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Vendredi 4 et samedi 5 décembre 2015, les gendarmes ont démantelé un trafic de stupéfiants, à Aube, près de L’Aigle (Orne). 4000 euros et du cannabis ont été retrouvés.
http://www.normandie-actu.fr/trafic-de-cannabis-dans-l-orne-huit-personnes-interpellees_170811/
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Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde lundi 7 décembre 2015 à 17:20
Une « grosse affaire » de stupéfiants résolue par les policiers de la sûreté de Bordeaux. Huit hommes sont sous les barreaux après les onze interpellations qui ont eu lieu la semaine passée notamment dans le quartier Bacalan de Bordeaux.
120.000 euros de billets, 13 kilos d’herbe de cannabis, 2 kilos de résine de cannabis, de la cocaïne, de l’ecstasy, mais aussi un pistolet-mitrailleur et 90 cartouches, et un pistolet et ses 50 munitions ont été saisi lors de cette vaste opération ciblée dans le quartier Bacalan de Bordeaux.
Onze personnes ont été interpellées la semaine passée et huit ont été incarcérées, placées en détention provisoire.
Une belle prise expliquent les policiers de Bordeaux
C’est un travail de longue haleine, une enquête démarrée il y a un an par les policiers de la sûreté de Bordeaux. C’est, selon eux, le haut du panier bordelais du trafic de drogue qui a été débusqué : une fratrie basée à Bacalan et leurs satellites, les grossistes et leurs petits revendeurs, qui approvisionnaient la ville. L’enquête avait démarrée par un contrôle de simples consommateurs il y a un an qui a ensuite permis de remonter la filière. Il y a eu une première vague d’arrestations en mai.
Frédéric Eloir le chef de la sûreté départementale à Bordeaux
Parmi les 11 interpellés, des petits caïds de la cité port de la lune de Bacalan âgés de 20 à 30 ans qui vivaient de ce trafic. Chichement pour les 3 têtes de réseau : leur chiffre d’affaire a été estimé à 200 000 euros. 120.000 euros en liquide ont d’ailleurs été retrouvés cachés chez une nourrice (une femme payée pour planquer la marchandise).

Le quartier Bacalan de Bordeaux est l’objet d’une surveillance particulière depuis quelques mois avec une volonté politique de faire le ménage dans une zone où les incivilités et trafic se sont multipliés. Policiers nationaux et municipaux y travaillent, de concert, avec des patrouilles de jour comme de nuit.
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06/12/2015 12:47
Madrid, 6 dic (EFE).- Agentes de la Policía Nacional española, la Guardia di Finanza Italiana y las policías turca y griega, en una operación coordinada por Europol, se han incautado de 13 toneladas de hachís en un buque abordado a unas 10 millas de la isla de Pantelaria, al suroeste de Sicilia (Italia).
Según informa el Ministerio del Interior, la operación se inició hace varios meses por la Policía española que seguía la pista de una organización formada por españoles y marroquíes, con conexiones libias y egipcias.
Esta investigación permitió a los agentes españoles de la UDYCO determinar que el buque nominado Munzur, que navegaba bajo bandera panameña, transportaba varias toneladas de droga.
Inmediatamente, esta información se puso en conocimiento de las autoridades italianas, que prepararon un dispositivo con el objetivo de abordar el barco en alta mar, aprehender la droga y detener a los implicados.
Tras realizar el abordaje, la Guardia di Finanza descubrió que el barco contenía 13 toneladas de hachís, repartido en 500 paquetes y camuflado bajo polvo de hierro en la bodega del buque.
Durante la operación han sido arrestadas 11 personas, 10 de ellas de nacionalidad ucraniana y una georgiana.
El ministro del Interior, Jorge Fernández Díaz, ha expresado su satisfacción por esta operación policial realizada conjuntamente por varias policías europeas en el Mediterráneo, que reafirma « la excelente colaboración internacional en materia de lucha contra el tráfico de drogas », ha subrayado.
Fernández Díaz ha recordado que « España es el Estado miembro que más cocaína ha incautado en la Unión Europea » y en los últimos 10 años ha interceptado cerca del 40 por ciento de toda la cocaína en la UE y el 75 por ciento del hachís ». EFE
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madrid / colpisa, 07 de diciembre de 2015.
El ministro del Interior desveló ayer que la policía española no es solo la más efectiva de Europa en la lucha contra el narcotráfico sino que, según las cifras de los diez últimos años, la Policía Nacional, la Guardia Civil, Vigilancia Aduanera y el resto de cuerpos de seguridad han capturado el 40 % de la cocaína y el 75 % del hachís que se ha requisado en toda la Unión Europea.
Jorge Fernández Díaz facilitó estos datos con motivo del éxito de una operación realizada por la Policía Nacional en colaboración con cuerpos de seguridad de otros tres países europeos -?Italia, Grecia y Turquía- que ha permitido intervenir 13 toneladas de hachís ocultas en un carguero de bandera panameña asaltado en alta mar, en las proximidades de Sicilia.
La operación policial, que fue coordinada por Europol, se inició hace varios meses, después de que agentes de la Unidad de Drogas y Crimen Organizado (Udyco) de la Policía Nacional investigasen la pista de una red de traficantes compuesta por españoles y marroquíes, pero que también tenía ramificaciones y contactos en Libia y Egipto.
Las pesquisas de la Udyco le permitieron averiguar que esta organización contaba con un buque, denominado Munzur, con bandera panameña, que transportaba varias toneladas de hachís. Los agentes españoles, una vez constatada la ruta que seguía el barco, pusieron sus informaciones en conocimiento de las autoridades italianas, para que pudiesen capturar la droga y a los traficantes.
El abordaje se produjo a unas diez millas de la isla italiana de Pantelaria, al suroeste de Sicilia. Agentes de la Guardia di Finanza registraron el barco y localizaron las trece toneladas de hachís repartida en unos 500 paquetes de unos 25 kilos. La droga se encontraba oculta en la bodega del buque bajo varias toneladas de polvo de hierro.
La redada permitió arrestar a once personas, de las que diez son ucranianas y la otra georgiano.
A pesar de todo, España sigue liderando con Reino Unido y Francia, el consumo de cocaína y cannabis en la UE, según el último Observatorio Europeo de las Drogas.
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Une cartographie des habitudes des consommations de drogues par pays révèlent de grandes disparités selon les continents et les pays concernés. La Belgique ne figure pas dans cette étude qui érige l’Ecosse au rang du pays le plus amateur de cocaïne.
L’association Recovery Brand a utilisé les données recueilles en 2014 par l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime en fonction des habitudes de consommation de drogues et du type de traitement des addictions.
http://www.recoverybrands.com/ and tohttp://recoverybrands.com/drug-treatment-trends/ .
Comme le révèle The Independant, il s’en dégage un classement (où ne figure pas la Belgique) selon les régions du globe. La drogue la plus consommée au monde reste le cannabis, selon les informations recueillies par l’ONUDC. Notamment en Islande, où près d’une personne sur cinq fume de l’herbe (la fréquence de consommation n’est pas précisée).
Sa consommation dans les pays étudiés dépasse les autres psychotropes à l’exception du Salvador, de la Thaïlande, du Laos ou des Philippines, où prédominent des stimulants de type amphétamines. La Nouvelle-Zélande et l’Amérique du nord complète le podium.
© ap. Si le Canada apprécie les effets de la THC, les Etats-Unis luttent contre la dépendance aux « opoïdes », soit des médicaments disponibles en pharmacie types morphine, méthadone ou codéine. Un mal qui ronge l’Europe, même si on découvre que l’Ecosse et l’Espagne sont les pays les plus accros à la cocaïne.
Les îles britanniques sont particulièrement touchées puisque l’Angleterre et le pays de Galles complètent le top 5 sans que l’étude n’apporte une réponse objective aux raisons d’une telle présence.
Contre toute attente, la Colombie, plus gros producteur de cocaïne au monde, ne figure même pas dans le top 10.
L’intérêt de cette étude est notamment de mettre en évidence les paramètres qui influencent le type de drogue présent sur un territoire. Par exemple, la circulation de l’héroïne en Iran est favorisée par la proximité du pays avec l’Afghanistan, connue pour être le premier producteur mondial d’Opium. Iran qui, à l’instar de la Nouvelle-Zélande, souffre du plus grand taux de cure de désintoxication par nombre d’habitants de la planète. Entre 1 et 3% de la population moyenne iranienne abuse d’héroïne et de méthamphétamine.
Cette dernière serait, selon le Washington Post, très prisée par les femmes.
Selon le quotidien américain, le crystal meth, est appréciée de la gent féminine pour ses « vertus » amaigrissantes, en occultant ses ravages.
© ap.
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‘Público’ y la Encuesta Global sobre Drogas se asocian de nuevo para estudiar el consumo en España. El objetivo del sondeo, que el año pasado logró más de 100.000 participantes en 50 países, busca analizar el consumo en España de alcohol, cannabis, cocaína o anfetaminas y contabilizar las personas que compran drogas a través de Internet.

MADRID.- La cocaína sigue siendo una de las drogas más consumidas en todo el mundo. En España, se estima que aproximadamente un 10% de la población la ha probado alguna vez en la vida y que un 1% es consumidora habitual. Su precio se ha mantenido relativamente estable, en torno a unos 60 euros por gramo, independientemente de las épocas de crisis o de bonanza. Quizá sea esta una muestra de lo importante que es el mercado global de esta sustancia.
Como todo mercado, el mercado de la cocaína genera ingentes beneficios económicos. Su elevado precio y las tácticas del mercado hacen de éste un negocio muy lucrativo. Sin embargo, algunos expertos comienzan a alertar de que este negocio ha comenzado a moverse para competir con la llegada de nuevas drogas y atraer a clientes con diferentes poderes adquisitivos y expectativas. Así, el Observatorio Europeo para las Drogas y las Toxicomanías (EMCDDA) advirtió en su último informe de 2015 de que la pureza de la cocaína está experimentando un aumento aunque su precio permanece relativamente estable.
Sin embargo, no toda la cocaína que se vende es realmente cocaína. El uso de adulterantes es habitual para incrementar los beneficios económicos de quien trafica con ella. Los adulterantes más habituales, tal y como ha encontrado el programa Energy Control de la Asociación Bienestar y Desarrollo, suelen ser el levamisol, la fenacetina y anestésicos locales como la procaína o la tetracaína que simulan el efecto de adormecimiento (anestesia) típico de la cocaína. El levamisol, un antiparasitario, parece potenciar los efectos de la cocaína aunque no está exento de riesgos. Su consumo regular aumenta el riesgo de necrosis vascular y de agranulocitosis. Algunos de estos adulterantes pueden ser añadidos en el punto de producción, mientras que otros pueden añadirse durante su distribución.
Los resultados de esta encuesta en España nos permitieron saber cosas como que la mayoría de quienes dijeron haber tomado cocaína, lo hacían esnifándola, sacando unas 12 rayas de cada gramo y, en la mayoría de casos, tomándola junto con alcohol. Efectivamente, este suele ser el patrón habitual y podemos conocerlo gracias a este tipo de encuestas. Los resultados son de gran importancia y utilidad porque permiten, no sólo mejorar nuestro conocimiento sobre los hábitos de consumo de esta sustancia y otras, sino mejorar también la información que podemos darle para que los potenciales problemas derivados de su consumo sean los menores posibles.
La encuesta es totalmente anónima y se puede participar en ella a través de este enlace. El año pasado más de 100.000 personas de 50 países aportaron su experiencia en el consumo de drogas para convertir esta encuesta en una de las más importantes que se realizan en el mundo.
http://m.publico.es/sociedad/1942224/cocaina-ha-cambiado-el-mercado
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Lutter contre le trafic de stupéfiants en haute mer

L’action de l’État en mer : une compétence partagée
Du 25 au 27 novembre 2015 dans l’emprise de la base navale de Toulon, Robert Gelli, directeur des affaires criminelles et des grâces, a organisé des rencontres internationales sur la lutte contre le trafic de stupéfiants en haute mer.
Cette initiative, soutenue par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) et organisée avec l’appui de la Préfecture maritime Méditerranée, a permis de réunir tous les acteurs institutionnels concernés par le transport de stupéfiants en mer en France, en Espagne et en Italie :magistrats, policiers, militaires, douaniers spécialisés dans le traitement de cette criminalité organisée ainsi que des représentants du secrétariat général à la mer et du ministère des affaires étrangères français.
Contexte et enjeux
Ce séminaire s’inscrit dans un contexte particulièrement dense. En effet, la lutte contre les trafics de stupéfiants en haute mer présente un
caractère éminemment international nécessitant une coopération forte de l’ensemble des Etats concernés, aux premiers rangs desquels figurent l’Espagne et l’Italie dans la zone Méditerranée. Par ailleurs, la lutte contre le trafic de stupéfiants a connu une activité particulièrement intense depuis 2013 (arraisonnements du navire ADAM, du LUNA-S et du STINA en 2013, notamment). Enfin, l’immigration irrégulière par voie maritime a pris une dimension humaine et juridique particulière en Méditerranée, appelant une réponse adaptée.
Ainsi, le partage d’expérience acquise par chaque État et la coopération transfrontalière apparaissent essentiels pour l’appréhension desréseaux criminels transnationaux, dont le narcotrafic constitue l’une de leurs principales sources de financement.
Publics concernés et programme des rencontres
Ce séminaire consacré à la lutte contre le trafic en haute mer a réuni, mercredi 25 novembre, les autorités françaises intervenant dans le dispositif interministériel de l’action de l’État en mer : autorités judiciaires (procureurs généraux et procureurs de la République des ressorts concernés, magistrats du siège et du parquet des JIRS qui traitent ce contentieux) et services spécialisés français de l’action de l’État en mer : secrétariat général de la Mer, Marine nationale, Douanes, services de police et ministère des affaires étrangères et du développement international.
Jeudi 26 novembre, les participants français ont été rejoints par leurs homologues espagnols et italiens. Ils ont pu évoquer avec eux les évolutions récentes des trafics de stupéfiants en haute mer, préciser les dispositifs de chaque pays en la matière et échanger sur les stratégies communes à mettre en place pour intensifier les échanges et mieux lutter contre cette criminalité organisée.
Vendredi 27 novembre au matin, l’ensemble des participants était invité par la Marine nationale à bord d’une frégate pour une démonstration à la mer des capacités d’action des forces navales lors d’un arraisonnement d’un navire de narcotrafiquants.

Les participants ayant souligné l’intérêt de ces rencontres et les échanges ayant été particulièrement denses et fructueux, Robert Gelli a, en conclusion, annoncé la pérennisation de ces journées d’échanges tous les 18 mois.
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Stéphane Sellami et Florian Loisy | Publié le Vendredi 04 Déc. 2015, 09h56 | Mis à jour : 10h07
Ils avaient parfaitement adapté les méthodes du marketing moderne à leur commerce illicite de stupéfiants, mettant en place un système de vente de drogue à domicile, nécessitant le recours à des livreurs à scooter. Ce mardi 1er décembre, les policiers du groupe d’enquêtes anti-drogue de la sécurité publique de Lyon (Rhône) ont mis un terme à un juteux trafic d’herbe de cannabis, tenu par une dizaine de suspects. Selon les premières investigations, cette équipe de trafiquants avait réussi à fidéliser près de 600 «clients» à Lyon et dans sa banlieue, via des «offres promotionnelles» et des «relances commerciales agressives».
«Ces trafiquants opéraient comme dans un commerce classique, explique un enquêteur. Ils prenaient les commandes de leurs clients par téléphone avant de les livrer chez eux. Ils disposaient de deux livreurs, équipés de puissants scooters T-Max. Et pour être sûr de fidéliser leur consommateurs, tous les 15 jours, ils leur adressaient des messages d’alerte pour les prévenir de l’arrivée d’une nouvelle fournée de weed ou leur proposer des promotions».
Preuve de l’intensité de l’activité de ce gang : au bout de six semaines d’utilisation d’un des scooters T-Max, acheté neuf, ce dernier présentait déjà près de 6 000 km au compteur… Outre les deux-roues, les trafiquants assuraient aussi leurs livraisons au volant d’une pimpante Fiat 500. Au cours des perquisitions aux domiciles des suspects, les policiers de la sécurité publique de Lyon ont saisi près de 1,5 kg d’herbe et de résine de cannabis, ainsi que des ordinateurs et des produits électroménagers provenant d’escroqueries au crédit à la consommation.
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Le Canada deviendrait donc le premier pays du G7 à légaliser le cannabis.
Justin Trudeau le vendredi 4 novembre à Ottawa
Le nouveau gouvernement libéral, élu le 19 octobre, souhaite ainsi adopter au cours de la prochaine année des « mesures législatives (…) qui légaliseront et réglementeront la consommation de marijuana et limiteront l’accès à cette substance », a expliqué le Gouverneur général, David Johnston. Vainqueur surprise des élections législatives, Justin Trudeau avait déclaré en campagne qu’il avait lui-même fumé « cinq ou six fois » du cannabis, dont une fois en 2010, alors qu’il siégeait déjà au Parlement en tant que député libéral. Un autre gouvernement libéral, en 2004, avait cherché à dépénaliser la consommation de cette substance, avant de jeter l’éponge, face notamment aux pressions des États-Unis voisins, fermement opposés. Onze ans plus tard toutefois, quatre États américains ont légalisé le cannabis, et les défenseurs canadiens d’une telle mesure pointent les importants revenus générés.
http://www.rtl.fr/actu/international/le-canada-va-legaliser-le-cannabis-7780744336
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Casablanca, 11 heures, lundi matin 30 novembre.
Deux hommes en civil, visages fermés, attendent devant le 105, rue Mostafa-El-Maani, en centre-ville. Ils s’adressent au portier à qui ils demandent un certain Mohamed Drissi. Au deuxième étage de cet immeuble moderne, planté dans cette artère populeuse, les équipes du site d’information en ligne ledesk.ma s’activent. Parmi eux, Mohamed Drissi, surnommé Simo par ses proches, 36 ans. Il est le directeur artistique du site d’information lancé début novembre et dont l’objectif est de renouveler les médias en ligne au Maroc, avec de l’enquête et du grand reportage.
Simo quitte son bureau et va à la rencontre de ses visiteurs restés sur le pas de la porte. Puis il remonte parmi ses collègues, ramasse ses affaires et part entouré des deux hommes qui ne sont autres que des fonctionnaires de la gendarmerie royale, qui enquêtent sur un documentaire sans lien avec les scoops déjà révélés par ledesk.ma. « Il a été conduit dans un premier temps dans les locaux de la gendarmerie de Casablanca avant d’être emmené à Chefchaouen [à 330 km au nord de la capitale économique du royaume, dans le Rif] », confie un collègue.
Diffusé le 18 novembre sur Canal+, Aux royaumes du shit est un film documentaire que la chaîne cryptée présente comme « une immersion sans précédent au cœur de l’un des commerces criminels les plus lucratifs de la planète ». Pour l’émission « Spécial investigation », le réalisateur Jérôme Pierrat, spécialiste du grand banditisme, a suivi pendant un an toutes les étapes de la filière du trafic de cannabis marocain. De la petite exploitation agricole aux confins du Rif, jusqu’à la traversée vers l’Espagne sur un Zodiac chargé de drogue, en passant par les ateliers où se confectionnent les « valises marocaines » (des blocs de résine de 25 kg), l’enquête donne la mesure d’une production de cannabis à l’échelle industrielle. Et pointe des complicités au sein des autorités censées lutter activement contre le trafic.
Si Mohamed Drissi est en délicatesse avec les autorités marocaines, c’est parce qu’il a brièvement travaillé avec les équipes de Canal+. « C’était en juin. Nous avons employé Simo pendant quelques jours. Il nous a mis en relation avec un agriculteur. Son rôle était strictement celui d’un fixeur sur une mission ponctuelle et anodine », déclare au Monde Afrique le producteur, Marc Berdugo. Ce quinquagénaire, ancien grand reporter à l’agence Capa, est l’un des dirigeants de Magnéto Presse, qui a produit Aux royaumes du shit.

Pour un documentaire sur un sujet aussi sensible au Maroc – le royaume est le premier producteur exportateur de résine de cannabis en Afrique, selon le dernier rapport de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (ONU) –, l’équipe a dû jouer avec les contraintes locales. En premier lieu, l’administration : « Nous avons demandé l’autorisation de tourner, sans jamais recevoir de réponse des autorités, affirme Marc Berdugo. Mais nous avons continué. C’était un travail de longue haleine qui a nécessité plusieurs séjours sur place. Simo n’a travaillé que quatre jours en juin. » Obtenir une autorisation de tournage est souvent un sujet de crispation entre les chaînes de télévision étrangères et le gouvernement marocain. De fait, le ministère de la communication marocain, sur son site Internet, conseille « aux demandeurs d’autorisations de tournage de ne se déplacer au Maroc qu’après l’obtention des autorisations ».

Or les équipes de journalistes n’ont souvent d’autre choix que de filmer clandestinement, ce que les autorités ne peuvent ignorer. « A l’époque où Simo a été brièvement fixeur, nous étions toujours en contact avec les autorités, poursuit Marc Berdugo. Comme nous l’avons fait avec la Guardia civil espagnole, nous voulions interroger les responsables de la lutte contre le trafic de cannabis, côté marocain. » Une demande là aussi restée sans réponse.
Le réalisateur Jérôme Pierrat est formel : « Mohamed Drissi n’a pas été associé au reste du travail, et notamment le volet trafic. Pour ce type d’enquêtes, les tournages sont très compartimentés. Si nous avons contacté Simo, c’est parce qu’il avait déjà effectué un reportage photo sur ce sujet dans [l’hebdomadaire marocain] TelQuel, en 2014. Nous n’avons rien inventé. »
Jérôme Pierrat enfonce le clou : « Arrêter et poursuivre Simo est aberrant. De tous les interlocuteurs et protagonistes du film, c’est le seul qui n’a rien à se reprocher. Il nous a récupérés, mon cadreur et moi, à Tanger, nous a emmenés à Chefchaouen pour rencontrer un agriculteur et nous a raccompagnés. C’est tout. »
Faut-il voir dans cette arrestation une tentative d’intimider les fixeurs qui collaborent avec les médias étrangers ou plutôt une mesure de rétorsion contre les producteurs du documentaire Aux royaumes du shit ? Marc Berdugo, lui-même marocain issu d’une grande famille de commerçants proches du palais, botte en touche : « Si un message devait m’être adressé, ça aurait été plus direct. » Jérôme Pierrat, lui, met en avant « l’urgence absolue de libérer Simo ».
Contactés, les proches de Mohamed Drissi sont particulièrement inquiets et se refusent pour le moment à tout commentaire. Des démarches ont été entreprises pour dénouer cette situation qui risque de crisper encore les relations, déjà difficiles, entre la presse et le pouvoir. Or, mercredi 2 décembre, après deux jours de garde à vue et une première prolongation, Mohamed Drissi a été placé en détention provisoire et un juge d’instruction a été désigné. Pour l’heure, l’avocat de Mohamed Drissi, Me Youssef Chehbi, n’a pas eu accès à son client. Faute d’avoir été prévenu à temps, il ne connaît pas encore les charges qui sont retenues contre lui.
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Lire aussi : Au Maroc, le désarroi des journalistes indépendants
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Crackdown on Portugal Hashish Connection
By Bill Weinberg · Thu Nov 26, 2015
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Portugal’s Public Security Police (PSP) announced last week the seizure of 128,000 « individual doses » of hashish in a Lisbon raid, which also saw one arrest.
The operation coincided with Spanish police seizing 1.5 tons of hashish in a joint cross-border maritime raid. Portugal’s National Republican Guard (GNR) seized the boat at the fishing village of Isla Cristina, after it was intercepted and boarded by the Spanish Coast Guard off Andalusia. It was apparently bound for Portugal when it was intercepted.
Last month, there was a similar raid, with Spanish and Portuguese police announcing the dismantling of an organization that used powerboats to import Moroccan hash into both countries. Fifteen were arrested.
The ring allegedly used a network of specially-equipped piers and warehouses to receive shipments. As part of the operation, police seized 2,400 kilograms (2.7 tons) of hashish in three raids, as well as 23 speedboats, four jet-skis, 12 vehicles, 4,750 liters (1,255 gallons) of unsafely-stored fuel and 463,465 euros ($510,100) in cash.
(Photo Courtesy of ThePortugalNews.com)
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01/12/2015 à 17:29, actualisé à 17:29
Besançon. Le conducteur de la voiture, un citoyen Polonais de 23 ans, a invoqué sa consommation personnelle. Il s’agirait donc d’un consommateur plutôt assidu.Dans son véhicule, contrôlé dimanche matin au péage de Saint-Maurice, le flair des douaniers a été attiré par les émanations puissantes d’une belle moisson d’herbe de cannabis. Sept kilos au total, pour une valeur marchande estimée à 70.000 €, sachant que le gramme se négocie aux alentours de 10 € (en France du moins).
Interpellé, l’homme a reconnu avoir acheté la drogue en Espagne. L’A36 est de plus en plus le théâtre de saisies de cannabis, soit en résine, soit en marijuana. La dernière remonte à la semaine dernière et portait sur près de 27 kg. Son convoyeur a écopé de 18 mois de prison ferme, dix ans d’interdiction du territoire et 282.000 € d’amende douanière correspondant à la valeur de la marchandise transportée. Le même jour, une autre mule en provenance d’Espagne avec 7 kilos de résine avait été condamnée à un an ferme et cinq ans d’interdiction du territoire.
Le jeune Polonais interpellé dimanche est convoqué en comparution immédiate ce mercredi, au tribunal correctionnel de Besançon.
F.J.
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Le 30 novembre par Frédéric Ferrières
Le prévenu avait caché les stupéfiants dans la roue de secours. Mais la forte odeur dans l’habitacle l’a trahi.
PHOTO/Archives L’Indépendant
Le passé judiciaire a fait pencher la balance en la défaveur du prévenu défavorablement connu.
Qui est le commanditaire de ce transport de stupéfiants ? Cette question est systématiquement posée au prévenu lors des audiences correctionnelles, mais trouve rarement de réponse. Ce cas de figure s’est reproduit, vendredi dernier, lorsque Simon, un trentenaire, a été présenté à ses juges dans le cadre de la comparution immédiate.
http://www.lindependant.fr/2015/11/30/30-mois-ferme-pour-le-transport-de-cannabis,2121322.php
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27 kilos de cannabis dans leur camion : 18 mois de prison ferme pour les deux routiers Serbes
Les deux routiers Serbes, interpellés lundi dernier sur l’A36 au péage de Saint-Maurice Colombier, comparaissaient ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Besançon.
Les deux individus ont été condamnés à 18 mois de prison ferme, 10 ans d’interdiction du territoire et 282.000 euros d’amende douanière. 27 kilos d’herbe de cannabis avaient été retrouvés dans leur camion.
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Savez-vous qui elle va avoir comme concurrent direct ? Snoop Dogg, qui a lancé en avril dernier ce qui pourrait vite devenir « l’Uber de l’herbe ».
Imaginez une plateforme qui met en relation les vendeurs et les acheteurs de cannabis. Sa startup, Eaze, qui a levé dix millions de dollars il y a huit mois, c’est ça.
En septembre, dernier, il a également lancé l’encyclopédie du trois feuilles: Merryjane.com ou tout ce que vous avez toujours rêvé de savoir sur le spacecake et autres recettes. Vous y trouvez des témoignages des premières expériences, dernières déclarations des politiques sur la dépénalisation (en l’occurrence Sarah Palin), une base de données sur les différents types d’herbe, et une application de localisation des lieux de ventes légaux.
L’un des tubes de Snoop Dogg s’intitule « Smoke weed everyday », « Fumez de l’herbe tous les jours ! » :
Snoop Dogg est en train de faire de cette devise une véritable industrie, avec un fond de capital-risque bien abondé (22 millions de dollars) pour investir dans toutes les entreprises de transformation de marijuana.
Au-delà des stars du show bizz, de nombreux sites se sont engouffrés sur ce marché. Des sites qui flairent la bonne affaire : Weedmaps, une sorte de Tripadvisor mais pour les dispensaires où l’on peut aller fumer.
Ou cette start-up, Meadow, qui veut connecter les cultivateurs, les distributeurs les maisons médicalisées, les patients et leurs médecins. Ou encore Speed Weed, le Allo Pizza du haschich, qui aujourd’hui livre 200 commandes chaque jour et ne cesse de grandir.
Actuellement, tout le secteur fait tourner les têtes de nombreux investisseurs américains.
Un exemple : en avril dernier, Founders Fund a mis plusieurs millions de dollars dans Privateer Holdings, qui possède plusieurs entreprises spécialisées dans la marijuana.
Au-delà du Colorado et de l’État de Washington, le lobbying est donc intense pour pousser d’autres états à légaliser. Beaucoup voudraient notamment que la Californie fasse mieux qu’autoriser le cannabis à des fins thérapeutiques.
Moralité, disent les professionnels de la feuille, faire tourner un joint, c’est aussi faire tourner l’économie.
http://www.franceinter.fr/emission-leco-du-matin-le-florissant-marche-du-cannabis-aux-etats-unis
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25/11/2015 12:40
La Guardia Civil de la Comandancia de Algeciras ha detenido a tres personas como presuntas autoras de un delito contra la salud pública.
La actuación tuvo lugar cuando la Guardia Civil detectó una embarcación navegando cerca de la playa de Asansull, en La Línea.
Las patrullas terrestres de la Compañía de La Línea de la Concepción cuando llegaron al lugar, vieron cómo la embarcación llegaba a costa y embarrancaba, saltando sus tres tripulantes a tierra e iniciando la huida.
Los Guardias civiles iniciaron unapersecución, interceptándoles ocultos entre unos matorrales , entre los que ocultaban también 5 kilos de hachís.
Los detenidos en unión de la droga y embarcación de 7 metros de eslora con motor de 200 cv intervenida, han sido puestos a disposición de la Autoridad Judicial, en unión de las diligencias instruidas.
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Publié le 26/11/15 à 10:02
Trois hommes ont été blessés mercredi soir en Haute-Garonne lors d’une vente de cannabis qui a dégénéré en fusillade, a-t-on appris ce jeudi auprès de la gendarmerie. L’auteur des coups de feu et un complice sont toujours recherchés.
Selon les premiers éléments de l’enquête, deux revendeurs avaient pris rendez-vous avec quatre clients à Lavernose-Lacasse (Haute-Garonne), près de Muret, à une vingtaine de kilomètres de Toulouse. Mais les acheteurs potentiels auraient tenté de voler la marchandise et une rixe a éclaté entre les deux parties.
Les clients se sont enfuis en voiture mais ont été rattrapés par les vendeurs après une course-poursuite. L’un des vendeurs a ouvert le feu avec un fusil de petit plomb, blessant trois occupants de la voiture, qui ont été hospitalisés.
Le quatrième, indemne, a été interpellé par la Brigade de recherche de Muret en charge de l’enquête, a-t-on ajouté de même source.
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Avec l’aide de la PJ de Marseille, les enquêteurs ont saisi en Seine-Saint-Denis 18 kg de cocaïne, 17 kg de résine de cannabis, cinq armes de poing, un détonateur et 400 grammes d’explosif de type TNT
La police judiciaire parisienne a réalisé dimanche sa «plus grosse saisie de cocaïne de l’année», lors d’une opération menée de concert avec la police judiciaire de Marseille, a-t-elle indiqué lundi lors d’une conférence de presse.
Les enquêteurs ont saisi 18 kg de cocaïne, 17 kg de résine de cannabis, cinq armes de poing, un détonateur et 400 grammes d’explosif de type TNT, ainsi que plusieurs centaines de cartouches, deux brassards de police, plusieurs véhicules dont un Porsche Cayenne et plus de 300000 euros en liquide. «La PJ marseillaise nous a prévenus qu’elle travaillait sur un réseau qui s’approvisionnait en Ile-de-France», a expliqué Christophe Descoms, chef de la brigade des stupéfiants de Paris. Les policiers parisiens ont alors pris en filature, à partir du centre de la France, une équipe venue «s’approvisionner» dans la nuit de mardi à mercredi.
«Malheureusement ce premier épisode échoue à cause des attentats. Il y avait trop de policiers partout. Comme ils venaient en Seine-Saint-Denis et que c’est ce jour-là qu’a eu lieu l’assaut à Saint-Denis, ils sont redescendus à vide», raconte le chef de la brigade des stupéfiants. L’équipe réapparaît dans la nuit de samedi à dimanche. Pris en filature toute la journée, ils effectuent une première transaction à Goussainville (Val d’Oise) puis à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) où ils sont interpellés en flagrant délit.
Logique de grand bandistime
Trois Marseillais d’une trentaine d’années ont ainsi été interpellés en possession de 2 kg de cocaïne, ainsi que trois fournisseurs présumés. Quelque 6kg de cocaïne ont été retrouvés dans un véhicule laissé à Goussainville, et les enquêteurs ont saisi dans un appartement 10 kg de cocaïne ainsi que le cannabis, l’argent, et les armes.
Au même moment à Marseille, la police, qui attendait le flagrant délit parisien, démantèle le réseau marseillais et interpelle onze personnes. «Notre objectif est de faire tomber les réseaux et de mettre les gens en prison», a souligné Christophe Descoms.
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Pourquoi l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation narco terroriste (et l’utilisation de drones n’y changera rien)
E. Follis témoigne de sa carrière au sein du service de lutte antidrogue de la brigade des stupéfiants (DEA). Pendant 27 ans, il a négocié des marchés de plusieurs millions de dollars à bord de jets privés, acheté des kilos de cocaïne, est devenu intime avec les plus gros trafiquants de drogue, qui étaient parfois des agents d’Al-Qaida ou des membres de cartels.

Atlantico : L’infiltration est comme un art selon vous. Qu’est ce qui est le plus difficile lorsque l’on est infiltré dans une organisation terroriste comme les narcotrafiquants ?
Edward Follis : J’ai toujours voulu travailler dans l’univers de la police. Quand j’étais chez les marines j’ai travaillé avec la police militaire et c’est là où j’ai commencé les infiltrations. J’ai toujours été fasciné par les drogues, non pas pour en consommer bien entendu. J’étais fasciné par les trafiquants de drogues et leur façon de fonctionner. On rencontre tous les types de criminels dans le marché de la drogue, que ce soit aux Etats Unis ou à l’étranger. Après un diplôme en criminologie je suis devenu un agent de la DEA [Drug Enforcement Administration].
L’infiltration est le moyen le plus fort et le plus méthodique pour comprendre les trafiquants de drogues et les terroristes et leur façon de fonctionner. C’est la façon la plus sûre de pénétrer pour démanteler ces narcotrafiquants dans n’importe quel pays dans le monde. Lorsque l’on est à l’intérieur d’un groupe on a une vue plus claire, compréhensive et plus détaillée qu’à l’extérieur. Vu de l’intérieur on peut constater les faiblesses autant que les forces d’une organisation ainsi que du leader de l’organisation. On a de meilleures possibilités de démanteler l’organisation.
Lorsque l’on est infiltré il faut totalement se fier à son intuition et la petite voix dans sa tête parce qu’il y a tellement de tourments autours. Il faut faire confiance à sa propre intelligence. De plus on ne peut pas gagner la confiance de quelqu’un si on ne leur offre pas une petite partie de soi. Eux même donnent une partie d’eux même en retour encore plus grande. Si on ne fait pas attention pendant une certaine période on peut commencer à développer une véritable relation avec l’ennemi. Il faut toujours mettre des barrières, des paramètres sur soi-même.
Je me suis construit mes propres barrières intellectuelles. Même au moment où le danger était extrême je restais toujours conscient de qui j’étais. C’est comme le jonglage, il faut être suffisamment proche tout en restant très éloigné. En prenant trop de distance on ne peut plus rentrer dans leur monde et être efficace. Il faut donc s’investir au maximum.
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Atlantico: Les nouvelles technologies ont tout bouleversé dans le renseignement. Pour vous piloter un drone c’est comme jouer à un jeu vidéo : en appuyant sur un bouton on tue des personnes. Comment l’infiltration va-t-elle être affectée par celles-ci ?
Edward Follis :Il faut se souvenir de ceci: nous sommes dans un monde de guerre. Il y a la Syrie, des dictatures, Birmanie, des tueries de masse, un nombre énorme d’ennemis qui ont essayé de prendre le contrôle de l’horreur et de profiter du malheur des autres. C’est pour cela qu’il est très important que l’Ouest de l’Europe, l’Australie, les Etats Unis, le Canada continuent à respecter le droit. Quand le droit est absent, nous sommes en plein chaos. Quand le chaos arrive, le pire chez l’être humain arrive et les plus faibles en souffrent. Notre système judiciaire c’est ce qui nous définit en tant qu’individus en Europe de l’Ouest, aux Etats Unis, au Canada. L’utilisation de nouvelles technologies pour tuer ne revient qu’à se débarrasser de quelques personnes. Ce n’est pas le genre de procédé admissible dans un tribunal. Au contraire, tous les infiltrés doivent avoir une passion qui peut les amener devant un jury et accepter de témoigner. Il faut avoir envie d’être sur une estrade après avoir prêté serment. Si on ne veut pas faire ça, c’est le moment d’être un garde du corps ou tout autre job. Il faut avoir la volonté de côtoyer les bandits, être dans la même pièce qu’eux, gagner leur amitié, comprendre leur fonctionnement, leur financement, comment ils blessent des gens, comment ils transportent de la drogue, tout leur business model. Après tout cela il faut aller dans un tribunal et témoigner devant un juge.
Les nouvelles technologies étaient souvent utilisées pour le maintien de l’ordre. Elles peuvent capturer des dialogues, des infos, des images, des vidéos. Mais pour que les nouvelles technologies soient utilisées pour le maintien de l’ordre, avec notamment l’enregistrement d’une conversation, il faut une autorisation judiciaire. C’est alors admissible, mais il faut quelqu’un derrière les nouvelles technologies. Il faut surtout se rappeler qu’il est difficile d’avoir une influence réelle dans un groupe ou une organisation criminelle.
Atlantico: Après avoir lutté toute votre vie contre le trafique de drogue quel bilan peut on faire ? Où en est-on ? Va-t-on réellement en finir un jour avec ?
Edward Follis : L’héroïne, la méthamphétamine, la LSD, l’ecstasy, toutes ces drogues volent des âmes. Elles détruisent totalement la vie des gens. Parce qu’une fois addicts, ils ne pensent à rien d’autre dans leur vie. A chaque moment de leur vie. Elles détruisent tout sur leur passage : des vies, des carrières, des familles, des corps. Les drogues dites plus douces comme l’alcool, le café, la marijuana, n’ont pas le même impact. Les gens peuvent l’observer. Je pense qu’aux Etats Unis avec la marijuana médicale qui devient de plus en plus à la mode, cela devient logique qu’elle devienne légale. Elle doit être régulée par nos représentants et notre gouvernement. Je ne connais absolument personne qui a un minimum de jugeote qui voudrait que les drogues dures soient légales puisqu’elles détruisent les gens.
Je pense que l’éducation et la prévention sont absolument impératives. Elles vont équiper des gens avec un savoir. Mais combien de personnes peuvent réellement contrôler leurs pulsions ? Tout le monde a une addiction. Ça peut être l’alcool, les cigarettes, des films, l’internet, des jeux vidéo, un voyage, foot, baseball. Les gens ont une satiété. Le problème c’est quand on satisfait son appétit avec des drogues dures. Ces moments de satisfaction peuvent aboutir à un esclavage. Pas besoin d’être un scientifique pour savoir ça. Quand j’étais petit, j’avais déjà de la peine pour les addicts. Ce sont toutes les organisations de narco terrorisme qui en profitent. Il n’est pas possible de prendre de la drogue sans être totalement addict. Je suis très fier d’avoir pu passer ma vie dans une mission aussi noble que la lutte antidrogue.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Fievet
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Gérard Schoen à partir de la minute 4.15