Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — marcfievet@live.fr — 33 (0) 6 84 30 31 81
Según la Administración Federal de Impuestos, las tabletas con cocaína habían sido introducidos en un contenedor que almacenaba carne congelada y que sería embarcado en un navío destinado a las Islas Canarias.
Dans les années 90, une terrible épidémie de crack ravage les USA : comme la coke arrivée par tombereaux (volants) son prix a beaucoup baissé et ses adeptes sont devenus plus nombreux.
A l’origine de ce fléau dénoncé par G.W.Bush père, il y a en fait l’État lui-même, qui, pour financer sa guerre des Contras, revend la coke colombienne, la CIA servant à fournir les avions et les pilotes pour la transporter, dont le célèbre Barry Seal.
Tout cela se fait avec l’aval des autorités mexicaines, comme on l’a vu dans l’épisode précédent avec les Caravelle du Seigneur des Cieux.
C’est à ce moment-là que les narcos font du Yucatan une base définitive et non plus temporaire. Ils s’installent et amènent leur mode de vie avec villas de rêves, voitures de luxe et Kalashnikovs dorées.
L’épidémie de crack des années 90 aux USA
Le tonnage apporté aux Etats-Unis (essentiellement par camion après avoir été amené au Mexique par avion) est alors devenu sidérant au seuil des années 90. Toute la Californie se retrouve ravagée par une épidémie… de crack, qui, vendu à bas prix fait des adeptes par milliers et des morts par centaines.
Les quantités découvertes deviennent astronomiques et entrent en effet dans le livre des records……
Comment-a-t-on pu en laisser entrer autant de cocaïne dans le pays ?
Un journaliste va enquêter … pour finir par y trouver la mort à la fin : Gary Webb. Ce qu’il a découvert ? C’est que c’est la CIA qui se charge en réalité du trafic, quitte à s’opposer régulièrement aux actions de la DEA !
Webb sera déclaré suicidé de deux balles (?) dans la tête sans que cela ne choque qui que ce soit…
Installation à demeure des narcos dans le Yucatan
Wikipédia résume rapidement ici son cas : « À partir d’, le journaliste américain Gary Webb publie une série d’articles dans le San Jose Mercury News dans lequel il expose une enquête sur le financement des Contras au Nicaragua dans les années 1980 par des narcotrafiquants, lesquels auraient été couverts par la CIA : l’agence aurait sciemment favorisé la distribution du crack dans les banlieues noires deLos Angeles. Le sérieux de cette enquête a été contesté par de nombreux médias dont The New York Times,The Washington Post et leLos Angeles Times. En mai 1997, le rédacteur en chef du San Jose Mercury News, Jerry Ceppos, publie une tribune dans le journal critiquant la méthodologie de Webb. Le , le Mercury News reconnu que Gary Webb avait raison, mais exigea qu’il signe un accord pour ne pas rendre publique les termes du règlement, ce qui a insulté la fierté de Gary et le fit décider de quitter le journal ce jour-là ».
En réalité, ce qu’à aussi découvert Webb, c’est que les Colombiens se sont installés dans le Yucatan, où ils ont acquis un ranch pour stocker la cocaïne apportée de Colombie par voie maritime et aérienne et la transmettre à la Floride et à la Georgie dans de petits avions.
Fin juillet 1988, un agent de la DEA, Ernest Jacobsen, reconnaîtra ouvertement devant les membres du Congrès lors de leur enquête que Barry Seal, impliqué dans le cartel de Medellín, dirigeait effectivement les transferts de coke.
Selon Jacobsen, le but était de piéger le Cartel, et de remonter jusqu’aux principaux commanditaires dans « la plus importante enquête de l’histoire de la DEA« , selon lui, ce qui aurait pu marcher s’il n’y avait pas eu un grain de sable venu tout mettre par terre appelé Oliver North… Seal est abattu juste au moment ou North a révélé le pot aux roses, la seule façon pour lui de s’en sortie en fait, pour lui, mais condamnant irrémédiablement Seal. « Dans son témoignage, Jacobsen a déclaré que Seal avait révélé à la DEA qu’entre 1984 et 1986, le Cartel de Medellín avait au Yucatan un ranch de 40 000 acres (16 184 hectares, mais le document ne précise pas l’emplacement), pour stocker la cocaïne colombienne. et la transmettre aux États-Unis dans de petits avions. Ces engins pouvaient transporter de quatre à cinq cents paquets de drogue chacun ». (ici une réunion dans le ranch d’Escobar montre un éventail de ces petits appareils).
L’opération était connue et même parrainée par la CIA, selon des documents récemment publiés par le gouvernement américain, liés à l’affaire Iran-Contra.
« De 1984 à 1986, l’agence d’espionnage a organisé de 50 à 100 vols en avion du Cartel de Medellín vers les terminaux de l’aéroport nord-américain, sans être inspecté par le service des douanes de ce pays, dans le cadre d’un accord entre la CIA et les Colombiens, selon un rapport de 410 pages de l’inspecteur général de la CIA de l’époque, Frederick Hitz, récemment déclassifié. La péninsule et plusieurs pays d’Amérique centrale sont alors devenus des points importants pour le transbordement de drogues en provenance d’Amérique du Sud, tant par air que par mer. Selon les documents déclassifiés, sa proximité géographique avec les pays producteurs et les États-Unis a fait de la péninsule « une voie naturelle pour le transport de drogues ». Des milliers de kilomètres de côtes non surveillées, de pistes d’atterrissage clandestines et de frontières non surveillées ont facilité l’opération. À cette époque, les expéditions de cocaïne sont passées de la péninsule à la Géorgie, à la Louisiane, au Texas, au Colorado et à New York ». Seal utilisait plusieurs avions dont son Piper « dopé »(un modèle Panther), mais aussi deux gros Beechchrafts.
Le Quintana Roo revenu à la une des journaux avec tous ces jets qu’y s’y écrasent ? Ce n’est pas un hasard.
Plutôt une simple continuation de ce qui perdure depuis la grande époque de Pablo Escobar et d’un de ses barons surnommé le « Seigneur des Cieux », autrement dit Carilio Fuentes.
Déjà à l’époque, Cancun, la ville du tourisme de masse et des clubs de foot, faisait figure de fief narco et aujourd’hui encore: cela fait plus de trente ans que cela dure, en effet, là-bas (1) … Retour sur l’histoire désastreuse d’un pays qui ne connaît plus depuis des décennies que la corruption, la gangrène des trafics et la trahison de ses élites politiques…
La photo est représentative : malgré le temps, et un accoutrement bien différent de ces costumes cintrés d’antan, on le reconnaît bien avec son visage si reconnaissable et son éternel rictus.
L’homme qui descend de la la camionnette de police, c’est bien en effet Mario Villanueva, 72 ans aujourd’hui, l’ancien chef de la municipalité de Benito Juárez, dans le Quintana Roo, puis plus tard le gouverneur de l’Etat, l’ancien responsable du Parti révolutionnaire institutionnel au pouvoir (le PRI), au parcours assez sidérant.
L’homme vient de profiter en quelque sorte de la crise du Covid-19 puisque que « pour des raisons humanitaires« , le gouvernement fédéral du Mexique vient de l’autoriser à poursuivre « sa procédure pénale en cours » depuis son domicile, une autorisation accordée par le Président Andrés Manuel López Obrador, qui a tenu à faire savoir que c’était bien au risque de contagion du COVID-19 et non une faveur, ce qu’on n’a pas hésité à lui reprocher en effet. Villanueva n’est qu’un exemple en plus : en 15 ans, le pays a connu 7 gouverneurs différents, qui ont été accusés de corruption !!!
Outre Mario Villanueva (Quintana Roo), on compte en plus Andrés Granier (Tabasco), Tomas Yarrington (Tamaulipas), et Jesús Reyna (Michoacán), Salazar Mendiguchia (Chiapas), Luis Armando Reynoso Femat (León Guanajuato). Humberto Moreira (Coahuila).
Nous ne sommes pas au bout de nos surprises pendant la pandémie. D’autres pays et d’autres avions ont participé bien sûr à perpétuer et entretenir le trafic, avec là encore de belles surprises dont la principale est bolivienne, avec la découverte d’une vraie entreprise à retaper les épaves d’avions pour les faire revoler …
D’autres surprises sont apparues durant cette période exceptionnelle, notamment l’arrestation surprise d’un membre éminent du cercle proche de Nicolas Maduro, piégé au Cap Vert lors du ravitaillement d’un de ses jets privés, avec lequel il sillonne le monde. L’occasion de s’apercevoir aussi que Maduro est aussi le roi du poulet ! Au Honduras c’est une ambulance …
Pour ceux qui s’attendaient à du changement durant cette période troublée de pandémie, c’est raté : on a retrouvé des avions incendiés, une fois venus livrer leur chargement de coke, comme précédemment ces derniers temps. Aux endroits les plus courus ces derniers mois, dont le Mexique, comme on l’a vu, et au Venezuela, où l’on continue toujours à tromper la populace …
La pandémie a changé les choses, y compris chez les trafiquants qui se sont vite reconvertis en distributeurs de masques, pour les profits, ou de nourriture, pour leur image de marque. Mais cela n’a en fait que fort peu ralenti les arrivées de jets bourrés de coke, comme on a pu …
Dans le Campeche ou le Quintana Roo, dans le Yucatan, au Mexique, la facilité avec laquelle les appareils atterrissent et leurs pilotes s’échappent, ou les enquêtes qui suivent tombent à l’eau laissent entendre des interventions politiques favorisant le trafic. Ce n’est donc pas vraiment une surprise quand on tombe sur l’un d’entre eux, de politicien, détenteur en prime …
On est loin d’en avoir terminé avec les visites surprises dans le Campeche. Des jets, là-bas, atterrissent en effet parfois en plein champ de soja ! D’autres se posent sur des routes sommaires de terre, entre deux exploitations mennonites. L’un d’entre eux, un superbe jet fraîchement repeint, résiste aujourd’hui encore aux investigations. Il est vrai que l’on semble avoir tout fait …
Dans le Campeche, partie Est du Yucatan, de nombreux avions ont été retrouvés porteurs de cocaïne. On a tenté d’en faire disparaître certains en les enterrant, d’autres ont été incendiés, d’autre encore ont été retrouvés noyés, emportés par les crues, certains ont même été réparés à ciel ouvert, preuve de …
Au Mexique, deux états particuliers retiennent l’attention pour la réception des avions venus de l’est et de l’Atlantique : le Quintana Roo et le Campeche, situés tous les deux dans le Yucatan, à son extrémité Est, le second étant orienté vers le golfe du Mexique. Un troisième également, est celui …
Lors de l’opération ‘Além-Mar’, la police brésilienne a démantelé un réseau international de trafic de drogue qui envoyait des tonnes de cocaine en Europe et opéré dans 13 États du pays.
Plus de 600 agents fédéraux ont signifié 139 mandats de perquisition et de saisie.
Sept avions, cinq hélicoptères, 42 camions et 35 bâtiments ont été saisis
Le groupe criminel était divisé en sous-groupes agissant conjointement et individuellement pour envoyer des cargaisons de cocaïne sur le continent européen, et une cellule était responsable des actions de blanchiment d’argent.
L’action des autorités brésiliennes a été dénommée << opération au-delà de la mer >> car faisant l’objet d’enquête concernant l’expédition de coke par des navires depuis les ports des États brésiliens de Rio Grande do Norte et de Pernambuco, qui sont plus situés géographiquement. proche de l’Europe que le reste du territoire brésilien.
L’opération menée ce mardi a mobilisé 630 agents dans les États d’Alagoas, Bahia, Ceará, Paraíba, Rio Grande do Norte, Pernambuco, Goiás, Mato Grosso do Sul, District fédéral, Paraná, Santa Catarina, Pará et São Paulo.
La police néerlandaise a annoncé, ce mardi 11 août 2020, avoir démantelé le plus gros laboratoire de cocaïne jamais découvert aux Pays-Bas. Il avait été construit dans un ancien centre d’équitation en zone rurale dans le nord du pays.
Les suspects doivent comparaître devant un juge plus tard durant la semaine.
Au moins 17 personnes, en majorité des Colombiens ainsi que trois Néerlandais et un Turc, ont été arrêtées durant cette opération menée vendredi.
« Il s’agit du plus gros laboratoire de cocaïne jamais découvert aux Pays-Bas », a déclaré le chef de la police Andre van Rijn. « Étant donné le nombre de personnes qui travaillaient là, l’installation, la taille, l’organisation et l’équipement, nous estimons la capacité de production entre 150 et 200 kg de cocaïne par jour« , a-t-il expliqué dans un communiqué.
PRECURSEURS
Outre des dizaines de milliers de litres de produits chimiques ainsi que des équipements, la police a saisi 100 kg de cocaïne base. Elle a également découvert à Apeldoorn (centre) 120 tonnes de « matériel de transport », principalement des vêtements imprégnés de cocaïne destinés à être « lavés » au laboratoire pour en extraire la drogue.
Point d’entrée majeur en Europe
Les Pays-Bas sont considérés comme un point d’entrée majeur en Europe pour la drogue et s’emploient à combattre le trafic, en particulier l’entrée en contrebande de cocaïne par Rotterdam, le plus grand port européen.
La police anti-drogue de Santa Maria, en Colombie, a saisi dimanche dans le port de la ville 1.100 kilos de cocaïne à destination d’Anvers, a rapporté lundi le coordinateur du Programme de contrôle des conteneurs des Nations unies, Bob Van den Berghe.
La coke était emballée dans des caisses de bananes.
Un total de 48 avions ont été abandonnés au Guatemala l’année dernière sur des pistes clandestines après avoir sans aucun doute été utilisés pour transporter de la drogue, selon les autorités.
L’armée guatémaltèque a confirmé qu’un avion incendié, de la drogue et des véhicules avaient été trouvés dans la juridiction de la municipalité d’El Chal, Petén.
Après avoir été informé du vol illégal d’un avion, les forces de sécurité ont commencé une opération de localisation et localisé l’avion. L’appareil a été retrouvé à 14 kilomètres d’El Chal, au sud de la capitale départementale, indiquent les autorités qui ont publié des informations sur leurs réseaux sociaux.
L’avion a été incendié par les trafiquants de drogue, comme le montrent les photos partagées par l’armée sur Twitter.
Quelle est la véritable capacité de feu montrée par le CJNG dans ses vidéos ?
Il a un avantage sur la plupart des forces de police et des organisations rivales, comme l’a établi l’économiste David E. Spencer dans l’analyse de cette cellule. Il a révélé que bien que le groupe de tueurs à gages surpasse les forces de l’ordre et ses rivaux rivaux, « une compagnie d’infanterie normale a l’avantage de CJNG dans de nombreuses catégories. »
Le médecin de l’Université Brigham Young a confirmé que le nombre de membres de ce groupe spécial est inférieur à celui d’une «compagnie de la force régulière»: 74 hommes visibles contre 100 à 150 pour une compagnie normale. En outre, il a souligné qu’elle était équipée comme une « armée normale » de casques, d’uniformes, de gilets de fournisseur et de bottes, mais qu’aucun membre ne portait de gilet pare-balles.
Dans l’analyse globale du véhicule, Spencer a rapporté que sur les 19 présentés dans la vidéo, 12 sont entièrement ou partiellement blindés par les magasins automobiles locaux.
Il a également révélé que les unités de transport CJNG ont des configurations différentes et 4 châssis différents, une capacité plus ou moins grande pour protéger leurs passagers et leurs moteurs, et sont conçues pour une utilisation temporaire plutôt que pour une utilisation à long terme.
Le CJNG a tué plus de 100 fonctionnaires dans l’État de Jalisco, dont des policiers fédéraux, étatiques et locaux, des soldats, des maires, des membres du conseil, un ministre du tourisme de l’État et un législateur fédéral, selon des responsables de l’État. Le mois dernier, il a tué un juge fédéral et sa femme.
« Ces gens ont la puissance de feu et l’argent pour défier l’État mexicain », a déclaré Renato Sales, le commissaire à la sécurité du Mexique de 2015 à 2018, au WSJ. « Le cartel de nouvelle génération de Jalisco est la menace la plus urgente pour la sécurité nationale du Mexique. »
A l’époque, ces 1 332 kilos dissimulés dans une trentaine de valises à bord d’un vol Air France Caracas-Paris étaient considérés comme la plus belle saisie dse coke sur le territoire francais .
Le 23 septembre 2013, le ministre de l’Intérieur d’alors, Manuel Valls, est venu en personne à l’OCRTIS, au siège de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), à Nanterre, pour féliciter les enquêteurs et saluer le fruit de plusieurs semaines de collaboration avec les polices espagnole, britannique et néerlandaise.
«Cette affaire illustre l’intérêt d’un renforcement de la coopération internationale dans la lutte contre les trafiquants», conclut Manuel Valls sur un ton martial.
A côté de lui sur la photo, le commissaire François Thierry savoure sa victoire.
Et comme dans ces grosses affaires de stups, rien n’est simple, Libération révèle aujourd’hui de nouveaux éléments sur cette saisie record de Roissy.
En particulier le témoignage d’un douanier présent ce jour-là, jamais joint à l’enquête, et oui, ça simplifie les procédures, qui montre l’opacité qui a entouré cette opération et la dissimulation d’éléments majeurs à l’autorité judiciaire.
Des révélations qui lèvent un peu plus le voile sur certaines pratiques des services régaliens en charge de lutter contre les stups et qui pourraient, surtout, remettre en cause toute la procédure devant la « Cour d’appel spéciale de Paris ».
Je n’imagine pas Robert Dawes plaider coupable pour éviter un fiasco judiciaire!
Et pourtant, tout avait si bien commencé en 2013, dans la nuit du 10 au 11 septembre.
Vers minuit et demie, un renseignement parvient à l’OCRTIS en provenance de l’Office national antidrogue (ONA) du Venezuela : le vol Air France numéro AF435, qui vient de décoller de Caracas pour Paris, contiendrait une grosse quantité de cocaïne destinée à un réseau britannique.
Des passagers fantômes
Branle-bas de combat à la DCPJ. Dès le lendemain matin, à 7 heures, un dispositif de surveillance est mis en place à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle…
Lors d’une audition dans un autre dossier, Sofiane Hambli avait pourtant lui même reconnu sa participation à la saisie record de Roissy. «Il y a eu une importation de cocaïne en 2013 et j’ai fait croire que c’est moi qui allais permettre de faire sortir de la cocaïne de l’aéroport,a-t-il expliqué. J’ai fait croire que je connaissais des gens qui travaillaient à l’aéroport et qui allaient permettre de faire sortir la drogue.»
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Déjà, à la DNRED, on ne rêvait que de faire mieux!
Avant d’écoper, en décembre 2018, de vingt-deux ans de réclusion criminelle en première instance à la suite de cette saisie controversée, l’homme n’avait encore jamais été condamné pour trafic de drogue.
*Connaissant bien toutes ces autorités britanniques, italiennes, espagnoles ou françaises , il est certain qu’elles ne sont jamais avares, parfois de suppositions hasardeuses, pour conforter un dossier…
A l’OCRTIS de Francois Thierry, comme à la DNRED de Jean Paul Garcia, une telle saisie ne pouvait laisser indifférent et ne pouvait que conforter des rancoeurs déjà bien établies !
Le groupe américain ADVANCED WARNING SYSTEMS INC a proposé le dernier système de numérisation automatique IGRIS (INELASTIC GAMMA RAY IMAGING SYSTEM) utilisé par le Pentagone pour inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision.
La nouvelle technologie IGRIS est utilisée par ‘Le Pentagone’, le ministère américain de la Défense (Joint Improvised Explosive Device Defeat Organization – JIEDDO).
Selon les explications fournies, le système IGRIS, grâce à ses générateurs de neutrons scanne la cible avec plus d’un million neutrons par seconde, ce qui permet de divulguer des détails précis (niveau moléculaire) de tout le contenu des conteneurs et strictement avec un système tridimensionnel précis et à une vitesse de 25km/h.
Le système de contrôle central envoie également une notification immédiate aux douanes, aux services de sécurité, aux organes de contrôle des drogues, aux départements ministériels et aux ministères souverains concernés.
Ce système devrait être adopté dans les ports, les aéroports et les postes frontières de tous les États responsables et conscients des graves perturbations causées par les fraudes, le narcotrafic et le terrorisme dans le monde d’aujourd’hui.
Les seuls à détecter les céramiques et autres polymères (couteau, armes à feu, etc…)
Durant ce temps, 2 000 à 3 000 conteneurs doivent être déplacés. Tout est fait pour aller au plus vite. À peine le navire a-t-il touché le quai que des manutentionnaires montent à bord. Ils déverrouillent les « twist-lock », ces verrous qui fixent les conteneurs par les coins.
Aussitôt, de puissantes grues les enlèvent. Les boîtes multicolores, pesant jusqu’à 30 tonnes, s’envolent à toute vitesse, passant à quelques mètres des passerelles du navire.
Les conducteurs de grues témoignent d’une dextérité impressionnante, depuis leur cabine vitrée suspendue à 60 mètres du sol.
Des « cavaliers » pour décharger
Quatre ou cinq grues peuvent travailler en parallèle, chacune se consacrant à une section du bateau. « Si le vent dépasse les 72 km/h, ou s’il y a du brouillard, les grutiers doivent stopper », explique Éric Sagnier, directeur des opérations portuaires pour la France de CMA CGM.
Mais le reste du temps, le ballet se poursuit jour et nuit, tant que le navire est à quai. Chaque grue déplace une boîte toutes les deux minutes environ.
Les conteneurs atterrissent sur le quai où ils sont aussitôt enlevés par des « cavaliers ». Ces véhicules ressemblent à de gros insectes. Ils emportent les conteneurs sous leur ventre. Ils vont les empiler sur une aire de stockage. Ils ramènent ensuite les conteneurs à charger, qui font le chemin inverse vers les cales. Des dizaines de cavaliers se croisent en même temps.
Chacun sait où il va.
Depuis la passerelle, le mouvement incessant du port est étourdissant.
Chaque conteneur est numéroté.
Chauffeurs, grutiers et manutentionnaires reçoivent par radio confirmation des mouvements qu’ils doivent accomplir. Un chef d’équipe, debout sur le pont du navire, commande l’action d’une grue ainsi que des 12 personnes qui apportent ou fixent le conteneur sur le bateau. Et il vérifie que le conteneur chargé est bien le bon. Parfois, un cavalier se trompe, quand deux numéros se ressemblent. Mais cela reste tout de même assez rare. Si l’erreur n’est pas découverte avant le départ du navire, cela oblige, ensuite, à entreprendre des recherches compliquées. C’est pourquoi il existe le projet d’équiper chaque conteneur d’une puce d’identification.
Cependant, l’idée n’a pas été encore mise en œuvre.
Sur base d’une analyse de risques, seuls quelques conteneurs subissent une inspection en profondeur. Les douanes soumettent alors leurs cargaisons à un scanner de fret, qui permet de le mettre en image en neuf minutes et qui constitue l’outil le plus important dont les agents disposent pour lutter contre les différents trafics.
Le groupe américain ADVANCED WARNING SYSTEMS INC a proposé le dernier système de numérisation automatique IGRIS (INELASTIC GAMMA RAY IMAGING SYSTEM) utilisé par le Pentagone pour inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision.
« De 2004 (suite aux attentats du 11 septembre) à 2015, les terminaux à conteneurs accueillant des marchandises dangereuses étaient classés en zones d’accès restreint au titre du code ISPS.
Les mesures de sûreté imposaient la vérification des casiers judiciaires des accès permanents et des mesures de surveillance et de contrôle. Sans doute trop contraignant, et l’on peut se demander pourquoi, les terminaux ont été déclassés des ZAR. Seules les installations accueillant des passagers internationaux restent concernées. Avec plus ou moins de fiabilité si l’on s’en réfère aux rapports d’inspection de la Commission Européenne. Donc, la sûreté du trafic maritime a cédé aux lobbies de la communauté portuaire en France. On n’a pas fini d’entendre parler de la participation des dockers aux trafics.
La FNPD, Fédération Nationale Ports et Docks, branche de la CGT, reste aussi très puissante. French Strike (grève) est une crainte dans le commerce maritime international.
Rotterdam n’a pas désempli pendant la crise. La France va maintenir son trafic captif pour ses propres besoins. Je ne vois pas de perspective de développement. Avec l’expérience, les maux de notre société résident dans l’incapacité de commercer avec le monde. Les autres pays européens n’ont aucune difficulté à expédier dans nos départements d’outre-mer. Octroi de mer ou pas. Alors la balance commerciale déficitaire, je m’interroge… »
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Je m’interroge aussi sur les contrôles de la CELTICS qui est en capacité de vérifier 1 conteneur sur 10.000… Pour la DG, ce serait plutôt six conteneurs ouverts sur 5 000. En tout cas, le taux de contrôle physique est de moins de 1 %. Et seule une partie des contrôles physiques aboutit à l’ouverture du conteneur. Une opération qui peut prendre plusieurs heures, le temps, le cas échéant, de décharger la cargaison.
La raquette de la douane française est une passoire malgré les affirmations des penseurs de Montreuil et Bercy.
Une explication donnée par un ex DG, un ex DI, un ex DR serait la bienvenue. On peut rêver!
Selon Christelle Bertin, secrétaire de la CGT douanes au Havre: « les douaniers n’ont plus les moyens de faire leur travail ». « Les douanes font face à une baisse constante des effectifs », explique-t-elle. Un sentiment de frustration partagé par d’autres douaniers sur le principal port français, alors que le trafic de conteneur a fortement augmenté. En 2000, au port du Havre, il y avait 500 douaniers, pour 1 million de conteneurs par an.
Aujourd’hui, ils ne sont plus que 350 environ, pour 2 900 000 containers qui transitent chaque année !
Probable, donc, qu’il y ait quelques failles, dans lesquelles se faufilent les trafiquants.
Selon plusieurs douaniers interrogés par franceinfo, les saisies de cannabis se font aussi, presque exclusivement, grâce au travail des services de renseignement. La douane a ses propres indics, appelés « aviseurs ». Grâce à leurs indications, on ouvre peu de containers, mais on fait mouche à tous les coups ou presque, infirmant les propos tenus par Gérard Schoen sur un plateau de télévision.
Dans le monde de la lutte internationale contre la criminalité, cette route est appelée Highway 10, référence à la dixième latitude, et c’est la route la plus courte de l’Amérique du Sud à l’Afrique de l’Ouest. Pendant des siècles, des millions d’esclaves ont été amenées en Amérique par cette route, maintenant ce sont des dizaines de tonnes de cocaïne qui partent dans la direction opposée chaque année.
La ‘Ndrangheta, entre autres, s’occupe ensuite d’assurer le transport d’Abidjan vers l’Italie et la Belgique.
Coupé décalé, sacs de coke échoués et mafia italienne, VICE s’est rendu en Côte d’Ivoire, plaque tournante du trafic de cocaïne.
Partie 1/5
« Il y avait des sacs remplis de coke sur toute la côte » : on a suivi la piste de la ‘Ndrangheta jusqu’au port de transit d’Abidjan, maillon indispensable du réseau de la mafia italienne.
« La Guinée est devenue un État narcotrafiquant à part entière. Tout le budget de l’État, les salaires des ministres, de la police ; tout est payé par les chefs de la mafia colombienne. »
Le port d’Abidjan est-il un maillon indispensable du réseau de la mafia italienne ?
« J’ai décidé de porter plainte contre Messieurs Ibekwe Nicholas, Daan Bauwens et les relais« , annonce Hamed Bakayoko dans un communiqué publié ce lundi 8 juin 2020 sur sa page Facebook.
Le Ministre ivoirien de la Défense entend donner une suite judiciaire aux articles des journalistes cités, parus dans le média Vice, dans lesquels il est présenté comme « un baron de la drogue ».
Dans une série d’articles publiés entre le 27 mai et le 05 juin, les journalistes nigérian Ibekwe Nicholas et belge Daan Bauwens, ont diffusé leurs investigations sur le commerce de la cocaïne en Afrique de l’Ouest. « Comment votre conso de coke fout la merde en Afrique de l’Ouest » est le titre qu’ils ont donné à leur enquête publiée via le média canadien Vice.
A l’entrée de la copropriété de 750 logements, depuis la fin mars, les trafiquants de drogue ont installé des barrages de fortune. Les voitures slaloment entre des poubelles et des chaises.