Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — marcfievet@live.fr — 33 (0) 6 84 30 31 81
El cargamento con un valor de 16 millones de dólares en el mercado ilegal fue encontrado al interior de una lancha
BOGOTA, COLOMBIA (30/OCT/2015).- Según un comunicado de prensa de esa fuerza difundido el viernes, el cargamento incautado tiene un valor de 16 millones de dólares en el mercado ilegal internacional.
El operativo tuvo lugar la víspera y la droga estaba en 25 bultos con 20 paquetes de cocaína cada uno.
La embarcación era tripulada por tres ecuatorianos quienes al notar la presencia de las unidades de guardacostas lanzaron al mar 25 bultos de plástico negro mientras realizaban una maniobra evasiva.
Los detenidos, la lancha y el material incautado fueron trasladados a la estación de Guardacostas de Tumaco y puestos a disposición de las autoridades colombianas. Los tres ecuatorianos detenidos serán procesados por el delito de tráfico y porte de estupefacientes. Se inició una investigación para determinar a quién pertenece la droga y qué destino final tenía.
En lo que va del año han sido incautadas 44 toneladas y media de cocaína por unidades de la Fuerza Naval del Pacífico, señaló el comunicado.
Nicolas Sarkozy impliqué dans l’affaire Air cocaïne? C’est le scénario envisagé un temps par la juge d’instruction en charge du dossier. C’est ce que révèle ce dimanche le Journal du dimanche, qui s’est procuré une copie de la procédure.
Selon le JDD, la juge d’instruction de Marseille Christine Saunier-Ruellan, a demandé à la brigade financière d’obtenir la géolocalisation des deux téléphones portables de l’ancien président. La magistrate cherchait à établir un lien éventuel entre le Falcon d’Alain Afflelou, arrêté le 19 mars 2013 à Punta Cana, en République Dominicaine, avec 700 kg de cocaïne à son bord, et Nicolas Sarkozy.
Géolocalisation et fadettes
Or, Nicolas Sarkozy était censé utiliser ce même avion pour se rendre à Bordeaux, où il était convoqué par le juge Gentil, dans le cadre de l’affaire Bettencourt, le 21 mars 2013. Soit seulement deux jours après l’arrestation tout juste évoquée. En outre, le Falcon avait été loué à trois reprises par la société LOV Groupe, appartenant à l’homme d’affaires Stéphane Courbit, qui n’est autre qu’un très proche de Nicolas Sarkozy.
L’examen de la géolocalisation des portables de l’ancien président de la République entre mars et avril 2013 et d’un an de fadettes n’a révélé aucun lien entre l’ancien président et le trafic de drogue.
« Quant à l’exploitation des éléments relatifs aux lignes téléphoniques utilisées par Nicolas Sarkozy, conclut le rapport de la brigade financière, il n’était mis en exergue aucun lien entre l’usage de celles-ci et l’enquête en cours »
L’extrême droite française, on le sait, est prête à tout pour arriver à ses fins. L’occasion s’est présentée récemment de faire un « coup » pendable à un gouvernement qu’ils haïssent. L’occasion, c’est bien entendu le retour extravagant des deux pilotes condamnés à 20 ans de prison en République Dominicaine, et qui sont revenus sur le sol français d’une manière qui a surpris tout le monde. Pourquoi ont-ils eux-mêmes accepté cette méthode, qui les a poussés à le faire, on les laissera en juger eux-mêmes. Ils disent aujourd’hui souhaiter se présenter devant la justice française, néanmoins, qui leur promet pourtant d’être mis en examen pour avoir participé à un trafic de drogue (1) qui a démarré bien avant l’affaire sur l’aérodrome de la Môle (2), celui qui dessert toute la jet-set de Saint-Tropez. Revenir se jeter dans la gueule du loup est plutôt rare, et c’est cependant bien à quoi on vient d’assister… à la surprise générale !
Tout est hors norme dans cette affaire : le volume de coke saisi, près de 700 kilos, l’avion utilisé (appartenant à Afflelou a-t-on pu lire, mais c’est un peu plus compliqué que cela), le nombre de pilotes à bord, puisqu’un troisième s’était invité à bord : Alain Castany, le pilote habituel d’un autre avion étonnant… celui, un temps, d’Alexandre Balkany, (on distingue ici à gauche ses cheveux blancs,à bord du F-GMMC, de Saint-Ex Aero, photographié au Bourget en juin 2009) l’homme avait enfilé au dernier moment une des deux vestes des pilotes pour tenter de se ranger parmi ceux qui en cas d’arrestation, doivent bénéficier du doute, on le sait, en cas de cargaison délictueuse.( C’est donc qu’il savait la cargaison sans facture et documents d’origine – NS 55 DNRED) (à droite on le voit également dans le HB-VWW de Dralla SA, le 8 mars 2012;, l’ex Saint-Ex F-GMMC (3)) Mais aussi la justice dominicaine, qui a réussi à arrêter une cinquantaine de personnes pour en relâcher pas mal et en disculper bien d’autres, pour rejeter au final l’ensemble des responsabilités sur les seuls quatre français, alors que l’on sait à quel point le pouvoir en place est corrompu et noyé jusqu’au trognon dans le trafic : il n’y a pas si longtemps, un gigantesque coup de filet avait mené au responsable du trafic de coke local, qui n’était autre que le chef de l’antidrogue du pays, Francisco Guerrero Hiraldo: il a été extradé depuis aux Etats-Unis. L’ancien directeur en personne de la DNCD de 2006 à 2008, qui a fini par être démasqué comme étant lui-même un trafiquant, dont les Etats-Unis, qui travaillaient étroitement avec lui avec la DEA demande aussitôt l’extradition pour être jugé en Amérique et non dans son pays d’origine. L’enquête menée sur la DNCD avait révélé qu’Hiraldo possédait des millions de dollars sur des comptes bancaires et plusieurs de ses propriétés ont été confisqués depuis.
Hors norme aussi, le forum associé à l’affaire sur un site français, ‘Parole de Gaulois », qui affiche la couleur dès l’entrée (« Le Gaulois du XXI siècle est un français qui ne se reconnait plus dans son pays et qui a décidé de le crier haut et fort », clame-t-il), et qui a atteint il y a peu les 600 pages de débats, entre les partisans de « tous coupables », pilotes compris et une belle frange d’ex de l’aéronavale venus polluer les discussions avec une défense bec et ongles de leurs deux anciens collègues. Un forum a (longuement) parcourir, pour y découvrir plein de choses intéressantes sur les personnes mises en cause, d’où ressort avant tout les aventures précédentes des deux restés sur place : l’aide d’un homme inculpé pour trafic par une juge française, et un ancien broker de Caravelle (et oui, et pas n’importe lesquelles, vous allez être bientôt surpris), également pilote du fils Balkany (voir ci-dessus) à qui vient d’arriver un bien étrange accident sur place (se faire renverser par une moto !). Aujourd’hui, il se retrouve plutôt virulent envers ses deux collègues d’infortune, s’estimant lâché et surtout craignant lors du procès d’appel subir les conséquences de la fuite de ses deux ancienscollègues de cellule… sur le fameux forum, une rapide enquête ayant mobilisé 46 participants affiche 72% de partisans de « tous coupables » parmi les 4 arrêtés à Punta Cana… (la photo de l’arrestation provient du Point).
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Hors norme également, la mise en scène et la manipulation de leur exflitration par un habitué des écrans de TV sous le registre d’expert en sécurité. Un homme qui a laissé derrière lui pas mal de traces, et de casseroles, dont celle en 2013 d’une retentissante affaire desurveillance ratée au sein dela firme IKEA, ou un souvenir impérissable lors d’une enquête d’Elise Lucet sur les « « Fabricants de peur », ces fameux « Spin Doctor » à l’américaine dont est si friande la chaîne privée française BFM, surnommée depuis quelques mois déjà BFN, tant elle privilégie à l’antenne les idées nocives du mouvement politique de Jean-Marie LePen, dont on a oublié qu’il passait toutes ses vacances d’hiver… Punta Cana, et ce, depuis des dizaines d’années (on y trouve plutôt habituellement Rihanna, mais bon) ! Naudin, qui en mars 2014 avait carrément écrit au au Président de la République Dominicaine Danilo MedinaSánchez, en termes fleuris : « je vous accuse de ne pas intervenir et d’autoriser officiellement un déni de justice. Combien de temps encore, allez-vous tolérer cette situation ? » avait-il dit. Au passage, il avait dans la même lettre déjà disculpé les deux pilotes seulement, affirmant que les 26 valises n’appartenaient qu’aux deux autres individus de l’affaire… ce qui consistait à les charger sans aucune hésitation : en voilà un qui avait déjà clairement choisi son camp, en tout cas.
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Sidérante encore la deuxième récupération de l’opération par un individu qui s’est empressé de se montrer en photo au milieu des deux revenants (le cliché provient de son compte internet) un ex-toujours compagnon de Marine lePen (au FN ce n’est jamais simple : viré par sa patronne pour propos ant-islam, il continue à la soutenir en Twitts islamophobes rageurs), un homme très proche des militaires, qu’il formait au Collège interarmées de défense (CID) avant là aussi d’être exclu pour dérives lexicales sur le 11 Septembre par le ministre des armées de l’époque (l’ineffable et transparent Hervé Morin, qui avait été ensuite désavoué !). L’homme en question s’appelle Aymeric Chauprade, qui a aussi reconnu avoir été pendant quatre ans le « conseiller » du président précédent de la République Dominicaine (Leonel Fernández) au moment où celui-ci s’attirait les foudres de la DEA américaine, pour ses mauvais résultats à propos du trafic de cocaïne et son laxisme évident sur le contrôle du trafic, malgré des discours lénifiants sur ses capacités à enrayer ce même trafic (4) . Dans Paris-Match du 29 octobre, le même Chauprade fanfaronne en déclarant et en revendiquant : « j’étais le chef de l’équipe 1« clame-t-il, en posant en fier à bras. Ce qui laisse supposer… une deuxième, celle de Naudin bien sûr !
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Sidérant encore, le mode opératoire consistant à prendre un avion commercial comme si de rien n’était pour le vol de retour vers la France, ou plutôt même deux, faits via Air Caraïbes puis via Corsair (du même groupe…vendéen de Jean-Paul Dubreuil !). Une opération rendue seulement possible par l’octroi de faux papiers, des faux passeports (5) dont Naudin ne souhaite rien dire sur l’origine. Le même Naudin, qui chiffrait complaisamment il n’y a pas si longtemps le nombre de « faux permis de conduire à 30 000 » et le tarif de la réalisation des faux papiers : « selon Christophe Naudin, le prix de faux papiers s’échelonne selon la qualité de 300 euros pour une mauvaise imitation de permis de conduire à 1.500 euros pour très bonne vraie-fausse carte de séjour valable dix ans. » Le même avait clamé partout en 2011 que cette FRAUDE « coûtait des milliards d’euros à la France !!! Un expert en fraude sur BFM utilisant sans vergogne des faux papiers (il était dans l’avion de retour avec les deux pilotes !) avouez qu’il y a de quoi sourire… « Ils ont fait le voyage grâce à des cartes d’identité refaites récemment, selon les informations de France 2, » écrit France TV-Info.
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Surprenant encore l’absence de réaction gouvernementale; telle celle d’un Laurent Fabius, qui ne souhaite peut-être pas trop en ce moment se retrouver à la une des journaux, au quel cas il ne serait pas seul, et celle d’un ouvrage (« Air Cocaïne, mafias et jets privés ») sorti sur l’affaire qui ne contient que fort peu de choses que l’on ne sache déjà, et qui a surtout servi à renforcer l’idée de deux pilotes plutôt innocents (6) ce dont la justice française prendra en compte à sa juste valeur, je pense, maintenant qu’ils sont revenus sur le sol français. Des pilotes (7) ayant fui un pays souverain et venus faire deux extravagantes apparitions sur les écrans… la seconde d’un surréalisme total, le ténébreux pilote s’en prenant à l’infortuné présentateur en termes cinglants et virulents qui lui ont valu de vives remarques sur le net, et la première apparition en compagnie d’un des ténors français du barreau… En 2011, cet avocat avait défendu celui qui était considéré comme le cerveau français du circuit de coke par avion vers l’Afrique de l’Ouest, qui avait arrêté enMauritanie, puis relâché quelque temps aprèset depuis cet été – et ça c’est nouveau également (8) -, qui est à nouveau recherché par le gouvernement mauritanien, revenu sur sa décision, semble-t-il berné par des juges dont on avait grassement payé la mise en liberté de leur prisonnier. Celui-là court toujours, on le pense réfugié au Sénégal, dans son fief de Saly, qui a été aussi le lieu de villégiature d’un certain Michel Neyret… ou même pourquoi pas en France, qui sait…
Il travaillait en cheville avec d’autres français, dont un fort particulier qui mérite une nouvelle explication. L’homme, lui aussi un temps arrêté au Mali et lui aussi relâché (c’est une manie ou quoi ?), est en train de remettre en place, discrètement, dans un pays voisin, une structure mafieuse similaire à celle qui l’avait mené à venir en aide à au moins deux reprises, avec sa propre société d’aviation, a des trafiquants utilisant des jets pour amener la cocaïne à la tonne sur le territoire africain (notamment en Guinée Bissau). Car cela continue depuis, sans interruption, malgré la guerre ou la chasse au terroriste. Il faut savoir en effet que même pendant l’opération militaire française Barkhane, au Mali, lancée en aout 2014, deux autres appareils ont réussi à se poser à proximité de l’endroit où le fameux Boeing 727 avait été découvert en novembre 2009, ces deux-là avec à bord avec environ 600 kilos de cocaïne, alors que les militaires français étaient déjà sur place… avec leurs moyens de surveillance aériens, dont des Bréguet Atlantic II et des Predators flambant neuf (9) ! C’est dire le degré d’organisation des trafiquants, et leur maîtrise de la corruption à tous les niveaux : du départ, au Venezuela ou en République Dominicaine, à l’arrivée sur la côte Ouest de l’Afrique, jusqu’aux profondeurs du Mali !!!
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Bref, il va falloir que vous sachiez les attenants exacts de ce qui vient de se passer, ce que je vous propose de découvrir dans les jours à venir… en plusieurs épisodes, tant il y a à dire et expliquer sur ce fléau qu’est la circulation de la cocaïne dans le monde entier et dont cette surprenante affaire n’est qu’un petit bout d’iceberg émergeant.
« Entre 50 et 60 % de la cocaïne qui circule en France aurait transité par la République dominicaine, selon l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants » (10). Hier encore, l’ancien général dominicain Antonio Valentín Jáquez López, venu donner son avis sur l’opération a eu cette phrasesymptomatique : « Les éléments et les caractéristiques de cette affaire nous conduisent à penser que cette est une opération de trafic de drogue et de crime organisé », a déclaré l’ancien responsable de la Direction nationale des enquêtes (DNI). Selon l’expert, une manœuvre de cette nature ne pouvait pas être exécutée de façon unilatérale si des dominicains n’avaient pas participé à sa coordination logistique »… Vous n’êtes donc pas encore au bout de vos surprises ! Loin de là !!!
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(1) selon le quotidien le Monde en date du 28 octobre : « l’enquête française a été ouverte en mars 2013, dans la foulée de l’interception du Falcon 50 que les deux pilotes français s’apprêtaient à fairedécoller de l’aéroport de Punta Cana avec 680 kg de cocaïne à bord. Elle a été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille. La juge d’instruction chargée de l’enquête travaille toutefois sur un trafic plus vaste encore que celui sur lequel s’est penchée la justice dominicaine. Il concerne une dizaine de vols transatlantiques au départ de Punta Cana ou de Quito en Equateur (…) Une dizaine de personnes sont actuellement mises en examen pour importation de stupéfiants en bande organisée et association de malfaiteurs. Dans ce volet français de l’affaire dite « Air Cocaïne », on retrouve les principaux protagonistes du dossier dominicain – dont les deux pilotes – mais aussi François-Xavier Manchet (http://www.varmatin.com/la-mole/air-cocaine-le-douanier-toulonnais-remis-en-liberte.1654695.html), un douanier français, basé dans le Var ou encore les responsables d’une société de location d’avions, la Société nouvelle trans hélicoptère service (SNTHS). »
(2) Selon Var-Matin, « les policiers dominicains et l’agence américaine anti-drogue surveillaient de près les rotations du jet privé, au-dessus de l’Atlantique. Sa piste était retrouvée dans le Var, dans un aéroport plutôt connu pour les déplacements de VIP et d’hommes d’affaires, à moins de vingt kilomètres de Saint-Tropez. L’aéroport de La Môle aurait vu se poser ce Falcon 50, « cinq ou six fois en 2012 », apparemment pour des vols intérieurs. »
(3) l’avion est devenu depuis N88ME, on peut le voir ici avec son immatriculation provisoire en auto-collant, une photo prise par un spotter au Robin Hood (Doncaster Sheffield) Airport le 26 mars 2013.
(4) Il avait été interpellé juste après sa réélection de par le sénateur Wilton Guerrero, le représentant la province Peravia où un assassinat fort étrange s’était produit : « le 5 août (2008), sept cadavres criblés de balles ont été retrouvés en bordure d’un champ de canne à sucre à proximité de cette ville réputée pour ses mangues et ses pâtes de fruits. Parmi les victimes, menottées et ligotées, se trouvaient un Vénézuélien, plusieurs Colombiens et un Dominicain. Seul le Nicaraguayen Holi Gomez a survécu, se faisant passer pour mort. Blessé de trois balles, « il fait mine d’être fou pour ne pasrépondre aux questions », dit un enquêteur. Les autorités ont qualifié ce massacre à la Al Capone de « règlement de compte du narcotrafic international« . Le seul témoignage est celui de la domestique de la maison où résidaient les victimes à Ojo de Agua, un village près de Bani. Selon cette employée, Mercedes Carvajal, les assassins, lourdement armés, portaient des gilets pare-balles de la Direction nationale du contrôle de drogues, l’agence chargée de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Ils ont chargé plusieurs sacs à bord d’un camion. Selon un enquêteur, ces sacs contenaient 1 200 kilos de cocaïne, qui venaient d’arriver par bateau, et plus de 200 000 dollars ». Le sénateur a révélé qu’il avait remis, il y a deux ans, un épais dossier au ministre de l’intérieur et au conseiller juridique du président, détaillant les complicités des autorités de sa province avec les narcotrafiquants. Aucune suite n’avait été donnée à ses démarches ».(4) les deux se connaissent très bien » Nous nous connaissons bien et depuis longtemps. J’ai édité son «Histoire de l’identité individuelle» aux éditions Ellipses et je l’ai fait inviter en République Dominicaine, en 2010, lorsque j’étais conseiller du président Leonel Fernandez. Nous avons été amenés à nous intéresser à cette affaire «Air Cocaïne» par des biais différents: lui en tant qu’expert en aviation, moi en tant qu’élu des français de l’étranger. Nous partageons la même conviction : ces deux pilotes sont innocents ». Un peu plus loin il affirme : « nous avons travaillé en binôme. L’idée était de monter deux équipes distinctes: l’une en République Dominicaine pour l’exfiltration Terre-Mer et l’autre pour le retour en métropole. J’étais le chef de l’équipe 1 -Dans l’ordre chronologique de réalisation- et Christophe celui de l’équipe 2. Nous avons formé nos équipes séparément, en évitant de se donner les détails parce que plus il y a d’étanchéité plus l’opération est préservée ».
(5) dans le forum déjà décrit, en page 571 du 20 octobre, un intervenant au nom de Yannix avait posté cette phrase : « pour ma part, au vu de la merdouille dans laquelle ils sont, je ferais appel aux comités de soutien pour payer les faux passeports et un voyage vers l’une des 193 nations (selon l’ONU) qui n’a pas de convention d’extradition avec la RD ou la RF. Ce à quoi il lui avait été répondu « Voilà une idée qu’elle est bonne. Complicité de faux et usage de faux, complicité d’association de malfaiteurs. Voilà de quoi re-remplir les prisons… »
(6) Présentés comme tels, mais avec une phrase intrigante laissée à l’opinion du lecteur à propos de Pascal Fauret : « le 21 janvier 2013, Pascal Fauret a envoyé un très étrange SMS au dirigeant de la SNTHS, Pierre Marc Dreyfus : « Vu ce midi avec Alain Castany. Le vol (déjà payé) attendra la réouverture de la Môle prévue vers le 15 février. Le conditionnement du chargement a été revu à une dimension plus pratique, son acheminement « plus classique », et une liste de passager « plus vacances ». Nature du chargement confirmée, provenance : m’en parler ! Je rentre chez moi commander la piscine. » C‘est à la page 38 du livre « L’affaire Air Cocaïne : Mafia et jets privés ». Visiblement, Fauret s’attendait donc avant de partir à un « chargement », en prime « conditionné ».
(7) ce ne sont pas n’importe qui en effet : « les deuxhommes, âgés d’une cinquantaine d’années, sont tous deux d’anciens pilotes de chasse chevronnés de l’aéronavale française. Ils ont été décorés à plusieurs reprises pour les services qu’ils ont rendus à la France lors de différentes opérations, notamment la médaille d’Or de la Défense nationale pour leurs actions en ex-Yougoslavie ou bien dans le Golfe. Comme le précise Ouest France, Pascal Fauret a obtenu le grade de lieutenant de vaisseau en 1991 et a fini commandant dans la marine en 1997. Bruno Odos, lui, était au service de la marine de 1981 à 1990 avant d’intégrer l’armée de l’air jusqu’en 1999. Des parcours prestigieux ». Un commandant de marine avait en 2010 un salaire oscillant entre 3000 et 3500 euros par mois. Pour le calcul des retraites, la participation à des opérations spéciales ouvre droit à des bonus, nous dit en plus le service des armées …
(8) « Nouakchott a sollicité le concours d’Interpol pour l’arrestation du français Eric Walter Amegan, libéré par les autorités mauritaniennes, en vertu d’une grâce présidentielle accordée par le Chef de l’Etat mauritanien le 15 avril 2011. On se souvient, le scandale d’Amegan et consorts, avait entraîné la radiation de quatre magistrats, soupçonnés d’avoir libéré des personnes condamnées pour un très important trafic de cocaïne. La Cour suprême avait annulé cette décision et ordonné la remise en prison des prévenus. Mais entretemps, trois d’entre eux avaient fui : deux Mauritaniens, Mini Ould Soudani et Sid’Ahmed Ould Taya, et le franco-africain, Eric Walter Amegan, au parcours pour le moins surprenant, objet de l’appel lancé par Nouakchott auprès d’Interpol. » Amegan avait pourtant entretemps déjà avoué (à des policiers français) être à l’origine de l’arrivée de l’avion de Nouadhibou, chargé de plus de 600 kilos de coke, en mai 2007. Parmi les personnes incriminées, Sidi Ahmed Ould Taya, qui n’est autre quel le commissaire de police mauritanien… chargé de la coordination avec Interpol !!!
« Immédiatement, les autorités mauritaniennes demandent son extradition. Mais l’homme a manifestement des relations. D’après une source policière française, Francis Spizner, ténor du barreau parisien et avocat de plusieurs dirigeants africains dont Théodore Obiang Nguema et Abdoulaye Wade, intervient auprès de la présidence sénégalaise pour empêcher cette extradition, affirmant qu’Amegan risque la peine de mort en Mauritanie. Le décret d’extradition sera pourtant bien signé le 20 avril 2009 par le chef de l’Etat et le Premier ministre sénégalais. Le procès s’ouvre début 2010, à Nouakchott. Décidément doté d’un bon carnet d’adresse, Eric Walter Amegan est défendu par deux avocats français bien connus, Jacques Vergès(cf mort le 15 août 2013 à Paris) et Eric Dupond-Moretti. Peine perdue. Il est condamné le 11 février 2010 à 15 ans de prison. Six autres personnes écopent de peines de prison, dont Sid’Ahmed Ould Taya, un commissaire de police, un ancien correspondant d’Interpol en Mauritanie, et l’homme d’affaires Mini Ould Soudani. L’affaire semble alors bel et bien terminée. Pourtant, Amegan bénéficie d’une étonnante mansuétude. Le 15 février 2011, il bénéficie ainsi d’une mesure de grâce présidentielle qui réduit de 15 à 10 ans la condamnation à la réclusion criminelle. Puis le 11 juillet 2011, coup de théâtre, il est acquitté par la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Nouakchott, ainsi que de nombreux co-accusés poursuivis dans le cadre de ce dossier. Il est libéré le lendemain et n’a pas été revu depuis ». Plus intrigante encore, la rencontre de l’ambassadeur français Michel Vandepoorter, le 12 septembre 2008, juste après le coup d’Etat, avec son auteur le Général Mohamed Ould Abdel Aziz, avait fait l’objet de bien des interrogations: le sort d’Amenant avait-il été évoqué ce jour-là ? D’aucuns le pensent.
(9) selon le Point, numéro spécial N°7 de juillet-août 2015, « Le vrai pouvoir des Mafias » page 200.
(10) selon Blandine Kreiss, l’ambassadrice française en République Dominicaine, « L’Ocrtis estime que 60% de la drogue découverte en France transite par la République dominicaine. Tout ce qui vient de Colombie, du Pérou, remonte et passe par la République dominicaine et Haïti. C’est une zone de rebond vers l’Europe. Paris est relié directement à Saint-Domingue par Air France, Air Caraïbes, sans compter les vols charters. Les Antilles françaises, la Martinique et la Guadeloupe sont dans notre environnement régional proche. En 2013, 10 tonnes ont été saisies ici et quasiment rien en Haïti. Outre les liaisons aériennes, le gros du trafic se fait par voie maritime, avec des volumes transportés pouvant aller jusqu’à 1,5 tonne sur des bateaux de plaisance et encore plus sur des conteneurs ». A noter que pour leur retour, les deux pilotes avaient pris un vol… Air Caraïbes… et qu’auparavant, ils avaient utilisé un bateau de plaisance..
Calamars, savon et cocaïne au procès de la « papy connection »
LE MONDE | 31.10.2015 à 10h31 • Mis à jour le 31.10.2015 à 10h52 | Par Luc Leroux (Marseille, correspondant)
Ils avaient tenté d’importer de la cocaïne du Chili en Europe dans des conteneurs de calamars congelés… Une brochette de délinquants aux cheveux blancs est jugée depuis lundi 26 octobre et jusqu’au 6 novembre par le tribunal correctionnel de Marseille. Parmi eux, aux côtés de figures du banditisme méridional, deux anciens « chimistes » et passeurs de l’âge d’or de la « French connection » de la fin des années 1960, aujourd’hui septuagénaires, Laurent Fiocconi et Jo Signoli.
Le procès de cette « papy connection », dont la plupart des quinze prévenus ont dépassé les 65 ans, donne au tribunal des airs de maison de retraite : semi-surdité, arthrose… Un accusé s’appuie sur sa canne pour gagner la barre des prévenus, l’autre s’excuse de ses « besoins pressants ». Un troisième ne quitte pas son respirateur et sa bouteille d’oxygène. Et, pour raisons médicales, le président du tribunal Patrick Ardid a dispensé Savellin Savelli de comparaître, avec une recommandation : « Prenez bien vos médicaments ! »
Savelli, un Corse de 71 ans avait été arrêté, en 2012, à Buenos Aires avec 6 kg de cocaïne dans sa valise. Il sera interrogé depuis sa cellule des Baumettes. Avec ses coprévenus, il est accusé d’avoir organisé un trafic de cocaïne entre l’Amérique latine et l’Europe. L’acheminement de la drogue dans les calamars surgelés ayant été vite abandonné – les douanes espagnoles avaient ouvert, en août 2011, le conteneur-test, parti de Valparaiso (Chili) vers Valence (Espagne) .
Les internautes scandalisés par l’attitude de Bruno Odos, l’un des pilotes « Air cocaïne », au JT de France 2
Rédaction du HuffPost
Publication: 27/10/2015 22h20 CET Mis à jour: 28/10/2015 14h53 CET
JUSTICE – Les deux pilotes français, condamnés à 20 ans de prison pour trafic de cocaïne en République dominicaine, ont refusé de dévoiler les conditions de leur évasion rocambolesque vers France et s’en remettent désormais à la justice française.
Invités à s’exprimer pendant le journal télévisé de France 2 mardi 27 octobre, les deux hommes ont expliqué avoir été aidés « par des amis, des gens exceptionnels et quand ça nous a semblé jouable, on est partis ». « Je préférais l’action à la résignation », a avancé Pascal Fauret qui était sur le plateau du 20H.
Interrogé en duplex, Bruno Odos s’est cependant montré moins avenant face à Julian Bugier (voir la vidéo en tête d’article). Refusant de répondre à une première question sur « la peur, l’angoisse » pendant sa fuite, le pilote a déclaré: « Avant de poser la question de pourquoi on est partis, il faudrait aussi demander pourquoi on est resté », assurant s’être conformé à « tout ce qui [leur] avait été demandé » en République dominicaine « jusqu’à ce que [leur] confiance soit trahie ».
Alors que le journaliste a tenté d’en savoir plus sur les moyens utilisés pour s’échapper et les coûts de cette opération, Bruno Odos a estimé que ces thèmes « ne [l’intéressaient pas], ça n’a pas d’intérêt ». « Laissez moi terminer, a-t-il ensuite demandé à Julian Bugier qui voulait lui poser une nouvelle question, tout ça je m’en moque ».
Une fois la parole donnée à Pascal Fauret, Bruno Odos a de nouveau coupé l’entretien. « Vous m’avez demandé d’être chez moi, à votre disposition, alors si vous n’avez pas de questions à me poser, je vais retourner à mes occupations », a-t-il annoncé face au journaliste qui essayait « d’équilibrer les prises de parole ».
Une attitude qui a scandalisé bon nombre d’internautes. Sur Twitter, plusieurs messages critiquant la « condescendance », l' »impolitesse » ou encore l' »agressivité » de cet invité ont été publiés parmi les élans de soutien à Julian Bugier pour « son calme » et son professionnalisme », comme vous pouvez le voir ci-dessous.
Toute l’actualité sur http://www.bfmtv.com/ Bruno Odos, l’un des deux pilotes qui se sont échappés de République dominicaine, a témoigné mercredi sur BFMTV. L’ancien militaire n’avait pas participé à la conférence de presse organisée mardi par ses avocats en présence de l’autre pilote Pascal Fauret. Bruno Odos s’est voulu combatif: « je n’ai pas peur à partir du moment où je n’ai rien à me reprocher » mais il admet rester « prudent et attentif à tout ce qui se passe « . Le pilote demande que « sa vérité soit entendue » par la justice et il reste persuadé qu’elle servira à l’enquête.
Par Jérémie Pham-Lê, publié le 28/10/2015 à 16:57 , mis à jour à 19:13
Les deux pilotes français Pascal Fauret et Bruno Odos affirment avoir fui la République dominicaine pour chercher la justice française.
AFP Photo / Erika Santelices
Déjouer les gardes-côtes dominicains, quitter la Martinique en avion et sans passeport… « L’exfiltration » des deux pilotes impliqués dans l’affaire Air Cocaïne semble être inspirée d’un film d’espionnage. Mais était-ce vraiment si compliqué à mettre en place? Pas sûr.
S’ils sont plutôt diserts pour clamer leur innocence, Pascal Fauret et Bruno Odos se montrent bien plus avares en commentaires lorsqu’il s’agit d’évoquer les coulisses de leur exfiltration. Les pilotes français sont parvenus à quitter la République dominicaine, où ils ont été condamnés à 20 ans de prison dans l’affaire Air Cocaïne, pour regagner la France. Les deux hommes étaient pourtant visés par une interdiction de quitter le territoire.
481 paquetes cocaína y 15 armas incautadas tras opertativo en Guatemala
10 fusiles de asaltor, 5 pistolas, 18 cargadores, 972 balas y 3 vehículos es parte del decomiso
Por elsalvador.com24.oct.2015 | 10:36
En un allanamiento desarrollado por la Policía de Guatemala se decomisaron 481 paquetes de cocaína valorados en $431, 450.15.
En el operativo registrado en El Socorro, km 12.7 de la carretera que conduce a El Salvador también fueron decomisadas 15 armas de fuego, 972 balas y 3 vehículos.
Entre las armas incautadas hay 10 fusiles de asaltor, 5 pistolas además de 18 cargadores, dijeron las autoridades.
En el automóvil con placa guatemalteca 285 FSY se detectaron varios paquetes que contenían el dinero.
Près d’une demi-tonne de cocaïne a été saisie par la police au cours d’opérations contre des trafiquants dans la banlieue de la capitale du Guatemala.
Les forces de sécurité ont mis la main sur 481 kilogrammes de cette drogue, 786’130 dollars et 15 armes à feu, procédant en outre à l’arrestation de trois personnes, a dit à la presse un responsable du Parquet, Francisco Rivas.
Le Guatemala, comme les autres pays d’Amérique centrale, est pour les cartels internationaux une plaque tournante du trafic de drogue entre l’Amérique du Sud, les Etats-Unis et l’Europe.
La brigade des stupéfiants de la Sûreté départementale à Strasbourg a saisi mercredi dernier 12 kg d’héroïne très pure et 6 kg de drogue déjà coupée. Les stupéfiants étaient conditionnés dans des sacs cachés dans un garage situé dans le quartier du Neuhof à Strasbourg. Les enquêteurs ont également découvert dans la cache, 96 kg de produits de coupe et plus d’un kilo de cocaïne non coupée. A la revente, cette quantité de drogue, selon sa pureté aurait pu générer entre 1, 8 et 3 millions d’euros.
C’est la découverte, mercredi matin dans un appartement du quartier, de résine de cannabis qui a conduit à la perquisition du domicile et du garage correspondant. Le locataire de l’appartement, un homme âgé de 26 ans, a été placé en garde à vue et présenté au parquet de Strasbourg samedi. Il a été placé en détention. Il affirme avoir été simplement nourrice et ne pas connaître le contenu des sacs entreposés chez lui.
Le propriétaire présumé de la drogue, un homme âgé de 32 ans domicilié dans la couronne de l’agglomération strasbourgeoise a été interpellé lundi et placé en garde à vue. Il a été déféré mercredi au parquet qui a requis son placement en détention. Il a été écroué. Sa compagne, plus jeune, a également été interpellée et placée’ en garde à vue. Elle a été remise en liberté sous contrôle judiciaire.
Une information judiciaire a été ouverte auprès d’un juge d’instruction de Strasbourg pour association de malfaiteurs, non justification de ressources et trafic de stupéfiants. La drogue saisie a été détruite, à l’exception d’échantillons envoyés dans un laboratoire à des fins d’analyse. Les avoirs et les biens (argent et biens immobiliers notamment) des personnes incriminées ont également été saisis. D’autres personnes impliquées dans ce trafic sont activement recherchées.
Illustration. Les enquêteurs de la police judiciaire des Hauts-de-Seine ont suivi la piste d’un trafiquant de drogue de Vanves âgé de 59 ans. (LP/Olivier Boitet)
La police judiciaire des Hauts-de-Seine (PJ) a saisi 25 kg de cocaïne en provenance directe des Antilles, mercredi 21 octobre. Depuis, trois hommes sont interrogés en garde à vue dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour importation de produits stupéfiants.
L’enquête a démarré sur un « tuyau », selon lequel un trafiquant de Vanves réceptionnait de la drogue venant d’outre-mer, à l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne).
Les enquêteurs sont parvenus à identifier le suspect au terme de longues investigations. Cet homme de 59 ans, au lourd passé judiciaire, a été placé sous surveillance et sur écoute téléphonique. L’enquête a révélé ses liens avec des dealeurs de cocaïne de la région parisienne. Traqué des jours et des nuits, le quinquagénaire a finalement mené la police judiciaire à l’aéroport mercredi matin, au moment où le volAir France de Fort-de-France atterrissait. Le suspect y a récupéré un colis qu’il a remis à un mystérieux destinataire sur place. Ce dernier a quitté l’aéroport avec un complice et le chargement, les enquêteurs à leurs trousses. Avec l’aide de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), la PJ a arrêté les deux hommes porte d’Ivry, sur le boulevard périphérique.
Le premier, 33 ans, est un dealeur de Seine-Saint-Denis déjà impliqué dans une affaire d’importation de stupéfiants. Le second, un Antillais de 34 ans, a déjà fait parler de lui dans une affaire de braquage. Le Vanvéen qui a récupéré le colis à l’aéroport a été interpellé dans la foulée et placé en garde à vue également. La cocaïne, de très bonne qualité, viendrait de Colombie. À la revente, ces 25 kg représentent un million d’euros.
Mis à jour le 20/10/2015 | 15:10 , publié le 20/10/2015 | 14:34
La police irlandaise semble avoir élucidé, mardi 20 octobre, l’étrange mort d’un passager d’un vol Dublin-Lisbonne de la compagnie Aer Lingus, dimanche. Ce Brésilien de 24 ans s’était subitement agité, mordant notamment un autre passager, avant de convulser et de s’écrouler. L’autopsie a révélé qu’il avait avalé ce qui semble être des sachets de cocaïne : l’un d’eux a explosé dans son estomac, rapporte leIrish Times (en anglais).
John Kennedy Santos Gurjao avait ingéré 800 grammes de ce que les enquêteurs pensent être de la cocaïne, sous forme de 80 petites boulettes, explique le journal, qui précise que des analyses toxicologiques sont toujours en cours. Le journal estime que cette quantité de cocaïne aurait une valeur d’environ 56 000 euros sur le marché. Il s’évanouit puis mord un homme qui lui venait en aide
Selon une passagère, citée par le Irish Times, le jeune homme, qui n’avait « vraiment pas l’air bien », a tenté de rejoindre précipitamment les toilettes, à l’arrière de l’avion, grimpant sur les sièges pour contourner un chariot qui se trouvait dans l’allée. Quelques minutes plus tard, il a été retrouvé évanoui.
Des passagers ont tenté de l’aider en lui prodiguant un massage cardiaque, raconte-t-elle : « On pouvait l’entendre… Euh, crier n’est pas vraiment le mot. C’était un bruit guttural, comme un animal blessé. » Pris de convulsions, le jeune homme a alors mordu un passager qui tentait de le retenir.
Assis seul dans l’avion, le passager voyageait en réalité avec une femme, que des passagers ont reconnue comme l’ayant accompagné à l’aéroport. Dans ses bagages, la police irlandaise a découvert 1,8 kg de poudre blanche. Des analyses ont révélé qu’il s’agissait de bicarbonate de soude, toujours selon le Irish Times. Elle a été placée en garde à vue.
Autant vous le dire, je ne m’attendais pas à tomber sur ça (et mon collègue Falcon non plus !). Car le bout de métal de l’appareil tombé devant la plage de Puerto Columbia ce 20 mai 2015 va nous mener à une découverte inattendue, qui en dit long sur le trafic qui sévit en partance du Venezuela, comme j’ai déjà pu vous le décrire ici, dans une série précédente. La bande de trafiquants à l’origine du transfert de plus d’une tonne de cocaïne à en effet de quoi étonner. Elle n’est ne serait ni vénézuélienne, ni mexicaine, comme on pouvait s’y attendre, mais semblerait avoir des liens avec les USA. Voilà qui va nuancer sérieusement les soupçons envers le régime de Maduro, dites-vous. Pas exactement, car l’appareil, s’il s’est posé aussi facilement en Apure, n’a encore une fois en rien été l’objet d’une poursuite par avion de chasse vénézuélien, comme l’a pourtant encore une fois clamé le régime. Les avions colombiens qui ont suivi sa chute ne lui ont certainement pas tiré dessus non plus. L’avion s’est très certainement écrasé en mer à bout de carburant, avec un moteur en surchauffe qui s’est incendié… tout bêtement.
L’avion qui a fini par s’écraser devant la plage de Puerto Columbia est en effet symptomatique du degré d’importance qu’a atteint le trafic en partance du Venezuela : au bout de plusieurs heures de recherches, dont l’envoi de nageurs colombiens filmés (avec leur téléphone portable, ici à droite, une pêche assez folklorique !) en train de récupérer à la main les paquets de drogue surnageant l’endroit du crash, les autorités colombiennes vont en effet rassembler 1314 paquets de cocaïne (certains encore emballés dans de grands sacs blancs de toile), représentant la bagatelle de 1.329 kilos de cocaïne au total. Avec ce crash, on a une petite idée de l’intensité du trafic, vu que d’autres avions de type similaire (des Gulfstream notamment) ont été vus partant du même endroit, l’Apure, au Venezuela comme je l’ai déjà décrit dans cette série. Au final, les paquets ramenés sur un ponton représentent une belle prise, en effet :
Un morceau révélateur
Reste à savoir quel avion emportait un tel tonnage de coke. Le morceau flottant entr’aperçu à l’épisode précédent est fort heureusement un morceau reconnaissable d’un Hawker 700. Ma bibliothèque d’ouvrage de plans d’avions (et l’aide du fureteur Falcon !) en retrouve assez vite l’emplacement précis au sein de la structure de l’avion. La série des HS 125 et leur évolution utilise le même système de refroidissement pour l’échangeur chargé de réguler la circulation de l’air à l’intérieur de l’appareil.
Ce système puise l’air extérieur par une écope reconnaissable située sur le dessus du fuselage, à l’arrière, en prolongement de la base de la dérive. Juste en bas de celle-ci, derrière l’écope elle-même se situe un petit réservoir de kérosène supplémentaire de 232 litres. Or c’est bien un morceau de cet embase qui flottait dans les eaux colombiennes, et mieux, beaucoup mieux, ce débris porte une décoration… alors qu’habituellement aucun marquage n’est pratiqué à cette endroit, en dehors parfois du numéro d’immatriculation de l’aéronef. Et c’est ce simple détail de déco qui va nous permettre de remonter le fil de l’histoire !
Ce marquage est visiblement noir et jaune, ou noir et doré. Il suffisait donc d’observer les appareils de type 700 arborant cette décoration pour retrouver un avion susceptible d’être le candidat malheureux au plongeon dans l’océan. Après avoir visionné des centaines de clichés, à plus de 95% dotés d’une absence de décoration à cet endroit, on finit par trouver l’oiseau rare. L’engin ne serait autre que le N917TF, anciennement N80K, et N298BP (en 2000) qui lui aussi portait une décoration d’un autre ton mais disposé de la même façon. On rappelle ici que c’est une pratique courante des peintres avionneurs, de suivre les tracés existants de décoration pour en changer seulement le coloris. Les deux filets visibles, autrefois bleu foncé et bleu clair sont devenus en 2000… noir et doré (et la « remontée » du bandeau sur la queue a été redessinée, mais heureusement pas son origine sur l’entrée d’air).
Pas un Hawker 800, mais un modèle 700B
L’avion est bien un modèle 700B, justement, qui en était donc à sa dizième immatriculation (mexicaine pour la dernière) depuis son premier vol en janvier 1981. Son avant dernière appellation de 2010 est signée Blue Briar 2 LLC, une enteprise installée à St Thomas, dans les Iles Vierges l’ayant acquise en Floride chez Florida Aircraft Sales. L’adresse de l’enregistreur est celle d’un hangar, celui de Dial Rent to Own, un vendeur d’équipements de maison installé aussi à Guam et à l’île située au nord, à savoir Saipan, mais aussi à Aruba, une île fort « sensible » dirons nous, côté trafic divers. L’appareil était un habitué des vols de Floride vers les Caraïbes, vu ici à l’aéroport de la Isla Grande de Puerto Rico, en République Dominicaine, visiblement en très bon état. En novembre 2010, il volait encore au dessus de Curaçao, dans les Antilles Néerlandaises. En 2010, on le trouvait également annoncé en location chez Walkabout Air, mais sans immatriculation visible… Fait notable, en 2011 il était inscrit sur la Blocked Aircraft List de la NBAA (la BARR), à savoir des appareils non désireux de montrer leurs déplacements, alors qu’il était toujours chez Blue Briar 2, paravent de Dial Rent to Own. Pour beaucoup d’observateurs, la raison donnée par la FAA pour empêcher la visualisation des trajets via FlighRadar par exemple, à savoir une « Valid Security Concern » sert à dissimuler un trafic dont elle a pleinement confiance et dont elle participe. Je rappelle ici l’article sur sa gestion anarchique des immatriculations, qui conduisent à cette situation aberrante sinon surréaliste comme quoi 1/3 des avions aux USA vole sans avoir de papiers en règle, ce qui est indéniable, et a été l’objet de nombreux questionnements à ce jour, et ce qui ne risque pas de s’améliorer, les employés de la FAA devant bientôt voir des coupes drastiques dans leurs effectifs.Quand je vous dis que c’est le foin dans les immatriculations, aux USA c’est le foin en effet. Un dossier effarant à listé les liens entre l’incurie de la FAA et les nombreux accidents d’avions, mettant l’accent sur la corruption régnante. Une mise au point avait dû être faite par l‘administration US à ce sujet. Le 30 septembre dernier, plus de 15000 fonctionnaires de la FAA avaient craint être mis à la porte faute d’agent dans les caisses (1). Si c’est bien cet appareil, ce qui semble être le cas après voir visionné des centaines de photos, on tient là une information importante. Ne reste plus qu’à en trouver le propriétaire.
Miami, le porte-avions à appareils douteux
D’où vient donc l’appareil ? Un piste évidente s’ordre à nous. Miami regorge de vendeurs d’avions : c’est ainsiLJ Florida Aircraft Sales Inc, qui a vendu l’avion du ministre argentin décrié Jaime Cupeiro, ancien partenaire de Carlos Menem, un Learjet, a été vendu par cette société « en 2011, on avait découvert que leLearjet avait discrètement changé d’immatriculation pour devenir le N31MC, appartenant désormais à lasociété LJ Aircraft Sales INC, de Miami, pour être proposé à la vente par Bell Atlantic pour 2 195 000 dollars et aboutir en 2011 chez Holloman Northeast LLC (et donc avoir été vendu). En plus du Learjet, Jaime possède aussi un yacht (un Altamar 64), une maison à Cordoba, une autre maison à Carlos Paz, un hôtel dans la même ville, des voitures, et encore une autre maison de week-end dans un quartier fermé de San Isidro… en qualité de secrétaire au transports, c’est lui qui a pris toutes les décisions dans le domaine ces dernières années, en se faisant offrir pot de vin sur pot de vin !!! » Or le président de LJ, ancien pilote d’hélicoptère au VietNam, fait partie du National Air Transportation Association (NATA) !
Un trajet qui questionne
Cela ne suffit pas pour en faire notre candidat au plongeon, me direz-vous. Certes, mais un événement apporte de l’eau à notre moulin. Le 1er mai 2015, l’avion a en effet changé de mains. Vendu à nouveau par Florida Aircraft Sales, il est radié du registre américain le 28 mai 2015 pour cause de vente au Mexique à un dénommé Marc Didier : voilà un nom qui ne sonne pas vraiment mexicain. Or l’avion se serait écrasé le 20 mai 2015, huit jours auparavant, et la FAA ne l’a radié définitivement que le 2 juin !!! Mieux encore, quand on regarde son dernier vol enregistré, en date du 1er mai 2015, pour effectuer un trajet Fort-Lauderdale – Toluca. Toluca, le point de départ de notre fameux Gulfstream de brousse, posé en plein Apure, au Venezuela !!! Que le monde des trafiquants est donc petit, les colombiens ayant affirmé que l’avion avait bien décollé de l’Etat vénézuélien, lieu d’un intense trafic depuis des années, avec visites de « jets » se posant régulièrement en pleine terre battue ! L’avion écrasé avait toujours comme propriétaire notre homme, en tout cas.
Découverte du dernier propriétaire en date
La preuve de nos découvertes purement visuelles arrive enfin. Le certificat de vente (ici à gauche, merci « Falcon »), même succinct, signé par Florida Aircraft Sales est en effet sans appel : c’est bien le dénommé Marc Didier qui en est devenu propriétaire le 28 mai dernier. Le contrat de dé-engistrement précise bien qu’il s’agît du numéro de série 257138/NA-0298, chez BAE (j’ai coupé en deux le contrat car il prenait trop de place à l’écran). On aurait donc bien affaire au même appareil, et j’aurais donc bien perçu le modèle, rien qu’au morceau recouvrant son entrée d’air à la base de sa dérive, ce que confirme l’ami Falcon. Et son nouveau et fugace propriétaire, pour le moins, étonne. On a pour l’instant découvert un pilote mexicain (le premier corps repêché est celui de José Hugo Urquidi Canton, un citoyen mexicain de 60 ans, né le 27 novembre 1954 dans la ville de Puebla, que l’on suppose un pilote confirmé vu son âge), puis un jeune assistant colombien (le second étant Behiker Castañeda Medina, né le 6 mars 1991 à Cravo Norte, près d’Arauca) comme pilote ou plutôt passager, le genre petite main pour aider à charger l’avion.
Un dernier doute…
L’appareil découvert a donc changé de mains juste avant de disparaître. Notre enquête peut s’arrêter là, faute d’autres preuves; mais il lui manque un élément encore. Ce fameux propriétaire américain, qu’en a-t-il fait ? L’a-t-il immédiatement revendu, ou l’a-t-il loué à des trafiquants sans les connaître ? L’homme avait créé une société de vente et d’achats d’avions qui affiche aujourd’hui une page vide. A-t-il eu le temps d’effectuer une transaction, et avec qui ? Savait-il à qui il avait à faire ? En tout cas, il n’y a plus de traces sur le site, et personne à ce jour n’est capable de dire ce qu’il a pu contenir, sauf la justice américaine, sil elle se décidait à y fouiner un peu. Pourquoi alors avoir vidé la page où l’on aurait pu voir l’appareil cité; ou l’annonce de sa vente ? Est-ce bien le même appareil, au moins, après ses fortes présomptions apparues ? Sur le sujet, je n’ai que fort peu de doutes, personnellement : il n’existe que fort peu d’appareils peints de cette manière, ce qui permettrait effectivement de conclure qu’il s’agit de l’appareil en question. Pour retrouver l’élément il a fallu analyser des dizaines, voire une bonne centaine de photos du modèle découvert, qui est bien un modèle 700 et non un 800 comme un peut trop rapidement annoncé par les colombiens. Il est temps d’étudier, toujours dans cette facheuse incertitude, le cas de son dernier propriétaire, qui pour le moins, est lui aussi intriguant.
Drôle d’ambiance dans la famille…
Etrange personnage que ce propriétaire-là, effet. Ou plutôt étrange famille et étranges comportements. L’homme, qui se présente comme habitant la Région de Salt Lake City (il habite sa banlieue fort cossue de Draper) et gère des fonds de Capital-risque de LBO («Leverage Buy-Out », autrement dit du rachat d’entreprise à la Bernard Tapie) est en effet un affairiste, spécialiste des emprunts… non remboursés. Sur la photo de son Linked’in, il pose sur le perron de son imposante habitation. On retrouve sa trace dans une annonce de la cour d’Appel du Tribunal de l’Etat d’Arizona au sujet d’une affaire portant le nom de James C.Sell Trustee, du nom d’un des responsables d’un fonds d’investissement appelé Mathon Management. Nous sommes en 1987 et l’affaire porte sur le détournement de 87 millions de dollars, pas moins, dans un schéma bien classique de prêts selon le principe de Ponzi. Un pré-Madoff, en quelque sorte. Les personnes visées ayant profité du système étaient « Ross Farnsworth Jr. et des membres de sa famille de Mesa, pour 727,000 dollars », « James S. Cundiff et sa famille de Show Low et Mesa », qui avaient « perçu des versements de 700 000 dollars » … et Marc Didier, qui s’en était goinfré 1,1 million à lui tout seul selon le compte-rendu du jugement !!! Les deux autres créateurs de Mathon Management, Guy Williams et Duane Slade avaient alors plaidé coupable et avaient tout révélé, en échange d’une protection juridique !!! La société d’investissement avait été fermée en 2005, et seulement 21 millions de dollars avaient pu être récupérés deux ans plus tard… sur les 75,3 investis par les prêteurs… Plus de 50 millions de dollars avaient littéralement disparu ! Bref, ça démarre plutôt mal pour notre propriétaire de jet.
Gruger ses propres amis
Fait notable, en 2013, après moult appels procéduriers, l’épilogue du dossier se profilait enfin en la personne de deux autres escrocs de Mesa, ayant « visé de façon prioritaire les membres de l’Eglise des Saints des Derniers Jours« , selon le jugement, à savoir les… Mormons. A Salt Lake City la moitié de la population l’est, mormon (soit pour nos deux lascars plus de 90 000 investisseurs potentiels !). A gauche le temple en forme de bunker de l’Eglise mormon de Draper). Or les deux personnes incriminées étaient à la tête elles aussi de… Mathon Management. « Selon les preuves présentées au procès, Guy Andrew Williams et son père, Brent F. Williams, ont servi de directeur général et directeur financier, respectivement, d’un groupe de fonds d’investissement basé en Arizona Mesa, connu sous le nom des fonds « Mathon ». La preuve au procès a montré que les fonds Mathon ont recueilli plus de 100 millions de dollars auprès d’investisseurs de février 2002 à avril 2005. Le procès a en outre montré que parmi les investisseurs de Mathon, la majorité d’entre eux étaient des membres de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, originaires de l’Arizona, de l’Utah et du Nevada, à qui ont généralement été dit que leur argent serait utilisé pour faire des prêts à court terme à des emprunteurs tiers, selon un taux d’intérêt élevé, Mathon devant leur rembourser ces prêts et leurs intérêts. En fait, le procès a montré que les accusés de Mathon et leurs partenaires d’affaires ont fait fonctionner une chaîne de Ponzi, en utilisant l’écrasante majorité de l’argent entrant de nouveaux investisseurs pour payer les investisseurs initiaux. Enfin, le procès a montré que les accusés et leurs partenaires d’affaires se payaient eux-mêmes des salaires et des bonus extravagants dépassant 10 millions de dollars avec l’argent de leurs investisseurs, également utilisé pour faire des millions de dollars de «prêts» à des sociétés qu’ils contrôlaient secrètement ». Ce texte provenant du bureau du procureur de Phoenix, est toujours aujourd’hui affiché dans le site du FBI depuis le 2 juillet 2013. Et parmi les bénéficiaires de l’escroquerie, on l’a vu, figurait en bonne place Marc Didier. Notre homme était en fait un récidiviste, et pire encore, puisqu’il est issu lui-même d’une famille de Mormons ! Et pas n’importe laquelle !
Un spécialiste de la fraude
Le hic en effet, c’est qu’on avait déjà trouvé trace d’ennuis avec la justice pour Marc Didier dès 1992, pour une autre accusation de fraude, liée à un associé, dont il avait clamé ne pas être au courant des malversations : « Didier a témoigné qu’il est entré dans les affaires avec Parrish, âgé de 35 ans, pour acheter des jeans Levi’s aux États-Unis et de les revendre avec profit en France et dans son pays d’origine, la Belgique. Il a dit ne pas savoir qu’au départ Parrish faisait la vente de forfaits de voyage avec la même entreprise « Premier International Inc ». Des voyages qui n’avaient pas lieu, et qui n’étaient pas, bien sûr, remboursés ! Des voyages pour Hawaï, la Floride ou le Mexique, qui avaient grugé 204 personnes pour un montant total de 173 000 dollars. L’argent collecté avait en fait servi… à acheter les Jean’s ! L’escroquerie avait alors impliqué une radio, KTKK (située à Sandy en Utah, visible ici, devenue depuis K-Talk). Didier avait avoué qu’elle touchait 200 dollars de commission pour chaque voyage à 600 dollars, alors que les vendeurs de Premier en touchaient 100. Lors du procès, Didier avait affirmé « qu’il était impossible de faire des voyages de ce type à ce prix là« . Hasard ou coïncidence, en 1999, le nouveau (et jeune) directeur de Levis Belgique s’appellait Bernard Didier (il deviendra celui deLevis France deux ans plus tard). Aucune trace d’un quelconque jugement le concernant toutefois.
Des emprunts jamais remboursés et un palais saisi
Marc Didier est un un homme qui, visiblement, a échappé plusieurs fois à la justice américaine. En 2013, en effet, on le retrouve à nouveau dans une autre affaire douteuse : celle de sa société « Ventures Group Arce Zapata ». « Le 6 septembre, 2013 notre filiale, Headlamp Ventures, LLC, a déposé une plainte contre Marc Didier au troisième tribunal de district de Salt Lake County, État de l’Utah. La plainte allègue un prêt à Ventures Group Arce Zapata (« Zapata ») de 400 000 dollars, garantis par M. Didier, mais Zapata a omis de rembourser le prêt à la date d’échéance du 31 août 2013 et a donc été déclaré en défaut. Conformément à l’accord de Sécurité et de Garantie, M. Didier est obligé de régler pour tous les montants dus. Headlamp Ventures, LLC cherche le remboursement du montant du prêt, plus les intérêts, les frais d’avocat et dommages-intérêts punitifs. À compter de la date de cet avis, M. Didier n’a pas répondu à la plainte ». Pour mémoire, la société « Zapata » n’était pas la seule créée par Didier, qui avait aussi enregistré « Dominican Oil and Gas Exploration LLC », par exemple ou la « Caja de Servicios Financieros A.C. LLC »… ou encore « Passport Finance LLC« (qui annonce ici 2 employés et 120 000 dollars de revenus annuels) et « Passport Finance International LLC« . La trace de la présence de Marc Didier dans ce schéma caractérise et incessant de malversation, on a retrouve avec une autre décision de justice, deux ans auparavant : en 2011, la mise en vente ordonnée de sa luxueuse maison, hypothéquée, à la suite d’un manquement de paiement à l’organisme régulateur informatisé MERS (imaginez avant cette modernisation combien de coups tordus ne reposant que sur du papier ont pu être réalisés, dans des Etats US ne possédant pas entre eux les mêmes juridictions !). C’est l’adresse même de la maison qui était sidérante : située au 14701 Nested Cove, à Draper, banlieue ultra-chic de Draper (les hauteurs de la ville ou « Draper Heights »), on la retrouvait sous Google Earth… sans pouvoir la voir de près par Street View, car elle fasait partie d’un groupe d’habitations de milliardaires protégés par une grille d’accès où la voiture de Google n’avait pas eu le droit de passer. Une maison évaluée… 915 300 dollars, pas moins (ou plus même : ici, où elle est estimée à 991 220 dollars !). Une maison… habitée par des mormons ! Toutes ces escroqueries ne prouvent pas que Marc Didier soit responsable du trafic de drogue auquel l’avion qu’il a acheté a servi on est bien d’accord : tout cela repose, je le redis, sur la supposition comme quoi l’avion qui a sombré devant une plage colombienne était bien le sien, avec à bord des trafiquants, qui peuvent très bien lui avoir loué l’appareil, sans qu’il n’ait connaissance de son emploi comme transporteur de coke : en France, lors de l’affaire de Punta Cana, le lunettier milliardaire Afflelou avait vite été élargi des accusations portées contre lui, pour les mêmes raisons.
L’un des « douze »
Si on avance un peu, le trouble est évident, et on attendra des explications de sa part pour lever l’hypothèque, en cas de confirmation de l’appareil. On découvre par exemple que l’homme fait aussi partie d’une lignée bien spéciale. Dans l’acte de mise en vente forcée de la maison, on tombe sur lui, Debrah G. Didier mais aussi Charles (ici à gauche) et Lucie Didier. Or ce Charles-là n’est pas un inconnu. Debra (Griffiths) est bien la femme de Marc, ce qu’on découvre ici, et Charles et Lucie les parents de Marc. Or Charles, marié à Lucie Lodomez, venus tous deux de Belgique, de Namur, n’est autre qu’une sommité chez les Mormons, appelé dans les années 60 et 70 successivement par Eldon Tanner, puis parMarion G. Romney (Mitt Romney est mormon, on le rappelle) et Spencer W. Kimball pour faire partie du membre du « premier collège des soixante-dix« , le sommet de l’organisation sectaire, mais aussi pour diriger l’Eglise en Europe, avant d’aller diriger l’Amérique du Sud et d’aller vivre même à Quito. Puis devenir l’un des membres du « Collège des douze apôtres » qui dirigent l’Eglise. Il est aussi devenu le représentant consulaire honoraire de la Belgique à Salt Lake City, une charge qu’a repris – par décision royale belge – son propre fils, Patrick (Marcel). Or une petite recherche chez les Mormons, qui adorent aussi parler d’eux nous indique que le couple a eu « deux enfants ». Une autre page visible ici nous indique que ce sont deux garçons, qui s’appellent Marc et Patrick, ce dernier étant l’aîné (à une année d’intervalle). Patrick, qui est aussi manager chez Passport Financial, LLC. Un consulhonoraire (ci-dessous à gauche) qui bosse également chez Monavie… le système de distribution fondé par Dallin Larsen, un système pyramidal de ventes de jus de fruits « magiques », tel celui extrait les baies de l’açai brésilien (en fait de l’Euterpe). Comme chez d’autres systèmes du genre, le ticket d’entrée d’achat de matériel pour le futur vendeur est fixé (en France, par exemple) entre 250 € et 1300 €, et c’est ça qui alimente la machine davantage que les ventes pures !!! Sur l’une des publicités du jus de fruits, il était indiqué qu’il soignait le cancer et l’arthrite, ce qui a été jugé illégal par les autorités US. Selon un article du magazine Forbes de 2008, le système est bien pyramidal, et n’enrichit donc que ceux au sommet de la pyramide. L’histoire de Monavie n’est qu’une longue suite de procès : voilà deux frangins habitués des prétoires !!! Le système est proche de la distribution Amway, avec qui une tentative de rapprochement a eu lieu un temps, pour se terminer… par un procès. Selon Wikipédia« le système fonctionne par un pourcentage de gains sur les produits vendus, soit à un particulier, soit à un vendeur que l’on a recruté, ce qui se rapproche d’une arnaque pyramidale. » Rappelons ici au passage les liens politiques de ces entrepreneurs d’un genre particulier : le patron d’Amway, Dick Devos est l’époux de Betsy qui n’est autre que la sœur d’Eric Prince, le fondateur de Blackwater !!! « Un sidérant reportage visible icia de quoi effrayer …. sur les méthodes de vente, les mêmesque celles des évangélistes ! Effrayant, très, TRÈS effrayant !!! Finalement, à regarder ces images incroyables de manipulation des esprits, on se dit qu’il n’y a que très peu de différences entre les mercenaires de Blackwater et les franchisés d’Amway, appelés assez cyniquement des « volontaires »….avais-je écrit ici en 2009 déjà. Bref, tout cela sent fort l’argent facile, gagné sur le dos des crédules. Et tout ça sent aussi l’extrême droite affairiste US… A Draper, 91,25 % de la population est blanche, et les descendants d’indiens ou les noirs ne dépassent pas 1,5% de la population ! Et le premier employeur, devant E-Bay est la prison de l’Etat (icila maison de l’ambassadeur honoraire , qui abrite 12 personneset vaut 700 000 dollars).
Des liens avec le monde de l’aviation
Accessoirement, il est aussi « managing partner » de la filiale américaine – toujours dans l’Utah, du « Grupo Zapata Arce Division Metales y Minerales LLC« , une société travaillant au Mexique et en Chine dans l’extraction du minerai de fer et la fabrication d’acier. C’est cette société qui a acheté le Hawker. Il dirige aussi la société Senon Gulfstream SA, à Dakar, qui prospecte une mine d’or dont la notoriété n’a pas dépassé les frontières du Sénégal, et Axex Aviation LLC, à Newport Beach, Californie, qui a loué le Gulfstream II N226RM en 2010 / 2012 et exploite le Beechjet N455DW, une activité bien réduite. Car notre phénomène Marc a aussi été mouillé dans l’aviation d’affaires, ou du moins c’est ce qu’il a prétendu lui-même : il était aussi à la tête d‘Axex Aviation LLC, qui s’est vite avéré être unecoquille vide comme le révélait son site indigent. Si ce dernier ne nous apprenait rien, son collaborateur, Brian Dopp, posant fièrement près d’un Falcon 50, bien davantage. Lui prétendait opérer des « jet charters, mais aussi neuf avions de chasse F-5 pour des contrats militaires ou d’entraînement » (?), et annonçait comme points de chute « Fort Lauderdale« , mais aussi « Toulouse » et… même « le Sénégal » !!! Bref, on navigue en plein flou artistique sur les activité réelle du sieur Didier ! Le troisième de l’entreprise, Bryan Deak, provenant d’Aeroworld Services Inc, comme pilote et broker. Une société dissoute en 2010. Broyer, Marc Didier l’aurait été un cours temps : un site, vide lui aussi, le présente ainsi avec son avatar de courrier (il joue au golf et se fait appeler… « didiergolf ») comme vendeur d’avions, présentant une liste chez Aircraft Shopper Online… vide elle aussi. Comme localisation, on avait eu droit à un hangar de la banlieue industrielle de Salt Lake City (ici à droite) : une boîte aux lettres, à l’évidence. Est-ce celle avec laquelle il a acheté le fameux Hawker 700 qui se serait écrasé, très certainement. L’appareil était en attente de son immatriculation mexicaine, mais il ne l’a pas obtenue. Il était toujours à son nom, si c’est bien celui qui a chuté. A la vente, il ne valait plus que 250 000 dollars, pas plus, étant donné son âge avancé. A-t-il été acheté ou loué par des trafiquants, voilà toute la question. Au final, on reste sidéré par ces découvertes : le frère du consul honoraire de Belgique, qui a grugé les propres ouailles de son père, responsable haut placé chez les Mormons, aurait vu son avion utilisé par des trafiquants de cocaïne !!! Quel rôle exact a-t-il joué, en tout cas ? Est-il ou non « involved« comme on dit si bien là-bas, dans ce transfert (raté) de plus d’une tonne de cocaïne. Un mormon mouillé jusqu’au cou dans une affaire d’argent… voilà qui ne serait pas nouveau, à vrai dire…
Le détournement, une spécialité mormone ?
Car on se pose toujours la même question. Mais d’où vient donc l’argent des Mormons, à voir leurs fantastiques temples érigés une peu partout ? Seraient-ils tournés vers cette pratique délibérée d’organiser des schémas de Ponzi jusque dans leur propre entourage, en détournant les préceptes religieux à leur sec profit ? Prenons par exemple le cas pendable de Shawn Merriman (ici à droite), qui a été surnommé le « Madoff Mormon » (un de plus ?) lorsqu’a rententi son procès en 2012. Un analyse du système de Ponzi avait alors décelé une certaine affinité entre la pensée religieuse et l’excroquerie financière, tentant à prouver que les Mormons, par leur obéissance légendaire, sont des pigeons rêvés pour la chose. « Les combines à la Ponzi sont presque toujours commercialisées comme quelque chose d’exclusif ou de sélectif», a déclaré Tracy Coenen, un enquêteur judiciaire sur la fraude . « les combines à la Ponzi jouent sur notre nature humaine, y compris notre confiance et de notre désir de faire partie de quelque chose de spécial. Voilà pourquoi l’aide d’une église ou d’un groupe ethnique comme « entrée » est si efficace, dit-il. Les gens dans ces groupes sont généralement confiants envers d’autres membres. Le terrain commun aide à surmonter l’obstacle de la confiance. «Amener les gens à se séparer de leur argent exige de la confiance », a déclaré Coenen. « Si une personne ou un groupe de confiance fait partie de l’investissement ou l’a recommandé, la victime est plus susceptible d’être impliquée. Mais il y a mieux encore, avec la pratique du culte du secret, si cher aux Mormons : » si l’exclusivité est un outil utilisé pour attirer les gens dedans, elle est également utilisée pour expliquer le secret de l’investissement ou de répondre aux questions qui peuvent se poser des investisseurs. Les »[Investisseurs] ne peut pas parler à [leur] comptable ou un avocat, parce que ce serait violer le secret et l’exclusivité», a encore déclaré Coenen. Le maître-mot étant le secret à garder sur les destinataires finaux des prêts. On laisse miroiter qu’il s’agit d’autres, alors que tout converge vers celui qui sert d’intermédiaire : «Vous n’êtes pas en mesure de rechercher l’investissement car il est top secret. Si les choses ne font pas de sens pour vous et vous commencez à remettre en cause l’investissement, le facteur d’exclusivité permettra de renvoyer au loin les questions ». Un cercle vicieux, et fort peu vertueux !
Des bolides de sport ou de collection
Notre enquêteur conclut : « alors que certains membres de la congrégation de Merriman lui faisaient confiance avec leur argent, il l’a utilisé pour financer un style de vie somptueux – pour acheter des voitures classiques, un bateau et une collection de 350 œuvres d’art. La propre mère de Merriman, Sally Merriman, était une de ses victimes ». Il s’est pris 12 ans de pénitencier à Yankton et ne devrait pas sortiravant 2020. On peut voir ici sa collection de voitures, dont une Aston Martin Vantage V12 modèle 2007 (valeur 180 000 euros minimum !) dernier cri et des roadsters Ford des années 30 transformés façon course de lac salé, une Harley, une nouvelle Mini Cooper S de 2006, un bus aménagé, un mini-yacht Tigre 22VE, des motos ‘dirt bike », un pick-up Ford « Highboy », un Ski Doo Summit Rotax 800R … un tractopelle John Deere 240 Series II Skid Steer Loader (?), une tondeuse (Cub Cadet 2146 Riding Lawn Mower), et même des voitures à pédales et une Hoist fitness station HF985. Et au milieu du bric à brac la pièce majeure : une Lincoln Phaeton de 1930 dans un état impeccable, avec moteur qui ronronne, plus une magnifique Cord 1932, modèle inestimable, toutes deux en cours de restauration chez un spécialiste renommé. Et rebelote en 2013 en Australie cette fois, à Perth, avecCatherine Thompson, membre elle aussi de l’Eglise, partie dans le délire d’un village complet (« Mormonville ») situé à Canning Vale, qui devait être bâti avec son fond d’investissements appelé « Mortgage Miracle« , aux 24 gros investisseurs grugés de 30 000 à 400 000 dollars dont beaucoup de mormons… retraités, qui ont perdu leur propre maison dans l’affaire. Elle appliquait un schéma de Ponzi classique, annonçant des intérêts de 17,5%… au pic supérieur de son schéma, elle empochait personnellement 58 000 dollars par mois ! Pressée par les recouvrements, elle avait fait fondre progressivement la surface des terrains à acheter, et le « village » n’a donc pas pu être construit. Parmi ces victimes, ses propres amis !
La guerre entre narcos et mormons à la frontière mexicaine
Mais il n’y a pas que cela. Dans un documentaire saisissant de Brendan Fitzgerald, pour Vice, présenté par Shane Smith en personne, que je vous recommande de regarder, le responsable de Vice relie parfaitement les Mormons chassés de l’Utah pour polygamie à la fin du XIXeme pour aller s’établir à la frontière du Mexique, là où se passe actuellement la majeure partie du trafic de drogue, à la violence qui déferle aujourd’hui. Là où la violence est extrême, et où elle est aujourd’hui attribuée aux seuls narcotrafiquants. Or, selon le reportage, les Mormons réfugiés dans une communauté appelée « Los Molinos » sur la péninsule de Baja California appliquaient sur place une pratique ultra-violente entre clans, appelée « blood atonement », à savoir « l’expiation par le sang« , une doctrine controversée imaginée par Brigham Young et qui définit que certains meurtres peuvent ne pas être pardonnés par Dieu : ce qu’appliquera à la lettre le mormon Ervil Lebaron dans les années 1980, ainsi que ses successeurs, transformant la région en bain de sang continuel, en pratiquant le kidnapping sanglant entre clans mormons différents. La famille Lebaron avait en faitrecréé sa propre secte au sein de la secte des Mormons, reposant selon lui sur les écrits de Joseph Smith, ses successeurs étant des escrocs. Ervil avait commencé par son frère, Joel, puis ses opposants Mormons comme Rulon C Allred, puis Dean Grover Vest, un de ses hommes de main. Lebaron s’en est pris aussià sa propre fille de 17 ans, Rebecca, qui était enceinte de son deuxième enfant et qui avait annoncé vouloir quitter la région. Là dessus, les narcotrafiquants ont eux aussi kidnappé, et les heurts entre eux et les derniers polygames sont devenus très fréquents. Les cimetières visités par le reporter sont éloquents du conflit entre les deux groupes. Et sur place, la colonie de Mormons est devenue aujourd’hui un vrai camp retranché, où circule un nombre d’armes incroyable, avec des gens prêts à tirer sur tout ce qui bouge. Pour se fournir en armes (on utilise jusqu’au calibre .50 comme ce modèle LAR-Grizzlyà plus de 3000 dollars saisi aux narcos !), et y répondre, les trafiquants se sont tournés vers les USA, en échange de cocaïne. Comme le résume mon confrère Falcon « les armes sont interdites au Mexique, la drogue est interdite aux USA : les armes américaines descendent au Mexique illégalement, la drogue mexicaine remonte aux USA illégalement ! »… Tout le problème est là, aujourd’hui. Comme le précise le reportage, Mitt Romney est né à cet endroit, justement, et sa propre famille a été elle-même l’objet de kidnappings (son cousin, interviewé dans le reportage)… tout ceci se passant, rappelons-le, dans le secteur du défunt Carillo Fuentes, le roi du ciel !!! A noter que chez les Mormons, le fondateur Joseph Smith, tué en prison par des émeutiers avait ce jour-là tiré sur ses assaillants et en aurait tué ou blessé un , mais il n’avait pas agi de façon incompatible avec sa croyance religieuse (son pistolet est depuis exposé à SaltLake City).
Et à Paris, le (gigantesque) premier temple en construction !
Tout cela, à partir d’un simple bout d’avion découvert flottant dans l’eau. En tous cas, début octobre 2015, le Hawker abattu n’était toujours pas officiellement identifié, mais nous pensons qu’il s’agit bien de celui que nous avons découvert ensemble. Nous pensons que cette étude va au moins y contribuer, qui sait. L’ange gardien (« Moroni ») qui surmonte toutes les églises mormones semble leur avoir joué un vilain tour, là, si c’était le cas. Mais il y d’autres appareils à étudier encore, tel celui incendié en Apure en2013, dont l’histoire vient de connaître un revirement tout aussi étonnant que nôtre découverte du jour. On verra ça bientôt, si vous le voulez bien…
(1) « le NBAA (la National Business Aviation Association) a dit aux membres qu’il surveille de près les développements étant donné le potentiel de ramifications importantes pour l’industrie de l’aviation d’affaires. Lorsque le gouvernement a fermé en 2013, la FAA à licencié plus de 15.000 employés et fermé les registres des aéronefs à Oklahoma City. Cela a arrêté toutes les transactions d’avions d’affaires, les recherches de titres et autres activités nécessaires pour le financement des avions et les ventes. La fermeture du registre a été sans précédent, car elle était restée ouverte malgré des arrêts précédents. Le NBAA a averti qu’une situation similaire pourrait se produire pendant cette fermeture, si elle se produisait. »
L’absence du Boss de la DNRED lors de la venue de François Hollande accompagné de son fidèle Michel Sapin, le ministre des Finances, en lieu et place du Ministre du Budget Christian Eckert me rend perplexe.
Bien sûr Hélène Crocquevieille, la directrice générale des douanes, avait répondu présente.
Jean Paul Garcia n’a t-il pas refusé de cautionner cette visite qui n’était qu’un coup de pub récupéré par les « politiques » toujours prêts à se mettre en valeur!
M’interpelle aussi le fait que l’on est saisi une telle quantité de cannabis sans avoir pu arrêter les narcos. Il suffisait de planquer autour de ces véhicules…Mais là, la tâche était peut-être trop dure pour nos encagoulés douaniers.
Enfin la douane a refilé la continuation de l’enquête à l’OCTRIS… Alors tous les espoirs sont permis.
Que le bon peuple de France se rassure, le président a dit: avec celle réalisée dans la région marseillaise cet été (6 tonnes de cannabis) »ces deux très grosses prises ont pu contribuer à porter un coup que j’espère fatal à des organisations criminelles... »
Según la Policía, ‘Yuca’ distribuía dos toneladas de cocaína al mes a EE.UU.
Bogotá. Agentes de la Policía de Colombia detuvieron en Barranquilla a un individuo identificado con el alias Yuca que, según las autoridades, distribuía alrededor de dos toneladas mensuales de cocaína a Estados Unidos, informaron hoy fuentes policiales.
‘Yuca’, señalado además de ser líder del Bloque Libertadores del Vichada, una banda criminal de origen paramilitar, es sobrino de José Evaristo Linares Castillo, enlace del extraditado capo del narcotráfico colombiano Daniel ‘el Loco » Barrera, que trabajaba al servicio de carteles mexicanos, detalló la Policía en un comunicado.
El detenido tenía bajo su control, según la investigación policial, « la totalidad de la infraestructura del narcotráfico (del Bloque Libertadores), contando con laboratorios para el procesamiento de alcaloide con una capacidad de producción mensual de dos toneladas de cocaína ».
Toda esa carga era transportada por tierra hasta el estado de Apure, en Venezuela, donde aeronaves a su servicio enviaban la droga a Estados Unidos para su comercialización.
Alias « Yuca » será ahora extraditado para responder ante la Corte Federal del Distrito Sur de la Florida (EE.UU.) por el delito de tráfico de estupefacientes, agregó la información.
Se desploma avioneta cargada con cocaína en Michoacán
El avión tipo Cessna se incendió tras el desplome se encontraron dos cuerpos calcinados que aún no han sido identificados
Miguel García Tinoco
La avioneta se desplomó e incendió a dos kilómetros de la comunidad de Maruata, en Aquila.
MORELIA, Michoacán.
Un avión tipo Cessna cargado de cocaínase desplomó e incendió a dos kilómetros de la comunidad de Maruata, en Aquila, Michoacán.
Los reportes policiales indican que la aeronave volaba a baja altura la noche del miércoles, cuando cayó entre el cerro conocido como El Organito, vecinos del lugar tras darse cuenta del siniestro dieron aviso a las autoridades federales en la estación naval ubicada en esta zona.
Elementos de la Marina Armada de México acudieron a verificar la información y ubicaron los restos del avión ligero entre el cerro todavía quemándose; en el interior de la aeronave particular de la cual no se conoce la matrícula, había dos cuerpos calcinados, así como un número no determinado de paquetes envueltos en cinta plástica, que se presume es cocaína.
Peritos del Ministerio Público de la Federación se hicieron cargo de las investigaciones y de hacer el levantamiento de los cuerpos para tratar de identificarlos.
La zona quedó acordonada por marinos de la X Zona Naval con sede en el puerto michoacano.
La Guardia Civil de Oviedo arresta a un empresario arosano y a varios correos cuando se disponían a vender el alijo a dos mierenses
15.10.2015 | 02:25
Oviedo, L. Á. VEGA
Es el mayor golpe de la Guardia Civil de Oviedo al tráfico de drogas de los últimos años. Los agentes detuvieron el pasado puente a ocho presuntos traficantes, seis de ellos gallegos, cuando se disponían a realizar un intercambio en la localidad mierense de Carraspientes. El resultado de la operación no ha podido ser más satisfactorio. Los guardias se incautaron de siete kilos de cocaína, y también se apoderaron del dinero que iban a entregar los compradores, dos mierenses, a los gallegos, y que se acerca a los 240.000 euros. En la operación ha sido detenido un conocido empresario arosano Javier M. F., según fuentes conocedoras del operativo.
Los agentes llevaban tiempo detrás de narcotraficantes. Habían tenido conocimientos de una entrega anterior de cocaína. La titular del Juzgado de instrucción número 4 de Oviedo dirigía las investigaciones y había ordenado la práctica de escuchas telefónicas a los implicados. Mediante este procedimiento, los guardias tuvieron conocimiento de que se iba a producir una entrega el pasado domingo, día 11, en el pequeño núcleo de Carraspientes, cerca de Rioturbio (Mieres).
El domingo, los agentes interceptaron el vehículo en el que cuatro gallegos trasladaban la droga hacia el punto de encuentro. En Carraspientes, los dos mierenses esperaban la llegada de los gallegos y comenzaron a ponerse nerviosos ante su tardanza, puesto que tenían fama de puntuales. Los compradores advirtieron la presencia de una furgoneta y pensaron que se trataba de los narcotraficantes que esperaban. Su sorpresa fue mayúscula cuando, tras acercarse al vehículo, comprobaron que quienes estaban en el interior no eran los gallegos, sino varios guardias civiles que estaban monitorizando la entrega. En ese momento emprendieron la huida, y trataron de ocultar los 240.000 euros que portaban, pero los agentes lograron encontrar el escondite y finalmente detuvieron a ambos.
No serían las únicas detenciones. Al día siguiente, fiesta de la Hispanidad, se produjeron otros dos arrestos en Gijón, uno el de Javier M. F., y el otro, el de un taxista gallego que había trasladado a Asturias a las esposas de varios implicados, y del que se sospecha que forma parte del entramado de la banda.
Los ocho detenidos pasaron ayer a disposición judicial, tras permanecer varios días bajo custodia de la Guardia Civil de Oviedo. Ni en las instalaciones de la Benemérita ni ante la juez instructora prestaron declaración. La juez, que ha decretado el secreto de las actuaciones, envió a los ocho detenidos a prisión como presuntos autores de un delito de tráfico de drogas y pertenencia a organización criminal.
Las investigaciones aún no se dan por concluidas y podrían producirse nuevas detenciones en los próximos días u horas. Esta es la mayor aprehensión de cocaína que se produce en muchos años en la Comandancia de Oviedo, que en los últimos tiempos había dado varios golpes contra el tráfico de heroína.
François-Xavier Manchet avait été mis en examen et placé en détention provisoire, soupçonné d’être impliqué dans le trafic présumé. La présence du douanier François-Xavier Manchet à l’aéroport de La Môle lors d’un précédent passage de l’aéronef et la découverte de 30.000 euros à son domicile avaient éveillé les soupçons de la juge chargée d’instruire le volet français de l’affaire.
« On a apporté la preuve que ces espèces provenaient des retraits sur ses comptes bancaires, réagit son avocat Thierry Fradet. A l’aéroport, sa présence était sans intérêt. Il ne s’est rien passé d’inhabituel. »
François-Xavier Manchet se trouvait là à titre personnel, et non en tant que douanier.
« Cette première remise en liberté crée une brèche dans le dossier », commente Maitre Thierry Fradet, saluant le « courage » de son client placé à l’isolement pendant un an. « La justice a du mal à reconnaître qu’elle s’est trompée. Je me suis attaché à ce qu’on lui (le douanier, Ndlr) rende sa liberté, maintenant il faut lui rendre son honneur. »
François-Xavier Manchet reste mis en examen. Il a été placé sous contrôle judiciaire sans interdiction de reprendre son activité professionnelle.
Depuis le temps où j’ai démarré (ailleurs qu’ici) cette saga, j’en ai vu des appareils passer. Depuis cet énorme Boeing 727 retrouvé calciné au Mali, et la noria de petits bimoteurs qui ont traversé l’Atlantique, j’en ai vu, en effet, défiler des engins bourrés de cocaïne A force, mon regard s’est affiné : après m’être trompé de zinc (mais pas de modèle) pour celui de Tarkint, et avoir découvert le bon deux ans plus tard (1) voici qu’un autre « jet » est venu chatouiller ma curiosité. Souvenez-vous, c’était le 20 mai dernier seulement, avec une séquence ahurissante de crash filmé en direct d’un jet bourré de cocaïne, poursuivi par des avions de l’armée colombienne. On avait pu suivre sa fin, en vidéo infra rouge, son moteur droit en feu, jusqu’à qu’il touche l’océan et se désintègre. Avec les vidéos prises au Pérou, la séquence demeure une des plus saisissantes de ces dernières années. Le lendemain, trois corps sur les quatre occupants étaient retrouvés sur une plage de Puerto Colombia, des centaines de paquets de cocaïne flottant alentour. De l’avion, il ne restait rien… à part un morceau qui, vous allez le voir, va nous mener bien loin…
Les morceaux retrouvés sur les plages ne nous avaient rien appris. Des bouts de ferraille couleur zinc chromate, un bout de cône avant sans marquage… aux côtés d’un corps rejeté par la mer. Peu de choses pour retrouver la trace de l’appareil. Le coin est sinon propice aux crashs, du moins il semble les attirer, comme les interceptions, étant dans l’axe partant du Venezuela pour rejoindre l’Amérique centrale. A Capurgana par exemple, les touristes peuvent visiter les vestiges laissés sur place d’un vieil avion de trafiquants datant des sixties, un Beechcraft 65 B-80 (semblable à celui-ci) à moteurs à pistons et grands hublots carrés, arborant le symbole de l’ONU pour passer pour un autre… comme quoi les trafiquants actuels n’ont rien inventé et comme quoi le trafic existe depuis très longtemps… C’est à Capurgana également que s‘était écrasé en 2013 un avion des narcotiques US, un Dash-8 sophistiqué venu du Panama, immatriculé N356PH et emportant justement des moyens de vision nocturnes sophistiqués. Un « Prospector » préparé par Sierra Nevada, firme liée étroitement au Pentagone et à la CIA; et dont le pilote, un mercenaire, était… borgne.
Un biréacteur reconnaissable de loin
Etrangement, pour notre appareil, présenté par les colombiens comme étant un petit biréacteur Hawker, aisément reconnaissable sur la vidéo était présenté à la télévision par une toute autre représentation. Celle du Cessna 208B V3-HH de Tropic Airtombé en mer à Belize le 4 décembre 2014. L’avion avait été acquis à peine 4 mois avant ! Non, l’avion filmé dans sa chute finale était pourtant bien un Hawker bien reconnaissable, le descendant du bon vieux HS-125 de 1962 (celui de l’armée anglaise, appelé « Dominie » dans la Royal Air Force), présenté comme un modèle « 800 » par l’aviation colombienne. Tout le problème consistant à déterminer quel appareil exactement, tant les versions du bon vieux HS-125 (pour Hawker-Siddeley) devenu BAE et tout simplement ensuite Hawker se ressemblent. On exclut d’emblée les modèles125 de base, de 1 à 600 avec leur cockpit en goutte d’eau sur le dessushérité des bombardiers de la guerre froide, et leurs réacteurs Rolls Royce Viper pour hésiter entre un Hawker 700 et un 800. Pour l’armée colombienne, pas de doute c’était un modèle 800 venant du Venezuela. Il faut savoir que le petit bimoteur anglais possède en effet une particularité que n’ont pas nécessairement ses confrères : dans sa conception même, il peut se poser sur terrains « non préparés », à savoir en herbe ou en terre, une chose imposée au départ par… les militaires anglais.
Un modèle habitué aux transports de coke
Des appareils de ce type ont tenté l’expérience et l’ont réussi, en Apure notamment, où ils ont été incendiés après, mais pas nécessairement par les trafiquants comme j’ai déjà pu l’expliquer. Un modèle 400, plus petit et plutôt ancien, immatriculé XB-MGM, avait subi le sort en novembre 2013. (**) « le 6 novembre dernier, l’armée vénézuélienne a carrément arrêté après poursuite aérienne un biréacteur Hawker HS-125 400A datant de 1968, immatriculé XB-MGM (ex N773AA appartenant à Gulf Air de Huston) bourré de drogue à Buena Vista del Meta, dans l’état de l’Apure. L’avion avait été vendusous le numéro G-AWPC(c’était donc l’ex G-AWPC, N217F, photographié ici au Kansas en 1992, YV-825CP, N272B, N773AA, pour finir XB-MGM). Il venait d’être acheté sous le nom de Jorge Salazar Ochoa le 31 octobre 2013 et était basé à Monterrey-Mexico : l’engin avait donc à peine 6 jours de vol chez son nouveau propriétaire , qui a préféré le sacrifier plutôt que de se faire prendre !!!! » avais-je expliqué : or l’avion ne s’était pas posé sous la menace, mais tout bonnement pour décharger son contenu, et avait été découvert bien après. Comme gamme de prix, il faut savoir que ce genre d’avion très ancien (années 60-70) ne dépasse pas les 100 000 dollars. Un broker du Michigan montrant ici un Hawker 700 plus gros, et datant de 1977 qui affiche 12 500 heures de vol, l’annonce à 240 000 dollarsseulement. Pour la question de savoir s’il avait été abattu ou non, peut relire ceci. Certains ne sont même pas achetés… mais dérobés, tel le N600AE, un modèle 600, appartenant à Aircraft Holding Solutions llc Trustee « subtilisé » le 11 septembre 2014 en République Dominicaine. Plus intriguant selon le Kathryn Report, les pilotes (vénézuéliens) de l’avion, en déclarant une défaillance mécanique, avaient quitté la zone de surveillance de l’aviation générale du pays après son décollage de Santo Domingo. Les radars l’auraient vu partir pour le Venezuela puis bifurquer vers le Honduras. Selon le site et selon des informateurs, cet avion aurait déjà fait auparavant deux autres voyages de République Dominicaine au Venezuela, et lors de l’un d’entre « une personne très proche du président Nicolas Maduro et un général de l’armée vénézuélienne » auraient fait partie du voyage.
Pas exactement le modèle décrit par les colombiens… Si l’on examine de plus près les images captées par les colombiens, équipés par les américains de caméras infra-rouges, on distingue vite que l’on n’a pas affaire à un ancien appareil de type 125 mais bel et bien d’un modèle 700 ou 800. Le nez et les sorties de réacteurs plaident pour le second type. Mais les surfaces planes des vitres avant plaident aussi pour un Hawker 700 et non un modèle 800 : comme on peut le voir en comparant un Hawker 700et un Hawker 800 (pour la démonstration, les valeurs de gris de la saisie nocturne ont été inversées). Les observateurs colombiens se sont donc trompés. On analysera plus tard pour quelle raison…
Au lendemain de sa chute, l’océan est constellé de paquets, qui, repêchés, ne laissent aucun doute avec leurs images de Bugs Bunny ou de… Christiano Ronaldo, alias CR7. Ce sont bien des paquets de cocaïne, dont le poids total est estimé par les garde-côtes colombiens à environ une tonne. A 35 000 euros le paquet d’1 kilo (prix de revente en Europe), il y en avait pour au minimum 35 millions d’euros à bord. Sacrifier un avion en valant 195 000 (250 000 dollars) n’est donc rien, dans ce système.
… et pas un avion « abattu »
L’avion a été filmé en grande difficulté avant de s’écraser : son réacteur droit en feu, et son réacteur gauche n’émettant plus aucune chaleur, d’où sa chute rapide, la portance d’un jet de ce type étant celle d’une brique, ou presque. Cet avion n’avait aucune chance de s’en sortir. Quant à savoir si on lui a tiré dessus ou non, il ne semble pas, et l’armée de l’air colombienne, en ce sens ne dit rien d’autre, et ne suit pas les allégations vénézuéliennes en forme de fanfaronnades, habituelles chez eux. Il semble plutôt avoir été atteint d’une panne d’essence, avec entre temps une surchauffe moteur qui lui aurait fait tout consommer plus vite, tout simplement. On est donc en face d’un Hawker 700 et non d’un 800 XP, comme annoncé, un appareil qui a été introduit sur le marché en 1976, déjà, et il n’a été remplacé que huit ans plus tard par le modèle 800, l’année 1984 marquant la fin de sa production : l’avion qui s’est crashé avait donc au minimum 31 ans, ce qui fait un âge respectable pour un jet.
Un modèle connu, mais un avion inconnu
Mais à ce stade, toujours il est toujours impossible de déterminer de quel appareil il pouvait bien s’agir. Or une prise de vue inattendue va nous mettre sur la voie, fort peu de débris nous ayant été montrés. On a certes pu voir un cône de pointe avant, échoué avec le corps d’un des occupants, mais cela ne nous a permis que d’appuyer la thèse d’un modèle 700,au nez plus pointu que celui de l‘ancien HS 125. Mais sur ce débris, aucune marque distinctive. En revanche, un autre cliché nous donne une bonne piste ; c’est celui d’un morceau flottant,photographié du bord d’un des canots colombiensayant servi à collecter les paquets de cocaïne flottant au dessus de l’eau, une fois l’avion éparpillé en centaines de morceaux. Et ce morceau là va nous livrer la clé de l’énigme…
C’est ce simple morceau, qui en effet nous permet d’affirmer que l’appareil tombé ce jour-là en face de la plage de Puerto Colombia (ici son môle), est bien celui que nous allons décrire prochainement, si vous le voulez bien. Oui, « nous », car pour cette recherche ardue, comme pour d’autres désormais, un chercheur professionnel, c’est comme ça que je le définis personnellement, est venu me donner un sacré coup de main. Il se fait appeler « Falcon », sur le net (à vous d’imaginer pourquoi !), et c’est en lisant mes recherches précédentes qu’il a accepté de se joindre à ce travail de fourmi : il va vous proposer bientôt d’autres résultats de découvertes, qui risquent fort d’en étonner plus d’un…
Nous vous révélerons bien des surprises, en effet…
L’avion tombé près de Cojedes le 24 mai dernier est très représentatif de ce que je vous ai déjà décrit ici-même. A savoir une manipulation des esprits, réalisée par les autorités vénézuéliennes, qui, même lorsqu’elles héritent d’un cas patent d’avion de narcotrafiquants s’empêtrent tellement dans ses pseudos-explictions qu’elle rend l’événement plus que suspicieux. Encore une fois, une conclusion s’impose : si on avait voulu démontrer que l’avion avait été abattu, on n’aurait pas eu ses images qui ne prouvent rien… bien au contraire : la scène montrée est truffée de contradictions, et l’homme à la baguette venu nous expliquer la scène bien ridicule, encore une fois. Visiblement, on dissimule comment ça c’est réellement passé ce jour-là. On s’empêtre dans une mise en scène, pour une raison simple qui est toujours la même : les avions de l’armée vénézuélienne sont bien incapables d’abattre les avions des narco trafiquants… et le pouvoir en place aussi peu décidé à vouloir en finir avec un trafic auquel ses propres généraux participent. D’où les multiples interventions de propagande pure, qui sont devenues de véritables cérémoniaux, avec présentation hautement médiatisée des faits, hautement manipulés.
Quatre et deux jours avant notre fameux Embraer-Navajo, on a donc un autre avion qui s’est vautré dans l’eau avec une tonne de coke à bord, dont les paquets ont été en partie ramassés et mis en camionnette, et un autre tout près de Cojedes, avec 500 kilos de cocaïne à bord, que les services de police ou de l’armée n’ont pas monté pas, comme ç’est pourtant l’habitude dans le cas. Pourquoi donc, voilà qui intrigue en effet. Notre troisième visiteur du mois survient donc après ces évènements successifs, et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est présenté de façon tout aussi étonnante. D’abord la scène principale, celle de l’impact de l’avion prétendument abattu, qui a été soigneusement rangée…. en trois tas bien distincts.Un énorme amas de ferraille, d’où les moteurs semblent absents (ou pas visibles alors qu’une photo officielle est légendée « moteurs« ), et dont une partie conséquente a subi un feu intense. A quelques mètres de là, comme extrait de l’incendie, des morceaux de métal nettement moins abîmés mais qui intriguent tout autant. On déjà vu celui du fuselage avec la fausse immatriculation, semblant être de papier, ce qui étonne déjà quelque peu (voir précédents épisodes) : comment ce truc mal collé aurait pu supporter le vent relatif, par exemple. Un agrandissement jette encore plus le trouble : c’est tout sauf un adhésif !!!Un coup de zoom montre que le dessous du support est… noir !
Plus intrigante encore, une deuxième image de ces morceaux « propres » montre…. un morceau d’aile, oùfigure en plus grand l’immatriculation… brésiliennede l’appareil. Si les trafiquants auraient voulu cacher leur origine, c’était raté : du sol, on distingue de loin, et nettement, l’immatriculation figurant sur l’aile gauche de ce genre d’avion (voir ici) !Autre bizarreté : parmi les débris « propres », l’aileron vertical de queue reconnaissable à son petit déflecteur monté à 90°. Elle est ici aux couleurs générales de l’appareil (blanc avec trois stries, doré, rouge et noir) alors que la photo du même appareil prise en février dernier, la montre de teinte bleu ciel. Sa base est manquante sur le même cliché, mais on la retrouve sur une autre photo mise en évidence par l’armée vénézuélienne. Cette pièce montre des impacts… qui n’ont strictement rien d’impacts de balles (des obus de 20 mm nous avait-on dit !). Non, des traces d’éléments projetés par une explosion, plutôt… qui aurait très bien pu se faire… au sol.
Si l’on pense en l’air, on songe alors à un missile. Et là, ça devient tout aussi croquignolet. Car les fameux F-16 vénézuéliens semblent bien démunis dans ce genre d’armement. Le lot de 24 F-16 a été acheté, rappelons-le en 1982. Trois ont été perdus depuis. Les F-16 ont semble-t-il utilisé depuis leur dotation de missiles (leurs rails sont souvent vides)et se sont tournés vers l’équivalent israélien (et oui, Chavez a acheté à ce pays !) à savoir le Pyhon IV. Une commande de 180 devait se faire, mais tout a été annulé en 2006, les américains étant hostiles à la mise à jour globale des appareils, et l’intégration du missile israélien posant également des problèmes de bus de data…
Si bien qu’on a pu admirer à plusieurs reprises (voir ci-dessus) un F-16 vénézuélien arborant un missile Python IV factice, démuni de ses ailettes arrière. Le hic étant que le Sidewinder détecte l’adversaire par sa chaleur, et qu’en ce cas ce n’est pas la queue du Navajo qui aurait dû être marquée. Un missile de ce type sur un appareil civil l’aurait mis en pièces, plutôt avec l’essence à bord. En prime, les Sidewinder, non remis à jour (refusé par les USA), sont périmés depuis longtemps, comme on le rappelle ici., et leur emploi est même dangereux. Bref, rien ne correspond : pas de traces d’obus et pas davantage de missile aérien. Résultat : l’avion n’a certainement pas été abattu ! Seules de fines traces sur différentes tôles pourraient accréditer la thèse du missile ; mais pas d’un Sidewinder, mais plutôt d’un… missile terrestre type ManPad, comme l’Igla. Voici ces dégâts eneffet sur un avion (et ici un autre) Et voici une photo de Padrino en train d’en essayer un, justement ! L’armée vénézuelienne en est équipée depuis 2008, fournie par la Russie. Mais si l’Embraer de Cojedes a été ainsi détruit, pourquoi donc avoir raconté la fable de la poursuite par F-16 ? Car un autre élément vient contredire la thèse de la poursuite : l’heure à laquelle s’est produit le crash. Et c’est l’armée qui nous le donne… grâce à sa com’ de crise… et ses montages où l’avion représenté est un Beech 200 ou 350 et les avions des F-5 que le pays a remisé depuis plusieurs années.
On peut pardonner aux autorités leur erreur de représentation, pour faire rapidement un schéma présentable. Mais on ne peut les suivre lorsqu’ils disent avoir envoyé deux Falcon F-16 de la base deLibertador pour intercepter l’Embraer. Car ils ont oublié une chose : les modèles de F-16 que possèdent les vénézuéliens sont bien anciens. Chavez avait proposé ses F-16 à Cuba, qui avait dit non, et le Pakistan qui en cherchait avait aussi refusé les siens. Trop vieux ! Idem pour l’Iran. Trop tard pur les appareils vénézuéliens de type « Block 15 », à savoir un engin certes amélioré face au Block 10, mais qui a des capacités limitées de nuit : il faudra attendre le Block 40 pour pouvoir parler de « Night Fighter » véritable. Or l’Embraer est tombé à 00H51 exactement, heure locale. C’est aussi à Libertador qu’avait été créé l’hoax de l’envoi d’un F-16 aux iraniens pour tester leurs propres radars : la photo n’avait pas été prise en Iran mais bien sous les hangars vénézuéliens, hautement reconnaissables. Enrevanche, leradar chinois JYL-1 qu’ils emploientà une portée de 320 km et Cojedes est à peine à 120 km de Libertador. A se demander pourquoi autant d’avions se posent en Apure, par exemple,sans jamais être détectés…
Car les débris ont été rassemblés, après que l’appareil ait été détruit par le feu, une fois qu’il était au sol – sans préciser comment il y est arrivé (ici une photo grand format parue plus tard). Et il n’a pas impacté le sol, mais semble bien s’être posé : le terrain ne montre aucun cratère ou aucune trace d’un impact d’objet volant avec des débris répandus sur une longue zone (avec un tel nez broyé et plus de moteurs visibles on pourrait s’attendre à ça en effet). En comparaison, le crash de ce Navajo australien en 2008 à Bathurst,est fort représentatif : l’avion avait heurté un arbre au décollage. Idem pour celui de Riverwoods du 28 novembre 2011. Pourquoi donc avoir ainsi rassemblé en deux tas distincts les débris, et pourquoi donc cette séparation entre morceaux calcinés et les autres, pliés mais immaculés, voilà qui étonne. Pour mieux exposer le coup de l’autocollant ? Autoutr des bidons d’essence en plastique ont été retrouvés… non brûlés et couverts de boue. Des pompes à main, typiques des petits aéroports, de couleur bleue, sont montrées également : celles servant à remplir les bidons de fuselage et les réservoirs d’aille à partir des bidons restés au sol (doù la boue). Près de l’appareil, on tient à le montrer aussi, on peut voir un système à bord de transvasement d’essence grâce à des tuyaux : il était donc destiné à un long trajet, selon un procédé déjà décrit ici. Sur l’une des photos, on distingue 12 bidons d’essence en plastique translucide, ceux restés au sol visiblement : l’avion devait se ravitailler à cet endroit et était donc attendu !!! Près des pompes électriques montrées, reliées à une batterie noire, on distingue5 réservoirs internes. Ceux qui devaient à nouveau être remplis. Visiblement, l’avion était donc… bel et bien attendu sur place !!!
Certains, pour expliquer les débris (et même des brésiliens !) onteux une explication : « le surintendant de la police fédérale Mauro Spósito, qui participe à un raid de la police à la frontière du Brésil et du Pérou avec la Colombie, a déclaré que l’avion a été abattu et s’est cassé en l’air pour se transformer en un tas de décombres, mais il n’a pas explosé permettant de récupérer le chargement de drogue et des éléments préservés, bien que cassés ». OK, le fuselage avec ses bidons d’essence, ça vous fait logiquement un bel incendie à l’impact ,pourtant, normalement. Or une des contradictions est là, flagrante, devant nous : les bidons d’essence internes ajouté en cabine sont intacts, ou en tout cas ne montrent pas de signes d’incendie. Ils ont donc été enlevés avant celui-ci… Un incendie de tout l’avion, ce qui n’est pas le cas. Si le fuselage étant occupé par des bidons, il ne reste que les deux soutes pour caser la coke. Or, on l’a vu elles ne dépassent pas 600 livres de capacité : 272 kilos. On devrait donc décompter ce chiffre parmi les plaquettes d’1 kilo de coke étalées devant l’appareil : or on en annonce (et on en montre)… 616. A-t-on pu glisser 300 kilos de coke derrière les 5 futs d’essence visibles ? Pourquoi pas, me direz vous ? Certes, mais le coffre principal étant à l’avant,complètement disparu, un plus petit derrière la ported’accès, à l’arrière. Mais ce n’est même pas le nombre qui surprend. Car l’appareil a un avant en miettes, un fuselage en morceaux… et fort peu des paquets de coke étalésprésentent de marques de défectuosité ou de déchirement. L’hypothèse de l’éclatement en vol tombe : il y en aurait eu partout, de disséminés, des paquets ! C’est tout simplement… incompréhensible (ce que des lecteurs de blogs ont déjà fait remarquer) !!! Les paquets sont aussi de forme et de « signatures » fort différentes :c’est un chargement bien hétéroclite de coke ! Et qu’en est-il de celui du Cessna tombé deux jours avant presqu’au même endroit ?? Toujours invisible ? Plus on scrute, et plus le mystère s’épaissit… et l’idée de la mise en scène fait son chemin. Autre questionnement : une photo de plus grand format montre un bout d’hélice sortant du sol : l’avion se serait donc bien crashé nez en avant, en enfouissant directement les moteurs dans un sol meuble ? Ou l’on a essayé d’enfouir les morceaux ? Depuis quand en effet un appareil qui tombe de la sorte referme-t-il la terre derrière lui ? Les nombreuses traces laissées alentour penchent plutôt pour la solution d’un enfouissement des débris. Les débris montrés et rassemblés auraient été extraits du sol ? C’est encore une fois… incompréhensible !
Et pour ajouter à la confusion, il y a le site versionfinal.com.ve, qui le 25 mai présenteun tout autre cliché : celui de ruines encore fumantes, dans lesquelles on distingue effectivement les trois couleurs doré, rouge et noir des filets décorant l’avion… Une photo qui ajoute à l’intrigue, car elle montre un appareil détruit par un incendie, mais dont les vestiges n’ont pas été relevés en tas. Est-ce bien le même appareil, au moin, qui ne ce cas se serait retourné en brûlant : c’est difficile à dire, le journal cité ayant tendance à puiser dans ses archives et ne pas mettre ls clichés correspondant à ce que décrit l’article qu’il illustre !!! Tombé au même endroit, qui plus est, à Cojedes, en tout cas. Mais alors pourquoi ne pas avoir montré ce cliché plutôt que le tas de vestiges manfestement rassemblé ? Pourquoi modifier une scène de crime, sinon pour dissimuler des preuves ? Et pourquoi donc l’article cité n’évoque-t-il la découverte que d’un seul corps ; à ce moment là ? Un autre site associe clairement l’avion brésilien à ces vestiges. Comme commentaire, on a a ceci « sur place, les militaires ont trouvé l’avion partiellement brûlé« ... un avion qui, selon la même source, « s’est écrasé ». Une vision d’appareil similaire (un Chieftain, voisin) s’étant crashé, posé sur le ventre, en Afrique du Sud, montre des débris calcinés assez voisinsau final, alors qu’il n’avaiteu qu’un moteur incendié lors de son arrivée au sol. Et tout cela, sans oublier l’intervention sur Twitter de l’ineffable Padrino, qui rappelle comme exemple un appareil tombé un… Piper 23…extrait d’une de ses archives du 4 février 2014... tombé le 24 janvier à Calabozo, dans l’état de Guárico. Encore un avion « abattu » selon lui… bien entendu ! Le même avait cité « 12 avions » « capturés ou immobilisés » en « moins de 6 mois », en mai 2014!!! Parmi eux, ceux que l’armée avait-elle incendié, alors qu’ils s’étaient posés sans avoir été poursuivi… dont notre surperbe jet de brousse (voir le premier épisode sur le Venezuela)… « Très bien, mais où sont passés ces avions ? » note un lecteur sarcastique… un autre ajoutant « et où sont les pilotes » ? Et que dire de l’YV1674 répertorié aussi comme « abandonné » ? Le voici, en effet…dans une rue du quartier de Southwest Miami-Dade County, ou plutôt ce qu’il en reste. L’avion s’est écrasé en février dernierentuant tous ses occupants. L’avion vénézuélien appartenait à la Brink’s. Le (jeune) pilote,s Raul Chirivella, était un employé du Servicio Pan Americano de Protección. L’avion, transporteur de fonds venu de Caracas devait se rendre au Providenciales International Airport dans les îles Turks and Caicos…
A la décharge du pouvoir, le sort du dernier de liste, unKing 90, immatriculé PR-LUT (N°LT-783), appartenant à « Aeroplan Aviacao Ltda » (et ayant appartenu jadis à Richmor, paravent de la CIA)et de ses occupants Juan Daniel Silio Cengotitabengoa, et Janeth Nernández Avila, un couple de colombiens,a déjà été scellé le 20 février 2014 par un jugement les emprisonnants tous deux. L’avion brésilien (saisi !), évoqué ici, avait à bord des réservoirs supplémentaires en bidons, un petit dinghy et des GPS Garmin (GPSMap)… l’attirail du parfait candidat au transfert de drogue. Fait notable : il s’était posé après que deux F-16 lui en aient intimé l’ordre….sans lui tirer dessus… !!! Un avion qui ne figure pas dans les « abandonnés », car ne possédant pas d’immatriculation en YV…. !!!
Pour ce qui est des pilotes… je vous ai déjà montré les restes du siège de l’un d’entre eux (et même son cadavre calciné, apparu plus tard sur les sites gouvernementaux, une horrible vision). C’est très certainement celui du plus jeune des deux, qui est bien mort carbonisé.. On sait qui il est car dans les sac à dos aperçus, il yavait leurs passeports : le premier s’appelleKlender Hideo Ida De Paula et il avait 25 ans seulement. Il était membre d’un aéroclub brésilien et semblait très fier d’avoir été recruté, montrant à l’envi ses atterrissages sur petit Cessna sur le net. Selon sa mère,il avait quitté la capitale vendredi pour « faire un vol d’instruction en Itacoatiara ». C’est à l’Est de Manaus, sur l’Amazone. Selon elle, son fils lui aurait dit que c’était un de ses derniers vols, « car il ne gagnait pas assez d’argent et souhaitait reprendre ses études de mécanique et d’électronique ». Pour son collègue, présenté un temps dans certains sites comme « ayant réussi à s’échapper » (à se demander comment à partir d’un cockpit broyé !) c’est tout autre chose. Fernando Cesar Silva da Graça, âgé de 29 ans est en effet le fils d’un homme d’affaires suspecté jadis d’avoir financé le trafic de drogue. Il a été arrêté en 2008 dans la ville d’Ananindeua. L’arrestation faisait partie d’une vaste opération déclenchée par la police fédérale dans neuf Etats du pays. En fait c’était déjà sa deuxième arrestation car il était déjà allé en prison pour contrebande de 540 kilogrammes de cocaïne. La famille de Graça est en effet connue de la police brésilienne comme faisant partie d’une organisation criminelle de « Curica » qui a duré plus de 30 ans. Antonio Mota da Graça l’oncle trafiquant de « Curica » est en effet un membre du groupe criminel de la Família do Norte (FDN). Le second aurait-il entraîné le premier dans cette maudite aventure ? Le premier pilote aurait-il tenté un coup d’argent facile ??? Le 19 août,on enterrait au Brésil, à Manaus, le jeune Kiender, dont le corps n’avait pu être reconnu que par la dentition. Selon la propre mère du second, les deux occupants ont bien subi le même sort. Son fils aussi aurait lui aussi péri carbonisé. Mais pour l’instant un seul corps a été montré. Et à ma connaissance, c’est aussi la première fois qu’un cadavre de trafiquant supposé est ainsi montré par les autorités : pourquoi donc celui-là et pas les autres ? Mais pourquoi donc les renseignements n’évoquent-ils qu’un seul corps découvert, comme ici où on peut lire« Jusqu’ici, les militaires ont découvert de la drogue dispersée tout autour d’un corps carbonisé et un passeport d’un citoyen de nationalité brésilienne. » Un seul corps…
A la lueur des constatations, un scénario possible et plausible s’ébauche : le 22 mai, c’est la date où le Cessna aux 500 kilos de coke s’est vautré à Cogedes : or c’est le même jour que le jeune Kiender a annoncé à sa mère qu’il partait. L’accident a eu lieu le dimanche 24 mai. Lui aurait-ton chargé, lui et son collègue, d’aller chercher les 500 kilos restés en rade, qui représentait une jolie somme (et une belle part pour lui on suppose) ? Rappelons que les occupants du Cessna n’ont pas été arrêtés le jour de l’accident, mais le lendemain seulement, à 5 km de leur appareil. Tout était prêt sur place pour accueillir les deux « sauveteurs », comme on l’a vu, y compris deux pompes à main pour renouveler l’essence à bord. Au quel cas l’avion aurait réussi à atterrir, mais les choses se seraient ensuite mal passées, l’armée attendant peut-être sur place elle aussi. L’appareil aurait pu se poser et il aurait alors été détruit, à l’explosif et incendié, comme les autres précédemment, la scène passée au bulldozer, les morceaux cleans séparés du reste, et l’un des deux hommes tués dans des circonstances inconnues (aurait-il refusé d’aller plus loin ?) : l’avant broyé de l’appareil laissant subsister quand même la possibilité d’un crash, ne refusons pas non plus l’hypothèse ! N’aurait-il pas plutôt raté son redécollage, alors qu’il était bourré d’essence ? Le pilote aurait-il tenté de redécoller seul à bord ? L’avion aurait-il été atteint par un tir de ManPad Igla ? Et où est donc passé exactement le second pilote, celui qui avait des liens « familiaux » avec les trafiquants ? A-t-il vraiment subi le même sort que le premier ? La variante étant que ce seraient les vénézuéliens qui auraient ramené tout le système de transfert de carburant du Cessna et sa coke, mais le volume total est tel que ça ne tient pas dans ce premier appareil. En tout cas, ce que l’on daigne montrer n’est certainement pas ce qui s’est effectivement passé : les deux photos différentes de ruines fumantes et des deux tas rassemblés signifient quelque chose, mais quoi ? La fabrication de toutes pièces d’une accusation ? Pourquoi donc faire ainsi ? Pourquoi manipuler autant la scène du crash ? En épilogue on pouvait lire que « le vendredi 29 mai au matin a été incinérée les 616 paquets de cocaïne recueillis par le commandement de la région four à pyrolyse efficace de San Juan de los Morros, dans l’État de Guárico ». Dans un article où aucune vue de l’incinération proprement dite n’a été montrée… décidément, au Venezuela, on a beaucoup de mal à montrer les choses, et en revanche beaucoup beaucoup d’aisance pour les modifier !!!
Ce qui intrigue, de bout en bout, c’est cette énième mise en scène ratée, qui rend la thèse de la poursuite de F-16 caduque. Car il n’y a aucun doute sur la volonté des deux occupants à rejoindre un point déterminé où se tenaient des trafiquants avec leurs bidons d’essence prêts. Là n’est pas la question. L’armée vénézuélienne une fois encore est arrivée pour nettoyer la scène du crime et pour mettre en place son show habituel d’une poursuite hypothétique, suivie de tirs inexistants et de la fin brutale du petit bimoteur. Histoire de raconter au bon peuple que l’armée veille, et qu’elle empêche les trafiquants d’entrer dans le pays, et de ne pas avoir à évoquer des problèmes de « poulet » et de ses liens avec le Cartel de Los Soles,Et histoire de mouiller davantage le Brésil, des textes déjà apparus citant une nette détérioration des relations avec Dilma Rousseff. Mais aussi que ses avions de chasse fonctionnent bien (alors que leurs limites et leurs lacunes sont bien connues). Le pays a aussi de superbes Sukkhoi Su-30 (à 24 exemplaires, achetés en 2006) mais la légende voudrait qu’ils n’ont pas été armés car Chavez craignait qu’on s’en serve contre lui… Pourquoi donc toujours avoir recours à des mises en scènes discutables, plutôt que de présenter les faits tels quels (et dans ce cas les photos brutes du crash et non leur « aménagement ») ? La réponse, Collon et ses acolytes doivent l’avoir, c’est sûr. Je vais leur laisser le loisir de le faire, vu que leur site s’intitule Investig’action... comme le dit le même Collon chez… Soral, ou Chavez est entouré par Poutine, Kadhafi et Ahmadinejad, « les images, ça se manipule » !!!! A l’évidence, en effet… surtout au Venezuela !!!
Tous ces tripatouillages ont un but caché. Et c’est ce qu’on découvre en lisant la presse nous annoncer que le Venezuela vient brusquement de fermer sa frontière avec la Colombie, visiblement sous un prétexte (celui de trois soldats blessés), forçant des centaines de personnes à fuir la zone. Derrière cette double agitation (Madur vient d’ajouter une seconde zone « interite » se dissimule en fait tout autre chose … et c’est un ancien ambassadeur du Venezuela à l’ONU, Diego Arria, qui nous le dit : ça n’a rien à voir avec ce qui est raconté par Maduro.
Ancien ambassadeur du Venezuela à l’ONU, Diego Arria (où il a laissé sa patte) ami d’Orlando Letelier, a déclaré que la confrontation militaire entre gangs pour le contrôle des drogues et la contrebande est à l’origine de la fermeture de la frontière vénézuélienne dans Tachira et de l’état d’urgence décrétés par le président Nicolas Maduro, pour qui il a quelques griefs. En 2010, le ranch d’Arria, la Carolina, avait indument été saisi par le gouvernement, pour ne « pas être productif » : il avait aussitôt répondu en mettant sur le net les photos de ses têtes de bétail. Il avait aussi été l’objet en mai 2014 d’une tentative de déstabilisation par de faux e-mails. L’ex ambassadeur affirme en effet que les militaires vénézuéliens « se battent sur place entre eux pour le contrôle de la contrebande de drogue, mais aussi pour l’essence et les produits réglementés. Le contrôle de la drogue est plus en fait beaucoup plus lucratif, bien que l’essence, soit vendue cinf fois plus cher dans les pays voisins ». Selon lui, les autorités de la Colombie et les militaires sont complices de la contrebande provenant du Venezuela. « Ils envoient des centaines de semi-remorques par jour entre la Colombie et le Brésil. Cela explique pourquoi les stations d’essence ne sont souvent pas fournis au Venezuela « .En fait deux partis souhaitent avoir le contrôle total des deux trafics juteux : l’ex ambassadeur parle en effet de « guerre des des cartels militaires vénézuéliens », « entre le Cartel de los Soles (l’Armée) contre celui de La Guajira Cartel (la Garde Nationale) ». Selon lui toujours, c’est « comme dans les années 80 en Colombie, le cartel de Medellin contre le cartel de Cali. » Et selon Arria, Maduro ne reste en place que parce qu »il est soutenu par… Vladimir Padrino López, le Ministre de la Défense, le véritable maître du pays… et l’homme omniprésent dans chaque découverte importante de cocaïne. Le grand orchestrateur des fables anti-drogue vénézuéliennes. Un grand metteur en scène !
Comme explication, il rappelle un fait dérangeant qui aurait été à l’orgine de la fermeture de la zone. « Le 17 Août, 2015, une commission de Armée conduite par le lieutenant Daniel Veloz Santaella et le lieutenant Alexis Rodriguez Arias et d’autres membres de l’armée arrête à proximité de Peracal une camionnette conduite par deux soldats de de la Garde Nationale. Aors que leur l’identification était requise, les fonctionnaires de la Garde Nationale ont refusé de donner l’immatriculation du véhicule, ce qui a nécessité la présence d’un procureur. (…)Voilàqui rappelle un cas pendable étudié ici : celui de Googlis Martin Caballero Casanova, le colonel de la Garde Nationale surpris en photo à bord de son yachet personnel (très en verve, visiblement encore, en 2013 !) et lui aussi transporteur de coke à Mérida (à droite le contenu de son 4×4)… À ce stade, les fonctionnaires de la GN ont en effet exigé la présence d’un procureur pour ouvrir le camion. Le véhicule a été ouvert en présence d’un procureur compétent et de la drogue et de l’argent ont été saisis pour un montant proche de 47 millions de bolivars et de trois millions de dollars (…) La fermeture de la frontière avec la Colombie dans l’Etat de Tachira, a été faite sur la recommandation du major-général Velasco Lugo puis sous la pression de Vladimir Padrino pour déclarer l’état d’urgence dans les municipalités mentionnées dans le trafic de drogue relevant de la compétence Garde Nationale, car la région a toujours été historiquement sous le contrôle exclusif de la Garde Nationale pour ce qui est de la drogue et de l’alcool de contrebande… »
Or les trois noms cités (Daniel Veloz Santaella,Alexis Rodríguez Arias, et Miguel Núñez Martínez sont justement les soldats qui ont été attaqués et blessés !!! « Plusieurs sources conviennent que cette attaque est le résultat d’une « guerre entre les fonctionnaires de l’Ejércitio et les cartels de la drogue dont des agents concernés de la Garde Nationale, » comme le dit José Antonio Colina, le président des réfugiés politiques vénézuéliens à l’étranger (1). » « C’est un combat entre les cartels, y compris les membres de la garde nationale et l’armée, et l’attaque (la tentative d’assassinat par des hommes armés) s’est produite parce que le civil qui était dans la voiture avait indiqué la maison où ils avaient caché l’argent « , a déclaré une source » ajoute Reportero24.. le site, il faut le noter, est installé à… Miami, et il est très anti-Maduro. Y écrit notamment Antonio Maria Delgado, deEl Nuevo Herald. Il n’empêche : les 500 kilos de coke « manquants » de notre fameux Cessna de Cojedes… on bien été découverts par la Garde Nationale, en effet. Et le lendemain, c’était Sergio Rivero Marcano, commandant de la Garde Nationale et non Padrino, qui avait mis en scène la « découverte » de l’avion… sans montrer une seule plaqiuette de coke… !!!
Une situation plus que délicate, qu’un homme particulier, Joaquin Villalobos, qui n’est autre qu’un bon connaisseur, en qualité d’ancien guérillero salvadorien,avait pressenti dès 2010: « il n’y a cependant pas de risques que cela dégénère en guerre civile. Au cours des douze dernières années et malgré la profonde division du pays, les Vénézuéliens ont toujours refusé la violence politique. Il n’y aura pas non plus de déclaration de guerre entre la Colombie et le Venezuela parce que ces deux sociétés sont profondément hostiles à cette éventualité. Le danger viendrait plutôt d’un conflit interne entre un Etat affaibli et les divers groupes armés qui se convertiront au crime organisé. L’affaiblissement de l’Etat, la multiplication de pouvoirs armés informels, alliés à la position géographique très rentable du pays pour le trafic de drogue, ouvrent la voie à un nouveau type de conflit où les militaires se mêleront aux bandits et les policiers aux rebelles corrompus. » Cinq ans plus tard, nous y sommes, hélas.
(1) il a fait partie du groupe d’officiers qui en octobre 2002 a exigé la démission d’Hugo Chavez, pour violation de la constitution nationale et permis la présence de guérilleros colombiens et des éléments étrangers dans le territoire vénézuélien, ce qui est connu sous le nom de Plaza Altamira, devenue depuis emblématique de l’opposition.
PS : sur le rôle de l’armée au Venezuela, on peut et doit lire ceci :
Sa conclusion est lumineuse : « en raison des considérations précédentes, il est donc impossible de compter sur l’armée, sur sa structure actuelle, pour construire un modèle social différent. L’armée représente un outil fondamental pour consolider un régime caractérisé par l’autoritarisme. Elle ne symbolise absolument pas une institution fiable parce qu’elle est une structure de pouvoir, de nature prétorienne, depuis sa création par Juan Vicente Gomez [en 1948]. Le peuple vénézuélien n’est pas en armes, il subit le joug des armes ».
Le crash qui nous intéresse n’a pas été le seul de la semaine où il s’est produit, ce qui en fait un événement encore plus à part. Si le premier n’est pas directement à relier à notre incident de Cojedes, un second, qui s’est produit à peine deux jours avant, pourrait très bien y être associé. Entre les deux en effet, de nombreux paquets de drogue ont soit disparu, soit ont été transférés. Car on a beaucoup de mal à croire que d’un appareil réduit à l’état de miettes, autant de paquets de cocaïne aient pu être extraits intacts… C’est l’un des points les plus intrigants de notre nouvelle étude du jour… mais revenons d’abord sur ces deux prédécesseurs de cette semaine de mai dernier… où il a plus des avions …
Les photos du crash, proposées exclusivement par des médias arrivés après la prise en mains des pouvoirs locaux et nationaux sont fort évocatrices. L’appareil a été réduit en miettes, bizarrement présentées sous deux tas bien distincts, et les paquets habituels de coke ont été étalés pour enmontrer leur nombre conséquentconsituant un troisième tas à scruter. Certains paquets de coke étalés portent de façon visible le label « Golty » (d’autres « BOSS » ou une étoile jaune à cinq branches avec un P dessus) : c’est un pied de nez des fabricants colombiens au producteur de ballons de football du même nom, une entreprise portant le nom d’Escobar & Martínez S.A, qui distribue les ballons officiels en Colombie !!! Visiblement, la coke à bord n’a rien de brésilienne !!!
L’affaire n’est pas commune, et en mélange plusieurs en fait. Car avant d’étudier les restes du crash, il convient de revenir sur les jours précédents, où deux crashs consécutifs ont eu lieu. Le premier est très impressionnant... mais ces images ont été fournies par les forces aériennes colombiennes et non par le Venezuela. On y voit un petit jet, un Hawker 800XP, suivi par une caméra à vision nocturne, tenter de s’échapper en rasant les vagues, une source de chaleur forte émanant de son réacteur droit. Jusqu’à l’impact avec les flots, qui se situe à 40 secondes de la séquence d’une minute environ. Le crash s’est produit le 20 mai, soit quatre jours avant celui dont je parle. Les sites divers relatant l’accident ne parlent pas de quelconque tir de la part des avions colombiens. L’avion est un Hawker 800, annoncé comme ayant emporté une tonne de cocaïne (iici on annonce un Hawker 600). L’avion avait décollé du Venezuela, dans l’Apure. Lelendemain, on découvre trois corps avec lesvestiges rejetés sur la côte colombienne. Un premier passeport retrouvé donne le nom de José Hugo Urquidi Canton, 60 ans, né à Puebla. Une personne impliquée dans un procès commerciale en 2007, par un tribunal de l’État de Nuevo Leon (c’est au Mexique).« L’autre document a été trouvé dans la poche du pantalon qu’avait laissé l’un des trois corps retrouvés vendredi sur les plages de Fray Domingo et Puerto Velero.C’est un certificat au nom de Behiker Castaneda Medina, 24 ans, de Cravo Norte, dans le département d’Arauca » (en Colombie). Sur Facebook il apparait comme employé d’une « Maison de la Culture ». Au lendemain du crash, deux plages se retrouventjonchées de paquets de coke et les corps yapparaissent. Certains paquets sont siglés CR7, en hommage à Cristiano Ronaldo… décidément, les colombiens adorent le foot. D’autres sont décorés d’images de Tiiti ou de Bugs Bunny. C’est le schéma de la chute du30 janvier 2015 qui recommence, un crash de Challengerdont je vous ai parlé ici-même. A ce jour, le numéro de l’appareil reste indéterminé. Seule une image de débrit flottant donne les couleurs de ses filets de décoration : or c’est une bonne pêche, car il semble bien que ce morceau provienne de l’embase de la queue, avec son entrée d’air. Un endroit portant rarement de la décoration.
A peine le crash annoncé, notre irrésistible ministre de la défense vénézuélienne, Vladimir Padrino López, annonce que l’appareil« a été attaqué par la force aérienne du vénézuela« …et notre homme d’y aller d’un laïus encore une fois surréaliste : « une fois que tous les moyens ont été épuisés, notre aviation militaire fonctionne comme établi dans le droit international et dans notre droit, et l’avion Hawker des trafiquants a été touché par des cartouches d’explosif incendiaire de 20 mm » déclare-t-il avec l’emphase qui le caractérise. On appuie son délire par communiqué officiel :« un avion de type Hawker 800 , qui a quitté le Venezuela à destination de l’Amérique centrale a été détecté dans plus tôt aujourd’hui (mercredi) (…) quand il est entré illégalement dans l’espace aérien colombien en essayant d’aterrir àl’aéroport de Santa Marta « . Le Ministre de la Défense du Venezuela a déclaré que « l’avion a été frappé par deux tirs très près de Barinas (sud-ouest) et un troisième sur la côte orientale du lac (nord-ouest).« A partir de ce moment, l’avion a commencé à descendre rapidement » et « l’armée vénézuélienne a perdu sa trace » affirme Padrino. La « précision » de la taille du canon de l’avion supposé avoir tiré n’est pas anodine : le F-16 en possède bien un, rotatif, de canon de ce calibre. Retenons donc l’idée en tout cas, que les appareils de Padrino ne lancent pas de missiles mais tirent au canon… pour lui, en tout cas,l’avion ne provenait pas du Venezuela…. selon Padrino, l’appareil portait le sigle « N-NPFT » : un indicatif inopérant, il aurait dû le savoir. A noter que toute la phase finale de l’avion a été filmée par des colombiens, qui n’ont pas parlé de « tirs » en ce qui les concerne. On évoque plutôt chez eux une surchauffe moteur….
Il n’y a pas eu que le Hawker qui a précédé notre Embraer du jour. Beaucoup plus intrigant pour la suite de notre histoire, un petit Cessna T210, portant les initiales XB-NVX, (il était doncmexicain) ayant décollé de Chiapas, avait fait un atterrissage d’urgence dans la ville deCojedes, après une panne de carburant. Doté d’un train rentrant, il n’a pas l’air de s’en être servi : il s’est posé sur le ventre, ou plus exactement sur sonseul train gauche, le seul montré sorti. On a déjà vu ce genre d’engin évoluer aux mains des trafiquants péruviens dont c’est l’avion préféré. Débarqué au même endroit, oui, que pour le crash qui nous intéresse aujourd’hui. Les deux occupants de l’avion, enfuis, sont vite retrouvés et arrêtés : il s’agit de Jaime Alexander Duarte Lopez, 23 ans, et de Reynaldo Mendoza Reza, 63 ans, qui avouent rapidement avoir été embauchés par une organisation criminelle dont le chef serait surnommé « El Pariente ». L’appareil transportait 500 kilos de cocaïne, selon Sergio Rivero Marcano, le chef du commandement des opérations de la Garde Nationale bolivarienne. Dans l’avion accidenté ont été trouvés deux appareils GPS, deux téléphones satellitaires,un pistolet calibre.38 automatique Colt mais aussi 2800 dollars, des pesos mexicains, plus un radeau de fortune (l’avion devait survoler la mer…), des passeports et des documents personnels. Il n’y aucune trace de paquets de coke, comme on le montre habituellement, mais on en retrouve sur un autre cliché, dans un autre article, montrant des paquets serrés dans une camionnette, en date du 22 mai. Ce ne sont pas ceux du Cessna accidenté ; mais ceux récupérés en mer, à la suite du crash du Hawker 800, disent les vénézuéliens. Les autorités tiennent à préciser que « lors de la vérification de la documentation des citoyensdétenus, il a été révélé que le pilote dispose d’un visa américain, et le passager de plusieurs enregistrements d’entrée au Guatemala, au Brésil, en Argentine, en Uruguay, en Espagne (?) et au Honduras… »
L’endroit en tout cas semble « attractif » pour les trafiquants ; le 1er avril 2015, un autre appareil, le Cessna 441 Conquest II XB-KGS, (« spotté » ici à Mexico) s’était écrasé, presqu’au même endroit. A bord, il y avait 863 paquets de cocaïne. Le 8 avril qui avait suivi, on avait appris que l’on avait retrouvé sur un des corps le passeport de Norberto Filemón Miranda Pérez, l’ancien chef de la Direction générale des services aériens (DGSA) du Bureau du procureur général de la République mexicaine (PGR). Un Miranda Perez qui était à la tête de la Direction générale des services aériens de la PGR lors de l’administration de l’ancien président Felipe Calderon !!! Un procureur, Jesús Murillo Karam, nommé lors du changement de gouvernement, avait mis en doute le fonctionnement même du PGR l’accusant à plusieurs reprises d’utiliser des avions pour transporter illégalement de la drogue . Un cas pendable avait été découvert, avec la découverte dans le bureau de l’ancien chef de la DGSA de trois valises contenant environ 60 kilos d’alcaloïde, à l’intérieur de l’agence officielle même !!! L’homme a été arrêté et 15 fonctionnaires également. L’avion crashé rappelons-le, avait été vendu par l’équivalent des domaines, géré… par le PGR (c’était l’ancien XB-KFCdevenu XC-AA12) !!!La gangrène mexicaine s’est infiltrée partout dans le pays !
Pour présenter le cas du jour, au Venezuela, on a à nouveau réuni une belle brochette de généraux (ci-dessous à gauche) : le commandant du Commandement des Opérations D, Sergio Rivero Marcano, le Chef du Commandement antidrogue du GNB, Hector Hernandez Dacosta, le commandant du Secteur du Commandement de la Garde Nationale bolivarienne No. 32, Fraino Miguel Angel Arellano, le gouverneur de l’Etat de Cojedes Erika Farias et le chef de la Zone n ° 34, Abraham Valladares. Ce sont les cavaliers du lieutenant-colonel Engelberth Franco Garcia, commandant du détachement « N° 329 La Rural » qui ont détecté l’emplacement du crash du Cessna qui a précédé celui qui nous intéresse. Deux jours avant le héros du jour, en somme, 500 kilos de coke trouvés dans un avion ayant fait intact un atterrissage forcé ont disparu, à Cojedes. Ou les militaires, si prompts à étaler leurs prises, ont oublié de le faire, ce jour là… ce qui semble bien étonnant. En revanche, ils ont pensé à photographier les deux narcotrafiquants qui en étaient descendus, et retrouvés à 5 km de là.
Comme on l’a vu dans l’épisode précédent, la gestion des appareils « abandonnés » effectuée par l’administration vénézuélienne frise le surréalisme. Le moment est donc venu de lui rappeler l’existence d’un avion qu’elle semble avoir oublié (il a en effet totalement disparu !!!). Celui du descendant d’une dynastie industrielle vénézuélienne, dont l’enlèvement était resté une énigme, jusqu’à sa réapparition surprise. Pendant deux ans, on avait imaginé tout autre ravisseur que celui qui le libérera. Et personne n’avait non plus pu imaginer que le gouvernement d’Hugo Chavez de l’époque avait dissimulé beaucoup de choses sur cette affaire. Retour sur un autre cas pendable pouvant servir aujourd’hui de décor explicatif à notre récente découverte. Celle de tripatouillages éhontés de l’information, par un pouvoir désormais aux abois, qui a de plus en plus de mal à dissimuler ses turpitudes (1).
Parmi les numéros d’avions annoncés comme « abandonnés » (voir notre épisode précédent) figure aussi l’immatriculation YV465T, qui semble rappeler un Beechcraft, modèle B-90C, modèle King Air, LJ-556, (ex N9456Q) immatriculé exactement YV465CP, chez Servivensa, (une division d’Avensa qui exploitait aussi des Boeing 727après avoir débuté avec des DC-3 et des C-46). C’est il est vrai, un avion datant de 1972. Un avion un peu particulier, celui-là, qui va nous permettre de tracer un décor pas vraiment idyllique du régime, ce qui va encore déplaire à notre lecteur assidu. Un avion « enlevé » un jour où il s’était posé, au Haras San Francisco Tocuyito, avec poussé à l’intérieur son propriétaire Winckelmann Richard Boulton, dont le grand père avait fondé l’entreprise de gaz nationale et le père la compagnie aérienne Avensa (qui s’est mise en faillite en 2002, quoi qu’un de ses appareils volera un peu plus tardencore et est aujourd’hui entreposé). Etrangement, Avensa, qui a possédé de gros porteurs comme le DC-10 ci-dessous a disparu des radars vers 2004. Pourtant, on découvrira longtemps encore une société portant de nom, vensa Servivensa (pour Aerovías Venezolanas S.A) installée à… Medellin en Colombie, sur l’aéroport Jose María Cordoba. Une page Facebook célèbre encore aujourd’hui les Caravelle de l’entrprise. Tout s’est arrêté pourtant, depuis. Son Boeing 757 YV-78C a été revendu à American Express Bank (N270AE) Air Europa EC-845, puis Iberia EC-GCA pour devenir Avianca N951PG en 2001, être stocké en 2003 ; faire une apparition chez Orient Thai Airlines HS-OTB en 2003 et être à nouveau stocké en 2006. Le 24 décembre 1998, un 727 de Servivensa avait fait quelques frayeurs sur la piste N°6 de l’aéroport Alberto Carnevali de Mérida en sortant de la piste de 1630 m de longseulement. On s’écrase pas mal au Venezuela, semble-t-il.
Un enlèvement à bord de son propre avion, donc, pour l’héritier de la dynastie, c’est plutôt rare, le samedi 15 juillet, 2000, à Libertador, dans l’état de Carabobo, par un groupe de 12 hommes armés lié aux Farcs semblait-il, déguisés en policiers de la Garde Nationale ! Les preneurs d’otage n’emportent avec eux que le fils de l’industriel, Richard Boulton. Un (riche) propriétaire, quiavait épousé en décembre 1998 Marena Bencomo (élue Miss Venezuela1996, à 18 ans). Cette dernière, lors du kidnapping, avait été lors laissée sur place, attachée à un poteau avec du barbelé… Les preneurs d’otage n’avaient pas fait dans la dentelle ! (ci-dessous à gauche la photo de leur mariage). On retiendra leur uniforme : celui de la Garde Nationale, et non celle de policiers ni de l’armée proprement dite.
Un enlèvement qui visiblement avait embarrassé à l’époque Hugo Chavez : à la télévision, à plusieurs reprises, il avait juré qu’il ferait tout pour faire libérer l’héritier industriel. Il ira même jusqu’à dire le 23 juillet 2000 pour rassurer la famille ou la population que « l’avion a été trouvé en Colombie grâce à un système de satellite ». Les vénézuéliens étant ravis d’apprendre qu’ils en possédaient alors un… lancé en réalité 8 ans plus tard (le 29 octobre 2008). Baptisé « Simon Bolivar », de type CASTmuni de caméras, il était censé en effet lutter contre le trafic de drogue.Un deuxième (Miranda)tourne même depuistrois ans maintenant en orbite (un troisième est prévu). Les images montrées révélant que le deuxième a une résolution maximale de 2,5 mètres… mais il a été lancé en 2012, celui-là Chavez, qui avait donc largmement anticipé ses prouesses astronautiques, racontent Jennifer L. McCoy, et David J. Myer « The Unraveling of Representative Democracy in Venezuela » avait dû composer avec les industriels pour assurer son élection, certains ayant déjà pris position en sa faveur : « des membres éminents de l’entreprise et de l’élite sociale, ont accordé leur soutien au mouvement bolivarien d’Hugo Chavez mis en place dans les années 1990, même si Chavez lui-même avait attaqué le secteur privé, pour avoir soutenu le pacte démocratique de Punto Fijo (qui excluait les communistes). Parmi eux : il y avait les hommes d’affaires Reinaldo Cervini (de l’agro-industrie, du fer et de l’acier) ; Luis Vallenilla, un banquier et financier de Fundapatria, une organisation qui s’était opposée à la politique pétrolière de Caldera ; et Henry Lord Boulton, actionnaire principal et président du Avensa, la plus grande compagnie aérienne du Venezuela ». Chavez, pour cela, avait pris contact avec la Fedecámaras, la « Fédération de Chambres et Associations de Commerce et de Production » du Venezuela, devant laquelle il avait tenu un discours fort modéré. Plus tard, Senen Torrealba, président de l’union des entrepreneurs de l’État de Bolivar affirmera clairement que des patrons votaient aussi Chavez. Le Figaro, en 2006, expliquera que des brouilles ont même été mises sous le boisseau : « l’exemple le plus remarquable est celui du milliardaire Gustavo Cisneros. Le propriétaire de la chaîne privée Venevision était en guerre ouverte avec Hugo Chavez jusqu’à ce qu’en août 2004, l’ex-président américain Jimmy Carter, soucieux de diminuer la tension politique, organise une rencontre. Le contenu de l’échange est secret, mais, depuis, Hugo Chavez a cessé de traiter Cisneros de conspirateur et ce dernier a demandé à sa télévision de moins attaquer le président. Ses affaires s’en portent mieux. « C’est un traité de non-agression », confirme un proche du président. »
Chavez avait finement joué en 1998, selon les deux auteurs, en séduisant la presse et une chaîne de télévision : « pendant la première partie de la campagne, les sondages ont constaté que lorsque l’intention de voter pour Chavez dépassait à peine 10 pour cent (loin derrière Irene Saez et Claudio Fermin), le seul média majeur qui avait accordé beaucoup d’attention au lieutenant-colonel défroqué était le journal El Nacional. Cela a changé lorsque les candidatures de Saez et de Fermin ont implosé et la course est devenu un concours entre Chavez et le gouverneur de l’État de Carabobo, Henrique Salas Römer, qui a rapidement gagné le soutien de deux des principaux médias les plus conservateurs, le journal El Universal et Radio Caracas TV. La décision prise par ces médias de soutenir Romer a provoqué une réponse attendue de leurs concurrents, les médias rivaux comme El Nacional (et les chaînes Venevision et Televen) qui ont par conséquent donné une grande couverture à Chavez. Immédiatement après la victoire de Chavez, les décisions prises par les entrepreneurs des médias pour soutenir les candidats devenaient des dividendes pour ceux qui avaient soutenu le gagnant. Le site choisi par le président nouvellement élu pour son premier discours devant le pays (le soir des élections) était l’Ateneo de Caracas, une institution culturelle étroitement liée à El Nacional. Le lendemain, le nouveau président et la première dame ont passé la matinée à Venevisión, comme invités sur plusieurs de ses programmes du matin ».
Le soutien de la famille Boulton avait donc été suivi de quelques… compensations. La gêne était telle pour le pouvoir, que le ministre José Vicente Rangel Vale (qui deviendra aussi plus tard vice-président)avait été obligé de faire une mise au point sur les prérogatives sur l’usage par la compagnie Servivensa, de la famille Boulton, de l’aéroport militaire vénézuélien de La Carlota (ici à gauche) : « en outre, plusieurs sociétés aéronautiques dont Servivensa s’exploitent commercialement auprès de La Carlota et portent alors les initiales de l’aéroport « CP », alors que c’est interdit à d’autres opérateurs. Parmi ces avions il y a les King Air 90, acronymes YV-465-CP ; YV-467-CP et YV-516-CP, dont les activités sont disponibles à la base aérienne de Francisco de Miranda ». Les trois appareils cités étant ceux de Servivensa (ici l’YV-467CP).… reconnaissables à leur déco, appliquée de la même façon sur un 737 ouun B-757... la ligne Avensa ayant été créée au départ, rappelons-le, avec des capitaux américains, apportés par TWA, preuve que Chavez savait aussi parfois oublier certaines choses. Boulton, l’héritier d’une véritable dynastie industrielle, restera en fait presque deux ans en captivité avant d’être libéré… contre rançon, comme on le supposait dès le départ. Exigée à 30 millions de dollarsau départ ; elle aurait été au final négociée à un demi million selon les sources journalistiques… étrangement, le ministre de l’intérieur vénézuélien avait d’emblée déclaré que ceux qui l’avaient enlevé n’avaient rien à voir avec les Farcs et étaient « des criminels de droit commun »…. L’embarras en effet était palpable, Chavez, on le sait, soutenant ouvertement les Farcs (comme le montre la photo avec Reyes). Les ravisseurs semblaient en tout cas bien renseignés : l’avion ne s’était pas posé aux Haras San Francisco, la propriété de Richard Boulton, maischez le voisin de ce dernier, le vétérinaire Francisco Larrazabal…. S’en était suivi tout un imbroglio : on annoncera avoir vu l’avion à plusieurs reprises au Venezuela, mais des annonces qui furent toutes de fausses alertes. Pour beaucoup, l’avion n’avait jamais quitté le territoire vénézuélien…
Des auteurs supposés de l’enlèvement sont néanmoins vite retrouvés et jugés : le 4 décembre 2001, la juge Ana Herminia Arellanode l’État de Carabobo, avait condamné sur des accusations de vol qualifié, des responsables de l’enlèvement, Juan José Meneses un jeune fermier, Jose Gregorio Perozo, Jose Gregorio Montana, Alexander Mata, Douglas Calderon Carlos Noguera, mais son jugement avait aussitôt été remis en cause.Les deux plus chargés avaient obtenu 14 ans de prison, les autres 7, 6 et 5 pour complicité. Calderon, un ancien sergent technique dans la Garde Nationale, avait été arrêté pour avoir coordonné l’opération dans le Haras San Francisco (ci-dessus à gauche) : on semble l’avoir oublié, cela. Le rôle trouble de la Garde Nationale, on en reparlera un peu plus loin… Le ver aurait déjà dans le fruit en 2000 !!! On avait certes emprisonné des responsables, mais l’homme enlevé demeurait toujours introuvable : le véritable organisateur manquait toujours à l’appel, et les Farcs étaient régulièrement citées. Tout n’avait pas été dit lors du procès, à l’évidence. En fait de Farcs, cela aurait été un commandant de l’ELN – fondée par Fabio Vásquez Castaño – un certainAnatole Martinez, et « un pilote colombien » qui auraient fait le coup semble-t-il, du moins c’est ce qui a été raconté lors de ce procès : ce qu l’ELN avait aussitôt nié avec véhémence. L’histoire lui donnera raison.
On reste ainsi dans le doute pendant des mois sur la personnalité des ravisseurs, qui demeure floue, sinon totalement inconnue. Or, à la surprise générale, en 2002, c’est le chef paramilitaire Carlos Castano, le fondateur des Autodéfenses paysannes de Córdoba et d’Urabá (l’AUC) une organisationparamilitaire d’extrême droitecolombienne, qui annonçait une libération possible pour l’otage, et revendique en même temps l’enlèvement et négocie donc dans la foulée la rançon ! Lors de l’enlèvement, Castano, qui avait été entraïné par Yaïr Klein *, (qui entraînait aussi Pablo Escobar et José Gonzalo Rodríguez Gacha dit le « Mexicain ») avait tenu soin à faire dire aux personnes présentes que c’étaient les Farcs les ravisseurs ! Les détails de la détention resteront en fait à jamais forts obscurs, car beaucoup de participants sont morts depuis.
Castano, le leader de Los Pepes, ceux qui avait aussi mis fin à l’empire d’Escobar, et qui faisait régner dans son propre groupe la terreur, un homme aussi fort porté sur la bouteille, est mort le 16avril2004 dans des circonstances surprenantes : il a été abattu parordrede son propre frère, et on en a récupéré depuis que les ossements….ce même frère qui sera lui même tué à coup de machette le 11 mars 2007, son corps étant brûlé entouré de pneus et sescendres seront jetés dans la rivière Nechi: on ne rigole pas dans ce milieu, c’est sûr !!!
Le 15 juillet 2002, l’héritier Boulton était entretemps réapparu libre (fort marqué, c’est visible ici à droite) , à … l’aéroport de Villavicencio. Sa libération sonnait en fait la fin du mouvement de ses ravisseurs. Le 19 juillet 2002, l’AUC annonçait en effet sa dissolution. Une dernière suprise quand on découvre que le Beechcraft déclaré abandonné ayant a été déclaré détruit… le 15 juillet 2000. Le jour même de l’enlèvement… Pour Chavez, qui l’avait annoncé comme aperçu des semaines après l’enlèvement, l’annonce jetait comme un froid. Pire encore peut-être avec une déclaration de Richard Boulton, qui remerciait le même Chavez pour son intercession dans sa libération… sachant qui le détenait… car cela avait de quoi surprendre en effet. On apprenait de même que prix de sa libération avait été de 460 000 dollars de rançon, versée en février 2002, alors que l’ineffable président avait évoqué une « opération commando » pour le libérer ! Mais ce n’est rien encore pour le pouvoir avec l’arrestation surprise de Freddy Barros Sotillo, un des négociateurs assermenté, arrêté en avril 2001comme ayant participé à l’enlèvement : sa première déclaration ayant résonnécomme un coup de tonnerre :« commandant Chavez, si tel est le moyen de payer l’une des unités de sa mission accomplie, je vous offre ma démission à la révolution bolivarienne ». Un ange était alors passé dans les rédactions à l’entendre : Sotillo avait-il été l’intermédiaire avec Castano, l’ennemi juré du régime, ce qui était inavouable, ou avait-il détourné une partie de l’argent (la famille s’était effectivement plainte d’avoir à donner pour chacune des approches de transaction, sans savoir dans quelles poches ça partait), on ne le saura jamais. En tout cas, Sotillo avait clamé haut et clair que le gouvernement Chavez savait tout… depuis le début de l’enlèvement !!! Ce qui était désastreux pour l’image du maître de Caracas, qui préféra se priver de son représentant… envoyé au cachot ! Pour Germán Jaramillo, le responsable de la DAS, toujours prêt à emballer les poissons les plus pourris, cette libération devait être plutôt perçue comme « une œuvre de l’intelligence de niveau supérieur entreprise dans le pays ». Pas moins !!!
Pour ce qui est de la propriété des Boulton, le Haras San Francisco, le vétérinaire et voisin des Boulton, José Francisco Larrazabal (ici à droite), y avait été assassiné de trois coups de feu dès le lundi 5 janvier 2009. Pour mettre la pression sur la famille, très certainement… La police y avait vu au départ l’œuvre d’un membre du groupe des « Piloneros » , Jose Joaquin Martinez Orozco, surnommé « Le Joaquin Black ». L’homme aurait aussi assassiné l’avocat et journaliste Orel Sambrano, disait-on alors. Parmi les explications données à ces meurtres, on avait retenu une information fort inquiétante donnée par le commissaire Castillo. Selon lui c’était « l’interview du vétérinaire à propos de la saisie de près de 400 kilos de la drogue, trouvée à El Rosario chez Walid Makled le 13 Novembre 2008. La propriété jouxte en effet le Haras San Francisco, appartenant au vétérinaire ». Pour l’avocat et journaliste Orel Sambrano, 62 ans, « le chef de la police scientifique a déclaré la cause serait liée à la pratique du journalisme en raison d’allégations de trafic de drogue… » Le trafiquant Makled avait été un temps fort proche de la présidence, comme j’ai déjà pu vous le dire également ici. Arrêté, il avait mouillé tout les rangs du pouvoir vénézuélien. Mais on avait complètement oublié que sa propriété jouxtait celle des Boulton et de Larrazabal !!!
Cela je vous l’avais raconté ici en effet (ce devait être à une époque ou Collon ne lisait pas Agoravox…) : « en 2008, avec ses trois frères, Makled à acquis la compagnie phare du Venezuela en transport aérien, Aeropostal, qui a été nationalisé cette année. Mais les affaires les plus lucratives de la famille ont été l’installation de fret et un entrepôt à Puerto Cabello, sur la côte nord du pays (on calculera qu »il possédait à lui seul 12,46% des entrepôts du port). La riche famille Makled entretient une relation étroite avec des alliés influents du président Hugo Chavez, dont les gouverneurs et les juges de la Cour suprême, selon El Nuevo Herald, citant la presse locale et les documents obtenus par le journal. Aldala Makled, l’un des frères, a été président de la « Fédération des hommes d’affaires bolivariens », une des organisations pro-Chavez ». Vu sous cet angle, on voit bien que ce qu’on avait soupçonné dans un des épisodes précédents, à savoir que la CIA désirait ainsi mouiller Chavez, avait plutôt pris le bon chemin. Un chemin que l’habile politicien Chavez lui-même coupera net : « mais les affaires de la famille et de l’empire politique n’ont pas tardé à s’effondrer. En novembre 2008, des officiers vénézuéliens du renseignement militaire ont signalé avoir trouvé 392 kilos de cocaïne stockés au ranch El Rosario, géré par les frères Makled qui ont été accusés de trafic de drogue et arrêtés, sauf Walid ». Selon l’avocat des deux frères arrêtés, cette arrestation était une représaille de Chavez pour avoir soutenu un candidat d’opposition. Il n’empêche : la principale agence aérienne du pays achetée par des trafiquants notoires, cela reste un bel exploit dont les services de Chavez peuvent difficilement être fiers ! »avais-je écrit dès 2011.
Wikileaks avait révélé les affres du gouvernement vénézuélien face au cas embarrassant de Makled : « un certain nombre de documents divulgués par WikiLeaks et étudiés par El Nuevo Herald font la lumière sur les véritables motivations de cet épisode. En particulier, ils expliquent la ferveur avec laquelle le président vénézuélien Hugo Chaveza exigé que Makled soit amené au Venezuela,où il a été interrogé sous de fortes suspicions, à la suite de l’incapacité de ce dernier de donner son témoignage aux États-Unis. L’analyse du journal de Miami sur les documents Stratfor – dont Wikileaks a récemment publié plus de cinq millions de documents montre que Chavez a été contraint par les généraux des Forces armées bolivariennes, qui étaient très préoccupés par ce « roi parmi les barons de la drogue « comme décrit Washington, et la ventilation de leurs activités illégales. Après avoir été arrêté en Colombie, Makled dit que plusieurs hauts fonctionnaires de Caracas font partie de sa masse salariale, y compris les officiers supérieurs des Forces armées, et il a accusé l’armée vénézuélienne d’être directement impliquée dans le transport de la drogue. « On croit que Makled est en possession de précieux enregistrements de transactions incriminant les membres supérieurs du gouvernement vénézuélien avec le blanchiment d’argent, le trafic de drogue et peut-être le terrorisme », a déclaré l’un de ces rapports. » Ilvalait mieuxrapatrier vite fait le « narco trop bavard » comme l’avait appelé ici Le Monde. Il le sera d’ailleurs dans un un des fameux Learjets gouvernementaux…
Episode supplémentaire à l’histoire : Francisco Larrazabal, mort, sa propriété de 400 hectares avait vite attiré les convoitises… dont celle de Walid Makled. Boulton viendra au tribunal raconter en 2012 que « Makled était intéressé par la propriété car ses avions pouvaient y atterrir« , et c’est pour cela qu’il était devenu propriétaire des terrains en 2006 « sans jamais avoir vraiment effectué tous les versements » qu’il aurait dû faire. Il en a avait assumé deux seulement, et encore « pour un faible pourcentage de la somme due« . « Selon l’accusation, la drogue apportée par avion sur la dite piste, et de était transportée à la maison don Makled était propriétaire, à travers un chemin qui, selon plusieurs témoins, se connectait directement à la ferme El Rosario . » Un employé des Haras avait confirmé la venue et le débarquement de « boîtes blanches, transportées par camionnette à l’hacienda de Makled ». « Un des travailleurs Haras San Francisco, qui a refusé d’être identifié par crainte, dit que son patron a été tué pour avoir parlé. Pour cette raison, il craint d’être la prochaine. Cinq écuries avec plus de 500 chevaux, trois hangars, un théâtre et des animaux de laboratoire en ville et l’exploitation de deux gorilles, trois zèbres, des autruches, des deux un chameau et un hippopotame, tous les biens du Safari Valencia étaient les actifs les plus précieux de Larrazabal » peut-on lire. Les animaux ont vite disparu, et et la ferme a périclité ensuite. Boulton, retenu par un le mercenaire d’extrême droite avec lequel Chavez discutait pourtant, était venu ce jour là charger Makled au possible. Pour ajouter à cela, l’l’Institut National des Terres avait exproprié une partie des terrains de Larrazabal, pour en faire des terres constructibles et y installer des habitations, un projet qu’avait accepté le vétérinaire la veille de son décès. Depuis, d’autres bâtiments avaient gagné du terrain sur les 400 hectares de départ… à l’hacienda (finca) de Makled, on trouvera effectivement un petit avion, plutôt de type ULM. La piste bitumée de la propriété avait pourtant 950 m de long… la drogue était effectivement dissimulée dans des boîtes blanches…portant le signe de la Croix Rouge !
Makled avait été mouillé dans un plus gros appareil, dans l’affaire du British Aerospace 3212 Jetstream 32 d’inscription vénézuélienne YV1467 (ex N927AE) qui avait disparu le 31 mars 2009, après avoir décollé de l’aéroport Charallave à destination de la ville de Carora, dans l’État de Lara. Plus d’un mois après il était réapparu au Honduras, puis après dans un voyage qui avait commencé dans l’État d’Apure et qui s’était terminé par un crash près d’Utila ; l’avion étant tombé tout bêtement à cours d’essence. Les pilotes étaient colombienset il y avait 1,5 tonne de coke à bord. Le 2 août 2010, Walid Makled García, alias » El Turco « , alias » L’Arabe « , avait fait un appel téléphonique de Colombie dans lequel réclamait le paiement d’environ 200 000 dollars dans le cadre du transfert de cocaïne lié à ce vol. Croyez-le si vous le voulez, mais le Jetstream en morceau figure, on ne rit pas, dans la liste des avions « abandonnés » de l’INAC vénézuélien… !!!
En réalité, les auteurs des deux assassinats sont Rafael Segundo Pérez, condamné depuis à 25 ans de prison et un ancien policier, David Antonio Yánez, le troisième larron étant José Manuel Luque Daboín. Le commanditaire était le chef du Cartel del Soles… lié, on le sait, aux militaires vénézuéliens comme expliqué ici en 2010 : « connu pour être le chef du Cartel del Soles dans l’État de Monagas, José Ceferino García Fermín a été arrêté et renvoyé en prison le 23 février. L’enquête le désigne comme commanditaire de l’assassinat de Mauro Marcano, le 1er septembre 2004. José Ceferino García avait été arrêté à Trinidad-et-Tobago puis extradé en 2006. Il avait obtenu sa remise en liberté d’un tribunal de l’État de Monagas, deux ans plus tard. Soupçonnant des pressions sur la justice locale, le ministère public avait fait appel de cette décision. La cour d’appel de Monagas, accédant à la demande de renvoi en prison, a ordonné qu’une autre juridiction tranche l’affaire sur le fond. »Il aura fallu attendre février 2015 pour voir Ceferino Garciacondamné à 23 années de prison. Après bien des tergiversations !
Après ce tableau évocateur de l’ambiance dans le pays, il est temps de revenir à notre crash du jour, après cette mise en bouche destinée à montrer qu’il ne faut pas nécessairement avaler les couleuvres données en pâture au public par le gouvernement vénézuélien, des assertions qui tombent jusqu’au fond des paniers duGrand Soir, par exemple ou des admirateurs du chavisme ayant perdu leur sens critique. Le journal alternatif, sous la plume deGaël Brustier (Collaborateur du Centre d’étude de la vie politique (Cevipol) à l’Université libre de Bruxelles) et de Christophe Ventura (chercheur à l’Institut de Relations Internationales et Stratégique (IRIS) avait en effet ainsi décrit la libération de Boulton (en réponse à ce texte paru dans Libération sur « l’opportunisme humanitaire de Chavez » : « les auteurs accusent le président vénézuélien d’avoir, « pendant des années, (.) ignoré le sort des Vénézuéliens otages des Farc et (de) ne (s’être) nullement soucié de leur famille. » Jusqu’à aujourd’hui, personne ne sait si des Vénézuéliens comptent effectivement parmi les otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). En 2002, Hugo Chávez s’était pourtant préoccupé du sort de Richard Boulton, homme d’affaires vénézuélien, que tout le monde pensait otage de la guérilla colombienne. Il a même réussi, en juillet 2002, à organiser une opération de sauvetage qui a abouti à la libération de M.Boulton. C’est alors que les autorités ont découvert qu’il avait en réalité été repris aux paramilitaires des Autodéfenses unies de Colombie (AUC)« . Une rançon d’un demi-million de dollars, ou presque, appelée « opération de sauvetage » ? Chavez aurait « découvert » au dernier moment celui avec qui il négociait la libération de l’otage fortuné ? On aura tout lu, décidément !!! Les mêmes auteurs ajoutant :« s’il est vrai que le gouvernement vénézuélien a récemment acheté 25 avions de chasse russe, c’est pour remplacer la flotte de F-16 qui n’était plus utilisable à cause de l’embargo d’équipements militaires imposé par les Etats-Unis. De même, 100 000 fusils d’assaut Kalachnikov ont bien étachetés pour remplacer un stock de vieux fusils belges périmés. » Des avions périmés, eux aussi, pourtant présentés encore une fois dans notre exemple du jour comme l’ayant « descendu » (et dans les autres, cités dans les épisodes précédents qui ont tant plus aux amis de Collon … Décidément, le Venezuela est bien un pays de paradoxes !!! Comment croire alors les militaires vénézuéliens, qui ne cessent de dire que ce sont bien les vieux F-16 de l’armée nationale qui abattent à tour de bras les avions des narcotraficants ??? S’il ne sont pas « utilisables ? Nous reviendrons un peu plus loin sur ces fameux F-16 et leur armement, surtout : l’étude s’impose, avec de telles contradictions étalées par les propre soutiens du régime !
Notre avion du jour, tombé au beau milieu de la nuit dans l’Etat de Cojedes (voir carte ci-dessus) est donc ce fameux Embraer venu du Brésil voisin, bourré de cocaïne, comme il se doit. Demain, je vous propose d’en parler plus en détail : ces deux pilotes, décédés, valent qu’on s’intéresse à leur sort, comme le vaut largement la mise en scène organisée par l’ineffable général de Brigade Irwin Ascanio, responsable de la Oficina Nacional Antidrogas (ONA) depuis juillet 2014,accompagné du General Valladares, responsable de la « Zone de Défense Intégrale (ZODI) Nº34 », et de Fraino Arellano commandant de la Zone GNB-32 de Cojedes » (l en manquait que l’ineffable et gaffeur Vladimir Padrino López). Venus, photographies en main, comme on a désormais l’habitude, faire un show vantant les mérites de la lutte antidrogue dans le pays. Mais encore une fois, on a fait vite, comme on va le voir, et cela sonne faux…Padrino s’empêtrant assez vite dans deux histoires de poursuite. Les clichés les montrant sont en date du 25 mai, pour le journal La Noticia, par exemple. Ils montrent une certaine effervescence médiatique, sur place. En une journée, seulement, on a donc rapidement monté la présentation, amenant sur place de petits chapiteaux, des photocopies, des pieds de caméras et des tables pour étaler les documents découverts. C’est très bien fabriqué, à vrai dire, en terme de… propagande. On montre les vestiges de l’avion et on étale largement son contenu de drogue. La routine, là-bas, désormais. Des infortunés pilotes, il ne reste plus rien ou presque : un des premiers documents montré sont les vestiges d’un siège de pilote, totalement carbonisé, aux tubes déjà couverts de rouille. Et il n’ypas de doute, c’est bien le siège pilote d’un Navajo... quelques jours plus tard, un journal montre le corps carbonisé de ce même pilote (attention image choquante). Mais pas de trace du second : où et-il donc passé ? Cela intrigue. Mais d’autres choses encore clochent, ce que je vous propose de découvrir demain… en fait de décor, c’est manifestement un trompe-l’oeil qui a été dressé !!! Un de plus !
(*) « Il a été arrêté en août 2007 à l’aéroport de Domodedovo à Moscoualors qu’il s’apprêtait à embarquer pour Tel-Aviv avec un faux passeport9. La Colombie demande alors son extradition. En mai 2008, la Cour Suprême de Russie confirme la décision du Parquet russe prise en janvier 2008 d’extrader l’Israélien, mais laCour européenne des droits de l’hommeque Klein avait déjà interpelée pour empêcher son expulsion eu égard au risque sérieux de mauvais traitements à son égard en Colombie, somme la Russie à s’abstenir de l’extrader jusqu’à nouvel ordre 10. La Colombie a jugé inacceptable cette décision, et a protesté contre la déclaration de la Cour selon laquelle Bogota serait incapable de garantir que Yair Klein ne subira pas de mauvais traitements. Le ministre colombien des Affaires étrangères Jaime Bermúdez a déclaré que la suprématie de la loi est assurée en Colombie qui respecte les droits de l’homme et que la Colombie garantit que les droits de Yair Klein ne seront pas lésés 11 » (selon Wikiipedia). On est aujourd’hui à vouloir l’entendre en Israël. En 2012, il avait provoqué un choc en affirmant qu’Alvaro Uribe, avant même d’arriver au pouvoir avait payé pour former des milices paramilitairesd’extrême droite. Le narcotrafiquant « »El Alemán », le frère de « Don Mario », alias Daniel Rendon, un des trafiquants de drogue et des paramilitaires en Colombie le plus recherché et qui a aussi affirmé avoir été l’ancien commandant du groupe (Bloque) « Élmer Cárdenas » (ou)BEC dira de même le 23 août 2009. Selon lui, Uribe savait que Castano allait être assassiné.
(1) mais possède toujours une bonne claque pour l’applaudir, dont l’ineffable Collon, encensé par le pouvoir que lui même encense (ils tournent en rond ici en direct !) Jean Araud, cité précédemment, ou notre ami du net québecquois, Oscar Fortin, qui voit des coups d’Etat là où il n’en a pas, et qui écrit : « je suis pour la démocratie, celle qui fait participer le peuple. Je suis pour le néo-libéralisme, soumis aux exigences du bien commun dont l’État est l’ultime responsable. Je suis pour l’humanisme chrétien, celui qui met l’institution ecclésiale au service des Évangiles et qui fait des Évangiles une source d’inspiration pour les peuples.. » On lui demandera un jour si son humanisme chrétien accepte de répandre la cocaïne sur la jeunesse d’un pays, tiens…