FRANCE 🇫🇷 (Marseille): ses docks et son trafic conteneur n’entrainant aucune saisie…

COKE SUR LES DOCKS

Dans le plus grand port français, les saisies de drogue sont rares. De là à imaginer que la ville de la French n’existe pas sur la carte d’un trafic mondial, qui explose ? GQ a enquêté dans un des lieux les plus fermés de la cité phocéenne.
 
Entre passé, présent et futur, entre activités traditionnelles et digitalisation, immobilier et data, le port de Marseille cherche un avenir. Curieusement, les statistiques des prises de drogue y sont notoirement faibles depuis des années, contrairement aux autres grands ports européens, où elles explosent. Ça valait le coup d’aller voir et respirer l’air sur les docks, alors qu’il s’agit d’ouvrir de nouveaux horizons à ces 12 km qui ourlent la ville.
C’est ce qu’ont fait Olivier-Jourdan Roulot et  Xavier Monnier.
C’est une enquête à lire dans le numéro de mai de GQ (en kiosques cette semaine).
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EXTRAIT

Un rapport confidentiel de la DNRED (Direction nationale du renseignement douanier) et de  l’OFAST (l’Office anti-stupéfiants), que GQ a pu consulter, est explicite : depuis 2014, à peine 379 kg de cocaïne ont été saisis dans le premier port de France.

Surtout, et pire encore, pas un gramme depuis 2016. Seule une cargaison de 400 kg avait été découverte par un mécanicien lors de la réparation d’un navire à Fos en 2018. Un bilan étonnant alors que la production mondiale de cocaïne explose, que les conteneurs ont les faveurs des trafiquants et que les saisies dans les grands ports européens, d’Algésiras à Barcelone en passant par Anvers ou Rotterdam, se chiffrent chaque année en demi-douzaines voire en dizaines de tonnes.

« Pour les trafiquants, Marseille-Fos représente un important marché potentiel. Il concentre un trafic de plus d’un million de conteneurs et accueille un des premiers armateurs mondiaux, CMA-CGM », s’inquiète le renseignement douanier dans son rapport de 2019 sur le trafic de stupéfiants dans les ports commerciaux français. Avant de tempérer les angoisses naissantes : ce « port de destination finale présente un degré de sensibilité (…) inférieur aux hubs portuaires tels que le port du Havre ». Sur l’ampleur du trafic, il convient néanmoins de rester prudent. « Les saisies s’avèrent assez aléatoires et faibles en nombre, ce qui peut s’expliquer par un trafic de conteneurs moins important et le nombre limité de lignes directes depuis l’Amérique du Sud. » Pour autant, le rapport invite à « s’interroger sur l’exploitation par les trafiquants des lignes sans transborde-ment en provenance des pays du Maghreb et à destination de Marseille-Fos ».
Des lignes jugées « particulièrement à risque ».
Et les rédacteurs de conclure sur les difficultés à obtenir du renseignement, « amplifiées pour la zone de Marseille-Fos, particulièrement difficile à pénétrer ». « Évidemment, de la drogue passe par le port et on en a raté énormément », peste une magistrate du parquet, pointant les obstacles aux investigations : le grand port maritime Marseille-Fos s’étire sur trois sites et d’immenses superficies, notamment à Fos, et les bureaux des services douaniers chargés des enquêtes et du renseignement sont à l’extérieur – même si 220 gabelous travaillent au quotidien dans l’enceinte du port.  » Il faut dire les choses, reprend la parquetière, on n’a aucun informateur sur les quais. »

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C’est pas étonnant qu’il n’y ait aucun informateur qui vienne toquer à la porte de l’Échelon de la DNRED de Marseille quand on sait comment la Douane Française a traité l’un de ses meilleurs infiltrés !

Marc Fievet AKA NS 55 DNRED est un exemple accablant de la lâcheté et du manque d’honneur des DG de la Douane Française puisque malgré des informations de première ordre donnée à la DNRED, la Douane française l’a laissé partir pour une odyssée carcérale de 3888 jours en Espagne, Angleterre, Canada et en France.

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DOUANE FRANÇAISE (DNRED – Années 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1994): qui est donc Marc Fievet ?

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SURINAME 🇸🇷 : 900 kilos de cocaïne saisie au sommet d’une montagne

L’homme était chargé de surveiller la cocaïne sur un terrain d’aviation situé sur le plateau de Tafelberg, dans la Réserve naturelle centrale, où la police est intervenue mercredi.

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COLOMBIE 🇨🇴 : 66 kilos de cocaïne trouvés à Cartagena, vraisemblablement à destination du Maroc

La substance illicite se trouvait dans un dispositif qui était attaché à un navire.

Une inspection sous-marine effectuée par la marine colombienne a permis de découvrir 66 kilos de cocaïne stockés dans un dispositif improvisé appelé « parasite », qui était attaché au navire « Hobby Hunter », afin d’éviter d’être détecté par les autorités.

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FRANCE 🇫🇷 (Marseille): ses docks et son trafic conteneur n’entrainant aucune saisie…

A lire dans le n° de mai de GQ France , en kiosque ce mercredi

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EXTRAIT

VENEZUELA 🇻🇪 (État de Falcón – municipio Píritu) : le narco-bimoteur s’est crashé sur la plage

Après vérification et fouille du bimoteur, les agents de la ‘Guardia Nacional Bolivariana’ ont trouvé 120 kilos de cocaïne.

SOURCE

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FRANCE 🇨🇵 (OFAST) : la « Darmaniphobie » en question

La lutte anti-drogues cible principalement les consommateurs et tend à automatiser la sanction avec des amendes, « au détriment des mesures sanitaires », selon une note publiée mardi par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies.

« En Allemagne, on consacre plus de fonds à lutter contre le trafic qu’à interpeller des usagers »

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En FRANCE, aucune protection pour ceux qui luttent contre le narcotrafic

 

Malgré le témoignage de Jean Paul Garcia, attaché douanier en poste à Madrid, devant les magistrats espagnols, précisant que l’agent infiltré Marc Fievet serait plus utile dehors qu’incarcéré…Les autorités douanières françaises, au manque d’honneur avéré, l’ont laissé partir pour un périple carcéral de 3888 jours à travers l’ Espagne, l’Angleterre, le Canada et la France.

Explications avec

DOUANE FRANÇAISE (DNRED – Années 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1994): qui est donc Marc Fievet qui ne peut « zapper » cette période?

 

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BELGIQUE 🇧🇪 (Port d’Anvers) : un conteneur ciblé et contrôlé, 600 kilos de cocaïne retirés du marché

FLASH

EURO-NARCONEWS

C’est une cargaison de 600 kilos de cocaïne qui a été retiré du marché anversois…dans la nuit de mardi à mercredi.

SOURCE

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COSTA RICA 🇨🇷 (province de Limón – Moin -APM Terminal) : 460 kilos de cocaïne saisis dans un conteneur en partance pour Anvers

Saisie de 460 kilos de cocaïne cachés dans un conteneur contenant des morceaux de caoutchouc et de métal comme cargaison légale, à destination du port d’Anvers en Belgique.

Ce sont des agents de contrôle des drogues qui ont la responsabilité d’ inspecter les conteneurs suspects dans le port exploité par la société APM Terminals, à Moín, dans la province de Limón (Caraïbes) qui ont constaté que la « boite » présentait plusieurs incohérences à l’intérieur, c’est pourquoi les agents ont procédé à une inspection détaillée.

source en Espagnol

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EQUATEUR 🇪🇨 (Milagro – Canton de Guayas) : saisie de deux monomoteurs et 40 bidons de cocaïne liquide

La police a saisi deux avions et 40 bidons de drogue liquide à Milagro, un canton de Guayas.

Par un communiqué, le parquet a indiqué que les deux appareils avaient atterri dans une sucrerie. Les bidons de coke était cachés dans un fossé marécageux.

source et plus en Espagnol

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AERO-NARCOTRAFIC : des jets privés chargés de cocaïne voyagent du Brésil vers l’Europe

Les jets d’affaires sont dans le collimateur des autorités européennes après le démantèlement d’un réseau qui utilisait des avions privés pour faire passer de la cocaïne du Brésil au Portugal.

par KATYA BLESZYNSKA

Huit avions détenus par des sociétés opérant illégalement au Brésil ont été saisis lors d’une opération de police menée le 12 avril pour démanteler le réseau de contrebande, qui a été mis au jour après la saisie de deux avions privés, a rapporté le média brésilien O Globo.

En février, des agents de la police fédérale ont saisi une demi-tonne de cocaïne dissimulée dans un avion à l’aéroport international de Salvador, au Brésil, qui était destiné au Portugal. Les mécaniciens ont découvert la cocaïne – marquée de logos sportifs – après que le pilote eut signalé par radio à la tour de contrôle des problèmes techniques. Selon le journal portugais Correio da Manhã, l’avion appartenait à une compagnie charter.

Auparavant, en octobre 2020, les autorités de l’aéroport international de Lisbonne avaient découvert 175 kilogrammes de cocaïne à bord d’un jet d’affaires privé qui avait décollé de la ville brésilienne de Belo Horizonte. Trois personnes ont été arrêtées, selon le rapport d’O Globo.

Une source policière a déclaré à l’agence de presse Lusa que les autorités portugaises et brésiliennes avaient été alertées d’un potentiel trafic de cocaïne entre les deux pays via des jets privés, en raison de la diminution des vols commerciaux, a rapporté le média portugais Espresso.

Analyse criminelle InSight

Avec des agents portuaires européens en état d’alerte pour la cocaïne dans les cargaisons maritimes et des restrictions permanentes pour les voyages aériens commerciaux, les méthodes éprouvées de contrebande vers l’Europe depuis le Brésil ont été perturbées depuis le début de la pandémie. Mais le système de contrebande de cocaïne par avion privé montre que les trafiquants ont trouvé d’autres moyens d’atteindre les marchés lucratifs de l’Europe.

Au cours des cinq dernières années, le Brésil est devenu le principal point de transit de la cocaïne sud-américaine destinée à l’Europe. Le Portugal, quant à lui, est depuis longtemps un point de passage essentiel pour la cocaïne destinée à d’autres pays de la région.

Traditionnellement, la contrebande de drogue entre les deux pays a été facilitée par leurs grandes infrastructures portuaires. Toutefois, l’augmentation du nombre de saisies importantes de cocaïne dissimulée dans des cargaisons maritimes arrivant dans les principaux ports européens a conduit les groupes criminels organisés à explorer d’autres méthodes.

Les avions privés, malgré leur coût, sont devenus attrayants dans la contrebande transatlantique de drogue. En janvier 2018, les autorités d’un aéroport de Londres ont saisi 15 valises chargées de cocaïne et arrêté cinq passagers d’un jet privé qui avait décollé de Bogota. En 2019, un membre de l’armée de l’air brésilienne a fait passer près de 40 kilogrammes de cocaïne dans un avion militaire se rendant à Séville, en Espagne.

L’Afrique de l’Ouest a également servi de point de transit pour des jets transportant de la cocaïne sud-américaine vers l’Europe.

En 2009, un Boeing 727, qui aurait pu transporter jusqu’à 10 tonnes de cocaïne, s’est écrasé dans le désert au Mali. L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a ensuite mis en garde contre les vols transatlantiques de drogue à destination de la région.

Les petits avions à réaction transportent de la cocaïne vers les États-Unis depuis les années 1970, et ils restent des véhicules de contrebande populaires dans la région. L’utilisation de jets privés pour les vols de drogue à destination de l’Amérique centrale et du Mexique a récemment augmenté. L’année dernière, la police guatémaltèque a mis sous séquestre au moins 15 jets, qui se déplacent plus rapidement que les avions à hélices légers généralement utilisés pour les vols de drogue et peuvent transporter davantage de cocaïne.

Des jets privés ont également transporté de la cocaïne et de l’argent de la drogue à travers les États-Unis, profitant d’aéroports plus petits avec moins de ressources de sécurité.
Un homme d’affaires californien a plaidé coupable en 2017 d’avoir utilisé des jets privés pour le trafic de milliards de dollars de drogue pour le compte du cartel mexicain de Sinaloa.

En plus d’avoir moins de sécurité en général, les aéroports qui reçoivent les jets privés évitent également d’interférer avec leur riche clientèle, ce qui les rend idéaux pour les trafiquants.

Les jets, cependant, sont des véhicules de contrebande coûteux, qui nécessitent souvent la complicité des pilotes. Dans le cas de la récente affaire au Brésil, les autorités affirment que plusieurs partenaires et exploitants d’avions étaient probablement impliqués.

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PUERTO RICO 🇵🇷 (mer des Caraïbes): le semi-submersible était lesté de 2500 kilos de cocaïne

L’embarcation semi-submersible de plus de 15 mètres de long transportait 2 tonnes 500 de coke.

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LIBAN 🇱🇧 (Beyrouth) : les douaniers saisissent onze kilos de cocaïne à l’AIB

En provenance du Brésil mardi à l’Aéroport international de Beyrouth (AIB), ce  Libanais, détenteur d’un passeport brésilien, a été arrêté avec 11 kilos de cocaïne alors qu’il arrivait à Beyrouth après une escale à Doha.

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CARAÏBES 🇫🇷 (OFAST) : saisie de 210 kilos de cocaïne sur un voilier par le Ventôse à l’est de Sainte-Lucie

Dans la nuit du 15 au 16 avril, les marins des Forces Armées aux Antilles ont arraisonné un voilier avec 210 kilos de cocaïne.

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Plus de 200 kilos de cocaïne étaient dissimulés à bord du voilier perquisitionné. © Crédit photo : FAA – OFAST

Le voilier de plus de 12 mètres battant pavillon espagnol a été intercepté par une frégate de la Marine Nationale, le Ventôse, dans la nuit du 15 au 16 avril. L’équipage était constitué de deux hommes, un Estonien de 43 ans et un Letton de 64 ans.

Selon le procureur de la République de Fort-de-France, Renaud Gaudeul, le navire «arrivait d’Europe, s’était rendu au Marin (en Martinique), puis au large du plateau des Guyanes afin de charger sa marchandise, et depuis là, aurait entrepris a priori, la transat retour, route la plus directe vers l’Europe». En mer, les marins du Ventôse n’avaient trouvé que 20 kg, soit 17 pains de drogue. «Après 2 jours de fouilles en mer, ils n’ont pas trouvé plus. La particularité de cette affaire, c’est le soin pris par les individus pour cacher la marchandise», précise Renaud Gaudeul à l’AFP. «Il a fallu attendre leur remise à l’OFAST pour qu’on réalise une perquisition partiellement destructive du navire pour les 190kg supplémentaires». «Il s’agit du premier voilier intercepté cette année dans la Caraïbe», a précisé à l’AFP un responsable de l’OFAST qui a coordonné cette mission.

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FRANCE 🇫🇷 (Boulogne-sur-Mer / camp de Terlincthun) : saisie de près de cinq kilos d’héroïne et de cocaïne et …des fusils à pompe

Mais ce n’est pas tout. Ils ont également découvert des tenues de policiers, environ 136 000 euros en billets de 10 et de 20, 615 grammes d’herbe de cannabis et 110 grammes de résine.

Au total, neuf individus ont été interpellés le lundi 19 avril 2021, tous issus de la communauté des gens du voyage.

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FRANCE 🇫🇷 (Douane – DNRED): l’interview de Marc Fievet, aka NS 55 DNRED

Avatar de Marc FievetAVISEUR INTERNATIONAL

International informant: Quand, en septembre 2007, un avion appartenant à la CIA s’est écrasé au Mexique et l’on a découvert qu’il transportait plus de 4 tonnes de cocaïne, qu’avez-vous pensé ?

Marc Fievet :
Lorsque j’ai lu cette news, j’ai immédiatement pensé que malgré les années qui passent, les gouvernements et les dirigeants des grands services de renseignements utilisaient toujours les mêmes méthodes pour trouver des fonds.

Comment ne pas se souvenir d’Oliver North du temps de Bush père et d’Air America au Vietnam, pour ne citer que ces deux exemples qui sont tombés dans le domaine public.
Ayant travaillé pour la DEA et ayant pu constaté le manque total d’éthique morale des fonctionnaires que j’ai rencontrés, je ne suis pas étonné de ce type de transport par ces avions occupés à plein temps pour « faciliter » le « travail » de la CIA ou…

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VENEZUELA 🇻🇪 (opération Bouclier bolivarien) : 1 tonne de coke saisie par les FANB

Des membres des Forces armées nationales bolivariennes (FANB) du Venezuela ont détecté un navire qui transportait, sur les côtes de l’État de Sucre, une tonne de cocaïne.

Lors de l’opération Bouclier bolivarien, le détachement 53 des garde-côtes a saisi environ 1 000 kilos de cocaïne au large de la côte nord d’Araya, dans le secteur de Playa la Poza, dans l’est du Venezuela.

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BRÉSIL 🇧🇷 (État du Paraná) : une demi tonne de cocaïne saisie à Umuarama par la police militaire

La ‘came’  a été chargée dans une usine fabricant des canapés dans la rue Egídio Pereira Jardim. Samedi après-midi, 4 personnes ont été arrêtées alors qu’elles utilisaient un camion Mercedes / 1118 pour transporter une cargaison de  cocaïne au milieu d’un chargement de canapés pour essayer de passer inaperçu .

Les personnes, C.S.S (30 ans), C.R.S (31 ans), C.S.S (34 ans) et C.R.S (44 ans), ont été conduites au commissariat de police civile d’Umuarama. Après pesée, la drogue totalisait 455,7 kg de cocaïne et 500 grammes de « skunk ».

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EUROPE 🇪🇺 : le marché tant convoité par les narcos de la coke

La carte des routes d’approvisionnement

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PORTUGAL 🇵🇹 (Narco-blanchiment – Coke en stock [CCCXXXIII]) : un gros tas d’euros à Lisbonne

Toutes ces  opérations de transfert de drogue rapportent beaucoup d’argent. Mais on a du mal à se rendre compte de ce que ça représente en tas de billets. Mais maintenant on le sait avec la découverte d’un tas énorme chez un trafiquant, et pas n’importe lequel car c’est lui l’organisateur principal du trafic brésilien vers l’Europe.

Depuis, il se fait passer pour mort, ce dont les policiers ne sont pas du tout persuadés…  En voilà un qui a essayé de détourner les effets mortels du Covid19 pour jouer au fantôme !

L’opération Cavok avait eu des conséquences ailleurs qu’au Brésil, on s’en serait douté avec un trafic international d’une telle ampleur. A Lisbonne, au Portugal, c’est un tas de billets impressionnants que les enquêteurs on trouvé devant eux. Le tas d’euros paraît sans fin en effet, empilé sur deux tables (cf ici à droite) où il tient à peine. « La police judiciaire portugaise a annoncé vendredi (le 27 novembre 2020) la saisie d’environ 12 millions d’euros de billets dans une maison de Lisbonne. Le montant, équivalent à plus de 76 millions de reais, a été trouvé lors d’une perquisition qui fait partie de la branche portugaise ‘Operation Enterprise’, un groupe de travail qui enquête sur un système international de trafic de drogue et de blanchiment d’argent depuis 2017. Selon la police portugaise, l’argent a été retrouvé dans plus de 10 valises dans une voiture à Lisbonne. La justice a également déterminé la saisie de deux maisons au Portugal, qui, ensemble, ont une valeur estimée à 2,5 millions d’euros (voir à la fin du rapport pour d’autres numéros de la task force). L’opération a arrêté 45 personnes depuis lundi, dont 38 rien qu’au Brésil. Au Portugal, où l’action s’appelle «Opération Camaleão», personne n’a été arrêté jusqu’à présent, selon les autorités locales. Avec l’opération, les enquêteurs internationaux estiment avoir démantelé un gang chargé de transporter 45 tonnes de cocaïne en Europe chaque année. Outre la police portugaise, des autorités d’autres pays comme la Belgique, l’Espagne, les Pays-Bas, la Roumanie et les Émirats arabes unis ont participé à l’action. La PF a rempli plus de 200 mandats dans le cadre d’une enquête contre le trafic de drogue. Le dispositif de blanchiment d’argent, toujours selon la PF, impliquait des multimillionnaires au Brésil et à l’étranger avec l’utilisation de plusieurs personnes interposées, appelées oranges, et des sociétés écrans, dans le but de donner une apparence légale au profit du trafic ». L’énorme tas d’argent, lui, appartenant à un trafiquant bien précis… et c’était l’aboutissement, en quelque sorte de l’opération commencée en 2019 au Brésil, et même deux ans auparavant.

Où l’on retrouve nos fameux camions brésiliens

A l’origine, il y a trois ans alors, un cargo au Brésil et un envoi de coke raté : « Le Service fédéral des impôts a déclaré que les enquêtes avaient commencé après une saisie en septembre 2017, lorsque 776 kilogrammes de cocaïne, qui étaient exportés via le port de Paranaguá vers le port d’Anvers, en Belgique, avaient été saisis. A partir de cette appréhension, toujours selon l’IRS, le PF a ouvert une enquête policière et les deux agences publiques ont agi de concert dans les enquêtes jusqu’à découvrir l’organisation criminelle ». A noter que le 19 mars 2020 on avait intercepté au même endroit 766 kg de cocaïne dissimulés dans un chargement de bois au départ pour le Havre (cf les deux photos ci-contre). Le 14 octobre 2019, c’était 1 300 kilos de coke qui avaient été interceptés dans le même port… décidément récidiviste.

A Paranagua la drogue arrivait par… camions, comme le montrait déjà ce rapport de 2014… une enquête qui avait été toute simple : elle avait analysé en effet les urines des camionneurs… « Soixante-deux conducteurs ont été inclus dans l’étude. Les analyses toxicologiques ont montré que 8,1% (intervalle de confiance à 95% [IC], 2,7 à 17,8%) des échantillons d’urine étaient positifs pour les drogues (4,8% pour la cocaïne, 1,6% pour l’amphétamine et 1,6% pour les deux); 8,1% ont déclaré avoir consommé de la drogue au cours des 30 jours précédents dans le questionnaire et un seul a été testé positif pour le médicament dans l’échantillon d’urine. Aucun échantillon n’était positif pour les cannabinoïdes. Au total, au moins 14,5% (IC à 95%, 6,9-25,8%) avaient consommé des drogues illicites au cours des 30 jours précédents sur la base d’auto-déclarations et de tests d’urine. Les conducteurs qui ont déclaré avoir été impliqués dans des accidents de la route l’année précédente ont été plus souvent testés positifs à la détection de drogues dans des échantillons biologiques (P <0,05). » Ici à droite la tonne découverte le 9 juillet 2018. Le 10 juin c’était 390 kilos de chlorhydrate de cocaïne, cachée dans un conteneur chargé de contreplaqué et à destination du port d’Anvers, encore une fois. Le lendemain, le 11, la coke était dissimulée dans le bras mécanique d’une pelle excaveuse qui devait également être envoyée en Belgique. Dans le même conteneur, un tracteur était également transporté. Il y en avait cette fois 881 kilos au total, qu’il a fallu extraire en découpant le fer de la structure avec des meules spéciales apportées par les pompiers !!! Ci-dessous un autre chargement de contreplaqué découvert en Itlalie (avec des trafiquants fans d’History Channel, visiblement (1) !):

L’organisateur principal  du trafic vivait à Marbella

En réalité la police portugaise cherchait autre chose, ou plutôt quelqu’un de précis. Le maître d’œuvre d’une bonne cinquantaine de cargaisons de plus d’une tonne de coke :  « le raid a été mené dans l’espoir de mettre fin au fugitif international, Sérgio Carvalho, 62 ans, soi-disant originaire du Surinam, alias Paul Wouter, un ancien major de la police militaire brésilienne, surnommé «le major», qui est le cerveau derrière un énorme transport de cocaïne qui a été saisi sur la côte galicienne de l’Espagne en 2017, pour lequel une peine de 13 ans de prison a été prononcée par la police espagnole, qui affirme que ses activités criminelles remontent à 1997, alors qu’il était apparemment toujours dans la police brésilienne. Carvalho-Wouters aurait «vécu comme un roi» dans la station balnéaire de luxe espagnole de Marbella, et récemment, des histoires circulaient selon lesquelles il était mort d’un coronavirus et avait été incinéré, une réclamation auprès des autorités n’achetant pas, comme il y en a eu aucune confirmation officielle de sa mort. Luís Neves, chef de la police de PJ, a déclaré que le transport n’était « qu’une petite partie de l’argent provenant du trafic », et qu’il est connu pour être un visiteur régulier à Lisbonne, où ses deux appartements de luxe, d’une valeur d’environ 2,5 millions d’euros, ont ont été confisqués, dans lesquels la police a trouvé « divers comptes bancaires et documents, qui permettront à la police d’avancer encore plus loin », le total cumulé jusqu’à présent récupéré lors des raids antérieurs contre Carvalho se chiffrant à 163 propriétés, 70 voitures, 37 avions et diverses cachettes de trésorerie en Belgique et au Brésil. » Sous le nom de Wouter, il se présentait comme responsable de plusieurs entreprises d’importation de fruits de mer au Maroc et à Dubaï.

Un homme très organisé et très puissant que cet ancien policier brésilien : « jusqu’à six cellules parfaitement équipées fonctionnent à son service, chacune avec une fonction spécifique. Ainsi, il dispose d’un groupe dédié au transport de drogue par bateau, d’un autre qui fournit des infrastructures aériennes (dans l’opération Enterprise plusieurs avions de grande capacité de fret ont été saisis) et jusqu’à trois organisations différentes pour expédier de la cocaïne cachée dans des conteneurs, avec deux ports de départ vers l’Europe: Natal (ici à gauche) et Paraguaná. Ces deux quais étaient les principaux, mais pas les seuls, utilisés par l’organisation. Les autorités judiciaires et policières de Pontevedra sont claires: « Il est plus puissant que n’importe lequel des trafiquants de drogue galiciens » En tant que portes d’entrée vers l’Europe, outre la Galice, le cartel de Carvalho a opéré en Espagne et au Portugal, également en Afrique, en Allemagne, en France, en Italie et même au Danemark, mais surtout il l’a fait via les deux ports ayant le plus de trafiquants de drogue au mètre carré au monde: Rotterdam et Anvers. Les deux sont pleins de taupes. La preuve en est que seuls six des 59 envois attribués au groupe ont été saisis dans les enclaves susmentionnées. La police fédérale, cependant, gère les preuves que 14 autres conteneurs contenant des milliers de kilos de cocaïne saisis à l’origine (au Brésil) étaient destinés à ces endroits. »

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NARCONEWS (Coke en stock – CCCXXXII) : camions et ultimes magouilles

Avions, bateaux, et aujourd’hui camions : car les trafiquants brésiliens jouent depuis toujours sur les trois moyens de transport, les derniers sillonnant à toute vitesse le pays sur des routes pas encore toutes macadamisées, le plus souvent tirant derrière eux des containers, approvisionnés en coke par les avions et déposés tels quels ensuite sur d’immenses cargos… direction l’Europe, avec Anvers en point de mire principal. Au travers du pays, c’est tout une cohorte de petits appareils qui approvisionnent, et qui s’écrasent, avec un régularité de métronome, trop lourdement chargés la plupart du temps…

Les transporteurs : le pays était sillonné par des camions de coke !

L’homme d’affaires de Pernambouc Valter Paixão Félix dos Santos a été arrêté depuis par la police fédérale. C’est le propriétaire du transporteur Avant Times (ou Avantt) Transportes de Cargas. « A côté de lui, le blog de la  police a confirmé l’arrestation d’Antônio Gilson Ramalho, propriétaire des publications GR. « Valter dos Santos est considéré comme l’une des cibles principales et la deuxième dans la hiérarchie de la branche Pernambouc d’ORCRIM. Selon des sources de PF, son arrestation était une véritable «opération de guerre», avec des véhicules de police entourant tout son immeuble à Boa Viagem. Les habitants se sont même réveillés, effrayés par le mouvement. Sa société de fret, avec une succursale à São Paulo, était chargée de transporter la drogue vers la capitale de Pernambouc, puis de l’envoyer en Europe, de préférence en utilisant le port de Natal, moins visé par la police. L’entreprise millionnaire impliquait deux autres gangs ».

Ce n’est pas la seule entreprise de camions qui est accusée !!!  Lui transportait la drogue vers la capitale de Pernambouc, puis l’envoyait en Europe, de préférence en utilisant le port de Natal; les autres par Recife ou Pernambouc : les camions sillonnaient en tout cas le pays tous chargés de coke ! Problème pour les enquêteurs pour retrouver tout ça : les kilos de coke étaient le plus souvent dissimulés dans des containers réfrigérés (comme ici à droite avec leur moteur incorporé), car ils transportaient surtout des fruits!

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