ÉQUATEUR: deux tonnes de cocaïne saisies

Deux tonnes de cocaïne ont été saisies en Équateur et 11 personnes interpellées, dont un colonel de la police, ont affirmé aujourd’hui les autorités locales, annonçant avoir démantelé un réseau de trafiquants comprenant également des ressortissants colombiens et néerlandais.

Le ministre équatorien de l’Intérieur, José Serrano, a indiqué à la presse que le réseau acheminait de la drogue en Europe et s’apprêtait à camoufler ce chargement dans une cargaison de poisson. Au cours de l’opération de police, menée dans trois provinces, dont celle de la capitale Quito, un colonel de police, qui faisait l’objet d’une enquête depuis trois ans, a été arrêté.

« Le policier était le numéro trois du réseau », selon José Serrano.

L’organisation, qui disposait d' »informateurs » au sein du système judiciaire et au parquet, transportait la drogue depuis la Colombie jusqu’à Manta (sud-ouest), principal port de pêche du pays. Sur son compte Twitter, le ministre a rappelé que l’Equateur avait saisi 23 tonnes de drogue en 2015, et 61,6 tonnes en 2014, en grande majorité de la cocaïne.

En mars, 97 policiers avaient été destitués pour avoir transmis des informations « sensibles » au crime organisé et avoir dérobé en 2012 de l’argent dans un avion privé appartenant à des trafiquants de drogue qui s’était écrasé en Equateur.

L’Equateur est considéré comme un pays de transit pour la cocaïne produite en Colombie et au Pérou, à destination des marchés américains et européens.

source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/04/08/97001-20150408FILWWW00414-equateur-deux-tonnes-de-cocaine-saisies.php

0000000000000000000000000000000000

ROUMANIE: saisie de 70 kilos de cocaïne noire

70 kilos de cocaïne noire, d’une valeur marchande de plus de quatre millions d’euros, ont été découverts par les autorités dans un transport de meubles transitant par la Roumanie en provenance de l’Equateur et destiné à l’Espagne.

« Cette saisie est une première pour nous en raison du type de camouflage. C’est de la cocaïne noire, qui ressemble beaucoup à la poix et qui a été injectée dans le mobilier », a précisé le commissaire chef de police lors d’une conférence de presse.

La cocaïne dite « noire » est mélangée à une substance chimique qui en change la couleur et surtout l’odeur, notamment pour éviter qu’elle ne soit détectée par les chiens policiers. La drogue est traitée à nouveau pour retrouver sa couleur blanche, avant d’être mise sur le marché.

Trois personnes, un Colombien, un Vénézuélien et un Roumain, ont été interpellées.

source:http://www.bfmtv.com/international/saisie-de-70-kilos-de-cocaine-noire-en-roumanie-875413.html

00000000000000000000000000000000000000000

NARCOTRAFIC: narco business à gogo au Venezuela et…ailleurs!

Coke en Stock (LXXXIV) : pris la main dans le sac

Maduro, enfin décidé à sévir ?

En mai 2013, le président Maduro semblait enfin enclin à s’occuper du trafic de cocaïne dans son pays, en acceptant d’en parler en public pour la première fois. Hélas, sans surprise, son propos était loin d’un début d’action pour résoudre le mal qui rongeait le pays depuis des années. Le 20 mai en effet, écrit James Bargent : « le Président du Venezuela, Nicolas Maduro, a admis que le pays avait un problème de trafic de drogue, mais il a porté le blâme sur les organisations paramilitaires colombiennes ayant des « liens avec la droite fasciste, » ignorant commodément le rôle des groupes de la guérilla de gauche vénézuélienne et des militaires. S’exprimant lors d’une visite à l’Etat frontalier de Tachira, Maduro a dit que « ce crime [le trafic de drogue] qui vient de Colombie, est en train de changer et de se muer en un monstre. Les trafiquants de drogue et des paramilitaires commencent à contrôler notre voisin et de plus en plus, ils sont étroitement liés à la droite fasciste, [et] Ils font partie des partis [politiques] fascistes , » a-t-il ajouté. Le président a également annoncé un audit de tous les notaires dans les villes limitrophes de la Colombie dans le cadre d’une enquête sur l’achat de propriétés avec les profits du commerce de la drogue » (des notaires fascistes, on suppose  !).

Pas vraiment

Si le président vénézuélien reconnaissait pour la première fois l’ampleur du problème, sa façon d’éluder le rôle des Farcs et le soutien de son pays au groupe d’extrême gauche responsable d’une grande partie du trafic de cocaïne était à la fois sans surprise et plutôt désolant. En digne successeur d’Hugo Chavez, Maduro ne voulait rien savoir, et rien voir en effet : « cependant, comme avec son prédécesseur, le nouveau président en fait une question hautement politisée. La liaison faite par Maduro des groupes de narco-paramilitaires liés à un mouvement politique fasciste poursuit sa rhétorique de plus en plus paranoïaque, avec ses allégations qui ont inclus l’ancien président colombien Alvaro Uribe*, complotait selon lui pour l’assassiner. » Visiblement, le successeur de Chavez gardait les mêmes oeillères et le même cap  : « absente de sa vue politisée des problèmes de trafic de drogue du Venezuela, est la présence des groupes de guérilla de gauche de la Colombie, qui opèrent sans être inquiétés sur le territoire vénézuélien et sont fortement également impliqués dans le commerce de la drogue. Un autre absent est le rôle de l’armée vénézuélienne, en particulier le réseau lâche de militaires de haut rang connus comme le Cartel de los Soles (Cartel des Soleils), qui est de plus en plus soupçonné de jouer un rôle important dans le commerce de la drogue ».

Le fameux Cartel des Soleils : des généraux vénézuéliens enrichis

Le Cartel des Soleils ainsi appelé en raison des décorations des haut-gradés vénézuéliens, qui au lieu d’étoiles sur leurs épaulettes, arborent en effet des soleils, est un fait reconnu désormais par un bon nombre d’observateurs. En adroit politique, Maduro avait récemment donné en pâture à ses électeurs mécontents trois d’entre eux, limogés par lui en mars dernier. Pour notre observateur, ça n’avait rien de surprenant en effet  : « lorsque le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé l’arrestation la semaine dernière de trois généraux de la Force Aérienne pour avoir fomenté un coup d’Etat, ce ne était pas une grande surprise. L’armée, après tout, a joué un rôle dans la politique du pays lors de conflits déjà, bien avant – en 2002, le mentor et prédécesseur de Maduro, Hugo Chavez, avait été démis de ses fonctions pour la bagatelle de 47 heures par un coup d’Etat qui a été renversé par des officiers loyalistes. Mais bien que les trois généraux de la Force Aérienne démis pouvaient très bien avoir des liens avec les secteurs « de l’opposition » selon les allégations de Maduro, ils ne représenteraient pas pour autant la plus grande menace face à ses commandants militaires. Parce que les généraux dont il devrait- et presque certainement doit – avoir le plus peur sont ceux qui sont devenus immensément riches grâce à l’idéologie politique chaviste « la liberté pour tous » défendue par Chavez et poursuivi par Maduro. Ils peuvent ostensiblement rester de son côté, mais ils ne seront pas à rester là à regarder Maduro permettre au système de s’effondrer » (…)

LIRE la suite: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiv-pris-la-main-160456

Sur le même thème

Coke en Stock (LXXVIX) : le précédent de 2013, avec l’avion prétendument « abattu »
Coke en stock (LXXX) : l’héritage du côté obscur de Chavez
Coke en Stock (LXXXIII) : Au Venezuela; le règne du Cartel des Soleils
Coke en stock (LXXXI) : l’esbroufe vénézuélienne
La première épopée d’Hugo Chavez Frias

* COLOMBIE: retour sur le narcotrafiquant n°82 Alvaro Uribe Velez par Sergio Camargo.

00000000000000000000000000000000000000000000000

USA: quant à la surveillance de masse par la D.E.A

Avatar de Marc FievetThe international informant

Aux États-Unis, la surveillance de masse a commencé 10 ans avant le 11 Septembre
Michelle Leonhart dirige la DEA, l'agence de lutte contre le trafic de drogue à l'origine du programme de surveillance.

Une enquête du quotidien USA Today livre les détails d’un programme de surveillance de masse lancé en 1992 visant les citoyens américains et les ressortissants de 116 pays liés au trafic de drogue.

George Bush n’est pas le premier de sa famille à autoriser un programme de surveillance de masse. Son père, George H. W. Bush, président des États-Unis entre 1989 et 1993, a lancé le sien en 1992. Presque dix ans avant les attentats du 11 septembre 2011, le Patriot Act, et l’extension des pouvoirs de la NSA. Le quotidien américain USA Today dévoile l’ampleur de ce programme, baptisé USTO, arrêté en 2013 après les révélations d’Edward Snowden sur les pratiques de la NSA.

À…

Voir l’article original 429 mots de plus

FRANCE: mécontent de la qualité du cannabis, il va se plaindre au commissariat

Avatar de InconnuPolice & Réalités

Ah que non, il n’en avait pas pour son argent !

Après avoir protesté de la mauvaise qualité du cannabis auprès de son vendeur, vendredi place Saint-Pierre à Clermont-Ferrand, un SDF de 43 ans est allé se plaindre… au commissariat……SUITE

Voir l’article original

FRANCE (Toulouse): démantèlement d’un trafic de cocaïne et de cannabis

Illustration de résine de cannabis.
Illustration de résine de cannabis. – Jon Santa Cruz / Rex Fe/REX/SIPA

Publié le 07.04.2015 à 18:44Mis à jour le 07.04.2015 à 20:19Mots-clés

Cela faisait plusieurs mois que la brigade des stups de Toulouse les filait. Dimanche midi, à l’heure où certains participaient à la chasse aux œufs de Pâques, cinq trafiquants de drogue ont été interpellés à Bagatelle, Saint-Cyprien ainsi qu’aux Pradettes.

Parmi eux, des Toulousains, mais aussi leurs fournisseurs venus de Béziers et Carcassonne. Les policiers ont profité de la venue de ces derniers dans la Ville rose pour démanteler l’ensemble du réseau. Ils ont saisi lors de leurs arrestations près de 3,6 kilos de résine de cannabis sous forme de plaquettes et d’olives prêts à la vente, mais aussi 310g de cocaïne et plus de 7.000 euros en liquide.

lire: http://www.20minutes.fr/toulouse/1581279-20150407-toulouse-demantelement-trafic-cocaine-cannabis

00000000000000000000000000000000000000000

ARABIE SAOUDITE: nouvelle décapitation pour narcotrafic

écrit par Antoine Barbizon

decap-nacrotraficSelon une annonce faite par le ministère en charge de l’Intérieur, un Saoudien a été décapité lundi à Narjane dans le sud de l’Arabie Saoudite après avoir été condamné à mort pour trafic de drogue.

Suivant un communiqué du ministère de tutelle relayé par l’agence officielle Spa, il a été reproché à Saleh al-Yami d’avoir essayé de vendre « une grosse quantité de haschich » dans le sud du Royaume. Poursuivi pour trafic de drogue, il a tiré sur les policiers et blessé certains d’entre eux, a ajouté la même source.

Depuis début 2015, 57 personnes – y compris Saleh al-Yami – ont été décapitées en Arabie Saoudite selon un décompte de l’AFP. D’après cette source, il s’agit d’ores et déjà de plus de la moitié des décapitations enregistrées durant toute l’année précédente. Pourtant, il n’y avait eu « que » 27 décapitations sur le territoire saoudien en 2010. Depuis, le nombre d’exécutions a beaucoup évolué atteignant annuellement, 80 en moyenne. Pour ce qui est de 2014, l’AFP a compté 87 décapitations, faisant de cet Etat conservateur un des pays appliquant le plus la peine de mort dans le monde. De nombreuses organisations internationales de défense des droits humains ont dénoncé, à plusieurs reprises, ces décapitations.

Un expert indépendant travaillant pour les Nations Unies avait demandé, en septembre dernier, un moratoire sur les exécutions en Arabie Saoudite, après avoir exprimé sa préoccupation sur le déroulement des procédures judiciaires de ce pays.

PAYS-BAS (Amsterdam): un vendeur présumé d’héroïne mortelle pour de la cocaïne se livre à la police

Un vendeur présumé d’héroïne mortelle pour de la cocaïne se livre à la police d’Amsterdam

Le 07 avril à 11h08 | Mis à jour il y a 9 heures
Le mis en cause aurait vendu de l’héroïne blanche pour de la cocaïne à des touristes britanniques. La consommation de ce stupéfiant leur a été fatale. Sniffer de l’héroïne provoque des troubles respiratoires graves.

Le mis en cause aurait vendu de l'héroïne blanche pour de la cocaïne à des touristes britanniques. La consommation de ce stupéfiant leur a été fatale. Sniffer de l'héroïne provoque des troubles respiratoires graves.
PHOTO/Archives L’Indépendant

Un homme soupçonné d’avoir vendu de l’héroïne blanche qu’il faisait passer pour de la cocaïne, provoquant ainsi la mort de trois touristes britanniques à Amsterdam, s’est livré aux autorités, a annoncé mardi la police locale.

L’homme de 42 ans s’est rendu dans un poste de police d’Amsterdam samedi matin, a indiqué la police dans un communiqué. Selon les médias néerlandais, le suspect s’est rendu après la diffusion d’images, enregistrées par des caméras de surveillance, le montrant en train de vendre de la drogue à des touristes danois.

« Il est possible que ce soit l’homme qui vendait de l’héroïne blanche présentée comme de la cocaïne », a indiqué la police dans un communiqué, précisant que la drogue avait fait une vingtaine de victimes, dont trois morts.

Les trois jeunes touristes britanniques étaient décédés fin 2014 après avoir sniffé de l’héroïne en poudre qu’il pensaient être de la cocaïne. Or, consommer de l’héroïne de la sorte peut provoquer des troubles respiratoires. L’héroïne blanche est historiquement produite en Asie du Sud-Est dans la région du « Triangle d’Or », aux confins du Laos, de la Birmanie, et de la Thaïlande. Elle est généralement plus chère et plus pure que l’héroïne brune.

Le suspect a été interrogé durant le week-end et comparaîtra mardi devant un juge, a précisé la même source. La police d’Amsterdam s’est refusée à de plus amples commentaires, notamment sur ses motivations.

Les décès avaient poussé les autorités à vendre des tests permettant de reconnaître l’héroïne, et à placer à travers la ville des panneaux prévenant que « de la cocaïne extrêmement dangereuse est vendue aux touristes ».

De nombreux touristes se rendent à Amsterdam pour acheter du cannabis dans les coffee shops, pratique tolérée en vertu de la loi. Les drogues dures, au contraire, sont illégales aux Pays-Bas

http://www.lindependant.fr/2015/04/07/un-vendeur-presume-d-heroine-mortelle-se-livre-a-la-police-d-amsterdam,2014425.php

00000000000000000000000000000000000000

VENEZUELA (État de Cojedes): crash d’un avion lesté d’une tonne de cocaïne

INDONESIE: la police brûle trois tonnes de cannabis et drogue toute une ville

Quand la police indonésienne décide de se débarrasser de trois tonnes de drogue par le feu, c’est toute la ville qui en profite.

C’est ce qui est arrivé aux habitants de la ville de Tangerang, en Indonésie, rapporte le Daily Mail. La fumée du cannabis qui brûlait s’est peu à peu propagée dans les maisons et les habitants ont rapidement souffert de maux de tête et d’étourdissements.

Ces trois tonnes de résine de cannabis ont été saisies au cours de ces dernières semaines, et les policiers ont décidé de les détruire fin mars. Le responsable de la police locale a affirmé que cette importante quantité de drogue provenait du sud de la ville. La valeur totale de la marchandise détruite se chiffrerait à 1 million de dollars (environ 930 000 euros). Lors de cette incinération, tous les officiers étaient munis de masques pour éviter les effets secondaires, mais les badauds et le reste de la population n’étaient, eux, pas protégés.

Un habitant qui ne portait pas de protection a rapporté au Daily Mail qu’il avait ressenti des maux de tête. Et un journaliste britannique a affirmé qu’il avait dû «s’asseoir pour prendre une tasse de thé».

Outre les trois tonnes de cannabis,  près de 2 kilos de méthamphétamine et plus de 2 500 pilules d’ecstasy ont également été détruits par les autorités.

VIDEO. En brûlant trois tonnes de cannabis, les policiers drogue toute la ville

0000000000000000000000000000000

COLOMBIA: decomisan 1,4 toneladas de cocaína y detienen a 8 personas

http://www.businesscol.com/comunidad/colombia/departamentos_de_colombia/antioquia.htm

Los operativos se realizaron en varias zonas del país.

Los detenidos de distintas nacionalidades pertenecen al Clan Úsuga.

Autoridades colombianas decomisaron cerca de 1,4 toneladas de cocaína en varias zonas del país, pertenecientes a la banda narcotraficante Clan Úsuga, y capturaron a ocho personas de distintas nacionalidades, encargadas de comercializarla, informó este sábado la policía.

La operación, realizada simultáneamente en los departamentos de Antioquia (noroeste), Nariño (suroeste) y Cauca (oeste), « permitió la incautación en las últimas horas de 1,4 toneladas de cocaína y la captura de ocho de sus integrantes que pretendían enviar los alijos a Estados Unidos y Europa para su comercialización », dijo esa entidad en un comunicado.

La organización utilizaba lanchas rápidas para el transporte del estupefaciente hasta puertos del norte y sur de Colombia, con el fin de empacarlo en contenedores, agregó el texto basado en la investigación que realizó la entidad en conjunto con la agencia antidrogas estadounidense, DEA.

Según el comunicado, los detenidos vinculados al envío de la cocaína fueron « un panameño, un dominicano, dos nicaragüenses, dos ecuatorianos y dos colombianos ».

La incautación se produjo « en las últimas horas » en Antioquia, con 607 kilos que iban a ser enviados por la costa Atlántica, y en Nariño y Cauca, con 857 kilos, cuyo transporte sería por la costa Pacífica.

El Clan Úsuga, también conocido como Los Urabeños o Autodefensas Gaitanistas de Colombia, surgió tras la desmovilización de unos 32.000 paramilitares de extrema derecha durante el primer gobierno de Álvaro Uribe (2002-2006).

Además del Clan Úsuga, la principal banda criminal del país -o « bacrim », como el gobierno denomina a estos grupos-, existen otras como Los Rastrojos, Los Paisas y La Empresa.

Según afirmó el presidente Juan Manuel Santos el año pasado, estos grupos armados ilegales cuentan con unos 3.500 integrantes.
Colombia es el mayor productor mundial de cocaína junto a Perú, con unas 290 toneladas producidas en 2013, según Naciones Unidas (ONU).

http://www.losandes.com.ar/article/decomisan-1-4-toneladas-de-cocaina-y-detienen-a-8-personas-en-colombia

00000000000000000000000000000000000

FRANCE (Nice): 21 kilos de cocaïne placés dans la valise d’un touriste à son insu

par Marie Foult – vendredi 3 avril 2015 13:02

Plus de 21 kilos de cocaïne ont été saisis par les douaniers de l’aéroport de Nice, dans la valise d’un touriste innocent © MaxPPP

La direction générale des douanes a annoncé vendredi avoir saisi 21 kilos de cocaïne en début de semaine à l’aéroport de Nice. La drogue se trouvait dans une valise étiquetée au nom d’un voyageur qui a été mis hors de cause.Plus de 21 kilos de cocaïne, en provenance directe de République dominicaine et une belle frayeur pour un voyageur…  Lundi, les douaniers de l’aéroport de Nice ont réalisé une saisie impressionnante, révélée ce vendredi par la direction générale des douanes. Les 18 paquets de drogue saisis se trouvaient dans une valise étiquetée au nom d’un touriste totalement hors de cause. Présent dans le hall de l’aéroport Nice Côte d’Azur, il attendait ses propres bagages. »L’audition du voyageur et les recherches ont permis de mettre hors de cause ce passager et de montrer que son nom avait été utilisé pour enregistrer frauduleusement un second bagage, au départ, en République dominicaine » a précisé la direction générale des douanes.

Valeur estimée de la saisie : 1,3 million d’euros sur le marché illicite des stupéfiants. L’an dernier, les douanes françaises ont saisi plus de 6 tonnes de cocaïne.

par Marie Foult vendredi 3 avril 2015 13:02
000000000000000000000000000000000000000000000

CANNABIS (à l’adolescence): anomalies cérébrales et capacités de mémoire réduites

Avatar de werdna01Résistance Inventerre

Psychomédia – 15 mars 2015 –
La consommation quotidienne de cannabis à l’adolescence est liée à des anomalies dans la forme de l’hippocampe du cerveau et des résultats inférieurs à des tests de mémoire au début de l’âge adulte, montre une étude publiée dans la revue Hippocampus. L’hippocampe est important pour la mémoire épisodique (ou mémoire autobiographique) qui est la mémoire à long terme des événements de la vie.
Matthew J. Smith et John Csernansky de l’Université Northwestern ont, avec leurs collègues, mené cette étude avec 97 adultes au début de la vingtaine qui avaient commencé à consommer du cannabis à 16 ou 17 ans, avaient consommé quotidiennement pendant environ 3 ans et avaient cessé depuis environ 2 ans. Ils n’avaient pas consommé d’autres drogues que le cannabis.
Les participants se divisaient en 4 groupes : des adultes en santé ayant consommé du cannabis; un groupe de comparaison…

Voir l’article original 226 mots de plus

FRANCE (Strasbourg): douaniers et policiers interceptent deux passeurs

GARE STRASBUn transport à haut risque qui aurait pu leur coûter la vie. Deux ressortissants ghanéens ont été interpellés dimanche en fin d’après-midi aux abords de la gare SNCF de Strasbourg (Bas-Rhin), alors qu’ils transportaient près de 3 kilos de cocaïne.

Une arrestation rendue possible par un renseignement glané le même jour par des fonctionnaires de police, alertés d’un arrivage de drogue dans l’est de la France. « Il s’agit de deux passeurs travaillant pour un réseau de trafiquants implantés aux Pays Bas, et important de la cocaïne en France via l’Allemagne », précise une source policière.

Sur la foi de ces renseignements, deux hommes ont donc été arrêtés dimanche soir à leur descente du train par les fonctionnaires de police strasbourgeois, aidés par leurs collègues des Douanes.

Après examens médicaux, les enquêteurs ont mis la main sur 111 ovules de cocaïne ingérées par le premier suspect, et 145 par son comparse, pour un poids total de 2,9 kilos.

Les deux hommes ont été mis en examen pour transport de stupéfiants et incarcérés en détention préventive.

http://www.leparisien.fr/alsace/cocaine-deux-hommes-interpelles-a-strasbourg-ils-avaient-ingere-3-kilos-de-drogue-01-04-2015-4656573.php

000000000000000000000000000000

U.K (Reino Unido): Justicia británica condena a tres colombianos por narcotráfico

dover-map1Tres colombianos fueron condenados este lunes en el Reino Unido a penas que van de los 15 a los 22 años de cárcel por tratar de introducir 100 kilos de cocaína en cajas de bananas.

Leonel Hernández González, de 37 años, fue condenado a 22 años de cárcel, lo mismo que Oscar Grisales Cuervo, de 45 años, explicó la policía británica en un comunicado.

Daniel Valdés Jaramillo, de 24 años, fue condenado a 15 años. La pena fue impuesta por un tribunal de Londres, por hechos que se remontan a julio de 2014, cuando el cargamento de bananas que ocultaba la cocaína llegó de Colombia al puerto de Dover, en el sudeste.

La droga tenía un valor de calle de 24 millones de libras (36 millones de dólares, 33 millones de euros), según la policía.

http://www.elespectador.com/noticias/elmundo/justicia-britanica-condena-tres-colombianos-narcotrafic-articulo-552320

0000000000000000000000000000000000000000

PALESTINE: saisie de drogue historique

La police palestinienne annonce une saisie de drogue historique

Illustration d'une plante de cannabis (Crédit : Abir Sultan/Flash 90)Dix mille plants de cannabis ont été découverts par la police à al-Dhahiriya près d’Hébron en Cisjordanie
AFP 31 mars 2015, 18:56

La police palestinienne a annoncé mardi avoir effectué sa plus grosse saisie de drogue avec la découverte de 10 000 plants de cannabis près de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée.

Les plants de cannabis saisis lundi à al-Dhahiriya, au sud-ouest de Hébron, étaient répartis dans dix serres sur 3 000 mètres carrés, a dit la police.

« C’est la plus grosse saisie de drogue dans l’histoire de la police palestinienne », a dit à l’AFP un porte-parole de la police, Luai Erzikat.

Les serres étaient très modernes et disposaient non seulement de l’alimentation en eau mais de panneaux solaires, ce qui a fait dire au porte-parole que l’activité bénéficiait peut-être de soutiens venus d’Israël.

La police a arrêté le propriétaire et arraché les plants.

source:La police palestinienne annonce une saisie de drogue historique

00000000000000000000000000000000000000000000

 

NARCOTRAFIC (Italie): le Costa Concordia transportait une cargaison de cocaïne

Image du Costa Concordia échoué en juillet 2012.

Image du Costa Concordia échoué en juillet 2012. – Gregorio Borgia/AP/SIPA

La poudre blanche a nourri les poissons… D’après les informations du quotidien britannique The Independent et du journal italien La Repubblica, reprise par Europe 1, la mafia calabraise avait caché une importante cargaison de cocaïne à bord du Costa Concordia qui s’est échoué au large de l’île du Giglio, en Italie.

«Ce bateau qui nous a ridiculisés dans le monde entier»

La drogue n’a pas été découverte après le naufrage. Mais c’est une discussion entre deux mafieux sur écoute qui a mis la puce à l’oreille des enquêteurs. Un boss de la mafia aurait dit selon le quotidien italien: «ce bateau qui nous a ridiculisés dans le monde entier» et «s’est aussi bien foutu de notre gueule». Pour les enquêteurs, les deux mafieux font référence au Costa Concordia, dont le naufrage avait provoqué la mort de 32 personnes.

«Autoroute de la cocaïne»

Si le commandant et la compagnie Costa Croisières n’était pas forcément au courant, ce transport de drogue sur les flots semble avoir reçu la complicité de membres d’équipage. Et toujours selon le quotidien italien, ce cas n’est pas isolé. Les enquêteurs assurent que les trafiquants de drogue utilisent de plus en plus la mer devenue «autoroute de la cocaïne» entre l’Amérique du Sud, l’Amérique du Nord et l’Europe.

source:http://www.20minutes.fr/monde/1576107-20150331-costa-concordia-transportait-cargaison-cocain

PLUS

 

000000000000000000000000000000000000000000000000

NARCOTRAFICO (puerto de Barranquilla Internacional BITCO-BCT): incautan 679 kilos de cocaína (destino Bélgica) camuflada en 6 contenedores

9:20 p.m. | 30 de marzo de 2015

La droga estaba escondida en los contenedores del puerto de Barranquilla Internacional BITCO-BCT

Foto: Archivo / EL TIEMPO

La droga estaba escondida en los contenedores del puerto de Barranquilla Internacional BITCO-BCT

Un total de 679 kilos de cocaina que tenían como destino Bélgica y China fueron incautados por la Policía Antinarcoticos en el puerto de Barranquilla Internacional Bitco.

De acuerdo con los primeros reportes de la Policía, la droga estaba escondida en seis contenedores. En cuatro de estos, la droga estaba camuflada en una carga de porcelanas. En total fueron encontrados 1.000 paquetes, 522 kilos de la droga, que tenían como destino final Bélgica.

En un segundo procedimiento, la Policía Antinárcoticos encontró en otros dos contenedores, cargados con chatarra de aluminio, 157 kilos de coca que estaban camuflados en tulas, cuyo destino era China.

El director nacional de la Policía Antinarcoticos, el general Ricardo Alberto Restrepo Londoño, explicó que dentro del itinerario, las embarcaciones pasarían por Jamaica para luego seguir a su destino final.

« Estas organizaciones de narcotraficantes utilizan los puertos de países e islas centroamericanas como punto de conexión, en este caso a Jamaica, para llegar a Estados Unidos y Europa », dijo el general Restrepo.

Con este decomiso, van 7,1 toneladas de cocaína incautadas en la región Caribe en lo que va corrido del año.

El puerto de Barranquilla Internacional Bitco se encuentra por los lados del corredor portuario entrando por el barrio Villanueva, kilómetro 18 de la desembocadura de Bocas de Ceniza, en el sector industrial de Barranquilla.

BARRANQUILLA

http://www.eltiempo.com/colombia/barranquilla/incautan-cocaina-en-puerto-de-barranquilla/15488679

0000000000000000000000000000000000000000000000

ARGENTINA: hallan cerca de 300 kilos de cocaína y marihuana

 
28/03/15 – 16:56hsFuerzas de seguridad incautaron en las últimas horas cerca de 300 kilos de drogas, entre marihuana y cocaína, que detectaron en controles rutinarios de tránsito en las provincias de Misiones y Santa Fe, donde tres personas fueron detenidos.

Según Prefectura Naval Argentina, un ciudadano paraguayo fue detenido hoy con más de 160 kilos de marihuana en su poder cuando intentó ingresar el cargamento en un bote por la frontera náutica en la ciudad misionera de Eldorado.

Por otro lado, dos hombres salteños fueron detenidos por transportar 102 kilos de cocaína en una camioneta por una ruta de Santa Fe, donde la policía provincial detectó el cargamento en un control de ruta.

capsulas cocaina

Según la secretaría de Prevención e Investigación de Delitos Complejos de Santa Fe, la droga fue encontrada ayer por la tarde en un operativo vial en el cruce de las rutas provincial 2 y nacional 95, en la ciudad de Tostado.

Los agentes de la Dirección de Prevención detuvieron a varios vehículos que iban por la ruta, entre ellos una pick up, cuyos ocupantes tuvieron un diálogo sospechoso tras lo cual pidieron autorización a la justicia para requisar el vehículo.

Así, en un doble fondo que tenía la caja de la camioneta hallaron 99 panes de cocaína que rondaron los 102 kilos de peso.

También se incautaron teléfonos celulares, chips, 2.327 pesos en efectivos, dinero procedente de Bolivia, entre otros elementos y documentación de interés para la causa.

Ante ello, fueron detenidos el conductor del vehículo y su acompañante, de 46 y 49 años, respectivamente y quienes son oriundos de Salta.

El responsable de la DGPCA, Sergio Gorosito, dijo que el destino de la droga « es materia de investigación, se está trabajando y reuniendo todos los elementos que van a ser evaluados y servirán para profundizar la investigación ».

El material secuestrado tendría un valor cercano a los 10 millones de pesos, estimaron fuentes de Prevención y señalaron que podría incluso hasta triplicarse con el « estiramiento » a la droga que hacen los dealers.

El caos es investigado por el juez federal de Rafaela, Miguel Abasolo, y el fiscal federal Claudio Kishimoto. Sobre el operativo policial en la provincia de Misiones, se secuestró la carga -163 kilos de marihuana- durante la madrugada de hoy en el marco de los patrullajes preventivos que realiza en ríos de la zona, y se encontraba en manos de un hombre de 27 años.

Los prefectivos localizaron un bote con un hombre a bordo que transportaba bultos de grandes dimensiones, a la altura del kilómetro 1803 del río Paraná.

Ante la sospecha de que se trataba de un delito, la embarcación fue detenida en plena navegación y en su interior se encontraron 8 bolsas de nylon que contenían 279 « panes » de marihuana.

El caso quedó a cargo del juez federal de Eldorado, José Luis Casals, quien ordenó la detención del hombre, el secuestro de la droga y de la embarcación.

fuente: http://diariohoy.net/trama-urbana/hallan-cerca-de-300-kilos-de-cocaina-y-marihuana-48430

00000000000000000000000000000000000000000

STUPÉFIANTS: comment le narcotrafic est devenu «too big to fail»

DICK MARTY Docteur en droit, ancien procureur général du Tessin, conseiller aux Etats, conseiller d’Etat  et membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, pour laquelle il a mené différentes enquêtes qui l’ont fait connaître sur la scène internationale.

DICK MARTY Docteur en droit, ancien procureur général du Tessin, conseiller aux Etats, conseiller d’Etat et membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, pour laquelle il a mené différentes enquêtes qui l’ont fait connaître sur la scène internationale.

© Lukas Lehmann, Keystone

Par Dick Marti

Pour lutter contre les narcotrafiquants, il est nécessaire de mener une importante action de sensibilisation au niveau mondial, selon Dick Marty. Et il faut progressivement s’acheminer vers un marché contrôlé dans lequel la réglementation est définie en fonction de la dangerosité de la substance et de l’âge du consommateur.

Après des décennies de faillites ruineuses dans la réponse sociale au problème des dépendances, on doit le dire clairement: le prohibitionnisme en matière de drogue et la criminalisation des consommateurs sont une voie sans issue. Plus, ils ont directement contribué à produire le plus important phénomène criminel de tous les temps, qui alimente toutes sortes d’autres trafics. L’argent de la drogue et les pratiques des organisations criminelles infiltrent l’économie avec un effet de contamination morale et de diffusion à grande échelle de la corruption. Les enquêtes n’atteignent presque jamais les hauts étages du crime organisé. La répression des petits poissons sert en revanche, presque cyniquement, à entretenir un certain niveau des prix et à assurer des profits fabuleux à ceux qui gèrent les grands trafics.

L’argent facile de la drogue est en fait devenu un facteur économique de grande importance, ce qui explique aussi pourquoi on ne s’attaque pas à la racine du problème. Si l’on pense que le chiffre d’affaires du trafic de drogue est estimé à environ 300 milliards de dollars par année, il est évident que cet argent est désormais devenu un véritable facteur de portée géopolitique. Il entretient de nombreux conflits, permet de financer des achats massifs d’armes de plus en plus sophistiquées, conditionne les choix de nombreux gouvernements, influence les structures socioéconomiques. J’ai entendu récemment un chercheur affirmer que si le trafic de drogue était éliminé, la plupart des familles des cités entourant Marseille ne seraient plus à même de payer leur loyer.

Des ressources énormes sont investies dans la répression, alors que le crime qui en contrôle le trafic prospère. Les institutions et la structure sociale de plusieurs pays ont été bouleversées par les narcodollars et les narcotrafiquants.

Nous sommes tous conscients qu’il n’existe pas de solution facile ni de solution idéale. Je pense cependant que toute nouvelle solution présuppose que l’on soit conscient de ce qui est en train de se passer et du gâchis auquel a conduit la politique actuelle.

Une importante action de sensibilisation au niveau mondial est nécessaire. Ce travail est en cours depuis longtemps. En 1984 déjà, Milton Friedman, Prix Nobel d’économie, écrivait que la prohibition de la drogue favorisait le crime, sans en diminuer l’usage, et imposait un coût aberrant à la société. Une position analogue a été prise, par la suite, par la célèbre revue The Economist, ce qui fit sensation. D’anciens chefs d’Etat se sont réunis en groupe de travail et ont pris position en faveur d’une nouvelle politique de la drogue et contre l’actuel régime de prohibition. Il est à peine besoin de rappeler ici le rôle important joué par Ruth Dreifuss dans ce contexte. C’est un travail difficile, qui demande beaucoup d’énergie et beaucoup de temps.

Il faut ainsi convaincre les politiciens un peu partout dans le monde. La politique actuelle de la drogue est en effet ancrée, je dirai cristallisée, dans des conventions internationales qu’on ne pourra modifier qu’avec l’accord des principaux pays. Or, la peur de la drogue et les discours guerriers qui prônent la répression ont toujours la faveur de nombreux politiciens. Ce genre de discours, en effet, se prêtent bien à des tirades démagogiques et populistes, aujourd’hui plus que jamais à la mode.

Les chroniques parlementaires de ces dernières années démontrent, hélas, qu’à chaque fois que se pose un problème dans la société, il y a toujours de nombreuses voix, souvent majoritaires, pour proposer un durcissement des peines ou la création de nouvelles normes pénales. En Suisse, avant même de disposer d’une étude sérieuse quant aux conséquences sur la récidive de l’élimination des courtes peines de prison décidée lors de la dernière révision du Code pénal, il est devenu de bon ton, aussi bien à droite qu’à gauche, d’invoquer un retour à la case prison. C’est naturellement plus facile que d’essayer de comprendre les raisons profondes de certains comportements et de mettre au point les remèdes les plus efficaces. Il y a exactement deux cent cinquante ans, Cesare Beccaria publiait son ouvrage Dei delitti e delle pene. Il démontrait que ce n’est pas la sévérité de la peine qui retient une personne de commettre une infraction, mais bien le degré de probabilité de se faire prendre; un enseignement qui a maintenu une actualité étonnante. Cette vérité devrait être rappelée avec force aux décideurs d’aujourd’hui qui tendent à faire exactement le contraire: diminuer les moyens à la disposition de l’Etat pour le social, l’éducation et la prévention, et, par ailleurs, durcir la répression pénale.

La politique de la drogue exige une approche cohérente et crédible pour être efficace. C’est loin d’être le cas aujourd’hui. La distinction entre substances légales et illégales apparaît aujourd’hui comme arbitraire, injuste et hypocrite. Je pense qu’il est nécessaire de mettre en œuvre une stratégie globale pour l’ensemble des substances psychotropes créant une dépendance. Cela ne veut nullement dire qu’on va traiter toutes les substances de la même façon. Il faut progressivement s’acheminer vers un marché contrôlé (cela existe déjà pour le tabac, l’alcool et les médicaments), dans lequel la réglementation est définie en fonction de la dangerosité de la substance et de l’âge du consommateur.

Dans de nombreux pays, les choses ont commencé à bouger. La distribution contrôlée d’héroïne a choqué au début, mais elle a démontré que, bien appliquée, elle contribuait à une réduction sensible des risques pour la santé, à une baisse de la criminalité et permettait une réintégration sociale qui ne paraissait guère possible auparavant. Quelques Etats ont libéralisé le cannabis. (…)

En matière d’addiction et sur la façon d’y faire face, j’ai beaucoup de doutes et, plus j’avance dans la connaissance de ce phénomène, plus les certitudes ont fondu comme neige au soleil. J’ai toutefois une conviction. La prohibition telle que nous l’appliquons est non seulement une faillite, mais elle entretient le phénomène criminel le plus important de tous les temps. Ce dernier a assumé une telle dimension que la lutte que nous menons actuellement contre le trafic de drogue ne peut pas et ne pourra jamais être gagnée.

Pourquoi? Parce que les intérêts du crime organisé sont aujourd’hui à ce point entremêlés avec ceux d’autres acteurs économiques, politiques et sociaux qu’une disparition des narcodollars entraînerait une réaction en chaîne désastreuse. Le directeur de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Antonio Maria Costa, a affirmé que les narcodollars ont contribué à sauver de la faillite des établissements bancaires de première importance lors de la tempête qui s’est abattue sur les marchés financiers mondiaux en 2008. Je laisse la responsabilité de cette affirmation à son auteur, qui n’est en tout cas pas le dernier venu. Ce qui est vrai, en tout cas, c’est qu’avec le prohibitionnisme le narcotrafic est en fait devenu aussi, comme certaines banques, too big to fail!

Seul un changement de paradigme est à même de nous offrir une meilleure perspective d’avenir. Il faut attaquer le trafic sur le terrain qui lui a assuré son fantastique succès, le marché. Ce marché que nous avons soutenu, financé, entretenu et qui a ainsi conféré une énorme plus-value à des substances qui n’avaient que peu de valeur. Au lieu d’essayer d’éliminer ce marché par des tentatives qui jusqu’à présent n’ont eu d’autre effet que de le renforcer, il faut l’accepter comme une réalité, il faut l’occuper et le réguler. C’est finalement ce qu’on a fait avec l’alcool et le tabac.

La drogue est avant tout un problème de santé et il faut l’appréhender en tant que tel. Certes, ce changement d’orientation fondamental de la politique de la drogue n’est pas facile et n’est pas sans risque; des erreurs seront inévitables. Des expériences intéressantes sont en cours et les désastres que l’on nous a annoncés ne se sont pas produits. Comme l’a bien dit récemment un chercheur français, l’ampleur de la catastrophe actuelle est telle que le risque de faire pire est très faible.

En fait, il ne s’agit ni d’imaginer ni de réaliser une société sans drogue, celle-ci n’a jamais existé. Le véritable défi est d’accepter l’existence des drogues et d’apprendre à vivre avec. La régulation du marché – avec le contrôle de la production et de la distribution en tenant compte de la dangerosité des substances – permettrait de diminuer sensiblement les profits des narcotrafiquants. Mais cela contribuerait également à diminuer fortement les risques pour les consommateurs puisque, par exemple, la plupart des morts dues à la consommation de drogues ne sont en fait pas provoqués directement par la substance, mais par le fait qu’elle est frelatée.

Les ressources financières que l’on économiserait dans le domaine de la répression et du système pénitentiaire permettraient d’intervenir avec plus d’efficacité sur la demande. Non plus avec le gendarme et la prison, mais avec une action de prévention cohérente.

Persister sur la voie actuelle serait en revanche reconnaître la victoire du crime organisé et lui assurer un avenir confortable. Le marché illégal de la drogue continuera à être florissant et à être présent partout, dans tous les milieux, même dans les structures les plus fermées et les mieux surveillées. Les narcodollars, comme évoqué plus haut, alimentent une corruption économique et morale aux plus hauts niveaux. Cette corruption est à mon avis la menace la plus grave pour nos démocraties. Oui, plus grave que le terrorisme.

Extraits d’une conférence publique donnée à l’Université de Genève par Dick Marty.

source/ http://www.hebdo.ch/hebdo/id%C3%A9es-d%C3%A9bats/detail/stupefiants-narcotrafic-dick-marti

0000000000000000000000000000000000000000000