Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — marcfievet@live.fr — 33 (0) 6 84 30 31 81
Pour Rue89, Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991) a accepté de répondre, par mail, à quelques questions.
Sans fioritures:
Comment expliquez-vous l’absence de soutien des responsables politiques vis-à-vis de Fiévet ?
Les dits « responsables » se sentent éventuellement concernés par les actions qu’ils ont conduites ou autorisées ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des années auparavant. A fortiori lorsque la majorité politique a changé. Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le système des aviseurs ?
Plus qu’un aviseur, Fiévet était un infiltré. Il est clair que ne pas soutenir un infiltré ne peut que tarir le recrutement.
L’aviseur normal ne doit pas s’attendre à une protection particulière. Il donne une information, on l’exploite et si il y a un résultat il sera rémunéré en fonction de celui-ci. Tout ce qu’on lui garantit, c’est de conserver son anonymat. Marc Fiévet estime que certains de ses signalements n’ont pas débouché sur une intervention des douanes…
C’est vraisemblable et c’est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiérarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur météo, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et réaliser une affaire sont deux choses différentes. Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?
En Europe ,je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des Etats aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ? Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?
Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics,etc.
Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.
Par David Servenay
Dans la peau d’un narco infiltré au coeur de la mafiade Marc Fiévet et Oliver-Jourdan Roulot, éditions Hugodoc
Au service de l’Etat à travers la douane, 1954-1996de Jean-Henri Hoguet, éditions l’Harmattan
Cette fois, l’action se déroule aux Bois-Blancs, dans le secteur des Aviateurs, près de la mairie de quartier.
Sept personnes, dont un mineur, ont été interpellées mardi et mercredi par la FRI (force de réponse immédiate), unité d’enquête antidrogue.
La Force de réponse immédiate (FRI) est un nouveau service d’investigation, qui s’ajoute aux brigades existantes. Elle mène des enquêtes courtes dans des secteurs ciblés de la métropole lilloise, notamment en lien avec la police de sécurité du quotidien
La surface cultivée de pavot, dont provient l’opium, a baissé de 20% cette année par rapport à 2017, notamment en raison de la sécheresse. Le prix de cette drogue s’est effondré de moitié, selon un rapport de l’ONU publié lundi.
Du pavot a été cultivé sur 263’000 hectares, contre 328’000 l’an passé. La production potentielle d’opium est estimée à 6400 tonnes, contre 9000 en 2017, évalue le rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Selon l’ONUDC, «cette baisse s’explique par la diminution des superficies et du rendement de l’opium par hectare».
La sécheresse que subit le pays cette année a fortement affecté le Nord et l’Est, où les surfaces cultivées ont respectivement reculé de 56% et 43%.
Cependant, la majeure partie de la culture de l’opium (68%) se situe dans le sud de l’Afghanistan, fief des talibans, où seule une décrue de 8% a été enregistrée.
Prix en chute
Le prix de l’opium au moment de la récolte a également chuté pour la deuxième année consécutive. Il est à son plus bas niveau depuis 2004, note l’ONUDC.
La guerre contre la drogue est l’histoire captivante des hommes qui ont drogué la Grande-Bretagne et des agents qui ont tenté de les en empêcher.
Il raconte comment la division secrète des enquêtes des Douanes britanniques s’est battue pendant 50 ans pour endiguer le flot de cannabis, de cocaïne et d’héroïne arrivant par terre, par air et par mer. Le produit de plus de 100 interviews uniques, dont beaucoup avec des initiés qui n’ont jamais parlé en public, est un compte rendu novateur de l’un des sujets les plus fascinants de notre époque.
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A la lecture des écrits de Peter Walsh, il m’apparait qu’il fait la part belle aux autorités britanniques dans le lutte contre le narcotrafic.
De plus, Peter WALSH n’hésite à présenter l’agent infiltré NS 55 de la DNRED que je fus pendant plus de 6 ans comme un élément douteux remettant ainsi en cause les décisions de la justice française qui certifient que Marc Fievet n’a jamais fait de narcotrafic et qu’il a toujours agi comme agent infiltré.
Il est vraiment décevant de constater l’interprétation de Peter Walsh des propos tenus par Marc Fievet et sur la documentation mise à sa disposition.
Jean Henri Hoguet, directeur de la DNRED, lors d’un interview en 2005 déclarait:
« Marc Fiévet, il a été tué une première fois par nos chers amis anglais, qui sont d’ailleurs d’excellents types du point de vue lutte contre la drogue. J’ai beaucoup de respect pour les douaniers anglais, ils sont très forts. Mais seulement comme tous les douaniers, Ils voulaient à un moment donné que Marc Fiévet , dépende directement d’eux, donc vous comprenez, il y a toujours des tiraillements entre les services et puis, quand un type vous résiste, et ben, on dit, celui-là, il nous emmerde, et bien on va se le payer. Je pense que les Anglais, ils ont fait un petit truc comme ça du côté de Fiévet, ils lui ont monté un chantier!… mais enfin, c’est, c’est … Ce sont les risques du métier! »
Dans la nuit du 6 octobre 2017, sur le parking du magasin Carrefour Contact de Loon-Plage, les enquêteurs de la PJ de Lille, en coopération avec la National Crime Agency, leur équivalent britannique, interpellaient deux Anglais liés au grand banditisme à l’échelle européenne, ainsi qu’un troisième homme, un agent des douanes britanniques, en poste entre Folkestone et Loon-Plage, au terminal ferry.
Un douanier britannique en poste au terminal ferry avait été arrêté en octobre 2017, sur le parking du magasin Carrefour Contact de Loon-Plage, en train de charger des armes de guerre et de la drogue, pour un montant de 3,5 M€, en compagnie de deux individus liés au grand banditisme.
Leur procès s’est tenu ce vendredi devant la cour de justice d’Isleworth.
Le Collectif Themis vous invite à participer à l’atelier:
« La prohibition des drogues : alerte sur une criminalité légale? »
qui aura lieu dans la Salle Pavillon du Salon Des livres et l’alerte, le 4e salon du livre des lanceurs et lanceuses d’alerte le dimanche 18 Novembre 2018 à 14h, à la Maison des Métallos à Paris (L’entrée y est libre et gratuite)
Après des décennies de régime prohibitif, une unanimité se dessine: des organisations de terrain aux agences de l’ONU le dispositif légal de prohibition des « stupéfiants », n’est ni en mesure de protéger les droits fondamentaux des citoyen.ne.s, ni la sûreté ou santé publique. Si la réponse est aujourd’hui claire, ne faut-il pas lancer l’alerte ?
Panélistes :
* Bénédicte Desforges – Ancien gardien de la paix dans une unité anticriminalité des Hauts-de-Seine. Son livre, “Flic, chroniques de la police ordinaire” offre sous forme de chroniques, une plongée décapante dans le quotidien des ” flics de base”.
* Fabrice Olivet – Militant historique de la réforme des politiques de drogues, il est directeur de l’association ASUD – Autosupport des usagers de drogues. Historien de formation. Il est membre de la commission nationale des stupéfiants et des psychotropes de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM).
* Marc Francois Fievet – Ancien aviseur des douanes françaises, inscrit sous le matricule « NS 55 DNRED ». Simple citoyen dépourvu du statut de fonctionnaire, il a infiltré d’importants réseaux de narcotrafic. Implanté Gibraltar avec sa famille, il a ainsi approché le plus grand narco-broker de l’époque, Claudio Locatelli. Arrêté par la police canadienne en 1994, et condamné par la justice, Marc Fievet est “lâché” par l’administration fiscale française. Il passera onze année prison malgré un non lieu prononcé par la justice en France. Aujourd’hui transporteur routier, il est auteur de plusieurs livres. Il à inspiré le film “Gibraltar”.
* Emmanuel FANSTEN,(au milieu de la photo) journaliste à Libération et auteur de « l’Infiltré » avec Hubert AVOINE. Ce dernier a travaillé des années en secret pour l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). Il a publié « l’Infiltré » de la traque du Chapo Guzmán au scandale français des stups chez Robert Laffont, où il a dénoncé des pratiques douteuses. Ses différentes missions l’ont amené à se demander si les trafics n’étaient pas encouragés plutôt que démantelés.
Hubert Avoine souhaitait participer au 4ème salon à la rencontre sur les politiques de drogues et leur prohibition. Il nous a quitté le 19 octobre. Malgré son absence ,son précieux témoignage éclairera nos échanges, et sera présent dans nos mémoires.
Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien: Envoyé spécial Scandale chez les stups – 14 juin 2018 (France 2)
* Animateur du débat: Fabrice Rizzoli – Docteur en sciences politiques, il est chargé du cours « Géopolitique des criminalités » dans différents établissement universitaires : Sciences Po Paris, IRIS, HEIP… Il a fondé l’association Crim’HALT comme « alternative » pour impliquer les citoyens contre la grande criminalité en particulier à l’aide d’un plaidoyer pour l’utilisation sociale des biens confisqués aux criminels. Il enquête sur les mafias depuis de nombreuses années et lance l’alerte sur la présence mafieuse dans l’« économie légale ». Il a écrit « La mafia de A à Z, 162 définitions mafieuses » (Tim Buctu éditions, 2015).
Lors des perquisitions qui ont suivi à son domicile et à son lieu de travail, la police a trouvé un autre kilo de cocaïne, environ 28 kilos d’amphétamine, plus de 5 kilos de haschich, 550 grammes de marijuana et plus de 4800 pilules d’ecstasy ainsi que l’argent.
Absolument tous les adolescents au Royaume-Uni, y compris les enfants issus des familles aisées, risquent de se retrouver au sein de bandes criminelles impliquées dans le trafic de la drogue.
La police n’y peut rien, les bandes de narcotrafiquants étant fermées et bien structurées.
Un ancien de Scotland Yard a commenté la situation pour Sputnik.
L’ampleur du problème de la drogue au Royaume-Uni est telle que la police n’est pas à même de le résoudre, tous les adolescents, y compris dans des quartiers huppés, pouvant être entraînés dans des bandes de narcotrafiquants bien structurées, a déclaré à Sputnik Frank Matthews, ex-agent sous couverture de Scotland Yard.
«Elle [ces bandes de trafiquants de la drogue, ndlr] sont organisées de façon si sophistiquée que même la police ne peut les infiltrer. […]
La police est incapable de venir à bout de ce problème», a constaté l’interlocuteur de l’agence.
Au début de l’année en cours, conformément à un engagement du gouvernement britannique, une unité spéciale a été créée pour combattre ces bandes criminelles.
«On peut affirmer qu’aucun résultat n’a été obtenu. Nous n’observons pas de réduction de la violence, mais plutôt le contraire. Rien qu’à Londres, environ 4.000 jeunes font partie de groupes criminels et, à travers tout le pays, ce chiffre atteint les 46.000 personnes. Ce problème est trop complexe pour la police et les services sociaux qui manquent d’équipements et de financement pour le résoudre», a souligné l’ancien policier.
Et d’ajouter qu’il faudrait contrôler la drogue, la retirer aux criminels pour la remettre à des personnes responsables.
«On n’arrivera jamais à arrêter complètement le commerce de stupéfiants. Tant que la demande existera, il se trouvera toujours quelqu’un pour la satisfaire. Il vaut mieux que cela ne soit pas fait par des groupes criminels organisés», a expliqué M. Matthews.
Deux Albanais ont été interpellés mardi 13 novembre à Décines alors qu’ils quittaient un appartement, chargés de 550 grammes d’héroïne pure et 32 kilos de produits de coupe. C’est sur la base d’une information, selon laquelle des dealers menaient leurs petites affaires dans un appartement à Décines que les policiers avaient établi une surveillance.
De nouveaux détails accablants sur l’affaire de trafic de drogue ont provoqué un séisme politique en Grèce, avec le risque d’avoir les conséquences globales.
Qui est coupable ?
Au mois de juillet 2018, la police grecque a accusé le ministre de la Défense de s’impliquer dans l’enquête après que Pános Kamménos s’était entretenu par téléphone avec l’arrêté Yiannousakis.
Interrogé, le ministre a précisé que Yiannousakis avait de nouveau confirmé l’implication de Vangelis Marinakis, un puissant homme d’affaire et le propriétaire de la société Lambrakis Media Group (DOL), dans l’affaire de « Noor One ».
Selon ses dépositions, le PDG de l’entreprise américaine Capitale, dont Marinakis est le propriétaire, a été interpellé pour avoir transité d’une manière illégale 600 mille de dollars qui sont soupçonnés d’être les profits du trafic de pétrole dans lequel Marinakis est aussi impliqué.
« Trois ans après la saisie de « Noor One » on voit émerger de nouveaux éléments à examiner, mais il semble que l’opposition parlementaire défende les intérêts de celui qui est concerné. Il est évident qu’il y a les membres du parti la Nouvelle Démocratie qui sont payés par Marinakis, » a déclaré le ministre.
Le réseau visé opérait entre la Grèce, l’Albanie et d’autres marchés européens, dont l’Italie, utilisant des vedettes pour faire transiter la drogue, a précisé la police dans un communiqué.
Garde-côtes légèrement blessés
Disposant d’informations, les policiers, assistés d’un avion de Frontex, l’agence européenne des frontières, ont pris en chasse samedi une vedette qui venait d’embarquer de la drogue sur une côte albanaise
Ils l’ont finalement arraisonnée au large des côtes sud d’Athènes, après un échange de tirs, et y ont saisi 1,6 tonne de cannabis.
Des garde-côtes sont tombés à l’eau et ont été légèrement blessés au cours de la poursuite.
Pour Facebook, je pense que Laurent Solly, l’ex chef de cabinet de Nicolas Sarkozy lorsque celui-ci était ministre des finances, doit être dans ses petits souliers!
Va-t-il réussir à empêcher la réalisation de l’annonce faite par Gérald Darmanin?
Souvenons-nous qu’à l’été 2012, Facebook France est perquisitionnée par les services fiscaux français, qui à l’automne, continuent de mettre la pression sur la société.
C’est dans ce contexte qu’au début 2013, Facebook France se met à la recherche d’un dirigeant susceptible de calmer l’administration française.
Alors que Laurent Solly n’était pas en recherche d’un nouveau poste, il est tout de même contacté par l’entreprise américaine11 pour occuper le le poste de directeur général spécialement créé pour lui. Il entre en fonction le 3 juin12,13.
Depuis sa prise de fonctions en 2013, Facebook France, contrairement à d’autres GAFAM n’a plus fait l’objet de perquisitions. La direction de Facebook avait annoncé dès 2012 qu’elle s’emploierait à « travaille[r] avec les autorités compétentes afin de s’assurer que l’entreprise est en conformité avec la loi. »14.
Le 31 août 2016, Laurent Solly a étendu son périmètre en prenant la direction Europe du Sud de Facebook (Portugal, Espagne, France et Italie) et il parraine depuis 2015 l’école supérieure de communication digitale 2089 de Besançon.
Fermons la parenthèse Facebook!
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A Saint-Tropez, par exemple, ou plus exactement, à la Môle, ce petit aérodrome devenu point obligé de la jet-set par la volonté de Cochonou… ou plutôt par celle de qui vient de fêter le 8 août 2014 ses 50 ans d’existence. Michel Reybier, le mystérieux patron de Cochonou, des jambons d’Aoste et de la marque Justin Bridou (entre autres). Celui (1) qui prête régulièrement son avion à Gérard Depardieu (qui emprunte aussi ce lui de Gérard Bourgoin, le « roi du poulet »). Reybier reconverti depuis dans le vin haut de gamme et ses 9,82% de parts dans la société autrichienne d’aviation Global Jet Austria (GJA) fondée en 2005 (à droite le Falcon OE-IDX de Global Jet Austria). L’homme qui avait mis fin également en 2003 à l’activité publique de l’aéroport varois avec un sentence sans appel : «les lignes régulières et le service public n’étant pas des activités rentables»
Un habile tour de passe-passe qui a permis de privatiser le site.
En 2013, l’aérodrome, qui avait multiplié les atterrissages de jets privés, est tombé sous la coupe de la société Aéroports de la Côte d’Azur, « 2ème société aéroportuaire française après Aéroports de Paris (aéroports de Roissy-Charles de Gaulle et Paris-Orly) en termes de trafic commercial avec 11,2 millions de passagers en 2012 et 2ème également après Paris-Le Bourget en termes d’aviation d’affaires avec environ 42.500 mouvements en 2012, annonce aujourd’hui qu’elle a acquis 99,9% des actions de la société Aéroport du Golfe de Saint-Tropez (AGST) appartenant au groupe Reybier, actionnaire majoritaire depuis près d’une quinzaine d’années ».
On aurait pu s’attendre avec cette reprise en mains à une sécurité accrue… comme l’indiquait le nouveau directeur en octobre 2013 (ne serait-ce qu’en raison du flux d’été, par exemple) : « de nombreux évènements obligent à réajuster les mesures de sécurité sur ce site qui compte en 2012, 6658 passagers pour 8065 mouvements. » « Depuis les attentats du 11-Septembre« , explique Pierre Fourques, « tous les avions de plus de 15 tonnes sont contrôlés. Nous disposons aussi d’un poste inspection filtrage avec rayon X « .
Le tonnage maximal autorisé sur cet aéroport est de 44 tonnes.
Les plus petits modèles seraient donc épargnés ? Pas forcément, nous assure-t-on. Car même s’il n’y a pas de bureaux permanents sur cet aéroport pourtant international, des « contrôles aléatoires » de l’Inspection générale de l’aviation civile ; des douanes (Fréjus); et de la gendarmerie des transports aériens (Nice) sont régulièrement effectués ».
Aie : des contrôles « aléatoires » seulement, a-t-on bien lu ; voilà qui réjouit d’emblée notre ami Marc Fievet… loin d’être persuadé de l’efficacité des douanes en général , et à la Môle en particulier. Un discours tenu en octobre, alors qu’en mars de la même année le Falcon de SN-THS venait déjà de se faire pincer… lui qui était bien connu sur place, pourtant… pour de nombreux voyages qui posaient question aux enquêteurs de la Gendarmerie.
Car lorsque les quatre larrons se font mettre à part à terre au sortir de leur avion (ici en photo prise le 29 août 2011 à Biarritz-Anglet-Bayonne devant le Gulfstream de CDT VENTURES GROUP LLC) bourré de 700 kilos de coke, cela fait des mois qu’ils sont suivis, car un étrange manège a été repéré autour du même avion… et des mêmes pilotes. C’est cela que l’on retient aujourd’hui: ça a toujours tenu autour de la même équipe !!! Tout d’abord au Bourget, le 9 décembre 2012, où le Falcon revient déjà de Puerto Plata, attendu de pied ferme par un douanier venu de Toulon, François Xavier-Manchet. L’homme est plutôt nerveux, et il a fait ouvrir des grilles pour que des berlines emportent au plus vite de lourdes valises descendues de l’avion. A bord, il y a les (mêmes) pilotes Fauret et Odos, mais aussi, déjà, Nicolas Pisapia, l’homme de main transparent de Franck Colin. Tout est suivi et filmé : les gendarmes sont sur la piste d’un trafic et cherchent à effectuer un flagrant délit, en laissant faire le trafic pour laisser croire aux trafiquants qu’ils agissent impunément. La présence d’un douanier de Toulon, François Xavier-Manchet, les intrigue : renseignement pris, c’est celui qui est en poste… à la Môle. Il n’a logiquement rien à faire au Bourget ! Et c’est le grand copain de Colin, que les enquêteurs soupçonnent d’être le chef du réseau de trafiquants. Les gendarmes du Golfe de Saint-Tropez ont en effet reçu un courrier anonyme en date du 7 janvier 2013 dans lequel son nom était cité. Elle indiquait que Xavier-Manchet avait aussi rédigé une déclaration douanière de 500 000 euros, antidatée, faite au nom de… Franck Colin. Les gendarmes retrouveront chez le douanier 30 000 euros en espèce, dont l’intéressé justifiera la présence, selon son avocat. A la même époque rappelons-le, un autre Falcon le petit Falcon 10 de SN-THS (enfin pas le sien exactement) fait des aller-retours tour aussi étranges à Saint-Trond en Belgique, notamment le 10 décembre 2012, où des valises toujours aussi lourdes ont été déchargées et mises dans de grosses limousines, entrées elles aussi sur l’aérodrome. En somme, le même scénario, qui se répète. Le même Falcon qui voyage aussi vers la Roumanie comme j’ai déjà pu le montrer dans cette série.
Le gérant et propriétaire d’un restaurant de Curis a été interpellé mardi 6 novembre. Il est accusé d’avoir revendu, pendant au moins deux ans, de la cocaïne à des clients de son restaurant afin de financer sa consommation personnelle.
Le jeune homme de 23 ans est jugé ce mercredi 14 novembre, à Châteauroux, en comparution immédiate. Il a été interpellé, le 10 novembre, en possession de 7 kg de cocaïne à l’aéroport d’Orly.
Un britannique, décrit comme l’un des dix criminels les plus recherchés en Europe, a été condamné à plus de 15 ans de prison à l’issue d’un procès sur la Costa Blanca.
Brian Charrington, 61 ans, a été condamné à une peine de 12 ans d’emprisonnement après avoir été reconnu coupable de trafic de drogue.
Il a été condamné à trois ans et demi d’emprisonnement supplémentaires pour blanchiment d’argent.
Outre une longue peine de prison, l’ancien concessionnaire automobile de Middlesbrough, dont la biographie criminelle est retracée sur une page de Wikipédia, a été condamné à une amende de plus de £ 26 millions.
Son fils Ray, l’un des neuf accusés jugés en avril pour une saisie massive de 10 millions de livres sterling de cocaïne à Albir, près de Benidorm, a également été condamné à une peine de trois ans et demi d’emprisonnement après avoir été reconnu coupable de blanchiment d’argent.
Ces britanniques ont appris leur sort près de sept mois après le début de leur procès devant un tribunal pénal à Alicante, capitale de la Costa Blanca. Les trois juges du procès ont annoncé aujourd’hui leurs verdicts et leurs peines dans un document écrit de 66 pages dans lequel ils ont acquitté cinq des neuf accusés, dont la petite amie française de Brian, Isabelle Robert, et un Britannique nommé Wayne Sherwin.
La police a arrêté Charrington après une enquête de longue haleine déclenchée par une information fournie par la police française.
Charrington avait déjà été arrêté en Espagne en 1997 pour son implication présumée dans l’achat de quatre tonnes de haschisch. Les enquêtes pour lesquelles il a été condamné ont commencé en janvier 2010 et se sont d’abord concentrées sur sa femme Isabelle Robert qui était une ancienne connaissance des forces de police européennes.
Elle avait entretenu une relation sentimentale avec un autre trafiquant de drogue, le français Alain Coelier, qui a été tué par balle en juillet 2010, avec son garde du corps à La Nucía (Alicante) .
Alain Coelier avait participé à l’enlèvement de Melodie Nakachian, fille de Raymond Nakachian et de la chanteuse Kimera, perpétrée à Estepona (Malaga) et séquestrée à Manilva en 1987. Il avait été condamné à 12 ans de prison.
Cette dernière affaire avait été rapidement résolue par la Policia espagnole grâce à la mobilisation des narcotrafiquants de la Costa del Sol qui ne souhaitaient pas, trop longtemps, une présence policière importante qui risquait de pénaliser le narcobusiness.
La « politique » anti-stups en France est décidée par les lois votées à l’Assemblée nationale après examen au Sénat.
Ces élus ont démontré qu’ils étaient trop souvent sous influence de lobbys (clubs de réflexion et d’influence dits aussi « think tanks », lobbyistes et cabinets de lobbying ou de conseils, avocats, associations et fondations etc.)
Sécuriser l’étude des propositions de lois à venir quant au fait que tous ces élus ne sont pas sous influence de produits illicites comme le cannabis, la cocaïne, l’héroïne, pour que les décisions prises le soient en parfait état mental.