PORTUGAL 🇵🇹 (Narco-blanchiment – Coke en stock [CCCXXXIII]) : un gros tas d’euros à Lisbonne

Toutes ces  opérations de transfert de drogue rapportent beaucoup d’argent. Mais on a du mal à se rendre compte de ce que ça représente en tas de billets. Mais maintenant on le sait avec la découverte d’un tas énorme chez un trafiquant, et pas n’importe lequel car c’est lui l’organisateur principal du trafic brésilien vers l’Europe.

Depuis, il se fait passer pour mort, ce dont les policiers ne sont pas du tout persuadés…  En voilà un qui a essayé de détourner les effets mortels du Covid19 pour jouer au fantôme !

L’opération Cavok avait eu des conséquences ailleurs qu’au Brésil, on s’en serait douté avec un trafic international d’une telle ampleur. A Lisbonne, au Portugal, c’est un tas de billets impressionnants que les enquêteurs on trouvé devant eux. Le tas d’euros paraît sans fin en effet, empilé sur deux tables (cf ici à droite) où il tient à peine. « La police judiciaire portugaise a annoncé vendredi (le 27 novembre 2020) la saisie d’environ 12 millions d’euros de billets dans une maison de Lisbonne. Le montant, équivalent à plus de 76 millions de reais, a été trouvé lors d’une perquisition qui fait partie de la branche portugaise ‘Operation Enterprise’, un groupe de travail qui enquête sur un système international de trafic de drogue et de blanchiment d’argent depuis 2017. Selon la police portugaise, l’argent a été retrouvé dans plus de 10 valises dans une voiture à Lisbonne. La justice a également déterminé la saisie de deux maisons au Portugal, qui, ensemble, ont une valeur estimée à 2,5 millions d’euros (voir à la fin du rapport pour d’autres numéros de la task force). L’opération a arrêté 45 personnes depuis lundi, dont 38 rien qu’au Brésil. Au Portugal, où l’action s’appelle «Opération Camaleão», personne n’a été arrêté jusqu’à présent, selon les autorités locales. Avec l’opération, les enquêteurs internationaux estiment avoir démantelé un gang chargé de transporter 45 tonnes de cocaïne en Europe chaque année. Outre la police portugaise, des autorités d’autres pays comme la Belgique, l’Espagne, les Pays-Bas, la Roumanie et les Émirats arabes unis ont participé à l’action. La PF a rempli plus de 200 mandats dans le cadre d’une enquête contre le trafic de drogue. Le dispositif de blanchiment d’argent, toujours selon la PF, impliquait des multimillionnaires au Brésil et à l’étranger avec l’utilisation de plusieurs personnes interposées, appelées oranges, et des sociétés écrans, dans le but de donner une apparence légale au profit du trafic ». L’énorme tas d’argent, lui, appartenant à un trafiquant bien précis… et c’était l’aboutissement, en quelque sorte de l’opération commencée en 2019 au Brésil, et même deux ans auparavant.

Où l’on retrouve nos fameux camions brésiliens

A l’origine, il y a trois ans alors, un cargo au Brésil et un envoi de coke raté : « Le Service fédéral des impôts a déclaré que les enquêtes avaient commencé après une saisie en septembre 2017, lorsque 776 kilogrammes de cocaïne, qui étaient exportés via le port de Paranaguá vers le port d’Anvers, en Belgique, avaient été saisis. A partir de cette appréhension, toujours selon l’IRS, le PF a ouvert une enquête policière et les deux agences publiques ont agi de concert dans les enquêtes jusqu’à découvrir l’organisation criminelle ». A noter que le 19 mars 2020 on avait intercepté au même endroit 766 kg de cocaïne dissimulés dans un chargement de bois au départ pour le Havre (cf les deux photos ci-contre). Le 14 octobre 2019, c’était 1 300 kilos de coke qui avaient été interceptés dans le même port… décidément récidiviste.

A Paranagua la drogue arrivait par… camions, comme le montrait déjà ce rapport de 2014… une enquête qui avait été toute simple : elle avait analysé en effet les urines des camionneurs… « Soixante-deux conducteurs ont été inclus dans l’étude. Les analyses toxicologiques ont montré que 8,1% (intervalle de confiance à 95% [IC], 2,7 à 17,8%) des échantillons d’urine étaient positifs pour les drogues (4,8% pour la cocaïne, 1,6% pour l’amphétamine et 1,6% pour les deux); 8,1% ont déclaré avoir consommé de la drogue au cours des 30 jours précédents dans le questionnaire et un seul a été testé positif pour le médicament dans l’échantillon d’urine. Aucun échantillon n’était positif pour les cannabinoïdes. Au total, au moins 14,5% (IC à 95%, 6,9-25,8%) avaient consommé des drogues illicites au cours des 30 jours précédents sur la base d’auto-déclarations et de tests d’urine. Les conducteurs qui ont déclaré avoir été impliqués dans des accidents de la route l’année précédente ont été plus souvent testés positifs à la détection de drogues dans des échantillons biologiques (P <0,05). » Ici à droite la tonne découverte le 9 juillet 2018. Le 10 juin c’était 390 kilos de chlorhydrate de cocaïne, cachée dans un conteneur chargé de contreplaqué et à destination du port d’Anvers, encore une fois. Le lendemain, le 11, la coke était dissimulée dans le bras mécanique d’une pelle excaveuse qui devait également être envoyée en Belgique. Dans le même conteneur, un tracteur était également transporté. Il y en avait cette fois 881 kilos au total, qu’il a fallu extraire en découpant le fer de la structure avec des meules spéciales apportées par les pompiers !!! Ci-dessous un autre chargement de contreplaqué découvert en Itlalie (avec des trafiquants fans d’History Channel, visiblement (1) !):

L’organisateur principal  du trafic vivait à Marbella

En réalité la police portugaise cherchait autre chose, ou plutôt quelqu’un de précis. Le maître d’œuvre d’une bonne cinquantaine de cargaisons de plus d’une tonne de coke :  « le raid a été mené dans l’espoir de mettre fin au fugitif international, Sérgio Carvalho, 62 ans, soi-disant originaire du Surinam, alias Paul Wouter, un ancien major de la police militaire brésilienne, surnommé «le major», qui est le cerveau derrière un énorme transport de cocaïne qui a été saisi sur la côte galicienne de l’Espagne en 2017, pour lequel une peine de 13 ans de prison a été prononcée par la police espagnole, qui affirme que ses activités criminelles remontent à 1997, alors qu’il était apparemment toujours dans la police brésilienne. Carvalho-Wouters aurait «vécu comme un roi» dans la station balnéaire de luxe espagnole de Marbella, et récemment, des histoires circulaient selon lesquelles il était mort d’un coronavirus et avait été incinéré, une réclamation auprès des autorités n’achetant pas, comme il y en a eu aucune confirmation officielle de sa mort. Luís Neves, chef de la police de PJ, a déclaré que le transport n’était « qu’une petite partie de l’argent provenant du trafic », et qu’il est connu pour être un visiteur régulier à Lisbonne, où ses deux appartements de luxe, d’une valeur d’environ 2,5 millions d’euros, ont ont été confisqués, dans lesquels la police a trouvé « divers comptes bancaires et documents, qui permettront à la police d’avancer encore plus loin », le total cumulé jusqu’à présent récupéré lors des raids antérieurs contre Carvalho se chiffrant à 163 propriétés, 70 voitures, 37 avions et diverses cachettes de trésorerie en Belgique et au Brésil. » Sous le nom de Wouter, il se présentait comme responsable de plusieurs entreprises d’importation de fruits de mer au Maroc et à Dubaï.

Un homme très organisé et très puissant que cet ancien policier brésilien : « jusqu’à six cellules parfaitement équipées fonctionnent à son service, chacune avec une fonction spécifique. Ainsi, il dispose d’un groupe dédié au transport de drogue par bateau, d’un autre qui fournit des infrastructures aériennes (dans l’opération Enterprise plusieurs avions de grande capacité de fret ont été saisis) et jusqu’à trois organisations différentes pour expédier de la cocaïne cachée dans des conteneurs, avec deux ports de départ vers l’Europe: Natal (ici à gauche) et Paraguaná. Ces deux quais étaient les principaux, mais pas les seuls, utilisés par l’organisation. Les autorités judiciaires et policières de Pontevedra sont claires: « Il est plus puissant que n’importe lequel des trafiquants de drogue galiciens » En tant que portes d’entrée vers l’Europe, outre la Galice, le cartel de Carvalho a opéré en Espagne et au Portugal, également en Afrique, en Allemagne, en France, en Italie et même au Danemark, mais surtout il l’a fait via les deux ports ayant le plus de trafiquants de drogue au mètre carré au monde: Rotterdam et Anvers. Les deux sont pleins de taupes. La preuve en est que seuls six des 59 envois attribués au groupe ont été saisis dans les enclaves susmentionnées. La police fédérale, cependant, gère les preuves que 14 autres conteneurs contenant des milliers de kilos de cocaïne saisis à l’origine (au Brésil) étaient destinés à ces endroits. »

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AFGHANISTAN 🇦🇫 (premier producteur d’héroïne au monde) : comment les Etats-Unis ont consolidé un narco-Etat ?

L’Afghanistan, où les talibans avaient éradiqué  en 2001 le pavot, est redevenu la principale source de l’héroïne mondiale tout au long des vingt années d’intervention américaine.

Joe Biden a décidé de mettre fin en Afghanistan, en septembre prochain, à la plus longue guerre de l’histoire des Etats-Unis. Tout a déjà été écrit, et très bien écrit, sur le paradoxe de ce conflit, déclenché pour renverser les talibans, avec qui Washington négocie aujourd’hui les conditions les moins défavorables de son retrait. En revanche, peu d’attention a été accordée au fait que l’Afghanistan, où les talibans étaient parvenus en 2001 à interdire la culture du pavot, est redevenu la principale source de l’héroïne mondiale durant chacune des vingt années de l’intervention américaine. Avec 20% à 30% du PNB afghan liés à l’opium, la République islamique de Kaboul est gangrénée à bien des égards par la production et le trafic de stupéfiants (à titre de comparaison, seuls 6% du PNB colombien étaient liés à la cocaïne au plus fort de l’activité des cartels, à la fin du siècle dernier).

LE RETOUR DES PARRAINS DE L’OPIUM

LES ETATS-UNIS ÉPARGNÉS PAR L’HÉROÏNE AFGHANE

L’héroïne écoulée sur le marché américain vient essentiellement du Mexique, alors que c’est la drogue produite et raffinée en Afghanistan qui fait des ravages en Europe (la France compte plus de 150.000 héroïnomanes).

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Relire :

La Mafia albanaise…et la base militaire étasunienne de Bondsteel

et aussi

AFGHANISTAN: les réseaux des barons afghans du trafic d’opium et d’héroïne et le terrorisme

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NARCONEWS (Coke en stock – CCCXXXI) : pilotes et caïds arrêtés

Il y a les avions bien sûr, mais aussi les pilotes, derrière ce trafic immense qui ravage tout le Brésil. Certains, on va le voir, sont des beaux cas d’espèce. Comme le sont les trafiquants, parmi lesquels de très jeunes… réputés comme étant les plus violents, sur le modèle des mexicains. On va en décrire un, une sorte de jeune freluquet devenu le second chef du PCC, pas moins, arrêté en bord  de plage d’Ipanema, dans sa villa luxueuse, alors qu’il s’activait surtout à la frontière avec le Paraguay, le pays relais indispensable aux boliviens et aux péruviens.

Les pilotes : hélicoptères et piments, la bonne recette ?

L’une des personnes repérées dans la rafle, en qualité de pilote narco, s’appelle Victor Pessoa. Il a été cité dans le long et excellent reportage TV de Fantastico (Globo) sur la saisie. Il détient l’entreprise Victor André Hoalnda Pessoa de Helicopter Aviation Support Servicos e Comercio Ltda, installée dans le Hangar 23C2 de l’aérodrome « municipal » Augusto de Oliveira Salvação d’Americana, et sa petite piste de 1100 m… , mais ses  24 hangars, étalés le long du même kilomètre !!!

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NARCONEWS (coke en stock – CCCXXX) : les avions saisis l’été 2020

On arrive donc à notre saisie annoncée. Il y a de tout, comme modèles, comme on a affaire à différents groupes et différents aérodromes : des plus petits appareils aux plus grands, c’est fou le nombre d’engins qu’ont utilisé au Brésil les trafiquants. La plus grosse prise étant un Falcon 50, denrée rare dans le secteur, qui mène au final la drogue… en Europe, via un dernier trajet par container le plus souvent !

Un rappel historique pour commencer

C’est l’Etat du Goias qui avait ouvert le bal déjà, fin 2019, en déclarant avoir mis sous séquestre la quarantaine d’avions déjà cités comme liés à João Soares Rocha, avec comme photo d’appui le petit Embraer EMB-711B Coriscoe PT-NRV aperçu ici le 1er septembre 2018 sur l’aérodrome de Canarana. Selon les registres, c’est celui d’Hilario Moacir Herter de Asa Agropecuária Santo Antônio Ltda.

Un petit aérodrome fort discret, visité par une foule de petits engins, dont le PT-WIP, un Embraer EMB-810D Seneca III repeint (ici sa vieille livrée de 2008) qui avait jadis défrayé la chronique du CPI lorsque le 7 mas 2000 vers 13 h il avait dérapé sur la piste de l’aéroport de Pindamonhangaba. L’avion, appartenant désormais à Diego Alonço Dos Reis (aux nombreux ennuis judiciaires), avait glissé sur la piste de l’aéroport de Pinda en blessant sévèrement ses passagers. Il appartenait alors à à la société Cruz de Malta et avait été loué par Dispetro, qui travaillait pour Petroforte dirigé alors par Ari Natalino da Silva. La raison de son atterrissage raté était la pluie, mais aussi.. son chargement trop lourd de cocaïne qui s’était volatilisé, juste après comme par miracle… Trois jours après le passage des députés de la CPI à Campinas, l’ancien directeur du distributeur de carburant Brasil Petro, Hipólito de Oliveira, 48 ans, était abattu de trois coups de feu à Paulínia, le début d’un long dossier mêlant vente de pétrole frelaté, mafia brésilienne et… cocaïne ! Lire ici le détail.  « en moins de dix ans, le distributeur (Petroforte) a donné naissance à plus de 200 entreprises qui, selon l’accusation, constituaient l’une des plus grandes organisations criminelles de l’histoire du pays. Parmi les crimes signalés par le député figurent également l’évasion fiscale, la falsification de documents, la mise sous séquestre, les délits de banqueroute et le détournement d’actifs ». L’aérodrome de Jetaï était le fief narco de l’époque…  A droite c’est l’un des premiers avions utilisé par les trafiquants, le Cessna Skylane PT-JTH (aujourd’hui au Centro De Uro-Nefrologia LTDA). La coke par avion au Brésil c’est une vieille histoire, qui aujourd’hui du Paraguay a rejoint la côte Est : « la police fédérale de Pernambuco a passé deux ans à surveiller les criminels en collaboration avec les autorités internationales, telles que la National Crime Agency (NCA), à Londres, et a révélé que le programme continuait de fonctionner même pendant la pandémie » peut-on lire ici.

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MEXIQUE 🇲🇽 (Chiapas) : un bimoteur localisé dans la commune d’Arriaga, incendié après son atterrissage

Ce dimanche, un avion bimoteur apparemment blanc a été incinéré après avoir touché terre. Les événements se sont produits vers 14h00, devant Santa Brígida et La Gloria, dans la commune d’Arriaga. Il semblerait que trois personnes auraient été arrêtées et on parle d’une saisie présumée de 114 kilogrammes de cocaine.

Se dice que hubo detenidos y un presunto decomiso

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CARIBE CENTRO-AMERICANO 🇨🇴 🇭🇳 🇨🇷 🇩🇴 🇺🇸 : Incautadas cerca de seis toneladas de clorhidrato de cocaína en operaciones Internacionales

En desarrollo de siete operaciones militares sostenidas contra el narcotráfico, adelantadas con información de valor suministrada por la Armada de Colombia a las autoridades de Honduras, Costa Rica, República Dominicana y Estados Unidos, el fin de semana se logró la incautación de 5.844 kilogramos de clorhidrato de cocaína en el Caribe centroamericano.

En la primera operación, uniformados de la Fuerza Naval de Honduras, guiados con información naval colombiana llegaron hasta el sector Barra de Río Miel, en la región de Colón, donde ubicaron una caleta con 76 costales negros, los cuales almacenaban 1.675 kilogramos de clorhidrato de cocaína.

La segunda incautación, también en Honduras, se dio cuando autoridades de ese país efectuaron la interdicción de una aeronave tipo CESSNA y una embarcación tipo artesanal, a nueve millas náuticas al sur de Brus Laguna, del departamento Gracias a Dios, en donde fueron incautados 12 bultos los cuales contenían 272 kilogramos de sustancia ilícita.

Adicionalmente, unidades de Guardacostas de Estados Unidos lograron interdictar una lancha de bajo perfil o semisumergible transportando 2.501 kilogramos de estupefacientes. Se presume que la embarcación habría salido desde el departamento de La Guajira y tenía como destino Centroamérica.

Otros tres resultados más se dieron en aguas de República Dominicana, en donde uniformados de la Armada y la Dirección Nacional de Control de Drogas de ese país, lograron interdictar tres motonaves tipo Go Fast, una transportando 315 kilogramos de estupefacientes y las otras dos llevando ocultas en los espacios modificados de sus estructuras 320 y 115 kilogramos de clorhidrato de cocaína, respectivamente.

El último evento se dio igualmente gracias a información de valor naval colombiana y a la oportuna reacción de las autoridades costarricenses, quienes lograron detectar una motonave sospechosa navegando por aguas cercanas al Parque Nacional Tortuguero, ubicado en el distrito de Colorado, Limón. La embarcación que, al notar la presencia de los uniformados, terminó emplayada en la costa, transportaba 646 kilogramos de clorhidrato de cocaína.

Con estas incautaciones propinadas gracias al trabajo coordinado entre países de la región, se logró evitar que más de 198 millones de dólares ingresaran a las estructuras financieras de las organizaciones narcotraficantes.

Fuente: prensa – Armada de Colombia 

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Les NARCONEWS sur TWITTER

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EUROPE 🇪🇺 (Europol) : augmentation de la corruption liée au trafic de drogue

« Des quantités de cocaïne sans précédent entrent dans l’UE en provenance d’Amérique latine, générant des bénéfices de plusieurs milliards d’euros »

De surcroît, la pureté de la cocaïne ainsi acheminée est désormais au plus haut niveau jamais atteint dans l’UE

« Le trafic de cocaïne alimente des structures criminelles qui se servent de leurs énormes ressources pour infiltrer et saper l’économie de l’UE, les institutions publiques et la société« , relève encore Europol.

Plus sur ce sujet


FRANCE 🇫🇷 (DNRED – Douane française) : Marc Fievet, AKA NS 55, était interviewé par « Génération WeeD »

La video

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BRÉSIL 🇧🇷 (Porto Velho) : FAB (Force aérienne brésilienne) intercepte un avion avec une demi-tonne de cocaïneFAB interceptent un avion avec une demi-tonne de cocaïne

L’armée de l’air brésilienne (FAB) a intercepté et approché un avion chargé de 579 kg de cocaïne, dans la région de Porto Velho lors d’une action menée ce jeudi 8.


Les enquêtes du PF (La police fédérale) ont mis en évidence ce transport de drogue et rendu possible le rôle des FAB dans l’interception de l’avion, grâce à l’utilisation de chasseurs. Le pilote a tenté de s’échapper en atterrissant dans une zone de pâturage, mais les agents ont réussi à s’approcher de la zone d’atterrissage et à arrêter le suspect.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Coke en stock – CCCXXIX) : des ‘jets’ au pays des magouilles politiques

Au Brésil il y a les trafiquants… et les politiques.  Certains font les deux, comme au Venezuela. Cette fois, on va s’intéresser à un bien étrange cadeau de Lula aux gros industriels, dissimulé sous l’aspect de la relance industrielle du pays : des prêts à taux très bas pour acheter des jets privés, plutôt brésiliens, ceux d’Embraer bien sûr. C’est fou ce qu’ils ont eu comme succès. Et c’est fou aussi comment Lula a voyagé des années en avion privé…

La clinique du Diable

D’autres moyens détournés ne sont pas loin des techniques chères aux trafiquants de drogue. La médecine non plus n’échappe pas à la voracité des voyous et des magouilleurs brésiliens : « l’opération de police civile qui enquête sur des écarts présumés de 50 millions de reais en fraude lors d’audits médicaux entre l’Institut d’assistance aux fonctionnaires de l’État de Goiás (Ipasgo) et l’Institut d’oncologie et d’hématologie de Goiano (Ingoh) a saisi un avion, des voitures de luxe, œuvres d’art et documents à 19 adresses à Goiânia, liées principalement à Ingoh. Au siège de l’institut, les agents ont collecté les médicaments et les dossiers médicaux des patients vus dans les cliniques de la chaîne. Les équipes de police ont également procédé à des mandats de perquisition et de saisie dans les maisons et appartements des dirigeants d’Ingoh et d’anciens dirigeants d’Ipasgo ».

Des tripatouillages informatiques laissaient les comptes clients abonder la clinquante même après l’arrêt des soins, des factures jusqu’à dix fois le montant des autres cliniques, tout était bon pour faire de l’argent. Y compris fourguer des traitements très onéreux inadéquats contre le cancer !

Les policiers étaient remontés jusqu’aux responsables grâce à leurs grosses voitures trop voyantes, comme les mafieux… et un avion : un Beechcraft Baron de 1999 immatriculé PT-OEV, saisi bien sûr lui aussi ! L’avion étant justement au nom de l‘hématologue Edmo Dias Pinheiro.

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Brésil : le torchon brûle entre l’armée et Jair Bolsonaro

Les chefs des trois branches de l’armée brésilienne (terre, mer, air) ont donc démissionné. Visiblement en raison de la démission du ministre de la Défense hier.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Coke en stock – CCCXXVIII) : l’été dernier, deux raids fructueux

Le démantèlement du réseau du clan Rocha l’année 2019 (voir épisodes précédents) n’a pas arrêté, loin s’en faut, les vols de cocaïne dans le pays. Un pays immense dans lequel les petits avions circulent un peu comme les trains en Europe, avec des secteurs clés pour le trafic, comme celui des ports à l’Est, ou de la frontière avec le Paraguay qui demeure fort sensible grâce à l’héritage historique du pays de la contrebande en tous genres. L’été 2020, deux grosses opérations policières ont mis fin à deux réseaux importants, pour une trentaine d’avions au total et une infrastructure solide de démantelée, contenant notamment des camions citernes aux parois secrètes destinées à dissimuler la drogue. L’une à la frontière du Paraguay, l’autre sur la côte du côté de Récife et de Sao Paulo notamment.

L’Opération Cavok

Les brésiliens se réveillent au début du mois d’août avec un énième raid policier, déclenché cette fois par le 1er tribunal fédéral de Ponta Porã (Mato Grosso do Sul, ville-frontière dont le pendant au Paraguay s’appelle Pedro Juan Caballero et dans laquelle sévissent des gangs qui se tirent dessus en pleine ville à la mitrailleuse lourde, comme on l’a vu). Le raid fait main basse le 6 août sur pas moins de 23 petits avions circulant vers les pays voisins et en priorité le Paraguay, et les biens des narcotrafiquants, les habituelles voitures de luxe, des fazendas toutes neuves toutes situées dans l’État de Goiás, des saisies évaluées à environ 40 millions de reais au total. La frontière avec le Paraguay a été ciblée en priorité : l’enquête a également compté sur la collaboration du Centre intégré des opérations frontalières de Foz do Iguaçu, la quatrième plus grande ville de l’État du Paran, située à 600 km à l’ouest de la capitale de l’état, Curitiba, qui est reliée par un pont à sa voisine immédiate de Ciudad del Este, un haut lieu des trafics en tous genres, du Centre de recherche et d’enquête de Campo Grande, et de l’ANAC (pour les avions), et a bénéficié de l’assistance  de la Police nationale paraguayenne et du Ministère public du Paraguay. Bref, on a mis le paquet !

Des avions tous venus du Paraguay

Les mandats ont été émis par le 1er tribunal fédéral de Ponta Porã. Le choix du nom lui-même de l’opération est significatif : l’acronyme CAVOK (Ceiling and Visibility OK) est utilisé dans l’environnement aéronautique pour définir une situation dans laquelle il y a de bonnes conditions de toit et de visibilité, c’est-à-dire de bonnes conditions de vol.

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AFRIQUE DU SUD 🇿🇦 (Interpol): un Israélien arrêté dans le cadre du réseau El Al de contrebande de cocaïne

Shai Alon est détenu en Afrique du Sud à la demande des autorités israéliennes en vue de son extradition.

Il a été arrêté jeudi en Afrique du Sud, en connexion avec le réseau de contrebande de cocaïne découvert en 2018, où le personnel de sécurité travaillant pour El Al aurait utilisé leur position pour faire passer 150 kilogrammes de cocaïne par l’aéroport international Ben Gourion.

Les accusés sont Avi Peretz, David Dadon, Yaniv Hazan, Lidan Shatui, Asher Mesilti, Yaakov Felician et Rami Yogev.

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HONDURAS 🇭🇳 (département de Gracias a Dios) : saisie d’un bimoteur Cessna chargé de cocaïne

Les autorités honduriennes ont saisi mardi un avion qui était chargé de cocaïne, lors d’une opération dans le département de Gracias a Dios, à l’est du pays, à la frontière avec le Nicaragua.

Le bimoteur Cessna 340 a été sécurisé à l’aube dans le secteur de Brus Laguna, suite à un affrontement entre les militaires et les criminels, sans faire de blessés, a indiqué le porte-parole de l’institution armée, José Coello.

L’avion, un Cessna, dont l’immatriculation n’a pas été divulguée, a atterri sur une piste d’atterrissage clandestine située à 14 km au sud de Brus Laguna, a déclaré Coello, qui a déclaré qu’un citoyen guatémaltèque avait également été arrêté sur les lieux.

Les autorités ont trouvé «12 paquets de drogues présumées et un paquet de médicaments en vrac» dans l’avion. Le poids n’a pas encore été établi par les autorités.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : Stéphanie Cherbonnier et Corinne Cleostrate de la DNRED vont-elles enfin réellement travailler ensemble ?

Stéphanie Cherbonnier – OFAST

L’Office anti-stupéfiants a permis l’identification de près de 4 000 points de deal, 450 ont été démantelés, mais « Entre connaître des points de deal et conduire des opérations visant à leur démantèlement, ce sont deux étapes différentes, c’est un processus compliqué« , a rappelé Stéphanie Cherbonnier.

Corinne Cleostrate – DNRED

L’objectif de l’Office anti-stupéfiants (Ofast) est de permettre « une meilleure coordination des acteurs chargés de la lutte contre les stupéfiants« , a expliqué à franceinfo sa cheffe Stéphanie Cherbonnier, mercredi 17 mars. Cet office, recomposé en février 2020, a pour but de mener des opérations anti-drogue, notamment pour « éradiquer les points de deal ».

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FRANCE 🇫🇷 (Drogues) : dans un entretien au Parisien – Aujourd’hui en France, Gérald Darmanin dresse un un bilan positif sur près d’un an d’action contre le trafic de stupéfiants

QUID de la cyber-distribution via Twitter ?

QUID de l’incapacité de nos cyber-services pour supprimer les milliers de propositions de stups, d’armes et d’offres pédocriminelles ?

QUID de l’implantation des nouveaux points de vente ?

QUID du contrôle efficace possible dans nos ports maritimes ?

QUID de l’embouteillage des services judiciaires ?

QUID de l’économie souterraine qui alimente des quartiers défavorisés ?

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EXTRAITS

de

l’interview cocorico !

Par Jean-Michel Décugis et Damien Delseny

Il y a neuf mois vous avez fait de la lutte contre le trafic de drogue une priorité. Quel est votre bilan ?

Nous sommes en train de regagner le terrain. Et c’est sans précédent. Nous menons la bataille sur deux fronts : l’offre et la demande. L’offre, avec la lutte contre les trafics internationaux, les grossistes et tous les points de deal que nous avons recensés et ciblés, mais aussi en travaillant sur la demande, avec les consommateurs et les amendes forfaitaires délictuelles (AFD) pour usage de stupéfiants (NDLR : 200 euros et une inscription au fichier des antécédents judiciaires).

Cela signifie que la demande reste forte ?

Oui. La preuve, c’est que dans une année 2020 marquée par le confinement et le couvre-feu, les saisies de drogue ont été très importantes.

Est-ce lié, selon vous, à la création de l’Office anti-stupéfiants, l’OFAST ?

Il y a tout un dispositif. Avant, les services travaillaient en silo, l’ OFAST, voulu par le président de la République, c’est la task-force au service d’une mobilisation générale anti-drogue, une DEA (la Drug Enforcement Administration aux Etats-Unis) à la française. Dans chaque département, désormais, une cellule du renseignement opérationnel sur les stupéfiants coordonne l’action. Cela a contribué à démanteler 12622 réseaux l’an dernier.

Vous aviez recensé en septembre 3952 points de deal en France, combien ont été démantelés ?
Quatre cent cinquante. Et nous allons accélérer la cadence.
Justement, ces attaques contre la police vous les attribuez à la lutte contre le trafic de drogue ?
Il y a un lien évident entre le trafic de drogue et la violence. Mais pas seulement contre les forces de l’ordre.
Vous pensez aux règlements de compte et aux rixes entre bandes ?
En tout cas, tous les règlements de compte commis pendant l’été étaient en lien avec le trafic de drogue, à l’exception des épisodes violents survenus à Dijon avec la communauté tchétchène. C’est une inquiétude et, en même temps, la conséquence du travail mené par la police sur le terrain.
Il y a aussi les armes ?

Les dealers se sont beaucoup armés aussi. A titre d’exemple, en novembre 2019, quand on démantelait un trafic, 8% des personnes interpellées étaient porteuses d’armes à feu. Aujourd’hui, c’est 22%. C’est la preuve d’une militarisation du trafic de drogue.

Y a-t-il toujours une loi du silence dans ces quartiers ?
De moins en moins, et je m’en réjouis. C’est tout l’intérêt de la plate-forme de signalement mise en place (moncommissariat.fr et la brigade numérique de la gendarmerie).
Cela veut-il dire que les méthodes des trafiquants s’adaptent à la conjoncture ?
Entre mars et juin, période de confinement, le trafic s’est effondré. Notamment en raison de l’arrêt du trafic aérien et de la limitation de la circulation routière. Mais, en réalité, ce trafic s’est transformé avec le développement de la livraison à domicile. On a vu arriver des plates-formes sur les réseaux sociaux comme sur Snapchat pour passer les commandes et, ensuite, des livraisons avec scooters, motos ou même voitures. Il y a aussi les livraisons par voie postale.
Votre action vise aussi les consommateurs. Grâce aux AFD, les amendes forfaitaires délictuelles, peut-on dresser une cartographie précise de cette consommation, et un profil des clients ?
J’ai demandé une analyse plus fine de cette question. Il y a d’abord une consommation de proximité par des habitants de ces quartiers populaires. Mais il y a aussi une population plus bourgeoise qui consomme et qui, elle, se fait livrer à domicile. La consigne que j’ai donnée, notamment à la préfecture de police de Paris, c’est aussi d’être présent dans les quartiers plus « huppés » pour contrôler ces livraisons à scooter ou moto. Arrêtons d’accepter la consommation mondaine de la drogue.
Dans votre guerre contre le trafic, vous comptez aussi sur les élus ?
Nous allons proposer aux 100 maires les plus concernés de travailler étroitement avec nous. Parce que nous avons besoin d’eux aussi pour un travail plus social, afin de sortir certains consommateurs de leurs addictions, de travailler sur la re scolarisation. Dans les écoles parmi les plus touchées, nous allons renforcer, avec Jean-Michel Blanquer, la vidéoprotection et les contrôles aux abords.
Pour lutter contre ces équipes très organisées, il faut aussi du matériel. Où en est-on de l’utilisation des drones ?
Cela va être débattu cette semaine devant le Sénat dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la sécurité globale. Pour l’instant, faute de cadre législatif, ils sont au garage.
L’occupation des halls d’immeuble se poursuit même durant le confinement ou le couvre-feu…
C’est un délit, mais il est difficile à réprimer puisque personne ne témoigne. Donc nous allons mettre en place en octobre, là aussi, un système d’amende forfaitaire, ce qui permettra de verbaliser mais aussi d’inscrire ces personnes contrôlées au fichier des antécédents judiciaires et ainsi de mieux identifier ceux qui travaillent comme petites mains dans les réseaux.
A Paris, la consommation de crack reste un problème récurrent…
Le problème du crack, c’est qu’il engendre une très forte dépendance. Les effets sur la santé physique et mentale sont dévastateurs et la détérioration de ceux qui consomment est rapide et souvent inéluctable. C’est une toxicomanie qui touche particulièrement des personnes fragilisées déjà, venant des classes populaires et parfois une population immigrée clandestine. L’intervention et le rôle de la police sont très compliqués. Il y a des saisies et des revendeurs arrêtés tous les jours, mais c’est une drogue très facile à fabriquer. Il faut travailler avec le corps médical et social des villes touchées pour pouvoir faire un accompagnement qui ne soit pas que policier.
Vous parlez de prévention. Votre plan de bataille comporte-il un volet préventif ?
Oui, et nous devons être plus efficaces sur la prévention. Nous n’avons pas encore gagné la bataille pour expliquer que la drogue, c’est vraiment de la merde. Le Premier ministre a donné son accord pour lancer une vaste campagne de communication sur le sujet. Il n’y en a pas eu depuis le début des années 1980. Il faut démontrer la nocivité absolue des stupéfiants dans le décrochage scolaire, dans les maladies psychologiques, dans les violences conjugales, dans les accidents de la route.  La drogue n’est pas un produit sympathique. La drogue, c’est la mort.

SOURCE et l’intégralité de l’interview


Étant tous égaux devant la loi, merci de signer la pétition pour un contrôle dépistage de drogues sur l’ensemble de nos élus faiseurs de lois, des décideurs, des douaniers, des policiers, des gendarmes et des magistrats

Pour signer la pétition

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BRÉSIL 🇧🇷 (Groupe spécial de sécurité aux frontières – Gefron-MT) : le bimoteur abandonné avait livré 450 kilos de cocaïne

Saisie, ce dimanche 14 mars 2021, dans la commune d’Arenápolis  située à 234 km de Cuiabá, d’un avion bimoteur chargé de 450 kilos de cocaïne. Personne n’a été arrêté.

La police militaire de Denise, à 206 km de Cuiabá à la suite d’une information s’est rendue dans une ferme de la municipalité voisine, Arenápolis, où elle est tombée sur un véhicule, dont les occupants ont réussi à s’échapper, abandonnant la voiture dans un champ de canne à sucre.

Sur les lieux, la police a retrouvé un bimoteur abandonné qui était vide. Cependant, lors des fouilles dans le champ de canne à sucre, 11 grands sacs de coke ont été trouvés.

source

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COKE EN STOCK (CCCXXIII) : des avions, des narcos et…des financiers !

Nous n’avons pas encore épuisé l’abondant réquisitoire du juge Mazzant chargé de l’affaire Debra Lynn Mercer-Erwin, la patronne d’Aircraft Guaranty Group.

Les quatorze premiers cas observés dans le précédent article nous donnent déjà un tableau affolant du tonnage de cocaïne que ces avions « anonymisés » ont amené en Amérique Centrale, en se fournissant pour la plupart au Venezuela.

Avec à la clé des cas pendables comme j’ai pu vous le conter ici depuis des années. Cela rapportait de l’argent, mais ça ne semble pas avoir suffit à l’appétit de la dame, qui en plus, y a ajouté toute une cavalcade financière établie par le juge comme suivant un schéma typique de Ponzi, dans lequel, on le sait, seuls ceux placés (par eux-mêmes) au sommet de la pyramide touchent le gros lot. On aura ravagé des Etats entiers pour le seul goût du lucre !!

Avec le N939RR, notre quinzième cas d’étude retenu par le juge, Villaurrutia avait encore augmenté la dose (si on peut dire) : cette fois c’était un gros bimoteur à réaction, un vieux Gulfstream qui avait joué les avions de brousse à San Andres, dans le Peten. Selon notre juge, « vers le 11 janvier 2017, Texton a acheté le N939RR et l’a enregistré auprès de la FAA sous Texton. Villaurrutia est l’unique propriétaire et président de Texton. Malgré les déclarations de Texton selon lesquelles il était propriétaire de l’aéronef, d’autres entités ont financé et exploité l’appareil. Le 29 mai 2018 ou vers cette date, Villaurrutia a désenregistré l’appareil pour l’exporter vers le Mexique. Le 16 décembre 2019 ou vers cette date, l’aéronef a été saisi au Guatemala avec environ 2 572 kilogrammes de cocaïne » (oui, vous avez bien lui : deux tonnes et demie à bord, un sacré record). « TWA n’avait fait aucun dépôt d’exportation », note le juge. Or, extérieurement il affichait être devenu le XB-PVI !!! On l’avait retrouvé, comme beaucoup d’autres, l’intérieur dévasté et vidé pour faire place à l’énorme chargement de cocaïne, celle-ci ayant été retrouvée à proximité dans deux pick-ups. Son arrivée avait été détectée et filmée de bout en bout par le Cessna-espion de l’armée mexicaine (un Cessna Citation 560 (OT-47B, numéroté FAC5764).

Avec le N990PA, il était revenu à se anciens amours : les jets privés des tous débuts. « Le 9 mai 2018 ou vers cette date, Villaurrutia a acheté le N990PA et l’a enregistré auprès de la FAA sous TWA. Malgré les déclarations de TWA selon lesquelles il était propriétaire de l’aéronef, d’autres entités ont financé et exploité l’aéronef. Le 22 mars 2019 ou vers cette date, l’avion s’est écrasé au Honduras avec un kilogramme de cocaïne à bord et une arme à feu. Le 25 mars 2019, Villaurrutia a désenregistré l’avion en reconnaissant qu’il avait été exporté et avait été détruit. TWA et ses co-conspirateurs n’avaient fait aucune demande d’exportation ».

On reste toujours chez le même avionneur avec le N368AG, ce qui implique le retour vers les vieux Gulfstream, avec cet exemplaire à la décoration fort particulière et fort reconnaissable. « Vers le 2 août 2019, Villaurrutia a acheté le N368AG et l’a enregistré auprès de la FAA sous TWA. Villaurrutia a conclu un accord de sûreté aérienne avec AW Asset Holdings, LLC, une société située à Plano, Texas (dirigée par Francisco Daniel Dauajare). AW Asset Holdings a conclu cet accord avec TWA vers le 2 août 2019. Vers le 2 août 2019, Villaurrutia a déposé une déclaration d’opération internationale pour voler de Wichita, Kansas à Cancun, Mexique. TWA et ses co-conspirateurs n’ont fait aucun des dépôts d’exportation. Le 15 octobre 2019 ou vers cette date, cet avion a été vendu à SMB G-IV IX LLC (de Longwood en Floride).«   L’appareil est resté un mois tout juste chez TWA. La société appartient à Seth Bernstein, d’Alliance Bernstein, une société d’assurance de Nashville, dont 64 % est détenu par l’assureur français AXA !!! On ignore ce qu’en pense son PDG Thomas Buberl…

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BELGIQUE 🇧🇪 : quand les gendarmes jouent aux pirates pour rattraper les voleurs !

« Il est clair qu’on ne pouvait pas moralement se permettre de laisser passer certaines choses. Les images sont pires que ce que j’ai déjà vu dans certaines séries » entame Frédéric Van Leeuw. Concrètement ? « Des règlements de compte, des tueurs à gage, des photos de victimes, des personnes qui sont envoyées d’un pays à un autre pour tuer quelqu’un, des messages qui disent que si on ne trouve pas une cible, on s’attaque à la famille. C’est une violence incroyable, un monde où la morale a totalement disparu. »

Les policiers ont intercepté au total 1 milliard de messages, dont la moitié a déjà pu être décryptée à ce stade. Pour donner une idée : 3 millions de messages cryptés, écrits, enregistrements ou photos, s’échangent chaque jour entre les utilisateurs de Sky ECC.

Belgique, plaque tournante du trafic de drogue

Si l’on peut parler en ces termes, 2020 a été une année record : 65 tonnes de cocaïne ont été saisies au port d’Anvers l’an dernier. C’était 62 en 2019 contre 50 en 2018. Un chiffre qui augmente donc d’année en année. Selon plusieurs experts, le port d’Anvers capitalise à lui seul 20 à 25% des importations européennes de cocaïne.

 Frédéric Van Leeuw, procureur fédéral.

« La lutte contre le trafic de drogue devrait devenir une priorité absolue dans le monde entier« , commente le procureur fédéral. « C’est en train de tout pourrir : il y a évidemment le côté catastrophique de la consommation de drogue, mais il y a aussi ces sommes d’argent extravagantes qui pourrissent des systèmes entiers et qui génèrent une extrême violence. La vie n’a plus de valeur avec cet argent. »

Des structures venues de l’étranger et dont les méthodes arrivent en Belgique pour notre interlocuteur : « Je suis allé au Brésil il y a deux ans pour un accord de coopération. Le parquet général de Brasilia m’a présenté des situations de violence que je pensais inimaginables en Belgique. Force est de constater qu’en deux ans, chez nous, les attentats à la grenade et les tirs à la kalachnikov deviennent quasiment hebdomadaires. »

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SAINT MARTIN 🇳🇱 (aéroport international Princess Juliana) : des sacs de sport bourrés de cocaïne saisis par les douaniers bataves

Le vendredi 5 mars 2021, alors qu’ils effectuaient un contrôle de routine, les douaniers de l’aéroport international Princess Juliana (PJIA) ont intercepté trois sacs de sport. Les sacs contenaient des colis qui étaient relativement lourds, ce qui a éveillé les soupçons des fonctionnaires.

Après avoir fouillé les sacs, il s’est avéré que les colis contenaient de la cocaïne destinée à l’Europe. Les bagages et leurs contenus ont bien évidemment été saisis par les douaniers.

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USA 🇺🇸 (FAA) : la pourvoyeuse d’avions pour les narcos enfin poursuivie

Je vous propose aujourd’hui de vous plonger dans l’effarant listing d’avions ayant servi soit à transporter de la cocaïne, soit simplement à en dissimuler le véritable propriétaire. Des individus en majorité mexicains, comme on va le voir, dont un bon nombre d’avions se sont écrasés… pour se voir dé-enregistrer un an après parfois.  C’est l’une des surprises de ce dossier, phénomène qui éclaire beaucoup les « pannes » de registre constatées depuis des années à propos de ces appareils fantômes. On commence par un premier lot… d’une quinzaine d’avions dont plusieurs ont fait la « une » des journaux et dont une grande partie à mal fini !!!

Un impressionnant listing en forme de réquisitoire à charge

J’ignore donc si le juge Amos Mazzant (ici à droite) est venu relever les noms des avions dans les épisodes de Coke en Stock, ou si le FBI l’a fait à sa place, mais l’acte d’accusation détaillé qu’il a fourni recèle les mêmes noms et les mêmes affaires. Il en a relevé une vingtaine (22, exactement, il en manque encore donc !), que l’on va reprendre aujourd’hui, ce qui pourrait figurer comme une révision de ces six dernières années de trafic en fait.

lire la suite sur Coke en stock (CCCXXII)

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