BELGIQUE (port d’Anvers): le container de bananes était lesté de 1.727 kilos de coke

Les douaniers Belges ont trouvé 1.727 kilos de cocaïne vendredi au port du Pays de Waes, port secondaire d’Anvers lors d’un contrôle.

La coke était cachée dans un container de bananes qui arrivait de l’Equateur.

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COKE en STOCK (CCV) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (40)

Au Brésil, on a donc affaire comme au Paraguay à un double trafic : celui de contrebande, au départ de cigarettes dans les années 60 et 70 puis celui de matériels électroniques, les taxes n’étant pas les mêmes entre pays cela permet des profits supplémentaires à qui arrive à passer hors de la frontière ce genre de marchandises. Chaînes hifi, radios, lecteurs de DVD, tout y passe.

A ce trafic s’est progressivement mêlé l’écoulement des stocks paraguayens de marijuana, qui s’est lui-même doublé de celui de la coke bolivienne. Le sud du pays, au Brésil est donc naturellement touché : frontalier au Paraguay mais aussi avec l’Argentine, il étend la sphère d’influence des narcos boliviens notamment vers Buenos Aires, où le relais des navires partant vers l’Europe est plus que préoccupant. Des avions accidentés sont achetés à bas prix, retapés et repeints dans des ateliers clandestins au Brésil, notamment dans le Mato Grosso, à Sinop, devenu fief narco fournisseur d’avions, certains, en bon état étant vendus par une habitante de la banlieue de Dallas, dont on a retrouvé facilement la trace chez les trafiquants… la FAA américaine ayant semble-t-il encore un fois perdu ou égaré leurs registres.

Une découverte très intéressante en 2011

Les brésiliens sont en tout cas bien présents et bien installés dans le trafic provenant de Bolivie ou du Paraguay. Le 27 octobre 2011, la police nationale brésilienne, à la suite d’une enquête ayant duré une bonne année au moins, déclenche une rafle portant sur un trafic de drogue par avion, une opération lourde avec plus d’une cinquantaine de personnes à l’ouvrage, baptisée « Touro Branco » (dans le Minas Geiras, donc) et portant surtout sur trois états : le Mato Grosso, le Mato Grosso do Sul et celui de São Paulo. Le point majeur de l’opération est une ferme située dans la région du Pantanal, dans le district d’Ouro Branco do Sul, dans la municipalité d’Itiquira, à 359 kilomètres de Cuiabá (pas loin de la célèbre chute d’eau), une ferme qui aurait servi à recevoir par air la drogue pour la distribuer ensuite par route selon un principe bien établi. Selon la police, l’opération aboutit à délivrer plusieurs mandats d’arrêt dont deux délivrés à São Paulo, un à Itiquira (MT), un à Campo et Lacerda (MT) et un à Campo Grande. Un beau lot de pâte de cocaïne (ici à gauche) est découvert durant les saisies, au total ce sera 1,2 tonne en effet qui s’empilera en paquets d’1 kilo environ. Mais il y en aura davantage au final encore. Dans les minutes du procès, on découvrira le nom du trafiquant intercepté en flagrant délit (c’est celui de Ricardo Ribeiro Santana, alias « Pernambuco« ), et celui de son pilote longuement écouté sur leurs téléphones portables par la police pendant des mois. « Le 18 septembre 2010, il y a eu une autre arrestation en flagrant délit lors de cette enquête, étant donné que la police fédérale a réussi à surprendre Dionisio Paulo Da Silva, portant environ 152 kg de cocaïne appartenant à l’organisation criminelle de « Eurico » (Eurico Augusto Pereira, surnommé “Quebrado”, ou « Le cassé »). Ce lot de cocaïne a commencé à être traité par « Eurico » et « Pernambuco », le premier en tant que vendeur et acheteur d’un deuxième, au début de septembre 2010. Ils ont recruté le pilote, Filho Do Merceneiri (« Rafael » ) comme transporteur de drogue avec l’utilisation d’un co-pilote… Le 6 septembre, lors d’une nouvelle connexion, « Pernambuco » se plaint à « Eurico » du manque de contact avec « Rafael », puisqu’il était déjà en possession du de la drogue (cf index 19262489). Dans la conversation suivante, « Pernambuco » affirme à « Eurico » qu’il a fixé à « Rafael » le délai de livraison de la drogue « à lundi au maximum » (index 19274987). La livraison n’a en fait pas eu lieu, parce que le 18 août le pilote Paulo Dionizio Da Silva, transportant des drogues par voie terrestre, a été arrêté par la police fédérale à Araraquara, une police qui a réussi à découvrir et saisir la drogue cachée dans une trappe sous l’avant du camion, et qui faisait 152,25 kg (cent cinquante-deux kilogrammes et vingt-cinq grammes de cocaïne). Les dialogues entre « Eurico », « Pernambuco » et « Rafae »l dans les jours qui ont suivi l’arrestation ne laissent aucun doute sur le fait que la drogue appartenait au premier et devait être livrée au second, « Rafael » apportant la drogue par voie aérienne, transmise par le pilote « Paulo », pris en flagrant délit (index 19470247, 19470269, 19470285) ». On ne peut mieux résumer !

Tout un gang de brésiliens, de paraguayens et de boliviens… jusqu’à des calabrais !

Au final, sur la totalité du raid, ce sont 4 297,58 kg de cocaïne (4 tonnes !!!) et 5 210,70 kgde marijuana qui avaient été découverts plus en devises 890 000 reals et 110 000 dollars en espèces. Un autre transporteur de la même organisation, Edenilson Moreira da Silva dit Gordinho « Le petit costaud » (c’est presque de l’Audiard) avait lui été pris à part avec 42 kilos de coke. Enfin, Everton Benteo Luiz, avait été lui accusé d’être l’intermédiaire de la bande avec des fournisseurs boliviens. La presse donne tous les noms le 28 octobre 2011: « La police fédérale a arrêté hier à Cassilandia (MS), le vendeur de semences pour herbe, Eurico Augusto Pereira, 39, un résident de São João das Duas Pontes, nommé comme responsable d’un gang international de trafic de drogue qui a traité 47 millions de reais en un an. Selon Ivo de Freitas, la Surintendance de la PF à Sao Paulo, la cellule criminelle de Perego était responsable du courtage et de la gestion du trafic entre les Brésiliens, les Boliviens et Paraguayens. Lui et un autre trafiquant de drogue – qui n’a pas été nommé – étaient, en tant que délégué, les patrons de l’organisation criminelle et lavaient l’argent du crime de l’argent dans des entreprises, dans le domaine des semences agricoles et des magasins de voitures. Selon le PF, l’enquête d’un an a permis de découvrir des membres sud-américains, européens et brésiliens dans le cadre de l’organisation du trafic de cocaïne en Bolivie et de la marijuana au Paraguay. Depuis le début de l’enquête, 70 personnes ont été arrêtées, dont une soupçonnée de faire partie de la mafia italienne basée dans la région de Calabre. Ont également été saisis 4,3 tonnes de cocaïne et 5,2 tonnes de marijuana, en plus de 1 million de reals, 48 véhicules et un avion. Le laboratoire de raffinage de drogue découvert par la police était installé à Barueri (dans l’état de Sao Paulo). L’an dernier, un avion avec 360 kilos de cocaïne a été saisi à Sales de Oliveira, dans la région de Ribeirão Preto. L’avion était immatriculé au nom d’un avocat de São Gabriel Del Oeste (j ‘ y reviendrai plus loin). » La description de « Perego » suit dans les divers jugements et contestations de ses avocats : « fils d’un couple d’agriculteurs, Pelego a été impliqué dans le crime en 2000, quand il a été arrêté avec une livre et demi de drogue. Cinq ans plus tard, il a fui la prison de Rio Claro et a kidnappé un conducteur, dans la même ville. Il a été condamné à 6 ans de prison pour vol et extorsion, mais a fait appel de la peine en liberté. « L’appel est en attente de jugement », a déclaré son avocat, Claudio Schefer Jimenez, qui n’était pas au courant de la nouvelle condamnation à la prison de son client. (…) Recherchée pendant la rédaction du rapport, une sœur de l’accusé ne voulait pas parler. Avec les revenus présumés de son entreprise dans le domaine des semences, Pelego a obtenu un patrimoine qui comprend des biens immobiliers à São João das Duas Pontes, Campo Grande et Cassilândia (MS). Il a construit un manoir à la ferme où il a été arrêté et, selon les policiers, portait une chaîne et un bracelet en or avec des détails en émeraude, ainsi qu’une montre de luxe d’une valeur de 15 000 réais.. » La panoplie complète de l’arrivisme narco !!!

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http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-ccv-la-decouverte-et-la-chute-des-fournisseurs-davions-40/

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COKE en STOCK (CCIV) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (39)

Historiquement encore, cette nuée de petits Cessna ayant fondu sur le Brésil n’est pas une nouveauté.

Dès les années 70, la frénésie de la recherche de l’argent facile en Amazonie a amené des chercheurs d’or ou de pierre précieuses au Brésil. En Guyane, ce seront les mêmes qui travailleront sur des chantiers d’orpaillage clandestins. Pour les approvisionner est donc né à ce moment là le métier harassant de pilote de Garimpeiros, puisque c’était leur nom. Une noria de petits avions (il y avait de tout, comme vous allez vous en apercevoir) a en effet pendant des années ravitaillé en tout le nécessaire ces fameux chercheurs d’or : pièces détachées de machines, mais aussi celles d’avions, nourriture, alcool et… armes. Leurs descendants actuels s’étant le plus souvent reconvertis dans le transport de coke bien plus rémunérateur, mais pas moins risqué comme on va aussi le voir aujourd’hui … en découvrant un gang venu se cacher dans une réserve indigène pour y installer un laboratoire et y faire atterrir une demi-douzaine d’avions !!!

Un précédent brésilien avec un labo lié à des aéronefs

En fait, on a eu l’impression, déjà en 2014 et 2015 de la répétition d’une autre grosse prise. Deux ans avant la « vérification » des hangars, en effet, la police paraguayenne avait déjà mis la main sur tout un lot d’avions disparates. Un Embraer 721C Sertanejo immatriculé en Bolivie CP-1495, un Cessna « bolivien » CP-2004 ainsi qu’un autre Cessna 210 CP-2633 qui présentait la particularité d’être un appareil fantôme, car selon un rapport de la DGAC-01008 du 04 juin 2013, l’avion, ex N732WG, (21061828) il avait, selon les premières conclusions, tout simplement été « volé » (du moins c’est ce qu’on pensait).

On peut le voir ici à droite en 2009 atterrir aux Etats-Unis, à Long Beach… l’avion avait fait le trajet Miami-Great Exuma Island le lundi 1er mars 2010. Un bout de chemin avant de rejoindre le Brésil… puis le Paraguay.

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BULGARIE: 1,75 million de cigarettes saisies à la frontière avec la Roumanie

Les autorités bulgares au poste de contrôle de Silistra, près de la frontière avec la Roumanie, ont capturé 1,75 million de cigarettes non déclarées, ont déclaré vendredi les autorités.

Les cigarettes ont été retrouvées jeudi soir dans un camion immatriculé en Roumanie, alors qu’il tentait de quitter la Bulgarie, a indiqué le ministère de l’Intérieur et l’Agence nationale des douanes (NCA) dans un communiqué commun.

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https://zonesofia.com/2018/08/175-million-de-cigarettes-saisies-a-la-frontiere-avec-la-roumanie/

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ALGÉRIE (Affaire de la cocaïne): pour l’avocat d’El Bouchi, quelque chose de troublant s’est passé en Espagne

Par Hani Abdi – L’avocat de Kamel Chikhi, dit «El Bouchi», Me Saïd Younsi, évoque «des faits troublants dans l’affaire des 701 Kg de cocaïne.

Des faits qui suscitent des interrogations.

Me Saïd Younsi

Considérant que son client est innocent, l’avocat, qui s’est exprimé sur les colonnes du quotidien El Watan, s’interroge sur l’ouverture des scellés du conteneur en question à Valence, en Espagne, sans la présence ni du commandant de bord, ni du représentant de la compagnie maritime, ni du responsable de la surveillance des conteneurs. L’avocat de Kamel Chikhi estime que les autorités portuaires espagnoles ont fauté. Car, on ne touche pas aux scellés d’un conteneur sans la présence de témoins.

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https://www.algeriepatriotique.com/2018/08/06/lavocat-del-bouchi-quelque-chose-de-troublant-sest-passe-espagne/

Et aussi

https://www.elwatan.com/edition/actualite/lavocat-de-kamel-chikhi-parle-05-08-2018

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BELGIQUE (Boom): deux festivaliers décèdent après avoir pris de la drogue à Tomorrowland

Deux personnes ayant assisté au festival Tomorrowland sont décédées après avoir consommé de la drogue lors du festival, rapporte la VRT sur son site internet.

Les deux victimes sont décédées plusieurs jours après le festival, à l’hôpital. Dans l’un des deux cas, il s’agirait d’un abus d’ecstasy, d’après les informations du média flamand.

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http://www.lesoir.be/171649/article/2018-08-05/deux-festivaliers-decedent-apres-avoir-pris-de-la-drogue-tomorrowland

Et aussi:

Revendeurs de drogues, pick-pockets… la police a procédé à de nombreuses arrestations.

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http://www.lesoir.be/170582/article/2018-07-30/tomorrowland-festival-darrestations-administratives-et-judiciaires

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SÉNÉGAL (kaolack): une importante quantité de drogue dissimulée dans des sacs de riz saisie par la Douane

A kaolack, au niveau du pont « noireau » (communément pont Serigne Bassirou Mbacké), la douane a saisi près de 150 kg de chanvre indien dissimulés dans des sacs de riz. Et les hommes de tenue sont actuellement à la recherche des 05 trafiquants.

C’est précisément à 10 km de Kaolack, vers le village que Keur Toro, sur la route de Kaffrine, que les faits ont eu lieu.

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https://www.teledakar.net/2018/08/02/drogue-importante-quantite-dissimulee-sacs-de-riz-a-kaolack/

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FRANCE (Lutte contre la drogue): la guerre des communiqués

Par Marc Fievet

Depuis quelques jours, on assiste à une surenchère de communiqué visant à récupérer la saisie d’une tonne 500 de coke au large de Saint Martin dans la mer des Caraïbes.

La Marine, l’OCRTIS, la DNRED et bien sur Gérald Darmanin se gargarisent de cette saisie de cocaïne destinée … à l’Amérique du Nord.

De qui se fout-on?

Le job aurait été de signaler le navire aux autorités américaines et canadiennes, permettant ainsi de ne pas encombrer notre justice qui croule sous les dossiers tout en ne dépensant pas l’argent du contribuable pour protéger les Américains!

Oserais-je rappeler à toutes nos grandes directions qui s’impliquent dans la lutte contre le narcotrafic que la mission qu’elles ont à remplir, c’est de protéger les Français en priorité de ce fléau qu’est la drogue et qu’il n’est pas prévu au programme qu’elles utilisent les résultats obtenus pour se faire de la pub!

D’après l’échelon DNRED de Fort de France, cette opération était suivie depuis des mois! Donc, faire du chiffre pour « se faire mousser » n’est vraiment pas sérieux.

Sil vous plait messieurs, occupez vous de nos territoires !

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AUSTRALIE: les douaniers découvrent de la cocaïne… dans des boutons de vêtements !

Que ce soit en France ou à l’étranger, les services de douane s’attellent chaque jour à limiter le passage de drogues sur le territoire
Mardi 24 juillet, immersion au cœur des douanes sur CStar.
À l’occasion, les téléspectateurs ont pu partager l’étonnante découverte de deux douaniers australiens. Une séquence à retrouver sur Non Stop Zapping.
Si certains optent pour une mule, d’autres n’hésitent pas à cacher la drogue dans des endroits assez insolites.
 

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FRANCE (Gendarmerie): 626 kilos de résine de cannabis saisis sur l’A6 dans l’Yonne

C’est une ‘quantité colossale’… de produits stupéfiants qui a été retrouvée mardi sur l’A6 à hauteur de Branches. 626 kilos résine de cannabis dans un véhicule utilitaire qui circulait entre Lyon et Paris.

D’après la Préfecture de l’Yonne, c’est un renseignement fourni par les gendarmes de Côte d’Or qui a permis l’arrestation du véhicule.

Le préfet de l’Yonne, Patrice Latron, a félicité hier les gendarmes d’Auxerre pour cette opération.

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LUXEMBOURG: un débat public a été organisé, jeudi matin, à la Chambre des députés, sur la légalisation du cannabis à usage récréatif.

Avec 7 471 signataires, la pétition publique réclamant une légalisation du cannabis à usage récréatif et l’ouverture de coffee-shops, a connu un succès certain.

Assez pour susciter un débat public au cours duquel une somme de questions pratiques, mais aussi de principes, ont été abordées jeudi à la Chambre des députés.

 

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FRANCE (Drogues, Narcotrafic, Criminalité organisé, Dérives douanières et policières, échec des politiques): on en parlera au 4ème Salon « Des livres et l’alerte » à Paris

Histoire d’une criminalité produite par la loi #prohibition_drogues?

On débat le 18 nov au 4ème salon

Des livres et l’alerte Antonella Sorrentini Crim’HALT comme « alternative » Carole Rouaud Olivier-Jourdan Roulot Hubert Avoine Marc Francois Fievet ASUD – Autosupport des usagers de drogues Stéphane Gatignon Marie Panos Frédéric Ploquin Alexandre Valvez Laurent Gourarier @

 

https://www.facebook.com/Lanceursalertes/?fref=mentions

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COKE en STOCK (CC) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (35)

L’ultime bombe de la CPI et une piste pour Farias : son propre frère !

On croit avoir tout lu, mais on reste coi avec la dernière découverte de la Commission, elle est de taille et… paraguayenne !!!  « La Commission d’enquête parlementaire (CPI) sur le trafic de drogue affirme également dans son rapport sur le crime organisé que l’ancien général paraguayen Lino Oviedo, qui a été arrêté à Brasilia, à l’abri dans une hacienda avec l’un des plus grands trafiquants de drogue au Brésil, Carioca Fernandinho Beira-Mar:  Selon le rapport final sur la drogue au Paraguay de la CPI, dont l’AFP a obtenu une copie de la police militaire de l’Etat de Parana, il accuse Oviedo « d’avoir hébergé dans son ranch le trafiquant recherché Fernandinho Beira-Mar, avec la connaissance de Ricardo Noronha, ancien chef de la police de Paraná.  C’est lui la bombe finale de toute l’enquête, au final :  « L’ancien général paraguayen Lino Oviedo est l’un des grands noms de la Commission parlementaire brésilienne pour le trafic de drogue.  Il est accusé de contrebande internationale de drogues et d’armes, ainsi que d’association illicite. (…)  Devant le ministre Mauricio Correa, le juge qui devra décider de son extradition, Oviedo a tenté de devenir une victime de la persécution politique du gouvernement actuel du Paraguay.  « Ma famille et moi risquons la mort, car ils offrent 100 mille dollars pour ma capture, vivants ou morts », a-t-il dit.  Oviedo se déclare victime d’un complot politico-judiciaire (…).  Selon le document parlementaire, alors qu’il commandait l’armée paraguayenne, l’ancien militaire était chargé de «protéger» le libre transit des armes et des drogues.  Quand Oviedo a perdu le pouvoir, après avoir été accusé d’être l’auteur intellectuel de l‘assassinat de l’ancien vice-président Luis María Argaña, en mars 1999, le soldat s’est réfugié en Argentine.  C’est le gouvernement de Carlos Menem, qui, en plus de se déclarer être son ami, qui l’a abrité dans le sud du pays.  Selon les législateurs brésiliens, Oviedo a caché le trafiquant de drogue Luiz Fernando da Costa de Rio de Janeiro, plus connu sous le nom de Fernandinho Beira-Mar, lors d’un de ses séjours au Paraguay.  Le criminel brésilien ne pouvait pas, jusqu’à présent, être arrêté ».

Oviedo, on le sait est mort dans un accident d’hélicoptère (ici à droite) que d’aucuns ont toujours interprété comme étant un assassinat ….  On reste déjà ébahi, mais on écarquille encore plus les yeux avec la suite : « il y a un autre cas de résonance parmi ceux mentionnés par les députés:  Le législateur fédéral Augusto Farias, le frère de Paulo Cesar Farias, ancien trésorier de l’ancien président Fernando Collor de Mello, qui a été tué en 1996 dans des circonstances jamais clarifiées. Aujourd’hui, on soupçonne qu’Augusto a ordonné de le tuer pour de l’argent (le même sera accusé en 2003 de maintenir 99 travailleurs dans des conditions analogues à l’esclavage dans une ferme de sa propriété dans le sud du Pará !!!).  Sidérant !

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CARAÏBES (Saint Martin): la tonne et demi de cocaïne saisie en mer était à destination de l’Amérique du Nord (Canada)

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Plus:

https://www.rci.fm/infos/faits-divers/la-tonne-et-demi-de-cocaine-saisie-en-mer-etait-destination-de-lamerique-du-nord

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Les deux hommes, deux Canadiens de 53 et 55 ans, naviguaient à bord d’un navire d’exception.

 

Le LIVIE, un voilier long de 18 mètres, est un ancien navire de course.

 

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http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/faits-divers/1-5-tonne-de-cocaine-saisie-et-un-voilier-incendie-496061.php

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FRANCE (Landes): Il force un barrage douanier avec une demi-tonne de cannabis

Si les douaniers étaient plus souvent sur le terrain, mais pour cela il faudrait que le nombre de douaniers SURV soit à la hauteur des exigences… Mais avec un DG silencieux et un ministre fossoyeur, on se contente des miettes que laisse le narcotrafic ! Et les propos dithyrambiques sur les exploits réalisés par les agents de la Douane française ne seraient-ils servis que pour cacher la faiblesse des résultats.

Aujourd’hui les résultats en matière de lutte contre la drogue sont là pour permettre de justifier l’existence des services, mais certainement pas pour protéger les Français.

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Il force un barrage douanier avec une demi-tonne de cannabis

Le passeur, originaire de Dreux dans l’Eure-et-Loir, revenait d’Espagne avec une quinzaine de valises pleines à craquer…

Le 18 juillet dernier, un homme d’une quarantaine d’années a été interpellé sur l’A63, aux alentours du péage de Saugnacq-et-Muret dans les Landes.

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https://www.20minutes.fr/faits_divers/2312463-20180724-landes-force-barrage-douanier-demi-tonne-cannabis

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COKE en STOCK (CXCVII): favélas, distribution de la cocaïne et blanchiment d’argent de la drogue au Brésil, cartels de raffinage et de distribution des drogues en Colombie, production de pâte de coca en Bolivie

L’histoire du Brésil dans la deuxième moitié du siècle précédent s’est avérée mouvementée. 

En 1985 on espère beaucoup, peut-être trop, avec la fin de la terrible et sanglante dictature qui a duré deux décennies.  Les brésiliens veulent alors en finir aussi avec le commerce de la cocaïne qui détruit déjà leur jeunesse dans les favelas. Alors ils créent un phénomène inédit, à savoir une sorte de tribunal permanent dirigé par des élus, qui vont diligenter pendant 18 mois des enquêtes, aidés par la police et même l’armée, pour traquer les dealers mais surtout les organisateurs des réseaux d’arrivée de la coke dans 18 États (sur les 27 que comporte la fédération).  Ils vont donc tomber sur cette noria d’avions, et commencer à en faire la fastidieuse liste… ils ne s’attendaient pas à en trouver autant.  Son rapport final fera 1100 pages.  Sur 2394 personnes qu’il interrogera, 1812 seront accusés d’implication dans le trafic de drogues ou dans des activités illégales…

Jusque dans les années 80, les caïds de la drogue qui ont envahi les favélas et ont depuis pris racine dans tous les quartiers sont craints par la population, qu’ils terrorisent tous les jours. Le pouvoir dictatorial n’intervenait pas durant cette période, préférant un pays qui se déchire pour son propre intérêt personnel ; qu’ils s’entre-tuent donc, ça sera ça de moins à torturer c’est ce qu’il pense, sans aucun doute.  Après lui, le chaos, donc (1).  Les régimes forts ont toujours préféré l’instabilité, en clamant haut et fort pourtant qu’ils étaient partisans de l’ordre.  C’est une position de façade, tous les dictateurs ou presque ayant eu des liens avec la mafia locale, chez qui ils ont souvent trouvé des affidés serviles.  Les habitants de l’état de São Paulo avaient assisté pendant des années, à l’augmentation croissante du nombre de crimes liés au trafic de drogue; mais aussi à l’augmentation du vol de fret routier, ainsi qu’à une recrudescence des homicides, dans toutes les villes de l’intérieur.  Le nom retenu pour désigner cette montée des phénomènes de ce type a été « Filière Caipira « (Rota Caipira).  Pour eux, cette filière ne s’arrêterait que s’ils prenaient les choses en main, via la démocratie enfin revenue.  Car cette  « Nouvelle République » apparue en 1985 (l’appellation porte en faite sur la  seconde qui a duré avant l’arrivée des militaires) au Brésil change enfin la donne.  En mettant fin à 21 ans de pouvoir dictatorial de la part des militaires, elle redonne espoir à certains.  L’espoir d’endiguer le fléau de la drogue, notamment.  Un grand élan démocratique anti prolifération de la drogue s’engage donc sous les présidences successives de Fernando Collor de Mello (1990-92), le tout premier président élu au suffrage universel après la dictature (ici à gauche, en réalité il a été précédé par Tancredo Neves mais celui-ci est mort avant de prendre le poste), puis  d’Itamar Franco du Parti du Mouvement Démocratique brésilien et enfin en 1995 de Fernando Henrique Cardoso (cf ici à gauche) du Parti de la Social-Démocratie brésilienne (PSDB), dont le successeur en 2003 s’appellera… Lula. Des gens s’enhardissent, et commencent à réclamer des comptes aux autorités, ou désirent qu’elles interviennent enfin pour lutter contre le trafic de drogue qui gangrène toutes les plus grandes villes, notamment. En 2000, Cardoso ordonnera la déclassification d’une partie des documents militaires concernant de « l’Opération Condor » :  les gens découvriront alors une partie des horreurs de la dictature… mais aussi le rôle de la CIA.

Création et établissement de la Commission parlementaire

En 1996, une courageuse Commission d’enquête parlementaire (la CPI, ici à droite en 1999) décide donc d’enquêter elle-même sur le trafic de drogue proprement dit, et pour cela elle décide de venir s’installer à à Campinas, à l’intérieur de l’Etat de São Paulo où elle commence à recueillir des données, des témoins, des arrestations de suspects et des preuves dans ce qui est l’une des villes les plus opulentes du pays et là aussi où le trafic est le plus intense.

On n’hésitera alors pas à évoquer devant les parlementaires la distribution de la cocaïne et le blanchiment d’argent de la drogue au Brésil, les cartels de raffinage et de distribution des drogue en Colombie, ou la production de pâte de coca, en Bolivie.

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ESPAÑA (SVA – Guardia civil): cinco detenidos en el puerto de Valencia por un alijo de mas de 600 kilos de cocaína…en un contenedor

Una operación de la Guardia Civil y Aduanas en el puerto de Valencia se ha saldado con el arresto de cinco presuntos traficantes de droga cuando trataban de sacar del puerto de Valencia un importante alijo de cocaína llegada en un contenedor procedente de Puerto Rico.

Se trata de algo más de 600 kilos de cocaína.

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FRANCE: Avis aux exportateurs et aux importateurs de précurseurs de drogues 

JORF n°0163 du 18 juillet 2018
texte n° 125NOR: ECOI1820007V

Conformément aux dispositions du règlement (CE) n° 111/2005 du Conseil du 22 décembre 2004 modifié et à compter de la date de parution du présent avis, l’importation et l’exportation à destination de pays tiers de l’Union européenne des précurseurs de drogue de catégorie 1, 2, 3 et 4 sont subordonnées à la présentation d’une autorisation dans les conditions décrites ci-après :

1. Dispositions préliminaires

Le présent avis annule et remplace l’avis aux importateurs et aux exportateurs de précurseurs de drogues susceptibles d’être utilisés pour la fabrication illicite de stupéfiants ou de substances psychotropes paru au Journal officiel de la République française du 14 octobre 2006.

2. Demande d’autorisation d’exportation établie en ligne

Dispositions relatives à l’exportation des précurseurs de drogue de catégorie 1, 2, 3 et 4
La demande d’autorisation d’exportation est remplie en ligne en accédant au site sécurisé internet Telescope (TELEprocédure de Surveillance du Commerce et des Opérations sur les Précurseurs pour les Entreprises) :
https://www.entreprises.gouv.fr/precurseurs-chimiques-drogues/procedure-telescope-pour-votre-teledeclaration.
Elle est accompagnée des éléments suivants :

– autorisation d’importation s’il y a lieu (voir détails ci-après) ;
– facture pro forma, rédigée ou traduite en français ;
– et tout autre document utile à l’instruction de la demande.

La demande établie est revêtue par la MNCPC d’un numéro d’enregistrement, qui est également porté sur la notification destinée à l’exportateur. A compter de la date de recevabilité de la demande, la MNCPC dispose d’un délai de quinze jours ouvrables pour statuer sur la demande. Ce délai peut être prorogé dans les conditions définies à l’article 13, alinéa 2, du règlement (CE) n° 111/2005 du Conseil du 22 décembre 2004. Cette prorogation est signifiée à l’exportateur.
L’autorisation d’exportation reprise sous le N° CERFA 12716*02 est établie en quatre exemplaires, numérotés de 1 à 4.
L’exemplaire n° 1 est conservé par la MNCPC.
Les exemplaires n° 2 et n° 3 sont présentés au bureau de douane où la déclaration d’exportation en douane est déposée et le cas échéant au bureau de sortie du territoire douanier de l’Union européenne. Les autorités compétentes au point de sortie renvoient l’exemplaire n° 2 à la MNCPC.
L’exemplaire n° 3 accompagne les substances classifiées et est remise à l’autorité compétente du pays importateur.
L’exemplaire n° 4 est conservé par l’exportateur.
La durée de validité de l’autorisation d’exportation est de six mois à compter de la date de délivrance. Cette période peut être exceptionnellement prorogée sur demande.
Dispositions particulières pour la catégorie 3
L’autorisation d’exportation s’applique aux exportations de substances de la troisième catégorie citées en annexe I du présent avis lorsqu’elles sont destinées aux pays visés à l’article 10 du règlement délégué (UE) n° 2015/1011 de la Commission européenne modifié. L’exportation de substances de la troisième catégorie figurant à destination d’autres pays tiers que ceux visés à l’article 10 est libre de formalité.
Autorisations simplifiées
Les exportations de précurseurs appartenant à la catégorie 3 ou 4 peuvent faire l’objet d’une autorisation par la procédure simplifiée prévue par l’article 19 du règlement (CE) n° 111/2005 du 22 décembre 2004.
Cette autorisation est délivrée par la MNCPC selon les modalités fixées par l’article 12 du règlement délégué 2015/1011 de la Commission du 24 avril 2015.
La durée de validité de cette autorisation pour la procédure simplifiée est de six ou douze mois à compter de sa date de délivrance.
Les conditions d’éligibilité fixées par l’article 12 du règlement déléguée (UE) 2015/1011 du 24 avril 2015 sont les suivantes :

– absence d’infraction grave ou répétée ;
– capacité de satisfaire à toutes les obligations en rapport avec ces exportations.

Il convient dans ces conditions de joindre à la demande :

– un courrier d’accompagnement ;
– l’autorisation d’importation (le cas échéant) couvrant l’ensemble de la quantité demandée ;
– à compter de 5 exportations, un calendrier prévisionnel des exportations avec les dates et les quantités prévues ;
– une facture pro forma couvrant la quantité globale, rédigée ou traduite en français ;
– tout autre document utile à l’instruction de la demande.

La demande d’autorisation par la procédure simplifiée est établie en ligne sur le formulaire d’autorisation d’exportation sous le N° CERFA 12716*02.
Elle est remplie selon les modalités déterminées par les règlements de l’Union européenne susmentionnés. L’autorisation d’exportation par la procédure simplifiée est rédigée au moyen des exemplaires n° 1, n° 2 et n° 4 du formulaire. L’exemplaire n° 1 est conservé par la MNCPC. Les exemplaires n° 2 et n° 4 sont conservés par l’exportateur. Les détails de chaque exportation doivent être indiqués par l’exportateur au verso de l’exemplaire n° 2. Cet exemplaire est présenté au bureau de douane où la déclaration en douane est déposée. Le bureau de douane vérifie les quantités disponibles, impute la quantité demandée et remet l’exemplaire numéro 2 à l’exportateur. L’opérateur indique le numéro d’autorisation et mentionne « procédure simplifiée d’autorisation d’exportation » sur la déclaration en douane pour chaque opération d’exportation. Ces informations doivent également figurer sur les documents accompagnant l’envoi à l’exportation. L’exemplaire n° 2 est ensuite renvoyé par l’exportateur à la MNCPC dans les dix jours ouvrables suivant l’échéance de la validité de l’autorisation d’exportation accordée par la procédure simplifiée ou lors de l’épuisement des quantités couvertes par l’autorisation.

3. Dispositions transitoires applicables jusqu’au 1er janvier 2019

La demande d’autorisation d’exportation peut continuer d’être établie sur le formulaire d’autorisation d’exportation enregistré sous le N° CERFA 12716*01, qui peut être obtenu auprès du groupe Imprimerie Nationale LEGALDOC, ZA du V, BP 438, 50300 Avranches, courriel : commercial@legaldoc.fr (tél. : 02-33-60-70-50).
Elle doit parvenir à l’adresse suivante :
Ministère de l’économie et des finances, Direction générale des entreprises (DGE), Mission nationale de contrôle des précurseurs chimiques (MNCPC), 67, rue Barbès, BP 80001, 94201 Ivry-sur Seine.
Les modalités de dépôt et de traitement sont identiques à celles décrites au point 2 supra.
A compter du 1er janvier 2019, toute demande établie sous le N° CERFA 12716*01 sera rejetée.

4. Autorisations d’importation

L’autorisation d’importation s’applique aux importations de substances de catégorie 1 citées en annexe I du présent avis.
La demande d’autorisation d’importation est établie sur le formulaire d’autorisation d’importation enregistré sous le N° CERFA 12715*01, qui peut être obtenu auprès du groupe Imprimerie Nationale LEGALDOC, ZA du V, BP 438, 50300 Avranches, courriel : commercial@legaldoc.fr (tél. : 02-33-60-70-50).
La demande d’autorisation d’importation est remplie selon les modalités déterminées par les règlements de l’Union européenne susmentionnés, notamment les informations prévues par l’article 21 du règlement (CE) n° 111/2005 du 22 décembre 2004.
Elle est accompagnée :

– d’une facture pro forma, rédigée ou traduite en français ;
– de tout au document utile, le cas échéant, pour l’instruction de la demande.

Elle doit parvenir au plus tard à la MNCPC quinze jours ouvrables avant la date prévue pour l’importation.
La demande régulièrement établie est revêtue par la MNCPC d’un numéro d’enregistrement, qui est également destinée à l’importateur. A compter de la date de recevabilité de la demande, la MNCPC dispose d’un délai de quinze jours ouvrables pour statuer sur la demande.
L’autorisation d’importation est établie en quatre exemplaires, numérotés de 1 à 4.
L’exemplaire n° 1 est conservé par la MNCPC. L’exemplaire n° 2 est envoyé par la MNCPC à l’autorité compétente du pays exportateur. L’exemplaire n° 3 accompagne les substances classifiées du point d’entrée dans le territoire douanier de l’Union européenne jusque dans les locaux commerciaux de l’importateur, qui renvoie cet exemplaire à la MNCPC. L’exemplaire n° 4 est conservé par l’importateur. La durée de validité de l’autorisation d’importation est de six mois à compter de la date de délivrance. Cette période peut être exceptionnellement prorogée sur demande.


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AMÉRIQUE DU SUD (Narcotrafic): le Pérou décrète l’état d’urgence à sa frontière avec la Colombie pour lutter contre le trafic de drogue

Le Pérou a décrété, lundi 16 juillet, un état d’urgence de 60 jours à sa frontière avec la Colombie en raison de la présence de gangs de trafiquants de drogue et de dissidents de l’ancien groupe de guérilla des FARC. Le président Martín Vizcarra a affirmé que cette décision « est liée à des problèmes de sécurité dus à des incursions de citoyens colombiens ». « Nous allons défendre notre souveraineté et notre territoire, nous allons utiliser le pouvoir de la force pour le faire« , a-t-il ajouté.

La zone déclarée en état d’urgence est la province amazonienne de Putumayo, où coule le fleuve Putumayo qui divise les territoires du Pérou et de la Colombie. Cette province appartient à la région de Loreto, la plus grande du territoire péruvien. Les trafiquants de drogue colombiens se disputent ce territoire, où la cocaïne fait l’objet d’un trafic vers les États-Unis ou l’Europe.

L’état d’urgence discuté avec la Colombie

Le président Vizcarra a déclaré que les forces armées péruviennes, « en coordination » avec leurs homologues colombiens, ont procédé à une « intervention » dans la région. « Plus de 50 personnes ont été arrêtées, la plupart d’entre elles étant des Colombiens qui se livrent au trafic de drogue », a-t-il indiqué.

Le ministre colombien de la Défense Luis Carlos Villegas a indiqué que la déclaration d’état d’urgence avait été discutée avec les autorités péruviennes il y a trois semaines. « La coopération avec le Pérou ne pourrait pas être meilleure, nous avons des dialogues permanents entre les autorités des deux pays », a-t-il souligné. Il a estimé que le Pérou, comme l’Équateur, est « menacé » par des groupes dissidents de l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et d’organisations criminelles liées au trafic de drogue.

L’ancien groupe, qui a tenté pendant un demi-siècle de s’emparer du pouvoir en Colombie, a déposé les armes dans le cadre d’un accord de paix signé fin 2016 et est devenu un parti politique de gauche sous le même acronyme et le nom de Force alternative révolutionnaire commune. Si la majorité des 7 000 guérilleros ont déposé les armes, des dissidents opèrent sans commandement unifié et disposent d’une force de 1 200 combattants répartis sur des territoires clés pour le trafic de drogue ou l’exploitation minière illégale.

Source: Francetvinfo

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ALGÉRIE (A l’ombre de la mule Chikki): réflexion avec la contribution de Youcef Benzatat

Vega analystes

Le Vega Mercury qui a servi au transport des 701 kg de cocaïne. D. R.

 

Par Youcef Benzatat – Tous les analystes, ou presque, qui se sont intéressés à la saisie des 701 kg de cocaïne au large du port d’Oran s’accordent à dire, pour peu qu’ils soient sérieux, que cette drogue dure n’était destinée ni à la consommation algérienne ni à son exportation vers l’étranger. Les arguments avancés apparaissent d’emblée comme irréfutables et ne souffrent d’aucune approximation.

Pour la première assertion, à savoir que le potentiel du marché de la cocaïne en Algérie étant limité à des poches de consommation insignifiantes, un investissement dans une telle quantité, qui nécessite l’avance d’une somme colossale, sans la garantie de pouvoir la revendre sur le marché national, relève de l’absurde. Chikhi étant un homme d’affaires averti, rompu au négoce et à la prudence dans les investissements, il ne pouvait commettre une telle niaiserie.

L’autre assertion, celle qui laisse supposer que la cocaïne saisie était probablement destinée à l’exportation vers des pays consommateurs, ne peut pas non plus tenir la route (lire à ce propos l’analyse pertinente d’Arab Kennouche dans Algeriepatriotique du 4 juillet 2018, «Pourquoi les cartels de la drogue ne peuvent pas prospérer en Algérie»).

Dommage qu’Arab Kennouche se soit vite empressé de conclure son analyse là où elle devenait plus pertinente encore.

Car il aurait suffi de s’appuyer sur les conclusions des journalistes d’investigation indépendants qui, pour la plupart, ont perdu la vie dans des circonstances douteuses (Gary Webb), ou neutralisés sous forme de protection policière sournoise (Roberto Saviano), pour se faire sa propre idée sur cette affaire, devenue par son caractère dangereux et compromettant un «Cocaïnegate».

Tous ces journalistes sont arrivés à la conclusion que les services de sécurité des grandes puissances, non seulement quadrillent et instrumentalisent les cartels de drogue mais encouragent leur prospérité. L’Afghanistan en est l’exemple type. Les Talibans étant parvenus à éradiquer la culture de l’opium, leur élimination par les Américains a permis la réintroduction de cette culture en présence de la CIA et de l’armée américaine sur le sol afghan.

Cette thèse est étayée par un rapport sans appel de 1 500 pages, réalisé par Jean De Maillard, un magistrat français indépendant spécialisé dans la criminalité internationale et le blanchiment d’argent. On ne connaîtra jamais, du moins pour le présent, tout le contenu de ce rapport, mais seulement 200 pages sous forme de résumé que son auteur s’est obstiné à publier en bravant la censure de son commanditaire, qui n’est autre que le gouvernement de Jacques Chirac. Ses conclusions sont glaçantes : les institutions financières internationales et les Etats américain et européens favorisent directement les échanges internationaux illicites. A l’extérieur de leurs frontières, ils contribuent en coulisses à l’élargissement de zones de non-droit. Ils ne jugulent plus les flux d’argent sale, ceux-ci sont réinjectés avantageusement dans les flux d’argent propre pour leur soutien, en recourant à des moyens frauduleux et en les déléguant à des intérêts privés d’apparence totalement incontrôlés, tels que les cartels de drogue.

Chikhi apparaît dans ce flux d’argent sale comme une mule dont le rôle dépasse le seul transport aveugle de drogue. Comme le kilo de cocaïne qui dépasse la pesée symbolique des 700 kg. C’est le cadeau piégé destiné à l’Algérie pour la salir et en faire une plaque tournante du trafic de cocaïne.

Beaucoup d’analystes se sont épuisés à expliquer pourquoi les Espagnols avaient averti les autorités algériennes de la cargaison incriminée alors qu’ils pouvaient eux-mêmes la saisir sur leur territoire. Certains nient même ce fait et prétendent que c’est une fuite dans l’entourage du «Boucher» qui a donné l’alerte aux autorités algériennes. Cette seconde hypothèse ne semble pas plausible du seul fait des explications ci-dessus. Que Chikhi soit un maillon du vaste réseau de corruption qui gangrène l’Algérie est un fait, et c’est justement ce fait qui a fait de lui la mule idéale.

C’est donc l’Algérie qui est visée par cette vaste opération, dont le caractère médiatique lui semble fatal. Car ce «Cocaïnegate» a réussi à présenter l’Algérie devant l’opinion mondiale comme une plaque tournante du trafic de cocaïne. Certains médias algériens dits d’opposition se sont même engouffrés dans cette voix. Opération réussie à ce jour.

Cette hypothèse n’est pas une «théorie du complot» de plus, comme voudraient le faire croire les complotistes et comme dirait Michel Collon, mais une suite logique du véritable complot permanent contre l’Algérie, surtout pour ses positions géopolitiques et son non-alignement aux rivalités géostratégiques, aussi pour sa symbolique en tant que pays ayant mené une guerre victorieuse contre l’impérialisme colonialiste et également contre l’unité sans faille de son peuple pour sa souveraineté nationale et l’intégrité de son territoire.

En médiatisant cette affaire, l’armée algérienne, qui est aussi visée, a certainement voulu confondre ses instigateurs devant l’opinion mondiale et dénoncer le complot permanent contre l’Algérie.

A se demander, enfin, comment les clans au pouvoir se sont déclaré la guerre sans mesurer l’aggravation de la dégradation de l’image de l’Algérie dans cette circonstance particulière au lieu de prendre le recul nécessaire et se montrer solidaires devant cette attaque étrangère contre la patrie. De ce côté-là, il semblerait qu’il n’y a rien à espérer. L’Etat et ses institutions sont gangrenés par la corruption à tel point qu’aucun danger contre la patrie ne saura calmer leur cupidité, ni leur faire prendre conscience du danger qui pèse sur sa souveraineté.

SOURCE

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