COKE en STOCK (CCXIX): que se préparait-il donc à Yupukari, au Guyana?

Dans les deux épisodes précédents, nous avons vu que des avions de trafiquants de cocaïne venus de Colombie ont pris l’habitude de venir se poser en Guayana. Le 18 septembre 2016, la découverte d’un appareil abandonné car tombé en panne nous avait laisser entrevoir d’autres arrivées prochaines dans le secteur autour de la ville de Lethem, devenue la plaque tournante de ce réseau. Chose confirmée l’année suivante avec la découverte d’un deuxième engin, plus gros encore et lui aussi retrouvé abandonné. On se disait alors que les autorités du pays allaient réagir pour endiguer le fléau… lorsqu’au début de cet été 2018 un troisième surprenant appareil vienne jouer les trouble-fête en se posant carrément cette fois sur l’aéroport principal du pays, celui du Cheddi Jagan International Airport. Une drôle d’arrivée comme on va le voir, qui nous mener tout droit… au Venezuela !

La presse elle-même fait part de son étonnement (en parlant tout de suite de « fake registration » comme ici dans le Guyana Chronicle) dès l’arrivée au milieu de l’après-midi du 7 juillet 2018 de l’avion, arrivé sans prévenir les autorités : « en se basant sur les rapports reçus, le vol charter privé, qui serait enregistré au Venezuela, a atterri vers 15h20 et était géré par Roraima Airways Inc. Toutefois, conformément aux mesures de sécurité renforcées et à la collaboration accrue avec la direction des différentes unités / agences opérant à la CJIA, les hommes de l’Unité des stupéfiants des douanes (CANU) ont été alertés et ont conduit une inspection préliminaire de l’appareil. Guyana Times affirme que le numéro d’enregistrement de l’aéronef est faux, car un autre avion porte le même numéro. En outre, plusieurs autres irrégularités ont été découvertes. À ce titre, l’affaire a été signalée au siège de la CANU et des ordres ont été donnés pour que l’avion soit détenu ». Bref, voilà un avion arrivé à la sauvette qui, pour un fois, a vu une réaction immédiate de la police guyanaise.  Saluons l’événement à sa juste valeur (car en Guyana, par exemple, si vous faites du bateau, la douane vous laisse entrer dans le pays sans aucun contrôle), et tentons de comprendre pourquoi ça s’est passé ainsi.  Et pourquoi on a cru d’emblée à une fausse immatriculation.

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DOUANE FRANÇAISE (Aéroport St Exupéry): interpellé avec 6 kg de meth dans sa valise, ce Nigérian a été condamné à deux ans de prison ferme

L’individu était jugé mardi en comparution immédiate, trois jours après avoir été interpellé par les douanes à l’aéroport St Exupéry.

 

Ce dernier avait caché près de 6 kg de meth, une drogue de synthèse, dans le pourtour intérieur de sa valise.

Source:

https://www.lyonmag.com/article/96910/interpelle-avec-6-kg-de-meth-dans-sa-valise-un-nigerian-condamne-a-deux-ans-de-prison

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PERU (Vraem): policía decomisó 297 kilos de alcaloide de cocaína

Agentes de la División de Maniobra contra el tráfico ilícito de drogas Los Sinchis de Mazamari hallaron 297 kilos de alcaloide de cocaína distribuidos en 11 sacos, en las inmediaciones de un laboratorio de procesamiento de droga ubicado en el centro poblado de Mantaro, distrito de Pichari, provincia La Convención (Cusco).

Esta zona está ubicada en el Valle de los ríos Apurímac, Ene y Mantaro (Vraem).

La incautación fue producto de un operativo de dos días. Los agentes antidrogas se movilizaron al lugar en un helicóptero MI-17 de la policía aérea, el cual tuvo la cobertura y soporte de un helicóptero MI-35P del Comando Especial del Vraem.

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https://elcomercio.pe/peru/vraem/vraem-policia-decomiso-297-kilos-alcaloide-cocaina-noticia-554368

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COKE en STOCK (CCXVIII): que se préparait-il donc à Yupukakri, au Guyana

Hier, nous avons beaucoup appris en lisant l’intégralité du rapport sur la découverte en septembre 2016 d’un Cessna Conquest dissimulé sous un filet et des branchages en Guyana, à Yupukari. Le document a été remis au ministre le 18 octobre 2016, mais l’année suivante, dix mois après en août 2017, un nouveau cas se présente… à une trentaine de km à peine de la première découverte !!! Un autre avion abandonné sur une autre piste clandestine, cette fois, et bien plus gros (il peut monter à plus de 4 tonnes à pleine charge). Et c’est effectivement la même histoire qui recommence, comme on va le voir. La même, avec des participants déjà évoqués dans le fameux rapport !

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http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-ccxviii-que-se-preparait-il-donc-a-yupukakri-au-guyana-8/

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ATLANTIQUE (Archipel des Açores): un catamaran battant pavillon français intercepté avec plus de 800 kilos de cocaïne

L’embarcation de plaisance, avec deux hommes et deux femmes à bord, a été escortée à la marina de la ville de Horta, sur l’île de Faial, où elle a été fouillée.

A suivre…

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BELGIQUE (Anvers): la cocaïne met le feu à la campagne électorale

Anvers, « capitale européenne de la coke »

Anvers est une plaque-tournante du trafic de cocaïne, c’est de notoriété publique. Au point même que la ville est qualifiée par certains de « capitale européenne de la coke« . Il n’en demeure pas moins que les inquiétudes de Bart De Wever ont mis le feu aux poudres et suscité un tollé parmi ses adversaires politiques, jusque et y compris au sein de sa majorité.

Le vice-Premier ministre fédéral Kris Peeters, tête de liste CD&V aux élections communales à Anvers a regretté une déclaration « inappropriée« . Kris Peeters a appelé à « plus de sérieux » dans la campagne électorale locale. Il faut dire que Bart De Wever avait visé personnellement Kris Peeters en dénonçant la visite de campagne d’un vice-Premier ministre dans un commerce dont il est apparu qu’il était le repaire d’un individu condamné pour trafic d’armes, traite des êtres humains et trafic de drogues.

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https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_a-anvers-la-cocaine-met-le-feu-a-la-campagne-electorale?id=10010191

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CAMEROUN: la statuette de la Vierge Marie transportait de la drogue


C’est une bien étrange découverte que la douane camerounaise a faite le 27 août 2018 à l’aéroport international de Douala, dans la métropole camerounaise.

Une statuette de la Vierge Marie renfermant de la drogue, soit près de 3 kilogrammes de méthamphétamine en partance pour les Philippines.

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http://m.le360.ma/afrique/autres-pays/societe/2018/09/03/22744-cameroun-la-vierge-marie-transportait-de-la-drogue-22744

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ANVERS (Belgique): en quoi consiste le « Stroomplan », ce plan de lutte contre la drogue dans le port d’Anvers?

Le bourgmestre d’Anvers, Bart De Wever (N-VA), rappelle dans une interview dans le quotidien néerlandais De Volkskrant que le trafic de cocaïne dans le port d’Anvers prend des proportions qui menacent la société. Le président de la N-VA y compare notamment le port d’Anvers à une passoire, où les « requins passent entre les mailles du filet ». Pour essayer d’endiguer ce phénomène, le « Stroomplan » va voir le jour. Mais de quoi s’agit-il ?

Depuis son accession au pouvoir, l’homme fort de la N-VA met un point d’honneur à lutter contre le trafic de drogue. Mais, malgré sa « War on drugs », la quantité de tonnes de poudre blanche saisie ne cesse d’augmenter d’années en années. L’an dernier, le SPF finance (en charge des douanes) a communiqué une saisie record de 45,9 tonnes de drogue sur le territoire belge dont 42 tonnes au port d’Anvers.

Pour lutter plus efficacement contre l’importation de drogues via le port d’Anvers, une nouvelle « taskforce » appelée « Kali-team » va voir le jour dans le cadre du Stroomplan.

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https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_en-quoi-consiste-le-stroomplan-ce-plan-de-lutte-contre-la-drogue-dans-le-port-d-anvers?id=10009680

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Coke en stock (CCXVII): que se préparait-il donc à Yupukakri, au Guyana ?

Vous vous rappelez ma mini-série mise en ligne l’été de l’année dernière, avec son titre en forme de question (1) ? Et bien on peut presqu’affirmer aujourd’hui que l’on sait plus précisément ce qui s’y passait. De nouveaux renseignements nous sont parvenus et se sont accumulés depuis, et mieux, ou pire encore, puisque depuis deux avions ont suivi un chemin similaire, prouvant un trafic international très organisé dont la grande surprise est la re-découverte d’un pilote bien connu par ses frasques passées… Un homme dont je vous avait cité le nom et les exploits dès le premier épisode de la série (2) !!! Eh bien il est de retour, soutenu à l’évidence par… des officiels vénézuéliens !!!

On tient là, avec lui et sa présence dans la nouvelle affaire, la preuve d’une collusion entre le crime organisé et un gouvernement qui est bien mêlé au trafic de cocaïne, ce dont aussi je vous parle ici-même depuis des mois.

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http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-ccxvii-que-se-preparait-il-donc-a-yupukakri-au-guyana-7/

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BELGIQUE (Narco-logistique): la colombianisation guette un autre narco-Etat européen

Bart De Wever s’inquiète du trafic de cocaïne dans le port d’Anvers

Bart De Wever estime lundi dans une interview accordée au journal néerlandais De Volkskrant que le trafic de cocaïne dans le port d’Anvers prend des proportions qui menacent la société.

«L’argent qui entoure le commerce de cocaïne est énorme», explique Bart De Wever. L’homme fort de la N-VA compare le port d’Anvers à une passoire, où les «requins passent entre les mailles du filet».

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http://www.lesoir.be/176340/article/2018-09-03/bart-de-wever-sinquiete-du-trafic-de-cocaine-dans-le-port-danvers

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COKE en STOCK (CCXVI): la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (51)

La situation dégradée au Brésil nous offre de beaux paradoxes. Les avions sont parfois déstockés, et remis en circulation pour aider les policiers à en poursuive d’autres.

Si cela part d’un bon principe, c’est souvent inefficace, car ce sont des appareils anciens dont la nouvelle couche de peinture ne protège pas des aléas du vieillissement. La police se retrouve en effet ainsi dotée d’engins moins performants que ceux des trafiquants ! L’un de ces avions saisis est resté longtemps sous la poussière avant que l’on ne découvre à qui il appartenait vraiment: à un trafiquant qui avait su se faire oublier en se faisant refaire le visage, dans la grande tradition des trafiquants mafieux italiens qui avaient fait de même dans les années 60, déjà. L’homme se présentait désormais comme fermier, un éleveur caché au fond d’une énorme « fazenda ». C’était en fait le « scarface » brésilien !

Les avions versés à l’Etat fédéral, et reversés aux régions: de l’esbroufe

Il faut attendre 6 ans, le 30 juillet 2012, pour réentendre parler du fameux PT-JDF qui manque toujours à l’appel, donc. « Le Conseil national de justice (CNJ) a livré lundi (30) 16 avions à 11 cours de justice, dont Piauí. Le TJ-PI a reçu un Cessna 172, préfixe PT-JDF (ah tiens le revoilà enfin). Le juge Francisco Antonio Paes Landim Filho, corregidor général de la Justice du Piauí, a reçu l’avion de la ministre Eliana Calmon, correctrice nationale de la Justice. Sur les 16 avions livrés aujourd’hui, trois appartenaient à la Fundação Nacional do Índio – Funai, tandis que les autres appartenaient à des trafiquants. En plus du Piauí, les tribunaux d’Acre, d’Amazonas, du Maranhão, du Mato Grosso, du Mato Grosso do Sul, du Pará, du Paraná, de Bahia, de Rondônia et de Tocantins ont bénéficié de l’offre ». Voici la liste officielle des 16 remises :

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http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-ccxvi-la-decouverte-et-la-chute-des-fournisseurs-davions-51/

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NARCO-BUSINESS (Import-Export et Blanchiment): les Bataves ont transformé les Pays-Bas en narco-Etat 

 

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La police néerlandaise qui n’est pas impuissante et possède la sophistication et les moyens nécessaires pour agir, est débordée!

Elle ne réussit qu’à démanteler un réseau de narcotrafic sur 10.

Et surtout, elle assiste impuissante depuis des décennies et constate comment une véritable économie parallèle s’est mise en place et prend de l’ampleur!l

La dernière opération en est une éclatante démonstration. Ce qui me dérange profondément, c’est que cette dernière ait été cornaquée par la DEA  démontrant une énième fois notre incapacité à fédérer la lutte contre la drogue en Europe. Il serait illusoire de penser résoudre ce problème majeur chacun dans son village!

La tolérance néerlandaise

Il vaut mieux trafiquer depuis La Haye ou Amsterdam: on risque moins si l’on se fait prendre.

De plus, les Pays-Bas sont la porte d’entrée de l’Europe avec, on l’a vu, Rotterdam et toujours Anvers chez les voisins belges.

Pour blanchir l’argent, les mafias profitent d’un réseau bancaire de premier ordre et d’une relative tolérance entrepreneuriale.

Le bonheur des mafias est donc néerlandais.

Pour les policiers néerlandais, il faudrait plus de moyens !

Beaucoup plus: 2 000 policiers de plus !

Ce qui pour un pays de 17 millions d’habitants est énorme.

Les narcos, meilleurs alliés de la Police pour « sécuriser » le pays

Si l’on regarde les chiffres, le nombre de crimes et délits aux Pays-Bas a chuté de 25% en 10 ans, les mafias détestent le désordre, c’est mauvais pour le commerce.

Qu’a t’il été fait depuis les années 80?

Rien, aucune avancée permettant d’enrayer ce déferlement de drogues via Rotterdam et Anvers.

Au contraire, les Pays Bas, déjà importateurs de cocaïne avec les conteneurs sur Rotterdam et Anvers, qui gèrent aujourd’hui un marché de près de 6 milliards d’euros annuels, sont devenus producteurs.

Les Pays Bas produisent la MDMA

Déjà en 1996, on pouvait lire:

« Aucune drogue ne s’est répandue aussi vite, constate le spécialiste August De Loor, qui estime qu’aux Pays-Bas environ 200 000 personnes en consomment régulièrement. M. De Loor contrôle depuis des années l’ecstasy qui circule dans les house parties. Depuis l’interdiction de ce produit, la production et la vente sont totalement sous l’emprise des milieux criminels.

Selon M. De Loor, les premiers producteurs aux Pays-Bas étaient eux-mêmes d’enthousiastes consommateurs d’ecstasy, ce qui garantissait une qualité assez constante.

« Mais, lorsque l’ecstasy est devenue illégale, ces producteurs ont été évincés. Le marché est tombé aux mains des voyous. » La production d’ecstasy s’est amplifiée et constitue « un flot constant qu’il est impossible d’endiguer », affirme Jaap De Vlieger, de la police de Rotterdam.

« Il est très facile de se procurer de l’ecstasy. « C’est ce que confirme une enquête effectuée par les spécialistes européens de la drogue. Après le cannabis, l’ecstasy est devenue la deuxième drogue illicite en Europe de l’Ouest.

Pour ce qui est de la production d’ecstasy, les Pays-Bas sont la Colombie de l’Europe, a déclaré, lors de l’émission télévisée Nova, un spécialiste des drogues de synthèse travaillant pour le Centrale Recherche Informatiedienst [CRI, Service national d’information et d’enquête de la police néerlandaise]. Pour illustrer ses propos fort controversés, il a montré la progression constante du nombre de laboratoires d’ecstasy démantelés: 3 en 199 1, 12 en 1993 et 15 au début du mois de décembre 1995. »

Aujourd’hui, une grande majorité de l’ecstasy, ou MDMA, consommée en Europe est produite dans le sud des Pays-Bas dans des laboratoires clandestins.

On sait aussi que ces laboratoires sont entre les mains de gangs marocains qui ont d’abord fait leurs armes avec l’importation illégale de cannabis depuis leur pays d’origine.

Or ces narco-businessmans sont en constante augmentation.

Pendant ce temps-là, en France, les livraisons de stups en provenance des Pays Bas et de Belgique continuent sans entrave aucune!

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FRANCE (Air Cocaïne): Christophe Naudin, chez Fogiel, dit qu’il était persuadé de mourir en prison

L’homme derrière l’ (exfiltration….une fois encore l’utilisation de ce mot n’est destiné qu’à faire le buzz) évasion (est le seul mot qui convient) des pilotes d’Air Cocaïne s’exprime pour la première fois depuis sa libération, sur RTL.

Celui qui était expert en sûreté aérienne avant cette affaire à repris une vie presque normale.

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lire l’entretien

https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/air-cocaine-j-etais-persuade-que-je-mourrai-en-prison-dit-christophe-naudin-7794555860

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ESPAÑA (Costa del Sol): el fallecido de Mijas, considerado uno de los mayores traficantes de hachís

El hombre de nacionalidad sueca que la semana pasada falleció por arma de fuego cuando llegaba a su residencia situada en una urbanización de Mijas pueblo era considerado uno de los mayores traficantes de hachís.

Así lo aseguran fuentes policiales, que precisan que podría tener « miles de millones de euros » y que los Castaña -presuntos jefes de un boyante monopolio de tráfico de hachís en La Línea de la Concepción- trabajarían prácticamente de manera exclusiva para él.

leer mas

https://m.malagahoy.es/malaga/fallecido-Mijas-considerado-mayores-traficantes_0_1276372684.html

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CAMPO de GIBRALTAR: sa longue histoire de trafics

Après un film et différents livres sur le narcotrafic écrits par Marc Fievet… Le journal le Monde s’intéresse à cette zone géographique du Sud de la péninsule ibérique, en omettant de parler de l’historique de la contrebande et du narcotrafic existant dans ces lieux.

Lire que « depuis des mois, l’Espagne fait face au sentiment d’impunité des trafiquants de drogue et à leur radicalisation. Fini le temps où les membres des clans familiaux, héritiers des contrebandiers de tabac entre l’Espagne et Gibraltar, attendaient que la nuit tombe pour agir, transportaient la marchandise dans les cales de bateaux de pêche et la jetaient par-dessus bord lorsqu’ils apercevaient la police. » n’est pas le reflet de la réalité.

GIBRALTAR et la Costa del Sol sont depuis plus de 45 ans une zone de « non droit » réservée aux différents groupes d’Espagnols, de Français, d’Anglais, d’Irlandais de l’IRA, de Bataves, de Belges, d’Allemands, d’Italiens, de Croates, de Serbes, d’Albanais, de Turcs, de Russes et de Maghrébins qui sont dans ce business.

Accompagnés parfois par des mercenaires d’Etats 

Il faut savoir que durant plus d’une décennie, le narcotrafic cornaqué par le GAL bénéficiait de la protection de la « Policia » et de la « Guardia civil » et les TIR, lestés en cannabis, qui arrivaient de Tanger sur Algeciras n’étaient jamais contrôlés. Quand à la coke, elle arrivait directement dans les marinas de la Costa del Sol (La Duquessa, Estepona, Puerto Banus), voire à Gibraltar à Marina Bay.

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Je ne comprends pas qu’un Journal aussi sérieux que « le Monde » ne se soit pas rapproché du journaliste Olivier Jordan Roulot qui a passé plus de deux ans à étudier le parcours de Marc Fievet, l’agent infiltré NS 55 ,de la Douane française, en poste sur cette zone.

Olivier Jordan Roulot aurait pu dire à Sandrine Morel que ce qu’elle décrit comme une nouveauté est en fait une réalité depuis plus de 30 ans.

Abondent les témoignages d’officiers de la DNRED de la Douane française, de l’OCRTIS, du SVA espagnol, d’anciens HM-Custom officers et du DEA.

« Le BARON », avec le journaliste Michel Martin ROLAND, raconte sa vie aventureuse dans les années 80 sur la Costa del Sol. Ce livre démontre également l’ampleur et la narco-logistique existant déjà sur zone.

Non, ce n’est pas nouveau, cette situation existe depuis des décennies et toutes les « politiques » menées n’ont servi à rien, si ce n’est qu’à dépenser un pognon de dingue!

 

Le temps ne serait-il pas venu de prendre des décisions courageuses pour mettre un terme à ces activités souterraines que l’on commence à considérer comme indispensable!

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FRANCE (Échelon DNRED de Nantes): la réunion de juillet 1994

Le M/Y Sea Harmony

Une réunion composée des agents du DEA de Rome et Paris (Davis May) en présence de Jo Lesquert (DNRED Nantes) m’avait permis de préciser toutes choses sur mon infiltration dans l’organisation Locatelli.

Au cours de ce debriefing, j’ai déclaré à mes interlocuteurs que j’irai jusqu’au bout de mon action et les ai alertés sur la grande proximité de Charles Pasqua, le grand ami de Nick Venturi et cie, avec les Français de l’organisation Locatelli.

J’ai été arrêté le 23 septembre 1994 et n’ai jamais pu déclarer devant un juge sauf pour plaider coupable pour satisfaire les innombrables pressions des douaniers français Christian Gatard, Philippe Galy, l’attaché douanier en poste à Londres et Bernard Roux, l’attaché douanier à Washington! Marc Lerestre, le prédécesseur de Galy, était venu me saluer amicalement à la prison de Bellmarsh à Londres.

J’ai été libéré 3.888 jours plus tard le 26 mai 2005!

Et mon dossier est toujours classé « SECRET DEFENSE« !

 

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FRANCE (Décès liés aux opioïdes): pendant que les labos se ‘goinfrent’, dans l’indifférence générale, on a plus d’overdoses chez les patients douloureux chroniques que chez les usagers de drogues illicites

En France, 12 millions de patients prennent des médicaments à base d’opium.
-Le nombre d’overdoses et de décès a explosé en une quinzaine d’années, selon les derniers chiffres.

-La France prend-elle le chemin des Etats-Unis, où les médicaments opioïdes tuent plus que les armes à feu?

-20 Minutes a interrogé Nicolas Autier, spécialiste de la question.

Des noms qui promettent le soulagement… ou l’enfer.

On connaît bien l’effet puissant et périlleux de la morphine. Moins celui de la codéine, du tramadol, de l’oxycodone, le fentanyl. Et pourtant, ces antidouleurs à base d’opium font des ravages. Si aux Etats-Unis, on parle d’épidémie des opioïdes, qu’en est-il aujourd’hui en France ? 20 Minutes a interrogé Nicolas Autier, un psychiatre particulièrement au fait du phénomène puisqu’il dirige l’ Observatoire français des médicaments antalgiques.

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https://www.20minutes.fr/sante/2321079-20180814-deces-lies-opioides-france-plus-overdoses-chez-patients-douloureux-chroniques-chez-usagers-drogue

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FRANCE (cadavres dans le placard de Charly): l’âme damnée de Pasqua, jusque Tibhirin

Avatar de Marc FievetThe international informant

17 septembre 2015

Vis à vis de l’Iran aussi, notre Charly a eu de bien étranges positions, en acceptant de libérer (encore une fois) des terroristes au nom selon lui du secret d’Etat, qui dissimulait surtout d’autres intérêts. Ou d’autres personnes, dont un conseiller plus que critiquable… que l’on retrouvera mêlé étroitement à l’affaire de Tibhirine, qui n’a pas fini de nous étonner, elle aussi. Et contre laquelle se heurtent des juges français, confrontés à la réticence extrême des autorités algériennes à évoquer clairement le problème, ou a simplement soulever le voile de mensonges qui entoure l’affaire.

Unknown-3-14-5c4ea-d8becL’homme qui a un jour clamé vouloir « terroriser les terroristes » a fait tout l’inverse à plusieurs reprises : il a aidé certains à s’échapper. En décembre 1993, rebelote, Charly laisse partir vers l’Iran les deux auteurs du meurtre de l’opposant Kazem Radjavi (ici à droite). Ce dernier a été assassiné à Genève le le 24

Voir l’article original 5 721 mots de plus

FRANCE (retour sur Charles Pasqua, alias « Charly »): le SAC ou les gangsters de la République

Encore une fois, j’ai eu le sentiment d’être floué par les élus de gauche et leur représentant principal, ce premier ministre bombeur de torse, qui a commis ce jour là ce qui représente pour moi une véritable trahison. Je veux bien comprendre et admettre qu’on puisse saluer des adversaires en politique, mais ce qui a été fait pour Charles Pasqua, je ne peux l’admettre. Manuel Valls, ce faisant, a fait preuve d’une totale absence de vue historique. Pasqua a été l’exécuteur de fort basses œuvres, et l’hommage des députés socialistes est tout simplement une honte : on ne peut rendre hommage à un homme qui a trempé trop souvent dans d’aussi douteuses affaires telles qu’assassinats politiques, vente d’armes ou trafic de drogue.

Outré, j’ai décidé de revenir sur la carrière de cet homme charmeur mais plus que redoutable. Car Manuel Valls semble l’avoir oublié, mais il traînait derrière lui un bon nombre de cadavres ou de cas douteux, dans lesquels son nom était revenu avec insistance dans les enquêtes qui avaient suivi. Pasqua « était secret » (*) ai-je pu lire ces derniers jours. Il ne pouvait que l’être, à moins de révéler ses turpitudes. Sa carrière a plus consisté à dissimuler ses cas pendables qu’à être efficace. Pour le résumer, il a dépensé beaucoup d’énergie pour se rendre présentable, ce Machiavel de Canebière. Le jour où il l’était devenu, l’ensemble de la vie politique française avait vu en lui l’arrivée d’un mafieux comme premier flic de France, et rien d’autre : l’aurait-on déjà oublié ? Retour sur Mr Charly, que l’on n’avait pas à saluer ainsi, à moins de ne rien connaître de ses frasques passés. Comme l’a dit un jour Michel Debré, qui s’y connaissait en coups fourrés, « Pasqua ? jamais sur le pont, toujours dans les soutes… » : on ne peut meilleure définition.

Bienvenue dans l’univers du soutier Charles Pasqua, alias « Charly ».

Revenons tout d’abord en 1964. Cinq ans auparavant seulement, en en 1959, le Service d’action civique (SAC) avait été créé par Jacques Foccart et Achille Peretti et Charles Pasqua, mais aussi Roger Frey, Paul Comiti, Alexandre Sanguinetti, Dominique Ponchardier et Jean Bozzi. Pas vraiment des enfants de chœur, ceux-là. Le premier président du Sac est Pierre Debizet un résistant de taille imposante surnommé « Gros Sourcils » ou  » alors, qui a été tenté par l’extrême droite du Parti Patriote Révolutionnaire, un groupuscule dirigé par Jean-Baptiste Biaggi, qui a fini au FN après être passé à l’OAS. Avec Joseph Ortiz un cafetier, l’avocat JBiaggi seront à l’origine de le 24 janvier 1960, de « La semaine des barricades » : un député français borgne, nommé JMLePen, qui avait demandé leur extension en métropole sera arrêté et emprisonné. Comme couverture, l’homme qui ne s’est pas encore lancé en poliitique, travaille pour Ricard, boisson anisée qui alors connaît une ascension fulgurante : la France des années 60 en fera son emblème quasi national, au même titre que la baguette et le béret. Déjà, au sein de Ricard, Charly avait fait preuve d’un certain talent. Alors qu’il y travaillait encore, il avait préparé l’importation de l’Americano, produit italien concurrent, mélange de Campari et de vermouth : c’est en l’apprenant que son patron, Paul Ricard. l’avait viré : Pasqua travaillait pourtant chez lui depuis 1952 : jeune plagiste à Marseille, fils d’un policier marseillais, il y avait tenté sa chance, en venant jouer au vendeur dans le bureau même du directeur : sa gouaille et sa faconde l’avaient aussitôt fait embaucher. Chez Ricard, Charles Pasqua, devenu directeur des ventes à l’export, a sous ces ordres Jean Venturi : nous reparlerons de lui dans un autre épisode. Son homme de confiance s’appelle Jean-Charles Marchiani, dont nous reparlerons aussi un peu plus loin…

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https://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-cadavres-dans-le-placard-de-169199

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MAROC: drogue, cannabis, trafic, cocaïne, héroïne, haschich…et volupté !

Le Maroc, premier exportateur mondial de haschisch

Article de Michel Sitbon, actualisé par Marc Fievet

Les rares acheteurs des rapports de l’Observatoire géopolitique des drogues (OGD), normalement édités mais quasiment introuvables en librairie pourraient témoigner. Ce « rapport confidentiel », surtout destiné à la bureaucratie de l’Union européenne semble-t-il, émane de l’OGD.

L’Observatoire est l’auteur d’enquêtes minutieuses qui ont permis depuis des années de détailler à quel point le Maroc est impliqué dans la production et le commerce de drogues. Ce rapport en question rappellait quelques résultats de cette observation du royaume chérifien : « Premier exportateur de haschisch dans le monde, (…) premier fournisseur du marché européen, (…) surfaces de culture – dans la région du Rif – multipliées par dix en dix ans… » Tout ceci s’étant passé « dans la discrétion et une apparente indifférence des pays amis »….

A qui appartient le Maroc ?

Dans ce texte, l’OGD insiste sur le fait que ce commerce est « très hiérarchisé« . Au sommet de la hiérarchie, le rapport citait les noms des membres de la famille royale ou des ministres directement compromis (il est à noter que les bureaucrates européens ont aussitôt demandé une version expurgée où n’apparaîtraient pas ces noms…C’est vrai, en contrepartie d’un séjour à « La Mamounia » que ne ferait-on pas!…)

La Mamounia à Marrakech

C’était bien en première page du « Monde » , journal réputé pour son sérieux, que sur deux colonnes, en haut à droite, s’étalait: « Le Maroc, premier exportateur mondial de haschisch« . Et le sous-titre : « Un rapport confidentiel met en cause l’entourage du roi Hassan II« .

Mais ça, c’était hier!

A la base de cette pyramide, au moins 200.000 paysans du Rif.

De loyaux sujets de Sa Majesté Hassan II, donc de son successeur Mohammed VI.

Mais à la pointe de la pyramide ? Mystère… L’ »entourage du roi » ? Soit. Et le roi ?

A qui appartient le Maroc ? C’est le titre d’un ouvrage que vous pouvez peut-être encore vous procurer chez l’Harmattan.

Le Maroc appartenait à Hassan et donc aujourd’hui à Mohammed VI.

A qui appartient la région du Rif ? Eh bien le Rif appartient directement au roi ! Le Maroc est un pays en grande partie féodal. Le Rif est, lui, féodal. Colonisé par l’administration royale, rien ne peut y être planté sans le feu vert de ses représentants. Et c’est normal : Hassan II était un homme sérieux. Il n’aurait pas laissé un tel commerce entre les mains de n’importe qui.

Hassan II était donc un des hommes les plus riches du monde. Ça lui permit d’avoir des amis – nous y reviendrons dans un instant.

Hassan II, pour sa part, s’était donc spécialement enrichi en trafiquant des drogues illicites. Cette activité était déjà sévèrement réprimée par la loi, y compris celle de son propre pays. Des tas de gens croupissent encore en prison au Maroc, en Espagne, en France ou ailleurs – qui ne sont au fond que ses sous-traitants – pendant que Sa Majesté reçevait dans ses palais les grands de ce monde. Et les grands de ce monde, flattés d’avoir été si bien reçus par un si grand monarque, s’en retournent dans leur pays et font des discours enflammés contre la drogue, cette hydre aux dents longues qui suce le sang de nos petits enfants.

Amis de 20 ans

Un de ces grands amis s’appelle Jacques Chirac. Un ami de vingt ans. Quelqu’un sur qui on peut compter. Jacques Chirac est un monsieur qui fait de la politique à un assez haut niveau. Il a été, entre autres choses, ministre de l’Intérieur, Premier ministre, puis il fut président de la République. Ces métiers-là permettent, parfois, d’être bien informé.

En France il existe une Brigade des stups, un Office central de répression du trafic international de stupéfiants (OCRTIS) et la DNRED, le service ‘intelligence’ de la Douane française. Ce sont de services qui ont beaucoup de moyens.

L’OGD est une petite organisation qui a peu de moyens. Pouvons-nous supposer un instant que ce que l’OGD a pu apprendre en enquêtant soit inconnu, à l’époque de Jacques Chirac ?

On sait aussi que le roi du Maroc, qui est un homme riche, a pour habitude de subventionner les partis politiques français. Ceci est spécialement utile, bien sûr, pendant les campagnes électorales. Et doublement utile lorsque ces campagnes sont difficiles, comme celle de Jacques Chirac contre Edouard Balladur.

Édouard Balladur, lui qui était aux manettes, fut soupçonné d’avoir financé une partie de sa campagne présidentielle de 1995 grâce à des rétrocommissions sur des contrats d’armement. L’aide que lui apporta son ministre du Budget, Nicolas Sarkozy, est une réalité! C’est l’affaire Karachi ! Il a été mis en examen depuis!

A peine élu, le premier acte du Génial président, avant même de faire péter des bombes à Mururoa, ce fut un petit voyage en Afrique, chez les amis.

La première étape de ce voyage fut la plus importante: le Maroc.

Jacques Chirac et Hassan II se sont retrouvés très cordialement. Ils ont conclu en un éclair un accord impressionnant qui consistait, entre autres choses, à doubler l’aide française au Maroc. Rien que ça.

Deux heures d’entretien confidentiel entre Chirac et son ami le dealer

Au nom des vingt années d’amitié les unissant, Son Altesse Royale Hassan II décora le Génial président de la plus haute distinction marocaine. Ils ont même eu l’occasion de parler du Rif et de ses « problèmes de développement économique et social« . Chirac s’est engagé à ce que la France soutienne plus particulièrement l’action du roi dans cette région.

Pour la petite histoire, il faut savoir que le roi a réussi à encaisser des milliards de dollars de la communauté internationale, sous prétexte de développer des cultures de substitution au cannabis dans le Rif. D’un côté il encaisse les subventions, de l’autre les surfaces de cultures s’étendent… Tout bénéfice! L’astuce a beau être éventée depuis un moment et faire sourire les spécialistes, c’est bien cette escroquerie-là que Chirac proposait de relancer auprès de la communauté européenne, pour un montant de plus de deux milliards de dollars cette fois…

En 36 heures de visite, le fringuant Président français Chirac a aussi trouvé le temps pour deux heures d’entretien confidentiel avec son ami le dealer…

On ne sait pas ce qu’ils se sont dit.

Le Pays-Bas concurrence ce juteux trafic

Ce qu’on sait en revanche, c’est que s’il n’y avait pas l’OGD – et « Le Monde » -, notre ami le roi serait peut-être soupçonné de n’être pas un très bon démocrate – mais l’affaire s’arrêterait là. Le pollen du cannabis marocain a beau embaumer jusqu’en Espagne – ainsi que c’était le cas cet été, à peu près en même temps que Chirac passait par là… -, motus et bouche cousue, personne n’oserait dire un mot.

Il vaut mieux. Quelqu’un a osé témoigner sur la complicité franco-marocaine dans le trafic de drogues. Il s’appelle Ali Bourequat.

L’asile politique lui a été accordé il y a quelques mois aux Etats-Unis. Il l’a obtenu en raison des persécutions subies en France du fait des dénonciations que contient son livre « Dix-huit ans de solitude : Tazmamart« , paru chez Lafon en 1993.

Charles Pasqua était encore ministre de l’Intérieur. Il semble que cet autre grand ami du roi du Maroc n’ait pas été en mesure de garantir la sécurité d’Ali Bourequat en France.

Bourequat osait simplement dénoncer les complicités entre la France de monsieur Pasqua et le Maroc de monsieur Hassan II dans le trafic de stupéfiants.

De retour à Paris, Jacques Chirac s’est cru autorisé à agresser le premier ministre néerlandais pour le « laxisme » dont fait preuve son pays en matière de drogues. En fait de laxisme, les Pays-Bas mènent une politique qui tend à la légalisation du cannabis, une légalisation qui mettrait fin au marché noir à colossales plus-values que permet la pseudo-prohibition des drogues. En plus, les Pays-Bas pratiquent une sorte de « tolérance » qui en fait le premier producteur européen de cannabis et donc, un concurrent du Maroc.

Assurance deal

Si Chirac, Pasqua et les patrons de la brigade des stups et de l’OCRTIS sont tellement remontés contre les Pays-Bas, c’est simplement parce qu’ils proposent une voie qui mettrait fin à leurs petites affaires, et qu’en attendant, elle fait concurrence à Son Altesse Royale, leur ami le dealer.

Pour bien comprendre tout ça, il faut savoir comment se passe le commerce entre le Maroc et les pays destinataires des drogues qu’il exporte. Un ami de l’OGD me racontait un jour comment, au cours d’une de ses enquêtes, il avait réussi à se faire passer pour un gros acheteur de haschisch, un investisseur en col blanc. On lui proposait alors deux formules : soit il achetait la marchandise et la faisait transporter à ses risques et périls, soit il payait l’assurance. On appelle ça « acheter la route« . La marchandise lui coûtait plus cher, mais il n’avait qu’à indiquer le point de livraison. L’assurance était totale. En cas de pépin – on ne sait jamais, on peut tomber sur un flic ou un douanier honnête -, la marchandise était remplacée sans qu’il ait à débourser un sou de plus, et livrée comme prévu à l’adresse indiquée.

Héroïne, terrorisme et médailles…

Pour compléter le tableau, il est utile de savoir aussi que le Maroc n’est plus spécialisé en cannabis depuis longtemps. Voilà des années qu’il a proposé à la Mafia internationale de profiter de son infrastructure et de ses excellentes capacités d’acheminement des drogues en Europe pour récupérer, d’abord le marché de la cocaïne, car les précurseurs entrent sans difficultés, puis celui de l’héroïne.

En ce qui concerne l’héroïne, le Maroc expérimente la culture de pavot – et maîtrise déjà sa transformation. Ainsi, ce pays n’est pas seulement le premier producteur de haschisch, mais vraisemblablement la première « plaque tournante » de drogues sur terre.

Que dire de plus ?

Ce sont les bases mêmes de l’ordre qui nous accable qui sont en cause. La politique criminelle dite de « prohibition » des drogues a d’ores et déjà sapé tout l’édifice. Il faut en changer d’urgence. Il n’y a plus de contrat social qui tienne dans de telles conditions.

  • Ramzi Ahmed Youssef, un Pakistanais de 27 ans, est soupçonné d’avoir organisé l’attentat contre le World Trade Center, en 1993, à New York – et d’avoir été sponsorisé par les « narcos » de son pays. Les hezbollahs de monsieur Hekmatyar, en Afghanistan, ont financé leur guerre en cultivant le pavot, transformé en héroïne, au Pakistan, avec l’aide des services secrets pakistanais, travaillant main dans la main avec la CIA (pour vaincre, à l’époque, l’armée rouge).

Les mêmes hezbollahs de Hekmatyar étaient, selon la DST, les organisateurs des attentats qui nous ont valu Vigipirate. Les poseurs de bombes qui accaparent la une des journaux ont été entraînés en Afghanistan, dans les camps de monsieur Hekmatyar, à côté de ses champs de pavot. Toujours selon la DST, ils auraient pris leurs ordres dans un bureau de Peshawar, et le communiqué revendiquant finalement ces attentats est arrivé au Caire en provenance de Lahore. Lahore, c’est au Pakistan. Un pays qui dispute à la Birmanie la place de premier producteur d’héroïne du monde.

Ce n’est pas la peine de faire semblant de combattre le terrorisme par Vigipirate quand on va prendre ses médailles chez le roi du Maroc.

Michel Sitbon

Source:

http://maroc-leaks.com/maroc-hassan-ii-notre-ami-le-dealer/

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