, Fred Hampton, le propriétaire de l’aviation de Rich Mountain Aviation, il a acheté une parcelle de terrain près de la petite communauté dans l’arrière-pays de Nella, à 10 miles au nord de Mena, et y a fabriqué en une piste. Les responsables locaux de la police pensent que l’achat était à l’initiative de Seal. » L’avion montré dans une vidéo amateur comme étant celui de Barry Seal est un modèle Navajo PA31-310, comme celui-ci, qui se distingue par ces trois larges hublots sur les côtés (le quatrième, celui de la porte d’accès est obturé, c’est une version « cargo ») : l’avion n’étant pas pressurisé. Certains Navajo ont été transformés pour pouvoir larguer des parachutistes (comme ce modèle). Seal utilisait, on le sait, cette méthode de largage pour délivrer la cocaïne.

La Louisiane, et l’île de Lehder

3324385676_c07b82f0d7-1Dans « The Crimes of Mena » de Sally Denton et Roger Morris sorti en juin 1995; on la description de la méthode Seal :  « Les cassettes vidéo personnelles de Seal, en la possession des auteurs, montrent une scène dans laquelle il a utilisé l’équipement de parachutage de l’armée américaine  ainsi que des dispositifs militaires de précision, dans ses opérations de transport de la drogue. Au milieu de l’après-midi après un certain nombre de passage à vide, l’un de ses avions abandonné une charge de plusieurs sacs polochons attachés à un parachute. En quelques secondes, la cargaison assis sur la piste d’atterrissage en herbe, à distance récupérée par Seal et chargé sur un hélicoptère qui avait suivi les avions volant à basse altitude. « Ceci est la première goutte jour de cocaïne dans l’histoire de l’État de Louisiane, » Seal raconte sur la bande. Si les sacs polochons vu dans les films à la maison des contrebandiers ont été remplis avec de la cocaïne – comme Seal le déclare lui-même sur la bande – cette charge unique valait déjà des centaines de milliers de dollars ».

L’armée complice

avion441-510x379-0336e-d2798Cette complicité avec les militaires, c’est exactement encore ce qu’écrivait Micah pour la base de Nella (Mena) dans l’Arkansas :  » En 1984, les rapports de surveillance policières parlaient d’une activité étrange de type militaire autour de Nella. « Nous avons eu des rapports sur des armes automatiques ; de nombreux incendies, sur des hommes d’apparence latino-américaine dans la région, des gens en tenue de camouflage se déplaçant silencieusement à travers des chemins avec des armes automatiques, des largages d’avions, un trafic d’avion bimoteur, des choses comme ça », dit l’ancien enquêteur de l’Internal Revenue Service, William Duncan, qui a commencé à enquêter sur Mena en 1983. Les habitants de la campagne autour de Nella ont confirmé les rapports d’avions qui chargeaient sur place dans le milieu des années 1980. « Mais les gens ne parlent pas beaucoup de ça ici », a déclaré un habitant du quartier. « Si vous le faisiez, vous auriez pu vous réveiller un matin et trouver un tas de vos animaux morts. » Visiblement, on a fait peur à l’entourage…. de la même manière qu’on a fait peur à des gens à d’autres endroits pour qu’ils ne mettent pas le nez où ils ne devraient pas.norman cay La mort d’un des pilotes (Emile « But » Camp), certes accidentelle, à Fourche Mountain au Nord de Mena, un an avant celle de Barry Seal ravivant les peurs de possibles manipulations, Camp ayant beaucoup à dire sur le cas de son propre collègue (un autre pilote de Seal, Eric Arthur, pilote de Piper Seneca, natif des Turks and Caicos Islands, se fera hacher menu par les hélices d’un appareil en 1984 sur l’île de Lheder (ici à droite), où se posait régulièrement Seal : Lehder, Escobar ou  Rafael Caro Quintero…. et Seal partageaient les mêmes avions. En tête de chapitre, un avion attribué à Seal dans une vidéo : c’est un Navajo Panther, et non un Cheyenne. Plus étonnant encore, l’avion ressemble comme deux gouttes d’eau au Panther découvert dans le hangar des appareils appartenant à la société de Caro Quintero, Taxi Aereo Nacional de Culiacan SA :

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La méthode inventée deviendra classique

Les mêmes avions… et les mêmes méthodes. La preuve en étant cet extrait de l’ouvrage « Kings of Cocaine: Inside the Medellín Cartel – An Astonishing True Story of Murder, Money, and International Corruption » de Guy Gugliotta et Jeff Leen : « la contrebande sérieuse de cocaïne en avion privé est devenu une réalité lorsque Carlos Lehder et George Jung ont finalement rencontré Bam Kane à Miami pendant la première semaine d’août 1977, Kane dit qu’il était prêt, après un an d’attente et des retards, à faire voler la cocaïne pour eux. Pour s’envoler de Nassau, le fuselage de son petit avion bimoteur était équipé de réservoirs de carburant de caoutchouc pliable pour augmenter sa portée et était guidé par un Loran, une radio balise capable de le guider à quelques miles de sa cible (voir ici le principe, ainsi que l’explication ici). Au dessus de la Colombie, un co-pilote envoyé en repérage pour Kaneloran_kln88 avait souligné l’emplacement d’ une petite piste d’atterrissage privée dans une ferme en dehors Medellin, celle où  était Pablo Escobar. Avec 250 kilos de cocaïne à bord, cinq fois plus que Carlos I.ehdci n’avait jamais manipulé. Bam Kane est retourné à Nassau, a ravitaillé, et  est entré furtivement dans l’espace aérien américain. La cocaïne a alors été  chargée dans des chariots de supermarché et a été transportée en voiture à Fort Lauderdale sur un parking, là où Kane a divisé la charge en deux et l’a mise ans les coffre des deux voitures. Lorsque les Colombiens son venus, il leur a donné une voiture et a retenu l’autre jusqu’à ce qu’ils payent sa redevance Kane a eu son argent dans les quarante-huit heures et Jung et Lehdcr se sont divisé un cool million de dollar :  tout avait fonctionné comme sur des roulettes ».

réunion

Un parc aérien riche

Dans le jugement du 20 janvier 1993, on retrouvera trace complète des avions utilisés par Lehder (je résumé ici le long texte). Le Piper Navajo aircraft, Registration N50RK, dans lequel avaient volé  Carlos Lehder, Jak Carlton Reed, et Russ O’Hara  pour emporter 6 à 700 livres de coke à Rio Hacha en Colombie le 6 mars 1976. Le fameux N50RK est souvent attribué à Pablo Escobar, en fait. l’avion un Piper PA-31 Navajo sans winglets, construit en 1977 sous le numéro 51434430/A63918, inscrit chez A o Z Leasing à Corona del Mar, en Californie a été exporté le 11 juin 1981 en… Colombie. Son registre indique que ses propriétaires étaient des associés (« partnership« ).N50RK escobar De la coke transférée ensuite dans le Beechraft Queen Air, Registration N923Q.  En « avril ou début mai 1978 », Carlos Lehder, Jack Reed Carlton, et Russ O’Hara ont volé sur le Piper Navajo, inscription N50RK, de Cay, aux Bahamas de Norman, sur une piste en Colombie, avec un arrêt en route à Aruba, pour emporter environ 300 kilogrammes de cocaïne, avec retour à Norman Cay, Bahamas. L’avion était à l’époque toujours… californien. Vers la mi-juillet 1978 à ou vers décembre 1978 Reed et Stephen C. Yakovac ont fait plusieurs vols de chargements de cocaïne pour un total de 1358 kg de cocaïne en provenance bonanzade Norman Cay, aux Bahamas, sur une piste en herbe en Floride près du lac Okeechobee , en utilisant un Cessna 206, d’enregistrement N756LY. L’avion était enregistré en 1982 chez Red Aircraft Sales, à Fort Lauderdale avant d’être « exporté au Panama » !!! En mars 1979 Reed et Stephen C. Bluemel, ont volé sur un Bonanza à empennage en V, d’enregistrement N18337, en emportant environ 300 kilogrammes de cocaïne en provenance de Norman’s Cay, aux Bahamas vers la piste d’atterrissage lac Okeechobee, en Floride. Au mois de mNormans-cay-bonanzaars ou au début d’avril 1979 Edward Hayes, Carlos Lehder et Leverett Merrill Francis ont chargé environ 350 à 300 kilos de cocaïne dans un avion bi Beechcraft Bonanza, d’inscription N537ML, sur Norman Cay, aux Bahamas, et Ward et Francis, ont piloté l’avion au piste d’atterrissage d’Astor Park à Lake County, dans le Middle District de Floride, où la cocaïne a été chargée par une équipe au sol recruté par Jack Reed Carlton. Cette cocaïne a ensuite été transportée par véhicule à moteur d’Astor Park vers la «maison de planque» de Lighthouse Point, Floride, loué par Stephen C. Bluemel. Le gag, c’est que le Bonanza à queue papillon des dealers volait toujours récemment : il a été photogrphié à Santa Paula Airport en août 2010… et un autre similaire semble être resté dans un hangar sur Norman’s Cay, comme on peut le voir ici à gauche…

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La grande époque du trafic de coke

En 1985,  on retrouvera un Cessna Conquest 441, cette fois, posé sur une autoroute, a i-75 à l’ouest de Palmetto, en  Floride, vidé de ses occupants. Un avion soupçonné d’avoir apporté de la coke. Son immatriculation sera attribuée en 1988 à un Boeing 727. Deux ans plus tard, en 1987, la police découvrait tout un matériel radio sophistiqué chez des trafiquants arrêtés à Miami : scannersdes scanners radios sophistiqués pour écouter la police, et une véritable station d’observation avec jumelles sophistiquées en haut d’un appartement de Sunny Isles. Au sommet du trafic, Lloyd Frink, le responsable du Grand Prix de Palm Beach et de l’International Motor Sports Association (IMSA). En trois ans, Don et Bill Whittington, Davie`s Randy Lanier et Davie`s Marty Hinze, tous pilotes de course, avaient été arrêtés pour trafic de drogue. Alors que Seal balançait ses paquets sur terre, Frink les récupérait lui plutôt en mer, ses paquets étant équipés de balises émettrices :  « la cocaïne, munis d’émetteurs, tombait dans l’océan depuis des avions, raconte le FBI. Des bateaux suivraient le signal radio et ramassaient des paquets flottants avec la drogue illicite. Frink et un autre pilote d’hydravion, appelé Lake (un Lake Buccaneer LA-4-200 en fait), volaient au dessus des bateaux transportant de la cocaïne de Scrub Cay dans les Bahamas, à Nassau, disent les autorités, selon le procureur adjoint Michael Runowicz déclaré jeudi. Le réseau de contrebande importé 10 tonnes de cocaïne d’une valeur de 10 millions dollars, selon, les agents du FBI. »

Des risques énormes, et des accidents révélateurs

principeDe accidents ont eu lieu, lors de ses vols de nuit dangereux. Le pilotage à l’arrivée de la Mena n’étant pas si facile que cela… comme témoignage, celui du shérif local avait surpris, à propos d’un crash d’un des appareils contenant la coke : « A. L. Hadaway, l’ancien shérif du lieu, a été fort surpris d’apprendre que « Camp, un pilote expérimenté, s’était écrasé. « Il aurait pu trouver cet aéroport de nuit tous feux éteints, je l’ai vu le faire », a déclaré Hadaway, qui est aussi un pilote. Furr (le manager de Rich Mountain) a dit qu’il y avait quelques doutes que la mort de Camp aît pu être simplement accidentelle :« J’ai entendu parler d’un assassinat, que Camp avait une bombe à bord, qu’il avait avec lui 500 livres de cocaïne et 3 millions de dollars en numéraire » a-t-il dit. Vous pouvez entendre plein de choses à ce propos ».  Dans une fort étonnante déposition d’un policier, Russell Franklin Welch, lisible ici, on peut en effet lire la thèse de l’attentat contre Camp : « donc, environ le 20 Février 1985, une personne inconnue à mes yeux, avant cette époque; ^portant le nom de Emile Camp, s’est écrasé en avion près de Mena et a été tué. J’ai reçu un appel d’abord de Rudy et Furr et plus tard, je pense, de Freddie Hampton. Je ne me souviens pas de l’ordre exact sur ce point. Mais ils tous deux craignaient que cela avait été un assassinat, parce Barry Seal allait au tribunal – il à la cour à ce moment-là à Miami, en Floride, sur un – témoignage pour la gouvernement dans une opération qu’il avait aidé à effectuer. Ils le sentaient comme cela – que l’accident d’avion d’Emile Camp était en quelque sorte un assassinat pour expédier ce procès, soit pour Barry Seal ou pour la défense dans le procès, Emile Camp étant la seule personne avec Barry Seal personne qui pourrait témoigner de ce qui se passait en ces temps particuliers« . Seal sera descendu, on le rappelle alors qu’il commençait à témoigner à sonpropre procès, et surtout à commencer à tout révéler. L’avion de Camp était le N8658E, un Piper Seneca noir, gris et rouge.maule L’avion appartenait à « Seal Adler B » : le nom réel complet de Barry Seal. Des Piper Seneca, il en avait trois : le N8658E, le N8275T (enregistré chez « Pay and Save Inc » (drôle !)et le N8049Z, tous peints exactement pareil, avec des noms de code internes… japonais. Exercés à voler bas et à tester les détections radars de la base. Peints pareils, les avions étaient complètement interchangeables. Les avions étaient enregistrés à Boward County… en Floride. Barry Seal utilisait aussi un avion précis : un petit Maule, dont la spécialité est l’atterrissage et le décollage court, idéal au Nicaragua (présenté ici par Terry Reed).

Un seul hangar est tout s’explique

rich_mountain-8279aL’origine du trafic est vite cernée, et elle se situe dans un hangar précis de Mena même :« M. Duncan et M. Welch, enquêteurs de police de l’état d’Arkansas, ont poussé leur enquête sur M. Seal et de Rich Mountain Aviation. Ils soupçonnaient que M. Seal, en dépit de son travail avec la DEA, ait continué d’importer des drogues et à blanchir l’argent par le biais des entreprises locales et les banques, en utilisant éventuellement la piste d’atterrissage de Nella comme base pour des largages de drogue. En 1986, la chevauchée sauvage de M. Seal a pris fin. Trois tueurs à gseal deadages colombiens armés de mitraillettes l’ont rattrapé alors qu ‘il était assis derrière le volant de sa Cadillac blanche à Baton Rouge, en Louisiane, et lui ont délivré une récompense éternelle. Huit mois après l’assassinat, l’avion cargo de M. Seal a été abattu au-dessus du Nicaragua. A bord il y avait un chargement de munitions et de fournitures pour les Contras. Un membre d’équipage, Eugene Hasenfus, a survécu. Avec l’accident, et l’étalage de l’affaire Iran-Contra, les enquêteurs ont commencé à examiner la piste de Nella sous un jour nouveau. Barry Seal ne faisait pas simplement que voler la drogue aux États-Unis, pensaient-ils, peut-être aussi qu’il apportait aux Contras nouvellement formés des armes de l’extérieur. » 

Des largages et une récupération par hélicoptère

mena_hangar-7084dLe policier qui avait découvert le trafic a fait un témoignage fort précis sur les méthodes inventées par Barry Seal, qui deviendron communes à tous les trafiquants suivants :  « nous avions un problème difficile pour montrer la réalité de l’arrivée de la drogue à la Mena. Nous avons appris la méthode de fonctionnement de Barry Seal et des personnes qui avaient été impliquées avec lui. Lui-même à cette époque, expliquait au Congrès et aux journaux exactement  son mode de fonctionnement qui, pour aller en Colombie dans un avion au système de carburant modifié, muni de réservoirs souples pour transporter du carburant supplémentaire, pour voler ainsi jusqu’en Colombie chargé avec de la cocaïne et pour revenir dans ce pays, toucher le continent, et laisser tomber sa cocaïne dans des sacs de voyage dans une non divulguée que personne ne connaissait grâce aux coordonnées Loran, vers une équipe au sol dans un hélicoptère, qui allait ramasser la cocaïne ». L’hélicoptère était essentiel dans la pratique, une grande part dans le fonctionnement ». Les avions ont fait qu’il utilisait nous savions (par un informateur) qu’ils étaient les mêmes car l’informateur de Louisiane, nous a dit qu’ils étaient stationnés au Mena Airport chez  Rich Mountain Aviation. Nous savions que ces avions environ toute les semaines ou deux quittaient l’aérodrome, pendant un jour ou deux, puis revenaient. Nous savions que ces avions avaient des réservoirs souples à l’intérieur. Nous savions aussi en fait ces avions avaient des couvertures couvrant leurs tableaux de bord dans le cockpit pour les dissimuler au regard des étrangers tentés de voir de quoi était fait l’équipement sophistiqué du cockpit, les radios et les Lorans et des choses que je ne connais pas du tout (…) l’informateur nous a dit qu’il y avait de fait de la cocaïne dans l’aérodrome. » Détail saisissant : la secrétaire de Richmond Aviation s’appelait Lucy Gonzalez, et elle était la fille d’un sénateur colombien.

La piste du carburant qui remonte aux trafiquants
IA Piper Navajo PantherLe témoignage est primordial, car il indique aussi les types d’appareils utilisés. « Mais un des aspects les plus importants en fait, que nous avons appris, c’est que Barry Seal possédait aussi des hélicoptères, dont deux d’entre eux, étaient à Rich Moutain Aviation pour une période de temps. Et ils avaient aussi une sorte de plancher, qu’ils faisaient rouler au dehors du hangar, par manque d’un meilleur mot, sur lesquels les hélicoptères pouvaient atterrir sur, puis étaient rentrés dans le hangar. Et la seule chose que l’on savait c’est qu’en fait Barry Seal avait besoin de ces hélicoptères pour pour ramasser les paquets de drogue après leur chute de l’avion lui-même. Nous savons aussi que Joe Evans aidait Barry Seal avec sa licence de camion à plateau avec un grand réservoir de carburant sur le dos de celui-ci sous un nom commercial fictif. Et nous savions ce que ce camion était utilisé pour l’achat de carburant, en grande quantités dans différentes zones environnantes de Mena, à savoir dans sou un nom d’entreprise fictive, en utilisant les numéros de queue d’avions fictifs ». Ce qui nous a amené à croire que peut-être de la cocaïne avait été stockée dans la zone. Mais on n’a jamais été en mesure d’établir nous-mêmes le fait. Pour nous, ce n’était pas nécessaire pour son opération d’apporter tout cela dans cette région. Ce qu’il avait était un endroit sûr pour ses avions. – Combien d’avions y avait-il là, Russell?  demande le président du jury – « selon les informations que nous aviescobarons, il y avait quatre avions à un moment, dont deux Cessna Seneca; et je pense aussi dire vrai pour deux Panther Navajo et deux Seneca ». Le Navajo Panther étant une amélioration du Navajo équipé de moteurs Lycoming TIO-540-J2BD avec des hélices quadripales Harztell capable de voler sur 800 miles en réservoirs internes (en tête de chapitre un Panther avec Winglets)… Les trafiquants avaient choisi ce qui se faisait de meilleur pour l’époque : le premier Piper à turbopropulseurs, le Cheyenne n’a été mis en service qu’à partir de 1974. On peut voir dans un documentaire Pablo Escobar en personne atterrir à son Hacienda Napoles à bord de l’un d’entre eux (image ici à droite, je reviendrai plus loin sur cet appareil plutôt… particulier).

Ce menteur invétéré de Clinton et ses douteux amis

US-FILES-CLINTON-GRAND JURY-TESTIMONYOn a souvent évoqué les Bush comme pires présidents, mêlés à des activités fort douteuses, le père ayant lui-même été à la tête de la CIA, ne l’oublions pas. Mais les Clinton n’ont rien à leur envier, toujours selon le Wall Street Journal de 1994 : « par une coïncidence intéressante, tout en fonctionnant comme un agent de Barry Seal, la DEA a également mené une enquête sur les activités liées à la drogue du courtier en obligations de Little Rock, Dan Lasater, un partisan de Clinton. En Octobre 1986, M. Lasater avait tait accusé à Little Rock complot en vue de distribuer de la cocaïne, la DEA a confirmé qu’il était la cible d’une recherche de trafic de drogue impliquant son avion privé et un petit aérodrome au Nouveau-Mexique, à la station de ski d’Angel Fire (photo ici à droite) que M. Lasater avait acheté en 1984. M. Lasater a exécuté une mystérieuse série de transactions pour le compte de Dennis Patrick, résident du Kentucky, qui a dit qu’ll n’avait pas eu connaissance de ces millions dans les transactions de son compte bancaire en 1985 et 1986. On ne sait pas ce que ces transferts représentent, à partir des bordereaux de confirmation que M. Patrick a montré sur papier seulement, avec le peu d’argent qui en sortait. dan lasaterPourtant, il est intéressant de noter que l’activité trépidante dans le compte est arrivée à une fin abrupte en février 1986 – le mois même où Barry Seal a été tué. Bien sûr, tout cela peut être juste une coïncidence, et peut-être même que le gouverneur Clinton ne savait même pas que des trafiquants de drogue, la CIA et la DEA opéraient dans sa cour. Peut-être qu’il ne voulait pas le savoir. Après tout, comme Nous venons de l’apprendre, l’Arkansas de Bill Clinton était un endroit très étrange. » Lasater sera condamné en 1986 pour trafic de drogue, mais ne fera que 6 mois sur les 30 requis, et Clinton en 1990, lui octroiera un pardon complet, effaçant toutes les accusations contre lui. Dclinton rogerifficile d’imaginer que cette mansuétude eût été elle aussi fortuite ! En 1993, un ex-agent de la DEA, Robert Bonner avait confirmé devant les caméras du magazine 60 Minutes qu’il y avait bien un trafic de drogue à la Mena : vous dites. Une tonne de cocaïne a été exportée vers les Etats-Unis d’Amérique …. En collaboration avec la CIA ? Bonner : C’est exactement ce qui semble s’être passé ». Chez les Clinton, le propre frère du président, Roger, protégé de dan Lasater, dealer de coke, en prenait lui-même : on le voit ici sur cette  vidéo de la Police se prendre un rail dans un motel.

De la coke à la tonne

seal_aircraft-a8c07Une tonne, et beaucoup plus, car ce n’était pas par petit bimoteur seulement, mais par avion cargo militaire de taille conséquente, un Fairchild C-123 Provider. que cela se passait. « Dans la matinée de ce premier vol direct, Seal et Brown ont dû aller à l’aéroport régional de Mena Intermountain dans une région éloignée près de la frontière de l’Oklahoma. Il s’agit d’un établissement petit, rarement utilisé, et intéressant seulement pour une piste très longue, du type utilisé par les gros avions de vols transcontinentaux. Brown s’était attendu à trouver, un Baron ou un King Air, des petits bimoteurs pour lesquels il avait reçu une formation de pilote. De tels avions transportaient le gouverneur dans tout l’État. Au lieu de cela, a-t-il dit, il a trouvé cet « avion militaire énorme » alors que ce n’était pas vraiment un avion militaire. Il était sombre, presque noir, et avait seulement sur la queue les marquages ​​civiles minimums nécessaires pour l’opération. Le C-123K est un transport militaire avec deux moteurs, avec une porte cargo à l’arrière de son fuselage capable de charger une petite voiture. A l’intérieur de l’avion, avec Brown, un autre pilote et deux autres personnes qui étaient des ouvriers, des « Beaners »-communs qui ressemblaient à des indiens d’Amérique centrale. Plus tard, Brown aurait appris à les connaître comme « kickers », parce qu’ils donnaient des « coup de pied » aux cargaisons de l’avion. Ils étaient tous en jeans, chemise et chaussures de sport. Seal, dit Brown, avait prescrit le code vestimentaire et insisté sur le fait que l’on n’ait pas une seule pièce d’identité sur soi, pas même des clés ou des bijoux. Seal avait même demandé à Brown de changer ses chaussures. Ils devaient être inreconnaissables. Quand Brown est monté dans l’avion, Seal co-pilote à ses contrôles jouait avec des jauges et des notes. Puis Seal a démarré les moteurs et Brown se souvient : « Ce putain… excusez-moi, je veux dire juste ce bruit de tonnerre de putain d’avion de merde qui était déjà en train de décoller. » Brown affirme que quand l’avion a décollé, il était assis sur un banc derrière les deux pilotes. Les « kickers » étaient assis loin à l’arrière de ce fuselage d’avio où il y avait des palettes sur roulettes. Des caisses étaient empilées, sur palettes partiellement couverts par une bâche. » Il est vrai que le Provider transportait de tout….
Les bases militaires dans le coup
250px-Stennis_International_Airport_-_Mississippi-625ceL’appareil utilisait aussi des bases militaires, notamment pour se ravitailler : à la DEA et la CIA on peut ajouter l’armée comme complicité : « Après l’avoir quitté Mena, l’avion a fait une escale de ravitaillement « Personne n’est descendu, » a dit Brown et le vol a repris. L’arrêt s’était arrêté à l’aérodrome de Stennis à Gulfport, Mississippi, un aérodrome fréquemment utilisées par le DEA (c’est resté un terrain militaire jusque 1970, ici en photo à gauche). Une fois de retour dans l’air, Sceller les fit sursauter en hurlant : « Eh bien, vous allez tous vous aggriper. » L’avion est alors descenu à ce que Brown appelle « une altitude d’enfer de beaucoup plus faible que celle à laquelle vous pensez pouvoir voler. » Seal évitait ainsi les radars. Bientôt, ils ont regagné l’altitude, mais ensuite ils sont redescendus à nouveau et « c’est alors ces deux enfoirés se sont mis à pousser obtenir ces palettes et à les faire rouler ». Lesrodriguez parachutes se sont ouverts au dessus de la charge sur les palettes. Plus tard les soupçons de Brown ont été confirmés : les palettes emportaient des M-16 pour les Contras. On ne sait pas s’ils avaient déjà été largués aux Contras. Seal semblait avoir eu des relations aussi chaleureuses aussi bien avec le cartel de Cali qu’avec les sandinistes. Il démontrait surtout être un employé du gouvernement très peu fiable. Environ trente minutes plus tard, Brown dit, le C-123K tard a atterri dans ce qu’on pensait être Tegucigalpa, au Honduras, bien que d’après les enquêtes c’était inconnu comme site central de la présence américaine. Après l’atterrissage, l’avion a été ravitaillé en carburant. Alors que Seal et les kickers étaient allé chercher quelques colis, Brown et le co-pilote, restés à bord échangeaient jamais plus que quelques mots . Puis, a dit Brown, Seal et les kickers sont revenus, portant quatre sacs. Brown dit qu’il n’avait amais revu les sacs depuis« . Tegucigalpa, là où sévissaient les escadrons de la mort formés par John Steele, retrouvé plcartes ciaus tard en Irak… comme tortionnaire travaillant sous les ordres directs de David Petraeus. Parmi les personnes très affairées à la Mena, un dénommé Felix I.Rodriguez (alias « Maximo Gomez » ici dessus à droite avec G.H.Bush), dont on reparlera un peu plus loin… mais aussi Bob Nash ou Aki Sakawatha, de la CIA. Tous se promenaient avec des fausses cartes d’entreprises de compagnies écrans sur eux, comme celle figurant ici à gauche…
La mort de deux ados trop curieux
reed-aba0bBill Clinton était-il au courant de ce trafic ? Sans aucun doute, peut-on affirmer aujourd’hui : « en Mars 1995, dans une déposition juridiquement contraignante, Cavalier Larry Patterson a également déclaré que Clinton savait, à propos de Mena. Patterson a dit qu’il avait ntendu des conversations à propos de « grandes quantités de drogues en cours de transfert dans l’aéroport de Mena, de grandes quantités d’armes, qu’il y avait une opération de formation continue des personnes étrangères à la région. » Lorsqu’on lui a demandé, « Y avait-il de ces conversations en présence du gouverneur Bill Clinton ? » il a répondu : enquête« Oui, monsieur. » Patterson avait été déposé en une action en justice déposée contre l’ancien chef du service de sécurité Clinton, Terry Reed, qui a dit qu’il avait formé les pilotes de Contra, sous la supervision de Seal, à Nella, Arkansas. Dans un autre hangar dans le cas, John Bender, un mécanicien, dit qu’il avait vu trois fois Clinton à Mena, à l’été 1985. Il n’y avait pas d’autres dignitaires locaux de présents, et Bender, et Clinton ne semblaient pas prendre part à aucune fonction officielle. Cela dit Bender Clinton est arrivée dans un avion Beechcraft et l’avion était toujours là Quand Bender est repartu en fin de journée. Le séjour de Clinton a duré des heures ». Bill Clintondeux_jeunes_tues_arkansas-d2d05, ce menteur professionnel, a toujours nié, comme il l’avait fait, fort mal à l’aise devant la truculente journaliste Sarah McClendon qui signait-là encore une fois son sens de la vérité pour lequel elle s’est toujours battue. Deux adolescents de 17 ans, trop curieux, Don Henry et Kevin Ives y ont laissé la vie, également, à s’être trouvés au mauvais endroit au mauvais moment. Ils avaient assisté à quelque chose, pour sûr, mais à quoi : les largages de cocaïne des avions, tout simplement ! Une des deux mères, Linda Ives la maman de Kevin, obtiendra une exhumation du corps de son fils qui révélera qu’il avait été tué en recevant des coups et non par le train, dont le conducteur avait aperçu trop tard les corps disposés sur la voie.train Il fut conclut à un meurtre lié à un trafic de drogue ayant lieu à Saline County, Arkansas. On retrouvera après l’un des pieds des deux corps qui manquait, alors que l’exhumation avait tenu à ne pas révéler ce détail morbide : comme si quelqu’un voulait à nouveau faire savoir que l’affaire était douteuse depuis le début. L’homme en cause dans l’affaire étant le premier légiste à avoir examiné les corps, le Dr. Fahmy Malak, pour qui il s’agissait d’un accident : on découvrira qu’il avait quelque temps auparavant déclaré de mort naturelle un homme retrouvé… décapité ! Une des rares personnes à avoir assisté aux meurtres, Sharlene Wilson, agent informateur de la CIA, travaillant pour la Saline County Drug Task Force a été ensuite envoyée en prison à vie. Selon elle, d’autres jeunes avaient assisté au massacre, mais ils ont toujours eu trop peur de témoigner.
Les souvenirs de Tosh
plumlee-fa1c0J’avais déjà évoqué en 2011 le rôle trouble de Clinton : « parmi les pilotes de la Mena, et certainement un des pilotes de ce genre d’appareil, figurait Tosh Plumlee, qui utilisait l’aéroport de la Mena au nom de la CIA pour le trafic de drogue des Contras. Plumee a beaucoup de choses à raconter, c’est évident. Hélas, on ne pourra pas le savoir avant… 2020 : lors de l’enquête menée par le sénateur John Kerry (oui, l’ex-candidat et l’actuel secrétaire d’Etat d’Obama), il a déposé sous serment sur ces activités de transporteur de drogue pour la CIA. Hélas, sa déposition ne sera rendu publique que dans 10 années seulement ! Le temps de protéger Clinton, très certainement. Plumlee avait déjà révélé une petite partie dans on livre »Black Knights of Cuba », où il évoquait sans détours les liens entre les anti-castristes et l’assassinat de Kennedy.«
Et ça continue, aujourd’hui encore !!!
crash cessna 210On pense que tout cela est de l’histoire ancienne : détrompez-vous ! Un événement va répéter le schéma classique depuis l’époque de Lehder et de son île à cocaïne. Ça s’est passé le 14 novembre 2011 à environ 4 heures du matin sur Cayman Islands, autour de la piste de l’île de Cayman Brac, qui est parallèle à l’Océan, et qui n’es pas celle du petit Aéroport de l’île, qui est plutôt bien dégagée, elle.  Des témoins entendent vers 3h45 du matin un avion volant tous feus éteints et circulant d’ouest en est, puis une absence brusque de bruit de moteur, et juste après un énorme bruit.  Vers cinq heures du matin on découvre un crash d’avion, un Cessna T210N, immatriculé au Mexique en XB-LLD, construit à la grande époque des narcotrafiquants de la région, en 1981. dans la carcasse broyée qui s’est plantée dans les arbres en bord de piste (il ne reste pas grand chose de l’avion), il y a deux cadavres.cartographie un mexicain, Jose Santos Castaneda Castrejon âgé de, 35 ans et un colombien,  Fernando Duran Garcia âgé de 56 ans. Celui-ci avait reçu sa licence de pilote commercial en 1976… l’autre avait aussi son diplôme de pilotage si le second n’avait rien ingurgité, le corps de Garcia contient de la cocaïne et de la chlorphénamine (un antihistaminique) : le pilote était donc « high » au moment du crash ! Si le pilote était sous dope, l’avion avait à bord l’équipement complet de l’avion de trafiquants : il y a deux GPS Garmin 495 dont un connecté à l’allume-cigare de l’avion, et tous les sièges arrière sont manquants. A la place, il y a tout un système de fûts en plastique (il y en a 10)  reliés entre eux par des tuyaux et deux pompes électriques sous 24 volts.  L’un d’entre eu contient encore une cinquantaine de litres de kérosène. Les ailes ont été allongées pour emporter chacune un réservoir supplémentaire interne « extended range wings« ). Une carte GPS crashmodification jugée « amateur » par les enquêteurs, mais qui avait ajouté 600 litres de kérosène à bord (158 US gallons). Celle de gauche, qui a heurté les arbres et les poteaux télégraphiques en bord de route, les a copieusement arrosés de kérosène. L’avion a essayé de se poser, se laps étant sortis et son train en position basse bloquée (le Centurion a un train rentrant),  et l’origine de son crash est à chercher dans la perte totale de l’alimentation électrique de l’appareil.  Un eportage d’une TV locale montre les dégâts de l’appareil et le témoignage d’un résident, Glen Robinson, qui a entendu l’avion tomber. L’enquête ,visible ici montre que l’avion est parti de Guadalajara pour unbidons vol à destination de Chetumal, au Mexique; situé à une distance d’environ 858 Miles nautiques. , ce qui est faisable théoriquement par un Cessna 210 sans essence supplémentaire. L’avion a ensuite redqueueécollé vers le nord et vers la frontière du Belize,où il effectué un atterrissage bref sur une piste improvisé, puis a à nouveau volé 490 nm, vers l’est à travers la mer des Caraïbes du sud,  lorsque que son GPS s’est arrêté. Dans les mémoires des deux GPS, on retrouve des indications fort intéressantes : « un GPS a eu un itinéraire actif sélectionné à un emplacement au Venezuela près de sa frontière avec la Colombie. L’autre GPS avait un actif « aller à » sélectionné à un mi-chemin point entre la Jamaïque et le point le plus au nord de la Colombie » notent les enquêteurs. Toujours le même chemin !!! Et toujours la même méthode, plus de 35 ans après !!!
GhostofMomo
sur Jack Reed:
fhttp://www.gorillaconvict.com/2014/04/buccaneer-provocative-odyssey-jack-reed-adventurer-drug-smuggler-pilot-extraordinaire/
le texte de The Crimes of Mena
le  copieux dossier de Daniel Hopsicker sur le sujet (publié en 1997 déjà !) :

sources:

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-civ-retour-en-arkansas-a-la-mena/

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Affaire Air Cocaïne: la justice examinera le 18 novembre l’appel des pilotes sur leur détention provisoire – France 3 Alpes

Air Cocaïne bruno Odos Pascal Faurent

10 novembre 2015

© AFP

La rédaction, avec AFP

Bruno Odos et Pascal Fauret sont toujours en détention provisoire depuis la semaine dernière, après avoir été longuement entendus par les juges d’instruction chargés du dossier à Marseille. Ils ont fait appel de ce placement.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence examinera le 18 novembre l’appel des deux pilotes mis en cause dans l’affaire Air Cocaïne sur leur placement en détention provisoire, a-t-on appris lundi auprès de l’un de leurs avocats.

Bruno Odos et Pascal Fauret, âgés de 56 et 55 ans, avaient été placés en détention provisoire la semaine dernière après avoir été longuement entendus par les juges d’instruction chargés du dossier à Marseille.

« Une décision inique » avait alors déclaré Me Jean Reinhart, qui assure avec Me Éric Dupond- Moretti, la défense de ces deux pilotes d’aviation d’affaire que la justice française soupçonne d’avoir participé à un trafic transatlantique de cocaïne.

Ils ont été arrêtés en mars 2013 en République dominicaine aux commandes d’un avion où étaient entassées des valises contenant 680 kg de cocaïne. La justice dominicaine les a condamnés à 20 ans de prison, mais les deux hommes ont fuit leur résidence surveillée fin octobre et font l’objet depuis d’un mandat d’arrêt international.

http://m.france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/affaire-air-cocaine-la-justice-examinera-le-18-novembre-l-appel-des-pilotes-sur-leur-detention-provisoire-848819.html

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Coke en stock (CII) : l’énorme mensonge de la CIA, qui remonte à la surface | CentPapiers

liberacion_quintero
4 novembre 2015

L’histoire qui va suivre est tout simplement sidérante : c’est celle d’une manipulation qui perdure depuis plus de trente ans, et que certains ont découvert, pourtant, mais dont les médias américains se désintéressent de façon toute aussi sidérante depuis que la vérité a jailli. Un homme, un narcotrafiquant notoire, a été enfermé 28 ans pour- entre autre- avoir assassiné un agent de la DEA, qui sera présentée par Ronald Reagan comme un véritable martyr de la cause de la lutte contre la drogue, alors qu’on a fini par découvrir fort récemment qu’il n’y était pour rien. Plus étrangement encore, le trafiquant vient d’être libéré cet été sans avoir purgé la totalité de sa peine initiale, au prétexte d’une erreur de procédure… 28 ans après les faits.Mais le plus étonnant encore est de découvrir qui exactement a tué Enrique Camarena, en 1985…

lifeL’histoire est en effet incroyable. C’est celle d’un des plus gros mensonges élaboré par la CIA pour dissimuler ses activités réelles. Il aura fallu un peu moins de trente ans pour qu’elle éclate, en 2013. L’affaire avait commencé, rappelons-le ici, avec la découverte le 5 mars 1985 du corps mutilé d’Enrique Camarena, un agent des bureaux de la DEA à Guadalajara, au Mexique (dans l’État de Jalisco). Son corps est retrouvé un mois après sa disparition, jeté dans un fossé avec un adjoint (à droite les deux corps ramenés à la morgue par la police, photographiés par « Life »). Son crâne, sa mâchoire, son nez, ses pommettes avaient été écrasés. Ses côtes brisées. Sa tête avait été forée avec un tournevis. On s’était manifestement acharné sur lui, en le torturant. L’horreur totale. el buffaloComme agent de la DEA, Enrique surnommé « Kiki » Camarena avait auparavant infiltré un bon nombre de gangs lancés dans le trafic de marijuana, à l’époque, se faisant souvent passer pour un acheteur potentiel. Tout se passait autour de Guadalajara, la plupart des trafiquants venant de la région de Sinaloa. L’homme était efficace, et son plus haut fait d’armes est d’avoir provoqué la destruction d’une plantation gigantesque de 1000 hectares de marijuana, le Rancho Buffalo (ici à gauche), dans lequel il s’était fait photographier. Le ranch était la fierté de Caro Quintero, alors le plus gros trafiquant de la région. Le manque à gagner de cette destruction expliquait parfaitement pourquoi le cartel qui avait installé cette gigantesque usine à drogue aurait pu en vouloir à Enrique Camarena au point de vouloir l’assassiner. Quintero, originaire de Sinaloa… devenu depuis le nom du cartel parmi les plus violents du Mexique. A l’époque on parlait plutôt du Cartel de Guadalajara, situé plus au sud et dirigé par Félix Gallardo, Et on parlait aussi de « Sicile mexicaine » pour décrire la région de la frontière avec les Etats-Unis. Le frère de Caro,  Miguel Caro Quintero prendra la tête du cartel de Sonora, bâti en fait sur les ruines de celui de Guadalajara, une fois Gallardo arrêté.

La mise en scène de sa mort atroce

nancy reaganCamarenaLe meurtre, une fois découvert, avait été largement monté en épingle par Reagan (sa femme Nancy, très émue, viendra faire l’éloge de Camarena devant les caméras et fera pleurer toute l’assistance) et une active chasse aux tueurs avait été lancée. Ce fut l’opération Leyenda (Légende) organisée par la DEA, présentée comme la plus grande recherche de criminels jamais effectuée aux Etats-Unis. Les enquêteurs viseront en priorité Félix Gallardo, surnommé Le Parrain, et deux de ses lieutenants, Ernesto Fonseca Carrillo et Rafael Caro Quintero. Livrés au Mexique, les deux derniers seront rapidement jugés, Quintero écopant de 40 ans de détention (celle dont il n’a fait que 28 après sa libération surprise cet été). Ce n’était pas exactement ce qui avait été souhaité, à vrai dire : les américains voulant juger eux-mêmes Quintero, notamment et l’enfermer dans une prison fédérale US. Ils y tenaient beaucoup, mais ça n’avait rien à voir avec le meurtre horrible de l’agent de la DEA.

Un tueur présumé transporté par la CIA !

tosh plumleeCaro Quintero avait en effet d’abord fuit au Costa Rica, mais pas de façon très classique. C’est le pilote des coups tordus Tosh Plumlee qui l’avait vu emmené à bord d’un avion… de la CIA. Car à cette époque, Quintero était une pièce maîtresse de l’organisation Reagan, pour fournir de la dope, de la coke, celle qui nourrissait en argent pour acheter des armes aux contras dans leur lutte au Nicaragua. Son arrestation était l’œuvre d’une duplicité totale : c’était l’allié des américains, comme l’avait aussi été Ben Laden dans un autre registre (quoiqu’il trafiquait aussi de l’opium afghan) avant de se retourner contre eux. Un journaliste,  venu interviewer Plumlee affirmera en effet ceci :  « un peu plus tard, je trouvé des preuves plus intéressantes. Des copies d’une série de cartes livrés au gouvernement américain et classifiées jusqu’en 2020, montrant par quelles routes délimitées par Plumlee passaient les armes et la cocaïne transportée. L’entraînement des membres des forces des Contras nicaraguayens dans les ranchs de Caro Quintero étaient également détaillées. Ces cartes finalement m’ont convaincu que Plumlee était bien le pilote; L’homme qui été entré aux États-Unis transportant plus de 40 tonnes de cocaïne à la CIA, dans une période d’un an et, qui, en 1985, transporterait Caro Quintero au pays ». tosh plumlee airstripA gauche, un terrain d’atterrissage clandestin de Tosh Plumlee situé à  Potrero Grande, dans la province de Guanacaste au nord-ouest du Costa Rica .Quintero était bien le protégé, alors, de la CIA !!! Parmi les documents décrits dans l’article, une lettre signée  Gary Hart, ancien sénateur démocrate, en date du 14 février, 1991 envoyée au sénateur John Kerry qui deviendra plus tard le responsable du Subcommittee on Terrorism, Narcotics and International Communications au Congrès ! Hart y décrivait un entretien avec Plumlee de mars 1983, dans lequel ce dernier avait décrit point par point les opérations clandestines menées par la CIA. Parmi les détails donnés un ranch près de Veracruz appartenant à Rafael Car-Quintero… dans la lettre, Plumlee affirmait que ce n’était même pas la CIA la responsable, mais carrément et directement la Maison Blanche, le Pentagone et la NSC (la National Security Council) !!! Les côtés sombres de l’ère Reagan qui annonçaient celles de G.W.Bush !!!

Une scène rocambolesque

gulfstreamLa scène du départ au Costa Rica de Quintero vaut en effet son pesant de mouron :  c’est un plan machiavélique qui avait été mis au point pour jeter en prison Quintero sans avoir l’air de le faire : « Au début de mars 1985 on a appris que Caro Quintero devait sortir de Guadalajara pour échapper à la chasse à l’homme qu’avait déclenché le président américain Ronald Reagan en fermant la frontière américaine avec le Mexique, et des agents de la DEA ont couru à l’aéroport de la ville pour trouver des agents de la Direction de la Sécurité Fédérale du Mexique DFS et le jet Gulf Stream de Caro Quintero. Selon Héctor Berrellez, investigateur principal de la DEA sur l’enlèvement, la torture et l’assassinat de l’agent Enrique « Kiki »  Camarena, Caro Quintero est apparut à la porte de l’avion tenant une bouteille de champagne et en criant aux agents de la DEA fortement armés : « mes enfants, la prochaine fois apportez donc plus d’armes. » Les agents de la DEA en armes faisant une haie d’honneur à un narcotraficant, avouez que c’est plutôt rare… Caro Quintero s’était  s’abord envolé vers le Nord, vers Sonora emmené par le pilote Costa Ricain Warner Lotz pour aller voir son frère Miguel avant de rejoindre son ranch de Veracruz. De la frontière du Guatemala, un autre pilote , Luis Carranza, l’avait emmené au Costa Rica. Une fois là-bas, la CIA pouvait alors demander au Costa-Rica de l’arrêter…. pour mieux l’extrader ensuite vers les USA ! Au lieu de ça, Quintero fut renvoyé au Mexique par le Costa-Rica … raconte ici Plumlee. Manque de chance pour les USA, l’homme était resté emprisonné au Mexique, à la grande déception de l’équipe du successeur de Reagan, à savoir G.H.Bush, ancien… de la CIA.

Les avions de Rafael

avions quinteroL’envol vers le Costa Rica est décrit ici : « les pilotes du Costa Rica Victor Hugo Miranda et Werner Lotz ont entrepris de déplacer le 17 mars 1985 l’un des hommes les plus recherchés par l’US Drug Enforcement Administration (DEA). C’était le trafiquant de drogue Rafael Caro Quintero, qui a voyagé à bord d’un avion privé privé Aero Commander 840 immatriculé TI-AQM – ici à droite, avec en dessous son Piper Navajo Panther à hélices à 4 pales comme celui-ci) – de Mazatlan, au Mexique, à l’aéroport Juan Santamaria à Alajuela. L’avion transportait un groupe de 6 mexicains identifiés à l’époque par les autorités comme Juan Carlos Camperos, José Albino Bazan, Jose Luis Beltran, Violeta Estrada, Miguel Angel Suarez et Sarah Cossio, les compagnons de Caro Quintero. Après avoir décollé d’une piste clandestine et avoir voler sept heures à bord de l’appareil aux vitres teintées -pour qu’aucun officier ne puisse voir les occupants atterrie à Tiquicia sur un côté de la piste, où il y avait un inspecteur et les responsables de la sécurité ou des narcotiques mais pas ceux des autorités douanières ou d’immigration, qui n’ont pas su ce que se passait sur l’aéroport. Une fois sur le sol du Costa Rica, le groupe de mexicains est monté à bord d’un véhicule Mercedes-Benz et à 2 kilomètres vers la « finca » La California ». Les avions étaient ceux de Taxi Aereo Nacional de Culiacan SA, une des entreprises officieuses de Quintero. 35 entreprises lui servaient de machine à laver l’argent sale de la drogue.

Le trafic de la cocaïne organisé par la CIA

el toroLa cocaïne ramenée par Plumlee n’atterrissait pas en Louisiane ou en Arkansas, comme avec Barry Seal, mais elle était amenée par des avions de la CIA, des C-130 sur les bases d’El Toro (près d’Irvine en Californie, ici à gauche), de March AFB (en Californie encore) et Homestead AFB (près de Miami, une des villes majeures dans le trafic de coke), dans une opération militaire secrète dirigée par le Conseil de Sécurité Nationale de Reagan. « Kiki » avait découvert l’implication de la CIA en 1985 et devait donc  être supprimé, par crainte qu’il ne le révèle. Un autre personnage sera victime de la même élimination pour avoir voulu dénoncer le principe : le colonel Sabow, retrouvé mort dans de biens étranges circonstances le 22 janvier 1991. Les C-130 étaient ceux de la Mena, autre point majeur du trafic. Comme tout bon complot, d’autres témoins gênants seront aussi éliminés : « Jack Chisom, le co-propriétaire de T & G de l’aviation, qui a fourni des C-130 et un DC-7 pour des opérations dans le golfe Persique, a été retrouvé mort dans le désert de l’Arizona à la suite d’un accident avec délit de fuite ». Un « accident » bien improbable et jamais élucidé bien entendu. « Kevin », un marin qui prenait sa retraite à l’été 1994, était dans la maison de quelques amis quand Connie Chung ( présentatrice d’une émission d’information de l’époque) est apparue à la télévision. Le programme comportait un volet sur la mort du colonel Sabow et incluait une référence à de grandes quantités de drogues livrées aux bases militaires, et une interview avec un pilote qui a participé à ces vols. Le groupe de gens qui regardent le programme ont été étonnés. « Kevin », a assuré que tout ce qu’ils voyaient était vrai. Lui-même avait reçu l’ordre de charger de grandes quantités de drogues à bord des avions, dans l’idée que les drogues pourraient être utilisées pour les « opérations spéciales ». Il n’était pas censé en discuter avec quiconque. Plus tard, David Sabow l’avait appris et avait essayé de parvenir jusque « Kevin » pour une rencontre. Cinq jours plus tard, une source secrète lui avait dit : « Kevin à un lieu de travail et un numéro de téléphone confidentiel », mais « Kevin » était déjà mort. Il a été retrouvé pendu aux poutres de la grange de ses parents ». Le trafic de cocaïne de la CIA ne devait pas être su. D’où la jonchée de cadavres qui avait suivi…

La terrible révélation

berrellez… dont celui de Camarena, qui n’a donc pas été assassiné par Quintero !!! Celui par qui le scandale de ces terribles révélations est arrivé s’appelle Hector Berrellez (ici à droite dans son bureau de société privée). Ancien lui-même de la DEA, il avait bénéficié d’énormes moyens pour démêler l’affaire : on lui avait « offert un budget de 3 millions de dollars par an et une équipe de 20 agents enquêteurs ». Mais ses conclusions ne furent pas vraiment celles attendues par l’administration US. « Du bureau de la DEA à Los Angeles, il a en effet traqué pendant des années les rares initiés ou privilégiés prêts à échanger des informations pour de l’argent » (certains toucheront entre 3000 et 5000 dollars par mois pour le renseigner !). Le long texte de sa déposition est saisissant, tant ses découvertes font froid dans le dos, maintenant que Quintero vient d’être relâché dans la nature, alors qu’on le présente toujours comme un psychopathe extrêmement dangereux. « C’est moi qui a dirigé l’enquête sur la mort de Camarena, » dit Berrellez, et il ajoute: «Au cours de l’enquête, nous avons découvert que certains membres d’une agence de renseignement des États-Unis, qui avait infiltré le DFS (la Direction mexicaine de la sécurité fédérale), a également participé à l’enlèvement de Camarena. Deux témoins ont identifié Felix Ismael Rodriguez. Ils (les témoins) étaient avec le DFS. Et ils nous ont dit qu’en plus, il (Rodriguez) s’était identifié lui-même comme étant de « US l’intelligence. » « La CIA a ordonné l’enlèvement et la torture de » Kiki « Camarena, et quand ils l’ont tué, ils nous ont fait croire que c’était Caro Quintero afin de couvrir toutes les choses illégales qu’ils faisaient au Mexique avec lui -le trafic de drogue », souligne Jordan. Il  ajoute: « La DEA est le seul (organisme fédéral) ayant le pouvoir d’autoriser le trafic de drogue aux États-Unis dans le cadre d’une opération d’infiltration » « L’affaire d’El Bufalo n’était rien comparé à l’argent de la cocaïne vendue pour acheter des armes pour la CIA. »  Selon le rapport, Kiki avait découvert que gouvernement américain collaborait avec Quintero dans un échange d’armes à feu contre de la drogue. L’implication de la CIA dans l’assassinat d’un agent de la DEA est rien de moins qu’une divulgation qui affaiblit grandement le pouvoir ». En supplément, tout s’imbrique, car Rodriquez, le policier qui aurait assassiné l’agent de la DEA, avait des liens également avec le lieutenant-colonel Ollie Nord, qui deviendra consultant chez Fow News et George H. Bush, le père du prédécesseur d’Obama, qui a dirigé un temps la CIA, comme on l’a déjà précisé. C’est une des pires révélations de ces dernières années, mais qui permet de relier toutes les pièces du puzzle ensemble… Un psychopathe comme Quintero que l’on a fait mariner 28 ans dans une cage pour un assassinat qu’il n’avait pas commis… est aujourd’hui en liberté. Cela risque de faire bientôt des dégâts, à l’évidence !!!

Un procès truqué de bout en bout, des témoins payés

Le procès de Quintero  avait été trafiqué de bout en bout. Des dépositions sentant le téléphoné avaient entaché les débats, tel ceux d’ Hector Cervantes Santos, ou de Javier Vasquez Velasco, des hommes de main du Cartel. Le plus étrange étant celui de Jorge Godoy, qui avait mis en cause nommément des ministres mexicains qui auraient participé selon lui à des réunions pour décider de l’élimination de l’agent de la DEA : le jury avait fortement douté de leurs témoignages. Ce qui n’empêchera pas Ruben Zuno Arce le beau-frère de l’ex-président Luis Echeverría d’écoper d’une peine maximale d’emprisonnement (la perpétuité; il y est encore). Tout cela sentait pourtant de loin la fabrication et le graissage de patte. Hector Cervantes Santos révélera quelques années plus tard que toute sa famille avait été copieusement arrosée, ayant touché un demi-million de dollars en six ans. Les USA reconnaîtront avoir versé 2,7 millions au total pour que certains accusés repentis chargent leurs voisins. Pas un mot des découvertes de Berrellez, comme celle du dénommé Lawrence Harrison qui s’appelait en fait George Marshall Davis, agent de la CIA infiltré, mis en cause dans le meurtre de Camarena. Rien non plus sur l’assassin véritable, le policier Felix Rodríguez, un ancien exilé cubain qui avait préparé l’invasion de la Baie des Cochons en 1961 !!!

L’incroyable parcours  de Rodriguez

Un sacré phénomène, que ce Rodriguez, et une sacré pointure, dans le genre, puisqu’on le retrouve aussi derrière la capture de Che Guevara en Bolivie, dans laquelle il est censé avoir gardé la Rollex du Che (???), puis au Viet-Nam, au sein du projet Phœnix si décrié. Il était bien sûr mêlé à l’affaire des Contras. Il avait rencontré Bush père, alors vice-président, qui avait retenu de lui qu’il « voulait lutter au Salvador contre les insurgés« . En 1987,  Ramón Milian Rodríguez, la « lessiveuse » de l’argent sale du Cartel de Medellin l’accusera même accusé d’avoir détourné 10 millions de dollars de l’argent destiné aux contras ! Un pilote mercenaire de la CIA, Terry Reed, le mettra en cause pour des opérations douteuses « et le versement de pots de vins à des ex-présidents mexicains « . Un sacré parcours, donc.  Qu’un autre bien connu (Celerino « Cele » Castillobushfelix2), lui aussi, décrit ainsi  : « en août 1982, George Bush a embauché Donald P. Gregg, comme principal conseiller pour les affaires de sécurité nationale. À la fin de 1984, Gregg a présenté Oliver North à Felix Rodriguez, (un agent de la CIA), qui avait déjà travaillé en Amérique centrale pendant plus d’un an sous la direction de Bush. Gregg a personnellement présenté Rodriguez à Bush le 22 janvier 1985. Deux jours après sa rencontre de janvier 1985 Rodriguez est allé au à Salvador et a pris des dispositions pour mettre en place sa base d’opérations sur la base aérienne de Ilopango. Le 1er novembre 1984, le FBI a arrêté le partenaire de Rodriguez, Gerard Latchinian qui a été reconnu coupable d’une contrebande 10,3 millions de dollars de cocaïne aux États-Unis ». L’assassin véritable de Camanera était beaucoup plus connu que lui, en définitive !

Berellez jette l’éponge

Terrence.ajarLe projet de Berrellez de tout dévoiler s’effondrera à la nomination du nouveau directeur de la DEA : Terrence « Terry » Burke, qui « avait derrière lui 12 années d’activités paramilitaires à la CIA et avait lui aussi entraîné les anticastristes pour l’attaque de la Baie des Cochons«  (ici en photo en Afghanistan)… note judicieusement Jason McGahan, de LA Weekly. Au final, c’est  le « deputy director of the Federal Judicial Police in Mexico », Guillermo González Calderoni, qui contactera Berrellez en lui disant de laisser tomber l’affaire, car « elle puait trop » mais en lui révélant quand même que « l’ordre de tuer Camarena venait de Felix Rodriguez de la CIA. C’est votre propre gouvernement qui tué Camarena. » Poursuivi au Mexique, Berrellez tentera de lui fabriquer une impunité aux USA pour qu’il puisse se consacrer à sa passion, le golf. Peu de temps après il était déssaisi du dossier et Calderoni sera assassiné à McAllen, au Texas, en 2003.

Le premier vol de « rendition » !

rendition flightPire encore, pourrait-on dire avec cet article intelligent de Chris Kraul dans Le LA Times osant un parallèle entre les célèbres vols de « renditions » de l’ère de G.W.Bush pour amener des prisonniers à Guantanamo (ici le  CASA CN-235-300, numéroté N196D vu en plein désert du Lazygranch), dans un no man’s land judiciaire dramatique dont on ne sait les extraire aujourd’hui. Selon l’auteur, en effet , lors de l’affaire, on avait réussi à aller kidnapper un médecin de Guadalajara, Humberto Alvarez Machain, censé avoir administré des drogues à Camanera, pourqu’il tienne pendant les tortures, pour ensuite le ramener aux USA et le juger (c’était une suggestion de Berrellez en fait !). Ça a été un échec, car un  juge fédéral américain l’a aussitôt relâché pour insuffisance de preuves, mais également une réussite dans le sens où « la  Cour Suprême a statué en 1992 que la capture et le transport à travers la frontière – en termes juridiques, la restitution extraordinaire d’un citoyen étranger – était légale ».  La pleine signification de cette décision n’a pas été claire pendant des années, jusqu’aux attaques du 11 Septembre, lorsque les États-Unis ont invoqué la restitution extraordinaire pour capturer les suspects de terrorisme et de les livrer à  des «sites noirs» dans les pays tiers pour interrogatoire et la torture. « Elle a ouvert une alternative aux extraditions. Lorsque les Etats-Unis pour des raisons politiques ne veulent pas passer par ce long processus», a déclaré Margaret Satterthwaite, de l’Université de New York, professeur à l’école de Droit ».

Quintero n’a pas assassiné Camarena !

liberacion_quinteroQuintero (ici dans le couloir de sa prison) n’était donc pas coupable de l’assassinat d’Enrique Camarena. Il est aujourd’hui libre… de se venger, pensent certains.  S’il y en a qui doutent de ses capacités à reprendre ses activités passées, qu’il lisent donc cela : « Caro Quintero a poursuivi ses activités derrière les murs de la prison au point d’y vivre comme un roi. En 1989, le Washington Post a rapporté que Caro Quintero et un ami trafiquant avait repris deux blocs cellulaires conçus pour 250 détenus et les avait remodelés, installant des cuisines, des salons et des salles de chambres, des bureaux, des salles de bains de marbre, et pour Caro Quintero, une chambre à moquette épaisse avec des draps et des placards pleins de chemises de soie, des bottes de cow-boy et chapeaux de cowboy. Ses petites mains avaient des fusils, les téléphones cellulaires, les télécopieurs et les engins, d’autres moyens de communications. Selon les États-Unis Caro Quintero n’a jamais perdu le contrôle de son commerce de la drogue ».

28 ans que le trafic de coke perdure !!!

accident cessnaCela continue en effet, et dans le secteur de Sinaloa où le 17 septembre dernier encore un avion bourré de drogue était retrouvé le nez dans un canal après avoir manifestement raté un atterrissage de fortune sur un chemin adjacente. Un Cessna 206, le petit format préféré désormais des trafiquants (c’est le « best bush plane« ) immatriculé XB-JZL : l’immatriculation normalement d’un Cessna 421B Golden Eagle ex N1DX. Si l ‘image de l’avion crashé était impressionnante, son contenu encore davantage, puis que dans un aussi petit appareil on avait réussi à entasser un véritable étal d’apothicaire, avec de la coke, mais aussi du crystal meth aux terribles ravages et des comprimés divers d’amphétamines, le tout agrémenté « d’armes de gros calibres« . Deux véhicules trouvés un peu plus loin contenant du calibre .38, du .223 et même un lance-grenade de 40 mm !!! Un avion tombé à Sinaloa, dans le fief du Cartel du Pacifique. En tout, la cargaison a été évaluée à une demi-tonne, le maximum que l’appareil puisse emporter (il fait 987 kilos à vide et 1630 à pleine charge) . En juillet c’est un autre Cessna (XB-EDM) qui a été saisi à Ensenada (en Basse Californie, pas loin de Tijuana) avec à bord 262 kilos de meth, 92 kilos de coke, 38 kilos d’héroïne, 2 kalachnikovs et un pistolet calibre .40.. et de belles liasses d’argent. Ce qui laisse augurer d’un trafic à flux tendu, tant le contenu varié fait penser à une commande précise… cette fois pour une demi-tonne au total !!! Des avions le plus souvent volés !

Une gangrène entretenue… et organisée

Less médias US n’ont pas fait beaucoup de remous avec l’affaire revenue au grand jour, trente ans après, et au Mexique de même. A croire que personne ne veut voir la réalité, ou que personne ne souhaite s’apercevoir que le pouvoir rend fou, au point de supprimer ses propres troupes pour garder un semblant d’apparence. Voilà qui résonne pourtant étrangement, ce complot véritable, dans lequel la CIA a joué le rôle déterminant, lorsqu’on aborde ce qui est toujours présenté comme une théorie à propos du 11 Septembre. L’article de fond sur cette affaire, qui se dévore littéralement, à propos de Berrellez, se termine par cette phrase terrible « partout où vous irez, c’est la même histoire ». On serait tenté de le croire, hélas, à voir les avions continuer à faire circuler des quantités astronomiques de cocaïne… plus de trente ans après. Et de voir des états toujours aussi gangrenés, sinon devenus pire qu’à cette époque.

Falcon&GhostofMomo

sources

l’histoire romancée sur le sujet de Charles Bowden est excellente :

Voir sur Medium.com

sur les aventures de Tosh Plumlee

27 years later, CIA pilot tells of using secret Costa Rican airstrip to traffic guns, cocaine

sur le cas de l’infortuné commandant Sabot, la source est ici

http://netteandme.blogspot.fr/2014/08/another-casualty-of-irancontra-marine.html

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cii-lenorme-mensonge-de-la-cia-qui-remonte-a-la-surface/

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DEA: ahijado de Maduro y sobrino de primera dama de Venezuela serán acusados en Nueva York por narcotráfico | El Nuevo Herald

Un sobrino de la primera dama de Venezuela y un ahijado del mandatario Nicolás Maduro fueron arrestados en Haití

Fueron detenidos cuando intentaban negociar la venta de 800 kilos de cocaína

Deberán comparecer el jueves ante un juez en la Corte del Distrito Sur de Nueva York

http://www.elnuevoherald.com/noticias/mundo/america-latina/venezuela-es/article44275659.html

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NARCOTRAFICO: preso com 800 quilos de cocaína, filho de criação de Nicolás Maduro foi extraditado para os Estados Unidos | Mundo | Notícias | VEJA.com

http://veja.abril.com.br/noticia/mundo/preso-com-800-quilos-de-cocaina-filho-adotivo-de-nicolas-maduro-foi-extraditado-para-os-estados-unidos/

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SANTO DOMINGO (narcotrafic): grand guignol à Punta Cana (suite 2)

Grand guignol à Punta Cana (2)
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naudinChristophe Naudin, pour y revenir, malgré ses casseroles (évoquées précédemment), est un agitateur qui n’est pas dénué d’un solide sens du commerce, car c’est aussi une des personnes qui vit sur la peur que l’on fabrique parfois : outre sa société prise dans la tourmente IKEA est aussi à la tête d’une autre société de sécurité (Caps Training, axée sur l’imager scanner) qui profite de la peur créée par d’autres, ou même… par ses soins (dans son listing, une bonne partie des aéroports français : on conçoit qu’à partir de là il se soit créé quelques facilités pour lui-même ou deux de ses nouveaux amis !). Dans un reportage terrible sur lui réalisé par Elise Lucet, on comprend mieux les principes biaisés qu’il utilise pour « placer » sa société de sécurité. Dans ce saisissant reportage, il se fait en effet piéger et ridiculiser en avouant toucher de l’argent d’une entreprise qui fabrique des broyeurs-déchiqueteuses de documents, alors que dans un autre reportage télévisé on le voyait fouiller une poubelle pour en sortir un papier dont il affirmait qu’il permettait de « voler l’identité » de celui qui l’y avait jeté. Pris sur le fait, dans le reportage, de bien montrer en évidence la MARQUE du broyeur, en gros plan, il sera obligé de reconnaître que oui, il avait passé un accord avec les fabricants pour faire ce reportage qui une fois encore attisait la peur chez les gens (il avouera en tirer « 2000 euros par an » dans l’interview). Le « spin-doctor » s’en prend plein la tête ce jour-là, car Elise Lucet, plutôt tenace, on le sait, démontre avec brio que ces peurs manipulées sont totalement bidonnées. Dans son reportage sur  » « Le Business de la Peur », c’est à 55 minutes après le début du visionnage. Vous le verrez fuir physiquement  les questions  embarrassantes pour lui quelques minutes plus loin… lorsqu’on lui montrera les tripatouillages des chiffres de l’usurpation d’identité,  annoncés à 210 000 par lui et à 10 297 par la Police… On sait que la peur de l’autre est un des moteurs essentiels de l’extrême droite, et Naudin participe donc à créer cette atmosphère qui favorise grandement l’explosion de l’extension des idées d’extrême droite, justement. Naudin a d’autres dadas aussi, telle la biométrie, qu’il tente d’imposer partout… car bien entendu il tire profit directement des installations de protection y ayant recours, avec sa société « Caps Training ». Bien entendu, il se défend d’être lui même d’extrême droite…

Le procureur dominicain si décrié (son procès a été bâclé, ça personne n’en doute pour ne pas trop mettre en évidence la déliquescence des services de lutte contre le trafic de cocaïne, dans lequel un nombre considérable de fonctionnaires dominicains est impliqué, sur ce quoi je reviendrai aussi ici, soyez en sûr) ne connaissait pas la personnalité sulfureuse de l’homme venu en tant qu’expert aérien, mais il avait bien perçu que l’ancien fouilleur de dossier de la police française ne venait pas seulement formuler une parole experte. Il venait donner un coup de main direct aux deux pilotes, qui avaient déjà semble-t-il pris contact avec un autre personnage connaisseur à la fois de l’armée et de la République Dominicaine. Ça c’est la deuxième découverte qui nous relie à nouveau… à l’extrême droite, encore elle. On l’a en effet assez vite appris, par l’individu lui-même, qui a tôt fait de mettre en ligne une étonnante photo sur son compte twitter. En date du 21 octobre, on  voyait en effet un Aymeric Chauprade en mocassins pour bateaux entouré des deux pilotes en tongs et sandalettes, photographiés à l’hôtel Embajador où ils résidaient (ils n’étaient donc pas repartis en prison pendant leur appel). Prêts à prendre le bateau, en quelque sorte. Voire l’hélicoptère comme on l’a appris… d’un journal d’extrême droite, Valeurs Actuelles, très fier visiblement d’impliquer Chauprade dans l’affaire, avec preuves à l’appui… Tout cela sentant fort l’orchestration d’officine ou les dissensions internes (c’est à qui sort le scoop le premier pour tirer la couverture à lui !). Quant à s’assurer de quel bord politique est ce sauveur tombé du ciel, pour cela, il suffit de jeter un œil sur son compte twitter, où juste en dessous de son post du 21 figure celui de la veille, qui se présente ainsi :

chauprade bis

C’est pour le moins flagrant ! On a bien affaire à un extrémisme de droite. Et à une organisation très fière de nous présenter au plus vite comment elle a opéré : et là, comme par hasard encore, c’est le magazine le plus à droite existant en France (avec Rivarol), « Valeurs Actuelles », qui ne tenant plus, a lâché le morceau. UnknownEn donnant sans s’en apercevoir, trop entraîné dans la gloriole à tirer du rapatriement, un élément fort important du puzzle. Valeurs Actuelles, il faut le savoir, fait partie du groupe Valmonde qui est devenu une filiale à 100 % de la holding Dassault Communication de Serge Dassault avant de passer chez  Sud Communication, (avec Pierre Fabre), le résident du comité éditorial du groupe Valmonde étant  François d’Orcival. De son vrai nom Amaury de Chaunac-Lanzac, celui qui aujourd’hui encore commet des éditoriaux provocateurs et choisit des « unes » immondes (telle celle-ci, ou celle figurant à gauche ici dans le chapitre). Partisan de l’Algérie française dans sa jeunesse, il a débuté sa carrière politique chez  Jeune Nation (mouvement d’extrême droite dissous en 1958) pour devenir le président de la Fédération des étudiants nationalistes mais en écrivant en même temps dans la revue  Défense de l’Occident de Maurice Bardèche mais aussi à celle de de Dominique Venner, le suicidé de Notre Dame (Europe-Action). Valeurs Actuelles, si désireux de montrer que l’extrême droite est bien derrière l’affaire (ça semble vraiment les exciter comme des puces cette affaire !) a en effet sorti rapidement un dossier surprenant sur comment s’est passée l’exfiltration des deux pilotes. En mettant en ligne une surprenante preuve des préparatifs: celui de la location d’un hélicoptère de la société Helidosa. Notamment son Bell 429 Global Ranger, numéro de série 57142 et immatriculé HI931, recruté pour transporter les deux évadés vers les Antilles. HI-931Le magazine prend un malin plaisir à montrer la facture réglée par Chauprade en personne : 12 110 dollars, ce qui n’est pas rien. Qui donc a pu le renseigner ? On songe au même Chauprade, bien sûr, ravi de se faire une telle publicité !! On n’imaginait pas l’ex titulaire de la chaire au Collège Interarmées de Défense, devenu depuis député européen, capable de sortir une telle somme pour ce qui est complaisamment présenté, en prime, comme une opération de diversion dans la rocambolesque présentation de l’opération. Pourquoi donc Chauprade, s’interroge alors la presse, qui découvre vite qu’il connaît très bien la République Dominicaine, et dont les amis – et les ennemis- sont forts intéressés à détruire sur Wikipedia par vandalisme d’IP tout ce qui pourrait nuire à sa réputation.  Visiblement, ce monsieur n’a pas que des amis dans la vie ! C’est Europe 1 qui a lâché le premier le morceau sur son cas : « parfait connaisseur de la République dominicaine. Toujours est-il que la République dominicaine est un pays qu’Aymeric Chauprade connaît bien. Géopoliticien, il a été conseiller de l’ancien président, Leonel Fernandez, et a résidé quatre ans durant sur le territoire. L’homme a aussi uAVEC-LE-PRESIDENT-DOMINICAIN-2009-300x225ne carrière militaire, puisqu’il a été professeur au Collège interarmées de défense et officier de réserve dans la marine nationale. » Un Leonel Fernandez, dont un trafiquant notoire, Quirino Ernesto Paulino,  condamné à 10 ans de prison pour trafic de cocaïne, a dit il y a peu (en février dernier) qu’il lui aurait reçu de sa part 4,6 millions de dollars en cash de 2002 à 2004 … Quinto, arrêté en décembre 2004 avec 1,4 de coke, la plus large saisie jamais faite en République Dominicaine ! Cas particulier de Quririno : c’est un homme d’affaires mais aussi, et c’est plus courant là-bas, un ancien capitaine de l’armée de la République dominicaine (dans la Force aérienne dominicaine ou FAD): la République Dominicaine n’est certes pas le Danemark de Shakespeare, mais plusieurs choses semblent quelque peu pourries dans le pays !!!


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La prise qui remonte à loin était assez faramineuse en effet. « Le 18 Décembre, 2004 a été découvert et arrêté un camion contenant 1.387 kilos de cocaïne, d’une valeur de 30 millions de dollars, qui provenait de Colombie. Le camion venait de la région sud de la République Dominicaine et se dirigeait vers la région industrielle du Nord, pour en traiter le contenu et et l’envoyer vers leur destination finale, les États-Unis. Le conducteur du camion était Tirso Cuevas Nin, en compagnie de l’ancien colonel Lidio Arturo Nin Terrero, dahitsu2ce dernier était le chef de la prison de sécurité maximale de Azua qui, au moment de son arrestation, se déplaçait dans le petit camion Daihatsu (cf. les quatre images provenant de la DNCD). Les deux ont été interceptés par des agents de la DEA et de la Direction nationale de contrôle des drogues (DNCD). Nin Terrero a déclaré être juste un passager et a affirmé ne pas savoir ce qui était dans le camion. Jusqu’au 18 mai 2008, Nin n’a jamais changé sa déclaration selon laquelle il a reçu une « bola » (c’est un remède de cheval du pays, constitué d’une boule dont les ingrédients sont non précisés, qui est dissous dans l’eau et bu comme les gens pour les faire guérir). Des questions sur le rôle du président, dahitsu6d’un pays soumis au narcotrafic, ce n’est pas ce qui manque. Pour lui, bien sûr, l’affirmation du trafiquant n’était de la provocation et de l’agitation politique. Et pourtant, des événements aujourd’hui oubliés demeurent fort troublants. En 2008, par exemple, le pilote Harold Manzano Garcia était tombé entre les mains de la  Dirección Nacional de Control de Drogas (DNCD), avec à bord de son appareil, un modèle Areospatiale dahitsu4Dauphin AS365N2 de couleur bleu-nuit immatriculé N646GE.  Chauprade a cette époque-là n’est pas encore conseiller du président dominicain, avec qui il se fera complaisamment photographier… en 2009 (photo chapitre du dessus, mise en ligne sur son propre CV). Il est resté quatre ans à son service, entre 2009 et 2012. Le 4 octobre 2012, le même hélicoptère présidentiel se fera remarquer en taillant en pièces un coin de hangar de l’aéroport Higuero, à St Domingue, piloté cette fois par un dénommé Fidel Báez (voir ci-dessous à gauche). Le N646 GE était en fait un hélicoptère de remplacement de l’appareil officiel, dont les problèmes récurrent avaient provoqué son envoi aux Etats-Unis en 2013 : il datait déjà de plus de 20 ans.

hangar endommagéMais ce fameux hélicoptère défaillant va faire l’objet d’une étrange présentation chez les soutiens des deux pilotes alors encore retenus. Dans la revue « Piloter », qui a ouvert ses colonnes au collectif pour faire rentrer en France les des deux pilotes, un article est en effet bizarrement  consacré au « fameux » à hélicoptère présidentiel :  « la présidence de la République Dominicaine ne dispose qu’un d’un vieil hélicoptère Dauphin AS 265-N (immatriculation 3029 de la Fuerza Aera de la Républica Dominicana). Un mois avant le verdict condamnant Pascal Fauret et Bruno Odos, on a appris que, « faute de crédit pour payer la réparation », le Dauphin était simplement « abandonné » dans l’atelier américain où il avait été mis en révision. Il serait question de le remplacer par un Falcon 50 d’occasion… Coup de chance, la Dirección Nacional de Control de Drogas est placée sous les ordres directs du Président de la République. » Les sous-entendus des défenseurs des pilotes ont été fort surprenants parfois durant ces derniers mois. L’info provenait de acento.com.do et d’Hispanola TV. La thèse défendue par Jean-Pierre Otelli, de « Piloter »(ici en Fouga Magister (1)) étant assez simplette : « c’est un secret de polichinelle à Saint-Domingue que cet acharne- ment a été motivé par la volonté de protéger les véritables responsables au sein des services dominicains, mais aussi dans le but de s’approprier l’avion. Les autorités dominicaines pensaient qu’une condamnation de l’équipage impliquait obligatoirement la saisie définitive de la machine » écrit-il en août 2015. Une thèse qui était largement répandue dans l’entourage même des deux pilotes, dans les forums surtout : selon ces gens, le Falcon 50 sur lequel aurait lorgné les dominicains aurait ainsi été en quelque sorte « kidnappé ». Une thèse pratique pour évacuer tout problème de contenu : c’était donc le contenant qui était visé !!! Simplette, en effet, cette théorie l’était ! Le nouvel hélicoptère présidentiel est devenu en réalité un peu plus tard un Dauphin, EC 155B, datant de 2004, acheté aux États-Unis et amené au pays le 7 Juillet 2014. C’était l’ex N151PM, ex N151MP, ex G-LBAI, ex N672LE.. photo ci-dessous). le premier modèle du type EC 155 avait volé en 1998. Le Falcon d’Afflelou retenu n’avait donc en fait rien à voir dans ce remplacement d’appareil présidentiel ! On avait bien eu affaire à une manipulation orchestrée et entretenue par le comité de défense des deux pilotes !

N672LE

Le hic, surtout, c’est que c’était aussi pour en revenir à  2008 le pilote personnel « bis » du Président de la République N646 GE; et que c’était aussi devenu l’hélicoptère de la présidence, en effet. Pour se défendre, le responsable du bureau présidentiel Rafael Nunez avait évoqué un « frère » de Garcia, et que celui-ci ne « pilotait qu’occasionnellement l’hélicoptère »… En répense aux attaques, le président demandera à ses militaires et ses policiers de faire corps contre ces accusations sans vraiment susciter l’enthousiasme. L’explication du pourrissement constaté tenant dans l’affaire Rosado Fermin, dont je vous parlerai bientôt en détail : en résumé le directeur d’une compagnie aérienne mêlée à un trafic de cocaïne. Ses nombreuses indélicatesses fiscales l’avaient fait repérer. Elles mèneront à au carte de Los Sapos (le gang des crapauds)  mais aussi… à celui de Sinaloa, au Mexique. Parmi les personnes arrêtées dans ce vaste coup de filet, on relèvera Juan Ramon Perez Rosado, qui était aussi un ancien officier de la police nationale, Carlos Manuel Ramirez de la Force aérienne, et le Lieutenant Henry Valdez Garcia. L’armée, en première ligne dans le trafic, comme c’est le cas… Au Venezuela ! Dans un épisode de « Coke en Stock » à venir, vous verrez que cette découverte impliquait aussi le patron de CaribAir, lui aussi accusé de narcotrafric. avin incendiéEtrangement, le 11 mars 2014, un juge, Elka Reyes Olivo, libérait une bonne partie de ceux impliqués, leur interdisant de sortir du territoire, tout en effectuant la saisie de 4 appareils détenus depuis octobre 2012. « Dans l’acte d’accusation, on pouvait lire qu’au début de 2012, un agent infiltré de l’état comme pilote, pour déterminer dans quel le but avait-il été embauché pour faire se poser en Apure, au Venezuela, un avion bi-moteur et recevoir en récompense 40 000 dollars » note ici Arecoa.com, laissant entendre que depuis 2012 tout le monde était surveillé, et que certains vols avaient été suivis, en attendant de plus gros chargements à prendre en flagrant délit… la justice et la police dominicaine (ainsi , visiblement, cherchait à remonter vers de plus gros poissons encore… le New-York Times avait lui aussi découvert ce trafic, montrant le 26 juillet 2012 la photo du Cessna T210 M Centurion immatriculé XB-KTC tombé en pleine jungle de l’Apure le 7 mai (2012). Selon le bureau du Safety Network, ce sont deux appareils qui avaient été brûlés par les vénézuéliens, et non abattus, le début d’une autre longue saga dont j vous ai déjà parlé ici. Les photos des deux appareils avant et après leur incendie avaient fait la une de Noticias 24, visible ici. Le journal américain diffusait alors un incroyable schéma : celui du nombre d’appareils (121 !) ayant décollé du Venezuela pour atterrir prioritairement au  Honduras, ainsi que dans tout l’arc ouest du Golfe du Mexique, mais aussi vers Haïti et… la République Dominicaine. Selon le schéma, les convoyages par voie aérienne ne représentaient que 20% du trafic !!! Sachant que le plus petit modèle (le Centurion) pouvait contenir jusqu’à 600 kilos de cocaïne, c’est donc au minimum 72 tonnes qui auraient ainsi transitées par la voie des airs ! 

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Parmi les personnes arrêtées, des militaires, donc; mais aussi des gens de la DNCD et des policiers : Hiraldo extradéce fut ce jour-là un camouflet complet contre la lutte antidrogue que prônait alors Leonel Fernandez… d’autant plus que l’on avait fini par remonter jusqu’au cerveau de l’affaire, qui n’était autre que Francisco Antonio Hiraldo Guerrero, l’ancien directeur en personne de la DNCD de 2006 à 2008, et dont l’adjoint direct s’appelait …. Quirino Paulino !!! Grâce à la drogue, l’homme avait engrangé 14,6 millions de pesos sur 25  comptes bancaires différents, dont 19 à son nom (ou à celui de sa belle-mère, Céleste Peña González de Vries !). Les biens immobiliers ayant été mis au nom de sa femme, Bethany Rivas Peña de Hiraldo. l’un des immeubles d’Hiraldo abritait la Fundación Dios es Bueno (« Dieu est bon ») ! Le président Fernandez pouvait-il être ignorant de ce que manigançait véritablement son responsable de l’antidrogue, la question reste en suspens. Ce que lui a alors conseillé de faire Chauprade en est une autre…  lors de l’enquête il avait été calculé qu’Hiraldo Guerrero avait au moins effectué 25 voyages d’en moyenne 400 kilogrammes de cocaïne, chacun équivalait à 100 000 dollars minimum. Le président pouvait-il ignorer à ce point une telle dérive ?

FiestaChauprade, donc, conseiller » du même président, et la galaxie frontiste qui l’entourait toujours à l’époque (depuis une sortie islamophobe à l’emporte pièce, Marine LePen a pris ses distances avec lui) : « L’implication du FN en République dominicaine ne m’étonne pas », confie à L’Express un bon connaisseur de la vie politique locale. Selon cette source, Jean-Marie Le Pen s’est rendu à de nombreuses reprises en vacances sur l’île, hébergé chez un homme d’affaires corse et « facilitateur » des investissements hexagonaux en République dominicaine. Un « très proche » de Leonel Fernandez, l’ancien président qu’a conseillé Aymeric Chauprade pendant trois ans. «  Ah tiens, voici la mouvance corse maintenant ! Ne manquait plus qu’elle !Historiquement, c’est tout ce qu’il y a de plus évident, pourtant.  Rappelons que la célèbre bande de la Brise de Mer, auteur d’attaques de type militaire, au bazooka notamment, avaient élu justement domicile en République Dominicaine dès 1998 : « au mois de mai 1998, des informations selon lesquelles « un groupe de corses » serait arrivé en République Dominicaine en novembre 1997 pour acheter un hôtel-casino, « le Dominican Fiesta » (ici en photo promotionnelle à gauche), pour une valeur de 12 millions de dollars. Parmi les membres de ce groupe figurent MM Luciani et Rossi ainsi qu’une femme prénommée « Marie-Claire », architecte de profession. Les points de contact du groupe, implantés dans la partie hollandaise de l’île de Saint-Martin, sont deux sociétés d’acheminement de courriers et de valeurs. Ces sociétés, « Fernandez courrier service » et « Caribe United », acheminent l’argent, de Miami à l’aéroport international de Saint-Domingue où il est récupéré par le patron, d’origine corse, d’une société implantée sur l’aéroport. La somme transférée au mois de mars 1998, s’élève à 6 millions de dollars, et est portée à la connaissance de la police française mais le manque de coopération des autorités de la République dominicaine ne permettait pas d’approfondir, ni de vérifier ces renseignements » (2)…  les mêmes qui avaient des liens avec des mafieux russes, à Kemerovo, avec l’obscure banque de transport Kuzbass (Kuzbasty  transporty bank) du mafieux Vladimir Slabskin, qui gérait un casino à  Kemerovo. 

chauprade blondasseChauprade (ici aux côtés de Marine le Pen) est en effet également un chaud partisan de la Russie et de ses nouveaux riches tendance russes blancs : « le géostratège du FN avoue se rendre plusieurs fois par an en Russie, où il a tissé de nombreuses «amitiés», notamment avec le milliardaire Konstantin Malofeev, qui consacre une partie de sa fortune et de son entregent à la promotion de la famille russe, de l’orthodoxie mais aussi des séparatistes ukrainiens. Kiev le considère comme le grand argentier des «bandes armées» dans l’est de l’Ukraine.  » Malofeev, qui alimente la guerre en Ukraine et se présente comme celui qui parle à l’oreille de Poutine, dans… Valeurs Actuelles ! L’homme, qui est aussi à la tête du fonds d’investissement Marshall Capital, et de la fondation (caritative) Saint-Basile-le-Grand, a été sanctionné par l’Union européenne pour « financement illégal de groupes armés et d’actions terroristes » en Ukraine ! Le 4 juin 2014, Chauprade a organisé à Vienne avec l’aide (et l’argent de) Malofeev (photo signée Radiovox) une journée de rencontres entre élus du Front national français (FN), des des ultranationalistes russes, dont le « célèbre » Russe Alexandre Douguine, qui en France (3), passait au « Local » de Serge Ayoub (!) ceux du FPÖ autrichien et du parti bulgare Ataka, fasciste et xénophobe… fin septembre 2014, oligarqueLe FN contractait un prêt de 9 millions d’euros auprès de la banque russe First Cezch Russian Bank (FCRB)…  un financement pour lequel  Jean-Luc Schaffhauser, un ancien consultant de chez Dassault, aurait beaucoup joué de sa personne. en dénichant cette banque… minuscule. Selon Mediapart,  « parallèlement à l’emprunt par le FN de 9 millions d’euros, l’association de financement présidée par Jean-Marie Le Pen a reçu, en avril 2014, deux millions d’euros d’une société chypriote détenue par Yuri Kudimov, un ancien du KGB reconverti dans la banque d’État russe VEB Capital. L’argent a été envoyé depuis un compte suisse. Le Pen affirme qu’il s’agit d’un prêt »… bien sûr. Autre gag de la saga interne du FN : dans un numéro de Spécial Investigation fort récent de Canal *+, le fameux Chauprade se plaignait à mots couverts de l’influence de Malofeev sur le groupe de Marine le Pen en le catégorisant comme étant…. « mafieux «  !!! 210015799Officiellement, c’était pourtant un « ami« . Ces gens-là sont décidément complotistes et paranos en tout ! En photo à gauche, Aymeric Chauprade au forum sur la famille à Moscou le 10 septembre 2014… il avait débuté ce jour là son discours par un retentissant « éminences honorables, invités, chers amis ! Je voudrais remercier les organisateurs de ce forum sur la famille et le futur de l’humanité. Avec une attention particulière pour la fondation St. André et pour mon ami Konstantin Maloféev que je salue ici, qui s’investit beaucoup pour la défense de notre cause patriotique et spirituelle »..  un discours fort applaudi. Juste après, une tirade marquait son territoire de pensée fort… limité : « cette guerre prend une forme individualiste dont les gouvernements de l’UE et le gouvernement des USA sont les principaux promoteurs. Ils se font les promoteurs de la culture de mort contre la culture de vie, de l’avortement, de la destruction du mariage fondé sur la différence sexuelle, de la théorie du genre, de tout ce qui va contre la vie et de tout ce qui est en train de construire un monde de barbarie ». Sous un costume bien coupé d’honnête homme, Chauprade enfile les perles anti-homo et Pro-vie à l’encan. Une vraie caricature, et une vraie duplicité surtout !

montretoutLes comptes suisses de LePen, alimentés en lingots d’or ? Un vieux serpent de mer, soulevé la première fois en 1981 avec l’annonce d’un compte ouvert chez UPS; mais revoilà qu’il ressort du Golfe du Mexique avec le journal Mediapart, qui en a retrouvé un autre, doté de 2,2 millions d’euros, un joli bas de laine composé en majeure partie, effectivement, de… lingots d’or. Jean-Marie collectionne les lingots, depuis son héritage « capté » des ciments Lambert (4).  « Si Jean-Marie Le Pen a souvent défrayé la chronique judiciaire, ce n’est pas que pour ses jeux de mots racistes. Les conditions de son héritage du cimentier millionnaire Lambert en 1976, qui l’a rendu propriétaire de l’hôtel particulier de Montretout, à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), d’un immeuble parisien, d’avoirs financiers conséquents, posent question. Une fortune estimée à « 40 millions de francs lourds » par son ex-épouse, Pierrette Le Pen. La même que Le Pen chargeait, racontait-elle à Genève Home Informations en 1987, de retirer de son compte suisse des « petits nègres », code correspondant à 10 000 francs. En 2013, Le Pen justifiait ses voyages en Suisse dans les années 1980 par la diabolisation subie alors, ayant, disait-il, « du mal à trouver du crédit dans les banques françaises ». Depuis, le Front national a ouvert un nouveau front bancaire à l’Est, en se finançant auprès de banques russes… pour ses activités publiques. Pour entasser son magot personnel, la Suisse – comme l’or – reste une valeur sûre ». Un compte en lingots, donc, géré par un très proche de Jean-Marie : son majordome, depuis 1994 : Gérald Gérin, qui a aussi été son ancien assistant parlementaire (à tout faire, donc) mais aussi le trésorier de l’association de financement du parti d’extrême-droite, Cotelec (le précurseur de Jeanne, donc !). Aujourd’hui l’homme est à la fois l’assistant parlementaire de l’eurodéputée FN Marie-Christine Arnautu et l’assistant personnel de Jean-Marie Le Pen.

6828730_pUn compte suisse sans nom véritable, à vrai dire  : « le compte appartenait à un trust, une structure juridique qui permet théoriquement de dissimuler l’identité des bénéficiaires du dit trust, appelé Balerton Marketing Limited, raconte Mediapart, qui explique que le compte du trust est passé de HSBC à la Compagnie bancaire Helvétique à la veille des élections européennes il y a un an, en mai 2014 ». Un trust particulier, installé aux Iles Vierges,  indique l’Humanité : « Balerton Marketing Limited », « structure gérée depuis Genève », nous apprend le site d’information, par Marc Bonnant, un avocat d’affaires dont le nom apparaît comme intermédiaire dans l’affaire SwissLeaks » un avocat sulfureux, ayant largement épousé les idées de celui pour qui il serait le mandataire. Ce que l’interessé nie farouchement : « contacté par Le Temps, il réaffirme le démenti déjà opposé à Mediapart: «Je ne gère et je n’ai jamais géré l’argent de Jean-Marie Le Pen. Je ne suis pas l’ayant droit de fonds des Le Pen ou du Front national.» «Je ne connais ni son majordome, ni sa chambrière», ironise-t-il encore. Certes, Marc Bonnant admet qu’il administre les fonds de Balerton Marketing Limited, mais «ce ne sont ni ceux de Jean-Marie Le Pen, ni ceux de Marine ou de Marion. Ils n’ont ni de près ni de loin à voir avec le FN», affirme-t-il. » Ou ça devient passionnant, c’est quand on apprend que le même avocat a réclamé la bagatelle de 4 milliards de francs suisses pour d’Elena Rybolovlev, dans son divorce d’avec Dmitry Rybolovlev, plus connu comme étant l’homme d’affaires russe propriétaire de l’AS Monaco. Sentant le vent venir, Rybolovlev avait revendu juste avant sa société minière Uralkali à des trusts chypriotes. Une structure offshore, qui lui permettait de ne pas déclarer la même fortune, pour n’avoir à verser que 564 millions à son ex !

Le 4 novembre, le fameux manoir de LePen était perquisitionné, suite à l’enquête de Tracfin. Le soupçon de fraude fiscale en est la raison. Pour LePen, qui se présentait ‘les mains propres » lors de sa campagne de 2007,  c’est aussi d’une autre dissimulation dont il est accusé : « d’autres soupçons d’irrégularités visent les assistants payés par Jean-Marie Le Pen. Ce dernier a salarié au Parlement européen son assistant personnel Gérald Gérin ou encore sa secrétaire personnelle en Ile-de-France Micheline Bruna. Début 2014, on retrouvait également parmi les bénéficiaires de l’enveloppe mensuelle celui qui était alors le vice-président du FN en charge des élections: Jean-François Jalkh (député européen depuis juillet 2014, ndlr). De même pour Julien Sanchez, élu maire de Beaucaire en mars 2014, et qui fut aussi adjoint du responsable du service de presse du parti ». assistantGérin, depuis, a été remplacé par un autre « petit jeune » tout droit sorti de l’armée, qui a pour nom… Pierre Jean Boleslaw Malinowski. Interviewé fort récemment sur son cas, le vieux lion a affirmé en bottant en touche que ce même Malinowski est « surtout un collaborateur d’Aymeric Chauprade« . En somme, l’assistant parlementaire de Jean-Marie est aussi l’assistant de celui qui sert de poil à gratter à sa fille… un assistant aux propos surprenants (on l’écoute ici se présenter) : «  je préfère me promener dans les bois de ma campagne, près de Reims, plutôt que de me rendre dans les dîners mondains qui se tiennent sur Paris. Je ne cherche pas la notoriété. Sur le plan politique, je peux simplement dire que j’ai un profond respect pour le président Poutine. J’ai eu l’honneur d’être dans sa tribune à Moscou, le 9 mai, puis de déjeuner au Kremlin avec les vétérans de la Seconde Guerre mondiale – ce en l’absence du gouvernement socialiste. Il est le dernier rempart contre la décadence universelle. » Ouh là, on a du lourd aussi, là, avec le minot de JM, qui préfère les balades dans la nature au brouhaha parisien ! Signalons que ce jour-là, Laurent Fabius avait assisté au déjeûner (mais pas à la parade militaire). Malinowski aurait-il la vue basse ?

spy gameChauprade, qui pour attirer encore plus le chaland vers sa personne, révèle avant hier que l’opération avait même un nom de code : « Diner en ville« .  On se dit que ça sonne comme dans une production hollywoodienne, cette façon de présenter les choses de façon aussi cavalière, qui frise le grotesque complet. Et effectivement : des cinéphiles retrouvent vite l’origine du choix incongru : c’est en effet aussi le nom d’une d’une exfiltration hollywoodienne, celle de Brad Pitt, effectuée par Robert Redford dans le film « Spy Game » de Tony Scott… les deux complotistes qui se prennent pour des James Bond, décidément ils n’ont peur d’aucun ridicule, ces deux là !!! A Part que Naudin n’a rien d’un Brad Pitt, loin s’en faut, et que Chauprade est à mille lieues des engagements politiques et sociaux d’un Redford ! Mais Christophe Naudin a une autre corde à son arc : il sait aussi naviguer. En eaux troubles, en yachtman aguerri, comme vous vous y attendiez, j’imagine : ça, ce sera pour demain… avec un autre invité surprise au grand guignol de Punta Cana. Mais vous avez son nom, déjà, en ayant lu cette page … ah un petit cadeau de fin de page : Naudin en train de nous expliquer le latin et le sens du mot biométrie. Rien que ça vaut le détour.  Au détour aussi de son discours, un petit schéma : on y distingue l’adresse IP de l’individu, mêlée aux empreintes digitales (5). Orwell, vous avez dit ?

 

Reportage (Suisse) un peu mou sur la Brise de Mer :

http://www.rts.ch/play/tv/zone-d039ombre/video/le-gang-corse-de-la-brise-de-mer?id=4088564

couvre(1) le même Otelli photographié jeune à bord d’un Fouga de l’armée n’a en fait piloté que des avions légers (Cessna 172 et Cap 231) comme l’indique ici un posteur en forum, ulcéré d’avoir lu ses propos sur les pilotes d’Air France lors de la catastrophe du vol AF447. Marc Leroy, commandant de bord d’A330 et ancien officier pilote de l’Armée de l’Air l’avait aussi vertement repris. Il est intervenu à plusieurs reprises sur le sujet comme ici encore. Otelli, a une vision de l’aviation plutôt… discutable, à regarder que les titres de certains de ses ouvrages… accrocheurs, disons (celle ici à droite, il faut oser, en effet…). A noter que la société d’édition d’Otelli a sorti aussi « Pilote de Crusader » de Claude Gaucherand. L’homme a fini contre amiral, avant de s’illustrer dans l’humanitaire au Sahel chez Aviation Sans Frontières à bord d’un Cessna 182. Ce monde des anciens militaires de l’aviation est bien petit… Gaucherand, qui cite facilement du John le Carré,  a aussi été le conseiller militaire de Jean-Pierre Chevènement, qui aujourd’hui se rapproche de Dupont Aignan…

(2) pour savoir qui est ce Douguine, relisez donc ceci :

http://www.centpapiers.com/poutine-n’est-jamais-alle-lune-2/

y figure une photo de Dougine en plein exposé en janvier 2011 dans le fief de Serge Ayoub…

(2) lors du procès de l’assassinat de Sabri Brahimi, le 29 janvier 2009, et de celui de Thierry Castola, à Bastelicaccia, on avait pu noter l’attitude d’un des accusés principaux juste après : « À l’heure de l’exécution de Sabri Brahimi, en plein coeur d’Ajaccio, Guy Orsoni affirme qu’il se faisait « couper les cheveux chez le coiffeur, sa tante », en l’occurrence. Il quittait la Corse le lendemain pour Marseille et, quelques jours plus tard, s’envolait avec trois de ses coaccusés en République Dominicaine. » Il sera arrêté deux ans plus tard en  Espagne, à Madrid. Dans cet étrange procès, tous seront acquittés sauf Orsini,qui écopera de 8 ans, accusé seulement d’avoir fait des faux papiers. Le parquet qui avait fait appel a été débouté en septembre dernier…

(4) l’histoire est racontée ici:

http://blog.francetvinfo.fr/derriere-le-front/2015/05/06/lheritage-lambert-une-des-causes-de-la-suspension-de-jean-marie-le-pen.html

http://www.politique.net/2007122602-enquete-sur-la-fortune-de-le-pen.htm

(5) parmi les hauts faits du fameux « conseiller » de BFM : « en se basant sur les expériences des Red-Team de l’administration américaine, il est le premier à conduire des tests de sûreté en 2003 et 2005 dans les aéroports français à la demande du député Charles de Courson (UDF), tests qui sont désormais reproduits régulièrement par la police ou par les douanes pour évaluer la perméabilité des aéroports » selon Wikipedia. Voilà qui a dû être très pratique en effet pour faire passer deux copains de virée aux portiques, non ? Orwell, vous avez dit ?

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-2/

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FRANCE (Air Cocaïne): le convoyeur des pilotes persona non grata chez les gendarmes – Le Parisien

http://m.leparisien.fr/faits-divers/le-convoyeur-d-air-cocaine-persona-non-grata-chez-les-gendarmes-10-11-2015-5264507.php

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FRANCE (Air Cocaïne): Chauprade s’exfiltre du FN | Mediapart

http://www.mediapart.fr/journal/france/091115/air-cocaine-chauprade-sexfiltre-du-fn

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SANTO DOMINGO (Air Cocaïne): la crainte d’une vengeance judiciaire

http://m.parismatch.com/Actu/Societe/La-crainte-d-une-vengeance-judiciaire-Air-Cocaine-le-sort-de-Nicolas-Pisapia-et-Alain-Castany-859705

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NARCOFRIC: pourquoi le nom de Benzema a été cité dans l’affaire Air Cocaïne – Le Point

Relaxé dans l’affaire Zahia et mis en cause dans le chantage à la sextape de Mathieu Valbuena, le buteur du Real Madrid doit soigner ses fréquentations.

Par

Publié le 05/11/2015 à 11:09 – Modifié le 05/11/2015 à 11:14 | Le Point.fr
Entre l'Affaire Zahia et le chantage à la sextape de Mathieu Valbuena, Karim Benzema traîne plusieurs casseroles judiciaires. 
Entre l’Affaire Zahia et le chantage à la sextape de Mathieu Valbuena, Karim Benzema traîne plusieurs casseroles judiciaires.  © AFP/ FRANCK FIFE

http://www.lepoint.fr/justice/pourquoi-le-nom-de-benzema-a-ete-cite-dans-l-affaire-air-cocaine-05-11-2015-1979452_2386.php

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AIR COCAÏNE: la DNRED, l’OCRTIS, le TRACFIN avaient ils des informations sur cette affaire ?

Depuis la fameuse saisie des camionnettes  lestées  de cannabis  qui permit à  François Hollande d’aller faire le beau avec son copain Michel Sapin au siège  de la DNRED pour encenser ce grand service dont le directeur, le DI Jean Paul Garcia, était  absent .
Comme sont absents aujourd’hui dans le dossier  » Air cocaïne  » nos services spécialisés en matière de stupéfiants.
Nos services spéciaux ne seraient ils  aujourd’hui  devenus que des « faire valoir » des politiques?

Que savent ils  réellement  sur le narcotrafic, sur le narco-terrorisme, sur l’ Aero-narcotrafic, sur l’évasion  fiscale …et surtout que font ils réellement  pour lutter contre ces plaies societales  actuelles  ?

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AERO-NARCOTRAFIC: grand guignol à Punta Cana (1) | CentPapiers

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Des liens particuliers, des connections, des relations…
Vous trouverez dans ce premier volet de « Grand guignol à  Punta Cana » des informations  inédites !

http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-1/#comment-40953

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FRANCE (dossier Air cocaïne): le pilote Bruno Odos au tribunal de Marseille pour être entendu par la juge

 QUID de la condamnation à 20 ans de la République Dominicaine?
°°°
Sans appel, elle deviendrait définitive et adaptée au droit français!
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French pilot Bruno Odos, accused of trying to fly dozens of suitcases packed with cocaine from the Dominican Republic to France, convicted of crimes related to drug trafficking and sentenced to 20 years in prison, speaks on August 14, 2015. Odos and other three French citizens and 37 Dominicans are Involved in a drug trafficking case which the French media dubbed the "Air Cocaine" affair. AFP PHOTO / ERIKA SANTELICES - ERIKA SANTELICES/AFP French pilot Bruno Odos, accused of trying to fly dozens of suitcases packed with cocaine from the Dominican Republic to France, convicted of crimes related to drug trafficking and sentenced to 20 years in prison, speaks on August 14, 2015. Odos and other three French citizens and 37 Dominicans are Involved in a drug trafficking case which the French media dubbed the « Air Cocaine » affair.

AFP PHOTO / ERIKA SANTELICES – ERIKA SANTELICES/AFP

Bruno Odos, l’un des deux pilotes impliqué dans l’affaire Air Cocaïne, est arrivé mardi matin à Marseille, pour y être entendu par la juge d’instruction en charge de cette affaire en France, a annoncé à l’AFP son avocat Jean Reinhart.

M. Odos est arrivé peu avant 09H00 au palais de justice, à l’arrière d’une voiture de gendarmerie, dissimulant son visage derrière une veste.

L’autre pilote, Pascal Fauret, 55 ans, doit être entendu mercredi par la juge Christine Saunier-Ruellan, qui instruit l’enquête sur ce vaste trafic de drogue transatlantique depuis février 2013.

Pour cette première audition, dix jours après une rocambolesque fuite depuis la République Dominicaine, les questions de la juge d’instruction devraient rester « très générales » selon Me Reinhart: identité, conditions dans lesquelles se passaient les vols suspects.

Pour M. Odos, l’enjeu de la journée est de savoir s’il pourra recouvrer ce soir la liberté, éventuellement sous contrôle judiciaire, ou s’il sera maintenu en détention pour permettre la poursuite de l’enquête.

Les deux pilotes avaient été arrêtés lundi à l’aube chez eux, dans le Rhône et dans l’Isère.

Ils s’étaient enfuis il y a dix jours de République Dominicaine où ils avaient été condamnés en août 2015 à 20 ans de prison, et laissés libre en attendant leur appel.

http://www.lechorepublicain.fr/france-monde/actualites/a-la-une/national/2015/11/03/air-cocaine-le-pilote-bruno-odos-au-tribunal-de-marseille-pour-etre-entendu-par-la-juge_11648371.html

Air cocaïne : l’arrivée d’un des pilotes au… par LaProvence

 

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AERO-NARCOTRAFIC (Air cocaïne): pour Philippe Labro, la vérité sur cette affaire….vous ne la saurez jamais!

Labro – La vérité sur Air Cocaïne ! par LePoint

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Même les AWACS n’ont rien vu du trajet maritime de l' »exfiltration »!

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EVASION (Air Cocaïne – INFO FRANCE 2): l’assistant parlementaire de Jean-Marie Le Pen, Pierre Malinowski, faisait partie du commando qui a organisé la fuite des deux pilotes

Il était à bord de la première embarcation qui a permis à Pascal Fauret et Bruno Odos de fuir la République dominicaine. 

Pierre Malinowski, ici au centre, à bord d'une des vedettes qui ont permis aux deux pilotes, Bruno Odos (à gauche) et Pascal Fauret (à droite), de s'évader de République dominicaine. 
Pierre Malinowski, ici au centre, à bord d’une des vedettes qui ont permis aux deux pilotes, Bruno Odos (à gauche) et Pascal Fauret (à droite), de s’évader de République dominicaine.  (DR)

Le voile se lève tous les jours un peu plus sur les détails de l’évasion des deux pilotes mis en cause dans l’affaire Air Cocaïne. Selon les informations de France 2, l’assistant parlementaire de Jean-Marie Le Pen, Pierre Malinowski, figure parmi les hommes qui ont aidé Pascal Fauret et Bruno Odos à échapper aux autorités dominicaines.

Pierre Malinowski était à bord de la première embarcation qui a permis aux deux pilotes de fuir la République dominicaine. Le commando était composé de trois personnes. Un marin recruté sur place par les Français conduisait la vedette rapide, affrétée spécialement par Aymeric Chauprade, eurodéputé Front national, également à bord. Le troisième homme n’était autre que Pierre Malinowski, l’assistant de Jean-Marie Le Pen au Parlement européen.

Sur la photo qui a filtré peu après cette cavale rocambolesque, on le voit installé à l’arrière du bateau, coiffé d’un chapeau blanc. Il consulte deux téléphones satellite. Joint par France 2 au téléphone, Pierre Malinowski a confirmé sa participation à l’opération, par « solidarité militaire », et affirme n’avoir touché « aucun centime ».
Un ancien légionnaire, membre du FN depuis deux ans

Fils d’un historien spécialiste de la Grande Guerre, Pierre Malinowski est inconnu du grand public. Cet autodidacte s’est engagé dans la Légion étrangère à l’âge de 17 ans.

Il a rencontré Jean-Marie Le Pen en 2010 dans des conditions qu’il entend garder « secrètes ». Cet homme de l’ombre a adhéré au Front national il y a deux ans seulement et gère les activités parlementaires européennes de l’ancien leader frontiste.

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/justice-proces/proces-air-cocaine/info-france-2-air-cocaine-l-assistant-parlementaire-de-jean-marie-le-pen-pierre-malinowski-faisait-partie-du-commando-qui-a-fait-evader-les-deux-pilotes_1156135.html

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AERO-NARCOTRAFIC: retour sur le Boeing 727 d’un autre prince saoudien, prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud

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ilfattoquotidiano.fr

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Coke en stock (VIII) : le 727 du prince saoudien

Première publication le vendredi 25 février 2011

Et de quatre ! Non, de cinq, si l’on remonte un peu plus loin dans l’histoire. Car l’idée de remonter de Colombie des poids astronomiques de drogue par avion n’est pas totalement nouvelle, à vrai dire. Ni même la sorte d’avion qui le permet. Il y a plus de dix ans déjà, un appareil similaire à celui qui s’est écrasé au Mali avait déjà tenté de le faire. Là encore, on a déjà tout oublié le concernant. Logique, quand on se remémore son propriétaire. Il est en effet des personnes, qui bénéficient assez vite de l’omerta de la presse si on les prend en situation délictueuse. Car l’individu a le bras très long, et peut se permettre de n’être condamné que par contumace et ne jamais avoir à se livrer. C’est le cas de certains princes saoudiens parmi ceux qui conduisent cette planète, assis sur leur matelas de pétrole qui parfois ne leur suffit pas. C’est le cas incroyable d’un prince saoudien déjà oublié, trafiquant de drogue récidiviste à ses heures.

 Lorsqu’on dévoile les noms des trois pilotes arrêtés par la police de Guinée Bissau, Carmelo Vásquez Guerra, Carlos Luis Justiniano Núñez et Daniel Aguedelo Acevedo, une étrange impression apparaît : l’un d’entre eux nous dit quelque chose. Le premier cité a en effet un frère. Michael Vásquez Guerra, qui, le 21 avril 2006, avait lui aussi dû lui aussi faire un atterrissage d’urgence à Ciudad del Carmen, dans l’Etat du Campeche, au Mexique sur la route du Vénézuela. A bord de ce DC-9 immatriculé N900SA, les policiers mexicains avaient saisi 128 valises noires, représentant 5,5 tonnes de cocaïne. Un record ! Mais à la limite, ce n’est pas ça qui avait le plus choqué. Non, c’était la livrée extérieure de l’avion, celui de la très officielle SNA américaine (« System of National Accounts »), une subdivision de la Transportation Security Administration (TSA). L’avion était enregistré lui en Floride au nom de Sky Way appartenait de droit à la compagnie charter de Floride « Royal Sons Inc ».

 « Royal Sons Inc », la même firme que j’ai citée dans l’épisode rocambolesque de la mort d’un agent de la CIA à Houston, l’incroyable Roland Carnaby, membre de l’Association of Former Intelligence Officers (les anciens de la CIA). L’organisateur de transferts de voitures américaines vers l’Irak et qui possédait des entrepôts dans le port juste à côté de Karam LLC et de… Royal Sons. Karam, le nom de l’entreprise qu’avait créé à Orlando, en Floride, un dénommé Mohammed Atta, un ressortissant « français » habitant « Marseilles » (sic) selon sa fiche locale d’entrepreneur  ! Mieux encore : le hangar à Venice détenu par Royal Sons avait auparavant appartenu à Huffman Aviation, là ou Atta prenait ses cours de pilotage ! Décidément le monde de la Floride est bien petit ! Le monde des trafiquants de drogue est étonnant, et la Floride un siège mondial !

Le DC-9 avait encore intrigué pour deux autres raisons : ses logos « officiels » du gouvernement américain, et à son arrivée, visiblement, des militaires mexicains qui l’attendaient. Quelques minutes après avoir arrêté les trois pilotes, en effet, le général mexicain Carlos Gaytan tenait une bien étrange conférence, pleine d’erreurs et de contradictions, dans laquelle il indiquait que « le pilote », hélas, s’était échappé ! La conférence tournait au gag, car pendant qu’il le faisait, l’un des pilotes, justement, vu par plusieurs journalistes, fendait les rangs des soldats pour s’échapper ranquillement derrière eux, à pied. Le général précisant alors, pour rattraper sa bévue, qu’il avait réussi à capturer… un co-pilote ! A ce stade de magouilles éhontées, on se dit que l’on n’est pas dans un cas de figure de simple vendeurs de drogue, mais bien de ce qui semble être une protection ressemblant comme deux gouttes d’eau à une totale immunité diplomatique. Ce qui sera confirmé un peu plus loin. Celui qui partait tranquillement ce jour là de l’aéroport sans être inquiété était, vous l’avez deviné, Michael Vásquez Guerra.

Pendant la conférence de presse surréaliste, les journalistes remarquaient aussi une chose : à côté du DC-9 stationnait, avant que l’armée ne déplace le DC-9 un Falcon 20… Or ce Falcon était mexicain, ou en tout cas arborait une numérotation mexicaine : XB-IYK. Il était arrivé plusieurs jours avant, avec deux pilotes militaires dont le comportement avait étonné. Ils avaient tenté de soudoyer les responsables de la tour de contrôle pour qu’ils acceptent l’atterrissage express du DC-9, au prétexte d’ennuis hydrauliques. Le bon vieux plan des trafiquants de drogue pour imposer un atterrissage imprévu. Ce qui fut fait, à vrai dire. C’est au nom de ses ennuis que les militaires interdiront aux personnes présentes de monter à bord en « raison d’explosion possible » et saisiront la drogue. En France, certains savaient tout de cette histoire : selon les services de renseignement français, en effet, l’avion pisté par leurs services devait transvaser son chargement venu de Colombie vers un appareil plus petit » venu d’Arabie Saoudite ». Une vieille histoire datant de 1999 qui remontait à la surface… Avait-on eu affaire à un faux Falcon Mexicain ? Le 15 août 2007, un spotter retrouve le fameux appareil. Il s’intitule XC-HID, et appartient désormais à la Police mexicaine, après avoir été XC-DIP de la Banco Nacional de Crédito Rural et le fameux YB-IYK…Décidément on s’enfonce dans les gouvernements et non pas dans un circuit de simples trafiquants ! Le 11 juillet qui suivait, on apprenait que le président urugayen Ramón Vázquez Rosas achetait lui aussi aux français un Falcon 20, pour 26 millions de dollars. Le même qu’Hugo Chavez !

L’avion lui-même posé à Ciudad del Carmen avait lui aussi beaucoup à dire. Agé, (il avait été construit en 1996 et avait donc quarante ans !), le DC-9 avait appartenu auparavant à TWA (sous le numéro N1061T), Tracinda Investment(numéro N241TC), le chanteur de country (genre variété) Kenny Rogers, le temps d’une tournée, (avec le N9KR), mais aussi sous le registre de Southmark Corporation (N89SM), puis repeint aux couleurs de l’équipe de football américainSeattle Seahawks (N40SH), et enfin sous le nom d’HW Aviation, avant d’être vendu à une firme appelée Skyway…

 Skyway, qui en avait acheté deux, de DC-9 (ici en photo tous les deux à St Peterburg !). Le N900SA et le N120NE (vu ici à Van Nuys, endroit connu pour maquiller les appareils ! ), destiné selon elle a tester un tout nouveau procédé de communication entre le sol et les avions, et de pouvoir faire même de l’internet à plus de 30 000 pieds d’altitude. Evidemment, la firme avait décroché avec un pareil intitulé un contrat avec l’armée et s’était associée à des investisseurs, notamment des koweitiens et des banquiers d’Arabie Saoudite. Surfant sur la grande peur du 11 septembre, la firme, dont les trois dirigeants sont le mari, sa femme et leur fils, allait alors engranger 40 milions de dollars d’investissements de 2002 à 2005, louer à Tampa un énorme hangar de « réparations » …. et ne jamais rien produire ni réparer ! Son projet de transmissions était du flan complet ! En mai 2005, elle se déclare en faillite, embarquant avec elle « 24 investisseurs du Proche Orient lésés »annonce brutalement la presse. Parmi ceux-ci, l’homme à la tête de la Kuwaiti National Guard, le prince Miteb Bin Abdullah Bin AbdulAziz Al Saud. Dont l’armée est entraînée par l’US Army.

Le patron, Brent Kovar, et son associé James S. Kent, ancien des services spéciaux de l’armée, ne seront reconnus comme fraudeurs que le 18 mars 2009 par le gendarme de la Bourse, la SEC Securities and Exchange Commission. Pourquoi donc avoir attendu si longtemps ? On cite le chiffre de 1,8 millions de dollars détournés, sur le dos de 18 investisseurs. Selon la SEC, ce sont 76,65 millions de dollars d’actions qui avaient été levées, pour 12 millions de profits pour Kovar… Parmi les investisseurs, une firme, ’DuPont’ qui avait injecté en 2004 plus de 7 millions de dollars avec en prime un des deux DC-9, une société associée à un autre fond d’investissement intitulé « Red Sea Management » … le nom d’emprunt presque pas transparent des « saoudiens » dans l’affaire. Le second DC-9, le 120NE était devenu Genesis Aviation en 2004. Genesis, un clone de Skyway, faisant partie des sociétés de Floride en forme de poupée russe et n’ayant qu’une boîte aux lettres telles que Royal Sons, Express One International et United Flite Inc, toutes mouillées dans les « renditions flights ». On nage toujours dans un marigot à crocodiles, en Floride.

Mais il y a mieux encore derrière Skyway. Au conseil d’administration, il reste toujours le fondateur : James R. Bath, au milieu de tas d’affaires et de relations, qui a créé Skyway Aircraft Leasing Ltd en changeant le nom de sa firme précédente, Cotopax Investments, enregistré en 1980 aux îles Cayman. Cette année là, il est devenu le seul membre du conseil d’administration : deux membres l’avaient quitté pour former chacun leur société, respectivement « Cayhaven Corporate Services » et « Bird », qui vont vite fusionner pour devenir « I.C., Inc ». Or c’est justement le nom de la société qui va servir d’écran à Olivier North pour ses trafics d’armes et de drogue pour alimenter les Contras ! L’éclatement de l’entreprise était bien une volonté commune de cacher quelque chose. D’ailleurs, quand le 7 mars 1987 North est dénoncé, James R. Bath supprime aussitôt les noms de ses anciens associés de ses registres. La société de Bath est étroitement liée au pouvoir en place. Logique, G.W.Bush et James Reynolds Bath ont fait ensemble leur service militaire dans la Guarde Nationale, ce qui leur évitait d’aller au Viet-Nam. Ce sont tous deux deux « champagne pilots » de leur base de F-107 dans lesquels ils ne montèrent jamais. Sauf pour la photo. Ils ne mirent jamais les pieds à la base non plus d’ailleurs. Les deux seuls généraux qui ont essayé de le dire sont morts brutalement. Un pur hasard, bien entendu.

 Au sortir de son service militaire, James R. Bath va être un temps banquier : à la BCCI (lui aussi), qui va s’effondrer et fonder une compagnie de revendeur d’avions JB&A Aviation. A la BCCI, il s’est acoquiné avec Ghaith Rashad Pharaon, un multimililardaire saoudien de Rhyad enrichi par le pétrole et rival d’Adnan Khashoggi. Pharaon, un homme ayant fait ses études en France, au lycée Janson-de-Sailly ! Propriétaire du château de Montfort, dans le Périgord. A un moment de la débâcle de la BCCI, en 1991, le FBI cherchera à saisir le yacht de Ghaith Rashad Pharaon, sans jamais parvenir à le faire avant 2006. On se dit que l’état US a bien une dent contre lui. Pensez-donc : le 4 juin 2008, le Pentagone a accordé un contrat de 8 millions de dollars à Pharaon ! Via sa société pakistanaise de fourniture d’ essence, Attock Refinery Ltd, pour fournir les bases américaines en Afghanistan ! L’année précédente, Attock avait fourni pour 40 millions de dollars de kérosène aux américains ! Le 11 juin 2006, pourtant, on avait appris que le yacht Le Pharaon avait été investi par le FBI au large de la Sicile, près de l’île de Pantelleria. Parmi ceux qui avaient révélé au grand jour les liens douteux de la famille Bush avec la famille saoudienne, le sénateur Kerry, très actif sur ce front. James R. Bath était en effet aussi aux Etats-Unis le représentant de Khalid bin Mahfouz, le propre beau-frère de Ben Laden. Kent étant en liaison avec le sénateur Mel Martinez, et avec Charlie Christ, le remplaçant de… Jeb Bush en Floride ! Un bien joli petit monde ! Khalid bin Mahfouz était membre lui aussi de la Bank of Credit and Commerce International (BCCI) ! Pharaon, serré par le juge Van Ruymbeke en 2003 pour la vente d’un superbe immeuble, l’hôtel de Coislin, situé place de la Concorde, à Paris.

En 1999, un événement ahurissant va se produire avec la firme : c’est à la fois une bombe médiatique et la préfiguration d »un système qui nous ramène au crash du Mali : la boucle est bouclée. Un avion piloté par le personnel de Skyway International se retrouve bloqué au sol à Paris au Bourget : la police française a découvert à bord deux tonnes de cocaïne. A bord, il y a le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud. Voilà pourquoi les services français se doutaient qu’un Falcon saoudien allait venir, pour sûr, au Mexique ! Diplomatiquement, c’est fort délicat, on le conçoit : on marche alors sur des œufs ! Le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud, gendre du vice-ministre saoudien de la Défense du pays, possédait son propre avion « royal », celui de la famille régnante, et c’était justement un Boeing 727 ! Géré par Skyway ! Or, justement, c’est cet appareil qui devait servir au transport des deux tonnes de coke venant de Colombie. Le 16 mai 1999 le Boeing 727 atterrissait au Bourget, et les deux tonnes de drogues étaient débarquées discrètement à Noisy-le-Sec dans la résidence française du prince saoudien. La police française en retrouvera 800 kilos seulement. Pour obtenir la drogue, il avait rencontré directement Oscar Eduardo Campuzano Zapata, Juan Gabriel Usuga Norena et Carlos Alfonso Ramon Zapata -les membres du cartel de la drogue de Medellin-, à Marbella, où le roi Fahd possédait une énorme résidence. Les princes saoudiens, de vulgaires trafiquants ? Pour des bloggueurs ayant de l’humour, c’est bien la « French Deconnection » !! !

 Le 10 Mai 2007, le prince se voyait condamné au tribunal de Paris à dix années de prison par contumace, avec ses dix co-inculpés. La condamnation est plutôt discrète dans la presse. Parmi les autres condamnés à 10 ans : Mario Oller-Martinez, Jean-Francois Tixador, Wilson Rodrigo Jimenez Montanez, Humberto Gomez Maya et Edgar Augusto Gutierrez Guevara. Seul Jose Maria Clemente avait hérité de 5 ans. A l’autre bout de la sentence parisienne, Oscar Campuzano, Carlos Ramon and Juan Usuga, trois colombiens, faisant partie des personnes recherchées, seront arrêtés par la police américaine… à Miami. Et pas avec n’importe qui. Dans le lot, le FBI met la main sur l’ancienne petite amie du prince, qui, logiquement, a des choses à dire.

Parmi les informateurs du FBI on trouvait l’omniprésent Baruch Vega ! Celui qui retournera Victor Patino Fomeque, un ancien chef de bande du cartel de la Vallée du Nord colombienne mais aussi ancien membre de la Police Nationale colombienne ! Les deux derniers avaient vu leur peine réduite car ils avaient décidé d’aider la justice américaine : ils ne firent que trois ans de prison. Les repentis, l’arme fatale des réseaux. Durant le procès, une des écoutes avait montré qu’avec son 727, Le prince avait promis de pouvoir ramener de 10 à 20 tonnes de drogue en une seule fois ! A Noisy, il y en avait déjà pour 15 millions de dollars de l’époque avec deux tonnes ! Voilà qui n’est pas sans rappeler le crash malien…

Le 30 août 2005, épiloque de l’affaire : Doris Mangeri Salazar, est condamnée à 24 ans et 4 mois de prison et Ivan Lopez Vanegas à 23 ans : Doris est l’ancienne petite amie du prince, et Ivan un des colombiens qui a servi d’intermédiaire avec les barons de la drogue du pays. Ils avaient été arrêtés tous deux le 17 juillet 2002 à Coral Gables, en Floride. Revoilà le nom déjà cité ! Or, il intervient ailleurs historiquement : dans les archives de Jim Garrison , le procureur intègre à qui on doit d’énormes avancées sur l’assassinat de Kennedy, on tombe régulièrement sur cette ville. Clay Shaw, impliqué selon Garrisson dans l’assassinat, avait comme contact Sergio Arcaha Smith, un agent du FRD (Frente Revolucionario Democratico), une association bidon d’anticastristes créée entièrement en mai 1960 par la CIA. Or, de novembre 1960 jusqu’à Octobre 1961 la boîte postale de contact entre la CIA et Arcacha était celle des bureaux du FRD à… Coral Gables ! S’il y a bien un fief d’anticastristes maqués jusqu’au cou avec la CIA, c’est bien à Coral Gables  !

Et qui trouve-t-on aussi à Coral Gables ? Wackenhut, auprès de qui Blackwater passe pour un clan de louveteaux !!! La présence à sa tête de personnes comme Clarence M. Kelley, ancien directeur de la National Security Agency, le directeur de la Defense Intelligence Agency, le général Joseph Carroll, celui de L’US. Secret Service, James J. Rowley ou encore de Bobby Ray Inman, ancien directeur de la CIA et conseiller de Bush père, ou de l’ancien secrétaire à la défense et de la CIA Frank Carlucci, indique tout de suite qu’on n’a pas affaire à des marioles. Wackenhut est apparu, rappelons-le dans l’affaire des tueurs du Brabant, en Belgique ! Et dans les années 80, comme par hasard c’est Wackenhut qui est au premier plan de lutte anti-communiste en Amérique du Sud ! Wackenhut, l’ancêtre de Blackwater est dans le secteur depuis toujours !

Lors du procès de la belle, on avait appris le circuit utilisé pour l’acheminement : la drogue venait bien de Colombie, était cachée dans des camions de pommes de terre… siglés de l’ONU (!) et avait passé la frontière vénézuelienne sans encombre ! Sidérant ! L’avion du prince était parti de La Maqueita, à Caracas, pour arriver en Arabie Saoudite (on ne donne pas le détail des aéroports-relais utilisés). Bref, il avait inauguré 10 ans avant le parcours communément utilisé aujourd’hui ! Dans un sens, ce prince saoudien est un visionnaire ! On y avait appris aussi pourquoi en 1984 le prince, alors qu’il faisait ces études à Miami avait quitté rapidement le pays : il avait été tout simplement déjà pris dans un trafic de cocaïne avec un petit Cessna dans le Mississipi ! Il avait été condamné… mais la Cour de justice du Mississipi ne pouvait plus rien prouver : le jugement avait disparu de ses archives !!! Encore un curieux hasard ! C’est fou dans ce genre d’affaires ce qu’il peut y en avoir !

 On y avait appris aussi comment il s’était fait prendre notre si bon prince : dans le coffre de sa petite amie Doris Mangeri Salazar, au comportement bien étrange, plusieurs photos l’avaient montré en plein désert, en compagnie des trafiquants,notamment Juan Gabriel Usuga et Carlos Ramon, en train d’organiser avec lui une dernière réunion pour organiser le transfert dans son avion personnel ! La précédente avait eu lieu au « Cyclops Cattle Ranch » près de Medellin. Pris sur le fait, documents photographiques à l’appui que la belle gardait jalousement dans son coffre personnel ? De quoi faire chanter un prince saoudien quand elle le désirerait ? Deux ans plus tard, le jugement est cassé en appel et les deux condamnés libérés. Aujourd’hui, en 2009, personne n’est donc plus en prison ! La belle travaillait pour qui ? Certainement pas pour elle…

La dernière fois qu’on avait vu un Boeing royal en France c’était à Mulhouse, le 14 avril 2005,repeint à neuf. On ne sait si le prince était à bord, au quel cas il aurait pu être arrêté. Le 13 novembre 2007 on apprenait qu’un autre prince de la famille royale, le Prince Mohamed Bin Issa Al Jaber of Saudi Arabia venait de se commander un airbus A380, vendu 320 millions de dollars. Il possédait lui aussi un 727 à son sigle, MBI, pour Mohamed Bin Issa. Et un Bombardier BD-700-1A11 Global 5000. également. (pour faire ses petites courses, certainement). On ignore si c’est pour y mettre des pommes de terre au dessus de ses valises… en juin 1994, c’est lui qui avait apporté 500 millions de dollars dans le parc Disney qui était en difficulté. L’ami de Patrick Balkany ne lésine pas. Il « pèse », il est vrai, 5,3 milliards de dollars !

 L’histoire abracadabrantesque du prince saoudien dealer à été racontée dans « La Coke Saudienne : au coeur d’une affaire d’Etat » (Editions Flammarion), écrit par Fabrice Monti, ancien membre de cabinet du ministère de l’intérieur au Quai des Orfevres. Le livre décrit clairement une véritable « guerre de la drogue » entre la DEA américaine et le Quai des Orfevres. Une guerre sans merci, où les intérêts divergent complètement sur les buts et les attenants. Un ouvrage fondamental qui éclaire sur les circonvolutions de cette guerre à la drogue aux multiples facettes. « Le livre raconte l’intrigue où de grands trafiquants appartenant au cartel colombien de Medellin, interceptés et retournés par la police de Floride, auraient donné leurs acolytes de France et le maître d’oeuvre saoudien impliqués. Par-delà les péripéties, le dénouement partiel, l’auteur fixe son intérêt sur le prince saoudien resté jusqu’ici indemne de toute sanction. Deux nations sont en jeu dans la relation d’un échange entre le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Nayef Ibn Abdel Aziz et l’ambassadeur de France à Ryadh, Bernard Poletti. L’auteur cerne l’enjeu, à savoir le projet de contrat de sécurité entre les deux pays, assurant par l’entremise des moyens mis en oeuvre par les grandes sociétés françaises Thalès et Alcatel et le groupe européen EADS (lesquels viennent de remporter de gros marchés en Libye au cours de la visite du président Chirac) la sécurité des frontières, la surveillance et la défense de 5000 kms du périmètre saoudien (SBGDMSA). » C’est vrai ça, en définitive « que pourraient faire les justices françaises, américaines et suisses d’un aussi encombrant prévenu que le prince Nayef Al-Shaalan ?« conclut le livre ! Voilà notre prince devenu subitement hindou : un véritable intouchable ! Il fallait surtout le voir trouver de belles excuses pour tenter de concilier islamisme et usage ou trafic de drogue…

Quand à notre pilote, Carmelo Vásquez Guerra, le frère de l’autre, il est décidément aussi fort que lui : détenu quelque temps dans les cellules de la po lice judiciaire du pays, il a été relâché par un juge bissau- guinéen, mais ça vous le savez déjà depuis les épisodes précédents ! Le revoilà libre, comme son frère !!! Incroyable fratrie qui traverse impunément toutes les geôles du monde !! Et quant à l’aspect historique, nos découvertes ont montré que cet appareil n’a pas non plus été véritablement le pionnier du transport en gros porteur à réaction de quantités importantes de drogue. Mais cela, on a bien le temps d’y revenir dans les épisodes qui vont suivre…

PS : le reportage de la série « Royal Inquest« , d’Atlas Medi Corp, dirigé par le prolifique réalisateur Bruce David Klein, véritablement très saisissant, est visible ici. Il mérite d’être visionné (ou même téléchargé) ! Ménagez vous les 48 minutes nécessaires pour le regarder entièrement ! A s’étonner pourquoi n’a-t-on jamais évoqué le sujet en France… dans « Faites entrer l’accusé« , par exemple ! Pourquoi donc ? A, c’est vrai, il y a ça…

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-viii-le-727-du-88727

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FRANCE (Air cocaïne): les pilotes Bruno Odos et Pascal Fauret ont été écroués

Air Cocaïne : les deux pilotes ont été écroués

Les deux hommes étaient les pilotes d’un Falcon 50 intercepté en mars 2013 à l’aéroport de Punta Cana avec 680 kg de cocaïne à son bord. Photo AFP

Les deux hommes étaient les pilotes d’un Falcon 50 intercepté en mars 2013 à l’aéroport de Punta Cana avec 680 kg de cocaïne à son bord. Photo AFP

14h09 : On apprend que Pascal Fauret a à son tour été écroué, après avoir été entendu à Lyon.

13h43 : L’un des pilotes de l’affaire Air Cocaïne, Bruno Odos, a été écroué à la prison de Varces en Isère après son audition devant le juge des libertés et de la détention à Grenoble, selon Le Dauphiné Libéré.prison grenoble Varces

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ledauphine.com

Lundi 2 novembre 2015
EN DIRECT Air cocaïne : les pilotes Bruno Odos et Pascal Fauret écroués

14 H 11 : Pascal Fauret a également été écroué après avoir été entendu à Lyon, selon une source judiciaire.

13 H 26 : Bruno Odos a été interpellé ce matin entre son domicile d’Autrans et Grenoble, apprend le Dauphiné Libéré. Il a été ensuite conduit immédiatement au palais de justice de Grenoble.

13 H 25 : Bruno Odos a été écroué en attendant d’être amené à la juge de Marseille.

12 H 46 : une voiture de gendarmerie sous escorte de motards vient de quitter le palais de justice de Grenoble Il s agit très probablement du véhicule dans lequel est emmené Bruno Odos. Sa destination n’est pas encore connue.

12 H 45 : au palais de justice de Grenoble, l’audition de Bruno Odos par le juge des libertés et de la détention est terminée, a indiqué une source judiciaire au Dauphiné Libéré. Il a été notifié au pilote le mandat d’amener le concernant, délivré par la juge d’instruction marseillaise.

Selon nos informations, l’escorte attend actuellement les consignes de la magistrate. Soit Bruno Odos est transféré dans l’après-midi à Marseille, ce qui semble peu probable, soit il sera placé sous mandat de dépôt dans l’attente du transfert, qui doit intervenir dans un délai maximum de cinq jours.

10 H 08 : Me Dupond-Moretti, avocat des deux pilotes, se dit « révolté, atterré ».

9 H 42 : l’avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, a annoncé lundi qu’il allait écrire « dès ce matin » au procureur de Marseille pour « demander des explications » au sujet d’informations sur la géolocalisation du téléphone de l’ex-président de la République en marge de l’affaire Air cocaïne.

Selon des informations publiées dimanche dans le Journal du dimanche, le téléphone de l’ancien chef de l’Etat a été géolocalisé et les factures détaillées de ses communications demandées par la juge marseillaise chargée de l’enquête sur un vaste trafic de drogue transatlantique.

« On ne peut pas en permanence mettre en cause des personnalités pour ensuite expliquer que c’est le cours normal de la justice », s’est insurgé Me Herzog au micro d’Europe 1, dénonçant par ailleurs une « atteinte à la vie privée » et des « mesures coercitives » contre son client. « M. Sarkozy n’a eu aucun contact avec les personnes mises en cause dans cette affaire », a-t-il martelé.

« Il y a une volonté de traiter le président Sarkozy (…) différemment des autres citoyens », a estimé Me Herzog. « Des informations qui sont à notre disposition, ça n’a rien à voir avec du trafic de drogue », avait expliqué dimanche la garde des Sceaux, interrogée sur BFMTV.

Se défendant de toute manœuvre, Christiane Taubira a rappelé que le juge d’instruction « prend ses décisions en toute liberté. Nous sommes informés après ». « Ce que nous savons c’est qu’il s’agit d’une autre infraction et d’une autre procédure et que le trait commun entre ces deux procédures c’est qu’il s’agit de la même société de transport », a-t-elle expliqué.

En marge de l’affaire Air cocaïne, une information judiciaire est ouverte à Paris pour abus de biens sociaux autour de trois vols en jet privé de l’ex-président en 2012-2013, facturés à la société Lov Group de son ami Stéphane Courbit. L’un de ces vols a été effectué à bord de l’avion incriminé dans l’affaire Air cocaïne.

9 H 22 : Bruno Odos et Pascal Fauret vont comparaître devant des juges des libertés et de la détention grenoblois et lyonnais. Bruno Odos, qui est domicilié à Autrans, a été interpellé par les gendarmes isérois ce matin. Contrairement à ce qui a pu être annoncé ce matin, il n’est pas en route pour Marseille mais a été conduit au palais de justice de Grenoble. Pascal Fauret a quant à lui été conduit au tribunal de Lyon.

Selon une source judiciaire au Dauphiné Libéré, le fait que Marseille (juridiction de la juge d’instruction qui a délivré le mandat d’amener) se trouve à plus de 200 kilomètres de Grenoble et Lyon a contraint les autorités judiciaires grenobloises et lyonnaises à présenter les deux suspects devant un juge des libertés et de la détention (JLD) des TGI locaux.

Ces deux JLD vont statuer sur un éventuel placement sous mandat de dépôt des pilotes en attendant leur transfert vers Marseille et leur présentation à la juge dans un délai légal de cinq jours.

9 H 07 : les gendarmes se sont présentés au domicile de Pascal Fauret, à 7 heures, a confirmé son avocat, Jean Reinhart, se disant « surpris » par la procédure choisie par la juge d’instruction marseillaise. « C’est un peu spécial », a-t-il souligné rappelant que son client, et l’autre pilote, Bruno Odos, avaient « dit à la juge et ensuite publiquement qu’ils étaient disposés à se rendre à une convocation » de la justice.

‘Le mandat d’amener était inutile, c’est pour faire du spectacle’, a-t-il noté. L’avocat n’est pas certain que son client soit entendu dans la journée de lundi. « Dans le cadre d’un mandat d’amener, la juge a le temps, elle peut l’entendre demain ». Me Reinhart a également jugé « pas impossible » que les pilotes puissent être placés en détention provisoire. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre eux par la République de Saint-Domingue.

8 H 51 : les deux hommes étaient les pilotes d’un Falcon 50 intercepté en mars 2013 à l’aéroport de Punta Cana avec 680 kg de cocaïne à son bord. Ils ont été condamnés mi-août à Saint-Domingue à 20 ans de prison mais avaient été laissés libres en attendant leur procès en appel.

Des proches ont alors organisé dans le plus grand secret une opération d’exfiltration rocambolesque, par bateau puis par avion, et ils ont réussi à regagner la France fin octobre, assurant toutefois s’en remettre à la justice française pour prouver leur innocence.

Ils attendaient depuis d’être entendus par la juge marseillaise qui enquête depuis février 2013 sur un vaste trafic de drogue transatlantique.

8 H 38 : ils sont mis en examen pour tentative d’importation de produits stupéfiants en bande organisée. Ils doivent être conduits à Marseille dans la matinée.

8 H 36 : les deux pilotes français qui ont fui la République dominicaine où ils avaient été lourdement condamnés pour trafic de drogue étaient acheminés lundi matin par les gendarmes chez la juge marseillaise qui instruit l’enquête française sur l’affaire Air cocaïne.

Les gendarmes se sont présentés aux domiciles de Pascal Fauret, 55 ans, dans la banlieue de Lyon, et de Bruno Odos, 56 ans, en Isère, selon cette source. Ils escortaient les pilotes dans le cadre de la mise en œuvre d’un mandat d’amener de la part de la juge d’instruction.

8 H 25 : selon les informations du Dauphiné Libéré, Bruno Odos et Pascal Fauret, les 2 pilotes qui se sont enfuis de République dominicaine il y a 10 jours ont été interpellés à leurs domiciles respectifs ce lundi matin.
Par Denis MASLIAH | Publié le 02/11/2015 à 14:11 |Mis à jour il y a environ 1 heures

EN DIRECT Air Cocaïne : les deux pilotes ont été écroués
DNA – Dernières Nouvelles d’Alsace–il y a 40 minutes
Les deux pilotes emmenés chez la juge marseillaise
Éditorial–Paris Match–il y a 3 heures
Bruno Odos et Pascal Fauret. Photo AFP
Cité à de nombreuses reprises–Le Dauphiné Libéré–il y a 15 minutes
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AERO-NARCOTRAFIC (LIBAN): ce n’ était pas à la première tentative de transport del’émir saoudien, Abdul Mohsen Ben Walid Ben Abdel Aziz al-Saoud du captagon

L’émir du captagon aux mains du Hezbollah!!!

« Ce n’est pas la première  visite effectuée par l’émir saoudien, Abdul Mohsen Ben Walid Ben Abdel Aziz al-Saoud au Liban. Ce n’est pas la première  fois qu’il mène une opération de trafic de drogues dans son avion privé, à partir de l’aéroport international de Beyrouth. »

Ce sont les propos d’une partie concernée par le dossier des gangs de drogues au Liban.

Les sources ont révélé à Al-Ahednews, que le prince en question avait mené des opérations de trafic à deux reprises dans le passé, profitant de son immunité diplomatique et de son avion privé.La source interviewée par Al-Ahednews, a précisé que le bureau de lutte antidrogue a reçu une lettre d’Interpol sur la dernière opération de trafic de drogue. Un fait qui a mené à l’arrestation du prince à l’AIB, au moment où il quittait le Liban, transportant plus de 1700 KG de drogues.

Dans les détails, on rapporte que certains trafiquants de drogues à Beyrouth et dans la Bekaa du Nord étaient surveillés de près, ce qui a permis de suivre les pas du prince saoudien, qui communiquait avec eux, via des médiateurs. Ces derniers  lui avaient assuré les quantités demandées.

Selon les sources, les autorités libanaises n’étaient  point en mesure d’ignorer le télégramme d’Interpol, en dépit  des périls politiques auxquels le Liban serait exposé, en raison de l’arrestation d’un des membres de la famille royale saoudienne à Beyrouth. Il semble que des pressions diplomatiques et politiques aient immédiatement été exercées par l’ambassade saoudienne et ses alliés au Liban afin de remettre le prince en liberté et de tourner la page de l’affaire avant d’élargir l’enquête et de porter atteinte à des personnalités locales, que le prince avait l’habitude de visiter au Liban.

Ainsi, après la rapidité de l’arrestation d’Abdel Mohsen, on prévoyait l’embarras dans lequel sera placé l’Etat Libanais, auprès d’Interpol et sur le plan local. En effet, certains proches de trafiquants  de drogues en détention, se préparaient  à manifester pour réclamer la libération  de leurs proches, si l’émir saoudien est remis en liberté.

A noter dans ce contexte que le trafic des drogues s’est activé depuis le début de la guerre syrienne, notamment lorsque les organisations takfiristes ont lancé la culture de l’opium et du hachich dans les deux rifs d’Idlib et d’Alep et dans certaines régions du sud de la Syrie. Ces organisations sont en relation étroite avec les trafiquants de drogues au Liban. Le «front Al-Nosra» et «Daech» avaient recouru à des agriculteurs afghans et pakistanais, experts dans la culture du hachich et de l’opium avant de livrer leurs produits aux trafiquants.

De fait l’arrestation du prince saoudien a prouvé que ces derniers  étaient des figures éminentes dotées de pouvoir et même des membres de la famille saoudienne au pouvoir. Une dynastie dont le terrorisme s’aggrave du jour au lendemain, passant par le meurtre et le trafic des drogues. Le Liban résistera-t-il devant les pressions saoudiennes?

Source: Al-Ahednews

sources:

http://francophone.sahartv.ir/infos/actu_d%C3%A9cryptage-i8341-l’emir_du_captagone_aux_mains_du_hezbollah!!!

L’émir du captagon aux mains du Hezbollah!!!

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SANTO DOMINGO (Ambassade de France): Michel Segura, un policier de l’ambassade de France en République dominicaine, serait en partie à l’origine des ennuis des quatre Français impliqués en 2013 dans l’affaire dite « Air Cocaïne »

Que transportait le Falcon 50 piloté par les Français Pascal Fauret et Bruno Odos qui se sont enfuis de la République dominicaine dans des conditions rocambolesques ? De la cocaïne ou des valeurs dont le transport n’aurait rien d’illégal s’il est déclaré ? Extrait de « 13h15 le samedi » du 31 octobre.
 Francetv info

Adrian Puello, Blandine Kreiss, Alain Aumis, Stéphane Sobanski, Gilles Genre-Grandpierre, Michel Segura y Thomas Plissonhttp://www.ambafrance.org.do/Celebration-du-14-juillet-a-la-Residence-de-France

Une note confidentielle adressée au chef de la police antidrogue dominicaine et signée par Michel Segura, un policier de l’ambassade de France en République dominicaine, serait en partie à l’origine des ennuis des quatre Français impliqués en 2013 dans l’affaire dite « Air Cocaïne » et condamnés à vingt ans de prison (vidéo), selon Philippe Heneman, président du comité de soutien aux deux pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos. Ce document daté du 23 mars 2013, soit quatre jours après leur arrestation sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana après la découverte de 700 kilos de cocaïne dans leur avion, est le compte rendu de l’interrogatoire du policier français.

« Aller voir des gars qui sortent de 48 heures de cachot, se présenter comme quelqu’un de l’ambassade sans décliner sa qualité de policier, enregistrer une déposition sans le dire, la transmettre à la justice dominicaine hors de tout cadre de coopération, ce n’est pas exactement une assistance consulaire, explique ce commandant de bord à Air France. Cette note a immédiatement été exploitée par le procureur dominicain. Le juge des détentions, vu l’ampleur de l’affaire, a envoyé tout le monde en cabane pour un an. »
« Aucune connaissance du contenu exact des valises »

Transportaient-ils autre chose que de la cocaïne ? « Et même s’ils transportaient une cargaison d’or… Est-ce illégal ? Non ! Il suffit de payer la TVA à l’arrivée. Et pour être très franc, c’est en substance ce qu’ils ont dit au policier français, raconte cet ancien de l’Aéronavale. Les deux pilotes lui ont dit ne pas avoir connaissance de la nature du chargement et que c’était peut-être des valeurs ou de l’or, quelque chose comme ça, ce qui n’est pas illégal. C’est un transport de valeurs qui est reconnu et admis. »

Les pilotes se sont-ils dit qu’ils allaient peut-être transporter de l’or ? « Oui, voilà, peut-être quelque chose comme ça, mais jamais de la cocaïne », répond Philippe Heneman. Selon la note connue de la justice dominicaine depuis le début, et qui n’a jamais été rendue publique, les pilotes ont déclaré n’avoir « aucune connaissance du contenu exact des valises chargées dans l’avion. Leur mission était de piloter cet avion peut-être avec un chargement de valeurs (or ou devises) à destination de la France ». S’il y avait de l’or dans le Falcon 50, où est-il passé ?

http://www.francetvinfo.fr/societe/justice/video-13h15-air-cocaine-y-avait-il-des-valises-d-or-dans-le-falcon-50_1151717.html#xtor=AL-79-%5Barticle%5D-%5Bconnexe%5D

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FRANCE (Air cocaïne): mandat d’amener (pour les pilotes Bruno Odos et Pascal Fauret) exécuté par les gendarmes

 les pilotes entendus par la juge, Christine Saunier-Ruellan, qui enquête depuis février 2013 sur un vaste trafic de drogue transatlantique.
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air-cocaine02/11/2015 à 08h37
Les deux pilotes français qui ont fui la République dominicaine où ils avaient été lourdement condamnés pour trafic de drogue étaient acheminés lundi matin par les gendarmes chez la juge marseillaise qui instruit l’enquête française sur l’affaire Air cocaïne.